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(#) Sujet: eyes talk ☾ you know   eyes talk ☾ you know EmptySam 26 Oct 2019 - 22:50




j'ai vu qu'il avait mal sous le plexus et mes excuses n'avaient plus un seul effet. Aïe, attention à ce que les cerveaux agités promettent. J'ai déjà menti, oui mais le jour où je lui ai dit que j'étais honnête, j'étais honnête. Comment on a fait pour atteindre ce stade ? Oups, je l'ai touché dans l'cœur.

Soirée d’ivresse sobre.
Ça s’appelle un oxymore, deux mots qui vont pas ensemble mais qu’on fout entre eux parce que ça nous plaît, un peu comme Noam et moi. On a défié les lois de la logique alors la justice nous a rattrapé avec un gros carton rouge, passage par la case prison où ma cellule c’est le monde sans lui dedans.
Ivresse sobre parce que j’ai l’impression d’avoir bu mon désespoir sans pour autant avoir une seule goutte d’alcool dans le sang. Ça me déprime, d’être sobre et de pas l’être en même temps. Tout me fout en boule, cette boite avec moi et mon sirop à l’eau dans un verre de shot servi par Isai. Ces gens à côté de moi qui me bousculent ou qui tentent de me parler. La musique aussi, je l’aime pas, j’aime pas non plus le parfum de ce gars qui s’est baigné dedans et qui me fout la tête dans sa baignoire alors que j’ai rien demandé. Il me sourit parce qu’il remarque que je suis seul ( seulement parce qu’Isai est trop dans son Taff pour m’adresser la parole. ) Comme je suis dans un mood de connard, je lui montre une photo de moi qui sourit parce que j’ai pas la foi de le faire pour de vrai. Il croit que c’est de la drague alors il se glisse à côté de moi, sur le tabouret où j’avais pourtant posé mes affaires ce qui est genre le truc générique du monde entier pour dire « j’ai pas envie de fraterniser avec l’espèce humaine, get out. » Il essaie de me parler, je lui désigne mes tympans en faisant ensuite un geste de croix, pour lui faire comprendre que j’entends pas alors il tape sur son smartphone pour ensuite me faire lire son message « tu vas bien ? »
Ça aussi ça me fait tout voir en « blue » les gens sympas qui veulent juste l’être alors que moi tout ce que je veux c’est être seul et continuer à déprimer devant ma menthe à l’eau. Je l’ignore alors il m’offre un verre en pensant que ça déliera mes mots et j’avoue que j’hésite un peu trop longtemps pour pouvoir admettre que mon combat contre l’alcoolisme c’est de l’histoire ancienne.
Je me lève, laissant tout dans mon sillage : téléphone, veste, portefeuille. Je me tire pour pas être tenté et retomber dans ce putain de vice que j’ai mis des mois à guérir, c’est là que je le vois à la sortie, Noam. Il fume à quelques pas de l’entrée, je fais genre de pas le remarquer, le nez bien haut vers le ciel mais sa voix m’appelle, teintée de surprise et de tendresse. Mais c’est pas un truc vraiment tendre, c’est plus comme quand on prononce le nom de quelqu’un qu’on a perdu et aimé, c’est de la douceur tragique. Ça l’est toujours quand ce quelqu’un est sous la terre et qu’on sait, que quoi qu’on fasse on pourra jamais le déterrer.
Mais nous on est pas vraiment morts pour l’autre, c’est juste une pause, une longue parenthèse dans notre histoire inachevée. Pas vrai ? C’est pas possible que ça soit la fin.

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(#) Sujet: Re: eyes talk ☾ you know   eyes talk ☾ you know EmptyDim 27 Oct 2019 - 0:11




j'ai vu qu'il avait mal sous le plexus et mes excuses n'avaient plus un seul effet. Aïe, attention à ce que les cerveaux agités promettent. J'ai déjà menti, oui mais le jour où je lui ai dit que j'étais honnête, j'étais honnête. Comment on a fait pour atteindre ce stade ? Oups, je l'ai touché dans l'cœur.

« Allez viens, ça te changera les idées ! ». Et si j’ai pas envie ?. La réponse lui démange le bout de la langue chaque fois qu’on lui dit ce qu’il devrait faire. Ce qu’on attend de lui qu’il fasse. Penser à autre chose, remplir sa tête d’agréables souvenirs, voir la vie du bon côté. Mais personne ne lui demande jamais ce qu’il se passe là-haut dans sa caboche. On veut juste qu’il soit comme-ci et pas comme-ça. Mais Noam, il se plait avec ses sourires sous ses paupières, les esquisses de son visage endormi et de sa respiration paisible quand il a du mal à trouver le sommeil, allongé trop seul dans son lit. « Tout le monde veut que j’avance, que j’aille mieux mais on me laisse pas le faire comme je veux. Ils s’attendent tous à ce que je redevienne comme avant mais ce Noam-là, j’suis même pas sûr qu’il existe encore ». Et sa thérapeute, après avoir griffonné dans son carnet, lui avait simplement sourit. « Dans ce cas, montrez-leur leur ce que vaut celui que vous êtes ». Et Noam, il avait envie de lui dire qu’il valait sûrement pas grand-chose mais il se retient de le vocaliser, pour une raison qu’il ignore encore ce soir.

Il avait finalement accepté l’invitation de ses potes de classe à sortir mais dans un coin de sa tête, persiste les images de la soirée qu’il aurait pu passer chez lui. Ou plutôt avec lui. S’il avait eu du mal à s’y faire, leur appartement lui manquait, à un point qu’il se sent comme étranger chez ses parents. C’est plus chez lui ; chez lui c’est avec Yuta.
Il se laisse entraîner par les éclats de rire, ses commissures s’étirant de concert avec les visages voisins mais il a le cœur qui sonne creux. Le palpitant au ralenti, la machine dysfonctionne depuis le jour où il l’a regardé s’en aller sans chercher à le retenir. Il a le cœur brisé sans pour autant s’être quittés. La distance est sa kryptonite, le manque de lui palpable dans ses veines.

Il s’excuse quand la musique devient cacophonie à ses oreilles, s’éclipsant à travers la foule dansante. L’air frais d’octobre glace ses poumons, lui arrache la gorge mais il est trop soulagé d’être sorti pour se plaindre de la température. La clope pendue entre ses lèvres, il observe les gens aller et venir de l’intérieur sans arriver à distinguer leurs visages, le sien se superposant aux autres. « J’deviens fou ... » qu’il marmonne alors qu’il croit -encore une fois- l’apercevoir. Ça lui fait pareil dans les couloirs de la fac, dans les rues aux endroits où ils avaient l’habitude d’aller tous les deux. Mais cette fois, il rêve pas Noam. Il en oublie tous ses principes et son prénom glisse de ses lèvres si naturellement, jamais oublié. Et la machine s’anime à nouveau. Il s’approche à grandes enjambées, seul le regard surpris de Yuta l’arrêtant dans sa course. « Hey salut ! » qu’il lance totalement affoler. Il a l’impression de revivre les premiers émois mais c’est plus difficile pour lui parce qu’il a pas le droit à l’erreur. Plus cette fois.

Mais seules des banalités lui parviennent. Il les débite à une vitesse affolante, le temps que son cerveau lui trouve une porte de sortie ou un truc cool à dire. Mais Noam, il a jamais été de ces gosses-là. « J’suis content de voir que t’as rien » qu’il parvient à articuler distinctement, les doigts tordus dans tous les sens, faisant tourner sa gourmette autour de son poignet. Le silence s’alourdit entre eux et dans sa bouche, se gonfle ce qu’il meure d’envie de lui dire. Lèvres pressées l’une contre l’autre, barrage qu'il sent déjà céder. Il se hurle de se taire mais tout lui sort si vite. « Tu me manques ». Et s’y mêle le feu à ses joues, le crépitement sur sa nuque. « J-je sais qu’on doit se laisser du temps mais c’est la vérité. J’veux pas te mentir et de toute façon, ça sert à rien de te cacher ça ». Et il sait plus où se mettre Noam, le regard taguant à gauche à droite. « J-je vais retourner à l’intérieur. Passe une bonne soirée ? ». Il a envie de se maudire d’être si hésitant et c’est en s’insultant de tous les noms qu’il se dirige vers l’intérieur.

Avant de s’arrêter à la porte et de faire demi-tour, revenant se planter devant Yuta. « Ce serait trop tôt de te proposer un café ? Ou autre chose ? Ouais c’est trop tôt, oublie ça, désolé ». Les mains volantes autour de lui pour accentuer sa folie, il retourne pour de bon à l'intérieur.


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(#) Sujet: Re: eyes talk ☾ you know   eyes talk ☾ you know EmptyDim 27 Oct 2019 - 1:03




j'ai vu qu'il avait mal sous le plexus et mes excuses n'avaient plus un seul effet. Aïe, attention à ce que les cerveaux agités promettent. J'ai déjà menti, oui mais le jour où je lui ai dit que j'étais honnête, j'étais honnête. Comment on a fait pour atteindre ce stade ? Oups, je l'ai touché dans l'cœur.

« J’suis content de voir que t’as rien — Pareil pour toi. » Échange de banalités couverte de sentiments refoulés. On connait la musique mais d’un coup on sait plus danser. On réapprend c’est ce qu’on s’est promis mais lui, il commence le premier faux pas. « Tu me manques. » L’erreur macule son regard, le fige et le fait paniquer. Il commence à dire n’importe quoi, d’abord il me laisse là tout seul dehors alors que j’ai à peine pu décrocher un mot. Ensuite il se rétracte, corrige la chorégraphie pour au final la laisser en plan parce qu’il l’a rendue trop difficile.
Son manque d’assurance me renvoie cette image d’un nous encore en chantier. Il a ni la force ni les outils nécessaires pour réparer les fissures alors il aurait juste dû s’abstenir d’essayer parce qu’il fait que mettre en valeur nos failles et nous fragiliser.
Prêt à rentrer chez moi, je touche mes poches à la recherche de mon portable c’est là que je réalise que j’ai tout laissé à l’intérieur. Après une injure proférée à un Dieu auquel je crois pas ( c’est sans doute pour ça qu’il me rend la vie aussi dure ) j'y retourne.
Trop… Agacé ? En colère ? Triste ? Déçu ou tout ça à la fois pour essayer de retrouver Noam je fais que tracer jusqu’à l’endroit où le mec de tout à l’heure m’attendait visiblement avec toutes mes affaires. « Je savais que t’allais revenir alors je les ai gardé pour toi. » Je le remercie du bout des lèvres, enfilant ma veste tout en pensant que ça me tuerait pas de rester juste l’histoire d’un verre. Un verre c’est rien, je contrôle. Puis ça serait pour le remercier, j’ai pas été cool depuis le début alors… « T’as dit que tu t’appelais comment déjà ? » Je m’installe, il me parle de lui mais s’intéresse beaucoup plus à moi et quand j’arrive à la troisième gorgée ça devient plus facile de se livrer.
Je me suis promis à moi-même un verre, pas plus alors on se quitte sur ça. Pour rejoindre l’extérieur obligé de passer par la piste de danse, là où il se trouve. Evidemment comme on fonctionne comme des aimants, il faut que sur la masse humaine ça soit lui qui me fasse obstacle. Il bouge plus, moi non plus.
Les spiritueux facilitent mon débit de paroles oui mais souvent à mon désavantage.
« C’est trop tôt pour te demander de dégager de mon chemin ? J’ai besoin de sortir et t’as décidé de me faire chier à rester planter là. Ce que tu fais tout le temps d’ailleurs, pas bouger puis flipper dès que tu fais un pas en avant. C’est tellement mieux de rester dans le passé, avec moi comme bourreau. Y’a que comme ça que tu m’aimes hein ? Quand je suis un connard et/ou quand je suis plus là ? Quand je suis sain et que j’ai pas de soucis, que t’as personne à sauver alors tu réalises que t’as un tas de problèmes avec toi-même et c’est trop con parce que je peux plus faire barrage entre toi et ce qui te bouffe de l’intérieur. » J’ai peut-être oublié qu’au bout du troisième verre je commence à me mentir à moi-même, du quatrième que la douleur devient indolente. Vient ensuite le cinquième, il brûle ma bouche, ma langue et ma conscience juste pour être sûr que cette accalmie s’étire en longueur puis après je perds le compte et c’est mort.
J’deviens la pire version de moi-même.

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Yang Noam


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(#) Sujet: Re: eyes talk ☾ you know   eyes talk ☾ you know EmptyDim 27 Oct 2019 - 13:49




j'ai vu qu'il avait mal sous le plexus et mes excuses n'avaient plus un seul effet. Aïe, attention à ce que les cerveaux agités promettent. J'ai déjà menti, oui mais le jour où je lui ai dit que j'étais honnête, j'étais honnête. Comment on a fait pour atteindre ce stade ? Oups, je l'ai touché dans l'cœur.

Et il se retrouve à imiter les autres, simulacre d’un bonheur qu’il copie sur les faciès d'à côté. Il observe et tente de reproduire les mêmes courbes sur son canevas mais les traits s’étirent bizarrement sur ses lippes, se tordant de travers comme un pantin désarticulé. Il essaie de s’immerger dans l’ambiance, de se laisser porter par le rythme déchaîné mais il trouve pas sa place parmi ces gens-là. Ça sonne faux, lui le premier. Il joue le rôle d’un autre juste pour être comme tout le monde, se mêler dans la foule. Et Noam, il aimerait s’y fondre, s’y oublier mais seule sa lâcheté l’empêche de dériver.

Les chansons s’enchaînent sans clémence de sa part mais juste pour qu’on le laisse tranquille après ce soir, il s’efforce de rester. Les verres passent sous son nez et il se dit que s’y noyer, lui donnerait au moins l’excuse de tout oublier, l’aiderait peut-être à huiler les rouages de son corps qui restent bloquer. L’idée germe comme de la mauvaise herbe, grignotant du terrain à chaque shot que s’enfile ses amis quand lui se contente d’un simple soda. Ce serait si facile d’être un autre avec l’esprit embué. Mais il aurait l’impression de rompre une promesse Noam, de détruire le peu de choses qui tient encore la route avec Yuta. Alors ils regardent les autres peu à peu perdre le contrôle, l’ennui torturant ses traits quand un camarade rigole trop fort dans son oreille ou se penche trop sur lui, hilarité alcoolisée.

Sur le point de retourner à la table pour se tirer de là, il est de nouveau face à son destin. C’est trop tôt et s’il pouvait retourner en arrière, il effacerait ses mots là. Le regard noir de Yuta lui fait ravaler un désolé, toute autre excuse oubliée quand entre deux mots poignards, il sent le poison. Il est là, accroché à chacune de ses syllabes, rend son discours plus pitoyable que blessant. La tristesse de réaliser que le barrage a sauté. Et que celui qui a appuyé sur le détonateur, c’est lui. La mélancolie et la colère se mélangent dans ses veines mais c’est la première qui prend le volant.

Il l’attrape par la main, l’entraînant derrière lui à la recherche d’un endroit tranquille. Le panneau lumineux des toilettes attire son regard, le faisant changer de trajectoire pour s’y diriger. Devant, quelqu’un attend déjà et sur son visage, l’irritation se peint. Encore plus quand le gars en question se retourne vers eux et s’adresse à Yuta comme s’il le connaissait. Son regard se pose sur Noam et une bataille de regards nait entre eux. « T’es qui toi ? » que l’autre lui demande, visiblement peu ravi de voir sa main autour de celle de Yuta. « Pas tes oignons ». Il s’apprête à bouger ailleurs quand l’inconnu rattrape Yuta par le bras. « – Lâche le.Tu te prends pour qui ?!J’suis son mec donc lâche-le avant que j’te fasse avaler tes dents ». La porte des toilettes s’ouvre juste à temps et avant qu’il puisse rouvrir sa grande gueule, le Yang pousse Yuta à l’intérieur, verrouillant le loquet sous son nez.

Il reste un moment le dos tourné, essayant de calmer son souffle erratique. « C’était qui ce mec ? Il t’a emmerdé ? ». Et puis la conclusion le frappe : « Il t’a payé à boire … ? ». Un soupir frustré s’échappe de sa bouche, ses mèches ébènes lui tombant sur son regard noir. « Qu’est-ce qui t’as pris ? Parce que j’aime vivre dans le passé, t’as ramené le Yuta de cette époque ? ». Une époque où il vivait en apnée, retenant son souffle en attente d’une mauvaise nouvelle, de cet instant fatidique où on lui dirait « c’est fini Noam, il est parti », ce funambulisme sans filet qu’ils ont exercé tous les deux en se demandant qui serait le premier à tomber. « Tout ça, ça confirme juste le fait qu’on a besoin de temps toi et moi ». Il s’accroupit contre la porte, accablé. « Tu te souviens, une fois tu m’as demandé si t’étais devenu une mauvaise habitude ? ». Son attention revient à lui, ils s’observent chacun à l’autre bout du fil. « Je crois que d’une certaine manière, on l’est devenu. Qu’on sait plus comment vivre l’un sans l’autre qu’on a fini par tout accepter en se demandant « à quand la prochaine ? ». J’veux plus que t’aies à vivre comme ça Yuta, j’veux plus que t’aies à douter de moi, de nous ou que tu ressentes le besoin d’aller boire en pensant que … je sais pas, que ça me fera redevenir comme avant ? Je veux le meilleur pour toi, pour nous mais pour l’instant, je serais incapable de te donner autre chose que ça. C’est égoïste parce que tu m’as donné tellement, t’as été courageux tellement de fois, pour nous deux, pour moi. Et je veux l’être aussi, autant que toi ».

Il se relève les jambes engourdies, s’avançant vers le jeune homme. « J’te ramène ? ». Il lui laisse le temps de la réponse et les libère tous les deux de l’endroit. Le gars de tout à l’heure est toujours là et s’empresse de lui tomber dessus mais Noam est plus rapide. « Ecoute, t’es bien gentil mais te mêle pas de ce qui te regarde pas. J’suis sûr que tu te trouveras quelqu’un et de préférence, quelqu’un qui a pas un copain prêt à refaire ta jolie petite gueule ». Une tape amicale sur sa joue, qui sonne comme un avertissement plutôt que comme un conseil et il entraîne à nouveau Yuta hors d’ici.

« Quoi ? » qu’il tonne sans croiser le regard du brun qui marche à ses côtés. « On fait peut-être une pause mais ça veut pas dire que j’vais arrêter d’être jaloux. Je l’ai été avant même qu’on soit ensemble, ça changera pas de si tôt » qu’il avoue dans un haussement d’épaules, conscient qu’il s’agit pas du tout d’un secret bien gardé. Parce que Yuta et lui, il dira toujours que c’est le destin qui les a uni. Qu’importe comment ou quand, ça a toujours été une évidence.

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(#) Sujet: Re: eyes talk ☾ you know   eyes talk ☾ you know EmptyDim 27 Oct 2019 - 19:46




j'ai vu qu'il avait mal sous le plexus et mes excuses n'avaient plus un seul effet. Aïe, attention à ce que les cerveaux agités promettent. J'ai déjà menti, oui mais le jour où je lui ai dit que j'étais honnête, j'étais honnête. Comment on a fait pour atteindre ce stade ? Oups, je l'ai touché dans l'cœur.

« J’suis son mec (…) »
Même avec l’esprit englué par l’alcool j’arrive à ressentir un vif pincement au coeur mais très vite je me fais rattraper par la brume qu’il a chassé. Je me bats avec les émotions-tourmentes en essayant de faire le tri alors qu’elles donnent toutes de la voix dans mon buste, ça me file la nausée.
Ils nous enferment et jamais j’avouerais que j’ai mis deux minutes de trop à comprendre où il nous a emmené. Je concentre toute mon énergie dans un seul sens, la vue ( pas ma meilleure idée. ) Je regarde ses lèvres, mime avec du retard tous les mots qui sortent pour essayer de comprendre parce que je fonctionne au ralenti et que Noam s’est devenu mon film avec la bande-son en décalé des images.
Il pose trop de questions, j’ai mal au crâne.
Je réponds par oui ou non, parfois je dis non à un truc qu’il a même pas encore formulé. Pas parce que je le connais par coeur mais parce que je suis incapable de tenir la conversation du début à la fin sans en perdre la moitié.
« Qu’est-ce qui t’as pris ? Parce que j’aime vivre dans le passé, t’as ramené le Yuta de cette époque ? » Ça j’ai bien pigé. « Tout tourne pas autour de toi, j’suis pas une épave qui va se mettre mal pour attirer l’attention d’un putain de pyroman ! J’ai déjà donné dans le gars détraqué une fois, j’ai eu mon compte merci. » C’est ma fierté mal placée qui parle là, je veux pas qu’il croit que tout ça c’est à cause ou ( encore pire ) pour lui. Y’a aucune corrélation entre mon état et le fait que je veuille nous ramener à avant, pourquoi je voudrais ça ? J’étais misérable mais lui, il était là
Hm, non. Cette situation je l'ai provoqué pour moi et moi seul, y’a aucun rapport mais aucun, avec lui.
« Tout ça, ça confirme juste le fait qu’on a besoin de temps toi et moi. Me fais pas de leçon sur ce qu’on doit faire ou non. C’est toi qui viens me dire « tu me manques » qui me demande en date pour au final changer d’avis comme si t’étais le seul perturbé par tout ce qui se passe entre nous. T’as peut-être foutu le feu mais moi je t’en ai sorti. Tu t’es demandé ce qui s’est passé dans ma tête quand j’ai sorti ton corps du brasier ? Quand j’ai dû me rendre à l’évidence que nous ça suffirait pas pour t’aider ? NON TU SAIS PAS ET TU SAURAS JAMAIS PARCE QUE MOI J’AI TOUJOURS EU BESOIN QUE DE TOI MAIS… Putain, dégage de là. » Il fait barrage de son corps, je le pousse, tente de l’arracher à ma seule sortie par tous les moyens. Un combat pathétique se joue dans cette cabine où la rage de sentir mon regard humide, décuple mes forces mais il s’accroche tandis que la violence de mes coups se dégrade au fur et à mesure et je m’avoue vaincu trop vite à mon goût. Il attend que je termine ma phrase mais je préfère l’insulter que d’avoir à la terminer parce que je déteste devoir admettre que je suis dépendant de lui et que c'est pas réciproque.
C’est terrible ce constat, de se sentir useless pour quelqu’un à qui on a pourtant tout donné et à qui on veut continuer de tout offrir pour sa guérison mais que lui le perçoit comme une entrave. Pire, je suis devenu une maladie qu'il peut soigner qu'en essayant de l'éradiquer de son organisme.
Il me fait sa tirade que je fais mine d’écouter à peine, bras vissés sur mon buste. Mes obsidiennes rentrent chez elles, dans leur propre petit pandémonium. J’y vois que des cauchemars vivants alors qu’il s'y incruste avec ses paroles, elles sont comme des seaux de couleurs qu’il déverse un peu partout là où y’en a pas mais les seaux sont pas assez grands, mes ténèbres trop vastes.
Il finit par me demander s’il peut me raccompagner, j’ai des envies contradictoires mais celle qui domine c’est d’accepter d’une voix peu assumée, orbes fuyants.
Y’a cette altercation avec le type du bar et Noam me surprend d’une manière que je saurais pas décrire. J’ai même pas à l’ouvrir pour essayer de calmer le jeu et c’est « reposant » d’être pour une fois celui qui se laisse guider par l’autre.
« Quoi ?T’entends des voix ? Parce que j’ai strictement rien dit. » Je l’ai peut-être un peu dévisagé mais c’était pour pas avoir à sourire. « Le mec a été cool avec moi, tu t’es comporté comme un con. » Pour une fois que c’est lui je risque pas de le louper, j’espère pouvoir m’en souvenir demain histoire de lui rappeler.
Après dix minutes de marche, je m’allonge sur un banc déclarant que je suis trop fatigué pour faire un pas de plus. « Si t’avais passé ton permis on serait pas comme deux cloches à utiliser nos pieds. Y’a plus personne qui utilise ça comme moyen de transport, c’est hasbeen. » On est peut-être à huit minutes de chez moi à tout casser mais j’ai des maux de tête, la nausée puis… Dans huit minutes il aura disparu. « Je vais dormir là. » J’utilise mon bras comme oreiller, enfouis la tête dans le creux de mon coude, attendant qu’il se rapproche pour tenter de me ramener à la raison. « T’es trop près, pousse-toi. » J’essaie de le repousser mais j’ai pas une très bonne coordination avec autant de feu liquide dans les veines. Il s’accroupit à ma hauteur, mes paupières couvrent ma vue et j’expire doucement, apaisé par notre proximité. Je manque de réellement m’endormir quand soudain des faibles secousses me sortent de ma torpeur. Il me réveille pour que je termine ma nuit chez moi. « Noam. — Hm ?Tu devrais rentrer de ton côté. » Parce qu’une fois à la maison, je vais plus vouloir le laisser partir.

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Yang Noam


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✺ LITTLE YANG BROTHER
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(#) Sujet: Re: eyes talk ☾ you know   eyes talk ☾ you know EmptyDim 3 Nov 2019 - 19:40




j'ai vu qu'il avait mal sous le plexus et mes excuses n'avaient plus un seul effet. Aïe, attention à ce que les cerveaux agités promettent. J'ai déjà menti, oui mais le jour où je lui ai dit que j'étais honnête, j'étais honnête. Comment on a fait pour atteindre ce stade ? Oups, je l'ai touché dans l'cœur.

« — Le mec a été cool avec moi, tu t’es comporté comme un con.M’en fous, j’allais pas le regarder te draguer sans rien dire ». Il chasse les images de scénarios qui ne verront jamais le jour en shootant dans une vieille canette sur le bord de la route, allant s’échouer sur la route, le métal broyé sous les roues d’une voiture. Il marche à ses côtés, les mains fourrées dans les poches. Ses doigts le démangent d’aller retrouver les siens mais il a pas le droit Noam, il a déjà trop merdé en l’espace d’une soirée. Il aurait dû assumer son invitation mais il avait eu si peur de se faire recaler qu’il avait pris les devants sans penser que la réponse pourrait être « oui ». Après tout, Yuta lui avait demandé de prendre de la distance, c’était pas à lui de décider quand il pouvait revenir. Noam devait simplement lui montrer qu’il attendrait, lui faire comprendre qu’il avait changé. Ce soir, c’est pas trop ce qu’il a fait. Il s’en mord l’intérieur des joues, un goût métallique vient lui piquer la langue.

Le chemin est rythmé par les klaxons des véhicules dans la nuit, des éclats de rires de passants qui rentrent chez eux après avoir profité de leur soirée. Ça aurait pu être eux, à rentrer ensemble, dans leur appart plutôt que d’avoir à marcher l’un à côté de l’autre comme des étrangers, à devoir se séparer une fois qu’il aurait ramené Yuta au pied de l’immeuble. Ce serait facile qu’il se dit Noam, facile de se trouver un prétexte pour avoir à monter avec lui, qu’il a oublié un truc là-haut. Facile d’éterniser le temps, d’allonger les secondes. Peut-être même de rester un peu. De se rapprocher, juste un peu, encore un peu. Mais ce serait injuste. Et Noam veut plus être celui qui rompt les promesses.

Yuta s’arrête sur un banc, s’allongeant, laissant Noam debout les bras ballants. Il lui parle du permis qu’il n’a jamais voulu passer, que l’accident a retardé. Pas sûr qu’il pourrait prendre le volant, préférant se faire conduire que d’avoir entre ses mains, la vie de quelqu’un d’autre. Ça arrive si vite, sans prévenir. « Si t’as été fait avec des pieds, c’est bien pour une raison » qu’il hasarde en haussant des épaules, se retrouve comme un con debout alors que Yuta semble s’enfoncer dans les limbes. Le visage caché, Noam peut pourtant retracer chacun de ses traits du bout des doigts ; l’arrête de son nez, les collines de ses lèvres, l’ombre de ses cils. Encore une fois, il coince ses pulpes dans ses paumes pour ne pas céder. Mais ses pas le mènent plus près, trop près, le regard presque attendri. « C’est confortable ? », seule sa respiration ralentie lui répond. La main suspendue au-dessus de sa tête dans un élan habituel, il finit par l’abaisser contre son épaule et le tirer des bras de Morphée. « — Tu devrais rentrer de ton côté.Dis pas n'importe quoi, j’te ramène au moins jusqu’au pied de l’immeuble ». Il le saisit par le poignet, soulevant son corps encore pris dans les lianes du sommeil et le relève du banc. « Tu vas choper la crève ». Se rapprochant, il part à la recherche de sa capuche et la ramène sur son front, ses boucles retombant devant ses paupières lourdes. « Et l’enlève pas ».

En passant devant la supérette au coin de la rue, il s’arrête soudainement, lui demandant de l’attendre quelques minutes pour ressortir un petit sac en plastique à la main. « Tiens, ça aidera peut-être ». Lui fourrant la petite bouteille dans les mains, il s’affaire à défaire la paille de la sienne et de la planter dans la pellicule du dessus. Quand ils étaient gosses et que Yuta venait à la maison, y’en avait toujours dans le frigo. Il se souvient des expéditions nocturnes sur la pointe des pieds pour aller en prendre discrètement sans se faire repérer par les oreilles bioniques de sa mère. En grandissant, c’était devenu un petit rituel. Une alternative à la boisson-poison et les composants chimiques de la boisson bleue que le brun aime tant pour une raison qui le dépasse encore aujourd’hui. Une manière ce soir de replonger dans le passé, de gagner du temps aussi.

Il l’invite à s’asseoir sur le trottoir délaissé par les habitants endormis à cette heure tardive, sirotant sa boisson comme avant. « Est-ce que j’peux recommencer ? J’veux dire, pour tout à l’heure. Je sais qu’en vrai c’est pas si simple mais pour cette fois, est-ce qu’on peut prétendre que ça l’est ? ». Il se tourne vers lui, les mains cramponnées à sa boisson comme pour garder le contrôle. « Ça te dirait d’aller prendre un café ? Mais cette fois, c’est toi qui choisis la date, quand tu voudras. Et j’me charge du reste. J’attendrais quand tu seras prêt à oublier que j’suis un crétin … T’es pas obligé de répondre maintenant, envoie un message quand tu seras prêt ». Même si attendre, c’est pas son fort.

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you know ☽ i have irrational fears we've talked over a hundred times i love you carefully, cautious of how deeply i dive though i know you mean it it's hard to believe that you're on my side
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