▲ up▼ down
[flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa



 
Viens donc te perdre sur notre roulette et te régaler demarrons chauds, laisse toi bercer de ces belles douceurs !
(PAUSE) PAS D’ÉVENT POUR LE MOIS DE SEPTEMBRE !! profitez de votre rentrée, installez vous comme il le faut !
TOUJOURS SUR HM ! es défis et la semaine à thème ont été renouvelé ! [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa 359353108
nouveautés sur Hundred Miles !
Découvre les codes promotionnels et viens réclamer tes lots ! un résumé du sondage est également disponible.
continuité de l'animation SUPER(H)M et le sujet d'anniversaire toujours ouvert, n'hésite pas !
HUNDRED MILES
hundred miles c'est un forum réel asiatique city/universitaire basé à Séouldeux réponses par mois minimum — Avatars occidentaux bienvenus ! — Taille des avatars 200*320pxUne semaine pour finir sa présentation — Pas de prise de tête, rien que du love. That's all folks ٩(^ᴗ^)۶
vote pour hm !
✿︎
14.09.19 ➝ elle est là, la maj peachy n.38 qui sent bon le road trip automnal ici !
16.08.19 ➝ 37ème MAJ qui marque également les 3 ans du forum ! Viens mater les news ici !
08.08.19 ➝HM fête ses 3 ans ! merci à tous pour cette belle aventure qui se poursuit !
16.07.19 ➝ C'est la 36ème MAJ, façon summer night festival pour HM! les feux d'artifice c'est par ici !
16.06.19 ➝ 35ème MAJ, HM is a jungle pour ce mois de juin ! les news c'est ici !
12.05.19 ➝ Oh my my my ! 34ème maj fleurie pour HM qui affiche quelques nouveautés printanières !
13.04.19 ➝ 33ème MAJ toute fruitée pour le retour des beaux jours ! viens découvrir les news juteuses !
09.03.19 ➝ on accueille la 32ème maj et son design azuré ! viens découvrir les nouveautés !
09.02.19 ➝ installation de la MAJ n.31, avec un codage tout neuf et plein de nouveautés !
09.01.19 ➝ 30ème MAJ de HM ! viens découvrir les nouveautés ICI
01.01.19 ➝ BONNE ANNÉE LES CHATS !! plein de bonheur à tous. ❤︎
08.08.16 ➝ ouverture de hm
han ja
park bo ra
han soo yun
yang noam
the avengers

 :: seoul :: Jamsil
Partagez

 [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa


Quispe Alessa


Voir le profil de l'utilisateur
♡ PUT YOUR TRUST IN ICE CREAM
AGE : 24
AVATAR : Son Wendy (RV)
POINTS : 0


NOUS A REJOINT LE : 18/05/2018


MESSAGES : 343


[flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa Empty
(#) Sujet: [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa   [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa EmptyMer 31 Oct - 21:38

gaeul & alessa

lessons in patience


We don’t have to talk about it. Just show up.

Son cœur avait battu à ses tempes depuis la veille et l’exercice avait laissé sa bouche sèche comme un vieux papyrus. Elle s’était promis d’arrêter de faire ça mais Alessa, pour la première fois depuis un certain temps, avait passé la journée les yeux grands ouverts, fixés au plafond, et une partie de la nuit encore à fixer le papier peint criblé de taches sans vraiment le voir. S’en étaient suivies des heures passées plantée devant sa penderie pourtant si petite, à frôler du doigt les deux-trois robes qu’Elena l’avait convaincue d’acheter (on sait jamais, et c’est pas en sarouel que tu vas pécho sale communarde) et à le retirer comme si la matière étant brûlante, retournant vite à sa place dans le lit. Elle n’en aurait pas besoin de toute façon. 14h, peut-être que si. La noire, la rouge ou la blanche ? Aucune. Un putain de sarouel, même. Nique ta race, communarde toi-même. Et nique le chantage de merde, odieux même, que lui fait Gaeul avec son message à la High School Musical. 18h. Alessa referme rageusement la porte de la penderie, regrette son geste quand celle-ci fait un bruit de meuble cassé. La porte se rouvre, lentement, aussi lentement que la Péruvienne l’a rapidement claquée et laisse entrevoir une robe noire cintrée et sûrement parfaite pour ce type de soirée.

19h. Son maquillage lui paraît surfait, son sourcil trois fois maquillé puis rincé ne prend plus aucune forme et la buée de sa douche de presque une demi-heure se condense encore sur le minuscule miroir de sa salle de bains. S’attelant à l’entreprise avec une patience renouvelée mais superficielle, Alessa reporte le crayon à son sourcil – « Putain de ta race ! » Le joint qu’elle tenait coincé entre ses lèvres tombe dans le lavabo après avoir brûlé légèrement le dos de sa main. Elle regarde le bout s’éteindre et la longueur entière prendre l’eau d’un air consterné. Un énième putain s’échappe de derrière ses dents serrées, sa main intacte massant son front fatigué. Elle a besoin d’une seconde pour respirer. Traduit ‘respiration’ par un nouveau joint glissé entre les lèvres et sa troisième douche de la journée pour ne pas trop puer. 20h. La soirée a déjà commencé depuis une heure, et Alessa essuie rageusement le miroir de sa salle de bains sur lequel elle n’arrive pas à savoir quelle paire de boucles d’oreilles lui va le mieux.

We’re either doing this or we’re not.

Vingt heures trente approchent quand Alessa jette son sac à main dans l’entrée avec une rage renouvelée. Then we’re not. Elle déteste Gaeul à cet instant-là, la hait de lui faire subir ce qu’elle prend comme un couteau sous la gorge à une chose qui était pourtant si bien avant d’y mettre des mots. Doing this ? Il n’y a pas de this qui tienne. Qu’elle aille se faire foutre avec ses idées de merde et ses contraintes indésirées. Alors tant pis si Gaeul se retrouve dans les bras de quelqu’un d’autre ce soir et si ce n’est pas le nom d’Alessa qu’elle soupire dans leurs étreintes. Qu’est-ce que ça peut lui foutre, au fond ? Elle n’a pas envie de se retrouver prise à ce chantage de merde et d’ailleurs elle ne ressent pas suffisamment de choses envers elle pour se plier à simplement répondre.
21h. Les boucles d’oreilles offertes par sa grand-mère paternelles lui vont mieux qu’elle ne pensait. Elena trouve, aussi. D’ailleurs, Elena lui a appelé un taxi. (Alessa préfère la blâmer plutôt que d’avouer qu’elle l’a suppliée de le faire.)

C’est tremblante qu’elle rentre dans le taxi et lui donne l’adresse indiquée dans le sms de Gaeul. Boule de nerfs proche de l’explosion, ses tics augmentent à une fréquence déraisonnable, essuient une poudre invisible sous son nez et tapent sur le cuir de la voiture à un rythme qui agace visiblement le chauffeur. Le bâtiment se rapproche et, en chœur, son palpitant se rapproche de l’explosion. Il est vingt-et-une heures vingt quand Alessa tente de pousser la porte automatique et manque de s’y coincer le coude. Là où elle pensait découvrir un bâtiment classique, elle lit l’inscription de Palais des Congrès au-dessus de la tête d’un vigile trop bien habillé pour n’être qu’un vigile. T’aurais pu me dire que c’était une soirée pour la crème des millionnaires, grince-t-elle mentalement en avançant malgré tout dans le couloir, talons résonnant dans toute l’entrée jusqu’à ce qu’elle fasse officiellement face au vigile qui apparemment n’attendait plus personne. « Quispe, lui propose-t-elle avant qu’il ne lui retourne un regard étrange. Q-U-I-S-P-E. Quispe ? » Elle lui épelle quatre fois dans tous les alphabets qu’elle connaît, finit par rechercher elle-même son nom, et lorsqu’enfin le vigile voit son nom sur sa feuille et sur sa carte d’identité, il lui retourne un sourire poli. « Bonne soirée à vous. Jolies boucles d’oreilles, très exotique. » Saupoudre tes grands morts.

Ce qui l’attend derrière la porte ressemble plus à une de ces soirées mondaines qu’on voit dans les films qu’à une « soirée à laquelle Gaeul doit se rendre » et soudain, Alessa, avec sa robe noire (bsx) de chat slutty à Halloween et ses boucles d’oreilles aymara, ne sait absolument plus ce qu’elle fait là. A-t-elle vraiment envie de ça ? Comment Gaeul compte-t-elle l’intégrer à ce genre de lieu ? Et surtout, à quoi a-t-elle signé en se présentant ici ? Une relation. Elle le sait et l’a su dès la réception du message. Et la pensée fait toujours accélérer son cœur un peu trop pour que sa présence soit anodine : elle sait pourquoi elle est ici. Et Gaeul savait parfaitement ce qu’elle faisait en l’y invitant. Cette sale garce. Elle a envie de la voir.

« Gaeul », l’appelle-t-elle au passage dès qu’elle la repère à travers la foule de mecs en costards et de femmes en jupes et robes formelles. Elle s’y fraie un chemin, son sac serré et glissant entre ses mains moites, rejoignant l’aînée au prix de longues enjambées à travers la grande salle. « Hi. » C’est tout ce qu’elle arrive à lui sortir une fois arrivée à son niveau, ses joues empourprées pareilles à celles d’une ado dans une situation similaire. Face à elle, la Sin la domine de quelques centimètres avec ses talons, l’intimide particulièrement. Prend un quinzième de secondes pour jauger son apparence. Rougit davantage – les pensées qui affluent à son esprit lorsqu’elle la détaille n’ont rien à faire ici. Timide, elle ose à peine la regarder dans les yeux. Brise rapidement le contact, ne sait pas comment répondre à l’expression que l’aînée lui retourne. « You mind telling me what the hell we’re doing here ? »
AVENGEDINCHAINS


† niña / hecha de maíz / dejame abrazarte / dejame tocar tu memoria / acuerdate cuando mordias por querer / aruñabas para sentir / manos Blancas apretando el timon / ‘yendo a 100 / hasta llegar / llorabas en tu silla preguntando:¿adonde puedo alejarme de mi?
Sin Gaeul


Voir le profil de l'utilisateur
♡ PUT YOUR TRUST IN ICE CREAM
AGE : 24
AVATAR : kang seulgi (rv)
POINTS : 0


NOUS A REJOINT LE : 18/05/2018


MESSAGES : 98


[flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa Empty
(#) Sujet: Re: [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa   [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa EmptyJeu 13 Déc - 18:13

gaeul & alessa

lessons in patience


Elle a déjà fait les maths : il y a plus de chances que sa mère la laisse déguerpir de cette putain de fête qu’il y’en a qu’Alessa se pointe. Parce qu’en fait, elle y a pensé – pendant toute la journée, elle y a pensé, et repensé, et repensé, et repensé, et c’est sûrement de sa faute, si enfin de compte, elle ne vient pas, ne veut plus rien avoir avec elle.

Gaeul aurait pu faire les choses autrement.

Elle a regretté son message à peine une seconde après l’avoir envoyé. Chaque mot, chaque virgule. Est rentrée chez elle, ce jour-là, sa chambre vide de Iseul et pour seul réconfort l’espoir qu’elle est well off sans Alessa si c’est pour être malheureuse avec elle. Et c’est tout con, tout bête ; elles allaient si bien, finalement, marchaient à leur rythme et commençaient qu’à peine à se retrouver et s’apprécier. Gaeul n’a jamais été aussi bien avec quelqu’un, n’a jamais eu ce genre de connexion où tout s’efface quand elle est en présence de l’autre personne. En essayant de protéger ça, elle a fini par tout foutre en l’air – pour changer. C’est sûrement dans ses gènes, ça, un truc propre au génome Sin qui fait qu’elle est destinée à effondrer tout ce qu’elle touche. We’re either doing this or we’re not. Gaeul pouffe un rire sans humour et trempe ses lèvres dans son verre de vodka. How stupid. Connaissant Alessa, c’est comme lui braquer un flingue en plein gueule et s’attendre à ce qu’elle ne fuit pas.

« Toujours pas venue ? »

Ses lippes forment une ligne toute fine. « Toujours pas, » confirme-t-elle au barman qui, par pitié ou par curiosité, avait fini par lancé la convo à son troisième verre de vodka sec. Ses yeux font un dernier tour de la salle avant qu’elle ne se retourne vers lui, un petit sourire triste au coin. « C’est rien. Je savais qu’elle n’allait pas venir de toute façon – c’est pas son truc, ça. » Ça : les grandes fêtes, les riches autour, les relations.

Le jeune homme lui retourne un sourire tout aussi triste. « Mais au moins, tu as fait le pas, hein ? »

Plus interrogateur que réconfortant, son ton lui soutire un petit rire. « Yea. » Elle se relève et, pour passer à autre chose, ne prend même pas son verre avec elle. « Je dois aller networker. Tu sais, faire la gosse de riche, parler de la Ferrari que mon père m’a acheté à mon 16ème anniversaire. » Un dernier sourire. « Merci. Pour avoir attendu avec moi. »

« T’inquiète. Courage. »


Ses sourcils s’arquent. « Quelque chose me dit que ce soir, avec tout ce monde, tu vas en avoir besoin plus que moi. »

Ses pas la guident par automatisme au côté droit de sa mère. Elle se tient dernière son épaule, comme toujours, et essaye de pas trop grimacer quand sa paternelle rappelle à tout le monde qu’elle est major de sa promo, brillante dans tout ce qu’elle entreprend, le futur du groupe Sin, whatever. Elle l’écoute à moitié, la suit à moitié, n’est là qu’à moitié. L’espoir qu’elle vienne n’est plus. Là où d’habitude des papillons gigotent quand elle pense à Alessa, un vide suffoquant a pris place. Elle n’aurait même pas dû en arriver là – au point où elle a plus envie de foutre le camp d’ici, de laisser tomber sa mère et aller chez elle, dans son foutu appart trop petit, de manger des haricots en conserve et l’embrasser là où sa clavicule rejoint son omoplate et de se contenter de l’avoir parfois plutôt que de ne l’avoir jamais.

Elle est perdue dans ses pensées quand elle sent le coude de sa mère la heurter légèrement. « ‘Eul, on t’appelle. » Gaeul suit le regard de sa mère, confuse parce que who the hell pourrait bien chercher à se taper la convers’ avec elle avec la longue tête qu’elle tire – et bien sûr, ce n’est nul autre que la raison pour laquelle elle tire la longue tête. Gaeul lâche un souffle qu’elle n’a même pas remarqué avoir retenu. Il lui vient d’abord envie de rire, parce qu’elle l’a vue nue, au neuvième ciel, mais jamais avec une robe et ensuite l’envie de pleurer, parce qu’elles font tout à travers et elle ne pensait pas qu’elle allait venir et elle est tellement belle, avec ses stupides boucles oreilles et ses joues rosies.

Gaeul ne parle qu’une fois assez loin de sa mère, et assez proche pour prendre la main d’Alessa dans la sienne. « You fucking came. » Lui souffle-t-elle assez haut pour qu’un vieux en costume blanc lui lance un regard désapprobateur. Ça ne fait que lui rappeler qu’elle peut pas la prendre dans ses bras et l’embrasser jusqu’à ce que ses poumons brûlent. Pas tout de suite, en tout cas. « Me ? I’m being my mom’s perfect spoiled, borderline bitchy baby. You on the other hand… » Et là, là son sourire est radieux, vrai, parce qu’elle sait exactement pourquoi elle est là. « You’re my… plus one. C’est comme ça qu’on appelle la personne qu’on traîne aux fêtes qu’on aime pas trop pour pas mourir d’ennui, non ? » Elle entrelace leurs doigts, résiste de toute ses force l’envie de prendre sa lèvre entre les siennes. « Tu es très belle ce soir. Je sais que t’aimes pas ce genre de trucs – désolée de t’avoir un peu traîné par a main ici. » Je t’aime.

Et si elle est là, c’est qu’il y a un aussi qu’elle n’a pas besoin d’entendre pour croire.

AVENGEDINCHAINS



Altschmerz

n. weariness with the same old issues that you’ve always had—the same boring flaws.
Quispe Alessa


Voir le profil de l'utilisateur
♡ PUT YOUR TRUST IN ICE CREAM
AGE : 24
AVATAR : Son Wendy (RV)
POINTS : 0


NOUS A REJOINT LE : 18/05/2018


MESSAGES : 343


[flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa Empty
(#) Sujet: Re: [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa   [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa EmptyJeu 27 Déc - 23:53

gaeul & alessa

lessons in patience


Un sentiment de se faire forcer la main, d’être soumise à la volonté d’autrui, qu’elle déteste particulièrement. Du fond de son lit jusque dans le taxi, elle a eu envie de détester Gaeul du plus profond d’elle-même. De lui en vouloir pour la mettre face à ses contradictions, à l’obliger ainsi à faire face à ce qu’elle redoute.
La vérité, c’est qu’Alessa n’est pas prête. Elle est encore trop amochée de sa dernière et unique relation, trop hypersensible à tout. L’inatteignable s’est trop laissée abîmer par son grand amour pour pouvoir considérer l’idée d’un autre derrière elle – Dania était son tout, le centre-même de son existence arrêtée aux petites frontières de sa belle Arequipa natale. Elle n’avait besoin de rien d’autre et de toute façon, Dania lui donnait l’impression de tout avoir. Et même une fois qu’elle s’était ouverte de nouvelles portes, qu’elle avait étendu ses propres horizons, ça lui avait semblé dérisoire. Une entreprise futile tant l’absence de l’aînée se faisait ressentir. Aujourd’hui elle n’essaie plus de la remplir, mais de là à laisser entrer quelqu’un d’autre dans sa vie…

Elle fume encore de colère quand elle arrive dans la salle de réception mais cette fois, le stress vient surpasser la première émotion. La métisse se retrouve face à une foule d’âge souvent mature, d’aisance financière bien affichée, uniformément armée d’un sourire contenté par un avenir bien assuré. Alessa n’a jamais vraiment fréquenté la haute. Elle sait juste qu’a priori, une poignée de gens riches qui décident pour d’autres, ce n’est pas le genre qu’elle aime fréquenter. Or Gaeul en fait manifestement partie, et la plus jeune s’engage à revoir ses stéréotypes lorsqu’elle la voit approcher, rayonnante dans sa robe trop riche et trop convenable pour cette fille qu’elle se plaît à voir vulnérable dans ses bras. C’est à ce moment-là que la colère se fane et qu’Alessa comprend qu’elle a envie d’être ici. Elle en a envie depuis longtemps.

« You fucking came. »

Alessa hésite à lui dire qu’elle est tout aussi surprise qu’elle et lui répond plutôt par un sourire nerveux. Autant est-elle ici de son plein gré ; autant ne sait-elle pas ce qu’est ici, ni ce qu’elle est censée y faire. « You’re my… plus one. C’est comme ça qu’on appelle la personne qu’on traîne aux fêtes qu’on aime pas trop pour pas mourir d’ennui, non ? » Les doigts fins de Gaeul tentent de s’entremêler à ceux, moites de stress, de sa cadette. Celle-ci de déglutir et de répondre, après une longue pause : « You sure old, rich Asians like dark skinned gay people ? » Vieille habitude dont elle ne se défait pas – elle n’aime pas se montrer en public. Hésite à laisser sa main dans celle de Gaeul, jette des regards inquiets autour. Par souci de ne pas la blesser, se dégage en montant un peu plus sur ses talons pour tenter d’apercevoir un éventuel buffet.

« Okay – maybe we can grab one or ten drinks first ? »

L’angoisse la gagne – quid de tous ces gens à l’influence qu’elle ne touchera jamais du bout du doigt ? De la mère de Gaeul, qui va sûrement se poser des questions ? De son père, qui la reconnaîtrait en moins de temps qu’il ne lui en faudra pour s’éclipser ? Ses pieds répondent à son angoisse et se dirigent tout droit vers le coin bar de l’immense salle, n’osant pas relever le nez, trop inquiète par l’idée d’être reconnue par qui que ce soit…

« Bonsoir, vous faites les chilcanos ? »

Un regard plein d’espoir en croise un autre, interloqué. Le barman la fixe sans procéder sa demande pendant quelques secondes, regard alternant entre elle et sa comparse et Alessa sent une sueur froide couler dans le dos de sa robe noire. Elle contemple avec effroi les lèvres du barman s’étirer en un sourire entendu en direction de Gaeul et, tous les muscles tendus, elle reste en alerte, n’ose plus respirer. Enfin tombe la sentence : « Alors, c’est elle ? » et Alessa manque de frapper Gaeul, de la secouer pour lui demander des réponses. Qui est-elle censée être et surtout, pourquoi cet intérêt ? « Sinon, un whisky ça ira très bien. » Elle se permet de recentrer la conversation. Elle part du principe que l’alcool est déjà payé par la personne qui organise la soirée, qui qu’elle soit ; et qu’un breuvage qu’elle trouve d’ordinaire dégoûtant ne peut pas lui faire de mal à l’heure actuelle. « Je vais avoir besoin d’être déchirée pour faire face à…tout ça. » Elle agite la main dans le vide et saisit sa boisson sur un merci presque silencieux. L’alcool la dégoûte, l’odeur de ses joints lui manque mais elle devra composer avec ce qu’elle a.

« Vous avez pas un truc plus fort ? Non sinon le whisky ça va, c’est un peu dégueu mais ça va finir par passer. »

Le barman la ressert sans rien dire, sûrement offusqué par le fait qu’elle trouve du Knob Creek un peu dégueu, mais n’en montrant rien. Alessa termine plus sagement sa deuxième boisson, tout aussi rapidement et elle sent ses nerfs se détendre un à un, repousse le stress qui tente de refaire une offensive. « Pardon, ça va mieux maintenant. » Elle attend avec trop d’impatience que l’alcool monte, mais elle se contente déjà de la sensation de frissons de dégoût déclenchée par ses papilles, qui la recentre faute de mieux. Son regard consent enfin à se lever au niveau de celui de Gaeul – ses yeux qui la couvent avec cette affection qu’elle a tant de mal à accepter, cette affection sans faille si proche d’un amour qu’elle se refuse. Ses lèvres roses qui ont parcouru chaque parcelle de son corps et qu’elle brûle de sentir chaque nuit, peu importe ce que ça implique parce que ses peurs en deviennent futiles… « So do I need to say hi to some in-laws ? Because I really feel like saying hi to some in-laws. » Et elle prie, elle trépigne d’impatience de sentir l’alcool monter, se fout que ce soit un caprice insensé. L’alcool libère, libère les mots, les esprits et surtout le stress. La peur d’avoir à dire tout ce qu’elle retient depuis si longtemps, de devoir se poser trop de questions auxquelles elle n’a toujours pas les réponses.

« Gaeul, I think we need to talk. In private. »

Là est le problème. Ce soir est la réponse à tout. La seule qu’elle a, c’est qu’elle veut être avec Gaeul. Et elle n’est pas sûre que ça sache éclipser toutes les autres questions.
AVENGEDINCHAINS


† niña / hecha de maíz / dejame abrazarte / dejame tocar tu memoria / acuerdate cuando mordias por querer / aruñabas para sentir / manos Blancas apretando el timon / ‘yendo a 100 / hasta llegar / llorabas en tu silla preguntando:¿adonde puedo alejarme de mi?
Sin Gaeul


Voir le profil de l'utilisateur
♡ PUT YOUR TRUST IN ICE CREAM
AGE : 24
AVATAR : kang seulgi (rv)
POINTS : 0


NOUS A REJOINT LE : 18/05/2018


MESSAGES : 98


[flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa Empty
(#) Sujet: Re: [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa   [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa EmptyVen 18 Jan - 14:20

gaeul & alessa

lessons in patience


Si Alessa prend offense en l’air carrément stupéfait que prend Gaeul à sa vue, elle ne le montre pas.

Ce n’est même pas pour l’emmerder qu’elle tire cette tête – c’est juste que quelque part, et à un moment, elle s’en était convaincu, qu’elle ne tenait aucune putain de chance à persuader Alessa de prendre le pas avec elle et qu’elle allait passer la nuit seule à regretter son initiative. Pour mille et une raisons, la Péruvienne ne trouvait que vestiges à s’enchaîner à quelqu’un et se mettre en couple de sitôt. Pour mille et une légitimes raisons que Gaeul promet comprendre et respecter et honorer. Mais si elle passe son temps à encourager tout le monde à se mettre en avant, à penser à eux-mêmes avant tout, il serait terriblement hypocrite de sa part de ne pas en faire de même.

Alors quand le moment d’avancer était venu et qu’il n’était plus question de traîner, elle avait posé son ultimatum.

Et Alessa – belle, intelligente, merveilleuse Alessa qui n’a peut-être même pas fini de recoller les morceaux de sa dernière relation – lui a fait assez confiance pour la suivre.

Gaeul aurait pleuré s’il n’était pas aussi hilarant de la voir au milieu de tous ces gens odieux. Un petit rire désinvolte lui échappe, et elle resserre la main d’Alessa dans la sienne. « I’m not sure about other rich asians and I don’t know about other dark skinned extremely attractive gay people but I only have eyes for one. » C’est un tout autre, nouveau, sentiment de pouvoir le dire sans inhibitions. « Sure. J’ai déjà bu, genre, trois verres avant ton arrivée. De toute façon, on reste encore un petit moment avant de s’éclipser – je nous ai pris une chambre à un hôtel pas loin et on pourrait juste… chill. » Un autre rire, plus timide cette fois. Ses joues rosies révèlent ses pensées avant même qu'elle n'ait à les vocaliser. « I mean i’m not trying to get in your pants or anything. Mais si mon père a eu le feu vert pour se casser même pas deux minutes après l’ouverture du gala, j’ai le droit de prendre ma petite-copine profiter de la meilleure vue de Séoul qui puisse exister. » Pause. Well fuck it. « And then maybe we can get in each other’s pants. » Car c’est important.

A peine quinze minutes plus tôt, elle boudait dans un coin à craindre le pire. Là, plus aucune trace d’affliction sur ses traits. Ça se remarque sûrement, ce changement de 180 degrés de son humeur et le bartender ne se prive pas de le lui rappeler d’un sourcil arqué. « Alors, c’est elle ? » « Oui. » Elle le dit trop vite, trop jovialement. « Elle n’a pas pu me résister, finalement. » L’homme rigole, et Gaeul s’attend à recevoir un poing à la gueule le moment-même où ces mots fut prononcés. Or son otherwise très agressive copine est trop nerveuse pour ça. Gaeul la regarde des coins des yeux, amusée. « Whisky is strong enough, Lessa. » Son ton absolu n’est pas pour vexer, pas quand elle se rapproche de celle-ci et dépose une main réconfortante contre son dos. « Pardon, ça va mieux maintenant. » « Tu n’as rien de quoi t’excuser. Je suis chanceuse et si… contente que tu sois là. Prends ton temps. »

Le barman a peur que Gaeul fonde et coule par terre aux pieds de cette femme.

« So do I need to say hi to some in-laws ? Because I really feel like saying hi to some in-laws. » L’aînée des Sin lâche un yeah right, clearly you are tout bas et contemple l’idée de présenter sa mère à Alessa et… elle grimace. « Je veux pas déjà te faire fuir. Ma famille c’est… c’est beaucoup à prendre d’un coup et on a le temps pour ça. » Elle suppose qu’il en est de même pour tous les autres ‘couples.’ Pourtant leur cas est particulier, et plus compliqué que d’autres, alors elle se permet de dramatiser un peu. Son sourire ne cache pas son malaise. « On peut sortir d'ici, s’tu veux ? There’s this amazing rooftop bar en haut qu’on peut squatter. » Elle déglutit difficilement et regarde ailleurs, joue avec le verre que le serveur avait silencieusement déposé devant elle tout à l’heure. « Though please. It’s been a rough night already, and i’m so content right in this moment and proud you want to talk about it but… if talking’s gonna ruin that then at least give me a heads up ? » Et Alessa a raison, il y a tant à discuter et à éclairer mais Gaeul a son cœur qui tremble. Soudain, c’est à son tour de se sentir nerveuse. Soudain, elle se sent ridicule d’avoir présumé que la Péruvienne était là pour rester. « Are you here to say you can't do this ? » Ou pire, pour lui dire à quel point c’est horrible de l’avoir pratiquement forcé à venir ici ?

Elle a peur. Quelques minutes plus tard, elles sont déjà dans l’ascenseur de l’hôtel et Gaeul ne sait toujours pas comment calmer ses nerfs. Elle traîne, joue avec le tissu de la robe d’Alessa et évite de croiser son regard. « You look really pretty in dresses. » Dit-elle, tente de briser le silence. « You always do, though. I especially like you in your tacos-stained zombie-head pattern boxers. »


AVENGEDINCHAINS



Altschmerz

n. weariness with the same old issues that you’ve always had—the same boring flaws.
Quispe Alessa


Voir le profil de l'utilisateur
♡ PUT YOUR TRUST IN ICE CREAM
AGE : 24
AVATAR : Son Wendy (RV)
POINTS : 0


NOUS A REJOINT LE : 18/05/2018


MESSAGES : 343


[flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa Empty
(#) Sujet: Re: [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa   [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa EmptyLun 21 Jan - 22:00

gaeul & alessa

lessons in patience


Regret est un mot fort pour qualifier le sentiment qui l’étreint à la poitrine et qui empêche tout air d’y rentrer, mais ce n’est pas très loin de la vérité non plus. Angoisse, ce serait sûrement plus approprié ; une peur inextinguible de l’entreprise dans laquelle elle se lance à l’aveugle et sans être sûre que c’est bien ce qu’elle veut. Une anxiété mélangée à la contrainte de laquelle elle se pense victime. Jusqu’au doute, plus étendu, plus profond, qui la gagne lentement mais sûrement jusqu’à ce que Gaeul vienne la chercher et qui se stabilise une fois leurs mains jointes. Alessa bouge trop, s’interdit de réfléchir avant un verre, ne montre face au reste de la salle qu’une profonde indifférence à peine masquée par son sourire nerveux permanent.

« Sure. J’ai déjà bu, genre, trois verres avant ton arrivée. De toute façon, on reste encore un petit moment avant de s’éclipser – je nous ai pris une chambre à un hôtel pas loin et on pourrait juste… chill. »

Cette fois son rire se joint à celui de Gaeul, mais c’est bien contre son gré. Le whisky a du mal à passer, trop amer pour elle, et il n’a même pas le mérite d’éclaircir ses pensées – Alessa relève les yeux vers son amante et cherche à trouver dans ses orbes les réponses qu’elle n’a pas, mais ceux-ci s’avèrent muets. Elle ressent toujours le même pincement au cœur en la voyant, le même trouble face à son sourire, le même désir face à sa robe, la même incertitude quant à qui elles peuvent être l’une pour l’autre. Elle se force à descendre son verre en grimaçant autant que son visage d’humaine limitée puisse le lui permettre, puis en commande un autre dans la foulée. Tant pis pour le chilcano, qui manque cruellement à la culture coréenne ; ce soir, elle se contentera de ce qu’elle a. Gaeul termine sa tirade, maladroite, et cette fois, la plus jeune sourit. Plus sincèrement cette fois « Gaeul, qu’est ce que tu aurais fait de la chambre d’hôtel si j’étais pas venue ? » Comme souvent, son filtre est absent. Ce soir, sa nervosité exacerbe férocement son besoin de divertir l’attention, de parler, de faire n’importe quoi tant que le sujet qui fâche n’est pas abordé.

« Tu n’as rien de quoi t’excuser. Je suis chanceuse et si… contente que tu sois là. Prends ton temps. »

Et il est de retour, ce fameux tenaillement, cette impression de se lancer dans quelque chose qu’elle risque de regretter. Pas quelque chose qu’elle ne veut pas, mais qu’elle redoute. Et avec force, la métisse repousse l’idée que toute la scène lui rappelle cette peur bien familière d’adolescente qui se pousse à faire des choses parce que c’est ce qu’on attend d’elle. Et c’est à cette instant, avec cette réalisation et avec la culpabilité de l’avoir ne serait-ce qu’envisagée, qu’elle décide qu’il est trop tard. Qu’elle est là, et qu’il faut qu’elles parlent. « On peut sortir d'ici, s’tu veux ? There’s this amazing rooftop bar en haut qu’on peut squatter. » Enfin le regard d’Alessa s’adoucit, s’apaise aux mots de la juriste. Elle opine du chef, se forçant à reprendre ses esprits – de l’air lui fera du bien. Même l’air chargé en alcool d’un bar, du moment qu’elle n’est pas ici, avec toutes les implications qui les accompagnent ; n’importe où, du moment qu’elle peut prétendre que cette soirée comme les autres ne comporte aucun enjeu susceptible de tout changer.

«Génial. C’est parti. »

Son ton déterminé devient final lorsqu’elle s’empare du verre commandé par Gaeul pour le boire d’une traite. Son début de désinhibition lui fait oublier l’air soudain inquiet de la Japonaise, et passer à côté d’un ton d’urgence qu’elle infuse à sa question. Est-ce qu’elle peut le faire ? Est-ce qu’elles peuvent le faire ? «On en parlera là-haut, d’accord ? » Elle s’en veut terriblement de n’être capable que de lui offrir un sourire figé en guise de réponse, mais c’est la seule chose qui lui vient.

L’étroitesse de l’ascenseur brasse l’air lourd de gêne entre elles et, encore une fois, c’est à Gaeul que revient la difficile tâche de le chasser. « You look really pretty in dresses. » Cette fois, la réplique lui tire une autre réaction qu’un sourire gêné et Alessa semble un peu plus détendue lorsqu’elle lui répond. « Yeah ? Thanks. It’s my second time ever wearing it. First time was in high school, wore it to impress Jazmin. Then learnt Jazmin was straight and her boyfriend Camilo was trying to shag me. » Son sourire creuse une fossette cette fois – progrès. C’est la dernière remarque de Gaeul qui la déride une fois pour toute, lui sortant enfin un rire franc, un vrai. « Dang, bitch. Fuck off », rigole-t-elle en enfonçant un poing dans l’épaule de Gaeul. Elle en profite pour subtilement se rapprocher d’elle, glisser ses mains autour de son cou pour se retrouver à sa hauteur, et déposer un baiser doux contre ses lèvres. « My zombie boxers are off-limits. » Elle s’étonne de la simplicité avec laquelle le geste lui est venu, mais cette fois elle ne repousse pas cette facilité ; l’épouse plutôt, et embrasse à nouveau la jeune femme, furtive, avant de sortir de l’ascenseur.

« Tu risques de croiser des têtes connues ici ? Ou on peut se bourrer la gueule joyeusement jusqu’au matin ? »

Elle pénètre la première dans le bar lounge déjà encombré de monde et se demande quelle heure il est dans ce monde, où les autres n’ont pas perdu leur notion du temps en pleine crise de panique. Les tables sont toutes prises ou presque, la plupart de la clientèle prenant leur boisson debout à côté des baies vitrées qui surplombent Seoul. Elle est donc là, cette population prête à payer 13 dollars le mojito, songe Alessa tout en progressant dans la salle, s’assurant que Gaeul la talonne toujours. Malgré la différence sociale qu’elle perçoit entre elle et ces gens en costards autour d’elles, tout semble plus familier ici – leurs soirées à l’extérieur ont été nombreuses, celles passées trop bourrées pour distinguer le bien du mal aussi. La pression semble inexistante dans cette pièce où la musique répétitive les assourdit et l’Aymara estime qu’elle est en sécurité. « Tu veux quoi ? Vas-y je paie, j’ai économisé à fond ce mois-ci, tu serais trop fière. Et j’ai pris au moins la moitié de la bouteille de whisky du barman, j’te dois bien ça en échange. »

Elle s’approche du bar et plisse les yeux pour atteindre du regard les boissons sans ses lunettes. Soudain c’est l’explosion. « Putain yes ! Ils ont des pisco sour !! » C’est sûrement l’ambiance générale et le volume de la musique qui la font se sentir si légère, plutôt que l’alcool, mais elle accueille la sensation avec soulagement. Elle prend leurs verres commandés, tend le sien à Gaeul et se fraie un chemin jusqu’à un coin du bar dans lequel elles pourraient être au calme – et pour ça elle ne trouve qu’un coin loin des baies vitrées et plus proche des toilettes que nécessaire, mais elle se promet de guetter un coin plus appétissant au plus tôt. « Bon, on est loin de la jolie vue et près des bruits de vomi, mais on est tranquilles », relativise-t-elle. Enfin, elle se retrouve à Gaeul, yeux dans les yeux malgré la pénombre rougeoyante et elle sent ses joues s’empourprer. D’elle-même, sa main vient se poser près du cou de Gaeul, geste affectueux que son corps a adopté comme habitude. Elle lui sourit, distraitement, sa boisson encore intouchée, caresse le cou de l’aînée du bout de ses doigts. La perspective d’une discussion longue et complexe la gêne d’avance, elle qui aurait simplement préférer l’avoir près d’elle, tempe posée sous sa clavicule, à l’endroit où son odeur est la plus douce. Il lui faut toute la volonté du monde pour ne pas simplement se réfugier dans ses bras et se forcer à commencer son cocktail au goût dont elle se sait déçue d’avance.

« Alors, pourquoi tu voulais m’inviter ce soir ? Enfin, pourquoi ici et maintenant ? » Alessa grimace en voyant passer un homme qui gratte son entrejambe en sortant des toilettes. And that is how you get pubic lice. « Is this about what I said last time ? About you being allowed to see other people ? »
AVENGEDINCHAINS


† niña / hecha de maíz / dejame abrazarte / dejame tocar tu memoria / acuerdate cuando mordias por querer / aruñabas para sentir / manos Blancas apretando el timon / ‘yendo a 100 / hasta llegar / llorabas en tu silla preguntando:¿adonde puedo alejarme de mi?
Sin Gaeul


Voir le profil de l'utilisateur
♡ PUT YOUR TRUST IN ICE CREAM
AGE : 24
AVATAR : kang seulgi (rv)
POINTS : 0


NOUS A REJOINT LE : 18/05/2018


MESSAGES : 98


[flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa Empty
(#) Sujet: Re: [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa   [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa EmptySam 2 Mar - 19:34

gaeul & alessa

lessons in patience


Les nombreux millions de wons dépensés pour cette fête se montrent au petit détail : il y a de la belle musique qui joue dans le fond, de belles personnes dont les lèvres ne chutent apparemment jamais, et l’alcool le plus coûteux qui soit pour ceux qui peinent encore à se laisser tenter. Tout est là pour porter confort, et pourtant Gaeul jure qu’elle n’a jamais été aussi inconfortable de toute sa vie.

C’est une gêne avec laquelle elle n’est pas tout à fait familière qui se défait à chaque sourire qu’Alessa lui accorde et qui la dérange à chaque fois que celle-ci dévie son regard ailleurs, mais pas avant que Gaeul ne perçoit l’incertitude qui noie ses iris. De l’anxiété, mais en plus chiant et en plus intense. Une sorte de pelote statistique de sentiments qui n’a ni tête ni queue ni sens et qui pèse dans son estomac. « Gaeul, qu’est ce que tu aurais fait de la chambre d’hôtel si j’étais pas venue ? » Cry myself to death, maybe. ‘Fin, ce n’est pas comme si elle n’y avait pas pensé, ça. Ça l’a assez travaillé pour qu’Iseul en ait marre de la longue tête qu’elle tirait et propose qu’elles s’achètent des snacks et squattent la chambre ensemble au pire si jamais elle se fait remballer par la belle Péruvienne. Et c’est ce qu’elle lui répond, un sourire tout faux pour vendre un semblant de nonchalance et surtout en évitant de mentionner les détails honteux du genre le fait qu’elles allaient mater du porno en mangeant du yaourt glacé.

Gaeul a l’impression qu’elles marchent sur de la glace si fragile qu’au moindre faux pas, elle s’écoulerait sous leurs poids. (Finalement, leur relation a toujours été aussi instable – depuis le tout début, avant même qu’elles ne développent des sentiments l’une pour l’autres.) Le sourire d’Alessa qui vacille, et les mots qui ne cessent de trébucher des lèvres de Gaeul pour seul but la mettre à l’aise, tout semble crier que ce soir est une mauvaise idée. Sa mauvaise idée, alors vraiment elle n’a qu’elle-même (et peut-être un peu Iseul de l’avoir influencée) à blâmer. Quand rien ne semble marcher et que sa créativité s’épuise, elle lâche l’affaire et propose d’aller en haut, donc, pour parler or something parce qu’elle (elles) s’enfonce et Gaeul n’a pas particulièrement envie de foirer aussi tôt leur soirée.

Son dos plaqué contre le miroir de l’ascenseur, elle regarde Alessa d’entre ses cils et sourit mollement. Parce qu’elle ne sait pas comment expliquer ce besoin incessant de faire sourire la plus jeune gosse, de chasser toute trace d’affliction de ses traits, elle décide que c’est sûrement dû à la même raison pour laquelle elle s’efforce encore d’essayer de la ramener vers elle. Elle l’aime, et rien que pour ça elle n’a pas le droit de faire demi-tour. Ses yeux s’attendrissent et sa poitrine brûle d’affection. « I mean, I totally agree with Camilo, » Elle hausse des épaules d’un geste plein de désinvolte. « Have you seen yourself ? » Ca sent vaguement l’alcool dans l’ascenseur, et la petite mélodie qui joue en background est terrible mais au moins avec cette intimité retrouvée, elles y arrivent mieux. « Dang, bitch. Fuck off » « Oh my, you say the absolute sweetest things. » Taquine-t-elle, une main qui vient chasser une mèche de cheveux derrière ses oreilles avant de se poser sur la taille d’Alessa. « But you don’t want me to fuck off. » Ces mots sont soupirés contre ses lèvres, et d’un coup, toute tension se dissipe de son corps.

L’ambiance est beaucoup moins intense au rooftop, et la première chose que Gaeul remarque en suivant son amante c’est les deux, trois fils de quelqu’un que sa mère lui a autrefois présenté mais qui, à son goût, ne risquent pas de les embêter dans leur état d’ivresse. « Nope j’pense we’re good here, no worries. » Après ça elle se tait et laisse son amante découvrir les lieux, se contentant juste de la regarder avec deux yeux d’cœurs et la forte impression qu’elle allait se prendre une autre remarque condescendante vis-à-vis de son mode de vie pour pas changer d’habitude. Elle veut presque lui dire qu’elle se fond trop parfaitement dans le décor ; avec sa tenue, elle ne fait pas tant différente de Lee Sun Hi, vingt ans, vingt millions de dollars en banque.

Plutôt, Alessa se tourne vers elle et lui promet un verre avec tant d’enthousiasme et de fierté qu’elle n’arrive pas à trouver en elle la force de lui dire qu’en tant qu’invité du gala, elle n’avait pas à le faire.

Great, of fucking course juste quand elle pense qu’elle ne peut apprécier Alessa plus qu’elle ne fait déjà, elle lui prouve le contraire.

Tant qu’elle est loin de sa mère, Gaeul n’a pas à se priver de se lâcher sur la bouteille et se laisser aller. ‘Fin, l’idéal aurait été d’être loin de sa mère et des toilettes mais elle ne va pas s’en plaindre. P’t’être juste de la boisson. « Dude this tastes like liquid regret. » Sauf qu’elle a dit ça avant de lever la tête et a manqué le changement soudain d’ambiance. Le regard que lui donne Alessa ? Il fait passer un long frisson le long de son échine. « What ? » Tente-t-elle faiblement, sa voix cassée aux bords. Et comme si la biologiste ne savait combien d’effet elle avait sur elle, elle glisse sa main jusqu’à son cou et Gaeul sent son cœur trembler dans sa poitrine – puis d’un coup tomber.

Pendant un court instant, elle a oublié pourquoi elles étaient là.

« Alors, pourquoi tu voulais m’inviter ce soir ? Enfin, pourquoi ici et maintenant ? » Elle a probablement foutu en l’air quelque chose en l’invitant ici ce soir, car Alessa lui donne l’impression de le l’avoir arraché de sa zone de confort en l’invitant ici et honnêtement, l’aînée ignore si elle l’a fait exprès ou non. Un long souffle la quitte et ses épaules s’écroulent tantôt. « Because this is who I am and I needed you to know that for sure. And you hate it, but it’s still everything i’ve grown to know and being with me means there will always be another party, another obnoxious rich person, another inconvenience you’ll have to deal with for me. » Elle dépose son verre sur la table à ses pieds et se redresse, jambes croisées et regard incapable de rester sur Alessa trop longtemps. Fight or flight mode, et toutes les particules de son corps la supplient de décamper de là asap. « And yeah, it is. Fuck, when you said that it felt like a goddamn punch to the guts. » C'était épuisant de gérer avec toutes les émotions en résultant, mais Alessa l'avait dit si facilement, qu'elles n'étaient pas exclusives. Merde, Gaeul ne va pas pleurer ce soir, hors de question, mais sa gorge se serre et là, là tout de suite elle se déteste. Elle déglutit, fort. « T’avais pas le droit. T’avais le droit de me dire que tu n’étais pas intéressée, ou que y a rien que le sexe qui te plaît avec moi. T’avais le droit de rien dire, de m’ignorer jusqu’à ce que je comprenne. Mais t’avais pas le droit de me dire que je pouvais voir ailleurs alors que j’avais tout fait pour rendre les choses plus claires que j’avais des sentiments pour toi. »

Dans sa tête, elle entend sa mère la sermonner, lui dire qu’il n’y a rien de juste dans cette vie et qu’en pleurer n’aboutit à que dalle, et elle y croit ; seulement, face à Alessa, elle n’arrive jamais à rester indifférente. Sa raison faille, mais tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle n’avait pas le droit de lui briser le cœur puis prétendre que rien n’avait changé.



AVENGEDINCHAINS
[/b]



Altschmerz

n. weariness with the same old issues that you’ve always had—the same boring flaws.
Quispe Alessa


Voir le profil de l'utilisateur
♡ PUT YOUR TRUST IN ICE CREAM
AGE : 24
AVATAR : Son Wendy (RV)
POINTS : 0


NOUS A REJOINT LE : 18/05/2018


MESSAGES : 343


[flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa Empty
(#) Sujet: Re: [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa   [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa EmptyMar 12 Mar - 14:48

gaeul & alessa

lessons in patience


Elle n'est pas sûre de croire en la justice divine, mais si cette dernière existe, il faut qu'elle s'y prépare au mieux, parce qu'elle sent fort qu'elle est la prochaine. Que toutes ces cachotteries, tous ces faux-espoirs donnés à Gaeul pour recevoir en retour son affection inconditionnelle vont lui revenir en pleine gueule au moment où elle s'y attend le moins. Ce soir, peut-être même. Sauf que ça ne peut pas être ce soir, la brune s'y attend trop, ça semblerait trop logique et le karma aime bien vous l'enfoncer dans le cul jusqu'au coude, avec de l'huile d'amande au début puis à sec quand on passe les premières phalanges. Elle se demande si c'est ça qu'elle sent quand elle voit le regard paniqué, mais presque désabusé de Gaeul, comme si elle aussi se préparait au pire et au fond, ne serait pas surprise que la Péruvienne la laisse tomber une fois de plus. C'est sûrement les premières phalanges avant la grosse enculade d'une rupture non préparée, même pas officielle, mais qui lui brisera le cœur aussi fort que si elle avait aimé Gaeul sans conditions. C'est probablement ce qu'elle a fait tout le long. C'est en tout cas ce qu'elle aurait dû faire, sans se l'autoriser, ayant toujours le pire en tête, toujours Dani et sa dépression dans un coin du crâne...

Les premières gorgées sont difficiles et un peu rêches sur sa gorge. Alessa qui boit si peu a du mal à se souvenir des pisco sours de chez elle, les vrais, avec du vrai blanc d'oeuf en mousse et pas un champignon de crème fouettée ridicule comme ce bar semble le faire. Pourtant, en comparaison des trois verres de whisky qu'elle a engrangés plus tôt, le cocktail a le goût de liquide vaisselle et plus d'alcool. Ça la déçoit un peu - davantage d'alcool, ça signifie aussi oublier le regard déçu, blessé, même pas colérique (elle aurait tant préféré ça !) mais juste résigné de Gaeul. La Coréenne, quand elle boit, sort tout. Déballe ses peurs et ses craintes sur elles, sur elle-même, sur le monde parfois. Alessa ne lui répond qu'en la prenant dans ses bras, en lui faisant l'amour à nouveau, en essayant de la faire rire. Elle n'a jamais été douée avec les mots, Alessa, mais elle a toujours su les comprendre, les éviter, et les dévier pour que la tension retombe. Souvent, Gaeul a laissé passer ses tentatives, et la plus jeune se demande si ce n'est pas la dernière fois qu'une telle chose arrive. Elle ignore aussi s'il faut s'en sentir soulagée ou craindre le pire. La même voix un peu parano qui lui martèle ses prédictions sur son karma négatif lui souffle à nouveau qu’elle n’échappera pas aux explications ce soir. Elles attendent depuis trop longtemps.

« Because this is who I am and I needed you to know that for sure. And you hate it, but it’s still everything i’ve grown to know and being with me means there will always be another party, another obnoxious rich person, another inconvenience you’ll have to deal with for me. »

Elle a enfin posé la question, le regret se plaquant comme un voile de cellophane sur le visage d’un suicidaire à peine l’avait-elle prononcée et jusqu’à la réponse de Gaeul, moins hésitante, plus sûre d’elle, elle n’avait pas osé respirer une seule fois. Maintenant face aux faits, Alessa se demande ce qu’il y a de si terrible dans leur discussion dont elle pensait ne pas sortir vivante. Dans une de ses mimiques bien à elle, la Péruvienne écarte ses yeux bien grand, observe Gaeul avec un air mi-circonspect, mi-abruti. Mais tout ça, ce n’est pas Gaeul. Détourner une chance d’avoir une conversation honnête et jouer carte sur table, ce n’est pas elle. Alors la plus jeune attend l’addition. « And yeah, it is. Fuck, when you said that it felt like a goddamn punch to the guts. » Et c’est là qu’elle se réveille. D’habitude inconsidérée, presque léthargique face aux reproches et aux critiques, Alessa n’a jamais été une sanguine, ni du genre très douée pour se mettre en colère et vraiment le penser. Pourtant, quelque chose dans le regard de la Japonaise la force à s’indigner, ses muscles se bandent et toutes les fibres de son corps sont prêtes à riposter. Peut-être est-ce la déception.

« En quel honneur ? Dès le début, je t’ai fait comprendre que je faisais pas ce genre de relations. Je te laissais le…

- T’avais pas le droit. T’avais le droit de me dire que tu n’étais pas intéressée, ou que y a rien que le sexe qui te plaît avec moi. T’avais le droit de rien dire, de m’ignorer jusqu’à ce que je comprenne. Mais t’avais pas le droit de me dire que je pouvais voir ailleurs alors que j’avais tout fait pour rendre les choses plus claires que j’avais des sentiments pour toi. »


Et en un clin d’œil, les mots se tarissent avec la colère et l’Américaine se retrouve démunie. Elle aimerait lutter pour se défendre, justifier ses actions et les mots ne viennent pas. Elle n’ose même pas s’excuser de ce dont elle était consciente depuis bien longtemps, sans vouloir se l’admettre. Seuls viennent des balbutiements incohérents : « Je savais pas. » Mensonge. Elle s’en doutait, fortement, s’interdisait juste d’y penser par peur de la suite. Parler de ses sentiments l’incommode parce qu’elle sait que ça n’intéresse personne. Sauf que Gaeul le réclame depuis suffisamment longtemps pour y avoir droit : « Je pensais juste te laisser de l’espace. » Un instant de vide et le bar lounge reprend le dessus sur leur conversation : un groupe de filles sort des toilettes, un quadra appelle un ami et manque de les bousculer et la rumeur les engloutit. Alessa se sent conne, avec sa boisson à la main et aucune excuse qui tienne la route à offrir, son amante qui pince ses lèvres et regarde le plafond du couloir comme à chaque fois qu’elle est contrariée.

« Tu sais, t’es la première personne avec qui je partage quelque chose comme ça depuis que je suis ici. »

C’est tout ce qu’elle arrive à confier, un peu trop bas pour être sûre d’être entendue, et elle descend une moitié de son cocktail en réprimant une grimace de dégoût. La nausée, ou le whisky, lui pique la gorge et lui aère la tête, et elle se sent plus libre de parler, engloutie dans toute cette masse de gens, d’alcool et d’incertitudes. « Et ça me fait peur, parce que la dernière fois que c’est arrivé, j’ai pas réussi à être bien. Et du coup, j’ai fui. » Son coréen approximatif la dépasse et il lui semble même entendre ses livres de grammaire se foutre de sa gueule. Heureusement, la clameur autour d’elles la protège, et elle se sent autorisée à continuer sans qu’autrui ne vienne se moquer. « Je t’aime bien. Enfin, beaucoup. Mais je ne pense pas être capable de faire ça une autre fois sans que ça finisse mal. Et la dernière fois, ça a beaucoup fini mal. » Un homme qui veut accéder aux toilettes la pousse en grommelant et elle le gratifie d’un furieux doigt d’honneur une fois qu’il a le dos tourné.

« Fuck Korean. Look, I came here because I like you. A lot. And I want to fix it, make all the shit I put you through go away. But you bring me here to warn me about stuff when I should be the one doing it and – the very thought of being serious with someone again fucks me up. »
Elle le dit, pour la première fois. Après des années à l’avoir pensé, à avoir rêvé de pouvoir le dire à Dani d’une façon ou d’une autre. En quittant son pays elle a quitté sa base, sa meute, ses fondations-mêmes – ici, Alessa n’a plus rien, n’est plus rien. Ce n’est pas que Dania qu’elle a laissé derrière elle. C’est la personne avec qui elle pensait passer sa vie, mais c’est aussi une partie de son identité. Là-bas, elle n’était qu’une sous-race pour certains, une mezclada sans quelconque importance puisqu’elle n’était pas des leurs, mais au moins elle avait son père, ses traditions ; elle avait Dani et sa famille Coréenne pour la centrer, pour lui donner l’identité qu’elle cherchait tant. En Corée elle n’avait rien. Ni son côté coréen, ni ses bases, ni sa langue, ni la personne qui avait toujours été là pour elle, depuis l’enfance. « Just so you know, this whole (elle fait des gestes dans les airs et se prend un peu de pisco sur la main) thing that’s been going on with me was about her. Not because of her, but that’s how messed up I get when I lose something that I was depending on. Not to be a drama queen and shit, I just thought you should know. » Enfin, elle se tait. Son verre est au trois-quart vide à cause de ses mouvements de mains, son visage aggravé a du perdre vingt ans ou en gagner dix, impossible à dire. Alessa a l’impression d’être à sa première réunion des AA et qu’elle doit vider son sac devant les projecteurs d’une salle entière. Curieusement, ça lui enlève un poids. Elle se sent la force de conclure :

« So here you go. Now you do, and whatever decision you make, it’s yours and I’ll be okay with it. »
AVENGEDINCHAINS


† niña / hecha de maíz / dejame abrazarte / dejame tocar tu memoria / acuerdate cuando mordias por querer / aruñabas para sentir / manos Blancas apretando el timon / ‘yendo a 100 / hasta llegar / llorabas en tu silla preguntando:¿adonde puedo alejarme de mi?
Sin Gaeul


Voir le profil de l'utilisateur
♡ PUT YOUR TRUST IN ICE CREAM
AGE : 24
AVATAR : kang seulgi (rv)
POINTS : 0


NOUS A REJOINT LE : 18/05/2018


MESSAGES : 98


[flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa Empty
(#) Sujet: Re: [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa   [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa EmptyLun 1 Avr - 17:00

gaeul & alessa

lessons in patience


L’autre jour, Gaeul a lu un article sur les univers alternatifs et le Chat de Schrödinger. Les mots sont longtemps restés avec elle, comme toujours, mais cette fois-ci surtout parce que le concept d’un univers parallèle dont les dimensions espace-temps lui sont propre la consolait un peu.

Il y a un monde où ce soir se passe différemment. Elles ne sont pas là, mais dans la chambre d’Alessa à rire du sexisme des bandes-dessinées américaines et de la mauvaise traduction coréenne de celles-ci – le maudit SMS n’a jamais été envoyé, et sa mère lui en veut sûrement d’avoir loupé sa fête. Gaeul dit un truc tout con, son cœur à la fois léger et lourd d’affection, et Alessa roule les yeux malgré le petit sourire qui menace de courber ses lèvres ; elles s’embrassent et discutent de leurs super-héros Marvel préférés, mais jamais de leur relation. Ce monde doit exister quelque part, il doit, parce que face au regard acéré que porte Alessa sur elle, c’est la seule consolation à laquelle elle a droit pour lui avoir enfin confessé ses sentiments.

Il n’y a pas de poids qui s’écroule de ses épaules. Les chaines qui enrobent son cœur ne se desserrent pas, au contraire. La terre ne tombe pas de son axe, continue de tourner et de lui donner la nausée.

Alessa cherche quoi dire, Gaeul peut pratiquement entendre les roues tourner dans sa tête. Elle se demande si elle va finalement lui dire d'allez se faire voir pour l’avoir tant brusqué ce soir, ou peut-être qu’elle va s’excuser, lui dire qu’elle ne peut pas réciproquer ses sentiments et assez étonnamment, Gaeul aurait été plus sereine face à sa colère ou à sa réjection. En fait, elle aurait préféré n’importe quelle autre réponse plutôt que la blague qu’elle lui concède. « Je savais pas. Je pensais juste te laisser de l’espace. » Malgré tout l’effort qu’elle met à rester impassable, une expression angoissée assombrit soudain son visage ; ça lui fait physiquement mal de l’entendre. Elle veut comprendre, Gaeul veut vraiment essayer de comprendre les choses et les personnes qui font qu’Alessa fuit les confrontations et les sentiments et elles. Ça aide pas mal à se ressaisir de l’entendre, par contre, comprendre qu’elles sont face à un mur qui va soit les réunir ou les briser – parce qu’après ce soir, elle ne voit pas comment elles pourraient faire pour continuer autrement.

En attendant, elle ne dit rien. Elle n’a rien à dire, elle a déjà tout dit, elle a toujours tout dit. Le sentiment d’injustice persiste à lui rogner les os, mais cette fois de la colère s’emmêle.

« Tu sais, t’es la première personne avec qui je partage quelque chose comme ça depuis que je suis ici. » Gaeul retient un rire sec, décide plutôt de prendre une gorgée de whatever the fuck was its name. Parce que le depuis que je suis ici la nargue avec toutes ses insinuations, et franchement peut-être qu’Iseul n’avait pas tort de dire qu’elles ne se méritent peut-être pas – et pas dans le genre Gaeul est mieux foutue qu’elle, Alessa est superbe, c’est juste que leurs priorités ne s’alignent apparemment pas. Crap, toutes les mood swings que la Péruvienne lui fait subir rien qu’en respirant la frustrent à un point inimaginable. Depuis le tout début elle a essayé d’être prudente – elle n’a même pas considéré l’idée d’être celle qui, somehow, arrive à recoller les morceaux du cœur d’Alessa et ç’a toujours été question de lui montrer qu’elle n’est pas son ex, ou ses ex, elle n’en sait tellement rien puisqu’elle n’en parle jamais. Elle sait pas quand elles ont viré au désastre ainsi. « Et ça me fait peur, parce que la dernière fois que c’est arrivé, j’ai pas réussi à être bien. Et du coup, j’ai fui. Je t’aime bien. Enfin, beaucoup. Mais je ne pense pas être capable de faire ça une autre fois sans que ça finisse mal. Et la dernière fois, ça a beaucoup fini mal. » Le cœur de Gaeul se tord dans sa poitrine, ses yeux piquent et en fait, en fait elle ne veut plus discuter de ça mais s’en arrêter là lui semble inenvisageable.

Franchement ça la grise qu’une larme a quand même réussi à lui échapper. Elle lâche un rire sans humour, regarde ailleurs puis de l’autre côté pour ne pas s’attirer l’attention des deux filles qui discutent près des sanitaires. Elle sniffe, ferme les yeux et déglutit un bon coup avant de lui refaire face. Shit, même là elle n’arrive pas à s’empêcher de penser qu’elle est belle, et merveilleuse, et ça fait mal mal mal d’imaginer un jour la perdre. « Tu le fais encore. Ça. Le truc où on parle de toi, et puis de moi, et que tu refuses de ne serait-ce envisager que ça puisse se passer différemment entre nous. » C’est abusé de dire ça comme ça, puisque c’est aussi de sa faute qu’elles en soient là. Faute de vouloir accommoder la Péruvienne, elle lui a permis des choses que jamais elle n’aurait acceptées en temps normal. Et avant, ça ne l’a jamais tant dérangé qu’Alessa ait déjà décidé qu'elles ont échoué avant même d'avoir essayé. « It honest to god pisses me the fuck off when you act as if we already failed you. And you compare me to other people -- i’m not other people. I won’t break your heart. » I don’t even have it.

Elle se redresse et joue avec le bord de sa robe, creuse son ongle dans sa peau et regarde le sang s’accumuler après. Ça laissera une marque, et cette discussion aussi, et elle veut que ça compte pour quelque chose. Elle est fatiguée, the last few weeks have been exhausting et elle a besoin qu’elles passent à autre chose. La partie la moins colorée de son vocabulaire lui est difficilement accessible, et elle fait de son mieux pour mieux parler même si l’alcool la fait trébucher sur les syllabes et les virgules. « Je suis probablement moins bien que tous les gens que tu as fréquenté, en fait… » C’est soupiré si bas que p’t’être qu’Alessa l’a même pas entendu. Sa colère est diluée par le doute qui s’agrippe à sa gorge ; sa voix perd la moitié de son volume. Elle relève la tête, et s’enchaîne au regard apeuré de cette dernière. « Look. Here’s the thing. You’ve been with me. Whether you like it or not, whether you admit it or not, this whole time, we’ve been together in every sense of the word but in labels. And I care about labels because when you’re a freak show like me and people treat you accordingly, that’s your one and only silver lining. » Et même un titre à leur nom est peu - encore plus insuffisant vu tout ce qui a été dit ce soir. « So I get it. You’re scared. But I can’t help you. I’m terrified, too, and I can’t promise you anything. I need you to know that. J’ai jamais voulu être avec quelqu’un avant toi, et quand t’en parles j’ai l’impression que tu penses qu’être avec moi, c’est la pire chose qui soit mais moi, il suffit que tu me regardes pour que je sois convaincue qu’être avec toi serait la chose la plus belle qui me soit jamais arrivé – mais je ne peux pas te convaincre toi. Ça n’a aucun sens d’être avec moi si ça t’angoisse tant. »

Elle revient au monde alternatif où elles sont perdues l’une dans l’autre et où rien que ça leur suffit ; Gaeul pense que les choses ne seront jamais aussi faciles entre elles, mais qu’elle veut essayer. Putain, elle est vraiment foutue.

« I made my decision long ago -- the moment I texted you to come here. It’s really not up to me, what happens next. You say you like me, and I believe you ; now it’s up to you to choose whether you believe me when I say I love you or not. » Screw that, d’ailleurs. C’est pas devant des toilettes qu’elle voulait le lui dire pour la première fois. Un rire mouillé, et elle essuie des larmes qu’elle n’a même pas remarqué avant. « Shit, now I probably look like a baby panda. »




AVENGEDINCHAINS
[/b]



Altschmerz

n. weariness with the same old issues that you’ve always had—the same boring flaws.
Quispe Alessa


Voir le profil de l'utilisateur
♡ PUT YOUR TRUST IN ICE CREAM
AGE : 24
AVATAR : Son Wendy (RV)
POINTS : 0


NOUS A REJOINT LE : 18/05/2018


MESSAGES : 343


[flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa Empty
(#) Sujet: Re: [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa   [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa EmptyLun 8 Avr - 19:12

gaeul & alessa

lessons in patience


Elle ne s’attendait pas à faire ça ici. Ne le souhaitait pas non plus, d’ailleurs. Sauf qu’il semble trop tard pour déplacer cette conversation si mal venue, si intrusive dans le monde qu’elles s’étaient forgées à l’insu du reste. Parce que Gaeul semble bouleversée, en attente de quelque chose, d’une conclusion qui l’aiderait à faire ses choix plus sereinement. Et Alessa, elle, ne sait même pas quoi lui dire, comment s’y prendre. Peut-être que lui dire qu’elle n’avait pas ressenti ça depuis deux ans était mal venu – sûrement, même. Mais elle ne veut pas lui mentir en lui cachant qu’avant, c’était l’enfer. Qu’elle n’était absolument pas dans l’état d’esprit prêtant à des relations, à un attachement quelconque, et que c’est Gaeul qui l’en a sortie. Peut-être qu’elle n’aurait pas dû lui dire, non plus, qu’elle pouvait voir d’autres gens en même temps qu’elle – façon, futile sûrement, d’éviter encore une fois les labels et de s’éviter quelque chose dont elle avait si peur…

« Tu le fais encore. Ça. Le truc où on parle de toi, et puis de moi, et que tu refuses de ne serait-ce envisager que ça puisse se passer différemment entre nous. »

De la volonté de se défendre la Péruvienne est passée au silence le plus complet. C’est agressif, mais c’est de bonne guerre – Gaeul, bien que sur l’offensive, a raison. Elle le sait. Elle a toujours été défaitiste et quelque part insultante, envers son amante, envers elle-même. Elle a joué sur deux terrains et a espéré s’en tirer. Elle n’a jamais pensé être capable d’infliger telle injustice au cœur de quelqu’un d’autre, elle qui en a trop vu avec Dania, qui en est ressortie en se répétant plus jamais ça. Pourtant c’est elle, le bourreau, c’est elle, qui a traîné Gaeul dans ses merdes pendant des mois sans la moindre excuse ou remise en question. Et il est peut-être temps d’en tirer des leçons. Alors, quand l’aînée reprend, elle la coupe presque :

« No, no, I’m sorry – it came out all wrong. I’m not saying I don’t want to be with you. Or that I’m scared you’re gonna break my heart – I know you won’t. Un temps de réflexion conclut sa phrase trop hâtive, puis elle reprend : Well, we can’t be sure, really, but the point is, that’s not what scares me. It’s quite the opposite. »

Elle n’a pas besoin d’expliquer, les faits parlent d’eux-mêmes. Alors elle laisse Gaeul continuer, parce qu’elle lui doit bien ça. Elle lui a déjà retiré trop de choses pour ne pas entendre ses reproches maintenant. La Péruvienne baisse les yeux sur sa boisson presque finie, attentive aux paroles de la jeune femme, secouée par sa colère, investie par ses craintes. La première chose qu’elle a envie de faire lorsque Gaeul s’interrompt, c’est la prendre dans ses bras et s’excuser. Mais ses mains sont trop poisseuses du verre de cocktail mal essuyé et elle est trop éméchée pour viser correctement, alors elle opte pour plus simple. Elle se hisse sur la pointe de ses talons, tant bien que mal, et dépose furtivement ses lèvres contre celles de l’aînée. Leurs front restent en contact quelques secondes et elle a peur de puer l’alcool quand elle lui soupire : « C’est toi qui viens de me dire d’arrêter de te comparer – ne commence pas à le faire. » Elle n’a rien d’une Dania et elle ne lui dira jamais combien ça fait du bien, parce qu’elle n’a aucune raison de le faire. Dania n’a plus sa place ici, ni dans sa vie, ni dans aucune pensée qui les concernent. Ça, au moins, elle l’a réalisé.


« Look, the point isn’t whether it was good, or unhealthy. What’s to take out of this is, it lasted a very long time, and I'm not as experienced as you seem to think I am. »

Chaque fois qu’elles en parlent, il lui semble que Gaeul la prend pour une espèce de Casanova, avec de nombreuses expériences et d’intenses liaisons à son actif – bien sûr, elle est un peu coupable de cette image qu’elle se donne, avec son flirt quasi-constant mais platonique et ses plaisanteries parfois déplacées. Alessa aurait pu lui dire qu’avant elle, il n’y avait eu que Dania, et à peine quelques filles qu’elle avait embrassées pendant des soirées un peu vagues à sa période d’adolescente bourrée et que ça ne comptait même pas. Elle aurait pu lui dire qu’il n’y avait eu que Dania, et que c’était venu si tard qu’on se foutait d’elle pour ses retards émotionnels et sexuels considérables, mais elle n’est pas encore prête à casser complètement son image de goudou invétérée.

Elle daigne enfin relever les yeux, les planter dans ceux de l’aînée, contempler son air affecté et accepter que c’est sa faute – ça semble beaucoup, d’un coup.  « Don’t be mean to pandas, dude. You look like shit. » Ca lui paraît plus simple que les excuses. Un sourire la démange, alors elle le laisse sortir, espère que Gaeul le verra malgré son taux stellaire d’alcool et la pénombre du couloir qui sent la pisse. « We really already are together, aren't we ? » Elles se rendent à peine compte des gens qui les poussent parce qu’elles sont trop proches de la porte des chiottes, et pour éviter qu’on les pousse davantage Alessa prend la main de son amante dans la sienne. Elles sont toutes les deux moites mais ça lui est égal.

« Look – of course I want to be with you. That's why i came here. Wasn't that like the whole point of your message ? Focus, Gaeul. » Il y a encore tant de choses qu’elle aimerait dire, justifier ce dont elle a peur, lui raconter pourquoi. Mais elle déteste les conflits, et elle se déteste encore plus d’en avoir causé autant dans la tête de Gaeul. Peut-être que l’alcool parle un peu pour elle, qu’elle ne se contrôle pas assez, se laisse embarquer par des sentiments d’euphorie bercés par la liqueur, mais alors ainsi soit-il. Parce que c’est exactement ce qu’elle aimerait avoir le courage de dire sobre. « I'm just a big baby when it comes to words and, you know, expectations. I'm scared that saying we're together–together is just setting you up for disappointment. »

Ses lèvres se pincent entre elles, et elle daigne enfin offrir un regard à l’extérieur – il y a maintenant une queue qui s’est formée devant les toilettes, et leur conversation n’est plus aussi secrète qu’elles l’espéraient – quelques paires d’yeux se sont égarées de leur côté, et elle réalise que ça ne la dérange pas autant que ce qu’elle pensait.

« And by that I don't mean I'm giving myself a free pass to be a huge bitch. All I'm saying is... I want to take things slow, if that's okay with you. »

Et ça lui coûte, de parler comme ça. Alessa la silencieuse, celle qui est si bruyante sans jamais parler d’elle, ou de ses émotions parce que tout ça c’est superflu. Peut-être que l’alcool délie finalement sa langue, qu’il l’autorise à s’exprimer sans avoir peur d’en dire trop, d’en faire trop, d’être de trop. « And for the record I don't want you to see other people. And I really don't want to, either. » Si quoi que ce soit, elle veut faire ça bien. Et surtout, elle a retenu sa leçon. Ne pas cacher les choses, encore moins sous d’autres prétextes. D’une pression sur sa main, Alessa cherche à entrer dans les pensées de l’aînée, savoir ce qu’elle aurait dû éviter de dire, ou bien dire depuis longtemps. Encore une fois les mots ne suffisent pas. Elle se demande si elle ne marque pas un point de ce côté. La jeune femme pose son verre par terre, avec toute la concentration dont elle peut faire preuve, et se hisse à nouveau sur la pointe de ses pieds, passe ses bras autour du cou de Gaeul, ses mains sales à distance sécuritaire. Un baiser lent, le plus doux qu’elle puisse lui offrir, semble opportun à cet instant, alors elle s’applique à bien faire. Enfin, un soupir passe entre leurs lèvres, les isole à nouveau du monde extérieur : « Don't say you love me just yet. Isn't this supposed to be like a first date or something ? Order me a proper drink. Let’s get out of here, the smell of pee is too much. »
AVENGEDINCHAINS


† niña / hecha de maíz / dejame abrazarte / dejame tocar tu memoria / acuerdate cuando mordias por querer / aruñabas para sentir / manos Blancas apretando el timon / ‘yendo a 100 / hasta llegar / llorabas en tu silla preguntando:¿adonde puedo alejarme de mi?
Sin Gaeul


Voir le profil de l'utilisateur
♡ PUT YOUR TRUST IN ICE CREAM
AGE : 24
AVATAR : kang seulgi (rv)
POINTS : 0


NOUS A REJOINT LE : 18/05/2018


MESSAGES : 98


[flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa Empty
(#) Sujet: Re: [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa   [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa EmptyLun 27 Mai - 0:14

gaeul & alessa

lessons in patience


Gaeul continue à contempler l’idée de courir – sprinter the fuck out of here jusqu’à la maison de ses parents, fermer la porte derrière elle à clé, remettre les volets et se planquer là dans la sécurité de ces quatre murs jusqu’à ce que le sentiment d’être nue et vulnérable cesse complètement. C’est un mindset-piège dans lequel elle tombe facilement, rapidement, et inconsciemment. Quand Jungha lui disait que c’était un mécanisme de défense avec un pattern bien défini, elle roulait grand les yeux, yeah right ; elle n’avait juste jamais réalisé avant que c’était devenu de seconde nature pour elle de tourner le dos et fuir si ça devient personnel. Or plus elle a à clamper la pointe de ses talons au sol pour ne pas foutre en l’air la seule relation qui lui donne envie de s’investir, plus elle comprend que son psy avait raison.

(Elle a souvent raison.)

Mais dans cette situation précise c’est une option viable, elle le comprend, ça aussi : elles peuvent à tout instant jeter l’éponge et rebrousser chemin – sans rancune. Cette relation ne sera jamais une prison dans laquelle elles sont confinées par leurs promesses, elles ne le permettront jamais. Ou du moins Gaeul y veille. Et elle veut rappeler à Alessa que c’est permis d’abandonner, au cas où elle l’aurait oublié, parce que c’est facile de l’oublier ; il y a déjà tellement d’efforts, investis dans cette relation, tellement d’espoirs qu’il devient dur de s’imaginer déclarer forfait maintenant – mais c’est permis. Gaeul n’a pas l’habitude de cette version-là de la Péruvienne, n’a pas l’habitude de la voir aussi contrariée, aussi confuse, ça l’effraye d’être celle qui a causé ça. Mais plutôt qu’un signe qu’elles ne sont pas faites l’une pour l’autre, elle veut que toute cette détresse qui les habite à l’idée d’être ensemble soit la preuve de l’étendu des sentiments qu’elles éprouvent l’une pour l’autre. Alors elle se pousse à prendre un pas de recul. À arrêter de prendre les décisions d’Alessa à sa place pour une fois.

Au lieu de quoi, Gaeul décide qu’il serait plus raisonnable d’attendre qu’il fasse assez jour pour que ce soit d’étiquette de se pointer à la maison de son psy et de demander un troisième avis. Demander si c’est naturel d’avoir autant peur de sortir avec quelqu’un, parce que she's freaking the hell out.

« Don’t be mean to pandas, dude. You look like shit. » La réaction knee-jerk de Gaeul est de plisser les yeux en un regard menaçant, mais son sourire est trop difficile à contenir  face celui d’Alessa. Elle grince un tsk dramatiquement exagéré. « Thanks, lâche-t-elle, antipathique, I take it back, by the way, Satan. I hate you. » Ça sonne impossible même à ses propres oreilles. Elle s’acharne un peu plus à essuyer les traces de son mascara et laisse Alessa la conduire loin de la foule qui s’est graduellement amplifiée près des sanitaires – de l’odeur atroce, surtout, et du vacarme conséquent. Quand elle ouvre les yeux, ils sont rougeâtres d’irritation, et elle a du mal à les garder ouverts trop longtemps. « Look – of course I want to be with you. That's why i came here. Wasn't that like the whole point of your message ? Focus, Gaeul. » Gaeul repose son poids sur son autre pieds, battant des cils pour se faire à la lumière plus forte de ce côté du rooftop. « What ?? Fuck off, I'm nervous. Was here second-guessing myself all night, and you could’ve come here to slap me for being a figurative dick up your ass about wanting us to be a thing. » C’est la source de toute son anxiété, d’ailleurs, parce que jusqu’à là leur relation a été celle de push & pull constant, et le plus souvent c’est Gaeul qui fait tout le pushing – à un moment, elle s’en est lassé, et le doute s’est installé mais comme toujours elles n’en ont pas parlé.

Elle refuse de lâcher la main de la biologiste, assoiffée de tendresse et d’affection après cette lourde discussion. Elle refuse de la laisser dévier son regard ailleurs, aussi, veut son entière attention sur elle malgré le monde qui les entoure. C’est égoïste, et needy as fuck, mais Gaeul se penche pour déposer un petit baiser contre le coin de ses lèvres afin de s’accaparer à nouveau de son attention, puis un autre juste pour se rappeler pourquoi elles essayent in the first place. Pour ne pas dire je t’aime. « You will never be a disappointment to me. Your actions will sometimes, disappoint me, but that will never set you up to be a disappointment to me. Like when you forget to water my plants and I get angry and call you Smother Nature ?? Yeah. But you will never be a disappointment to me. I’m fucked up enough as a person to know better than to think like that of people. Une pause. Besides, no one can really compare to my dad disappointment wise. You’re fine. » Ses bras chutent pour ceinturer la taille d'Alessa, rappelant à Gaeul qu’elle a oublié son verre quelque part mais qu’elle a trop bu anyway. Elle s’arme d’un sourire penaud et d’yeux bien gros, grimace à dire oh now you wanna be exclusive mais sans jamais vocaliser la taquinerie. Plutôt, elle se rapproche un peu plus de sa copine et fuck, il y a des papillons dans son ventre et une aise qui s’installe, du genre même feeling qu’elle a eu la première fois qu’elle l’a entendu rire sans retenue ou la première fois qu’elles sont sorties en non-date.

Autour d’eux, il y a encore plus de monde qu'il y en avait cinq minutes plus tôt et c’est chiant parce que c’est censé être son endroit secret, ce rooftop. Gaeul hésite à se détacher d’Alessa par peur de la mettre mal à l’aise même si c’est kinda trop tard, mais ses doutes sont tus par les bras qui viennent encercler son cou. Soudain, leurs lèvres se rapprochent et le reste se fond facilement dans le décor. Elle ne prête même pas attention au gasp choqué de la fille qui les matait en douce dans le coin depuis taleur.

Lorsqu’elles se redressent, Gaeul a un sourire encore plus gros. Somehow. Tellement gros que ses joues lui font mal. C’est un peu l’alcool et un peu les mots d’Alessa, mais elle est satisfaite et putain de fière d’elle. « Holy shit I think this is the longest you talked to me without undressing me and or kissing me to distract me. » Genre, vraiment – et Gaeul est sérieusement fière d’elle d’avoir essayé. Pour elles. Il y a un groupe de dudes qui vient se poser devant eux, et c’est une raison de plus pour partir d’ici. « Come, souffle-t-elle, laçant leurs doigts et la traînant jusqu’à l’ascenseur qui les conduirait jusqu’au lobby où son chauffeur l’attend sûrement. Let's leave before someone makes a comment on how nice your ass looks in this dress and I have to give them a spontaneous face aesthetic reform, although they're not wrong. » Cette fois, la mélodie de l'ascenseur l'emmerde moins. Honnêtement, Gaeul a juste envie de rentrer avec Alessa. Elle a besoin de calme, de silence, et de sa copine pour qu’elle réalise enfin que tout ira bien pour elles. « Hey, we’re not dressed for anything casual and even though I promised you something fancy, we can totally ditch the party, pick some tacos and head to that hotel room i told you about if you’d like. » La Péruvienne est trop belle ce soir pour ça, et Gaeul aurait préféré se vanter un peu plus de sa cavalière – mais elles sont tipsy, et fatigué. Ses lèvres forment une fine ligne, ses sourcils se froncent.  « Unless you wanna sober up and have lobster and soup for dinner. Do you want lobster and soup for dinner ? I just want to make it up to you for tonight. I just want to comfort you. »
AVENGEDINCHAINS



Altschmerz

n. weariness with the same old issues that you’ve always had—the same boring flaws.
Contenu sponsorisé


[flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa Empty
(#) Sujet: Re: [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa   [flashforward viteuf] lessons in patience | gaeul&alessa Empty
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» ALESSA ➽ feel the rythm
» Les Chroniques d'Alessa

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: seoul :: Jamsil
Sauter vers: