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Quispe Alessa


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(#) Sujet: mrs. lonely - bora&alessa   Mar 11 Sep - 14:59


bora & alessa

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Troisième verre d’infame whisky coca premier prix et premier snif enfilés, Alessa se laisse couler dans son siège, insensible aux rumeurs joyeuses qui saturent la pièce. Même la musique, noyant pourtant les conversations dans son boum-boum indifférent, lui semble étouffée par une distance à peine tangible. Les effets du crack commencent à remonter de la peau de ses bras jusqu’à son cerveau dans un frisson continu et presque imperceptible. Son dos se fond avec le revêtement cuir du canapé luxe du possesseur de l’appartement – qui qu’il soit, Alessa ne se rappelle que de sa crête blonde jaune d’œuf et sa voix de quadra mal vieilli qui est resté coincé dans une espèce d’adolescence disgracieuse. A intervalles régulières, la sonnerie se fait entendre et l’hôte de la soirée va ouvrir en se munissant de son plus beau sourire taillé dans des rides grossières, lançant un heeeeyyyy plein d’entrain aux arrivants, et leur fournissant d’office un verre d’alcool quelconque. Malgré son regard brouillé, la Péruvienne n’a aucun mal à le reconnaître ; c’est le seul qui se démène en courant dans toute la pièce principale comme s’il courait après sa vingtaine perdue. Cherchez le Titeuf mélancolique, vous aurez le cœur de la soirée.

Aussi indifférente que ses congénères étudiants, Alessa attend que les effets de sa cocaïne montent, verre à peine stable entre ses mains détendues. Dix, quinze minutes s’écoulent sans que l’habituelle euphorie ne la gagne. La seule preuve de sa prise ne vient que de sa peau qui se sent maintenant agressée par sa chemise, par le cuir collant du canapé dans lequel elle a envie d’enfoncer ses ongles. Son corps entier devient un embarras ; sa bouche pâteuse résiste vaillamment aux gorgées de whisky coca que la métisse lui assène et sa tête n’est pas aussi légère qu’elle l’aurait dû quand la jeune femme se lève. Elle navigue à vue, ne répond qu’à ses instincts en se glissant par la porte coulissante du balcon où quelques étudiants qu’elle connaît de tête la saluent brièvement. Un grognement se glisse entre ses lèvres pour toute réponse – pour l’heure, Alessa ne pense qu’à la réaction angoissante de son corps, au mal de tête qui semble poindre et à cette sensation désagréable, détestable de ne pas avoir eu son compte.

Elle voudrait rentrer et elle sait que c’est la chose à faire. Son corps trop léger commence à lui faire peur tant il lui réclame davantage. La précision de ses gestes comme seule chose pour la sauver, son premier réflexe est de se sortir une cigarette, et toutes les injures qu’elle se lance mentalement ne l’arrêtent pas. Stupide, illusionnée. Tout espoir d’arrêter lui semble désormais naïf – qui était-elle pour se croire capable d’arrêter, alors que sa dose habituelle n’est même plus assez forte pour qu’elle s’en passe ? Ses doigts s’accrochent à la rambarde et elle glisse sa clope industrielle entre ses lèvres. Tire trop fort sur la première latte et enfin, sent ses muscles se détendre. L’anxiété part, le dégoût reste. Le reste du bâtonnet se délite entre ses doigts à mesure qu’elle tire pour oublier sa peau trop sensible qui l’agace, les bruits alentours qui l’agressent et la sensation de redescente qui a précédé de trop près au high. Elle grogne presque lorsqu’une nouvelle venue s’accoude à la rambarde un peu trop près d’elle, sort une nouvelle cigarette pour s’en distraire. Elle sent le regard pesant de la jeune femme sur son visage et sur ses mains, attend d’avoir allumé sa seconde clope pour relever les yeux dans sa direction.

A n’importe quel autre moment, l’agacement aurait laissé place à la culpabilité. Peut-être qu’en voyant Bora, elle aurait dû s’adoucir, lui offrir un sourire soucieux mais affable, plaider sa cause ou alors essayer de se rattraper silencieusement pour ses absences répétées et trop régulières… Mais ce soir, son cerveau en manque lui hurle son besoin de rentrer, de s’enfermer chez elle, de rester seule pour ne pas risquer de reprendre une dose. Elle considère ses options – retourner à l’intérieur et attendre de se calmer, au risque d’écorcher le canapé vif, rentrer à pieds avec les risques qu’un tel trajet à quatre heures du matin comporte, s’isoler dans une pièce avec ses démons ou rester sur ce balcon, attendre la redescente dans l’air frais du matin, quitte à se montrer plus sociable qu’elle ne s’en pense capable. La solution lui semble toute tracée, et pourtant c’est à contrecœur qu’elle gratifie Bora d’un « yo » peu amène. Elle n’a même pas la force de regretter sa brusquerie qu’elle s’entend enchaîner : « T’es venue toi aussi ? Dis-donc, elle a du succès, la soirée de l’ex-Vengaboy. » Avec force regret, elle constate que sa cigarette se rapetisse dangereusement jusqu’au filtre. Impatiente, elle écrase le mégot et le jette dans le jardin en contrebas d’un geste rageur, et ressort son paquet, cette fois plus sociable : « Tu veux ? C’est aux fruits rouges, c’est pas dégueu. »
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(#) Sujet: Re: mrs. lonely - bora&alessa   Dim 14 Oct - 13:59

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Elle navigue dans la brume éthylique de son esprit, un verre entre les doigts. Presque vide sans jamais l’être totalement. C’est qu’elle s’est pas beaucoup éloignée du bar improvisé depuis le début de la soirée. Elle connait même pas l’hôte, elle a juste suivit quelques garçons rencontrés dans un bar un peu plus tôt. Ils ont insisté pour l’emmener, et finalement se son évanouie dans la foule de l’appartement. Alors Bora est seule au milieu d’étudiants aux figures parfois familières, pour lesquels elle ne voue qu’une vague indifférence. Elle a presque l’air vaillante comme ça, à tanguer entre les corps, les pieds incertains sur le sol souillé, les yeux fixés sur une mer floue d’obscurité et de dédain. Et dans sa conscience altéré, y a cette sensation que tout est décuplé. Les éclats des basses qui résonnent dans son crâne. L’empreinte humide du t-shirt de son voisin contre ses bras nus. Le goût amer de l’alcool sur sa langue. L’infâme vide creusé par l’absence. Le sommeil qui l’appelle et qui, elle le sait, ne fera que la narguer une fois qu’elle s’échouera dans son lit.

Putain d’insomnie. Bora préfère encore laisser l’alcool lui brûler les lèvres, irriguer ses veines, plutôt que de s'abandonner à elle. Elle poursuit un idéal d’oubli sans jamais parvenir à l’atteindre. Son corps est soûl mais son esprit demeure étonnement lucide, martelé pas ses angoisses retrouvée. Par dépit elle avale le reste de son verre, et se glisse maladroitement pour le remplir à nouveau, avec la première bouteille qu’elle rencontre. Rien n’a d’importance, cette soirée elle-même n’est qu’un simulacre d’enjouement. Y a rien à fêter ici, s’agit simplement d’avaler assez d’alcool pour oublier qu’à l’aube tout recommencera, cette putain d’existence qu’elle a cru pouvoir adorer et qui tout à coup semble à peine tolérable.

L’alcool coule lentement le long de sa gorge, imprimant un voile d’aigreur sur ses lèvres. Son corps ploie sous le manque de sommeil, et elle l’ignore. Son verre est à nouveau remplis par un congénère aux yeux consumés par l’ivresse. Il disparait comme il est arrivé, elle même pas le temps de le remercier.

Retour au point zéro. C’est comme ça qu’elle avait fini par surnommer ce fameux jour où elle a hésité, les deux pieds dans la rivière gelée. Le point zéro. Avec le recul, Bora s’dit qu’elle aurait mieux faire d’y aller. L’avantage du néant, c’est qu’on peut pas tomber d’avantage. C’est atteindre l’absolu. Tout se fige. S’élever à nouveau c’est savoir qu’à un moment donné, on s’écrasera à nouveau. Et c’est la chute, le plus douloureux. La brune se dit, les lèvres trempée dans son alcool, qu’elle resterait bien à cet état d’inexistence. Ça semble confortable, vaguement futile, ô combien délétère. Mais on s’y habitue. Le corps s’adapte, et tout espoir d’aller mieux semble naïf.

L’air saturé brûle ses poumons. La foule commence à l’asphyxier. Elle veut respirer. L’ingénue au cerveau cramé par la vodka se glisse lentement entre les corps, jusqu’au balcon exigu, déjà occupé par ailleurs. Bora s’impose à côté de la fille, et tire son paquet de cigarette de la poche arrière de son jean. L’air nocturne et sa tendre fraicheur appelle une autre habitude trop destructrice. Elle glisse le rouleau de nicotine entre ses lèvres-cicatrice, encore estampillée de l’empreinte de ses dents. La flamme du briquet illumine brièvement la nuit, le temps d’enflammer le papier, et elle coule un regard vers l’autre fille. La voir de dos suffit à Bora pour la reconnaitre. Alessa c’est un genre de fantôme du passé, elle aussi. Les spectres, ils s’accumulent dans le crâne buté de la jeune fille. L’autre finit par la saluer. Elle répond d’une interjection similaire, neutre, et tire sur sa cigarette, observant la fumée qui s’élève vers l’indigo du ciel. « Je suis juste venue pour l’alcool gratuit. » Son verre quitte la rambarde en guise d’illustration, et elle en avale le contenue d’un geste accablé. Étrangement, l’atmosphère extérieure lui fait prendre conscience d’une ivresse qu’elle n’a pas ressenti à l’intérieur. Elle décline l’offre d’une nouvelle cigarette en aspirant le poison qui s’échappe de la sienne. « ça fait longtemps. T’as l’air contente de me voir, ça fait plaisir. » un sourire narquois étire ses lippes.





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(#) Sujet: Re: mrs. lonely - bora&alessa   Ven 26 Oct - 21:26

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Ce soir tout espoir d’un progrès quelconque entretenu ces derniers mois lui semble dérisoire. Une chimère à laquelle elle continue de s’accrocher à défaut de savoir faire mieux. Comme d’habitude, Alessa se retrouve dans un face à face bien familier avec sa défectuosité, et la petite voix qui lui rappelle qu’elle est incapable de rien fait mouche. Elle se sent stupide pour avoir eu l’espoir d’arrêter. Jauge la facilité qu’il y aurait à trouver rien qu’un taz dans une soirée remplie de jeunes comme celle-ci et commence à laisser la résistance céder du terrain à l’impatience. Au moins cela calmerait-il ses nerfs à vif pour ce soir. Au moins aurait-elle la paix pendant quelques heures de cet auto-mépris constant qui l’accable et la descend. Demain elle ferait face aux conséquences et gèrerait le problème. Contacterait un psy, peut-être. Se ferait foutre d’office en rehab pendant quarante-huit heures et poursuivrait sérieusement le chemin de la sobriété. Mais ce soir tout pourvu que ses nerfs se calment et que les démangeaisons ne menacent plus d’exploser sous sa peau, tout du moment que la voix se taise. Parce que si elle n’y met pas un terme qui le fera ?

Près d’elle se profile une silhouette qu’elle guette du coin de l’œil, l’air mauvais. Toute envie de socialiser lui est passée et les salutations forcées que les deux amies s’échangent ne donnent à la Péruvienne que davantage l’envie de se prostrer dans un coin pour n’en plus bouger. Sortir était une mauvaise idée. La pire idée qu’elle ait eu depuis la dernière fois qu’elle avait tenté le coup. Comment en était-elle venue à penser que voir du monde dans un endroit bardé d’alcools et de substances lui serait bénéfique ?

« Je suis juste venue pour l’alcool gratuit. »

Elles se saluent sans autre forme de cérémonie et Alessa accueille le nouveau silence en crachant sa fumée dans l’air et en embarrassant la planète d’un mégot abandonné de plus, sans regret ni considération. L’affection qu’elle ressent d’habitude à l’égard de Bora n’est ce soir qu’un vague agacement qu’elle se déteste de ressentir. Elle n’a pas envie de la lester de ses émotions négatives. Ni de la voir. En vérité, elle n’a pas envie de se sentir coupable. Et c’est la seule émotion que Bora arrive à la faire ressentir à son égard ces derniers temps. « ça fait longtemps. T’as l’air contente de me voir, ça fait plaisir. » Alessa n’a pas trop de mal à encaisser le coup ; elle s’en doutait. Elle lui en veut pourtant, de la confronter ainsi, dans un endroit où elle ne peut se retrancher sur ses excuses habituelles ni faire l’autruche. Parce que maintenant, il va lui falloir répondre de ses actes et c’est la dernière chose qu’elle a envie de faire ce soir. Une main habituée vient frotter son nez pour couvrir sa nervosité et elle reprend une bouffée par dépit.

« Et t’as l’air trop bourrée pour avoir cette discussion maintenant. »

D’un coup de menton elle pointe en direction du verre qui trône fièrement sur la rambarde. Ses essais pour être sociable s’enchaînent avec difficulté et pourtant, focaliser davantage son attention sur comment éviter une conversation qui se rapproche hâtivement plutôt que sur comment calmer les effets de son high mal contrôlé – le même qui la laisse sur sa faim. Et peut-être que c’est mieux.  « Tu veux pas le laisser deux secondes et t’asseoir un peu ? » propose-t-elle, intimant à Bora de la suivre lorsque ses fesses rejoignent le bitume salle du balcon. Elle entoure ses genoux d’un bras, sa clope rejoint sa bouche pour de bon jusqu’à ce qu’elle la termine, cendres épaisses chassées de son jean d’un revers de manche. Son visage endolori commence à apprécier la brise qui lui glisse dessus et elle s’efforce de respirer profondément. Elle ignore si son geste de prendre une troisième clope tient davantage du réflexe ou de la nécessité. A ce point, elle est juste heureuse que la panique qui l’avait prise à la gorge lui donne un léger répit. « Je déteste cet endroit et je comprends pas pourquoi je suis venue. » Les tics nerveux qui agitent ses doigts se calment et son rythme sur la cigarette se ralentit légèrement. Partager son énervement pour se calmer. Retarder le moment où elle devrait se rabattre sur un taz, puisqu’elle arrivait encore à le faire reculer. « Tu vas bien ? » questionne finalement la métisse en frottant le dessous de ses yeux pour en enlever le maquillage coulé par la chaleur. La panique rétrocède et elle s'efforce de l'éloigner encore plus.
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(#) Sujet: Re: mrs. lonely - bora&alessa   Sam 24 Nov - 17:53

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La fraicheur nocturne mord sa gorge nues, comme offerte aux baisers glacials. Un long frisson remonte son échine, trahissant un malaise grandissant. Elle se sent nauséeuse, désireuse de quelque chose sans parvenir à nommer l’objet de cette envie. C’est intangible. L’idée qu’elle ne peut l’obtenir ne fait que la rendre si fébrile. Elle regarde la cigarette se déliter lentement sous l’assaut de la flamme, espérant se défaire de cette fichue envie de vomir. Des lueurs en technicolore dansent derrières ses paupières, et elle en vient à regretter le dernier verre, sans grande conviction.

La présence d’Alessa à ses côtés semble quasi irréelle. Une silhouette éthérée, immatérielle, fruit d’associations inadéquate dans son cerveau. Bora refoule l’envie de tendre une main pour l’effleurer. Elle aspire une nouvelle bouffée de nicotine, ferme les yeux pour encaisser la décharge d’ivresse que lui délivre la dose lorsqu’elle pénètre son sang. Sa peau crépite, son esprit semble flotter hors de son corps. Pourquoi n’arrive-t-elle pas à oublier ce qui la pousse à se soûler. La situation est aussi cruelle qu’agaçante, ça la rend cassante. La présence de la jeune femme lui rappelle surtout son absence ces dernières semaines. Enième abandon. Enième hématome sur son âme malmené. Elle en peut plus, son coeur déborde.

« Et t’as l’air trop bourrée pour avoir cette discussion maintenant.
J’ai pas dit que je voulais discuter avec toi. »

Elle détourne la tête, sa cigarette entre les lèvres. Ses yeux sombres se posent sur la rue sous leurs pieds. Le réverbère projette une lumière jaune et sale sur l’asphalte humide. Il a du pleuvoir plus tôt. Bora grimace, chancèle d’un pied à l’autre, et finit par rejoindre Alessa à terre avec un certain soulagement. Elle s’échoue sur le sol froid, écartant une mèche de cheveux noirs de son front moite. Elle n’avait pas remarqué qu’elle transpirait à ce point.

Le bâton de nicotine a terminé de disparaitre entre ses doigts. Elle jette le mégot restant à travers le bastingage du balcon d’une main, et tire de l’autre son paquet bien entamé, imitant sa camarade. Elle en a besoin pour meuble le silence, pour remplir ses poumons d’autre chose que de l’air inerte. Maintenir l’état second pour éviter de fondre en larme, détourné son esprit de la nausée persistante. Ses genoux se replient lentement contre sa poitrine et son menton se cale entre eux. La nuit d’ivresse a effacé ses efforts d’être jolie comme une vague terrasse un dessin sur le sable. Son mascara a coulé le long de sa paupière inférieure, et son rouge à lèvre n’est plus qu’un vestige incohérent. Il la trouverait sûrement pathétique, et la brune ne pourrait que lui donner raison. La faute à qui ?. La voix de sa voisine se fraye un chemin entre l’enchevêtrement de pensées inachevée. Elle ne réagit pas d’abord, tire frénétiquement sur son tube de papier.

« Tu vas bien ?
Non. Et toi ? »

Un soupir passe ses lèvres, elle fourre sa main libre dans sa poche. La scène a un goût doux-amer, familière et tristement lointaine à la fois. Elle lui a manqué, mais le soulagement que Bora éprouve est masqué par le ressentiment. « J’ai essayé de t’appeler tu sais. Plein de fois. T’as pas répondu. »





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(#) Sujet: Re: mrs. lonely - bora&alessa   Mar 11 Déc - 14:13

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« J’ai pas dit que je voulais discuter avec toi. »

L’intéressée baisse les yeux et bat en retraite. Il ne lui est pas difficile d’admettre ses torts, d’habitude ; aujourd’hui, c’est particulièrement dur à encaisser. Peut-être à cause du contexte, du Johnny de la quarantaine qui fait office d’hôte dépassé par les événements et par les trois générations qui le séparent de ses invités. Peut-être à cause de la drogue qui reste désespérément coincée dans son système et qui enserre son cœur sans lui offrir aucune libération en contrepartie. Peut-être parce qu’elle n’a pas envie de subir de négativité extérieure par-dessus la sienne, qui l’étouffe déjà dès qu’elle y pense. Quoi qu’il en soit, Alessa n’a pas envie d’en venir à terme avec ses erreurs – pas ce soir, pas ici, pas avec Bora, pas avec n’importe quelle justification qu’elle puisse trouver. Elle en vient toujours à ça, à cette facilité dans la cachette, se fermer les yeux pour mieux se berner que ça peut attendre. Que ça ne va pas en ce moment alors qu’elle n’a pas à prendre responsabilités pour ses torts. Conneries.

« Non. Et toi ? »

Elle a posé la question en connaissant la réponse. Se dit que c’est tricher que d’essayer de faire comme si tout allait bien. Alors, elle laisse tomber les conversations vacantes parce qu’elle sait que Bora n’y répondra pas de toute façon. Et que cette fois, elle n’échappera sans doute pas à ce qui l’attend. « J’ai essayé de t’appeler tu sais. Plein de fois. T’as pas répondu. » La métisse hoche la tête. Cette fois-ci, elle n’essaie pas de se trouver d’excuses, de faire une blague qui détendrait potentiellement l’atmosphère et lui permettrait de se dédouaner implicitement de ses erreurs. Elle le réalise à cet instant : Bora avait besoin d’elle.

Les deux amies regardent au loin, assises sur le balcon dégueulasse qui imprimera sûrement une marque sale sur son jean propre, silencieuses. Alessa sait que le silence ne suffit plus et qu’il va lui falloir répondre de son absence. Qu’elle n’a plus de réponse évasive derrière laquelle planquer ses lacunes et que même si elle en avait, ça n’irait sûrement pas à son amie. Elle avait besoin d’elle. L’implicite devenu certitude se glisse dans ses pensées embrumées et elle laisse l’idée se former.  C’est là qu’elle comprend en quoi leur amitié diffère des autres ; d’habitude, on la laisse revenir sans un mot parce que son absence au final n’a fait qu’inquiéter pendant quelques jours, puis on s’y est accoutumés et on a arrêté de compter sur elle. Bora, elle, n’a pas cessé.

« Je sais, commence-t-elle, pardon. »

Ses lèvres restent entrouvertes. Doit-elle se justifier ? Le peut-être seulement ? Elle s’en sent illégitime – aller mal ne justifie pas d’entraîner tout le monde derrière elle et elle a perdu suffisamment d’amis pour se rendre compte de l’égoïsme latent qui ponctuait ses absences, elle en est bien consciente. Que dire alors ? Que sa rupture l’a empêchée de s’ouvrir aux autres sous peine de partir sans laisser de trace lui paraît sonner faux. Que les drogues l’ont rendue inapte à se lier, à sortir de sa tête ? Elle n’a qu’elle à blâmer et force est de reconnaître qu’elle est la seule coupable de s’être laissée tomber ainsi. « J’étais pas au top ces derniers temps. Et…je t’ai laissée de côté, je savais pas que tu avais besoin de moi. » Elle s’arrête là. Peu loquace, trop peu familière avec les mots et les émotions, elle a peur qu’en dire plus lui porte préjudice. « Mais je suis là maintenant », ne peut-elle s’empêcher d’ajouter, comme pour conclure, pour rendre la chose moins embarrassante, sans doute… « Oublie ça en fait, c’est merdique. J’ai vraiment merdé, je suis désolée. J’ai pas d’excuses, sauf des excuses de merde. J’aurais dû être là. »

Elle s’humecte les lèvres. Il ne lui faut que quelques secondes pour sortir une autre clope de son paquet qui diminue trop vite à son goût. Le goût de framboise dépasse celui du tabac et elle s’autorise à se détendre.
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(#) Sujet: Re: mrs. lonely - bora&alessa   Lun 31 Déc - 0:38

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elle déteste cette sensation de flottement. N’avoir aucune prise sur la réalité, et la voir défilée en ayant, au fond elle-même, conscience de passer à côté. C’est un momnt important qu’elle gâche en se soûlant, et c’est son amie qu’elle a une chance de retrouver, à qui elle vomit son dédain éthylique. Aussi faut que le bonheur qu’elle s’invente en buvant. Une fable aux brumes pourpres qui s’estompera à l’aube pour ne laisser qu’un poison corrosif dans ses artères déjà fragilisées. La culpabilité, les regrets qui percent tout. Même son esprit trop endurcit. C’est tellement facile de se leurrer. Moins simple de tromper les autres. Elle ferme les yeux sur ses propres déboirs, mais c’est la pitié qui borde les yeux des passants, quand elle titube au jour levant sur le quai du métro. C’est tellement dure d’affronter la vie d’adulte.

La réponse d’Alessa à sa question, elle la connait. Elle a demandé par habitude, trop conditionnée à s’enquérir de l’état des autres dont elle se contrefout la plupart du temps. Mais la jeune femme, elle ne s’en moque pas. Faut trouver un moyen de la retenir un peu sur ce balcon, même si pour ça il faut passer par la banalité d’une interrogation vide de sens. « Non plus. » ses lèvres épousent le contour de son énième cigarette, et bora remplit ses poumons du vice en regardant au loin. La perspective est vite rompue par les immeubles en face. Ça ne fait rien, elle ne connait que cet horizon-là bora. C’est familier, gris, rassurant.

Le béton du balcon est gelé sous son jean, elle serre les jambes en réaction au froid. Elle attend, écoute la musique trop forte en arrière-plan, et les conversations mélangées des convives exaltés. « Je sais, pardon. » Une volute exhalée peuple un instant le silence très relatif. « c’est pas grave, j’m’inquiétais juste. » la pierre dans son cœur s’allège un peu. Y a trop de fantôme qui hante sa poitrine, un de moins et tout se libère un peu. Toutes les disparitions n sont pas permanentes, et penser ça rassure bora. Elle prend la main libre d’Alessa, et le voilà à siffler leurs clopes respectives main dans la main. « Je t’en veux pas, j’étais pas là pour toi non plus. » un faible sourire écarte ses commissures gercées. « On assure pas, sinon on serait pas là toi et moi. C’est vraiment une soirée de merde. » son rire est plus franc, ça fait du bien aussi, de se laisser aller. Ça décuple les effets de l’alcool – pas suffisamment à son goût, mais assez pour qu’elle n’ait pas l’impression de perdre son temps. « mon copain s’est barré. Tu le savais ? » bora lâche ça brutalement, comme pour justifier sa présence ici, sa cigarette qui flotte entre ses doigts, et l’alcool qui a imbibé sa chair depuis le début de la soirée. Tant de vices auxquels elle s’était juré de renoncer. « et toi, pourquoi t’es là ? » qu’est-ce qui te fait boire, qu’est-ce qui t’empêche de dormir la nuit. Y a comme un besoin de se raccrocher à elle pour une dérive mutuel vers les enfers nocturnes. Pour se sentir moins seule dans le désert des esprits mutilés.







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(#) Sujet: Re: mrs. lonely - bora&alessa   Dim 20 Jan - 18:36

bora & alessa

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L’agitation de l’appartement disparaît partiellement, puis entièrement derrière elles, rumeur couverte par un malaise qui les enveloppe. La colère et l’incompréhension de Bora se heurtent à la fausse indifférence d’Alessa, qui silencieuse descend son énième clope. Dans son silence, elle espère faire fuir la honte, la peur, le high raté, et la honte encore. N’est plus trop sûre de si elle cherche la présence de Bora, le réconfort d’un corps dans son périmètre même le sien se rétracte sous le coup de la pression, ou si elle préfèrerait la faire fuir, et avec elle toute tentative avortée de discussion. La vulnérabilité, les peurs et les hontes n’ont pas pour elles cette qualité scientifique sur laquelle la Péruvienne se repose – il ne faut pas les prouver pour qu’elles existent. Elles s’accoucheront elles-mêmes au moment qu’elles jugent opportun, sueront par tous vos pores et vous étoufferont, parce que la délivrance qu’elles apporteront avec elles serait incapable d’outrepasser la trahison ressentie. L’humain entier s’en retrouve instable à sa fondation et parmi eux, Alessa se maudit de se sentir si faible face aux reproches de son amie. Et de n’avoir que l’aveu de sa faiblesse à lui retourner, n’avoir qu’elle à blâmer. Enfin, mettre des mots sur ce qu’elle se refusait d’admettre.

« c’est pas grave, j’m’inquiétais juste. »

Elle se déteste de s’en sentir soulagée parce qu’elle connaît la chanson. Elle a envie de lui répondre que ça devrait être grave, qu’elle n’a même pas l’once d’une excuse potable à lui sortir, à part qu’elle a été une amie de merde, un poids plus qu’une présence et que Bora n’est certainement pas la seule à l’avoir subie. La drogue parle pour elle et elle se hait de l’écouter, doit se forcer à se foutre une claque intérieurement pour calmer son voyage jusqu’aux méandres de son auto-dépréciation. « On assure pas, sinon on serait pas là toi et moi. C’est vraiment une soirée de merde. » Le rire de Bora entraîne le sien, qu’elle force un peu pour sortir de ses pensées. Elle renchérit : « Le critique pas. Dans vingt ans, quand on aura sombré dans les ravages de l’alcool et des raves à répétition, on regrettera de pas avoir su l’apprécier à sa juste valeur. » Elle hausse les sourcils en s’imaginant la scène décrite, et tire sur sa clope.

La main de Bora se cale dans sa sienne et leurs paumes froides se réchauffent à peine assez pour contrer le froid. Alessa allonge ses jambes devant elle, bascule son menton vers le ciel. Regrette l’absence d’étoiles dans ce ciel pollué qui constitue maintenant son chez elle. Le calme revient, son cœur s’apaise et elle sent les substances recéder un peu de place à sa tête fatiguée. « mon copain s’est barré. Tu le savais ? » Sa main se tend dans celle de Bora et son regard redescend pour détailler le profil de la brunette. « Non. » C’est le problème de ne pas savoir se comporter avec autrui – elle ne sait pas à quoi s’en tenir. Elle a toujours connu Bora avec In Seong. Ne l’a jamais vu lui mais l’a toujours vu à travers elle, partie indépendante d’un duo soudé, si bien qu’en son absence, elle n’est pas sûre de qu’en tirer. De quoi lui dire, si c’est une bonne chose, de jusqu’où elle a le droit de s’immiscer.

« Heureusement que je suis de retour alors, tente-t-elle tant bien que mal. T’imagines si c’était moi qui étais partie et pas lui ? Pfiou… Dix fois pire. Au moins. »

Sa main lâche celle de Bora et elle passe plutôt son bras autour de ses épaules, désinvolte, ramenant la plus jeune contre elle. Elle n’est pas sûre de ses mots, mais de toute façon, elle n’a pas grand-chose de mieux à dire. Sa rupture est bien plus vieille mais elle ne l’a toujours pas complètement procédée. Et elle-même ne le sait que trop, les tu mérites mieux, c’était un connard, y a pleins de poissons dans l’eau ne servent qu’à regretter d’avoir des potes en plus d’avoir eu un conjoint. « Ca fait longtemps ? » Elle aimerait la rassurer, lui offrir sa compassion et ses conseils, mais s’en trouve dénuée. Un seul coup à ses fringues froissées, les cernes qui coupent ses joues amaigries suffisent à s’en convaincre : elle n’a rien de réconfortant à offrir, si ce n’est l’assurance qu’il est impossible de gérer plus mal qu’elle.

« J’avais peur de rester seule. » Sa main frotte son nez par réflexe, geste qui vend son malaise lorsqu’elle ose s’ouvrir. « Je sais pas trop ce que je fous là, fait-elle en agitant sa cigarette dans les airs en un geste vague. « C’est con à dire mais j’ai l’impression de pas avoir de point d’ancrage, ou de réussir à en garder aucun. Je crois que c’est moi qui les fous en l’air. C’est super probable. » Elle se débat avec les mots parce qu’aucun ne lui semble assez juste, tout semble rendre son malheur risible et infime. Et pour une fois, juste une, elle a envie que quelqu’un la prenne au sérieux. « Si tu veux parler de pathétique, moi aussi je me suis faite larguer, mais y a genre un an et demi. Et j’ai pris de la coke ce soir mais ça m’a pas fait d’effet. Vraiment rien. » Elle étire ses jambes, agite frénétiquement ses pieds comme en faisant coucou pour les réchauffer. « T’as vu ? Y a pas qu’Adam Lambert qui sait ambiancer. Moi aussi je gère. » Son sourire exagéré a le sourire de lui donner une tête de conne, au lieu de lui donner son usuelle tête de conne dépressive. Ça fait toujours une qualité pathétique en moins.

« Tu veux aller ailleurs ? Si tu t’amuses trop et que tu veux rester, je comprends », propose-t-elle, tentatrice.

La dernière de ses envies c’est de rester moisir ici dans ses pensées noires.
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† niña / hecha de maíz / dejame abrazarte / dejame tocar tu memoria / acuerdate cuando mordias por querer / aruñabas para sentir / manos Blancas apretando el timon / ‘yendo a 100 / hasta llegar / llorabas en tu silla preguntando:¿adonde puedo alejarme de mi?
Park Bo Ra


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(#) Sujet: Re: mrs. lonely - bora&alessa   Dim 10 Fév - 23:24

Our world's on fire
Where do you want to be
Misery loves company
There's no place I'd rather be



mrs. lonely
ft quispe alessa


Les corps qui balance, suspendu dans le temps, l’ivresse, l’épuisement. En cœur, ils s’effleurent, comme un prémices de retrouvaille. Proximité physique qui veut murmurer que rien n’a changé. Elles sont là, elle est là. elle peut la sentir, au-delà de tous le reste. Du bruit, et du froid, et de l’odeur atroce de la cloque qu’elle fume pourtant si avidement, il ne reste rien. Juste la tiédeur de leurs vêtements qui se frôlent, et l’oscillation imperceptible des squelettes gelés.

Disparaitre. L’action redoutée, pourtant tant aspirée. Bora a toujours rêvé de disparaitre. Dans les nuits les plus noires, les chagrins les plus profonds. S’effondrer de poussière et cesser d’exister. Lorqu’elle y pense à deux fois pourtant, la solution semble vaine. Faire disparaitre un corps soulage t’il vraiment les âmes. Parfois elle songe que ça ne ferait qu’arranger les gens autour. Libérer la société d’un poids, aussi infime soit-il. Bora est lâche alors, lorsqu’elle s’imagine s’effacer, elle renonce toujours. Les doigts sur la trachée, elle se met soudain à imaginer toute la belle histoire qui semble pas vouloir se terminer. Y a des « peut-être » qui se mettent à éclater dans l’air. L’instant d’après, la voilà qui happe l’oxygène éperdument. La peur de passer à côté d’un truc intense, d’un truc trop beau pour être ignoré. Ou simplement parce que le fleuve est trop froid, la tristesse des autres trop lourdes à assumer. La poupée blanche n’a jamais pu disparaitre, parce qu’à chaque fois le doute l’a rattrapée. Incapacité de décision cuisante. Elle n’a pas choisi de naitre. Et lorsqu’il s’agit de s’éclipser, l’angoisse lui ôte tout choix.

Alors elle envie Alessa, même si ça n’a rien à voir. Parce qu’elle est revenue. C’est ce qu’il faut retenir. C’est pour ça qu’elle ne lui en voudra pas. Ça fait naitre un putain de sanglot au fond de sa gorge, elle le retient d’éclater. Ça la déchire de l’intérieur, entre soulagement et regret, et les espoirs indicibles qui continueront de la bouffer jusqu’à l’absolution. Ses lèvres happent sa clope pour se détourner des larmes bêtes. Trop bêtes pour les laisser couler. C’est l’alcool, ça la rend mélancolique. La belle excuse pour pas s’avouer qu’elle est tellement vulnérable. Ses doigts blancs serrent ceux d’Alessa. Presque pour s’y agripper, faire front à la nuit jaune, à l’ébriété qui se fâne trop vite. A la mention de celui qui ne revient pas.

Elle plaisante, ça fait balancer le palpitant de la jolie brune. Elle pouffe, et son rire sonne malheureux. Ça l’a fait rire, avec un sentiment que c’est idiot, parce que ça n’a rien de drôle. Du moins à ses yeux. Pourtant dédramatiser fait du bien. Mettre des mots sur un chagrin si profondément inscrit dans sa chair qu’il semble faire partie d’elle à présent. Inseong avait cette place avant, et maintenant qu’il n’est plus là, ça laisse un creux. Un organe qu’on aurait retiré, un membre fantôme.  

« Heureusement que t’es là. » Le sourire du bout des lèvres, qu’elle cache derrière sa cigarette. Alessa a glissé son bras autour de son corps frêle, et l’air de rien, Bora l’imite, passant le sien autour de son flanc. Elle sait pas trop si elles se réconfortent où se tiennent chaud, c’est trop naturel pour avoir une signification propre. Combien de temps ? combien de nuit se sont évaporé dans la fumée de ses cigarettes. Des nuits à l’attendre à la fenêtre, comme s’il allait changer d’avis et longer le trottoir sous ses pieds, passer la porte comme si de rien n’était, et râler gentiment de la voir encore fumer. « trois mois je pense. »

Pourquoi elle est là ? « J’avais peur de rester seule. »
Moi aussi. »
Elle tire sur sa cigarette qui se consume trop vite à son goût. « Tu veux être seule avec moi ? » Y a les mots d’Alessa qui font écho à ses pensées. Ça la surprend d’abord, de réaliser qu’elle est pas seule à tisser ses idées noires, que dans le fond les humains sont tous ridiculement le même. faut croire que le désespoir a aussi une empreinte génétique, un schéma qui se répète de génération en génération. Même sa tristesse ne lui appartient pas, des centaines de personnes la partagent. « Tu fous rien en l’air. C’est juste que ça craint. Les gens qui nous laissent, le mal que ça nous fait, et cette connerie de cerveau qui fait tout ressasser. Tout ça. » Sa main libre désigne un vaste rien autour d’elles. « j’ai jamais pris de coke, mais parfois je regrette. Surtout les soirs comme ça. » elle regarde les pieds de son amie s’agiter dans l’obscurité, et rigole en l’imitant. « On pourrait aller danser. Pas ici, ailleurs. J’ai vraiment envie de danser. » s’amuser un peu, donner un sens à son ivresse, faire quelque chose de son corps déchiré. « Y a une boite pas loin, c’est gratuit pour les meufs. » bora crache sa cigarette et se lève comme si c’était décidé.  « Prend un verre avant de partir. »







god helps anyone who
disrespected the queen


han ja ruining my life through years:
 
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