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Message  Sujet: the kids aren't alright (yuno ♡)     Mer 24 Jan 2018 - 19:38


the kids aren't alright
(yuno ♡)

Je me suis éclipsé avant le décompte, les douze coups de minuit qui nous conduiront à la nouvelle année. Je me suis enfuit dans le jardin alors que tout le monde attend avec impatience de faire sauter le champagne, de s'embrasser, s'enlacer pour se souhaiter la santé et le bonheur. Ça me parait encore loin, ça reste encore l’année prochaine même si dans dix minutes, 2017 sera derrière nous.

Le jardin des Moon a toujours fait fleurir dans mon imagination des tas d’histoire de pirates, de flics et de voleurs tellement y’avait la place pour y construire une seconde maison, probablement aussi grande que la demeure principale malgré la piscine qui défit celles des compétitions olympiques. Ce soir, il me parait encore plus immense que quand j’étais gamin et je saurai pas vraiment expliquer pourquoi. Tout le monde est à l’intérieur, à se pourrir les oreilles à coups de chansons dont le sens artistique me dépasse complètement et j’pourrai m’en plaindre mais on m’a clairement fait comprendre qu’il fallait attendre minuit pour ça parce que c’est pas encore mon anniversaire et que j’aurai la journée entière du premier janvier pour me plaindre et faire ce que je veux. Sauf qu’à part dormir toute la journée, j’ferai probablement rien d’autre. Alors j’profite un peu du calme de dehors pour m’en griller une avant de prendre un an officiellement dans la tronche. Tu verras, c’est la fleur de l’âge m’a dit mon grand-père mais j’suis pas sûr d’avoir envie de comprendre ce que ça veut vraiment dire. J’suis pas encore prêt à vieillir, pas prêt à devenir un adulte, un grand comme on attend que j’le sois. Même si un jour, j’y serai bien obligé. Alors j’profite avant d’aller me jeter à nouveau dans la foule, de souhaiter un bon anniversaire au monde et à ma frangine qui est probablement trop soûle pour se rappeler de quel jour on est. Probablement comme le reste des invités. Et moi j’ai pas assez bu pour oublier, pour faire totalement table rase de tout ce qui s’est passé, de tout ce que j’arrive pas encore à comprendre.

Et j’y repense, assis sur la balancelle, la clope perdue au bout des doigts, éteinte par la brise hivernale, la bière amer, fade dans l’autre main, je repense à Mimi et à Yuta et ce qui pèse entre eux. A tous ces secrets qui font tanguer dangereusement le fil sur lequel on tente tous les trois de tenir debout. On vacille comme des funambules, manque de peu la dégringolade et la chute tragique. Et parfois, j’ai l’impression de plus rien suivre entre leurs regards à la volée, leurs messes basses qui se coupent brutalement quand j’arrive dans la même pièce. Yuta m’assure que c’est rien, que j’ai pas à m’en faire mais quand ça les concerne, j’peux pas m’en empêcher. J’me rappelle lui avoir dit après l’anniversaire un peu étrange de Mimi et le sien, « si c’est pas grave, pourquoi tu m’dis rien ? si ça doit pas m’inquiéter, pourquoi tu m’en parles pas ? » mais la discussion avait tourné au dialogue de sourds alors plutôt que les éclats de voix, on avait préféré le silence.

Mais c’est coincé dans le fond de ma gorge, dans le creux de mon bide, pèse sur le bout de ma langue chaque fois que je le vois, lourd de la question que je meurs d’envie de lui poser mais que je ravale de peur que ce soit l’étincelle qui allume le grand incendie. Et ce soir encore, elle est là. Ça tourne comme un mauvais disque, une surface rayée qui fait sauter la mélodie, repasse en boucle. Et quand il surgit devant moi, la démarche légèrement titubant, le son augmente. J’entends à peine ce qu’il essaie de balbutier, probablement « pourquoi t’es pas à l’intérieur ? » mais l’alcool l’empêche d’avoir un discours clair. Et moi j’suis plus capable que d’lui servir des regards blasés, attristés de le voir dans un état pareil même s’il se défendra en accusant l’ambiance festive, l’occasion était trop belle pour passer à côté. M’accusera probablement de pas en profiter autant que lui alors que j’avais plus de raisons que les autres de me bourrer la gueule. « Assis toi, tu vas tomber » que j’lui dis après m’être levé pour le stabiliser, mes doigts serrés autour de son bras. Il se dégage, du moins tente alors que j’abandonne ma cigarette dans le cendrier alors que ses bas se drapent autour de moi. J’aurai pu être attendri, j’aurai pu en rire. Mais je peux pas, pas avec ce qui me comprime la poitrine. « Est-ce que tu me trompes ? ».



◊◊◊


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Message  Sujet: Re: the kids aren't alright (yuno ♡)     Mer 24 Jan 2018 - 20:54


the kids aren't alright
(yuno ♡)

J'peux pas parler, j'ai les lèvres collées aux verres. Les miens, ceux que les gens laissent traîner. Pourrait y'avoir n'importe quoi dedans, j'suis pas regardant, tout c'qui compte c'est les effets. L'alcool c'est un pansement pour plaie invisible, y'a que ça qui compte, son goût c'est toujours le même : au début l'allégresse et après t'as des rejets de regret alors bière, vodka, rhum ou whisky on s'en tape. J'ai des rires d'ivresse, le genre incontrôlé et ridicule que je lâche à chaque fois qu'un mec essaie de se rendre intéressant en faisant une blague douteuse qui sobre m'aurait sûrement fait froncer les sourcils et tourner les talons. Je m'affaisse contre le mur parce que j'tiens plus debout, balayant le salon à deux reprises du regard, parce que la première fois j'avais l'impression d'avoir le mal de mer. Ça tangue à gauche puis à droite, le salon, pas moi. Bizarre hein ? À la seconde tentative je réalise que Noam est pas là, j'émets un son semblable à un râle ensommeillé avant de me lancer à sa recherche. Je percute quelques fêtards mais ils m'en tiennent pas rigueur, ils sont trop « plus là » pour faire attention à moi. J'ai vu des trucs circuler et c'était pas que des bouteilles chourrées à nos parents, y'avait des pilules de toutes les couleurs mais je m'en suis tenu éloigné. Un vice, c'est déjà assez.

« Noam ? » J'répète son nom parce que ma langue est toute engourdie, comme après être passé chez le dentiste. En voyant sa silhouette voûtée se découper dans l'obscurité vespérale, je presse le pas pour le ramener à l'intérieur, faut pas qu'il manque le décompte. Je l'aborde, pas comme il faut j'crois parce qu'il me regarde mal. C'est les yeux des gens déçus et malheureux, j'le sais parce que mon père me regarde souvent comme ça. « Assis-toi, tu vas tomber. » Je me réceptionne dans ses bras, menton contre son épaule gauche et souffle dirigé dans son cou. Mes doigts se referment sur lui, plissent son haut dans le creux de son dos. Y'a des moments qui se dispensent de « je t'aime » parce qu'en les vivant, on le sent, ça se passe de mots-évidences. Bah là, j'ai pas besoin de lui dire que je l'aime. « Est-ce que tu me trompes ? » Ou du moins je le pensais.
 
« Quoi ? » Mes bras s'écartent, mes pas mal assurés font de même. Je m'éloigne mais pas trop, juste assez pour ne plus le toucher. « Tu... Tu viens de m'accuser de te tromper, moi ?! » Je sais pas pourquoi mais je le pousse, son pied décolle à peine du sol alors que mon corps lui a dû mal à retrouver son équilibre. Je finis par m'appuyer sur lui et aussitôt j'retire mes mains, comme s'il était devenu lave et moins cendres à son contact. « T'es vraiment trop con. Le seul qui m'a trompé ici c'est toi ! » Balle perdue qui trouve quand même sa cible. Noam ne m'aurait pas « trompé » si je ne l'avais pas poussé à des milliers de kilomètres de moi en lui crachant au visage que je le détestais mais ça c'est un raisonnement que sobre j'aurais pu avoir, dans mon état, le fait que je sois capable d'assembler des mots c'est déjà énorme. « Tu me balances ça pour avoir une excuse pour rompre avec moi ? Bah vas-y dis le clairement, t'es qu'un lâche. T'as toujours été qu'un lâche ! Tu m'as abandonné avec Mimi, j'ai tout dû affronter seul pendant que tu te tapais ta connasse d'américaine. Et maintenant tu te planques dans le jardin et tu me sors ça pour pas avoir à rompre directement ? De toute façon c'est toujours ma faute, c'est ma faute si Mimi est planquée quelque part avec de la poudre au nez et c'est ma faute si je te dégoute au point que tu m'inventes des excuses débiles pour me plaquer. Je veux plus te voir, j'en ai marre ok ? DEGAGE ! » La rage se confond en frustration, mes lippes tremblent, mes dents claquent comme si j'avais pris un bain d'eau glacée alors que j'ai l'être en feu, c'est si vrai que j'serais pas surpris de voir mon sang bouillonné sous ma peau. Ma respiration est plus saccadée que celle d'un fugitif en cavale, sauf que moi j'cours pas après la liberté, je lui tourne le dos.



◊◊◊

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Message  Sujet: Re: the kids aren't alright (yuno ♡)     Mer 24 Jan 2018 - 21:47


the kids aren't alright
(yuno ♡)

Ça fait pas l’effet d’un incendie qui crame tout sur son passage, lentement pour détruire tout ce qui ne trouvera pas grâce à ses yeux. C’est une bombe qui explose, qui rase jusqu’à la dernière once de vie. Y’a plus rien si ce n’est ce silence assourdissant qui bourdonne dans mes oreilles quand il est contre moi, si proche que son souffle me caresse la nuque et si d’habitude il arrive à tout me faire oublier d’un simple regard, d’un simple toucher, ce soir il exacerbe tout ce qui pourrit à l’intérieur depuis trop longtemps. Je lâche ça sans pouvoir le rattraper, sans pouvoir effacer les mots qui viennent de s’échapper de ma bouche. Pendant une seconde, je voudrai revenir en arrière, le prendre dans mes bras et une fois de plus, mettre tout ça de côté, faire disparaître nos colères, nos doutes et nos interrogations étouffantes entre nos souffles que nos baisers auront entachés. Mais la seconde est passée et j’ai pas envie de ça. J’ai envie de savoir, envie de tout déballer et tant pis si ça fait mal. Parce que je sais qu’on est plus forts que ça lui et moi, ce « nous » ne pas peut pas voler en poussières juste pour ça. On survivra hein ? Dis moi qu’on survivra.

Mais dans ses yeux, tout s’éteint. Les étoiles se sont noyées dans le sombre de ses yeux, elles n’y brillent plus et je déglutis avec peine quand je me dis que je suis le responsable de ce vide qui grignote avec appétit le sourire soul de son visage. J’ai l’impression qu’il est sobre tout d’un coup et une autre fois, j’aurai pu m’en satisfaire. Mais pas ce soir. Ce soir y’a rien qui pourrait panser la plaie qui s’ouvre et qui nous éloigne à force qu’elle saigne. Les mots semblent l’avoir frappé comme si ma main s’était abattue sur son visage mais si les rôles avaient été inversés, j’aurai probablement ressenti la même chose. Mais c’est pas moi qui lui cache des trucs, qui échange des murmures avec Mimi et les fait taire dès qu’il entre dans la pièce. Mes yeux ne se posent pas sur elle en attendant le moment fatidique où tout sera dévoilé. Je sais qu’il y a quelque chose mais aucun des deux ne veut me dire quoi. On me répète que tout va bien, que je m’en fais toujours trop. Et peut-être que c’est vrai, qu’un grain de sable devient une muraille insurmontable quand c’est eux, quand c’est lui mais ils m’ont jamais donné de quoi me rassurer. Alors j’imagine le pire et le pire, c’est qu’il aime quelqu’un d’autre. Qu’il en a marre de moi, qu’il a trouvé mieux ou alors qu’il veut juste plus de moi, qui s’est lassé. Le pire, c’est que Mimi sait tout ça et qu’elle ne me le dit pas. Ils sont complices et moi j’suis quoi ? J’veux pas être la victime d’un secret. S’il faut plonger, j’le ferai la tête la première. Mais ils me laissent derrière et je sais plus quoi faire à part attendre, à part me créer des scénarios à la fin dramatique. Le pire, c’est qu’il me laisse encore une fois.

« T'es vraiment trop con. Le seul qui m'a trompé ici c'est toi ! ». J’encaisse alors qu’il ressasse les vieilles histoires, les vieux remords en remuant le couteau dans la plaie. J’cesserai jamais de m’en vouloir pour ce qui s’est passé là-bas, parce que c’était pas correct, parce que j’ai vraiment été un salaud avec elle, parce que j’ai fait le lâche avec lui et Mimi. J’le mérite probablement mais « t’avais qu’à pas me quitter » que je veux hurler. J’aurai un tas de reproche à lui faire, une rancœur à lui étaler pendant des heures mais j’avais décidé que je l’aimais trop pour remettre ça sur le tapis. Je pensais que c’était pareil pour lui, qu’il avait enterré ça depuis longtemps dans le jardin de Mimi, sous notre tente lumineuse. Mais pas assez profond pour être réellement oublié. « –Tu me balances ça pour avoir une excuse pour rompre avec moi ? Bah vas-y dis le clairement, t'es qu'un lâche. T'as toujours été qu'un lâche ! Tu m'as abandonné avec Mimi, j'ai tout dû affronter seul pendant que tu te tapais ta connasse d'américaine.Arrête de sortir cette putain d'histoire ! Les seuls coupables, c'est toi et moi ! » que j’essaie de lui dire mais son discours, il l’enchaîne comme un fusil qui mitraille sans avoir pitié de ce qui restera ou non debout, vivant. Les balles ricochent, se logent là où ça fait mal, où ça saigne le plus. « Et maintenant tu te planques dans le jardin et tu me sors ça pour pas avoir à rompre directement ? De toute façon c'est toujours ma faute, c'est ma faute si Mimi est planquée quelque part avec de la poudre au nez et c'est ma faute si je te dégoute au point que tu m'inventes des excuses débiles pour me plaquer. Je veux plus te voir, j'en ai marre ok ? DEGAGE ! ».

Et je sais pas comment le comprendre, comprendre le venin qui l’anime. Est-ce qu’il se défend parce que j’ai visé en plein dans ce qui le tourmente, dans ce secret qui le pousse à boire, à vouloir l’oublier dans le fond d’alcool dont il sent probablement même plus le goût. Ou c’est parce que le con dans l’histoire, c’est moi et que tout ce que mon esprit tourmenté a réussi à inventé, c’est un méli-mélo à des milliers de kilomètres de la vérité ? C’est l’alcool qui le force à mordre en retour, à attaquer avant qu’il ne soit trop blesser. Parce que pour Yuta, l’attaque à toujours été la meilleure des défenses. Et pour moi, c’était la fuite.

Mais pas ce soir.

Je lui cours après, le rattrape avant de l’obliger à me faire face à nouveau. Au loin, le compte à rebours a déjà commencé mais pour moi, la terre a arrêté de tourner, le temps d’avancer. « Alors qu’est-ce que tu me caches depuis des mois ? Je t’ai vu avec Mimi, j’ai vu la façon dont vous vous regardez comme si vous aviez quelque chose à cacher. Alors dis moi ce qui se passe bordel ! Qu’est-ce qui peut être pire que me tromper alors ? Parce qu’honnêtement, si c’est vraiment ça, autant me flanquer une balle entre les deux yeux, ça reviendrait au même. Mais j’peux encaisser, j’peux tout entendre. Mais pas ça. Alors putain, dis-moi Yuta ! Dis moi pourquoi au lieu de me parler, tu préfères te noyer dans l’alcool jusqu’à ce que tu réveilles le lendemain sans te souvenir de rien ?! ». Ma main glisse de son bras, finit par le lâcher. « Depuis quand on se cache des trucs toi et moi ? Depuis quand tu m’fais plus assez confiance pour plus me venir me parler quand ça va pas ? ». J’essaie mais je trouve pas de réponses à tout cet engrenage qu’on a lancé sans même sans s’en rendre compte. Et je sais pas ce qui se passera une fois que toutes les roues se mettront à tourner. Et j’ai peur. Je veux pas te perdre Yuta.




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Message  Sujet: Re: the kids aren't alright (yuno ♡)     Jeu 25 Jan 2018 - 6:00


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« LAISSE-MOI ! » Je veux plus de ses mains sur moi, je veux plus qu'il me regarde, je supporte à peine de voir le nuage brumeux qui se forme à l'orée de ses lèvres. Parlons-en de cette bouche d'où sort tous ces sons discordants, le genre qui te donne envie de te taper la tête contre les murs. Il m'oblige à l'écouter, lui et ses geignements absurdes de mec béni par la vie qui ne voit pas où pourrait être planqué le mal ailleurs que chez moi.
J'crois que je l'ai jamais autant détesté que maintenant.
« Qu’est-ce qui peut être pire que de me tromper alors ? » Pourquoi ça serait moi le problème ? Pourquoi ça serait pas Mimi qui lui cache quelque chose ? Le plus triste c'est que ça lui effleurerait même pas l'esprit de trouver un autre coupable, j'remplis tellement bien le rôle haha. Sauf qu'il a rien contre moi parce que j'ai rien fait, strictement keudal. C'est avec les commissures de traviole et le regard couvert par l'ombre de la maison que je hoche la tête pour moi-même. Il me verra toute sa vie comme celui qui veut tout détruire, même quand j'essaie d'être meilleur, de faire des efforts, j'serai toujours le gars qui a bousillé ce qu'il aime le plus au monde : Mimi et nous. « Parce qu’honnêtement, si c’est vraiment ça, autant me flanquer une balle entre les deux yeux, ça reviendrait au même.J'ai tellement envie de... Tu me.... » Un grognement s'échappe de ma gorge, j'tourne en rond comme un lion dans sa cage. Je pourrais partir, il me suffirait de franchir la barrière mais il serait capable de me poursuivre dans toute la ville jusqu'à temps qu'il ait terminé de vider son sac. Hm, faut vraiment mettre un terme à ces conneries. « Dis-moi pourquoi au lieu de me parler, tu préfères te noyer dans l’alcool jusqu’à ce que tu te réveilles le lendemain sans te souvenir de rien ?! C'est arrivé qu'une fois putain, tu vas me le reprocher combien de temps ? » C'est faux, c'est arrivé trois fois. La première c'était lorsqu'il est venu me récupérer sur le bitume, à moitié inconscient. La seconde c'est quand j'ai oublié son nom à cette soirée où on m'a filmé à mon insu et la troisième il est pas au courant, c'était la semaine dernière. « Depuis quand on se cache des trucs toi et moi ? Depuis quand tu m’fais plus assez confiance pour plus venir me parler quand ça va pas ? Tu parles de confiance en m'accusant de me taper quelqu'un d'autre ?! La différence entre toi et moi, c'est que moi jamais je te croirais capable de me faire mal à m'en crever le cœur alors que toi si. » Y'a un craquement, une fissure et du vide. Le craquement c'est mes nerfs et les larmes qui ne les retiennent plus. La fissure, c'est nous et le vide maintenant c'est moi. « Je t'ai rien dit pour te protéger parce que j'arrête pas de tout foutre en l'air, je voulais gérer ça sans toi mais Mimi a recommencé. » Ça se passe d'explication, il a pigé. Notre princesse à couettes s'est roulée dans le sucre glace et moi comme d'habitude, j'ai monté la garde pour pas qu'on la dérange, pathétique. « Je veux plus de ça. » Là il met un peu plus de temps à comprendre, c'est dans mes yeux qu'il décrypte le message. Le papier est tout froissé et l'encre noire bave à cause des larmes, pourtant ça reste lisible "ce dont je veux plus, c'est de nous." « J'ai pas envie d'un mec qui me voit comme un monstre. J'ai essayé de me racheter et à chaque fois j'échoue. » Les paroles suivantes elles sont comme des morceaux de verre, elle découpe ma trachée, laisse un goût de fer sur ma langue. « Peut-être que toi et moi on n'est juste pas fait pour être ensemble. » Je bascule d'un pied sur l'autre comme si le sol manquait de stabilité mais y'a que moi ici qui est instable.

Je renifle, étalant les larmes sur mes joues diaprées d'un carmin tiède par la horde d'émotions qui me maintiennent pantelant et fébrile. Les couleurs s'estompent mais la douleur et tout le reste persiste, en même temps comment on peut oublier ce qui a été dit ? On peut pas, je peux pas juste ignorer ce qu'il pense vraiment de moi, être sa réponse à la théorie du complot qu'il se fait tout seul dans sa tête au moindre doute alors que pour une fois, tout ce que j'ai essayé de faire c'était du bien. « J'ai plus rien à te dire, je vais rentrer. » Et pour la première fois depuis ce qui me semble être une éternité, j'lui propose pas de le raccompagner.



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Message  Sujet: Re: the kids aren't alright (yuno ♡)     Jeu 25 Jan 2018 - 20:29


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« Tu parles de confiance en m'accusant de me taper quelqu'un d'autre ?! La différence entre toi et moi, c'est que moi jamais je te croirais capable de me faire mal à m'en crever le cœur alors que toi si ». Peut-être qu’il a raison, que j’suis pas le mieux placé pour parler de confiance alors que j’accuse sans preuve, j’le pointe du doigt en lui foutant sur le dos toutes mes théories qui ne découlent que d’une machination purement produite par mon imagination beaucoup trop débordante. J’me demande pourquoi je vois toujours le pire quand il me cache quelque chose, que j’peux lire dans son regard ou dans les plis de son front qu’il ment, qu’il garde pour lui certains détails et me sert les plus beaux, les plus faciles à dire. Mais en fait, la réponse, je la connais. Parce que la blessure, elle est toujours là. Je croyais l’avoir pansé, l’avoir guéri comme il le fallait il y a deux ans, que j’avais tiré un trait sur cette après-midi dans ma cabane, ce « dérapage » qui nous avait tous les deux conduit dans le décor, tué notre relation secrète. Je pensais l’avoir recousu mais je me rends compte maintenant qu’elle n’a jamais été refermé. Les points de suture avaient sauté un par un et aujourd’hui, il n’en reste quasiment plus rien. Le dernier menace de lâcher, d’abandonner. Et cette plaie, elle a laissé échapper un tas de choses que je mettais sur le compte d’autre. Mais la vérité, elle est là juste sous mon nez. Il m’a quitté une fois, m’a descendu au plus bas. Et s’il me laissait encore une fois ?

Et ça gangrène depuis longtemps, depuis le soir où il m’a promis d’essayer, promis qu’on se retrouverait. Pas comme avant mais mieux. Sans craindre les remarques, les insultes ou les regards médisants. Ça gangrène comme un cancer, doucement, sans qu’on s’en rende compte. Sauf les premiers symptômes ont commencé à apparaître : le doute, la méfiance, la peur. J’ai pas oublié. J’ai fait semblant d’y arriver, pour lui, pour nous, pour tout le monde. Son j’te déteste résonne encore, me parasite la tête avec si et des mais, une paranoïa maladive qui me bouffe, m’étouffe quand il ment, quand il prétend que tout va bien alors que le cataclysme est proche. Et peut-être même qu’il est déjà trop tard, qu’on nage à contre-courant, en pleine tempête depuis le début. Peut-être qu’il est déjà beaucoup trop tard et que ce soir, c’est la fois de trop.

« Je t'ai rien dit pour te protéger parce que j'arrête pas de tout foutre en l'air, je voulais gérer ça sans toi mais Mimi a recommencé ». Sans toi. Un pourquoi muet se forme au bout de mes lèvres pour mourir dans le froid dans un nuage expiré fébrilement. Pourquoi toujours sans moi ? Pourquoi pour me protéger ? Au final, j’suis qu’un gosse pour lui. Et lui c’est le grand, celui qui a grandi plus vite que tout le monde, qui se sent obligé de prendre tout le malheur des autres sur ses épaules, qui croit devoir tout assumer tout seul. Et moi alors ? On fout quoi ensemble si tu peux pas t’appuyer sur moi dans ces moments-là ? Je sers à quoi alors ? A quoi je te sers si je suis qu’un gamin qui t’empêche d’avancer ? Je suis quoi moi ?

Moi qui avais tout un sac à déballer, il est celui de nous deux qui s’égosille le plus. J’écoute, les mots me percutent, me bousculent mais je tiens. Je reste debout. « Je veux plus de ça ». Mais je vacille. « J'ai pas envie d'un mec qui me voit comme un monstre. J'ai essayé de me racheter et à chaque fois j'échoue ». Un mec. Alors pour lui, je suis qu’un mec. « Peut-être que toi et moi on n'est juste pas fait pour être ensemble ». Je crois que j’aurai préféré qu’il m’en foute une. Une claque ou une droite, qu’importe. Ça ferait sûrement moins mal.

J’ai dû mal à comprendre, à assimiler ce qui se passe. J’ai l’impression d’assister à la scène, de ne plus être maître de ce qui est en train de se dérouler, je suis qu’un simple spectateur qui regarde impuissant l’amour de sa vie lui dire que c’est fini. Je sais plus quoi faire, quoi dire. Il vient de sonner la fin du combat. Mais aucun de nous n’est vainqueur de cette bataille dérisoire.
Qu’est-ce que j’ai fait …

J’ai fait ce que j’ai cru juste, j’ai fait ce que je pensais le mieux pour qu’on crève l’abcès une fois pour toute, qu’on se dise enfin la vérité, toi comme moi. Et il fallait qu’on en arrive là pour que t’aies enfin le courage de me dire ce qui se passe. Mimi replonge. Et alors ?. C’est égoïste de penser ça parce que tu sais que Mimi, je ferai tout pour elle. Et tu le sais putain. Alors pourquoi t’as cru bon de garder ça pour toi ? Encore une fois. On aurait pu surmonter tout ça ensemble, on aurait pu l’aider ensemble. Mais peut-être que pour toi, ça veut rien dire. Que ça a jamais fait sens. Et ça fait mal, ça fait putain de mal.

Je le regarde détourner les talons en ajoutant qu’il a plus rien à me dire. Et moi ? Et moi putain ! Alors je lui cours après, le contournant pour lui faire face. Et je suis plus responsable de rien. Mes mains se pressent contre ses épaules pour le retenir d’avancer, je le bouscule pour qu’il recule. Ça lui semble brutale, violent même mais j’en ai plus rien à foutre de ce qu’il pense. « T’as peut-être plus rien à dire mais moi si. J’aurai probablement dû le faire depuis longtemps mais j’croyais que c’était derrière mais comme t’es premier à déterrer les vieilles histoires, peut-être qu’il est temps que j’fasse pareil ». Ma voix s’élève, elle tremble, incertaine de ce qu’elle pourrait provoquer en se libérant. J’ai peur. « Tu me traites de lâche à la moindre occasion mais le premier qui a fui, qui a mis un terme à tout ça, c’est toi. T’es parti le premier, tu m’as quitté alors t’as pas le droit de te plaindre pour ce qui s’est passé après. T’as pas le droit de faire ton miséreux, le mec trompé parce que c’est toi qui voulais plus de moi, de nous ». J’reprends mon souffle mais je trouve rien d’autre que la suffocation. Je cours après un oxygène inexistant. « Alors t’as pas le droit de m’en vouloir pour ça, plus maintenant. T’as pas le droit de dire que c’est fini, t’es pas tout seul dans cette histoire ! Même si tu penses toujours l’être. Que ce soit pour nous ou pour tout le reste ! Tu crois toujours devoir porter tout tout seul, tout garder pour toi et je sais pas pour quelles putains de raisons ! ». J’arrive plus à respirer alors je sais pas comment les mots font encore pour sortir de ma bouche. « J’compte pas pour toi, c’est ça ? J’compte pas assez pour que tu me parles de Mimi et de sa rechute ? Me protéger, tu parles, c’est que des conneries ! Faut que tu te fasses à l’idée que tu peux pas sauver le monde Yuta, t’arrives déjà pas à te sauver toi ». Mais peut-être qu’il veut pas qu’on le sauve. Peut-être qu’il veut juste qu’on le laisse sombrer. J’ai le cœur comprimé, chaque battement affolé me fait l’effet d’une décharge électrique qui me tord le bide.

Pourquoi il a pas simplement demandé pourquoi je pensais qu'il me trompait ?
Pourquoi il m'a simplement expliqué depuis le début ce qui se tramait ?
Pourquoi ?
Pourquoi.

J’ai plus la force. Je l’aime mais c’est plus suffisant. Plus suffisant pour nous maintenir ensemble. Alors j’me résigne, baisse les armes. « Si … si tu penses vraiment qu’on est pas fait pour être ensemble, alors vas-y, pars. Si t’es malheureux avec moi alors vas-t-en. J’veux que ton bonheur mais si c’est pas auprès de moi que tu peux le trouver alors … ». Alors tant pis.

Je reste devant lui, sans bouger de peur qu'il prenne le moindre de mes mouvements comme une invitation à partir, à sortir de ma vie à tout jamais. Mais je veux qu'il reste, qu'on évite le naufrage, qu'on s'épargne la fin tragique du Titanic. Mais peut-être qu'il est trop tard.

Peut-être. Peut-être pas.




◊◊◊


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Message  Sujet: Re: the kids aren't alright (yuno ♡)     Lun 29 Jan 2018 - 18:56


the kids aren't alright
(yuno ♡)

Il m'assène ses épithètes missiles : « t'es lâche » , « pathétique » , « t'as pas le droit de souffrir quand c'est toi l'auteur de cette souffrance » , « c'est ta faute », « regarde ce que tu viens de faire, on se désagrège encore une fois parce que t'es un minable qui a pas su nous assumer y'a deux ans et que ça pèse sur moi. J'vis dans la peur que tu me plantes encore la poitrine et que tu repartes les semelles en sang sans te retourner comme tu l'as déjà fait parce que t'es bon qu'à ça, répandre le chaos partout où tu passes. Tu sais pas m'aimer, regarde ce que tu me fais ! »

Alors je le regarde, avec le filtre de mon esprit, celui qui a traduit ses paroles en beaucoup moins édulcoré. J'aime pas ce que je vois, moi en larmes et lui avec les stigmates de la déception partout dans ses yeux et son corps qui révulsé par moi à déclencher ses défenses immunitaires en me faisant barrage. Sa voix est ferme, coléreuse. Il est habité par la révolte et c'est d'habitude moi qui suis de ce côté là et lui du mien.
J'aime pas ça.
J'ai toujours été conscient du déséquilibre de notre relation, j'suis la tache noire qui s'épanouit jusqu'à ronger sa lumière qu'il contre balançait jusqu'à ce qu'on y trouve notre compte. C'est lui qui nous a maintenu ensemble jusqu'à maintenant, pas moi. Depuis le début je nous ai saboté, comment il a pu accepter un tel deal : « Ok je t'aime mais je t'assume pas alors tu la fermes, tu vas faire comme je dis sinon nous deux ça existera pas. » Et surtout comment j'ai pu oser lui demander ?

Je ravale quelques larmes, récupère un peu d'air avec la respiration fêlée. L'oxygène ricoche dans mes poumons et ressort aussitôt comme si eux aussi pensaient comme moi, j'devrais arrêter d'essayer de survivre à ça et abdiquer. « Noam. » Prononcer ces quatre lettres c'est comme recevoir quatre coups de poignard mais ciblés au même endroit, là où avant ils avaient leur place. « Je suis lâche, je le sais. Je sais aussi que je t'ai demandé de partir, que j'suis horrible et j'aimerais pouvoir te donner raison. Te dire que je t'ai trompé pour que t'aies ça à ajouter sur ma liste de toutes les choses dégueulasses que je t'ai faites et que tu puisses passer à autre chose plus vite mais c'est pas le cas, désolé de te décevoir encore. » Je m'interromps pour maitriser ma mâchoire  dysfonctionnelle qui ne cesse de faire claquer mes dents entre elles, une nouvelle goulée d'air et je poursuis. « Tu comprends pas ? Tu vois pas pourquoi j'essaie de te mettre en dehors de tout ce qui pourrait foutre le bordel dans ta vie ? C'est pas pour sauver le monde, je suis pas un super héros. Je voulais me racheter en gérant Mimi sans toi, pour pas que t'aies à te soucier d'elle. Je te l'ai pas dit par pur égoïsme alors m'invente pas un titre que je mérite pas d'avoir puis elle m'a aussi suppliée d'pas te le dire, règle tes comptes avec elle aussi maintenant que j'en ai rien à foutre que ça pourrisse ton petit monde où tout le monde s'aime et vit dans la joie et la bonne humeur. Désolé aussi pour ça, de pas réussir à y vivre avec toi. » Je tire sur les manches de sa veste, celle qu'il m'a passé plus tôt dans la soirée pendant sa tirade sur « dégage si je te rends malheureux parce que je veux que ton bonheur blablabla. » Je lui jette la veste au visage, il la récupère au vol. « J'ai pas envie d'être sauvé mais merci de penser que j'en ai besoin. Je suis tellement un déchet que tu penses que je suis une épave en détresse qui a toujours besoin de toi pour affronter demain ? » C'est le cas pourtant alors pourquoi je lui dis. « J'ai pas besoin de toi. » Tellement faux, je regrette déjà. « C'est fini. » Pardon pardon pardon. Viens on fait comme si j'avais rien dit et tu me prends dans tes bras en me berçant et en me soufflant à l'oreille que t'es désolé et moi je vais faire pareil puis on bougera plus jusqu'à avoir le corps endolori de se tenir trop fort. Ça te dit qu'on fasse ça ? S'il te plaît. « Au revoir. » Je m'en vais jusqu'à ma voiture, m'y enferme, fait face au vide de la rue et d'mon cœur qui avant était rempli de lui. Je m'affaisse contre mon siège, d'abord sans rien faire, juste, je contemple c'que je viens de détruire puis j'percute et là les sanglots me submergent. Je tape du poing contre le volant et je demande « Pourquoi j'ai fait ça ? » mais y'a personne pour me répondre parce que la place où il était censé être est vide elle aussi.
Je reste à l'arrêt bien vingt minutes, le temps de pleurer mes morts : Mimi, lui, nous, moi.
Être endeuillé des vivants c'est pire que de l'être des morts,
tellement pire que j'y arrive pas mais je démarre quand même, laissant dans mon sillage encore une fois des fragments de tout c'que j'ai bousillé.



◊◊◊

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Message  Sujet: Re: the kids aren't alright (yuno ♡)     Sam 10 Fév 2018 - 21:18


the kids aren't alright
(yuno ♡)

J’aurai voulu hurler. Hurler contre toi pour que tu la fermes. Pour ne plus t’entendre. Comme un gamin, j’ai voulu me boucher les oreilles et m’en aller loin. Parce que si t’avais rien dit, nous deux, y’avait pas de raison que ça change. Si t’avais rien dit, c’est comme si rien ne s’était passé. Je voulais hurler plus fort que toi en espérant que ça te réveille, espérant même que ça désamorce les effets de l’alcool. Espérant même que tu reviennes. Mais t’étais déjà loin, loin de moi, loin de nous. T’as pris ta décision et encore une fois, tu l’as fait tout seul. Tu l’as toujours fait alors je devrais pas être surpris. Quoi que je dise, quoi que je fasse, t’as déjà fait un choix, un choix qu’est pas le mien. Mais c’est toujours comme ça avec toi, j’ai jamais mon mot à dire. Mais c’est peut-être de ma faute aussi, à toujours tout acquiescer par peur de te faire fuir. J’ai accepté tellement de choses pour toi, même des choses dont je me serai jamais cru capable. Je me suis fait violence tellement de fois que j’ai arrêté de compter. Je l’ai jamais fait en vérité parce que pour moi, c’était normal de faire tout ça pour toi, pour t’avoir près de moi. Même si c’était pas tout de toi, c’était mieux que rien. Et je te l’ai dit, vivre dans l’ombre m’aurait pas dérangé si ça voulait dire que je pouvais être avec toi. Mais peut-être qu’au fond, c’était juste que des conneries.

Je te voulais pour moi tout seul et l’afficher aux yeux du monde. Je voulais qu’on arrête de mentir, de se cacher pour ne pas déranger alors qu’on faisait rien de mal. T’aimer ça a jamais été mal. J’ai fini par comprendre que j’étais le seul à le voir comme ça. Quand Mimi nous a suppris y’a deux ans, j’avais l’impression de respirer pour la première fois, de ne plus retenir mon souffle de peur qu’on nous découvre. Enfin que je m’étais dit, enfin on va pouvoir être ensemble sans se soucier des autres. Mais je m’étais trompé. Encore aujourd’hui, je me trompe sur toute la ligne.

« Noam ». Je recule, le souffle soudainement arraché quand tu prononces mon prénom. Arrête. T’as pas le droit. Jusqu’à ce soir, j’adorais t’entendre m’appeler, je me pliais volontiers sous les sonorités de cette habitude. Jusqu’à ce soir, ça m’aurait décroché un énorme sourire, plus grand ma tête si ça avait physiquement possible. Mais là, c’est comme si t’avais plongé ta main dans ma poitrine pour broyer mon cœur entre tes doigts, le serrer jusqu’à ne plus le sentir battre.

« J'aimerais pouvoir te donner raison. Te dire que je t'ai trompé pour que t'aies ça à ajouter sur ma liste de toutes les choses dégueulasses que je t'ai faites et que tu puisses passer à autre chose plus vite mais c'est pas le cas, désolé de te décevoir encore ». Tu comprends rien. Mais t’as toujours entendu que ce que tu voulais. Je voulais juste, maladroitement sûrement, que tu me rassures. Que tu me dises que tu pourrais jamais faire ça. Et tu m’aurais demandé pourquoi je pensais un truc aussi con, je t’aurai répondu que c’était la faute de tes secrets avec Mimi. Tu m’aurais engueulé, j’aurai trouvé une vieille vanne pour nous détourner de cette ambiance explosive et on en aurait rigolé. Puis on serait retourné à l’intérieur, j’aurai même oublié ta démarche titubante et quand minuit aurait sonné, on se serait embrassés. Mais tu m’as tout retourné dans la gueule comme pour dissimuler ta culpabilité.

« Tu comprends pas ? ».
Non sinon on en serait pas là.

« Tu vois pas pourquoi j'essaie de te mettre en dehors de tout ce qui pourrait foutre le bordel dans ta vie ? ».
Et toi, tu vois pas qu'encore une fois, tu décides de tout ? T’as pas besoin de me protéger comme si je risquais de m’ébranler au moindre coup de vent. T’as jamais voulu voir que c’est pas parce que tu gardes tout pour toi dans ton coin que t’es le plus fort de nous deux. J’ai encaissé, je nous ai tenu à bout de bras quand tu voulais tout lâcher, quand toi tu te disais que ça en valait pas la peine.

« C'est pas pour sauver le monde, je suis pas un super héros. Je voulais me racheter en gérant Mimi sans toi, pour pas que t'aies à te soucier d'elle ».
Et de quel droit ? Me balance pas que c’est parce que vous êtes liés par le sang. Je sais bien que je suis la pièce rapportée du trio, celui qu’a aucune légitimité mais Mimi, j’y tiens tout autant que toi. Alors pourquoi tu te permets de décider à ma place, de choisir pour moi si je dois me faire du souci pour elle ou pas. Tu vois, encore une fois, tu fais le mec qui veut tout gérer tout seul et après, tu prétends pas vouloir jouer les super-héros. Ça gronde en moi, comme un orage prêt à éclater. Mes mains sont engourdies de se serrer trop fort entre elles. Mais c’est seul moyen que j’ai trouvé pour pas t’en coller une.

« Elle m'a aussi suppliée d'pas te le dire, règle tes comptes avec elle aussi maintenant que j'en ai rien à foutre que ça pourrisse ton petit monde où tout le monde s'aime et vit dans la joie et la bonne humeur. Désolé aussi pour ça, de pas réussir à y vivre avec toi ». T’avais le choix pourtant. T’avais le choix mais t’as rien dit. Et je pourrai m’épuiser pour te prouver que tous les deux, on aurait pu arranger les choses, m’époumoner à te dire que t’avais pas à supporter ça tout seul mais au final, t’aurais pas écouté, hein ? Et je suis fatigué. Épuisé de me battre contre le vent. Et puis, si je pensais encore pouvoir gagner ce combat, toi t’as achevé tout ce qui restait.

« J'ai pas envie d'être sauvé mais merci de penser que j'en ai besoin. Je suis tellement un déchet que tu penses que je suis une épave en détresse qui a toujours besoin de toi pour affronter demain ? J'ai pas besoin de toi ». J’ai dû me retenir de rire. Pas parce que je trouvais ça drôle. Mais pour contrôler ce qui allait suivre. Quand je suis nerveux ou complètement abattu, je suis toujours pris d’un fou rire avant que ne survienne le torrent de larmes. Ça se contrôle pas. Mais j’ai pas envie de m’effondrer devant toi. Je veux pas que tu vois qu’à l’intérieur tout s’écroule, que tu viens d’abattre la dernière pierre de notre relation sur laquelle je me tenais. Tu vois, tu m’abandonnes encore une fois.

Et puis tu me balances la veste que je t’avais donné en début de soirée, tu me la jettes au visage comme si elle te brûlait et que tu supportais plus d’avoir quoi que ce soit de moi sur toi. Que tu me supportais plus moi. Et t’es parti. Tes pas t’ont emmené loin de moi et quand t’étais trop loin pour que je puisse te prendre dans mes bras, j’ai finalement laissé l’orage exploser. « T’as raison, casse toi putain, casse toi et reviens jamais ! J’ai pas besoin de toi non plus, j’ai jamais eu besoin de toi même. J’ai pas besoin de quelqu’un qu’a honte de moi, honte de m’aimer et qui préfère jouer les malheureux dans son coin. Depuis le début, t’en as jamais rien eu à foutre de toute façon ! Si je t’avais jamais avoué que je t’aimais, t’aurais jamais eu le putain de courage de le faire et tu sais quoi ? Peut-être que j’aurai dû fermer ma gueule ce jour-là, j’aurai dû tout enterrer comme toi tu sais si bien le faire, hein ?! J’ai vraiment été qu’un putain de con pour croire que je comptais pour toi, que t’en avais quelque chose à foutre de notre relation. Et t’as raison, t’as pas besoin de moi Yuta, t’as besoin de personne ! ».

A la seconde où tu disparais, je regrette. Je regrette absolument tout ce que je viens de te dire. Mais ma bouche reste close, refuse de t’avouer que c’est faux, que je t’aime à en crever et que je veux que tu reviennes. Mes jambes m’obéissent plus, ne veulent plus bouger pour te courir après et rattraper toutes mes conneries. Alors je reste seul, impuissant face à la tornade qui vient d’avaler le dernier éclat d’étoile.

Le reste de la soirée me revient en petits morceaux incertains, épisodes flous, comme si j’avais été qu’un simple spectateur. Je me souviens être entré dans la maison, bousculé par les bonne année, les joyeux anniversaire et les embrassades. Je me souviens m’être rué sur le bar pour me soûler avec tout ce qui me tombait sous la main. Je voulais comprendre ce qui t’attirait dans l’ivresse. Pourquoi t’y trouvais plus facile refuge que dans mes bras.

Je me souviens avoir avalé une pilule aussi, de la poussière de fée pour combler le vide que t’as laissé. Et aussi peut-être pour comprendre pourquoi Mimi s’y enlise, se conforte dans son conte de fée et ses paillettes plutôt que dans la réalité.

Je me souviens surtout de ce que j’ai ressenti quand j’ai compris que tu reviendrais plus. Pathétique et misérable.

Je me souviens qu’Ingrid m’a retrouvé sur le sol de la salle de bain, à m’étouffer de rire, une bouteille vide serrer contre moi. J’ai refusé de la lâcher, d’abandonner parce que j’ai eu l’impression de te tenir encore un peu contre moi, d'avoir encore un brin d’espoir entre mes doigts. J’ai refusé de lui donner mais au lieu de lui expliquer, j’ai ri à m’en faire mal à la mâchoire. Tellement que j’entendais plus ce qu’elle me disait. Que je voyais plus son visage se tordre dans une moue inquiète. Mais peut-être que c’était pas parce que je riais trop fort. Non, c’était pas à cause des rires mais plutôt des larmes dans lesquelles j’ai voulu me noyer pour oublier. Pour t’oublier. Et quand elle m’a prise dans ses bras, j’ai finalement lâché prise. J’ai laissé ce dernier grain d’espoir, espoir que tu me reviennes, que tout ça n’était qu’un mauvais rêve, j’ai laissé ce dernier grain d’espoir s’évaporer. Parce que si on dit que l’espoir faire vivre, ce soir, il me donne plutôt envie de mourir.





◊◊◊


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