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Message  Sujet: & they will always judge you - ft huan     Sam 13 Jan - 17:57

L’hiver avait pris place sur Séoul, doucement mais surement. Avec ses jours de neige, toujours un peu doux. Avec ses jours où le vent se faisait bruyant, glaçant. De ces jours où il faisait bon d’être chez Saewon et pas dans son petit studio insalubre. Mais il avait sa fierté Yunpil. Sa fierté à vouloir dire j’m’en suis sorti, sa fierté de dire qu’il n’avait pas eu besoin d’aide, qu’il n’avait pas eu besoin de ces mains qu’on ne lui avait jamais tendu ou presque. Ou trop tard. Il avait sa fierté pour ne pas demander à son amant, compagnon, ancien professeur aussi, de venir vivre avec lui dans son grand appartement à Jamsil. Il avait sa fierté pour vouloir s’en sortir seul, comme il l’avait toujours fait, même s’il savait que l’homme plus âgé ne serait pas contre. Bien au contraire. Mais il avait déjà émis des arguments contre de son côté, pas tant qu’il serait à l’université, pas tant qu’il ne pourrait pas payer aussi le loyer. C’était un peu égoïste, il s’en rendait compte. Sans doute trop égoïste surtout avec Byul, son fils. Il méritait mieux. Mieux que le studio miteux à Hongdae, avec le grand lit pour eux deux, la porte de la salle de bain qui ne fermait plus et la petite kitchenette qui avait eu de meilleurs jours. Oui il méritait mieux. Mais il ne méritait pas d’être non plus exposé à une société cruelle aussi tôt. Aussi vite. Parce que son père aimait un homme. Plus âgé. Plus respectable aussi. Vraiment plus respectable. Il n’y avait pas de comparaison à faire entre un host, escort encore aussi, et un professeur d’université. Aucune comparaison.

Non il ne méritait pas ça. Et il avait le cœur serré Yunpil, en regardant son fils jouer dans le parc avec la neige tombée durant la nuit d’avant. Il avait le cœur gros l’étudiant en écoutant les éclats de rire de son petit bout d’homme qui courrait encore et toujours, sans concevoir ce qui pouvait peser dans le regard de son père. Jusqu’à ce qu’il tombe ce petit bout. Jusqu’à ce qu’il tombe et que Yunpil soit déjà à ses côtés à le relever, à sécher ses larmes, des promesses d’une crêpe, d’un chocolat chaud. Des promesses de retourner chez ‘Wonnie’ de voir les chats juste pour empêcher ces larmes de crocodiles de couler. Ca avait marché. Un temps. Il avait arrêté de pleurer Byul, sa tendre étoile. Il était même retourné jouer. Mais après les pleurs, il y avait eu les caprices. De ceux qui rendaient Yunpil totalement perdu. Des caprices parce qu’il refusait de rentrer. Des caprices avec ces larmes qu’il avait pourtant chassées auparavant. Et des pleurs aussi. Violents. De ceux qui secouaient son petit corps contre lui. De ceux qui le faisaient se débattre dans son étreinte. De ceux qui rendaient Yunpil plus fatigué qu’il ne l’était déjà. Plus fatigué encore avec ses nuits au club, avec ses cours et les examens qui s’approchaient, avec tout ce qui s’accumulait. Et l’envie d’élever la voix. Mais c’était Byul. Il n’avait jamais élevé la voix contre son fils. Jamais. Mais ces pleurs inutiles, et sans doute que son petit bout était fatigué aussi, étaient usants. Au point qu’il le supplie un peu. « Byul, trésor … S’il te plait ... » Et sans doute que la scène aurait pu porter à confusion. De voir ce jeune homme, pas forcément tiré à quatre épingles tenir contre lui un enfant qui se débattait. Sans doute qu’on ne voyait pas un père avec son fils.



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Message  Sujet: Re: & they will always judge you - ft huan     Dim 14 Jan - 13:07



Jamsil. Huan avait souvent l’occasion de mettre les pieds dans ce quartier mais c’était rarement tout à fait pour elle. Plutôt pour le travail ou, très souvent, pour Xiao Ming. Son fils était passionné de sport, surtout de basket. Il aimait faire un tour près des stades et quand leurs finances le leur permettait, il venait voir un match mineur d’un sport ou d’un autre pendant le week-end. Huan n’était pas une grande adepte mais ça faisait tout de même partit des moments privilégiés qu’elle passait avec son petit et à ce titre elle aimait ça comme ça.

Mais aujourd’hui elle était seule. Elle venait de faire un peu de repérage pour les prochains membres du corps diplomatique de Chine qu’elle allait devoir accueillir et guider en dehors de leurs rendez-vous important. Ça n’allait être l’affaire que de quelques heures mais Huan était le genre de femme à mériter son salaire, ne laissant rien au hasard. Ça expliquait que son sac à main soit remplis de prospectus relatant les différents évènements qui auraient lieu dans les dates qui l’intéressait et les douleurs qu’elle commençait à avoir dans les pieds à force de marcher sur ses talons hauts.

C’est vrai qu’elle aurait pu favoriser une petite paire de souliers plats… Voir de venir en tenue décontractée avec un jean et une paire de basket… Le fait était qu’elle avait fait les choses très différemment, bon. A cause de la température elle avait choisit un tailleur-pantalon bleu marine avec des boutons dorés sur une chemise blanche et des escarpins foncés. Autant dire que malgré le manteau qu’elle portait le vent hivernal commençait sérieusement à la convaincre d’écourter ses repérages…

Lorsque quelques flocons s’étaient remis à tomber après les tombées de la nuit, Huan avait définitivement décidé d’abandonner pour aujourd’hui. Vu l’heure elle allait arriver pour voir Xiao Ming rentrer de l’école… Ils iraient faire quelques courses (elle profitait honteusement de son fils pour porter les commissions de la voiture à leur appartement!) et puis ils prépareraient le dîner en bavardant, pour peu que son grand adolescent soit d’humeur !

Le plan de la soirée se montait donc ainsi dans sa tête tandis que ses pas l’amenait à traverser un parc pour se rendre plus rapidement à sa voiture garée de l’autre côté. Il y avait quelques cris d’enfants, rieur… Et puis d’autres qui l’étaient moins. Quand on est une mère, même aussi jeune qu’elle puisse l’être, ce sont les pleurs qui nous interpellent le plus… Et c’est donc dans cette direction que le regard de la chinoise s’était porté.

Plus elle marchait plus les pleurs semblaient s’intensifier jusqu’à ce qu’elle tombe sur un spectacle un peu déroutant. Celui d’un homme plutôt grand et carré d’épaule, habillé façon « cuir et blue jean » qui tenait fermement dans ses bras un enfant qui semblait vouloir lui échapper avec force.

Est-ce qu’elle hésite ? Oui. Parce qu’elle était plus petite, moins épaisse et définitivement pas dans une tenue qui lui permettrait de se mettre à courir en cas de problème. Mais laisser un enfant potentiellement en prise avec un… Ravisseur ou dieu sait qui ? Jamais. La jeune femme regarde donc rapidement autours d’elle… Mais aucune autre mère ne semble vouloir débouler sur place. Elle s’approche donc finalement de l’homme et de l’enfant.

« Excusez-moi. »

Son accent chinois perçait mais elle avait acquit une bonne maîtrise du coréen ces dernières années. Huan ancre brièvement son regard à celui noisette de l’homme dont elle voit enfin le visage. Il avait des traits assez atypiques et l’amande de ses yeux était longue, les lui gardant presque mi-clos tandis qu’ils échangeaient ce regard.

« Est-ce qu’il y a un problème ? »

La question se voulait posée aussi bien à l’homme qu’à l’enfant en réalité. Il n’était pas question pour elle d’y aller en mode camionneur en demandant à ce type de laisser cet enfant tranquille, tout ça… Elle ne faisait pas le poids alors autant éviter un maximum la confrontation.

« J’ai entendu le petit pleurer comme s’il avait le diable au corps. »

Une manière subtile de dire que si elle l’avait entendu d’autres l’avaient fait aussi et se ramèneraient sûrement s’ils l’entendaient crier avec l’enfant !

« On dirait qu’il n’a pas très envie de vous suivre. »

Avec un petit sourire crispé. Elle espérait qu’il puisse lui donner un argument quelconque sur son insistance à retenir cet petit gars contre lui…


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Message  Sujet: Re: & they will always judge you - ft huan     Lun 22 Jan - 1:04

Il était fatigué Yunpil. Il avait à peine dormi la nuit précédente avec le club, avait promis à Sae Won de passer, et avait été chercher Byul à son appartement, remerciant Zelda comme toujours de prendre la peine de s’occuper de son fils et il avait roulé en début de matinée, à peine cinq heures, jusqu’à Jamsil. Jusqu’aux bras de Sae Won. Il avait à peine fermé les yeux que déjà le professeur devait se lever, lui intimant de se rendormir. Plus facile à dire qu’à faire. Il avait somnolé quelques heures à peine avant que Byul ne démarque dans la chambre qu’il partageait avec l’homme plus âgé. Et son sommeil avait été mis de côté. Toujours tout pour son fils. Il avait ses habitudes l’étudiant. Il avait ses habitudes, et il s’y calait dans un automatisme un peu triste. Quitte à se délaisser. Parce qu’il faisait tout pour être un bon père. Ses journées de congés, il s’arrangeait toujours pour passer du temps avec Byul, pareil dès qu’il avait un creux dans ses cours. Mais pour autant avec à peine quelques heures de sommeil, oui Yunpil était fatigué. Assez pour finir désemparer dans une situation qui ne lui était pour autant pas inconnue. Même si Byul n’était pas un enfant capricieux, il lui arrivait de pleurer ainsi. À cause de la fatigue, à cause d’une contrariété. Ce n’était pas une nouveauté. Et pourtant il se sentait dépassé Yunpil. Perdu. Assez pour supplié Byul, ne sachant plus vraiment comment gérer avec son fils.

« Excusez-moi. » L’interpellation l’avait surpris, le faisant sursauter tandis que dans un automatisme, il resserrait un peu mieux ses bras autour de son fils toujours peu conciliant. Il n’avait pas l’habitude qu’on vienne lui parler. Surtout pas en pleine journée. Il n’avait pas la tête d’une personne fréquentable après tout. Et si au début on pouvait voir chez lui un grand frère avec son petit frère, bien vite le regard s’arrêtait sur les étoiles tatouées, sur le côté de son cou, qui dépassait de son pull, son écharpe était autour du cou de Byul, et on grimaçait, conscient que le grand frère n’était pas bien sous tout rapport comme on aurait pu le supposer. Non on ne venait pas souvent l’interpeller. « Est-ce qu’il y a un problème ?
- Non. »
Et sans doute qu’il n’aurait pas du être sur la défensive à ce point, parce que le ton de sa voix avait fait redoubler les pleurs de Byul. Sans qu’il ne cesse pour autant de s’agiter, ses petits poings volant un peu trop près de son menton.

« J’ai entendu le petit pleurer comme s’il avait le diable au corps. » Il était braqué Yunpil. Déjà prêt à lui dire que ce n’était pas grave, qu’elle devait se mêler de ses affaires, que ça allait passer. Sauf que la phrase qui suivit lui glaça le sang. « On dirait qu’il n’a pas très envie de vous suivre. » Forcément. Il n’avait pas la tête de l’emploi. Il n’avait pas la tête d’un bon père. Mais entendre qu’il avait kidnappé son fils … C’était toujours aussi douloureux. Il avait déjà eu le coup avant. Ce n’était pas nouveau. Il s’était même retrouver au commissariat de police pour justifier de son identité et de celle de Byul. Il connaissait tout ça. Mais ça restait douloureux. Assez pour que ses yeux se plissent un peu plus, et qu’un bras toujours autour de Byul dans la crainte qu’il tombe, sa main libre plongea dans la poche de son blouson de cuir et qu’il ne tende maladroitement son portefeuille.

« Là … Ses papiers et les miens … J’suis pas un kidnappeur d’enfant. » La remarque était douloureuse entre ses lèvres, presque sifflée. Et tandis qu’il la laissait regarder ses papiers à sa guise, il ne tarda pas à finir accroupi Yunpil, afin d’avoir un meilleur appui pour tenir son fils, désespérant de le voir pleurer toujours autant. « Qu’est-ce qu’il ne va pas trésor ? Hein … Qu’est-ce qu’il y a ? » Mais pour seule réponse, c’était de lourds sanglots qui secouaient son petit corps, et qui brisaient le cœur du jeune père.




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Message  Sujet: Re: & they will always judge you - ft huan     Lun 22 Jan - 8:03



C’était toujours sympa, lorsqu’on se montrait poli, de se faire répondre comme si on était un indésirable. Huan en faisait l’expérimentation, là. Ce n’était pas une première mais bon. Elle avait simplement cherché à se rassurer sur une situation. A proposer son aide en cas de besoin aussi. Mais « non ». Sur le ton agacé, un petit peu, de celui qui avait fait l’effort de ne pas dire « va te faire foutre ». Ca laissait Huan mi-figue mi-raisin pour être honnête. Il lui semblait que c’était impoli… Mais peut être que le jeune homme était juste profondément dédaigneux ou se fichait pas mal d’autrui. Peut-être aussi qu’il n’aimait simplement pas les femmes, misogyne de pied en cape. Huan avait appris à faire avec ce genre de mépris. Adolescente-mère, elle avait affronté pas mal plus intimidant que ce type-là, qui l’avait à peine regardé. En fait elle n’était même pas sûre qu’il l’ait fait. Sans doute ne savait-il même que très vaguement qu’elle était une femme en vrai. Autant dire que si c’était de la pure misogynie il se basait sur pas grand-chose.

Des papiers lui sont soudainement tendus… Et Huan ne s’en saisit pas. C’était quoi ce délire ? Il avait cru qu’elle était de la police ou quoi ?

« Je n’ai pas dit ça. »

C’est vrai qu’elle avait voulu s’assurer du lien entre l’enfant et l’homme qui le retenait… Mais de là à dire qu’elle l’avait traité ouvertement de kidnappeur ? Merci mais non. Il y a des gens qui aiment se poser dans le statut de victime, probablement.

« Au pire j’ai simplement signalé qu’il ne voulait pas partir. »

Elle en rajoutait un peu mais elle avait l’impression de passer pour la méchante, à ce stade. Si le fils (le frère, l’oncle, le cousin, allez savoir) du gamin avait été abordé par un inconnu et étreint de cette façon, il aurait été bien content qu’elle s’approche. C’était un geste responsable, pas déplacé… Ca l’aurait été si elle lui avait sauté au visage mais ce n’était même pas le cas.

« Et je proposais simplement mon aide, nul besoin d’être aussi revêche et peu aimable. »

L’enfant était peut être tombé, s’était fait mal… Ou avait perdu quelque chose dans un banc de neige. Sa question sur la situation et un potentiel problème avait été l’ouverture à un dialogue. Pas à autre chose. Ca l’aurait davantage rassuré sur la situation de ce duo peu orthodoxe que cette attitude brusque et agressive.

Par la suite l’homme l’ignore royalement… Et Huan reste simplement à l’observer avec le gamin un bref instant. Elle n’existait déjà plus visiblement dans son monde et dans cinq minutes, s’il la recroisait, il ne se souviendrait probablement même pas d’elle. Huan jette un coup d’œil à sa montre… Et finit par contourner l’enfant et l’homme qui l’accompagnait, n’en rajoutant pas, ne les saluant pas non plus sur son départ puisqu’elle était de toute évidence mal venue. Son regard tombe quand même une dernière fois sur l’enfant qui faisait son caprice, lui faisant un sourire et un petit clin d’œil. C’est sûr que si son père usait avec lui de la même patience qu’avec les inconnus hein… ! Oui, elle se permettait de juger puisque l’homme l’avait fait le premier, le reléguant au titre d’indésirable.

Huan s’écarte donc de quelques pas, sortant son cellulaire pour envoyer quelques mots à Xiao Ming, lui demander de préparer le four, ce genre de truc. Il lui tardait de rentrer… Et de retrouver quelqu’un qui ne lui jetait pas son mépris à la figure ! Après en avoir bavé en Chine elle méritait carrément mieux que ce genre de traitement maintenant qu’elle en était sorti !


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Message  Sujet: Re: & they will always judge you - ft huan     Jeu 22 Fév - 19:53

Il savait que de base il n’était pas le garçon le plus social du monde. Il le savait bien Yunpil. Il savait bien, et pourtant avec la fatigue, il s’était braqué, s’était montré odieux avec quelqu’un qui ne l’avait pas mérité. Elle s’était juste inquiétée. Normal. Qui ne s’inquiéterait pas en entendant les pleurs constants d’un enfant. Il se serait inquiété aussi. Mais il s’était montré un peu égoïste, craignant déjà le pire, craignant déjà les remarques désobligeantes, les jugements. Il s’était montré odieux, détestable, les papiers et ceux de son fils tendu dans la direction de cette femme qui les avait approchés lui et Byul. « Je n’ai pas dit ça. » Il savait bien. D’autres l’auraient dit. D’autres lui auraient fait des remarques, des messes basses, le regard insistant sur ce petit garçon dans ses bras avant de remonter vers lui, le scepticisme entre les lèvres face à sa dégaine. Pas celle d’un père. Pas celle qu’on s’attend à voir. Alors il s’était braqué. L’excuse était l’amertume, l’habitude aussi. L’excuse était mauvaise. « Au pire j’ai simplement signalé qu’il ne voulait pas partir. » Au pire oui. Mais l’amertume avait été forte. Sans doute sa fatigue. Sans doute les pleurs de son fils qui lui vrillaient le cœur. Il n’avait pas de véritable excuse au final. Et accroupi au sol, son regard sur Byul, ses mains serrant son petit corps de peur qu’il s’échappe, de peur qu’il cède sous ses sanglots trop forts. Il avait son fils entre ses bras, parce que ses pleurs ne s’arrêtaient pas et qu’il devait avoir la gorge irritée à force. « Et je proposais simplement mon aide, nul besoin d’être aussi revêche et peu aimable. »

Il savait. Yunpil ne savait juste pas y faire. Il n’avait pas eu le mode d’emploi pour savoir comment parler aux autres. Il n’avait pas eu le mode d’emploi pour affronter le monde sans serrer les dents et être sur la défensive. « J’suis désolé … J’sais pas … j’sais pas quoi faire. Il n’arrête pas de pleurer. » Et l’excuse était passée facilement entre ses lèvres. Peut-être que la gentillesse de Saewon déteignait sur lui. Et l’excuse était passée facilement entre ses lèvres, la suite moins, parce que c’était difficile de reconnaître qu’il était dépassé. Qu’il ne savait pas quoi faire. Hissant son petit garçon contre lui, sa main en dessous de ses cuisses, il se tourna vers la femme qui l’avait alpagué, sans mauvaise attention contrairement à ce qu’il avait pensé. « Les gens … Ils pensent toujours que ce n’est pas … mon fils … ‘Suffit me regarder … Enfin je sais pas pourquoi j’vous raconte ça … Juste … Désolé ouais. » Socialement inapte. Déplacé. Comme toujours. Parler aux autres c’était difficile. Trop. Il n’était pas habitué. Et ça se voyait. Son regard baissé, un peu fuyant. La soudaine envie de cacher son visage derrière son fils. Si seulement celui-ci ne tapait de ses petits poings contre son torse. « J’pense qu’il est fatigué … Il m’a jamais fait ça avant … Je sais … Je sais pas trop. » Papa perdu. Il était certes père. Mais il était également qu’un gamin aussi. Même pas encore vingt ans. Et ça se voyait là. Ça se voyait à son air perdu, et ce sentiment d’être dépassé qui l’entourait.



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Message  Sujet: Re: & they will always judge you - ft huan     Mar 27 Fév - 16:34



Huan pouvait être butée… Mais elle n’était pas cruelle non plus. Et si parfois la rancune pouvait s’inviter chez elle ce n’était pas non plus un gros trait de caractère chez elle. De fait, lorsque le jeune homme lui adresse à nouveau la parole, semblant dépassé par les larmes de son fils, elle finit par ranger son téléphone dans sa poche à nouveau, faisant quelques pas pour rejoindre le duo. Elle prend encore un instant pour réfléchir… Avant de demander :

« Est-ce qu’il est tombé ? Est-ce qu’il a froid ? Faim ? Sommeil ou mal quelque part ? Vous lui avez demandé ? »

Elle pose un index contre son menton, réfléchissant un peu à la question tout en précisant :

« Vous êtes le mieux placé pour reconnaître les pleurs de votre petit garçon. Et au pire se tromper ce n’est pas punit par la loi... »

Huan était bien placé pour savoir que quand on avait un enfant très jeune on pouvait vite se sentir dépassé et coupable de ne pas être en mesure de donner la réponse qui convient à un comportement. Et puis il ne fallait pas oublier une donnée importante :

« Peut être que ce sont aussi des larmes de crocodiles. »

Peut être que sous ses dehors un peu « biker » ce jeune homme était du genre à passer beaucoup de caprices à son fils. Peut être que ce dernier essayait d’en tirer un peu profit, disons ! Tous les enfants passaient par cette étape où ils testaient les limites de leurs parents. Parfois ils n’en sortaient même jamais ! Par chance Xiao Ming était du genre à sentir très très vite lorsqu’il atteignait une limite et il avait tendance à reculer avant de faire le pas de trop… !

Quant à ce que « les gens disaient » et dont elle aurait tout à fait pu faire partit si la situation n’avait pas été éclaircie rapidement, Huan fait remarquer brièvement :

« On s’en fiche de ce que pensent les gens. Dans quelques années il vous rendra fier. »

Et là c’était l’expérience qui parlait. Elle a un sourire qui se veut réconfortant pour le jeune homme, se présentant rapidement, histoire de :

« Je m’appelle Zi Huan. »

Puis, si jamais ça pouvait faire se détendre un peu l’homme en face d’elle :

« J’ai connu ce genre de situation compliquée. »

Et à le voir avec son fils : elle avait même connu cette situation avant lui ! C’était peut être plus difficile pour une femme, parce qu’elles étaient jugées plus durement… Mais elle, elle trouvait surtout admirable que ce père, aussi jeune soit-il, soit toujours dans la vie de ce petit garçon des cils duquel de grosses perles translucides avaient perlés.

Il est question de fatigue… Et Huan acquiesce. C’était une solution plus que probable.

« L’hiver les enfants se fatiguent plus vite. »

Il y avait une raison biologique à ça… Avec le corps obligé de brûler plus de calories en hiver et tout ça… Mais si elle avait un jour eu ces explications de son pédiatre aujourd’hui Huan n’en avait plus tous les tenants et aboutissants alors elle allait éviter de trop développer pour ne plus savoir conclure !

« Mon fils est hyperactif. Croyez-moi des crises j’en ai vu des tas. »

Et elle avait eu envie d’abandonner mille fois au moins ! Ceci étant dit :

« Mais ça finit toujours par en valoir la peine. Hein mon trésor ? »

Huan a un sourire pour le petit garçon qui s’était à demi pelotonner dans les bras de son père. Elle en revient à ce dernier, pas vraiment plus grand qu’elle ou de peu.

« Peut être qu’il veut juste attirer votre attention. »

Passer plus de temps avec lui, l’obliger à n’être là « que » pour lui. Un petit caprice qu’il n’avait pas nécessaire le droit de faire mais qui avait un peu plus de légitimité quoi.

« Vous habitez loin ? »


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