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Kwon Areum
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(#) Sujet: SUN GOES UP ❜ junyoung.   SUN GOES UP ❜ junyoung. EmptyMar 21 Fév - 12:01
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[ ULSAN, 2013 ]


le chemin pour rentrer chez elle, appartement terriblement usé plus que véritable maison, semblait s'allonger au fur et à mesure que les secondes passaient, comme éternelles, révélatrices d'un mauvais présage. encore une fois, elle allait subir des maux inimaginables, encore une fois, les calamités se déchaîneraient sur sa personne, frêle, à l'incapacité de se défendre. elle avait atterri dans le cercle vicieux de la tourmente depuis plusieurs mois, et depuis, rien ne semblait ébranler le désir abominable de l'agiter. c'était comme si le monde entier se liait contre elle et ne lui permettait pas d'avancer, car on ne lui tendait jamais de perche ou une gracieuse main pour la sortir des situations compliquées. aujourd'hui, elle avait osé espérer une journée sans troubles, calme depuis le début de la matinée, areum hors de portée des agitateurs. pourtant le sentiment d'angoisse était monté en elle depuis qu'elle s'était levée, et n'avait aucunement disparu au fil des heures écoulées. mettant toutes les chances de son côté, elle s'était éclipsée du collège après tous les autres, espérant vainement que la bande liée à toute sa douleur soit déjà envolée, partie vaquer à des occupations plus intéressantes que d'assiéger d'amertume sa propre personne. alors elle courrait sur la route, de toutes ses forces, gouttes de sueur perlant son front au bout de quelques minutes. areum n'avait ni le métabolisme adéquat, ni la forme nécessaire pour tenir la cadence longtemps, poids inconvénient d'une demoiselle aux espoirs brisés, lorsque les quatre silhouettes qu'elle redoutait apparurent dans son champ de vision, au loin. et les battements du cœur s'envolaient à la chamade, tandis qu'elle, restait debout, figée, gelée d'appréhension. elle n'osait plus bouger, respiration muette, alors qu'ils s'approchaient vivement, dédain collé à leur visage, à tous. areum, tu m'as manqué aujourd'hui. souffla la reine, tournant autour de sa proie comme une lionne affamée. t'as oublié ce que je t'ai dit ? tu le sais pourtant, que je ne veux pas que tu quittes l'école la dernière. je suis déçue. et d'un simple geste de tête, les trois suiveurs s'élançaient sur leur butin du jour : areum crédule, areum balancée de tous les côtés, areum mise au sol. tu croyais vraiment pouvoir nous échapper ? ça aurait pu marcher, si t'avais pas autant de poids à perdre. les cheveux tirés, l'uniforme tâché de poussière, et le corps piétiné ; la collégienne n'arrivait plus à rétorquer aux autres, à leurs vils mots, depuis bien longtemps, depuis que la gamine s'était rendue compte que ses propres paroles ne faisaient qu'accentuer sa descente aux enfers. ou à énerver davantage ses bourreaux, qui prenaient un malin plaisir à la tourmenter, défense inexistante d'une demoiselle qui souffrait en silence. elle n'entendait que les rires égayés, ne sentait que les coups dans le ventre et dans les jambes, attendant qu'ils se lassent, dans un affreux mutisme.

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(#) Sujet: Re: SUN GOES UP ❜ junyoung.   SUN GOES UP ❜ junyoung. EmptyVen 3 Mar - 17:46
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[ ULSAN, 2013 ]

Le regard hagard et le corps usé par une dure journée de labeur, junyoung traînait sa peine autant que le reste de marchandises invendues dont il avait la charge ; jeudi était le jour du marché et il y restait du petit matin jusqu’au soir. Dans le froid et dans l’incessant vacarme que l’on pouvait s’attendre de ce type d’endroit. Cela faisait partie de son travail ; partie des nombreux « petits » devoirs que lui avaient confié l’église pour qu’il puisse être hébergé sans avoir dépenser le moindre sou qu’il n’avait pas.

Malgré le lourd poids qu’il ressentait sur ses épaules - surtout pour le jeune adolescent meurtri qu’il était - il s’agissait de la première fois depuis sa fugue, trois ans plus tôt, qu’il avait un véritable toit. Qu’il pouvait, quelques jours par semaines, être le jeune homme qu’il aurait dû être. Depuis cette nuit fatidique où il prit la décision de partir, junyoung avait enchaîné petits boulots, fait la manche, dormi dans les plus insalubres endroits qui soient. Pouvoir fermer les yeux la nuit sans avoir à se demander comment il allait survivre le lendemain était un luxe qu’il pensait ne plus jamais retrouver.

Son regard, qui paraissait pourtant sans vie, était de fait plus lumineux que jamais.

S’avançant à son rythme dans des ruelles cruellement vides, le natif de Busan aperçu au loin un groupe de jeunes gens, probablement plus jeune que lui-même, « discuter ». Rien de bien étrange : voir des collégiens ou des lycéens traîner après la fin des cours était chose commune, ici comme ailleurs. Et cela aurait pu en rester là mais ces derniers commencèrent soudainement à bousculer une cinquième personne, avant de commencer à lui rouer des coups comme s’il s’agissait d’un punching ball.

« YAH !! » hurla junyoung tandis qu’il s’avançait vers eux ; mais aucun d’entre eux ne s’arrêtèrent dans leur tâche, comme si l’adrénaline les rendaient sourd du monde qui les entourent. Et lorsque l’un des agresseurs attrapa une bouteille vide jusqu’alors posée au sol, ne laissant même plus la possibilité de douter de ses intentions, l’aîné des jung n’hésita même pas à lâcher ses deux gros sacs pour accourir vers celle qui était déjà écroulée par terre.

CLANK. La bouteille se brisa sur son épaule lorsque junyoung fit rempart de son corps pour protéger la pauvre adolescente. Le choc fut douloureux mais rien d’intolérable : il avait connu pire. Et comparativement aux coups de pieds de sa sœur jumelle, il s’agissait plutôt d’une piqûre de moustique.
« Ça va pas ?! Vous aurez pu la tuer ! » Hurla à nouveau le garçon tandis que les délinquants, surpris par cette soudaine apparition, reculèrent tous d’un pas pour mieux juger la situation. Malgré l’intervention de cet étranger, ils étaient toujours quatre. Et lui comptait même pas pour un car il avait quelqu’un à défendre.

« Hey le vieux, on t’a jamais appris à n’pas te mêler des affaires des autres ?! » Lança un des deux garçons, la voix pleine d’insolence. Et il n’attendit pas une réponse puisqu’il s’élança ensuite, sans hésitation, le poing levé, vers celui qu’il s’attendait être sa nouvelle tête de turc.
Malheureusement pour lui, il était tombé sur la mauvaise personne. Un premier coup de poing au niveau du plexus solaire pour le couper dans son élan. Puis un coup de pied retourné pour l’envoyer immédiatement rejoindre le créateur. Amen.

« Déguerpissez, sachez que je fais pas de différence entre garçon et fille » menaça le futur policier tandis que les trois autres bullys, surpris par la tournure des évènements, n’eurent pas d’autres choix que de prendre leurs jambes à leurs cous tout en traînant leur quatrième membre, devenu maintenant un poids. Dans sa tête il répéta sa dernière phrase, se demandant s’il n’y aurait pas eu une réplique plus classe comme « le marteau de la justice est unisexe » mais cette pensée disparue très vite lorsqu’il se rappela qu’il y avait quelqu’un au sol.

« Est-ce que ça va aller ? Viens je t’accompagne à l’hôpital ! » Sa voix était d’une douceur rare ; et sans attendre la moindre réponse, il la souleva comme une princesse, faisant davantage attention que s’il manipulait de la porcelaine.

(c) SIAL ; @Kwon Areum


Kwon Areum
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(#) Sujet: Re: SUN GOES UP ❜ junyoung.   SUN GOES UP ❜ junyoung. EmptyMer 8 Mar - 15:32
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[ ULSAN, 2013 ]


son enfer, c'était les autres. elle vivait dans un monde façonné pour les gens qui ne lui ressemblaient aucunement. les coups qu'elle subissait étaient considérés comme de vulgaires chamailleries, des petites désaccords habituels que tous les gens de son âge affrontaient. lorsqu'elle était allée se plaindre, parce qu'elle avait osé le faire malgré les menaces de ses bourreaux, son professeur principal avait estimé son cas comme quelconque. les preuves (bleus et griffures sur ses bras et ses jambes, ecchymoses qu'elle dissimulait derrière son uniforme et son jogging sous sa jupe), n'avaient rien donné de concluant et areum était repartie comme elle était arrivée : misérable, avec davantage de brutalités à l'arrivée, harceleurs ayant eu vent de son entrevue avec leur professeur. aujourd'hui elle n'avait même plus la force de pleurer, areum habituée au schéma qu'elle vivait depuis des mois. cette fois-ci, ils avaient daigné l'emprisonner au milieu des rues qui n'étaient pas passantes, parfois, ils se déchaînaient directement dans le collège. alors elle fermait les yeux, mordant l'intérieur de ses lèvres pour supprimer les geignements de douleur, mutisme volontaire. elle ne voulait pas leur donner de raison de continuer davantage, leur faire plaisir en sachant que ses cris sonnaient comme une mélodie aux oreilles des quatre sanguinaires. dédale de violence à l'égard d'une gamine innocente, brutalités qui lui bloquaient son ouïe, interpellation masculine qu'elle n'avait pas entendue, jusqu'à temps que les coups cessent sur son corps... paupières décidées à subitement s'ouvrir, silhouette protectrice penchée vers elle, bouts de verre qui s'éparpillaient sur le sol autour d'eux. areum trop abîmée pour comprendre la scène (irréaliste) qui se déroulait désormais sous ses yeux, l'inconnu gérant l'un des garçons avec force, tandis que les menaces fusaient et que la bande de fauteurs de trouble partait à vive allure. membres engourdis, bras en sang et jambes griffées, areum n'avait pas eu le temps de se relever pour le remercier qu'elle sentait son corps s'élever dans les airs. douleur éclatante, gémissements qu'elle ne parvînt pas à contenir tandis qu'elle essayait de bouger pour reposer ses pieds à terre, complexée par son propre corps qui était surélevé et qu'on empoignait. s'il te plaît... lâche-moi... la cruauté elle la goûtait depuis qu'elle était gamine, enfant non désirée, gamine à l'existence compliquée, père parti, pauvre... grosse. elle n'avait jamais été embarrassée par son poids auparavant, la mère se moquant bien que sa fille soit en surpoids ou non (qu'elle trouvait parfaite, comme elle était, s'efforçant de la nourrir convenablement malgré l'argent qui ne coulait jamais à flots). le problème, c'était les autres, la société. et avec l'âge, areum s'était mise en tête qu'elle ne rentrait pas dans le moule. on s'évertuait sans cesse à lui dire qu'elle était trop différente, et que son physique y était pour quelque chose, les insultes fusant, finissant par la convaincre qu'elles étaient probablement justifiées. areum haïssait se faire manipuler, paniquait dès qu'on la frôlait, de peur qu'on la juge, qu'on sente ses kilos en trop. appréhension qu'elle vivait, en ce moment-même. s'il te plaît... areum sentait les sanglots arriver.  

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(#) Sujet: Re: SUN GOES UP ❜ junyoung.   SUN GOES UP ❜ junyoung. EmptyDim 1 Oct - 23:05
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[ ULSAN, 2013 ]

La violence était présente dans toutes les strates de la société moderne, même là où l’on s’y attend le moins. Ça, c’était quelque chose que junyoung avait appris à vivre avec très tôt dans sa vie ; tandis qu’à l’école les enseignants nous apprenaient que l’être humain, créature intelligente et censée être empathique, était maintenant sur le toit du monde, force était de constater que nombreux de ces mêmes humains ne valaient pas mieux que de simples sauvages. Stupides, effrontés, égoïstes. Et si le natif de Busan avait fait face à de nombreuses situations brutales au collège, ou des adolescents allaient jusqu’à faire saigner l’autre par jalousie ou par complexe d’infériorité, c’était bien la première fois qu’il voyait un tel déferlement de haine.

Son corps avait réagi par lui-même et ce n’était vraiment pas parce qu’il se sentait l’âme d’un héros – il en avait jamais été aussi loin - ; il ne supportait surtout pas qu’une personne se fasse corriger d’une manière aussi unilatérale, par non pas un mais quatre adversaires. De vrais hommes se faisaient face à un contre un. C’était une question d’honneur.
Mais il n’y avait guère de déshonneur de fuir un combat que l’on ne pouvait gagner ; en toute objectivité, les quatre bully n’avaient aucune chance face à leur nouvel adversaire. Il n’était pas juste un punchingball, il s’agissait du punchingball personnel du numéro 1 de Busan, Jung Nayoung. Et cette pensée, même si elle resta dans son esprit qu’un court instant, lui arracha un maigre sourire. Aussi effrayante puisse-t-elle être, elle lui manquait quand même pas mal.

La petite voix de l’adolescente le ramena soudainement à la réalité. Alors qu’il s’apprêtait à la porter dans ses bras jusqu’à la clinique la plus proche, elle le supplia d’une voix faible de la lâcher. Il savait qu’elle avait besoin d’aide ; son regard était meurtri et son corps l’était tout autant. Mais il n’était personne pour elle et celle-ci avait tous les droits de lui demander cela.
C’est ainsi qu’il la déposa à nouveau sol, délicatement. Même si son cœur ET sa raison l’encourageaient à l’amener voir un médecin, il laissa Areum décider de son propre sort alors même que ce n’était pas la meilleure idée. « Attends-moi ici deux secondes » lui demanda tout de même le jeune homme avant de « l’aider » à s’asseoir sur une caisse en bois. Puis sans crier garde, il partit en courant dieu savait où.

Junyoung réapparu finalement quelques minutes plus tard, avec les sacs qu’il avait abandonné tantôt et un autre nouveau en plastique. Le bellâtre s’agenouilla ensuite devant la jeune femme et sorti du sac blanc pansements et antiseptique. Il n’était peut-être pas un infirmier, mais il était spécialiste du premier soin. Encore une fois, ce n’était pas le frère aîné (et victime préférée) de Nayoung pour rien.
« Attention ça va piquer » préféra avertir le policier, étrangement avare en parole.

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(#) Sujet: Re: SUN GOES UP ❜ junyoung.   SUN GOES UP ❜ junyoung. EmptyLun 23 Oct - 15:32




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victime se sent soupirer, ne parvient pas à dissimuler son soulagement lorsque le garçon se décide finalement à l'écouter, et à la poser sur la terre ferme. areum aux trop nombreux complexes, l'appréhension, l'horreur d'être portée se transforme délicatement en délivrance, ses pieds touchant le goudron, comme par miracle. conscience évidente qu'elle serait mieux aux urgences, pourtant, la réticence demeure éternelle, infatigable. areum n'a ni les moyens de se payer des soins, ni l'envie d'être questionnée par les médecins. elle a déjà raconté ce qu'elle vit, depuis des mois, des années, sans la moindre issue. cercle vicieux de violence inouïes, qui ne semble s’essouffler et dont personne n'a l'air de se soucier. dans un sanglot presque inaudible, qu'elle retient derrière ses lèvres fermement verrouillées afin d'éviter l'ultime humiliation (ne l'a-t-elle pas déjà suffisamment été ? rabaissée), elle pose ses pupilles en direction du sol et tente de remettre en ordre ses vêtements trop grands pour elle dès qu'il l'installe sur la caisse en bois trouvée à la volée. la gamine n'a l'air de rien, seule la lueur d'inquiétude émanant des yeux du sauveur, semble embaumer les lieux d'une lumière positive.

inconnu réapparu aussi vite que parti, remèdes à la main. le temps semble alors instantanément se stopper. il revient pour elle, lui, le simple étranger. la bonté du garçon, qui a déjà tant fait pour elle, empiète sur ses propres pensées, incohérentes. ribambelle d'incompréhension alors qu'elle cherche doucement à savoir, pourquoi il l'aide ainsi. le monde alentour ferme constamment les yeux sur les méfaits adressés à areum, différence qui la questionne, qui la réconforte autant qu'elle l'intrigue. d'accord. qu'elle lâche nonchalamment, regard relevé vers le garçon agenouillé devant elle, prêt à soigner ses ecchymoses indélébiles, pantalon de jogging troué, le quatrième en un mois complet. ça fait longtemps qu'areum ne porte plus les jupes réglementaires de l'uniforme scolaire, remarques acérées, venin empoisonné des demoiselles-démons davantage féminines, bien plus jolies qu'areum, critiques qu'elle ne supportait plus. cacher ses jambes pour les protéger éphémèrement, concept extrême qu'areum a appris à adhérer sans le vouloir, manipulée.

elle ne ressent pas la douleur, ni même les picotements sur sa peau abîmée, probablement parce qu'elle est trop habituée, à avoir mal. exténuée, ses iris semblent un court instant briller, rien que quelques secondes, alors que l'interlocuteur s'occupe de ses contusions. merci d'être intervenu... mais vous n'auriez pas dû, maintenant ils vont aussi vous faire la misère. et ils vont encore plus s'acharner sur moi, qu'elle se retient d'ajouter, mutisme passager.
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