1234
seum & regrets (eido 666)

i
HUNDRED MILES 2022 © L'ensemble du forum et de son contenu est la propriété de kernel, fayrell, nuits polaires et celestial wonders et/ou des membres initiateurs. Bannière par NUITS POLAIRES et codage réalisé par CELESTIAL WONDERS. Toute copie totale ou partielle est interdite sans accord préalable. merci de respecter notre travail ❤︎



 
⊱ hundred miles c'est un forum réel asiatique city/universitaire basé à Séoulune réponse par mois minimum — Avatars occidentaux bienvenus ! — Taille des avatars 200*320pxUne semaine pour finir sa présentation — Pas de prise de tête, rien que du love. That's all folks ٩(^ᴗ^)۶
Le Deal du moment :
Manga : le contenu du Tome 10 Collector de ...
Voir le deal

 :: seoul :: Gangnam
Partagez

 seum & regrets (eido 666)


Jung Mikyu
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t12115-jung-mikyu-bis_kyu#355362
ANIMATION ✺ do you want to play a game?
UNE P'TITE PHOTO ? : seum & regrets (eido 666)  Db592f53b8162b29e00edcbed955fa84
AVATAR : THE FIVE STAR MICHELIN ( skz sunshine ; Lee Felix )
POINTS : 1202
MESSAGES : 2461
NOUS A REJOINT LE : 14/11/2021
AGE : 21
seum & regrets (eido 666)  Empty
(#) Sujet: seum & regrets (eido 666)    seum & regrets (eido 666)  EmptyJeu 2 Déc - 15:02

SEUM ET REGRETS ;)

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


━━━━━━━ ✩ this violent delights
━━━━━ have violent ends ✩

Bercé par les bruits de fanfare noctambule l’éclipse est urgence, la respiration hurlante la carcasse embrasse les hauteurs, trouve l'accalmie éphémère sur le rooftop casi-désert du sommet du monde, là où les rois sont gamins et où s'élève l'horreur parmi les splendeurs. Les éclats de glace ont poussé les plus téméraires à rejoindre la chaleur étouffante des corps dansants, s'accrochant, se serrant dans une errance partagée, douce nuit de l'oubli, appel au réconfort de passage qu'il n'a jamais su totalement apprivoiser. C'est quand son derme se confronte à la vision du spectre tapi dans la pénombre - toujours - que la veines se dilatent dans l'urgence, soupçon de fuite au corps ça le prend à la gorge pour se dissiper en buée douloureuse. Une autre silhouette se dissimule dans l'ombre, la compagnie retient à peine son attention, divine dans son fourreau du parjure la paume épouse le visage révulsé derrière les traits d'une beauté exquise, c'est là tout le piège, lui aussi s'était laissé berner par les sourires sans discerner les vices planqués entre les commissures. S'il ne souhaitait pas être témoin il se fait curieux malgré lui, les iris s'attardent plus que de raison, interceptent celles de l'Érinye qui le foudroient de son intrusion, il provoque involontairement son éclipse tandis qu'elle maudit son nom entre ses lippes écarlates.  « — Laisse-moi deviner, c'était entièrement mérité n'est-ce pas ? » il ne peut s'empêcher de persifler, le sourcil s'arque d'un constat semi-moqueur semi-affligé, et dans sa voix grogne les relents d'une répulsion assumée ; people don't change. Il précipite un volte-face, guère désireux de s'attarder d'avantage, son refuge polaire s'est chargé d'une odeur nauséabonde, il a fait naître la fournaise parmi les fleurs de givre, répandant du soufre sur chaque pétale, mais lorsque les doigts agitent la poignée avec empressement le constat est amer. « — C'est-c'est fermé ? C'est fermé ! vient-elle malencontreusement de le piéger ? Est-elle simplement empotée, idiote, vindicative ? — Non non non ! » le poing tambourine tandis que le regard accuse avec hâte tout ça c'est ta faute, pas de doute possible. Il n'est qu'un dommage collatéral à une piètre vengeance il en est persuadé. Après tout, à maintes reprises, lui aussi a été séduit par la pensée de le voir crever de froid dans un coin. Connard. A peine le croiser à leurs soirées communes est une chose, déplaisante mais supportable, être en revanche forcé de le subir de longues minutes seul à seul lui donne envie de se jeter du toit immédiatement.

le cœur se souvient m e u r t r i
l'âme tout aussi i n q u i è t e


five years ago

La recherche de cet endroit précis, à ce moment précis, dans ses respirations se meurent les effluves âcres d'alcool et les soupirs des êtres, Shin s'est perdu au cou d'une distraction précaire, ballet de la séduction coutumier auquel il le laisse s'adonner lorsqu'il ne se déchire pas dans une relation chaotique et jouée d'avance. Il y a des envies de l'oublier elle tout en la gardant en tête à chaque baiser, à chaque étreinte, à quoi bon le mettre face à des vérités connues qu'il ne souhaite pas affronter ? Kyu a toujours su, quand forcer la porte, quand la laisser fermer. Sauf peut-être ce soir, les chambres inspectées une à une, à la recherche de celui qu'il croit connaître, qu'il n'est pas certain de pouvoir aborder. Et pourtant dans ses yeux les lueurs de détresse l'ont amené sur ses traces, il le (re)découvre crachant ses poumons au pied d'un lit, tout géant qu'il est il a des airs de gosse paumé, les épaules secouées d'une hystérie nouvelle, la panique déborde de ses yeux, « — Hey... Seo Eido c'est ça ? Je-je peux entrer ? Est-ce que tout va bien ? Désolé de t'avoir suivi mais t'avais l'air tout pâle tout d'un coup et- et il ignore ce qu'il vient faire dans cette pièce, il s'entend hésiter de ses justifications bancales, l'alcool n'aide pas son discours, encore moins sa crédibilité — Je suis l'ami de Nabo, tu me remets ? il a envie de lui demander, s'il se souvient de lui, redoute la réponse autant qu'il la convoite, il ne sait pas, s'il trouverait du réconfort dans l'anonymat, il y a dans leurs souvenirs d'enfance un brin d'amertume crève-cœur qui retient ses éclaircissements — Tu veux que je l'appelle ? » les pas s'aventurent maladroitement vers lui, c'est la sensation d'un animal blessé qu'il ne faut pas apeurer.





 
Where is my angel? The end of a tiring day. Someone come and save me, please. Is overshadowed by a sigh. I guess everyone's happy. Can you look at me? 'Cause I am blue and grey
Seo Eido
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t11744-seo-eido-username847
hwaryeo ≈ just trust myself
UNE P'TITE PHOTO ? : seum & regrets (eido 666)  96971ec55ebc4711e28dc3e1b029ba6eef84adb1
AVATAR : wong yukhei (lucas)
POINTS : 36
MESSAGES : 484
NOUS A REJOINT LE : 19/05/2021
AGE : 22
seum & regrets (eido 666)  Empty
(#) Sujet: Re: seum & regrets (eido 666)    seum & regrets (eido 666)  EmptySam 4 Déc - 2:27

SEUM ET REGRETS ;)

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


━━━━━━━━ ✩ this violent end
━━━━━ have violent delights ✩

Son empire est un château de cartes - à n'en plus savoir où est le cœur de l'as. Même avant de monter dans la limousine en direction de glorieuses effervescences, Eido savait que la nuit serait sombre. Le pressentiment lui avait collé à la peau tout le long du jour, s'embrasant davantage de mauvais présages à la chute de Phébus ( ô vilain corbeau ). D'humeur cruelle, il avait enfilé son costard. Devrais-je sortir le joker ? Anniversaire d'un allié de taille, amitié frauduleuse. Se devoir d'être présent ! Alors, le magicien s'était paré d'un sourire, d'amabilité et de bonnes intentions. D'une baguette dorée il avait enterré colère et chagrin, angoisse et épuisement. Montre au poignet, chaussures vernies. Cheveux peignés, cravate nouée - perfection pour critère d'entrée. La soirée bat son plein, frappe le cœur et attaque les fous grisés ! Il se mêle aux éperdus, trinque aux limites inatteignables, aux Icares qui jamais ne brûlent, aux Narcisses qui ne peuvent se noyer ! Il enchaîne les verres d'une pression sociale déchaînée, il offre ses tournées pour des deals qui n'ont plus qu'à être signés. Il sourit, sourit de fausseté et acclame les êtres de lumières qui fourmillent sous les faisceaux endiablés ( moi, je ne veux que mes ombres - secrètement j'ai peur du monde ). Titubant, Eido se retrouve pendu aux bras de la première venue. Héritière d'un fameux conglomérat, rien que ça ! Il sourit, sourit encore. Murmure des désirs fantasmés, clame des fantasmes copiés collés... Elle lui prend la main. Le guide, le long du chemin. Fais-moi tienne qu'elle quémande en embrasant son cou à défaut de lui. Feu sans flamme. Les yeux s'attardent sur les vitres qui dépeignent la ville comme un tableau tristement romantique ( roof-top cadavérique ). « — Mmh... J'avais pas vu dans la pénombre, mais t'es pas si bonne en fait. Tu peux me lâcher s'il te plaît ? » Mâchoire de la sulfureuse qui se décroche sous le choc, la claque brise un silence qu'il avait pendant une poignée de secondes trouvé apaisant. La claque voltige - et il préfère peut-être ça à toutes ses caresses. Talons assourdissants annoncent sa sortie, Eido n'a pas l'œil vif des cerveaux inhibés. Il n'entrevoit même pas l'entrée d'un ange déchu ( et si j'avais pu, j'aurais moi-même croqué ses ailes ). « — Laisse-moi deviner, c'était entièrement mérité n'est-ce pas ? » Menton s'élève alors que le roi sans couronne attrape son verre de whisky laissé un peu plus tôt à l'abandon. Les yeux peinent à distinguer la silhouette - mais les oreilles, les oreilles savent. Une lampée, une deuxième. Il chercherait bien une repartie cinglante, mais les pensées peinent à s'ordonner.

J'ai bu mon soûl en chaos,
espérant pouvoir la faire mienne.
Oui, mon soûl en chaos !
Mais jamais je n'aimerai ma reine.

« — C'est-c'est fermé ? C'est fermé ! ... Non non non ! » « — Tu veux pas la fermer ? Ce ne sont pas tes jérémiades qui vont la faire s'ouvrir cette fichue porte. » Un ricanement - méchant. Pussy. Sa faiblesse l'irrite, ses ébats l'agacent. Finalement, rien que sa présence le crispe. « — Tu ne trouves pas que cette porte fermée... c'est entièrement mérité ? » Punition mutuelle d'une tolérance impossible... Si l'ivresse est ostentatoire, le passé s'impose avec encore plus de grandiloquence.

le cœur se souvient — a i g r i
l'âme en — d é c h é a n c e.



five years ago

Je me sens mourir. Ou peut-être que je le veux ? Peut-être que je le dois. Mais je la sens, la mort. Elle est là dans ma gorge, elle ne me quitte pas. Elle me ronge, se régale dans la pourriture qui me constitue de plus en plus. Elle est patiente la mort. Elle se délecte aussi du spectacle, de mon corps qui ne cesse de trembler, de mon envie de vomir, de ma haine de moi, de ma haine de tout - mais surtout de moi. Je l'ai vu dans les yeux des autres ce soir. Je l'ai vu partout, je l'ai entendu. Quand j'essaye, elle me rappelle que ça ne sert à rien. Que je suis rien. Pour eux. Pour Dami. Que je ne suis pas vraiment comme eux. Mais j'ai tellement peur de mourir. J'ai tellement peur sans eux. Sans elle. J'ai peur, j'ai peur parce que je meurs. La crevasse prend toujours un peu plus de place, m'engloutit pour ne plus rien laisser à la surface. J'ai honte, je me hais de pleurer. Je me hais de trembler. Je voudrais mourir, mais - non. J'ai peur. Je ne veux pas. Je veux que l'on m'aide, je ne veux pas être comme ça, je veux que ça cesse. J'ai p-


« — Hey... Seo Eido c'est ça ? » Les yeux remplis de larmes s'élèvent brutalement. Il est à un rien d'avoir la lèvre inférieure en sang par la pressure exercée par ses dents, autopunition pour cet état de faiblesse navrante. Paniqué, son regard alterne entre la serrure clairement mal utilisée et le minois de ce garçon qu'il n'a pas pris la peine d'enregistrer. Face à ce regard qui l'assassine, il tente d'amoindrir ses tremblements: vainement. Il ne l'écoute pas, Eido voudrait cogner cette tête blonde contre les murs pour lui faire oublier cette vision - ou il voudrait juste mourir en paix, sans que même sa petite mort ne soit sujette à des regards extérieurs. Il étouffe un sanglot, essuie à la va-vite ses yeux contre sa manche. Cache les preuves devant le témoin. « — ... Nabo, tu me remets ? Horreur ! La bouche tremble un peu plus alors que les mots refusent de se ployer à sa volonté. Pas ça. Je ne sais pas qui tu es, je sais seulement qui tu connais. Tu veux que je l'appelle ? » Mais la biche se meurt sans accepter le coup de grâce. La main s'élance pour agripper ce qu'elle peut de l'inconnu, du vide, une manche, une main.  « — N-ne... Non. Tu... Pas Nabo. Personne. S'il te plaît. Personne. » Une ribambelle de larmes s'échappent de plus belle - Pas Nabo. Il ne peut pas le voir comme ça. De lui, il ne resterait moins que rien. Il voudrait lui dire, à cet inconnu. Qu'il se meurt. Qu'il a peur. Que la colère le dépasse, que le trop plein lui rappelle le vide en lui. « — J-j'ai peur -je... j'arrive pas. J'arrive pas à respirer. » Il s'étonne de confier l'approche de son trépas, il ne se contrôle pas. Feu et Flammes.

Sauve-moi.



@Jung Mikyu


Jung Mikyu
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t12115-jung-mikyu-bis_kyu#355362
ANIMATION ✺ do you want to play a game?
UNE P'TITE PHOTO ? : seum & regrets (eido 666)  Db592f53b8162b29e00edcbed955fa84
AVATAR : THE FIVE STAR MICHELIN ( skz sunshine ; Lee Felix )
POINTS : 1202
MESSAGES : 2461
NOUS A REJOINT LE : 14/11/2021
AGE : 21
seum & regrets (eido 666)  Empty
(#) Sujet: Re: seum & regrets (eido 666)    seum & regrets (eido 666)  EmptyMer 15 Déc - 23:39

SEUM ET REGRETS ;)

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


━━━━━━━ ✩ this violent delights
━━━━━ have violent ends ✩



« — Cette fichue porte ne serait même pas fermée en premier lieu si t'étais pas là à te balader avec ton arrogance et tes manières de gros lourd. » piqué au vif d'une inquiétude légitime, il se sent mauvais derrière ses frissons d'horreur, mais non ce n'est que le froid, ce n'est que la glace, ce n'est pas la présence horripilante d'un démon du passé. Ce ne sera pas sa voix trop familière à ses oreilles, ce ne sera pas le sourire crispé (et crispant) à ses commissures figées par le temps. Ce ne sera pas lui. Il présume, pure mauvaise foi en avant toutes ! Peut-être n'est-ce pas tant sa faute que celle de la demoiselle le prenant à parti malgré lui, peut-être la violence de son coup ne fut portée que par l'ignorance et l'ego froissé plus que par une quelconque erreur de sa part ? Kyu rit, jaune. Toujours si prompt à trouver des excuses, des délivrances et des laissez-passer même pour lui qui ne mérite rien. « — Pourquoi je perds mon temps à te parler même. »  en voilà une question qui l'importune aussitôt, si de regards funèbres il s'autorise tantôt dans leur triste arène il ne se permet jamais plus, parce qu'il sait qu'il n'est plus qu'une ruine où le passé s’amoncelle jusqu'à l'écroulement. Un océan trouble couvrant leurs lames, des sillons où éclataient des sublimes trahisons, des tendresses précoces, un terrain cher et sacré qui ne demandait qu'à les exhausser. Les doigts s'emparent du cellulaire de sa poche avant, tapotent des messages dans l'urgence de la délivrance, tentent des appels basculant sur boîte vocale : fatale logique. L'iris maudit les corps s’enivrant d'un plaisir autre à l'intérieur, trop préoccupés par leurs propres pêchés pour daigner répondre à leur putain de téléphone. Il ne lui donnera pas la satisfaction de soupirer d'avantage, balancer le déplaisir de leur entrevue forcée, il se contente de s'accroupir, glissant le long du mur dans l'attente du glas de la libération. Il se focalise sur tout autre chose, les étoiles, le froid, le verre de whisky entre ses mains - non pas ça - le froid, la musique insupportable d'un fond sonore qu'il voudrait tant rejoindre, sa cravate moche (pas ça non plus). Les yeux l'évitent, le visage se détourne, il essaye fort de le faire disparaître, gommer jusqu'à sa présence, s'envoûter d'une nuit solidaire. Glacée mais loin de lui.  


five years ago

Il a envie de disparaître. Partir. Trouver quelqu'un de plus indiqué que lui pouvant l'aider, se dire que ce n'est pas sa responsabilité. mais peut-être l'est-il ? Qu'est-ce qu'il le différencie des créatures errantes croisant sa route qu'il recueille pour soigner, apaiser, repousser les assauts cruels que d'autres ont témoigné à leurs égards ? Eido a le même regard, quelque chose de coincé entre ses cils et ses pommettes, derrière les larmes, derrière les traits tirés par la panique et l'horreur : quelque chose de brisé. Mikyu le comprend, instantanément, il reconnait l'impuissance et l'enfer de la passivité, celle qui lui hurle que cet animal-là, il ne peut pas le réparer. C'est fichu. Lui qui ne s'est même pas se rafistoler lui-même. C'est Shin qui est arrivé avec son armée de colle pour réassembler ses morceaux cassés, lui ne savait même pas par où commencer.

Il reconnait dans ses sombres peintures,
le désespoir, les doutes et les tortures.


« — D'acc-d'accord, pas Nabo j'ai compris... vraiment ? qu'a-t-il compris au juste si ce n'est l'urgence d'une situation qu'il ne maîtrise aucunement. Peut-il le lire dans ses yeux ? L'incompétence d'être venu sans pourtant pouvoir agir. Que doit-il faire ? Il songe, un instant, outrepasser sa demande, chercher dans les pièces bondées l'âme jumelle qu'il n'a su distinguer, il ignore si sa soeur est même présente à cette fête, il ne pense pas l'avoir vu. Et puis, il se rappelle, une mention à un pensionnat en Europe, était-ce en Angleterre ? Ou en France ? Il ne parvient pas à se souvenir et ça l'irrite d'une façon insensée, pourquoi n'arrive-t-il pas à se souvenir alors qu'il se rappelle parfaitement la voix de Nabo l'évoquant, les sourires fanés de Sunwoo après quelques calices de trop, la conversation est vague. Un tas de détails sans importance font la queue à la lisière de ses pensées, et puis cette main qui le ramène au présent. Les griffes se ferment sur sa paume d'une vigueur presque douloureuse, il n'a pas le droit de paniquer à son tour, — Euu... il faut, il faut respirer ! stupide. Il se fustige mentalement, se reprend de justesse, s'emmêlant dans ses explications — enfin je veux dire, lentement, je- assieds-toi là attends doucement, il se saisit de son bras gauche pour l'inviter à s'accroupir, suivant lui-même la descente pour se trouver face à lui, ses yeux font le tour de la chambre à une vitesse prodigieuse, cherchant un sac en papier, un gobelet, n'importe quoi dans quoi le faire respirer jusqu'à, en absence d'alternative, se servir de ses propres mains, y former une cavité dans laquelle se réfugier — souffle ! il sent les larmes inonder ses doigts maintenant humides de la détresse d'Eido, — J'ai lu quelque part que pour vider sa tête il fallait se recentrer sur l'instant, forcer ses pensées à se focaliser sur le concret, genre hum... énoncer sa liste de courses ! il n'a pas besoin d'un regard de l'adolescent pour comprendre qu'il est loin de faire lui-même ses courses, si son quotidien est semblable à celui de Nabo il n'a même sûrement jamais mis les pieds dans un supermarché de sa vie — Ok mauvais exemple. Très mauvais exemple... Euu... Ou alors décrire les choses que tu vois, comme ce fauteuil avec ce motif cactus d'un goût douteux là, ou les fleurs sur la commode, c'est des hortensias ? Des pivoines ? Je ne sais plus.. Essaye. »  





 
Where is my angel? The end of a tiring day. Someone come and save me, please. Is overshadowed by a sigh. I guess everyone's happy. Can you look at me? 'Cause I am blue and grey
Seo Eido
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t11744-seo-eido-username847
hwaryeo ≈ just trust myself
UNE P'TITE PHOTO ? : seum & regrets (eido 666)  96971ec55ebc4711e28dc3e1b029ba6eef84adb1
AVATAR : wong yukhei (lucas)
POINTS : 36
MESSAGES : 484
NOUS A REJOINT LE : 19/05/2021
AGE : 22
seum & regrets (eido 666)  Empty
(#) Sujet: Re: seum & regrets (eido 666)    seum & regrets (eido 666)  EmptyVen 4 Fév - 18:55

SEUM ET REGRETS ;)

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


━━━━━━━━ ✩ this violent end
━━━━━ have violent delights ✩

par delà la transparence du verre, eido contemple le monde flou et son whisky qui se cogne contre le bord — les émotions gondolent, méfiance ! pour un souffle, menace d'un raz de marée. un pas en avant, un autre en arrière ! jusqu'à ce que le noble héritier finisse par poser son cul sur une chaise. pensées en bulle de savon ( ou d'bourbon ), elles s'éclatent tout contre les quatre murs qui les enferment à défaut d'esquinter le sale gamin qui le regarde de travers... némésis flingués ! drôle à en pleurer ! l'ange blondinet exècre le démon au regard ténèbres, ô vile qui ne lui rend pas sa haine qu'à moitié. mais qui des deux laissent brûler entre ses côtes les plus écœurants péchés ? « cette fichue porte ne serait même pas fermée en premier lieu si t'étais pas là à te balader avec ton arrogance et tes manières de gros lourd. »  « ... t'arrêtes jamais de chouiner toi hein ? j'avais presque oublié. » oui, presque.

j'avais presque oublié la forme si particulière à la jointure de ses lèvres, presque oublié ma haine qui flotte dans l'air, presque, presque ! presque oublié la lumière au creux de ses yeux, celle qui m'illuminait jadis, sans contrepartie. j'avais presque oublié les tâches du ciel qui parsèment sa sale gueule.

« pourquoi je perds mon temps à te parler même. » eido voudrait lui dire que même s'il a l'air plus vénère que le jour de sa visite dans le centre si particulier, au moins minkyu a l'air aujourd'hui plus vivant qu'atrophié. mais pour une fois, il la ferme un peu sa grande bouche à couleuvres. il se reprend une gorgée pour linceul. putain. ça y est. il s'ennuie. « eh. tu parles à qui ? ils arrivent tes potes ? » son téléphone à lui encore au cœur de la fête, peut-être en train de tourner entre les mains de faux amis pour quelques plaisanteries selfies. demain, le garçon ne fera pas le tri: il effacera tout de sa nuit. puis s'en est fini des doigts sur l'écran tactile, y a plus que ce foutu silence qui lui vrille les tympans. et le cœur, un peu aussi. « mais je rêve où t'évite même de me regarder ? j'en reviens pas... ahah. c'est à ce point là que t'as peur de moi ? » un rire de méchant dans les films pour renforcer le mauvais rôle — pour se donner une constance, se croire plus mirifique qu'un psaume. « et essaye pas de me faire croire que je te dégoûte. c'est toi le déueulasse, pas l'inverse. »



five years ago


s'accrocher — s'accrocher pour ne pas se laisser sombrer dans ce gouffre intangible dont il ne pourrait pas remonter ( les yeux de nabo tout contre son cou, les rires, le regard des gens, les rires plus forts, leurs chuchotements, et les rires ENCORE encore EnCoRe encore plus forts ). eido n'entend plus rien que ses cauchemars trop réels, l'insurmontable angoisse s'empare encore de ses faiblesses qui le montre plus frêle que la biche. foutue biche. il regarde la bouche du presque inconnu se tordre en paraphe qui lui parviennent comme des échos de sirène ( ça y est, je suis sous l'eau ). s'accrocher davantage — ne pas se rendre compte qu'il doit sans doute lui faire mal. parce qu'il s'accroche avec toute sa putain de vie le petit ! avec toute sa vie, son grand théâtre de rien, ses espérances et les craintes du lendemain. marionette figée, on peine à le déplacer. il se fait docile pourtant, c'est seulement la tension qui désarticule ses membres - qui l'empêche de réagir vraiment. de fonctionner. de respirer. « souffle ! » le cerveau à la mer, il ne réfléchit plus. il souffle, il souffle de tout son soul. il pleure. il souffle. il pleure. il respire. je respire. un peu. oui, un peu. mais je respire. souffle. pleure. respire. la main chaude, humide. buée. de la vie. « j'ai lu quelque part que pour vider sa tête il fallait se recentrer sur l'instant, forcer ses pensées à se focaliser sur le concret, genre hum... énoncer sa liste de courses. » eido se dit que le blond est bizarre. très gentil. un peu con. il met ses deux mains sur la sienne, comme pour l'encourager à l'y laisser. il se sent un peu rassuré de comprendre de nouveau les propos incohérents de celui ayant la patience d'essayer de lui parler. ok mauvais exemple. très mauvais exemple... euu... ou alors décrire les choses que tu vois, comme ce fauteuil avec ce motif cactus d'un goût douteux là, ou les fleurs sur la commode, c'est des hortensias ? des pivoines ? je ne sais plus.. essaye.»

« je... j'sai-... les draps sont bleus. je n'aime pas... l-le tapis, le tapis il a une matière désagréable. y a des bruits de la soirée à côté, y a... y a toi. t'as une veste moche. vraiment m-moche. t'as les yeux foncés. les cheveux clairs. — et elles sont belles tes tâches de rousseur. on dirait un lutin. »

des larmes salées coulent le long de son visage dont les traits semblent moins tirés. à mesure que des pensées se forment, le monde lui revient. avec au passage aussi, la tête du lutin. il respire, comme tous les autres humains... de moins en moins fort - plus normalement. il recule la main de mikyu - mikyu, minkyu peut-être ? sans la lâcher néanmoins. il sait pas trop pourquoi, il sait juste qu'il en a encore besoin. « je... désolé. je suis en train de ruiner ta soirée - merde, et ta main c'est - » dégueulasse. « désolé, j'ai pas de mouchoir. tu peux t'essuyer sur le drap. »



@Jung Mikyu


Jung Mikyu
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t12115-jung-mikyu-bis_kyu#355362
ANIMATION ✺ do you want to play a game?
UNE P'TITE PHOTO ? : seum & regrets (eido 666)  Db592f53b8162b29e00edcbed955fa84
AVATAR : THE FIVE STAR MICHELIN ( skz sunshine ; Lee Felix )
POINTS : 1202
MESSAGES : 2461
NOUS A REJOINT LE : 14/11/2021
AGE : 21
seum & regrets (eido 666)  Empty
(#) Sujet: Re: seum & regrets (eido 666)    seum & regrets (eido 666)  EmptyMar 15 Fév - 18:34

SEUM ET REGRETS ;)

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


━━━━━━━ ✩ this violent delights
━━━━━ have violent ends ✩


« — Qu'est-ce que ça peut te foutre ? Appelle-donc les tiens. » mais en as-tu seulement ? c'est ce que tout son visage mentionne malgré lui ( vraiment ? ) lorsqu'il se détourne par pudeur peut-être, par insolence sûrement, il le nargue d'une ignorance qu'il tente de maintenir à la seule force de sa volonté. Elle flanche déjà parce que dans ses pensées son nom et son image demeurent, il occupe tout l'espace de préoccupations qui s'imposent par sa faute. Nabo n'est pas présent il le sait, déjà engagé auprès de ses géniteurs pour une soirée Opéra dont il lui parlait la veille encore, il lui semble avoir entraperçu Sunwoo au détour d'un couloir les mains pleines et les lippes suspendues à celles d'une demoiselle en robe sequins. Il cherche d'autres faciès à associer à celui d'Eido, certains défilent sans qu'il ne parvienne à se rappeler de leur nom, il y a des souvenirs de rires non partagés, des risettes factices creusant les fossettes à malice, il y a ces filles comme celle de tout à l'heure qui ne s'attardent jamais plus d'une heure, ou deux, à son bras. Il s'interroge alors de son propre statut, en était-il un, de véritable ami ? A-t-il un jour était un peu spécial, un peu important ? N'a-t-il jamais été qu'une silhouette confuse et interchangeable vouée à s'estomper depuis le tout début ?

Il réalise, qu'il n'en sortira pas indemne.

D'abord, c'est un goût de honte au palais, cette terrible honte qui prend toute la place, elle le dévore de l'intérieur comme ce jour-là. Retour à l'incompréhension, aux bavures souillant ses iris d'une déception t o t a l e, d'une remise en question de chaque moment, chaque confidence, chaque geste mal interprété -- trop bien interprété. Kyu le sait, il n'a pas pu se tromper à ce point. Ce n'est guère une question d'ego froissé ou de regrets, des échecs sentimentaux il en a connu bien d'autres, il n'est hélas pas très avisé lorsqu'il s'agit de laisser son cœur choisir. Finalement, il prend conscience de la distance qui les sépare désormais. Il le regarde avec d'autres yeux, ne court plus après la douceur qui a disparu des siens. C'est la honte d'avoir honte qui s'immisce lentement dans sa respiration. Il se demande ce qu'il lui a fait pour encore être la cible de ce mépris, ce ne peut pas être ce simple baiser, cette étreinte de pacotille l'ayant à peine effleuré. Rien que l'idée qu'un homme aussi important, aussi imbu de lui-même, aussi froid qu'Eido, s'y attarde encore lui paraît ridicule. Non. Ce ne peut pas être cela. Ce qu'il lui reproche en réalité c'est cette intimité qu'il s'est affairée à briser - vite et bien - Kyu voit souvent ce qui se passe dans la tête des autres, comme un jeu de piste, un fil noir qu'il suffit de faire glisser entre ses doigts, qui conduit à la vérité qui ne sera jamais révélée. C'est de cette vérité qu'Eido veut s'échapper. Kyu n'a pas envie de s'y replonger dans cette tête brune pleine de tourments, faire resurgir ce qui s'est dilué, effacé, ce qui a été recouvert. Pourtant Eido provoque, comme ce soir-là, il grignote la patience, les airs séraphiques qu'on lui prête sans cesse, il le recouvre de son propre venin pour que derrière la honte, derrière l'embarras et les silences se manifeste la riposte. « — J'ai pas peur de toi, j'ai jamais eu peur de toi. il retire toute retenue, se permet de souffler longuement, bruyamment, exagérant une lassitude bien moins intense que l'irritation plissant ses paupières — Parce que t'es finalement rien d'autre que ce gamin paumé qui panique tout seul dans une chambre en espérant que personne ne le voit. Et tu sais ce que je crois ? de son refuge il se redresse, le dos se décolle du mur, les prunelles cessent de le fuir pour se fixer dans les siennes, les confronter, leur rire au nez. — En vérité c'est toi qui as peur de moi. T'as peur de tout. T'as pas changé d'un iota, t'es toujours qu'une grosse poule mouillée. C'est marrant, moi aussi j'avais presque oublié. »


five years ago

Il le voit vivre ses dernière secondes, dix minutes qui en semblent mille, le corps se crispe sur le sien et le vibrato tremble pour gagner un sursit -- il sent son palpitant se caler dans sa paume, ralentir, il tente de trouver un point d'encrage ( aide-moi ) tout son faciès hurle en silence. Kyu s'imprègne de l'humidité qui lui glisse des yeux, qui lui glisse du cœur, il le sent dégouliner partout autour de lui - et sur lui - mais ça ne le dérange pas, il se sent un peu utile. Les lèvres sont mordues avec appréhension pas bien certain pourtant des conseils qu'il délivre, il tente de caler sa propre respiration sur la sienne, cherchant à le guider dans ses apnées douloureuses tandis que le garçon se débat pour retrouver la parole. Les premières notes sont articulées difficilement, il l'entend : cet écho de désespoir à vif. La peur qui broie le ventre, l'abandon qui force le pouls à ralentir, son propre embarras se noie dans les iris d'Eido qui dégorgent leurs angoisses, il lui adresse un sourire encourageant ( un sourire de lutin ? ) comme pour le féliciter de sa réussite. Il n'essaye pas de récupérer sa main un brin endolorie par les pressions répétées, il laisse Eido en disposer tant qu'il le juge nécessaire, il ne se soucie plus des normes de politesse, ils ont dépassé ce stade à l'instant même où il a franchi la porte.

« — Oh, ça ? commente-t-il à son tour en inspectant ses doigts maculés de salive et de larmes avant de conclure d'un haussement d'épaules : — Bof. C'est rien. sa jument lui bave trois fois plus dessus lorsqu'il la nourrit, il lui arrive même de subir quelques morsures malencontreuses, Eido aurait presque dû se moucher sur lui pour soutenir la comparaison — Par contre je retiens que tu trouves ma veste moche. Ça blesse mon amour-propre je vais pas te mentir. les commissures s'accentuent dénonçant l'humour de sa remarque alors que la main se frotte contre le drap, être à fleur de peau il se serait sans doute senti véritablement offensé de ses propos dans d'autres circonstances. Kyu se réjouit simplement d'avoir pu l'aider -- et puis, Eido lui a dit que ses tâches de rousseurs étaient belles, c'est ce qu'il a dit. Parmi tout ce qu'il pouvait décrire dans la pièce il a décidé de s'attarder sur ce détail, ça a beau ne pas être grand chose, Kyu ce suffit de ce pas grand chose, s'en trouve un peu flatté, garde le compliment involontaire précieusement. — T'inquiètes pas, ma soirée était loin d'être palpitante. Je connais pas la moitié des gens qui sont là, en vérité je sais même pas à qui appartient la baraque. En plus, mes potes se sont trouvés des copines et moi, ... moi j'étais pas trop d'humeur. les yeux se détournent, il n'a pas envie de lui dire, qu'en réalité, il a passé sa soirée à chercher le courage de lui parler, que s'il l'a vu s'éclipser parmi la foule c'est parce qu'il dardait son regard sur lui de temps à autre, qu'il essayait d'accrocher le sien sans y parvenir, qu'il hésitait sur quoi lui dire quand il se jetterait à l'eau. Il se cale plus confortablement contre le lit, s'adosse au matelas sans toutefois s'éloigner de lui. — Tu as envie d'y retourner ? Tu veux rester encore un peu ? » ce qu'il voudrait vraiment lui demander c'est s'il a envie de rester avec lui. Ici c'est calme, aucun de ses amis n'est en train de fourrer sa langue dans la bouche d'une fille inconnue au bataillon, il n'y pas la douce lumière de Nabo mais il n'y a pas non plus sa présence Himalayenne prenant parfois - juste parfois - un tout petit peu trop de place. Il a envie de rester, rien qu'un moment.





 
Where is my angel? The end of a tiring day. Someone come and save me, please. Is overshadowed by a sigh. I guess everyone's happy. Can you look at me? 'Cause I am blue and grey
Seo Eido
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t11744-seo-eido-username847
hwaryeo ≈ just trust myself
UNE P'TITE PHOTO ? : seum & regrets (eido 666)  96971ec55ebc4711e28dc3e1b029ba6eef84adb1
AVATAR : wong yukhei (lucas)
POINTS : 36
MESSAGES : 484
NOUS A REJOINT LE : 19/05/2021
AGE : 22
seum & regrets (eido 666)  Empty
(#) Sujet: Re: seum & regrets (eido 666)    seum & regrets (eido 666)  EmptyJeu 24 Fév - 13:25

SEUM ET REGRETS ;)

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


━━━━━━━━ ✩ this violent end
━━━━━ have violent delights ✩


brûlure d'un regard à la flamme gelée, les yeux de minkyu le crame d'une lueur nouvelle. oh si la bouche est mauvaise, le cœur lui n'a plus la verve acérée et mesurée comme l'esprit le voudrait ! englouti par des liqueurs à l'euphorie tandem d'une certaine anesthésie, l'épiderme s'échauffe sous les assaults alors que les poings en tremblent presque. j'ai pas peur de toi. le devrait-il ? n'a t-il pas connu le démon sous la peau, la monstruosité aux traits d'homme ? la violence éperdue pour rempart à la désillusion, la haine volubile pour échapper à la déraison... le blond l'assaille de souvenirs dont il exploserait bien la bouteille, ramène le colosse à ses faiblesses mal camouflées. je suis géant ! cruel ! le respect et l'effroi devraient être là, à torturer l'angelot ! comme un écho vengeur dans les oreilles de celui qui avait déchiré le diable de ses amours trop révélateurs... eido n'en peut plus de cette vérité criarde, de sa solitude putride. il est le roi de son propre chaos dont personne ne comprend le poids de la couronne, il est si douloureux de voler avec ses ailes noires d'une cendre qui jamais ne s'efface ! kyu prétend voir clair dans son jeu misérable sans avoir même goûté aux ombres les plus obscures... t'as peur de tout.

mais dans ce monde qui est le mien, comment la frayeur ne pourrait pas être le premier instinct ? j'ai peur pour dami, peur d'elle, peur d'elle et nabo, peur pour lui, peur de sunwoo et de la putréfaction qu'il me provoque, j'ai peur pour jian, peur de la nuit. j'ai peur qu'il saisisse tout des sacrifices que je leur exige sans jamais qu'ils ne comprennent ce que je fais pour eux. j'ai peur de ce jour qui viendra car il viendra ! où le regard dur je marcherai vers la corde tendue par ceux que j'aime. car mon amour est maléfice.

oui, j'ai encore peur de toi.

le verre est balancé à plus d'un mètre du visage du presque évangile. MOI, MOI JE VAIS LE FAIRE TAIRE. les projections en carcasse jonche le sol sans avoir rien blessé (cette fois) du vilain blondinet, eido s'approche en faisant craquer les débris sous ses pieds. « — moi j'ai peur de toi ? de toi ?! tu as pour seul pouvoir de me faire perdre mon calme. t'as presque oublié hein ! tu veux peut-être que je te rappelle pourquoi tu devrais être effrayé ? » les mains attrapent le col pour pousser le garçon vers le mur. « pourquoi t'es rentré dans cette putain de chambre, pourquoi t'es venu dans ma putain de vie ? pour venir avec la bouche en cœur montrer que t'es quelqu'un de bien, que tu vaux plus ? mieux ? moi ce que je crois c'est que t'es aussi misérable que moi. »


five years ago


« — oh, ça ? c'est rien. par contre je retiens que tu trouves ma veste moche. ça blesse mon amour-propre je vais pas te mentir. » à l'agitation finalement contenue s'impose un calme presque surréaliste. la bulle de chaos explosée pour rouvrir les yeux, contemplation d'un instant comme si de rien n'était. la chambre il la redécouvre du cauchemar au réveil, tout comme le lutin qui l'a suivi de l'horreur à la réalité. mais le veste est toujours moche. fait indéniable. alors, il hausse un peu les épaules en accompagnant le garçon dans un presque sourire. « — t'inquiètes pas, ma soirée était loin d'être palpitante. je connais pas la moitié des gens qui sont là, en vérité je sais même pas à qui appartient la baraque. en plus, mes potes se sont trouvés des copines et moi, ... moi j'étais pas trop d'humeur. » si dans ses souvenirs le blond ne s'est pas imposé, même sans le connaître il l'imagine mal en train de s'agiter sur les pistes de danse improvisée en faisant la cour salace aux demoiselles qui comme les damoiseaux, n'y connaissent finalement rien. l'héritier croise les bras pour y reposer sa tête, encore éreinté de sa presque petite mort. moi non plus je suis pas d'humeur. comme hier, et sans doute comme demain. il a la mine tournée vers son sauveur alambiqué, il se demande déjà comment jouer ses pions pour être certain que kyu garde ses secrets... convaincu que la partie ne va pas être trop difficile à jouer. eido n'est vraiment pas surpris de ne pas l'avoir remarqué: il brille d'une lumière discrète, quasiment imperceptible. mais terriblement réconfortante.

« — tu as envie d'y retourner ? tu veux rester encore un peu ? »

l'apprenti démon a du mal à camoufler un rictus plus franc... car le ton du garçon le trahit sans artifice, lorsque la voix énonce les options elle se galvanise sans ruse pour celle qui lui plaît davantage.

« — est-ce que tu fumes, gentil lutin ? »

pour sortir son paquet de sa poche arrière il n'attend pas vraiment la réponse. à n'en plus trop savoir s'il a commencé l'addiction nuageuse pour se donner un genre ou pour avoir l'excuse parfaite pour fuir les instants qui l'ennuient... quelle que soit les mots qui s'échappent de la bouche qui ne s'est pas conjuguée de larmes et de salive, il lui en tend une. après avoir essuyé son visage contre les draps traités avec le plus grand des dédains, il s'en va ouvrir la fenêtre pour s'y accouder. « — viens. oh, et dis m'en davantage sur ta liste de courses.  » un rire léger s'échappe des lippes, comme un soupir camouflé avant qu'il ne se tourne vers la nuit. « — comment tu connais nabo déjà ?  »


@Jung Mikyu


Jung Mikyu
Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t12115-jung-mikyu-bis_kyu#355362
ANIMATION ✺ do you want to play a game?
UNE P'TITE PHOTO ? : seum & regrets (eido 666)  Db592f53b8162b29e00edcbed955fa84
AVATAR : THE FIVE STAR MICHELIN ( skz sunshine ; Lee Felix )
POINTS : 1202
MESSAGES : 2461
NOUS A REJOINT LE : 14/11/2021
AGE : 21
seum & regrets (eido 666)  Empty
(#) Sujet: Re: seum & regrets (eido 666)    seum & regrets (eido 666)  EmptyMar 15 Mar - 21:07

SEUM ET REGRETS ;)

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


━━━━━━━ ✩ this violent delights
━━━━━ have violent ends ✩


ni fuite ni refuge

L'échine se courbe lorsque les poils se hérissent, au grand fracas le sursaut est instinctif : un millier de fragments de verre souillant ses chaussures, les prunelles se déchaînent face au fauve qui s'éveille -- il fait tomber la couronne brisée avec le calice de vérité, c'est une fissure dans l'armure par laquelle Kyu ne pensait pas si aisé de s'infiltrer. Ne tarde pas la riposte, les babines se retroussent pour laisser entendre les hurlements [ fureur et agonie ] le manteau de silence glisse au sol, de sa traîne ne reste à peine quelques éclaboussures de honte, traces indélébiles marquant aux paumes la colère qui siège sous la c a r c a s s e. Il le voit s'animer lentement, les pas sont intrépides mais c'est un slow motion de sa silhouette qui se décompose, un avant-après auquel on ne veut pas croire si on ne sait pas mais Kyu sait, il l'a déjà vu.
Les doigts agiles le saisissent par le col, le heurtent au mur, repoussent de leur force folle pour l'enfoncer contre la pierre froide, le crâne y ricoche détraquant les battements aux tympans ; l'iris baisse sa trajectoire sur les phalanges crispées, il laisse les effluves de sa haine caresser sa peau, le souffle chaud imprégné de whisky chatouiller ses narines. Le grondement résonne à la pomme d'adam, se veut menaçant —


haute est la stature,
cruel est son chant


Les paupières se ferment, échappant rien qu'un moment au reflet de la rage (closes de fatigue) closes de c u l p a b i l i t é, close d'abandon -- dans l'estomac tordu des angoisses et des doutes, se détache un rire sans joie, l'intestin fait pleuvoir l’écœurement résonnant en éclats froissés jusqu'à l’œsophage « — Pourquoi ? Pourquoi ? c'est d'un triste, d'un misérable comme il le dit si bien, à sa haine il oppose un sarcasme le submergeant dans leur océan noir, moqué par lui-même d'avoir succombé à ce risible espoir. — Pourquoi j'ai voulu être ton ami ? je me le demande aussiExcellente question, j'aurais mieux fait de te laisser t'étouffer dans tes larmes ce soir-là ! Toi pourquoi ! Pourquoi tu m'as laissé rentrer dans ta vie si l'idée même t'est si rebutante ? Pourquoi je te fais autant perdre ton calme ? Pourquoi tu te mets dans un état pareil hein ? Il est passé où le mec posé en toutes circonstances ? Peut-être bien qu'on devrait aller trouver Nabo, ou ta sœur tiens et leur demander p o u r q u o i ? Pff ! le râle est grave, le soupir s'extirpe sous les canines et dégouline jusqu'au flanc, les mains s'élèvent trop vite, repoussent brutalement les bras qui le maintiennent dans son emprise — Viens surtout pas nous comparer, toi et moi on a strictement rien à voir ! T'es qu'un putain d'hypocrite qui se croit vainqueur mais t'es pas vainqueur Eido, t'es juste seul. » les ongles dessinent des demi-lune au creux de ses mains, les veines venant gonfler à la surface de ses avant-bras ; les souvenirs se changent peu à peu en cendres, ça bousille la tête, fait galoper le myocarde dans sa cage thoracique [ entrave la mémoire ] de ce qu'il connait de lui il projette des flashs d'horreur -- vois comme je te connais encore, et comme ta colère monstrueuse et stérile expose ton âme fébrile.

five years ago

Les yeux esquissent ses contours, il reprend forme et couleur, le corps qui quelques secondes auparavant se noyait dans sa détresse se réveille, s'étire et relâche les dernières pressions, les nerfs entrent en confidence -- Kyu reconnait le ballet familier de l'après, peu à peu, on apprend à calmer sa vitesse, son vertige, à accepter sa trop grande perméabilité, apprivoiser l'appétit de vivre et l'urgence de la fin.

gentil lutin ; il ne sait trop l'expliquer mais le surnom provoque un qui-vive étrange dans l'ombre de son sourire, un avant-goût d'une incertitude sur laquelle il ne parvient à mettre le doigt, c'est ce petit "quelque chose" alertant ses iris, courant le long de son échine lorsqu'il se redresse pour le rejoindre au coin d'une légère brise. C'est le printemps sur la ville, la neige fond à même les arbres en fleurs et les pétales saupoudrées de crème glacée prennent des airs de sorbets multicolores, du rose, des ocres, du mauve gouttent sur la nuit et il ne se trouve personne ici pour en profiter. Personne si ce n'est eux.

« — Je l'ai rencontré au country club l'été dernier, on jouait sur le même court de tennis... il n'est pas bien sûr de vouloir lui raconter toute l'histoire, si aux oreilles de Shin il s'est amusé à se confier sans crainte du ridicule la certitude s'ébranle concernant Eido -- se moquerait-il de lui ? Trouverait-il cela amusant ? Évident ? Conscient que son silence trahit ses pensées il s'urge à combler le vide avec une demi-vérité qu'il juge suffisante pour le moment : — ... ma sœur m'a envoyé en mission de reconnaissance. Elle avait un peu flashé sur lui, enfin.. tu vois ? parce que Nabo fait cet effet-là, il possède une science particulière dont il ignore tous les rouages, celle qui agrippe les regards dans son sillage, qui capte l'attention, déclenche l'admiration. — C'est marrant, s'il ne m'avait pas dit j'aurais pas deviné que vous étiez si proche lui et toi. la cigarette roule entre les doigts, est presque portée aux lèvres avant que le geste s'interrompe pour la remettre à sa place aux côtés de ses compares — Merci, mais je ne fume pas. Je suis en sport-étude- s'empresse-t-il de justifier, crainte d'être jugé peut-être ? Peur de l'étiquette qu'il pourrait lui attribuer sûrement — C'est pas top pour le souffle. Et-... t'en fais pas, je le dirai à personne. Je suis pas comme ça. » comment "comme ça" ? il ne peut pas réellement prétendre se tenir loin des ragots, lui qui est toujours prompt à prêter l'oreille aux péripéties de ses amis. Pour autant, il n'a pas envie de trahir les atomes de confiance assemblés brièvement dans cette chambre, il les sent voltiger autour d'eux, fragiles, friables, la confidence est presque murmures, les prunelles laissent l'instant se refermer sur eux.





 
Where is my angel? The end of a tiring day. Someone come and save me, please. Is overshadowed by a sigh. I guess everyone's happy. Can you look at me? 'Cause I am blue and grey
Contenu sponsorisé
seum & regrets (eido 666)  Empty
(#) Sujet: Re: seum & regrets (eido 666)    seum & regrets (eido 666)  Empty
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: seoul :: Gangnam
Sauter vers: