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Seo Dami
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(#) Sujet: F E V E R ; (NADA)   F E V E R ; (NADA) EmptyLun 1 Nov - 22:49

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the only chance we get

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« — Oh vraiment ? » la voix s'amuse cependant la posture elle se modifie imperceptiblement, ses doigts la trahissent, se referment d'un empressement involontaire sur ceux du jeune homme. Elle retient les questions qui lui brûlent les lippes, tuant l'indiscrétion par la liqueur ; elle retient les mouvements brusques, les réclamations muettes qui pourraient le refermer d'un seul coup - clic clac - après ça, ça serait trop tard, il n'y aurait plus qu'à attendre un nouveau jour, un autre soir. Dami a déjà attendu, toute la nuit, pour le voir céder à ses invitations lointaines, des chants de sirènes déguisés derrière l'euphorie passagère d'une fête pas tout à fait comme les autres. Il y a d'abord eu les margarita de minuit en trinquant à la reprise de Serri, en forme sur ces deux guibolles gigantesques lui arrivant presque au cou, elle illumine la belle argentée parmi les convives, mais c'est au bras de son partenaire de toujours qu'elle a décidé de rester agrippée. Ensuite, ce fut le tour des shots citronnés à avaler plus vite qu'un clignement de paupière, sel sur le dos de la main, rondelle entre les lèvres, oublier les premiers rendus, les futurs exams, faire la toupie sur la piste de danse encore deux heures plus tard. Il y a eu les œillades partagées et des sourires dérobés, appels de phare à l'autre bout du bar. Jusqu'à se trouver, se retrouver, la joie feule au creux de ses oreilles, l'impatience gronde au cœur de ses entrailles, les voix exaltées se partagent quelques anecdotes anodines, peut-être déjà entendues, sûrement bientôt balayées, les traits de la ménade tirés d'un périple hasardeux autant que révélateur. Loin des autres, loin des ballets hurlants couvrant pour un temps seulement les solitudes miroirs croisées partout ce soir, plus si loin d'une tentation nouvelle, ancienne dans le myocarde, neuve à la rencontre de ses lèvres. Bon Dieu, sait-il au moins combien elle l'attendait ? Suivant ses pas, cherchant sa voix, sait-il la nuance d'espoir dans ses opales félines lorsqu'elle rencontre son regard ? Sait-il les silences nécessaires, les réalités trompeuses ? Sait-il la déception qui palpite quand un instant, de brèves minutes, son attention alors toute sienne se reporte sur les apostrophes ivres d'un Sunwoo à la dérive ?

Sa main se délie à la sienne, elle redoute l'échappée belle qu'il semble vouloir embrasser à tout moment. Et parce qu'elle a découvert très tôt confusément, malgré les explications et les dénégations, que tout le monde est interchangeable. Elle n'a jamais pu se convaincre par la suite du contraire. Ni dans les rapports amoureux. Ni dans les rapports amicaux. Elle reprend, la partie inachevée volontairement, sans cesse laissée en suspend préférant l'éternelle attente à la fin, entretenue avec trop d'assiduité pour qu'elle puisse se complaire dans un déni habituellement si salutaire. La réponse est immédiate, cédant à la provocation quand le barman lui apporte un martini qu'elle n'a pas commandé. Elle n'a pas besoin de demander qui, et pourquoi, elle reconnait les témoignages d'attentions carnivores — un homme lui destine des sourires accompagnant l'offrande. Elle pourrait refuser, renvoyer le cocktail sans y toucher, peut-être le devrait-elle (peut-être en a-t-elle envie) mais ses iris accrochent les rictus qui la dévorent d'une anticipation trop évidente, elles s'attardent suffisamment pour qu'il intercepte l'invitation. Il se lève, traverse la salle, et ce, sans jamais que leurs yeux ne se quittent, « — J'ai vu que votre verre était vide. murmure-t-il presque au creux de son oreille en se hissant auprès d'elle — A peine, c'est que vous êtes fin observateur, ou gentil harceleur ? Alors lequel est-ce ? de ses octaves graveleuses et miel il soupire quelques rires tandis qu'elle porte à sa bouche l'olive trônant dans sa coupe — Je préfère me désigner comme un admirateur discret. Vous êtes accompagnée peut-être ? Le regard semble suivre une courbe derrière son épaule, elle n'a pas besoin de se retourner, sait qu'il est toujours là dans son dos, elle éclate d'un rire qui n'en est pas un, car la voix ronronne soudainement de cette puissance sauvage, par la simple affirmation qu'il la regarde encore, mauvaise joueuse elle vide d'une traite le reste d'orage liquide brûlant sa gorge, — Si je dis non, vous m'offrez un autre verre ? »



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Hwang Nabo
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(#) Sujet: Re: F E V E R ; (NADA)   F E V E R ; (NADA) EmptyVen 5 Nov - 6:28

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Ses yeux jettent des cerceaux d’or sur l’intérêt de la femme poudrière. Il saisit la moindre occasion pour avoir l’exclusivité de sa poudre incendiaire. Ça devient trop concret pour mettre ça sur le dos de l’inconscient, il sait ce qu’il fait sans pouvoir vraiment dire si elle aussi joue au même jeu que lui ou alors peut-être ont-ils seulement des règles différentes ?
Le doute est permis, surtout lorsque dans sa main Dami a la reine de coeur. Il sait de ses mésaventures qu’il y’a de grandes probabilités qu’il soit mis au tapis.
Mais elle vaut le risque de défier les pronostics.
Ce soir ils se partagent le même plateau de jeu. Le Roi tombe pour la Tour quand elle avance de la case de trop. Des fourmillements malades rongent la main qu’elle a fait sienne, leur existence imaginaire n’en retire pas moins la conscience de les éprouver.
Elle fait tomber sa couronne en la faisant rouler sur l’échiquier du bout des ongles, il se sent vulnérable sans sa coiffe. Il la récupère donc à tâtons, pour lui redonner l’homme qu’elle essaie d’effleurer.
Pas cet enfant effrayé qui déclare forfait.
Il doit quitter sa main pour se réincarner, il devine son erreur. C’est un ressenti inexplicable, quelque chose dans ses yeux ? Dans sa bouche ? Ou dans encore son corps qui s’affaisse de déception ? La seule déduction juste qu’il puisse en tirer c’est qu’il a raté un test qu’il ignorait passé.
Il veut bien recommencer, mieux faire mais Serri l’interpelle une seconde, une portion de temps suffisante pour être l’erreur de trop.
Il ne fallait regarder qu’elle, idiot.
Elle se fait emporter ailleurs, par un intéressé fadasse. Il n’arrive plus à se concentrer sur sa meilleure amie, Sunwoo prend la relève de la conversation sans voir qu’il a un public inattentif au possible. Sunwoo se perd dans l’histoire qu’il raconte, Serri observe Nabo qui lui n’a d’yeux que pour Dami qui elle tombe pour un autre.
Un cirque sentimental sans les couleurs vives.
La tristesse le prend en traître. Pourquoi lui quand moi je suis là ?
Elle donne sa boîte à musique à cet inconnu, celle avec ses rires où elle est sublime. Quand elle l’ouvre, on peut l’admirer danser toute la nuit sans que l’ennuie nous gagne. C’est même un peu addictif, on se fait mal aux doigts à force de tourner la petite manivelle, il ne faudrait pas qu’elle s’éteigne.
Il a les mains vides, elle ne lui a rien donné, tout est pour lui. La jalousie commence à s’établir dans son coeur, un peu plus amère que d’habitude elle lui donne des impulsions étrangères.
Dami le détraque.
Le lion congédie ses amitiés, il part la rejoindre d’une démarche léonine. Fauve dans son entreprise, arrogant dans son attitude. Il a les babines retroussées sur un sourire que seuls ont les Dieux du monde, celui d’un doucereux mépris car il fait partie de ceux qui savent qu’il y’a tellement peu au-dessus d’eux. Il affecte l’indifférence, affirme sa présence sans rien faire d’autre qu’en le regardant. Et il y’a quelque chose d’assez magnétique dans sa stature pour que l’étranger se lève afin de céder sa place. « C’est très gentil d’avoir servi mon amie, est-ce que je pourrais avoir la même chose ? » Il cherche à l’intérieur de sa veste son portefeuille pour en extraire une somme déraisonnablement supérieur au prix de son verre. « Vous pouvez garder la monnaie. » Tout ce qu’il fait et dit déroute à un point qu’on pourrait confondre ses intentions et son naturel. — Il joue de cette confusion.
Evidemment qu’il a compris qu’il ne travaillait pas ici, évidemment qu’il le veut loin d’elle, évidemment qu’il aura ce qu’il veut.
« Je crois qu’il y’a méprise. Oh, désolé. Mais vous êtes habillé comme le garçon au bar, je suis confus. » Insulte dans un écrin de candeur, il insiste pour qu’il prenne l’argent histoire de se faire pardonner. Qu’il boit à sa mauvaise fortune, celle de s’être intéressé à la mauvaise fille.
Humilié, il ne se fait pas prier pour les laisser en tête à tête. Ses yeux traînent sur son départ avant de se déporter sur elle. « Pourquoi t’es-tu intéressée à lui ? Il était insignifiant. » Plainte capricieuse, il est agacé qu’elle arrive si bien à passer de lui à un autre. Comment fait-elle ? Est-ce que finalement ce qu’ils font c’est jouer ? Seulement jouer.
« Je pensais. » Son regard s’égare au même titre que ses pensées. Il n’est plus très sûr de ce qu’il croit ou de ce qu’il rêve, il ne supporterait pas l’idée que ça ne soit qu’un jeu. « Je pensais qu’il n’y’aurait que nous ce soir. Ce que tu es en train de faire ça ne m’amuse pas mais toi, tu trouves ça hilarant. Qu’est-ce qu’il y’a de drôle dans le fait d’être avec lui quand moi je suis là ? » Il se déclare à sa manière, de façon complètement involontaire. Sa lucidité se perd dans son besoin de compréhension. Il veut une mise au point d’eux pour mettre de l’ordre là où elle a mis la pagaille.
Dami, est-ce qu’on joue vraiment ?





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Seo Dami
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(#) Sujet: Re: F E V E R ; (NADA)   F E V E R ; (NADA) EmptyMar 9 Nov - 22:30

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C'est là tout le problème de leur partie truquée. Chaque fois il lui réclame des frissons délicieux ne se doutant pas que le délicieux vient souvent du plus profond sordide, que le meilleur naît parfois d'un geste brutal, d'une impulsion cruelle. Elle se détache de l'étau auto-provoqué, n'apporte guère d'explications à la silhouette funambule qui tangue sous l'humiliation subit, il n'a déjà plus de consistance, d'un regard elle l'a dépouillé de ses atours pour colmater son amertume et reprendre ses droits. La voix s'envole de quelques octaves portée par l'euphorie d'une égalité simulée,
« — Le confondre avec le barman ! C'était excellent ! de délicieuses esquisses pour panser les plaies, elle s'évapore dans un éclat de rire, noie les espoirs brisés d'un doux flot de paroles lancées sur le tas, elle résonne et se disperse revenant vers le fauve la mine espiègle — Je ne te savais pas si piquant ! Est-ce que tu as vu le dépit dans ses yeux ? aux échos de son rire se répercute seulement l'ennui du regard qu'il pointe désormais sur elle, — Pourquoi t’es-tu intéressée à lui ? Il était insignifiant. crispation de l'impatience, le château de cartes s'écroule entre ses ongles, l'épaule roule d'une indifférence reine lorsqu'à son mécontentement elle oppose la distraction — Et pourquoi pas ? Je ne suis pas allée le chercher figures-toi, il m'a gentiment offert un verre. Ça aurait été plutôt impoli de refuser. N'est-ce pas ? les lèvres butines le cocktail mauvaises dans leur déconvenue, faute avouée à moitié pardonnée - mais Dami n'avoue jamais rien, encore moins devant lui. Serait-elle si malsaine d'avoir seulement su réclamer ce qui lui revient ? L'ennui est précisément qu'elle l'ignore, si l'attention qu'elle réclame pourtant à cor à cri lui revient réellement. Parfois elle pense le savoir, certitude ébranlée le jour même suivant l'intention nouant une promesse invisible qu'elle croit le voir formuler à demi-mot. Elle n'est pas comme son frère, elle ne peut pas lire entre les lignes, intercepter les regards qui ne hurlent pas d'eux-même ce qu'ils cherchent à conquérir. Elle a besoin de signes hauts comme une cathédrale et d'explosions au quatre coins des discours pour percevoir l’indicible. — Je m'amuse un peu qu'est-ce qu'il y a de mal à ça ? On est là pour ça non ? » l'iris se plisse d'un sourire feint, le regard est jovial mais la posture austère, tout son corps se tend d'une impulsion meurtrière, le fiel au bord des canines qu'elle risque d'un instant à l'autre de planter dans sa jugulaire. Dami est colère sous son manteau d'insouciance, le jeu la foudroie avec lui quand elle voudrait qu'il ne soit qu'un pion comme les autres, elle persifle derrière ses gorgées sucrées, le cure-dent se casse en deux morceaux bien distinct lorsque d'un coup de croc elle s'efforce de maintenir le flegme dont elle n'a jamais été dotée. « — Tu pensais ? Tu pensais quoi hein ? le coupe-t-elle plus abrupte qu'elle ne le voulait  — Je pensais qu’il n’y’aurait que nous ce soir. Ce que tu es en train de faire ça ne m’amuse pas mais toi, tu trouves ça hilarant. Qu’est-ce qu’il y’a de drôle dans le fait d’être avec lui quand moi je suis là ? feu aux poudres, il ne lui en faut guère plus pour s'abandonner aux méandres de la fureur, le myocarde pulse à tout rompre comme prisonnier d'une querelle interne, l'estomac se retourne violenté par l'impact des mots. Les yeux se ferment, rien qu'un instant, avant de figer sur lui leur courroux — Enfin regarde autour de toi ! Où est-ce que tu vois qu'il n'y a que "nous" ? Il n'y jamais que nous. Il y a toi et Sunwoo. Et moi et Eido. Il y a Serri qui te rappelle que tu ne peux pas te permettre de sortir en semaine de compétition. Et Kyu et vos réunions chiantes du conseil des élèves. Il y a toujours ce gars qui m'offre un verre, et qui veut me ramener chez lui. Toi t'es pas là. C'est pas vrai. Mais d'accord, sois là ! Sois vraiment là Nabo ! N'hésite pas dis un truc, ou fais un truc ! Prouve que t'es là. Vas-y ! » le souffle est court. L'attente est longue. S'il te plait, les prunelles s'agitent tremblantes du défis qu'elles ont lancé, et peut-être qu'elle ne veut pas savoir finalement, la crainte sévère d'en attendre trop, d'en entendre pas assez ; elle s'immobilise et en un fragment de seconde semblable à une éternité, le cauchemar reprend forme, les chemins des possibles s'ouvrent pour se refermer presque aussitôt. Ça cogne dans son âme, dans sa tête, la fureur cède place à la terreur de l'inconnu, la poussant à interrompre le processus « — Laisse tomber. » conclut-elle en finissant son verre, l'acidité recouvre ses pulpeuses qu'elle mordille de frustration.




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(#) Sujet: Re: F E V E R ; (NADA)   F E V E R ; (NADA) EmptyDim 14 Nov - 23:57

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« Excellent ? Ça ne l’était ni pour lui, ni pour moi. » L’irritation frémit dans ses yeux, elle écaille leur fine couche de nacre. Le soleil double pâlit en crescendo quand elle s’attaque à un trésor qui date mais qui gagne en valeur au fur et à mesure des années qui passent.
« Tu me connais depuis que j’ai six ans ! Comment peux-tu dire que tu découvres encore des choses sur mon compte ? Tu cherches vraiment à me mettre hors de moi ! » S’emporte-t-il avec véhémence alors qu’elle rit comme si tout ça n’était qu’une mauvaise blague. Il l’a déjà assez été pour d’autres, la pire chose serait d’en redevenir une pour elle.
Ça froisse ses sentiments car il y’a quelque chose de spécial dans le fait d’avoir grandi avec elle. De faire partie des rares qui sont immuables, d’en connaître davantage que tous ceux qui essaient de se greffer à la frise de son coeur et qui échouent lamentablement.
Eux, ils ont tout vécu ensemble. Il est persuadé de tout connaître d’elle comme elle de lui, c’est le petit plus qu’ils n’auront jamais.
Alors ne méprise pas ça, s’il te plaît.
« Décliner des avances tu le fais pour moi. Qu'est-ce qui fait que lorsque ça me concerne c'est tout à fait acceptable mais quand c'est toi, c'est manqué à ses manières ? » C’est l’esquisse d’un duel d’escrime mais ils ne se battent pas à armes égales. Lui a un fleuret quand elle a une épée forgée dans le volcan qu’est sa gorge. Il pourrait souffrir de ce désavantage lui qui adore la gloire d’un combat bien mené mais remporter cette manche lui importe peu.
Il veut que son imaginaire prenne vie, celui qu’il a construit toute la journée dans l’attente de ce soir.
Sa tendre affection pour elle lui a donné le goût des saisons froides, il les trouvait moroses avec leurs arbres morts et leur temps glacial mais elles ont un charme que les mois doux n’ont pas. Celui des nuits longues, celles qui s’étirent et qui lui permettent d’avoir un temps plus grand en sa compagnie.
Il ne change pas d’avis même quand elle éclate en mille morceaux d’échardes, ça ricoche sur sa peau immunisée de ses déflagrations à répétition. On ne peut pas sortir sans sa combinaison protectrice quand on côtoie de près une usine nucléaire. Il sait y faire face, sans l’adresse de Eido ou le talent de Kenshin mais il tient bon. C’est aussi ce pourquoi ils s’harmonisent aussi bien et aussi mal.
Le soleil brille mais il brûle,
La rose pique mais c’est la reine de tous les jardins.
Elle a besoin de lui pour grandir et lui d’elle pour avoir une raison de donner de la vigueur à ses rayons de lumière. C’est pour ça qu’il s’enracine dans sa terre pour nourrir son corps d’un lumineux dialogue d’amour. Il veut lui faire comprendre à quel point eux c’est vital, évident mais aussi à contre-courant.
« Tu les énumères comme s’ils t’évinçaient tous, mais c’est faux. Il y’a quand même une énorme différence avec Sunwoo, Serri, Kyu et ces gars qui t’offrent des verres non ? Je ne te donne pas de raison d’être si en colère alors que toi, tu ne te gênes pas. C’est encore pire quand Shin est là, tu as l’air de si bien t’accorder avec lui. Quand il est là les autres n’existent pas, quand je suis là tu acceptes des verres. »
Lorsqu’il réfléchit à ce qu’elle exige d’exhorter de lui il trouve l’exemple parfait sans tergiverser, c’est là la preuve que la nécessité de gagner plus que d’achever la discorde trahit sa nature profonde.
Il se saisit de sa boisson, celle avec sa trace de rouge à lèvres. Ses yeux de chat défient les rubis de sa sulfureuse adversaire. Son regard parle fort, on peut l’entendre dire « je vais le faire, tu ne m’en crois pas capable mais regarde bien ! Je vais le faire, là. D’un instant à l’autre… » Si elle passait son palpitant au stéthoscope ses tympans seraient percés. Il renverse un peu de liquide dans la précipitation d’en finir, aspire de l’air dans sa trachée au diamètre devenu aussi étroit que celui d’une paille et puis, il se lance. Ses lèvres trempent à peine dans la liqueur qu’il s’en débarrasse déjà. Il essaie de se montrer digne, à la hauteur du courage que lui a demandé cette preuve d’amour mais son expression gâche tout. Il a la tête d’un enfant qui a bu un verre de jus de citron pur, ça ne s’arrange lorsque Sunwoo s’accoude sur le bar entre eux pour se commander à boire et qu’il désigne sa bouche. « C’est quoi la trace rouge que t’as là ? » Il touche sa lèvre inférieure colorée de l’empreinte de Dami, puis regarde les traces qu’elle a laissées en lui jetant un regard qu’elle seule intercepte. « Mettez la conso’ sur le compte de Seo Eido. » Il efface d’un revers de main les pigments carmins, tandis que leur ami commun repart courtiser une noctambule qu’il aura déjà oublié quand l’aube de demain aura touché ses draps.





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(#) Sujet: Re: F E V E R ; (NADA)   F E V E R ; (NADA) EmptyDim 28 Nov - 20:28

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Il la froisse d'affronts qu'elle ne pense pas mériter, la rend mauvaise derrière ses allures félines, il y a dans ses yeux des envies de revanche qu'elle s'abîme à prendre dés l'instant où sa voix se tord d'une incertitude qui l'outre plus que d'ordinaire. Pourquoi, pourquoi est-elle la seule à entamer les combats de passions saillantes quand il tangue encore sur les flots de ses hésitations « — Et quand bien même je ne les déclinerais pas pour toi, que ferais-tu alors ? Hein Nabo ? ose me dire que tu repartirais à leur brasTu as tendance à te perdre en babillages superflus, ce n'est pas mon cas. Je te fais gagner un temps considérable, tu devrais m'en remercier et non prendre tes grands airs avec moi ! » la langue claque contre le palais, dure comme de l'acier, le métal chauffe à blanc dans ses veines à mesure que la conversation s'intensifie, Dami se prépare à s'armer, elle se brisera sur son bouclier d'or avec la hargne d'un boulet de canon, intransigeante et brutale, les nerfs déjà à vifs ne réclament plus qu'une étincelle pour corroder sa peau. Elle ne tarde pas à venir, s'amarre au prénom de Kenshin, ça la fait presque sursauter sur son siège tandis qu'elle explose d'un rire amer mais ses éclats sont édentés, ils tranchent résolus à éclater l'opposition qu'ils rencontrent. Idiote dans son obstination elle refuse catégorique d'admette toute part de vérités dans les propos qu'il lui adresse, pourtant c'est à nu qu'il dépose (presque) les armes à ses pieds, de la riposte elle n'entend pas le drapeau blanc, la demande de trêve naissant de craintes qu'elle perçoit de travers. « — Ce n'est pas eux qui m'évincent imbécile ! c'est toi, l'aveu fléchit d'une inspiration volcanique, refusant de cracher la vulnérabilité accompagnant les braises, les paroles s'emmêlent à ses lèvres, se précipitent dans la frustration  — Kenshin ? Mais qu'est-ce qu'il vient faire dans cette discussion ? Je ne vois même pas le rapport ! Ça n'a vraiment rien à voir ! rien à voir avec toi et moiC'est ta faute ! C'est toi qui- c'est toi qui ne veux pas de moi, elle n'y arrive pas, à le dire à haute voix, ça brûle le contour de ses onyx jusqu'au bout de ses griffes tremblantes autour de son verre, le calice pourrait se fracasser d'une seconde à l'autre de sa poigne féroce tant la colère et la consternation la consument, plus que tout c'est l'impuissance qui la charge d'une dernière impulsion de courage, ou peut-être bien de bêtise. Elle ne sait trop, ce qu'elle doit retenir de ce qu'elle peut révéler, il n'y qu'avec lui qu'elle brille de silences qu'elle peine toujours à épouser, que pour lui qu'elle retient les séismes de sentiments stridents, ébranlée par des peurs qu'elle ne connaissait pas avant qu'il ne les reflète sur elle. Il la rend couarde et réticente, sculpte son corps d'un matériau fragile la forçant à se mesurer pour ne pas se casser en se cognant aux quatre coins de leur relation. — Tu mélanges tout. » achève-t-elle fuyant les rayons d'ambre avides dans ses yeux, ceux qui ne demandent qu'à comprendre, il ne voit pas, combien ça lui coûte d'expliquer, combien elle meurt d'envie de le faire, lui dire que Shin et elle ça ne sera jamais eux. Lui confier que peu importe toute la tendresse et tout le désir qu'elle lui destine, ils pèsent foutrement plus légers que chaque émotion qu'il injecte en elle. Dans la catégorie poids-lourd il s'est affecté à sa poitrine et la leste de son affection absolue.

Exquise démence, la provocation relevée force la surprise sur son faciès pourpre de honte, de rage, d'espoirs sans cesse remis au lendemain, ce soir Nabo embrasse l'instant, et le geste précipite un rictus désarçonné. Elle n'y croit pas, jusqu'à y croire. Le regarde avaler la bouche timide, la respiration rapide, tout son corps respire le rejet, il le combat d'une mine apeurée, sans se douter que chez elle il fait naître des frissons d'une nature toute autre. Sur ses propres pétales les épines meurent, aussi facilement il projette sur elle quelques éclats tantôt moqueurs tantôt charmés, l'oeil pétille plus qu'il ne fulmine, Sunwoo se charge de sublimer le comique de la situation. Ses épaules se secouent d'un rire angélique, elle n'est plus furie mais succube, effaçant si aisément la silhouette de leur ami pour ne plus voir que sa marque sur son derme rougi. Teintée d'un désir ardant, elle s'y jetterait volontiers dans la gueule du lion, se délecterait de son rugissement écrasant son organe cardiaque, se donnerait toute crue à ses crocs affûtés si tenté qu'il veuille la dévorer. « — Tu en as oublié, juste là... l'informe-t-elle désignant en miroir de ses lippes les siennes qui s'étirent en une envie brûlante, à laquelle elle s'adonne, avertissements balayés d'une audace dont elle ne le pensait pas capable, elle cède à l'appel d'un contact qui chaque fois la paralyse : le pouce caresse les contours de ses pulpeuses, essuyant aux commissures les traces qu'elle se félicite d'avoir laissé sur lui. Une pointe de regret la frappe dans son imaginaire, comme il serait doux de l'exposer à d'avantage d'impudence, de piqueter sa peau laiteuse de son empreinte, d'elle-même apposer le monogramme de son inclination carnassière. — Voilà, comme si de rien était. » c'est faux, à ses yeux la preuve se dérobe mais au cœur le souvenir est ancré, c'est en lui qu'elle puise le courage d'un sursis, se nourrissant de chaque présage qu'il lui offre. Le temps s'arrête dans le sourire qu'elle lui adresse, « — Tu te trompes tu sais, même quand j'accepte des verres les autres n'existent pas. la voix s'abaisse, chargée d'une timidité peu usuelle — Tu te rappelles notre saint-valentin de quatrième ? Après la classe, t'étais rentré les bras chargés de chocolats, Vincent avait forcé sur le coffre pour tous les ranger. Tu te souviens quand tu m'as demandé pourquoi je ne t'en avais pas donné ? Je t'ai répondu que tu en avais déjà assez, que tu allais tomber malade de tous les manger. Et tu m'as dit- tu m'as dit que tu les avais accepté parce que ce n'était vraiment pas galant de les décliner mais que tu ne comptais pas les manger. Tu as dit que tu n'avais pas pris de dessert ce jour-là parce que tu attendais mes chocolats... elle se souvient de la grimace boudeuse sur son visage poupin, elle se rappelle du froncement de sourcils insatisfait devant ses mains vides de délices qu'elle avait laissé dans son casier, elle se rappelle du sentiment d'allégresse qui a suivi la réclamation capricieuse, tout est intact, tout résonne encore de la même sincérité. — Les verres, les numéros, les autres soirs quand tu n'es pas là. C'est juste ça, des chocolats. »    



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Hwang Nabo
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(#) Sujet: Re: F E V E R ; (NADA)   F E V E R ; (NADA) EmptyMar 7 Déc - 12:24

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Sa bouche prend la forme du scandale. Il hallucine, son audace atteint des sommets. Il pousse un bref soupir blindé de mépris pour lécher les plaies de son égo maltraité.
Il sait, elle sait qu’il n’en aurait rien fait mais l’entendre dans de tels paramètres ça dérange toute son assurance, autant dire que son impertinence est une déclaration de guerre.
« Je ne parle jamais pour rien dire. Et quand bien même je n’en ferais rien, ça me regarde. Tu n’as pas à t’interposer, ni à prendre de décision à ma place. » Il rugit, griffes dehors. Il a rarement été aussi sincère dans sa colère envers elle. Il n’y’a rien de pire qu’un lion fier qu’on tourne au ridicule.
Elle éclate en rires de folie. Il se décompose, revêt un masque impérial pour détourner l’attention de sa couronne qui lui tombe du haut du crâne.
Il déteste quand elle le prend de haut, qu’elle se permet de le faire comme s’il n’allait pas comprendre et en pâtir. Il est vrai qu’il est souvent en décalage, qu’on a dû plus d’une fois lui expliquer les moqueries sous les formulations qui à ses oreilles semblaient pleines de bonnes attentions. Mais il est loin d’être l’imbécile qu’elle l’accuse d’être, elle se méprend parce qu’il a gardé au coeur un voile de candeur que la majorité perd avec l’âge.
Elle, l’a perdu il y’a bien longtemps.
« Ce n'est pas eux qui m'évincent imbécile ! »
Il ne la comprend pas, il a pourtant la vive impression de lui donner tous les signaux nécessaires. C’est son maximum à lui, elle devrait savoir que sa romance ne connaît que le rythme du slow. C’est lent, ça se devine en sourires, en proximité timide. Il faut attendre la fin de la chanson pour se rapprocher, entendre la rime des battements jumeaux pour se donner le courage de remplir la coupe de ses désirs. Une tâche qui pourrait figurer dans les sept travaux d’Hercule, pour la valider il faut trouver un verre rare qui ne se fêle pas quand des lèvres essaient d’y boire. Car c’est toujours ce qui se passe, ses phobies créaient des fissures, elles ne peuvent contenir qu’un fond de luxure.
Il aimerait pouvoir lui donner chaque goute mais elle lui balancerait ses extraits de courage au visage. La provocante ne sait boire ses verres qu’à moitié plein.
« Ma faute ? J’ai des sentiments pour toi Dami mais ce n’est pas parce que je ne te les montre pas comme tu les attends de moi qu’ils n’existent pas. C’est important et délicat à un tas de niveaux. Tu sais que j’ai des blocages, si tu ne peux pas faire avec il faut me le dire mais moi je veux vraiment essayer de travailler là-dessus, pour toi. »
Il honore sa parole en se poussant dans une arène d’angoisses. Il reste brave pour ses yeux qui ce soir, ne le quittent pas.
« Tu en as oublié, juste là… »
Il gèle.
Son contact le transforme en image. Les bourgeons hybrides de roses et de lys que son battant fait germer depuis qu’il les associent à ces fleurs, se ratatinent sur eux-mêmes. Leur beauté est déracinée alors qu’elle ne fait que se pencher sur eux pour en contempler les efforts.
Continue de les admirer, je reste fort.
L’épreuve se lit en majuscule, elle gâche un peu de la splendeur de son acte mais ça serait pire encore de lâcher prise.
« Voilà, comme si de rien était. »
Comme si ce n’était rien ? Si ce n’est rien pourquoi a-t-il l’impression d’avoir été marqué ? Elle a transformé son  visage en argile, y a mis ses mains et son feu, marquant ses lèvres d’un sceau qui déclare « tu es mien » et ses lèvres ainsi marquées s’ouvrent uniquement pour le confirmer.
Une bouche qui tremble, qui serre les dents sur des parasites fantômes qui essaient de compromettre ses progrès. Mais il réussit à déjouer ses démons en se concentrant sur sa voix et leurs souvenirs aussi doux qu’une berceuse.
Il se souvient vivement de ce jour-là. Son sourire est perfusé au soleil, c’est fou tout ce qu’elle arrive à lui faire ressentir d’une seconde à l’autre.
Plus elle parle, plus les envies d’apposer son propre sceau sur elle le dévorent mais il est bloqué.
Il force sa tête à s’accorder à ses envies, gagnant du temps par les mots. «  Je me souviens aussi de n’en avoir offert qu’à toi. » Elle veut pouvoir se rassasier de tangible, il se donne morceau par morceau jusqu’au trop.
Il rejoint sa peau, touche le dessus de sa main, ses doigts glissent sous les bracelets qui ornent son poignet. Et là, un frein. Son corps et sa tête malade ne lui accordent pas plus, il est terrassé par une crise de hoquets. Il bloque sa respiration pour tenter de la faire passer, commande un verre d’eau qu’il boit d’une traite, manque d’en renverser la moitié mais ça ne passe pas. Il essaie de faire une phrase d’excuse complète mais la crise ne lui permet pas.
Désolé, désolé d’avoir tout raté.





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Seo Dami
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(#) Sujet: Re: F E V E R ; (NADA)   F E V E R ; (NADA) EmptySam 18 Déc - 2:24

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L'oreille est une amphore à ses mots caresses exquises, mais le corps et le coeur, eux, s'emballent d'un battement apeuré, précipité, les jambes flagellent presque d'un besoin de fuite, d'une envie de détour, et les trésors d'efforts qu'elle doit maintenir pour garder un sang-froid de façade sont évidents. Les yeux, toujours dévorant les siens, se font timides, consumés par sa flamme ils semblent fléchir, elle est trop vive pour ses étincelles encore fébriles, elle ravale ses hargnes habituelles, son air assuré. Et c'en est ironique puisque rien ne va jamais trop vite pour elle, de chaque course elle parvient toujours première, le pas est urgent, l'impatience est démesure, mais qu'on ne lui parle pas de sentiments. Elle ne sait pas quoi faire avec, ça déborde maladroitement, elle les tient à l'envers, les offre de travers, comme un bouquet tendu têtes en bas tiges en premier, ça ne ressemble à rien, les pétales sont fanées avant même d'être délivrées entre les bonnes mains. Les bonnes mains, Dami s'est évertuée à les trouver sans pouvoir les deviner, les doigts de Nabo sont ceux d'un pianiste, fins, élégants, le touché est délicat mais il ne joue que pour les connaisseurs, des airs de romance qu'il compose avec tiédeur, incertain de pouvoir lui destiner. Elle a bien trop peur de voir tout s'échapper de ses phalanges divines, celles qui l'ont par une fois déjà repoussée, celles qui l'ont fait se sentir de trop. Trop brusque. Trop rapide. Trop avide. Aujourd'hui ça la fait marcher à reculons. Il réclame son âme. Elle a un problème avec son âme. Elle ne veut la partager avec personne. Ce n'est pas vraiment de sa faute. Elle a appris à se défendre, à donner des coups, elle n'a jamais appris à s'abandonner.

qu'à toi — elle se raccroche à cette certitude, d'être seule et unique, ou bien de l'avoir été ? Elle ignore encore, si le temps perdu était un mal nécessaire, un bien superflu qui la rend morose d'années volées qu'elle ne retrouvera pas. Elle ne peut s'empêcher de se demander, si ça avait été lui alors peut-être qu'elle n'aurait jamais été tant dépossédée. Peut-être aurait-elle fait de meilleurs choix, peut-être aurait-il pu lui éviter la perte, les chagrins, les regrets, les matins où lorsqu'elle ouvre ses lourdes paupières la douleur est si vive qu'elle a envie de hurler pendant des heures jusqu'à ce que la nuit retombe. Un voile qu'elle ne cherche pas à lever tant la réponse lui apporterait une amertume insupportable, elle disparaît derrière un sourire complice, un rire moqueur qui s'ébranle lorsqu'il s'étouffe de ses propres mots. La pulpe de ses doigts sur sa peau l'électrise, le contact est bref, les doutes demeurent entre les assauts de courage, c'est toute sa bravoure de lion qui s'effrite, dans ses pupilles la panique se bouscule contre ses désirs audacieux, celui de bien faire, mais surtout celui de se dépasser. Dami le comprend, malgré tout ce qui lui échappe, la main tend une serviette pour éponger les filets d'eau à ses lèvres, masquer le hoquet bruyant le plongeant dans l'embarras. « — Est-ce que tu veux que je demande un autre verre d'eau ? non, il ne veut pas, le verre lui échappe, roule jusqu'à elle dans un fracas presque inaudible tant le son de sa mortification bat des records de décibels, il peint sur son faciès emprunté aux olympiens des relents de honte, le dos rond du félin apeuré prend tout l'espace et elle rétracte ses mouvements avant même de les amorcer — On a qu'à aller ailleurs, tu veux ? » elle n'a pas besoin d'un « oui » franc, une œillade lui suffit, une grimace la conforte, les commissures glissent en une moue mi-enthousiaste mi-contrariée. Elle le ressent déçu, de ne pas être parvenu à mieux, à plus. Elle voudrait lui dire qu'il l'a suffisamment impressionnée, qu'avec elle, il n'a pas à parfaire ses beaux rôles ou déployer ses roues multicolores, son plumage même non dévoilé est déjà l'objet de ses adorations.

Sur les sièges arrière de sa voiture de luxe, le hoquet s'éternise, rempli le silence d'une nuit agitée, derrière les vitres teintées tout Gangnam s'étreint et s'ébruite, les néons camouflent les astres puisque devant la belle nébuleuse le criard règne en maître. Il n'y a pas de place pour l'invisible, le discret, le subtil - voir et être vu - la seule loi des noctambules échangeant quelques gouttes d'attention liquide dans des baisers fiévreux. Dami sait bien que Nabo suit un tout autre code, ses élans sont indicibles, ses jetées craintives, chaque pas réclame des préparatifs dont elle soupçonne à peine l'étendue, « — Tu sais ce qui est infaillible contre le hoquet ? demande-t-elle une lueur malicieuse à l'iris — Un baiser. Je crois bien que je vais devoir t'embrasser alors... l'index frôle le menton, le pousse à se redresser alors qu'elle mime une avancée qu'elle interrompt bien avant la ligne d'arrivée, elle ne s'y risque pas d'avantage, explose en éclats de rire à quelques centimètres de son visage, — En réalité, c'est la peur le plus efficace des remèdes, mais tu vois, j'ai gagné mon pari, j'ai stoppé ton hoquet. elle se félicite faussement et fanfaronne de son maigre succès, un pincement au myocarde qu'elle ne révélera pas : parce que ça fait mal d'y être de nouveau confronter, de voir dans le miroir de son regard qu'il ne reflète face à son désir qu'une frayeur évidente. Elle est toujours là, et peut-être ne partira-t-elle jamais vraiment ? Dami n'est pas encore prête à renoncer pour autant, elle s'accroche à l'espoir des secrets révélés, du calice embrassé, et si ses lèvres sont encore un jardin auquel il lui interdit l'accès elle sait désormais que le portail est entrouvert, qu'il n'y a que pour elle qu'il souhaite faire fleurir cet eden. — Vincent, déposez-nous à l'Omega, merci. la césure est abordée précautionneusement, creusant juste assez la distance pour ne plus déborder sur son siège mais ne rompant pas totalement le contact, sa tête épouse son épaule contre laquelle elle trouve le repos — Ça te va ? Il me semble que tu aimes bien ce bar non ? De toute manière, ça m'est bien égale où on va, du moment qu'il n'y a que toi et moi. »



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