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(#) Sujet: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptySam 4 Fév - 21:48


break down, tears fall to the ground tell myself: damnit, nothing can be found. some days i'm sure i'll lose to fate, some days i cannot find my faith, but I just fight on. i am a wounded warrior looking for someone to let me in, black and blue i'm begging you, take me in i'm surrendering. black and blue, but if i'm with you, i will live to fight on through.
Bora & Inseong

don't give up on life, i won't give up on you

Il s’en veut. C’est la première pensée qui le traverse lorsqu’il arrive sur place et que le banc est désert. Comme un goût de déjà vu, mais ce n’est pas comme l’autre jour où il n’avait fait que blesser la jeune femme dans son ego et qu’au bout du compte, elle était arrivée. Non, cette fois In Seong s’est pris la tête entre les mains et a compté les minutes, mais dix minutes passent et toujours aucun signe de la brune. Il s’en veut, parce qu’il n’a pas pu venir la semaine dernière et qu’il a brisé sa promesse. Peut-être qu’il penserait à lui demander son numéro, la prochaine fois ? Ils se voyaient si souvent ici, le même jour et à la même heure, qu’il n’y a jamais pensé jusqu’à la dernière fois. Son regard sur la jeune femme a changé depuis lors et les événements récents n’ont fait qu’accroître son attachement, bien qu’il ne lui ait plus parlé depuis, juste aperçu dans le campus et ça lui suffisait, pour se dire qu’elle allait bien. Mais la semaine dernière, il a manqué leur rendez-vous alors que les choses ont empiré, tout s’est enchaîné et l’agression de Soo Yun a renforcé les suspicions envers Bora. Depuis, elle subit les accusations sur les réseaux sociaux et la pression doit être telle, qu’il aurait aimé lui dire qu’il ferait un peu plus pour elle désormais, que se contenter de venir la voir ici. Mais il n’est pas venu et n’a même pas pu la prévenir… Tombé malade le jour d’avant, il finissait à peine sa journée au boulot qu’il s’était effondré à cause de la fièvre, mais à cela s’ajoutait le stress qu’il accumulait malgré lui et il avait été obsolète pendant plusieurs jours. Il a bien essayé de revenir dans le weekend, puis la veille d’aujourd’hui au cas où, mais c’est à croire que le sort est contre lui, car même à l’université Bora s’est faite discrète. Alors ce soir il s’inquiète plus que de raison et se monte des scénarios tous plus pessimistes les uns que les autres, mais il est peut-être parano ? Il a peur qu’on s’en soit pris à elle et qu’il ne le sache pas encore ? Qu’elle se soit renfermée ou pire encore ? Elle ne viendra peut-être pas pour lui faire comprendre sa bêtise ? Pourquoi tout devient de plus en plus compliqué…

Puis, ça lui fait tilt. Comme un son de clochette dans sa petite tête, il se redresse et se remet sur ses deux jambes, le regard porté au loin vers le gouffre sombre qui sépare ce quartier d’un autre. La rivière. Ils s’étaient quittés près de la rivière, la dernière fois, y’a-t-il une chance qu’elle s’y soit rendue à la place ? Franchement, il n’a rien à perdre et il regarde une dernière fois au plus loin du chemin, d’un côté et de l’autre avant de s’avancer jusqu’aux barrières. Il triture ses lèvres en agitant son regard sur les quais à la recherche d’une silhouette et il en trouve une, près de l’eau et un peu plus loin, trop pour que sa voix l’atteigne d’ici et il lâche son appui pour s’élancer vers cette personne. Il descend les marches un peu trop vite et court jusqu’à elle, mais il n’en a tellement pas l’habitude qu’il est forcé de se pencher sur ses genoux pour reprendre son souffle lorsqu’il s’arrête, à quelques mètres du bord. Sa gorge brûle à cause du froid et il déglutit plusieurs fois avant de lever les yeux vers ce dos qui lui fait face et ces longs cheveux bruns, laissés libres au gré du vent. « Je… Bora, je… qu’est-ce que tu fais ici.. ? » Son dos lui fait mal, être resté debout tout l’après-midi ne lui réussit toujours pas et il vient de s’époumoner comme le non sportif qu’il est, sa respiration lourde et saccadée alors qu’il peine à s’exprimer. Ses pensées fusent dans tous les sens, il se demande ce qu’elle fait là, les pieds dans l’eau et s’il aurait dû commencer par s’excuser, ou la saluer, mais il ne sait plus très bien. Il est en train de penser au pire et en même temps, il se demande s’il ne dramatise pas. Sa tête lui tourne, parce qu’il respire trop vite et l’oxygène lui monte à la tête, mais il reprend. « Tu vas geler… reviens par là, » parce qu’il n’aime pas trop ce qu’il voit en sachant ce qu’il sait.
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Park Bo Ra


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(#) Sujet: Re: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptyDim 5 Fév - 1:09
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FEAT YOO IN SEONG
Elle était sortie de son lit machinalement. Lit qu’elle n’avait pas quitté de la journée, préférant se perdre dans les draps que d’avoir à sortir. La nuit tombant réveillant son inconfort, elle avait préféré fuir le noir de la chambre pour prendre l’air. Il n’était pas si tard, mais à cette heure, et par ce temps, les allées étaient bien moins fréquentées. C’était la Bora des très mauvais jours, qui se trainaient dans l’air froid, les pieds nues dans ses pantoufles, perdue dans un jean trop large. Ses cheveux étaient hirsutes, emmêlée par une journée passées sur l’oreiller. Ses yeux étaient rouges, secs et cernés. Machinalement, ses pas l’avaient mené hors du dortoir, elle avait traversé le campus, pris son bus habituel, jusqu’au lieu le plus familier et rassurant à ses yeux. Elle savait qu’on était mardi, même si en toute honnêteté, elle n’y pensait pas réellement. Une sorte d’instinct automatique l’animait depuis qu’elle avait quitté son lit. De toute façon, Inseong n’était pas venu la semaine suivante, alors même si elle était venue pour le voir, elle se serait probablement abstenue. La déception de l’attendre sans le voir arrivée avait surpassé le bon sens. Avait-il eu un empêchement ? Etait-il lassé ? Les milles explications, même les plus optimistes, avaient été balayé par un sentiment terrible qui la submergeait depuis des jours. Une seule conclusion s’était imposé à elle. Il doutait de son innocence.

Pourquoi devait-elle croire qu’il était différent de tous ces inconnus qui la pilonnait sur internet ? Bora, ce n’était pas le genre de fille à pleurer facilement. Exprimer ses sentiments n’avait jamais été un fort, particulièrement lorsqu’ils trahissaient une faiblesse. Pourtant lire tout ça sur elle l’avait plus affectés qu’elle ne pouvait l’admettre. En fait, elle avait le cœur complètement retourné, serré au point de l’asphyxier. Depuis le début de cette affaire, la fuite avait été sa meilleure option. Se cacher et se taire en comptant sur un bon sens commun. Depuis qu’elle était gamine, elle réglait ses problèmes de cette manière. Cette fois ça ne marchait pas. On allait jusqu’à la croire capable de faire du mal à Soo Yun. La brune avait passé les jours l’échine courbée, ignorant la tempête et se rendant sourdes aux critiques. C’était lâche et protecteur, jusqu’à un certain point. Celui ou la curiosité l’emporte sur la raison, et que ses yeux ne finissent pas trainer au fils des conversations, des injures, des accusations. Elle avait passé la nuit sur son portable, ni plus ni moins hypnotisé par ce torrent de reproche qu’elle n’avait pas imaginé. Ça l’avait cloué au sol, littéralement vidée. C’était à peine si elle pouvait mettre un nom sur le sentiment qu’elle éprouvait. C’était juste injuste, insupportable, comme une consécration de l’idée qu’elle avait toujours voulu refouler. Elle n’était pas désirable.

Alors à travers la brume de tourments qui la suffoquait, sans pensée ni autres désirs que celui de disparaitre, elle s’était glissée sous la lumière des lampadaires, la peau brûlée par les regards qu’elle croyait percevoir dans le bus – sans doute interpelé par les chaussons. Le chemin qui menait au parc, elle le connaissait très bien, c’était un parcours qu’elle aimait, parce qu’il embaumait son cœur chaque semaine. Le banc habituel était vide, ce qui n’était pas étonnant, car il était tôt. Mais Bora était bien loin de ce genre de considération. Son esprit était pétri d’une terreur viscérale, insurmontable, qui lui ôtait toute lucidité. Ses pas la guidèrent machinalement vers les quais, où elle avait quitté Inseong la dernière fois. Attirée par l’eau noir et mouvante, la jeune femme s’en était approché lentement, jusqu’à venir s’assoir sur le béton qui surplombait une étroite dépression rocailleuse. La rive tapissée de gravier s’enfonçait dans l’eau juste sous ses pieds. Poussant sur ses bras maigres, elle s’était laissée tombée dans les cailloux, marchant jusqu’à ce que l’eau glacée viennent s’emparer de ses pantoufles, saisir ses pieds, mordre ses chevilles. Elle se stoppa alors, hésitante, prenant pour la première fois conscience de sa respiration haletante.

Bo Ra savait pertinemment ce qu’elle faisait ici. Le courant frais avait quelque chose de délicieusement attirant, réconfortant. Une douce solution à une peur indescriptible. L’idée qui l’animait, elle la connaissait, sans parvenir à la nommer, à l’expliquer, par honte, par lâcheté. Ça n’avait pas de nom à ses yeux, c’était juste une sensation alléchante. Imaginer le fleuve la prenant, la jetant jusqu’à la mer. Elle voulait devenir l’eau noir qu’on ne distinguait pas dans la nuit. Elle ne fit cependant pas un pas de plus, restant plantée, de l’eau jusqu’à la naissance des mollets, à contempler la rive d’en face, et le ruban noir qui la reflétait. Son corps anesthésié frémit quand une voix familière s’éleva dans son dos, prononçant son prénom avec hésitation. Bora pivota machinalement, avisant d’un regard morne la silhouette d’Inseong, debout sur le quai, essoufflé. Elle le contemplait, un peu béate, avec la soudaine impression qu’on venait de la tirer d’un long sommeil. Elle prit soudain brusquement conscience du froid qui la pétrifiait, du vent qui soufflait dans son cou, et de l’eau qui mordait sa peau. Plus fort encore, le soulagement que lui procurait la vision du jeune homme manqua de la faire vaciller. Il lui héla de sortir, la faisant hésiter. Elle secoua lentement la tête. « Je ne pensais pas que tu viendrais. » Admit-elle, d’une voix si basse qu’elle doutait qu’il puisse l’entendre. Le timbre était rauque, celui d’une fille qui n’avait pas parlé depuis la veille. « Tu ne devrais pas rester là tu sais. » Cette fois plus gravement, parce que quelque part, elle savait que c’était grave, cette idée qu’elle avait. Cette idée qui lui faisait si peur, à elle-même. « Mais c’est joli ici, c’est vraiment un bel endroit. Il n'y a personne pour me traiter de monstre. » Conclut-elle en se tournant à nouveau vers la rive opposée, dos à Inseong, serrant les dents pour avoir le courage de faire un pas de plus, les galets se dérobant sous ses chaussons détrempés. L’eau la saisit un peu plus encore, avant que la brune ne marque un nouvel arrête, laissant cette fois ses doigts effleurer la surface, le cœur battant très fort. « Si tu comptes me reprocher ça aussi, tu n'aurais pas du venir. Mais si par hasard tu te posais encore la question, je n'ai rien fait. Enfin je suppose que me voir là, ça t'aidera pas à me croire. »







 

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(#) Sujet: Re: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptyMar 14 Fév - 22:35


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Elle se retourne leur regard se croisent et il ne sait pas ce qu’il y voit, mais ça lui dit de faire un pas en avant. Il n’y a aucun bruit si ce n’est celui du vent et du courant mêlés, pourtant il ne l’entend pas la première fois et il s’approche encore. « Tu ne devrais pas rester là tu sais. » Savez-vous quel mardi nous sommes, aujourd’hui ? C’est idiot, pourquoi a-t’il pensé au pire en ne la voyant pas sur ce banc, alors qu’elle aurait pu simplement se trouver ailleurs et en meilleure compagnie ? Il ne devrait pas rester selon elle, mais où pourrait-il être ailleurs qu’ici en cet énième mardi soir ? C’est sa place. Il a voulu s’excuser, mais ce n’est pas la seule motivation qui l’a tant pressé et soulagé lorsqu’il l’a trouvé.. Pourtant, il ne peut s’empêcher de penser qu’elle aurait pu se trouver en un meilleur endroit et un peu plus comblée, en cette douce soirée de février. Sa voix fend l’air et il entend un mot qui le fait grimacer, mais elle s’est déjà retournée face à la rivière et un sentiment désagréable lui tord le ventre alors qu’il n’ose plus avancer. S’il doit y avoir un monstre ici, c’est lui. Il tâte sa poche comme pour vérifier quelque chose, se perdant un peu jusqu’à ce que Bora s’exprime à nouveau et qu’il revienne à lui, en remarquant qu’elle s’était encore plus avancée. Il ne comprend la portée de ses paroles que bien tard, même s’il se doutait que le problème venait des récents événements. Il ne pensait pas qu’elle puisse douter à ce point de ses intentions, mais en gardant le silence pendant ces deux dernières semaines, il l’a juste conforté dans ses doutes. Il s’approche jusqu’à ce que l’eau vienne toucher le bout de ses bottes, mais il reste là et déglutit en gardant les yeux posés sur le dos de la jeune femme.

« Arrête-toi … bon sang, Bora ! Sors de là, s’il te plait… tu veux que je vienne te chercher ? C’est du caprice. » Il aurait pu commencer par la rassurer, surtout après ses mots, mais il se sent fébrile en la voyant ainsi enfoncée dans l’eau glacée et en sachant qu’il ne pourrait pas aller trop loin, lui. Il a l’impression que le fond pourrait se dérober sous ses pieds si elle osait faire un pas de plus, qu’elle s’y laisserait sombrer et il secoue la tête pour en chasser l’image. Est-ce qu’il affrontera sa peur si elle s’obstine ? Il pourrait déjà la rejoindre en vérité, mais il suffirait d’une maladresse pour qu’il perde ses moyens et il doit rester lucide. Ce n’est pas en tremblant ou en paniquant qu’il réussira à la raisonner. « Je te crois. J’ai toujours cru en ton innocence… quel monstre serai-je pour venir te blâmer jusqu’ici. » Il pose sur elle un regard tendre, consciemment, parce que c’est plus facile quand on lui tourne le dos et qu’il veille de loin, comme toujours. « Je suis désolé, pour la fois dernière. » Elle ne peut pas le voir, mais il sourit et plonge les mains dans ses poches pour avoir l’air nonchalant. Il tente un peu tout ce soir, jusqu'aux mots qui la feront réagir en bien ou en mal. Il a même essayé de la vexer, mais.. et s'il essaie juste d'être un peu honnête ? « Ah… j’ai vraiment cru que tu serais en colère contre moi et que tu ne reviendrais plus. J’ai eu peur en ne voyant personne sur notre banc, qui eut cru qu’un banc vide m’effraierait autant… c’est d’un ridicule, tu ne trouves pas ? » Le ton de sa voix a changé, il cache la sincérité de ses mots derrière un soupçon d'égoïsme et d’exagération.

Bien sûr qu'il est touché par les événements et la savoir suspecte dans cette affaire de vol le rend malade. Il aimerait pouvoir fermer le clapet de tous ces cons qui osent l'insulter, mais sans preuve que peut-il faire ? Il avance, laisse l’eau mordre le cuir de ses bottes jusqu’aux chevilles, et s’arrête. « Puis, j’ai pensé que la faute me revenait autant qu’à ceux qui te pointent du doigt et je les déteste tous, moi compris. » Elle mérite tellement meilleure compagnie ce soir, un meilleur soutien, une meilleure vie… que fait-elle ici ? « Si tu continues d’avancer, tu ne toucheras que ceux qui croient en toi et les autres finiront par t’oublier, tu ne seras qu’une martyre. » Il se doute qu’elle n’ira sûrement pas plus loin, mais il a déjà eu affaire à ce genre de comportement et ça l’énerve de voir qu’on ait pu la briser à ce point. Il n’a pas voulu se mêler de cette affaire, mais il s’est avéré qu’il l’a été contre son gré et ça lui a fait prendre conscience que ces histoires touchent tout le monde. Il n'a plus le droit de s'en écarter, même si pour ça, il a l'impression de devoir choisir un camp et ça le déchire. « Tu n’es pas obligée de supporter ça toute seule. » C’est, après tout, quelque chose qu’il voulait lui dire plus tôt.    
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(#) Sujet: Re: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptyMer 15 Fév - 0:13
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FEAT YOO IN SEONG
Elle était terrifiée, pétrifiée, suspendue dans le temps, comme si le fleuve seul continuait à s’écouler. A peine entraver par ses maigres mollets plongé dans le courant froid. Dos à Inseong, Bora s’imaginer plonger, se laisser engloutir par l’eau noire, devenir aveugle sous les flots. Emportée jusqu’à la mer, bercée par les remous. La pensée si poétique dans la formulation qu’elle lui donnait était pourtant horrifiante. Le gel qui lui mordait la peau, son pull de laine la tirant vers le fond, ses poumons brûlés par l’hypoxie. Si effrayant. Le fleuve si paisible était bien mensonger. Bora était venue jusqu’ici en pensant trouver le courage une fois dans l’eau, de s’y laisser couler. Mais la voilà seule face à ses sombres pensées, et elle ne trouve plus de force pour avancer plus. Juste le violent désir de faire demi-tour, de vivre encore un petit peu. Elle se demandait un sursis à elle-même, comme une supplique interne. Respirer encore un peu, essayer, sans cesse. Etait-elle trop bornée, ou juste trop lâche ? La jeune fille n’était plus très sûre. Sa seule conscience, c’était son sang qui battait dans ses tempes, et la nausée qui effleurait ses lèvres, ce dégout si profond, envers ce qu’elle était à présent, qui lui retournait le cœur.

Elle sentait aussi de la présence d’Inseong, derrière elle. Une silhouette aisément discernable sur la berge, qui lui criait de s’arrêter, la sommait de cesser ses caprices. Il avait raison, c’était un caprice, un caprice pour qui ? Elle-même en priorité, car elle était sincère lorsqu’elle admettait ne pas s’attendre à le voir apparaitre. Comment l’avait-il trouvé ? Inconsciemment, elle était revenue à l’endroit où il s’était promené la dernière fois. Pourtant, il aurait pu simplement l’attendre au banc. Pourquoi le rencontrait-elle ici ? Il s’agissait définitivement d’un caprice, un sursaut de folie indigente, comme la dernière alternative, absolument invraisemblable malgré tout. Le jeune homme devait se demander ce que Bora fichait là, et elle doutait d’être capable de lui expliquer. Mais il répondait, à sa supplique imaginaire, qui ne lui était pourtant pas destinée. Il affirmait croire en elle, en son innocence. Il s’excusait, pour la dernière fois. Pour cette attente solitaire sur leur banc de bois. C’était ridicule oui. Tellement ridicule.

Elle avait froid, son corps entier tremblait. La jeune fille ne sentait plus vraiment ses jambes, juste le bas de son pantalon qui lui collait à la peau. Le vent fouettait ses joues, Seoul grondait sourdement autour d’eux. Inseong poursuivait, malgré qu’elle lui tournât le dos. Etait-il si désespéré de la voir revenir au sec ? Avait-elle besoin des paroles du jeune homme pour changer d’avis ? Bora en doutait. Parce que l’eau était bien trop effrayante, et cette mort qu’elle pensait être apaisante n’était en réalité qu’une bien effrayante idée. La voix d’Inseong ne la ferait pas sortir de l’eau. Pourtant, ça semblait si doux, d’entendre enfin quelqu’un lui dire ces mots. Qu’elle n’était pas toute seule, qu’elle n’avait pas à faire ça.
C’était si ironique, à bien y réfléchir. La jolie fiancée du désespoir, au bord du gouffre un soir de saint valentin. Pied nue dans des pantoufles, à balancer sur la berge, aussi sûrement que sur un fil tendu. Elle oscillait, reculait mentalement, luttait pour dégager ses chevilles de la vase qui l’engluait. D’un pas hésitant, bringuebalant, la brune se retourna, pour faire face à nouveau à son camarade, à quelques mètres d’elle. Prudemment, sa jambe chassa l’eau pour avancer, ou plutôt reculer. Frigorifiée, elle rejoignit la rive, s’entaillait de l’eau jusqu’à Inseong, et s’arrêta pour lui faire face, la mine grave, terrorisée. Son coeur battait fort, dans une émotion de peur et de soulagement mêlée. Le simple bonheur, timide et inavouable, de se tourner vers une rive ou quelqu'un l'attend, s'impatiente de la voir renoncer. C'était égoïste, se faire le vœu d'être sauvé quand on se mettait dans cette situation toute seule, mais tellement, tellement rassurant.

« Tu crois que je n’ai pas eu peur, de le voir vide, ce banc ? » Demanda-t-elle en le fixant de ses yeux noirs et cernés. « J’ai pensé que tu croyais ces gens. J’ai pensé que tu étais déçu. » Sa main cyanosée glissa le long de son bras. « C’est ridicule. Mais c’est la première chose que j’ai pensé. » Bora baissa les yeux vers l’eau qui léchaient leurs pieds. « Je ne fais pas ça pour les autres, qu’on m’oublie ou qu’on me plaigne, je m’en fiche. Je cherchais juste une façon de fuir. » Son regard se perdit dans les ténèbres de l’eau, illuminé par Séoul. « Mais finalement, je ne sais même pas ce que je fais ici. L’eau est trop froide, et j’ai trop peur pour faire ça. Je crois que je n’ai pas ce genre de courage. » Un pâle sourire, un peu amer, peignit son visage marbré par le vent. « Il faut bien que je le supporte seule de toute façon, avec qui je pourrais le partager ? C’est pas le genre de problème que les gens peuvent comprendre. « Laisse couler », c’est ce qu’on me dit. J’aurais presque aimé les prendre au mot. Tu ne devrais pas te mouiller comme ça, l’eau est froide. » Ajouta-t-elle finalement, après une pause, en le dépassant finalement pour sortir de l’eau pour de bon. Ses jambes étaient raides et peu assurées, son jean gouttait sur les graviers. Ses chaussons habituellement si réconfortant ne ressemblaient plus qu’à une boule humide, grisé par la vase. « Tu n’avais pas mieux à faire que de venir ce soir, Yoo In Seong ? Ce n’est pas un reproche, juste une question. » Bora se forçait à prendre une voix assurée, avec comme certitude que si elle se laissait emporté par sa terreur actuelle, elle ne finirait pas pleurer. Elle s’y refusait, car la scène était déjà bien assez pathétique ainsi. Alors elle luttait pour avoir l’air forte, malgré sa voix qui faillit, altéré par les frissons qui la secouent. « Merci de m’avoir dit ça malgré tout. Je ne sais pas si on peut dire que tu me sauves ce soir, mais… Bon, si ça te fait plaisir, tu peux le penser. Je suis juste soulagée de savoir que tu ne me vois pas comme cette fille cupide qu’on décrit en ce moment. » Sans pouvoir avouer pourquoi, il était peut-être la personne dont l'opinion comptait le plus à ses yeux. Pourquoi apparaissait-il toujours avec les mots qu'elle voulait entendre ?







 

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(#) Sujet: Re: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptyMar 21 Fév - 0:32


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Bora & Inseong

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Il ne peut plus vraiment le nier ni jouer les sots avec lui-même, il la reconnaît cette chaleur qui lui étreint le cœur et avec elle la peur. Il a du mal à réfléchir et ses mots sortent d’eux-mêmes, il y va à l’instinct et se rattrapera plus tard, tant pis pour les écarts et le désespoir qui teinte sa voix un peu cassée ce soir-là. Il aurait aimé l’avoir plus douce et plus mélodieuse que celle si grave et sans couleur qu’il a hérité. Il est tantôt ferme, tantôt plus doux dans ses paroles et il finira par trop en dire, et c’est souvent pire que pas assez. Il ne veut pas la voir s’en aller, dans ces eaux troubles ou vers la ville, il ne la laissera pas s’échapper si tant est qu’il ait le courage de la rattraper. Il ne peut plus le nier ni se berner, son cœur lui a trop souvent fait la morale et aujourd’hui il sature, le mettant dos au mur et il en a assez, lui aussi. Assez de jouer, de rester les bras croisés et de prétendre en détournant le regard. Il se dit généreux, mais il a été égoïste avec la Melted et ça lui arrive en pleine figure comme s’il n’en a jamais eu conscience. Au fond si, il n’a fait que se protéger et elle avec, parce qu’il ne lui apporterait rien de si bien, non. Elle mérite mieux qu’un automate qui se laisse porter par la vie et les soucis, qui subit et empoisonne son entourage malgré lui. Il se sent coupable aujourd’hui, de tout, de rien, de ne pas lui avoir tendu la main. Elle n’a peut-être jamais voulu faire un pas de plus vers les profondeurs de la rivière Han, mais lui, il sait ce qu’une pensée impulsive peut provoquer. Il sait qu’il ne suffit parfois que d’une seconde pour craquer, même si celle d’avant on s’accrochait dument à la vie. Il agresse sa lippe inférieure et la meurtrit plus qu’il ne le sent, mais quand enfin elle se retourne et revient, ce sont tous ses muscles qui se détendent. Ses épaules s’affaissent, ses yeux se ferment et ses dents relâchent leur proie. Il reste là et l’attend, impatiemment, une, deux, trois secondes et il les compte jusqu’à sentir sa présence et rouvrir les yeux sans la regarder. C’est un sourire bien fade qui apparaît lorsqu’il ne voit que la berge au loin, la frêle silhouette devant lui et il devine son regard posé sur lui.

Il ne dit rien et la laisse exprimer ses peurs et ce qu’elle a cru deviner en voyant leur banc vide, elle aussi. Il est soulagé de l’avoir ramené au sec, mais il a toujours ce goût amer dans la bouche qui le bloque d’une certaine manière. Il baisse les yeux pour chercher les siens, mais c’est ce moment qu’elle choisit pour admirer leurs pieds et par réflexe il la suit. Il l’écoute sans l’interrompre et réalise un peu tout en même temps, trouvant ses propres réponses aux troubles qu’il subit en sa compagnie et qui durent depuis un certain temps. Elle se justifie et il a envie de la toucher, de sortir les mains de ses poches pour l’attraper et lui redresser le menton, mais il reste obstinément droit. Il passe de l’eau à son visage qu’il trouve plus apaisant, elle sourit, mais ce sourire lui fait mal et il perd le sien. Fuir la réalité, il n’y est pas étranger et de toutes les façons, elle a toujours su le toucher. Aujourd’hui un peu plus et il rirait presque de lui-même en sachant ce qu’il cache dans sa poche, l’imbécile. Un jour comme celui-ci, lui, il s’est juste dit… pourquoi pas ? Il voulait juste lui insuffler un peu d’espoir, lui donner du courage ou lui laisser savoir qu’elle est précieuse, au moins pour lui. Il la laisse retourner sur le quai pour se laisser quelques secondes de réflexion, pour tout assimiler, tout comprendre et choisir ses mots, les bons il espère. Mieux vaut tard que jamais, comme on dit et il se retourne quand elle lui demande ce qu’il fait ici à pareille date. C’en est presque drôle et il se jetterait volontiers dans la rivière en ayant la pensée que le destin a joliment choisi son jour pour honorer ce quatorze février. « Ça reste une question fort maladroite, Miss Park. » Il la rejoint, mais n’ose toujours pas tendre les doigts vers les siens alors qu’il l’a fait si facilement la dernière fois. Ce soir il n’est qu’un peu plus hésitant, parce qu’il réalise et que lui prendre la main ne serait plus anodin.

Elle le remercie de l’avoir, entre guillemets, sauvé et il sourit devant cette tentative de ramener un peu de légèreté. Son ego est flatté, mais il est juste heureux de savoir qu’elle n’a pas réellement voulu passer à l’acte, du moins c’est ce qu’il espère comprendre. « Ces gens ne savent pas qui est Park Bora. Je ne la connais peut-être pas très bien moi-même, mais j'y viendrai et ce que je sais maintenant, me suffit. » Il regarde loin devant lui et continue. « Et tu as tort, tu n’es vraiment pas forcée de le vivre seule. » C’est plus difficile qu’il ne le pensait, parce qu’il est peut-être le seul des deux à avoir changé. Il prend une grande inspiration et tourne la tête vers la brune, verrouillant son regard dans le sien. « Il y a quelqu’un qui accepterait de partager, si elle le veut. » Et de nouveau il tente d’amortir le choc, si on lui dit non, ça passerait mieux que s’il avait employé des ‘je’ et des ‘tu’ plus directs. Oh et puis… mince. « Ferme les yeux. » Il lui sourit et insiste du regard jusqu’à ce qu’elle veuille bien l’écouter. Qu’elle ne se sente pas trop déçue, si ce n’est rien de plus qu’une chaîne froide qu’Inseong lui passe autour du cou, sur lequel il laisse inconsciemment son souffle la chatouiller lorsqu’il se penche pour verrouiller le fermoir. « Je n’avais rien de mieux à faire ce soir, non. Toi non plus ? Oh, tu peux ouvrir maintenant. » Il laisse ses doigts traîner sur le pendentif étoilé avant de lâcher prise et de reculer. Il se sent soulagé pour la deuxième fois de la soirée et plus effrayé que jamais, étrange paradoxe.
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Park Bo Ra


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(#) Sujet: Re: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptyMar 21 Fév - 16:59
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FEAT YOO IN SEONG
C’était difficile pour Bora, de se montrer aussi pathétique en public. Grandir dans la honte avait laissé des marques, fait d’elle une enfant solitaire. Avait-elle ne serait-ce qu’une fois partager ses émotions avec quelqu’un ? D’aussi loin qu’elle s’en souvenait, ça n’était jamais arrivé. Parce qu’elle n’avait personne pour ça. Elle était entourée pourtant, elle avait toujours eu des amis, mais malgré tout. C’était effrayant d’admettre sa faiblesse. Elle connaissait suffisamment de lâches pour savoir que les gens trouvaient souvent plus facile de disparaitre que d’affronter un problème. Le meilleur exemple était sans doute son père. Bora ne voulait pas faire fuir les gens. Surtout pas Inseong. Elle n’était pas sûre de savoir à quel moment il était devenu si important. Quand avait-elle commencé à avoir le cœur battant dès le mardi midi. Quand avait-elle commencé à compter les jours entre deux rendez-vous, et à les marquer en rouge dans son agenda ? Mais voilà qu’elle se faisait surprendre les pieds dans l’eau, avec l’idée abjecte de vouloir cesser d’exister. Quelque part, elle avait eu envie de fuir, et pour être tout à fait honnête, s’il avait s’agit d’un autre qu’Inseong, elle aurait sans doute pris les jambes à son cou. Elle pouvait bien faire semblant de ne pas le comprendre, ce sentiment un peu chaud qui irradiait dans sa poitrine depuis qu’il avait répondu à sa question, il n’en demeurait pas moins qu’elle était là, debout devant la rivière, et que malgré son corps frigorifié, elle n’avait pas envie de s’en aller. Parce qu’il la voyait depuis des semaines dans son plus triste apparat, et qu’il était toujours là, qu’il la regardait encore, qu’il ne fuyait pas. Fut-il idiot ou naïf, ça n’avait pas d’importance aux yeux de la brune, sa seule présence la rassurait à un point tel qu’elle aurait pu en pleurer.

Bora était égoïste. Aveugle, conditionnée à l’idée qu’elle n’était qu’une gêne, un malheureux accident du destin, pour tous ceux dont elle croisait la route. C’était embarrassant d’admettre pour une fois qu’elle avait besoin de quelqu’un. Avait-elle vraiment le droit de partager un peu de ses problèmes avec Inseong ? De s’alléger au détriment du garçon ? Elle lui aurait donné volontiers toute sa force pour soulager son fardeau à lui, alors accepter de lui faire part du sien lui semblait terriblement honteux. Et pourtant, c’était un tel soulagement, d’être accueillie au retour de ce drôle de trajet, d’avoir quelqu’un pour l’attendre au bord de l’eau. Les pensées emmêlées, à mi-chemin entre gratitude et regret, honte et soulagement, elle poussa un profond soupire, aspirant l’air comme pour la première fois, avec l’étrange sentiment de renaitre après avoir voulu mourir, même aussi brièvement. Même avec si peu de conviction. Seulement celle qu’elle était au bon endroit à présent, debout et grelottante sur la berge, avec Inseong. Loin du fond du fleuve. C’était appaisant de penser à présent que la décision qu’elle avait prise était la bonne, que vivre était toujours plus valorisant que de se noyer. C’était si inopportun à ce moment précis, mais Bora avait soudain envie de sourire. De sortir de cette morosité, se tourner vers Inseong, lui faire oublier ce qu’il avait surpris. Elle balançait entre ce désir raisonnable de partir et de l’éviter à l’avenir, et l’idée très tentante de passer à autre chose, de marcher jusqu’au banc. De l’écouter parler, pour une fois, de sa voix si apaisante, de reprendre sa main comme la dernière fois. Il lui répondit que sa question est maladroite, et ses joues s’empourprèrent de gêne, elle réalisa . Elle ne lui avait jamais demandé s’il avait quelqu’un. Etrangement, elle avait toujours assumé que ce n’était pas le cas, comme une évidence presque réconfortante. « Désolée, je ne voulais pas te mettre mal à l’aise. » Répondit-elle à sa remarque. Avait-elle touché un point sensible ? Ses yeux coulèrent instinctivement vers ses chaussons lorsqu’il s’approcha d’elle.

Le poids dans sa poitrine s’était doucement muée en une palpitation plus légère.  « Ces gens ne savent pas qui est Park Bora. Je ne la connais peut-être pas très bien moi-même, mais j'y viendrai et ce que je sais maintenant, me suffit. Et tu as tort, tu n’es vraiment pas forcée de le vivre seule. » Presque spontanément, un sourire vint rehausser, si léger et si discret, qu’on aurait pu croire qu’elle grimaçait. Mais c’était bien un maigre éclat qui venait d’apparaitre sur son visage embrumé. Si elle avait eu des mots pour lui expliquer ce que ses paroles lui faisaient, elle aurait pu lui faire une longue liste de symptômes. Le choc la rendait pourtant bien muette, flottant entre peur résiduelle et tétanie émotionnel. Inseong confirmait, encore, qu’il ne comptait pas fuir, même en l’ayant vue ainsi, c’était tellement inédit qu’elle en eut la gorge serrée. Leurs regards se croisèrent, aussi sombre l’un que l’autre, et Bora se fit violence pour ne pas le détourner. Qui accepterait de partager ? La brune n’osait pas comprendre le sens de ses paroles, même si intimement, elle était au bord de l’implosion. Elle aurait voulu l’interroger, demander qui, que cette personne décline son identité, qu’elle puisse la reconnaitre. Mais Inseong la coupa, lui demandant de fermer les yeux. Bora hésita, réprimant les claquements de ses dents, les frissons qui secouaient son corps. Puis lentement, sous l’insistance qu’elle pensait lire dans les yeux du jeune homme, ses paupières voilèrent ses iris noires, avec une certaine appréhension, presque de l’impatience. La soirée prenait soudain une tournure étrange pour la jeune fille, qui n’avait pas envisagé une telle situation. C’était à peine si elle aurait osé en rêver. Aveugle, elle sursauta lorsqu’elle sentit deux mains encadrer son cou, et un lien fin et froid s’appliquer sur la peau de sa gorge. Le souffle tiède du garçon caressa son épiderme glacé, avant qu’il ne s’écarte à nouveau, abandonnant là une chaine délicate. Le cœur de Bora s’était soudain emballé, plus fort que lorsqu’elle avait peur, plus vite, plus bruyant dans ses oreilles. A sa demande, elle ouvrit à nouveau les yeux pour redécouvrir son visage penché au-dessus du sien. Les longs doigts du Starchild s’attardèrent sur son buste encore un instant, laissant retomber le pendentif qui ornait la chaine. Médusée, la brune demeura immobile à le contempler, pendant des secondes qui semblèrent des minutes.

A quelle moment cette situation avait basculée ? Quel genre de destin était-ce ? Ses mains hésitantes glissèrent jusqu’à sa nuque. Bora effleura la chaine qui se réchauffait au contact de sa peau. Elle la remonta lentement jusqu’au pendentif, elle saisit pour pouvoir le regarder. Des étoiles scintillantes, toutes en finesse, ornaient à présent son cou. Fascinée par le bijou, elle fit presque inconsciemment durer le silence, et le malaise presque palpable qui régnait entre les deux. Son regard éberlué remonta précipitamment pour capter celui d’Inseong. « C’est si joli… » Murmura-t-elle, laissant sa phrase en suspens, cherchant des mots adéquate, malgré son ton affreusement neutre. Sa tête dodelina un peu, en quête d’un peu de calme, de clarté, dans cet esprit embrouillé. Elle bredouilla un merci, tandis qu’avec une inhabituelle hardiesse, sa main se risqua à approcher l’avant-bras du jeune homme, qu’elle longea jusqu’à venir capter ses doigts, les yeux levés vers lui comme en quête d’une autorisation. Elle noua timidement leurs mains, retrouvant un peu de la chaleur qu’elle avait craint d’oublier, qu’elle avait si impatiemment attendu de retrouver, en deux semaine. « Je ne suis peut-être pas la plus insouciante ni la plus drôle des compagnies... J’ai même des drôles d’idées, comme aller me baigner en février dans le fleuve, toute habillée. J’ai beaucoup de problèmes, ou du moins, je suis douée pour m’en inventé. S’il y a quelqu’un pour vouloir les partager avec moi, il doit être sacrément inconscient, ou fou. » Ses doigts s’agrippèrent un peu plus à ceux du jeune homme. « Mais à ce fou-là, je voudrais bien lui dire qu’il était drôlement beau, même dans la nuit. Et que c’était déjà une raison suffisante pour revenir au sec. Et s’il est d’accord, j’aimerais qu’il partage aussi, avec moi. » Que leurs conversations à sens unique deviennent des échanges. Qu’il lui explique enfin, pourquoi lui aussi, il avait l’air triste. Alors ils pourraient cesser d’être égoïste, l’un autant que l’autre. « Alors… si tu n’as rien de mieux à faire, et que moi non plus, est-ce qu’on pourrait juste rester ensemble ? Tu veux bien que je garde ta main ? »  Elle mordit l’intérieur de sa joue, mais c’était inévitable. Cette fois pour de vrai, un sourire avait éclos sur ses lèvres.







 

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(#) Sujet: Re: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptyMar 7 Mar - 22:18


break down, tears fall to the ground tell myself: damnit, nothing can be found. some days i'm sure i'll lose to fate, some days i cannot find my faith, but I just fight on. i am a wounded warrior looking for someone to let me in, black and blue i'm begging you, take me in i'm surrendering. black and blue, but if i'm with you, i will live to fight on through.
Bora & Inseong

don't give up on life, i won't give up on you

C’est déconcertant, mais familier. Il n’est pas timide, juste intimidé. Il a été charmé comme bien souvent et il en compterait par centaines, des coups de cœur passagers et parfois récurrents, mais la question n’est plus de savoir pourquoi il l’a pris en photo la première fois ; elle aurait dû lui demander pourquoi il a fini par rester et revenir, ne sortant plus son appareil qu’à quelques occasions. A son insu parfois, quand il arrive le dernier ou devant ses yeux, en la surprenant à grimacer et il en a toujours les preuves, même si elle lui a demandé de les effacer. Le coup de cœur s’est mué en amitié, mais il s’y était déjà attaché et ne le réalisait juste pas. Jusqu’à ce que l’inquiétude l’empêche de fermer l’œil ou de se concentrer sur ses notes, jusqu’à ce que ses pensées se dirigent trop souvent vers elle, ses journées, ses fréquentations et qu’au fond, ça l’irritait de ne pas en faire plus partie. Jusqu’à ce qu’il passe devant une vitrine et qu’il a trouvé qu’un certain collier siérait bien autour de son cou. Deux étoiles entrelacées, de nombreuses significations se cachant derrière un simple pendentif… des étoiles, parce qu’il les trouve uniques, mystérieuses, brillantes, jolies et quand elles filent, elles amènent un peu d’espoir. Deux, parce qu’elles pourraient les représenter, une autre façon tacite de lui prouver que son opinion a changé et il a le cœur lourd quand il relâche le pendentif et verrouille son regard dans le sien, pour y chercher une réponse, un signe, quelque chose… Il retient son souffle jusqu’à ce qu’elle brise le silence et que ses simples mots le soulagent, c’est joli, et c’est une réponse qui lui suffit.

Pourtant ils restent là à se regarder sans trop savoir, Inseong hésite et quand c’est finalement la jeune femme qui se lance la première et qui attrape sa main, il sourit. C’est plus qu’il n’espérait, elle aurait pu se contenter d’un merci et les inviter à marcher, sans plus… Le malaise aurait été différent, il n’y en a même plus d’ailleurs. Sa main est toujours aussi froide et il serre ses doigts avec douceur, une réponse à sa timide initiative et plus encore, mais c’est déjà un bon pas en avant. Il l’écoute sans fuir son regard et son sourire demeure tant il la trouve tout sauf inintéressante ou ennuyeuse, comme elle semble le croire. Elle est amusante, mignonne, surprenante et excentrique à sa façon, et lui, il apprécie même lorsqu’elle parle trop fort, crie ou boude. Alors il hoche la tête inconsciemment à ses derniers mots, oui, sûrement est-il fou de vouloir faire partie de sa vie et il en pèse déjà le pour et le contre, faisant mine de réfléchir, alors qu’il a fait son choix à l’instant même où il est entré dans cette bijouterie. Elle ne le sait pas, il ne le lui dira pas, mais c’est plus que du soutien qu’il lui propose. Elle n’est pas comme les autres, ce n’est pas passager et il n’a pas envie que ça le soit, ni pour elle et il se demande, il se pose bien trop de questions et l’incertitude l’empêche d’en faire plus. Plus que lui offrir un collier un quatorze février ? D’accepter sa main et s’entendre dire qu’il est beau ? Qu’il est…quoi ? Il est pris de court et baisse la tête, un rire léger lui échappe et l’embarras se lit sur ses traits. Il rougit peut-être, mais il espère que la nuit atténuera l’effet et il lève de nouveau les yeux pour trouver les siens. Il se sent idiot, elle est la première à lui dire pareille chose lorsqu’il l’a si souvent pensé et c’est déconcertant, mais rassurant. Elle le charme avec pas grand-chose et sans même s’en rendre compte il en est sûr, parce qu’elle paraît tout aussi timide malgré ses mots. Est-ce le cadeau qui l’aurait rendu si audacieuse d’un coup ? Il presse ses doigts comme pour lui montrer qu’il l’a entendu et qu’il apprécie. Il apprécie que sa seule présence -et sa beauté apparemment- ait suffi à la convaincre de revenir. L’amitié entre un homme et une femme existe tant que de telles déclarations restent muettes, bien trop ambiguës pour être ignorées et c’est ainsi que le photographe se détend. « Je ne suis pas contre. Cette main est toujours aussi froide, d’ailleurs… » Il lève sa main libre pour venir effleurer la peau de sa joue. « Et ce n’est pas la seule, tu es glacée. » Il descend vers ses lèvres qu’il tapote gentiment de son index. « Je veux le voir plus souvent ce sourire. » Et sur ce, il tire un peu sur sa main et s’engage sur le chemin pour s’éloigner au plus des quais et de ces eaux noires qu’il ne veut plus voir ce soir.

Il la ramène vers le parc et ils passent même devant leur banc, mais Inseong ne fait que s’arrêter un instant, soupirer et reprendre la route. Ils marcheront un peu ce soir, ils s’éloigneront un peu de leur routine, ils suivront une nouvelle route parce qu’il les a clairement poussés vers une autre voie et qu’il se sent prêt à la suivre. Pendant un moment, il reste silencieux pour se laisser le temps de réaliser et d’analyser sa proposition. Si elle acceptait de partager avec lui, il devrait pouvoir le faire avec elle aussi et c’est une idée qui ne lui déplaît pas, mais qu’il appréhende. Elle semble avoir déjà beaucoup à supporter et il ne se sent pas de lui ajouter son propre poids, mais… mais. « Je suis sûrement fou, mais tu découvriras vite que tu l’es autant que moi. Il est temps que je réponde à certaines questions, j’imagine... » Il trace des cercles sur sa peau et se rapproche un peu plus. « Si tu as besoin de parler ou de quelqu’un sur qui t’appuyer, je serai là. C’est ce que je veux faire pour toi, ce que je veux être… » Il s’arrête. « Comment le dire autrement ? Je t’aime bien Bora et je n’ai plus envie de te voir supporter tes problèmes seule, des plus insignifiants aux plus sérieux. » Il baisse les yeux sur elle et laisse son regard lui dire tout ce qu’il peut, de la sincérité de ses propos et de ses sentiments qu’il peine toujours à mesurer. Il est attaché certes, mais il ne comprend pas encore le reste, il ne comprend pas ce qui le tiraille, pourquoi son cœur se serre autant et il aimerait le deviner, mais il ne se fait pas tellement confiance. Il n’a pas envie de mettre des mots sur ce que la brune provoque en lui, elle désorganise ses pensées et tout ça lui est familier, vraiment, mais à la fois trop lointain et ce serait trop vite pensé. Il la regarde un peu trop longtemps et ses yeux dévient sur l’objet de ses tentations, une seconde à peine, juste le temps de cligner des yeux et de les détourner en même temps qu’il reprend leur marche.

Il regarde au loin en brisant de nouveau le silence, il parle beaucoup ce soir, mais c’est à son tour après tout. « Ma famille est endettée et elle est tombée dans un engrenage auquel je me suis mêlé. Les trois quarts de l’argent que je gagne au Starbucks disparaissent dans nos dettes et les intérêts… alors, j’ai deux boulots. Je n’ai pas non plus envie d’abandonner mes études, mais je n’ai plus pris le temps de faire le point je crois.. Je suis le courant, même si j’ai plutôt l’impression de m’être laissé emporter… » Il passe une main lasse dans ses cheveux en soupirant. « Tu perdrais ton temps avec moi… » Il doute, il doute et il a juste envie de disparaître à nouveau, de redevenir spectateur, de la laisser trouver un homme capable de lui offrir plus que son soutien. Il voudrait prendre soin d’elle, lui permettre de quitter les rues et d’avoir ses trois repas par jour, il… lâche sa main. Et s’arrête, encore. C’est idiot, c’est effrayant et égoïste, mais il a besoin d’elle. Elle mérite mieux, mais est-ce mal de vouloir être à ses côtés quand même ? Il l’a laissé avancer, assez pour qu’en deux pas il se retrouve dans son dos et l’attrape sans permission. Il passe ses bras autour d’elle en attirant son dos contre son torse, au plus près que leurs vêtements les autorisent. « Tu es glacée. » Murmure-t-il une fois le choc passé, comme une excuse voilée, et il la garde prisonnière sans l’intention de se dérober, pas tout de suite ni tant qu’elle ne le repoussera pas clairement. La balle est dans son camp, il est encore temps de s’échapper. Lui a fait son choix, mais il ne peut forcer le sien et il la laissera filer si elle se débat.  
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(#) Sujet: Re: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptyMer 8 Mar - 20:58
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FEAT YOO IN SEONG
Elle ne savait pas pourquoi elle faisait ça. Pourquoi elle se sentait soudain si soulagée, si prompt à se confier. Elle lui avait dit qu’il était beau, comme ça, naturellement, aussi facilement qu’elle aurait avancé que ses cheveux étaient bruns. C’était vrai, il était beau, plus beau chaque fois qu’elle pouvait le voir. Presque trop pour être réel. Elle avait toujours eu envie de lui dire, même si elle n’aurait jamais pensé avoir le courage de le faire. Quelque part, la jeune fille avait ce sentiment que la justice avait été rendu, il fallait qu’il sache ça. Ça semblait bien réducteur, de le juger par son physique, mais pour Bora, le qualifier de cette manière ne se limitait pas à décrire ce qu’elle voyait. Il était beau de toutes les manières dont on pouvait l’être. Il était une belle personne. Ce genre d’aveux n’avaient rien d’habituelle pour la brune. Ça n’avait jamais été inné chez elle, de parler de ce qu’elle ressentait, de ce qu’elle voyait. Trop pudique, trop timide, elle donnait comme premier impact celui d’une fille trop froide, trop inexpressive. La mine neutre malgré le tumulte qui l’ébranlait intérieurement. Elle se sentait si différente en présence d’Inseong, comme si elle avait ce besoin de se montrer telle qu’elle était. Du moins, elle n’en avait pas honte. Se montrer faible, boudeuse, immature, joueuse, radieuse. Toutes ces facettes qu’elle refoulait, par honte ou pas gêne, elle avait envie de les montrer à ce garçon. Elle voulait avoir en ce monde, une personne qui la connaisse réellement, sans fioriture, dans dissimulation. Une personne qui peut-être, arriverait simplement à l’aimer pour ce qu’elle était, et non parce qu’elle jouait un rôle. Dans l’inconfort de ses bégayements, elle se sentit grandir. Elle s’émerveillait devant la singularité de ce sentiment, d’allure si familière et pourtant absolument inédit. A ce moment sombre ou rien n’aurait pu la faire sourire, il y parvenait de sa simple présence, de sa main qu’elle pensait ne plus pouvoir lâcher à présent. De son expression, qu’elle trouvait radieuse. Il avait le contrôle d’une petite partie d’elle, de cette chose qui palpitait très fort, depuis des semaines peut-être, et qu’elle avait cherché à faire taire. Cette chose bruyante qui cognait ses côtes, plus vigoureusement depuis que ses mains avaient frôlé son cou. Son cœur, elle l’avait senti battre plusieurs fois dans cette vie. Pas toujours pour les bonnes personnes. Etait-elle naïve de penser que c’était différent ce soir là ? Toute cette soirée avait un goût si nouveau, si irréel. Comme si elle flottait, comme un peu plus tôt déjà, rendue ivre par ses émotions. La peur s’en était allée, consumée par la chaleur de l’instant, mais son cœur battait toujours à en dérailler.

Les doigts d’Inseong serrèrent ceux de la jeune fille, mouvement accompagné d’un sourire qu’elle mima. Elle se sentait stupide, maladroite au possible. Son ingénue tentative de mettre ses émotions en phrase la rendait incertaine. Les mots ne venaient pas comme elle l’aurait aimé. Son assurance semblait soudain limitée. Elle craignait d’aller trop loin, d’être trop prompte. Rien ne pouvait décrire ce qui l’animait depuis des semaines, peut-être depuis la première fois. Cette gratitude qui faisait gonfler son cœur, devant cet objectif dont elle ne s’était qu’à peine méfié. Bora aimait qu’il la regarde, sans oser l’avouer. Inseong, c’était le seul à en avoir le droit, la regarder comme elle était, misérable, défoncée par la douleur. En ce moment, lui seul avait le droit de savoir. Bora se demandait parfois si elle n’était pas égoïste, d’entrainer quelqu’un comme lui dans ses malheurs. Mais se résoudre à l’en écarter lui collait la nausée. Elle ne voulait pas le voir s’éloigner. Ses mots, son attention et tous ces gestes qui la troublaient tant. Cette main qu’elle tenait à présent, elle en avait rêvé, honteusement, depuis le jour où elle l’avait saisi la première fois. C’était il y a deux semaines, et pourtant à ces yeux, l’attente avait eu des goûts d’éternité. Elle ne savait pas quoi penser de lui, depuis le début, elle n’avait jamais su. Un drôle de type qui la prend en photo. Un inconnu qui s’était insinué dans ses pensées, d’abord ponctuellement, puis constamment. Une silhouette qu’elle avait mémorisée, cherché éperdument dans l’université. Un ami dont elle regrettait l’absence, sans oser lui demander plus. Plus ? Le voir encore, le mercredi, le jeudi, le vendredi. Chaque jour, elle voudrait le supplier d’être là. Mais à ces yeux, la demande semblait aussi incongrue que de lui demander sa main. Et puis c’était cet homme, qui ce soir lui avait demandé de vivre et qui avait orné son cou d’étoiles. Etait-il possible de vivre pour lui uniquement ? De gommer le reste, cette situation qui la mettait à genoux, cette douleur qui l’asphyxiait, pour ne garder que cet instant ? Ce parc, leurs deux mains liées, et ses yeux noirs pour se noyer.

Egoïstement, la jeune fille espérait qu’il se sentait aussi gêné qu’elle. Et il devait l’être, cas il baissa la tête à sa déclaration, dans un petit rire grave. C’était rassurant, de ne pas être à la seule à s’empourprer. Comme une preuve de sincérité. Aucun d’entre eux ne jouaient. Bora ne se reconnaissait pas et dans le même temps, elle avait le sentiment de se découvrir. De retrouver la fille sincère qu’elle avait été par le passé, quand on ne la regardait pas et qu’elle progressait dans l’indifférence. Les changements des derniers mois avaient fait d’elle une automate, trop effrayée pour s’affirmer, trop honteuse pour s’ouvrir. S’ajoutait à cela sa pudeur naturelle, qu’elle mourrait d’envie de surpasser. La main du jeune homme pressa celle de la présidente, approuvant par des mots sa proposition. Il remarqua que sa peau était froide, ce qui ne changeait pas de l’ordinaire. Elle était trop peu couverte pour risquer d’avoir chaud de toute façon. Son sourire n’avait pas fané, elle fixait ses yeux, incapable de s’en détacher, une petite moue moqueuse aux coins des lèvres. Inseong leva sa main inoccupée vers son visage, effleurant sa joue. La brune rosie immédiatement, frémissant sous le contact. La caresse était légère, presque aérienne. Ses doigts longèrent sa pommette saillante pour descendre jusqu’à ses lèvres, qu’il pressa de son index. Sa remarque n’eut que pour effet de faire s’étirer plus encore ses commissures. La jeune fille ne répondit pas, mais intérieurement, elle savait. Aussi longtemps qu’il serait là, rien ne pourrait l’empêcher d’être heureuse. Il lui faisait l’effet d’une cigarette, d’un verre de vodka pure. Puisqu’il était là, tout apparaissait plus supportable, moins insurmontable. Encore électrisée par la mémoire tactile de sa main sur sa joue, elle se laissa entrainer sur le chemin, dos aux quais. Abandonnant à la rivière ses plus immondes idées. Son esprit avait sombré, et même son corps mouillé, écorché par le vent, ne parvenait à la sortir de l’ivresse qui l’avait saisi.

Ils marchèrent jusqu’au parc, délaissant leur banc habituel pour poursuivre sur le sentier. Bora jeta un regard à l’endroit qu’elle avait appris à connaitre et aimer. Ce banc qu’elle avait un jour choisi au hasard, parce qu’il était inoccupé. Ce banc où ils s’étaient rencontrés. La routine était brisée, et ce n’était pas pour lui en déplaire. Elle restait concentrée sur leurs mains jointes, et la silhouette d’Inseong qui la surplombait, coulant de temps un autre un regard vers son visage, sans oser croiser son regard. La chaine sur son cou apposait un contact inhabituel, embrasant son épiderme. Elle avait envie de le toucher ce collier, de le sentir sous ses doigts, comme pour en palper la réalité. C’était à se demander si tout ceci n’allait pas s’évanouir brutalement, la ramener les pieds dans l’eau, seule et amère de ce rêve trop vite effacé. Ses doigts sont pourtant bien palpables sous les siens, et sa main semblait avoir laissé une trace sur sa joue, qu’elle sentait picoter sur son épiderme enflammé.  Il s’accordait à dire qu’il était fou, mais argua que Bora l’était tout autant, ce qu’elle voulut bien croire. Elle l’était, à bien des aspects. Mais à ses yeux, leurs folies semblaient dérisoires. C’était une certitude qui l’habitait. La douleur, le malheur, ça ne lui faisait pas peur. Elle n’avait jamais nécessairement cherché la compagnie des gens heureux. Ceux qui prétendaient l’être étaient probablement des menteurs de toute façon. Personne n’est foncièrement heureux, on a tous ces petits problèmes latents, qui nuance le bonheur en le rendant d’autant plus savoureux. Elle voulait d’Inseong auprès d’elle, avec tout ce qu’il était, ses soucis, des inquiétudes, ses défauts et erreurs. C’était égoïste et peut-être un peu dingue, de vouloir absorber les problèmes des gens. Mais sans parler de problème, elle voulait tout accepter, tout endurer. Ce fut presque avec audace qu’elle se mit à songer qu’elle voulait faire partie de sa vie, aussi fort qu’elle désirait qu’il entre dans la sienne. C’était à se demander s’il la rendait meilleure ou pire, courageuse ou fainéante. Naïvement, mais pétrie d’un certain optimisme, Bora voulu croire en la première option, parce qu’en un sens, la seconde semblait intolérable.

Ses yeux remontèrent pour retrouver ceux d’Inseong, parcourir les pupilles sombres. Sans comprendre ce qui l’attirait à ce point dans ses orbes noirs, elle ne pouvait s’en détourner. Ses paroles lui réchauffaient le cœur, si intensément qu’elle se sentait fiévreuse, rien qu’en les entendant. Le contraste entre la tiédeur qui irradiait en elle et le froid qui dévorait sa chair était saisissant. Il avait su partager un peu de sa souffrance, la libérer du poids qui l’aurait fait couler au fond du fleuve. « Moi aussi je t’aime bien Inseong. Moi aussi, je veux être cette personne pour toi. Te voir sourire, c’est mieux que la nicotine. » Elle se moquait de savoir s’il la comprenait vraiment, il écoutait, et elle ne pouvait lui en demander davantage. Patiente, silencieuse, elle écouta Inseong lui confier sa situation, honteusement touchée qu’il se livre, tout autant surprise d’apprendre que sa vie non plus, n’était pas tendre. Il n’avait pas l’existence qu’il méritait. L’argent était le nerf de la guerre, le cœur de tous leurs problèmes. A la différence de la brune, Inseong était courageux, il travaillait, quand elle se laissait partir à la dérive depuis des mois. Son cœur de brisa de le savoir si acharné, d’imaginer que tout ce temps, il l’avait écouté se plaindre quand lui-même luttait pour sa famille. Il s’était inquiété unilatéralement pour elle, allant jusqu’à proposer de partager son fardeau. Qu’avait-elle fait pour lui. Ses yeux roulèrent sur le bitume qui se déroulait sous leurs pieds, et sa gorge se serra. Ses propres doutes l’avaient rendu avide du réconfort du jeune homme, au point d’en oublier ce qu’il pouvait ressentir. Elle ne perdait pas son temps avec lui, au contraire. C’était à se demander si elle ne lui faisait pas perdre le sien. Terrassée par la honte, quelques mots cherchèrent à franchir ses lèvres, sans y parvenir.

Perdue à essayer d’articuler une réponse, sa main se referma soudain dans le vide quand les doigts du Starchild glissèrent entre les siens pour s’évaporer. Son cœur fit un bond, et elle se stoppa pour se tourner vers lui. Avant qu’elle ne parvienne à lui faire face, des bras s’enroulèrent autour de ses épaules, et la brune fut ramenée en arrière. Prise au dépourvue, son palpitant s’emballa lorsque son dos se trouva coller contre le torse d’Inseong, dans une proximité inattendue. Il murmura quelques mots, qu’elle entendit à peine tant le sang bourdonnait dans ses oreilles, choquée, électrifiée. Son corps était paralysé, prisonnier de l’étreinte qu’il lui offrait, réchauffant soudain son épiderme frissonnant. Elle plongea dans une torpeur, une bulle de chaleur, qui sembla durer des secondes entières, des minutes peut-être, avant que le brouillard de ses idées ne se lève, lentement. Elle prit la mesure de la situation, le cœur en folie, et finit par se résoudre à réagir, malgré le confort de l’instant. Une main timide se leva, et vint se poser sur l’avant-bras du jeune homme. Ses doigts parcoururent le tissu de ses vêtements, jusqu’à retrouver sa peau tiède, le dos de sa main, ses doigts. S’insinuant entre ses phalanges, elle décrocha l’étau qui emprisonnait ses épaules, se dégageant à regret de la chaleur de l’étreinte. Séparation qui ne dura guère plus longuement que le temps qu’elle mit à pivoter. A nouveau, fascinée par l’audace qu’il lui insufflait, sa paume glissa sur son épaule, longeant l’aplomb de celle-ci. Son geste était saccadé, hésitant, comme si elle lui laissait le choix de le rejeter, de peur de l’indisposer. Ses doigts voyagèrent jusqu’à la limite de sa mâchoire qu’elle remonta jusqu’à la naissance de son oreille, bifurquant droit vers sa joue. Sa peau était douce, chaude sous sa pulpe. Elle la caressa sans lâcher ses pupilles plus noires que noir. « Pourquoi tu as passé tout ce temps à m’écouter me plaindre, à vouloir partager mes problèmes, alors que tu souffrais déjà à ce point ? » Demanda-t-elle, abandonnant sa paume sur sa pommette. « Inseong. » Elle avait envie de prononcer ce nom, il roula sur sa langue, faute de trouver ses mots. Elle n’avait pas l’intention de fuir. Son envie actuelle s’apparentait davantage à ne jamais le laisser s’éloigner. « Je te demande pardon, d’avoir été si égoïste. Je me sens idiote maintenant. Je veux être là pour toi, sincèrement. Je n’ai jamais été très douée pour affirmer mes sentiments aux gens, mais tu peux pas savoir comme je tiens à toi. Même avec tes problèmes, qui ne sont pas si différent des miens. Je ne fuirais pas. »

« Ce soir, je ne te parlerais pas de ma famille, ni de mes problèmes. Ça suffit amplement que tu saches que j’en ai. On est pareil au fond. » Ses lippes s’étirèrent dans un sourire honnête. « Mais je te raconterais tout, une autre fois. Demain peut-être, ou dans deux ans, quand tu voudrais le savoir, tu n’auras qu’à me le demander. » C'était inédit, qu'elle promette sans détour de parler de sa famille. Son secret le mieux gardé, protégé depuis dix-neuf ans. Son corps tremblait au point d’en altérer sa voix, mais Bora ne s’en inquiéta guère, elle était soudain très résolue. « Ce soir, je ne veux pas qu’on parle de moi. Je vais bien maintenant, je vais bien grâce à toi. Jamais une seule seconde qu’on passe ensemble n’est jamais une perte de temps à mes yeux. » La jeune fille voulait retrouver la chaleur de l’étreinte qu’il lui avait offert, revenir dans ses bras qu’elle n’avait goûté que trop brièvement. Sa main libre glissa autour de son buste, la seconde s’échoua à la naissance de ses cheveux. Avec une hardiesse nouvelle, un désir brûlant de lui signifier qu’elle ne repoussait pas son geste, Bora se pressa contre lui, à son tour, osant jusqu’à poser sa joue au creux de son épaule. « Tu es chaud. » Murmura-t-elle alors, comme une réponse à sa dernière parole. Bora ne pouvait que savourer le contraste entre leurs deux corps, mais sa chair gelée ne l’importait guère. Elle était juste heureuse, sans pouvoir expliquer pourquoi. « Je ne peux pas me passer de toi. » Elle demeura immobile et silencieuse un moment, juste pour profiter de l'instant. Puis dans un élan aussi spontané qu'incontrôlé, elle s'éleva sur la pointe des pieds pour déposer un baiser volatile sur la joue lisse qu'elle avait si assidument exploré un instant plus tôt. Émulée par son propre aplomb, la brune recula d'un pas vif, le visage en feu, et une certaine satisfaction pointant au fond de sa gorge. Elle espérait presque l'avoir surpris autant qu'il ne l'avait fait l'instant d'avant .








 

god helps anyone who
disrespected the queen


han ja ruining my life through years:
 
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(#) Sujet: Re: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptyDim 12 Mar - 3:48


break down, tears fall to the ground tell myself: damnit, nothing can be found. some days i'm sure i'll lose to fate, some days i cannot find my faith, but I just fight on. i am a wounded warrior looking for someone to let me in, black and blue i'm begging you, take me in i'm surrendering. black and blue, but if i'm with you, i will live to fight on through.
Bora & Inseong

don't give up on life, i won't give up on you

Il ne peut que l’admettre, il ne s’est plus senti si léger avec quiconque depuis bien longtemps. Léger, oui en dépit des malheurs qui les touchent et dans lesquels finalement, ils se retrouvent un peu et ce n’est en rien gênant pour le plus grand. Tout ce temps passé à l’écouter aurait pu l’enfoncer dans sa misère ou le rendre plus pessimiste encore, voire pire, lui donner du réconfort en se trouvant plus chanceux, mais il n’a pas l’esprit si vil. Au contraire, elle l’incite à rester fort et optimiste, à ne pas se laisser happer par cette routine qui l’empêche de trouver ne serait-ce qu’un peu d’excitation dans sa vie. Elle lui donne envie de sourire un peu plus et de le lui donner en retour, de changer les choses et ces heures écoulées sur ce banc n’ont jamais été vaines, ni vu comme une perte de temps. Il a plus appris à ses côtés qu’en deux ans d’études, parce qu’on ne leur apprend que peu sur la vie et les responsabilités qu’on acquiert avec l’expérience. Il aurait préféré que Bora n’ait rien de plus à lui raconter que de simples déboires avec une famille trop étouffante, trop stricte et contre qui elle se sentirait rebelle, pas d’une qui ne lui tend pas la main. Ou peut-être est-ce elle qui les a quittés, trop fière pour les retrouver ? Il ne connait pas vraiment son histoire et il attendra s’il faut, jusqu’à ce qu’elle ose un peu plus lui parler et pour cela, il devra lui montrer qu’il lui fait aussi confiance. Il choisit de mettre ses sentiments à plats avant, de lui dire avec des mots ce que sa compagnie a toujours signifié, mais sans eux et sans geste, Inseong peinait à se faire comprendre et ça l’arrangeait, jusqu’à ce qu’il arrête de nier. Et quand elle lui répond avec une sincérité déconcertante, il regrette de ne pas l’avoir fait plus tôt bien qu’il ne changerait rien à cette soirée non plus. Elle compare son sourire à la nicotine et il sourit un peu plus encore, si ça lui est possible. La signification cachée ne peut que le rendre fier et heureux, connaissant ses effets. Et s’il lui suffit de sourire pour qu’elle se sente mieux, il le fera aussi souvent qu’il le peut et rosit à la pensée qu’elle pourrait bientôt, peut-être, ajouter plus qu’un sourire et allonger sa liste. Elle est sa dose de caféine et de la même manière, plus il en prend, plus il en ressent le besoin et un jour par semaine lui semble intenable à présent. Il voudra la revoir demain peut-être, le surlendemain et dans les jours qui viennent. Ils ne fréquentent pas les mêmes couloirs pour rien, il le montrera à tous et peu lui importe les représailles… il leur montrera qu’il veille et il lui prouvera que ce soir n’a pas été vain, mais d’abord, les confidences.

Il laisse son cœur torturé et son esprit fatigué parler, parce qu’il ne peut nier qu’on en a tous besoin à un moment donné. Il n’en a parlé à personne encore, que l’on sache ou non pour ses fins de mois difficiles ou ses deux boulots, personne ne l’a encore écouté se confier parce qu’il préférait fuir la vérité. Il est fatigué de courir après l’argent et ses cours qu’il néglige plus qu’il ne le voudrait, des doutes qui l’assaillent sur son avenir et ses choix plus que douteux. Il a peur de se laisser engloutir et ça encore, il ne l’évoque toujours pas. Il reste vague et se prend à douter sur ses intentions envers la jeune femme, sur ce qu’il pourrait lui apporter de si bien et il n’y voit pas grand-chose, pourtant il la veut et profite de chaque occasion ce soir, d’un moment d’inattention pour l’entourer de ses bras et ajouter un peu plus de teneur à sa presque confession. Le temps se fige et il ferme doucement les yeux, en la ramenant un peu plus contre lui lorsqu’il sent ses doigts parcourir ses bras. Il craint qu’elle ne le fasse vraiment, qu’elle s’en sépare et mette un terme à ses illusions, il a peut-être pensé trop vite… Il la laisse décrocher ses doigts sans lutter et il s’en mord les lèvres avec un pincement au cœur, rouvrant les yeux pour finalement la trouver devant lui et se perdre dans son regard sans vraiment réaliser ce qu’il se passe. Il ne fronce qu’un peu les sourcils quand la peau froide de ses doigts entre en contact avec la sienne, frissonne lorsqu’ils tracent une ligne imaginaire jusqu’à emprisonner sa joue et il n’a pas décroché son regard du sien, pas une seule fois, assez surpris pour rester silencieux et fasciné, pour ne pas oser l’interrompre. Et il sourit à sa question, un sourire qui en dit long sur la tendresse qu’il lui voue, pourquoi veut-on briser une si belle personne ? Elle est si belle, et c’est un mot qui en signifie des dizaines d’autres. Elle est douce, aimante, rassurante, chaleureuse, généreuse, compatissante, jolie, très jolie même si elle en doute. Elle est bien des adjectifs et parfois pas des plus glorieux, mais il aime tout ce qu’elle est. Ce qu’il s’est passé ce soir ne l’empêche pas de la trouver forte, mais ça lui aura fait prendre conscience de sa fragilité. Regardez-là, toute fine sous ses chandails trop longs et ses gros manteaux… bien sûr qu’elle est fragile et ce n’est pas une tare, elle est juste humaine. Il se réveille lorsqu’elle prononce son nom et lève sa main pour la poser sur la sienne, ou l’effleurer seulement et elle le touche encore un peu plus. Elle affirme le contraire, mais il la trouve assez douée avec les mots ce soir, ils se donnent du courage sans le vouloir ni même le remarquer et tour à tour, ils laissent leurs émotions parler. « Ne le sois pas, tu n’as pas été égoïste. Je l’ai été en laissant les choses rester à sens unique. Tu es déjà là pour moi, c’est juste un peu plus subtil. » Elle ne sait pas à quel point il peut tenir à elle, lui aussi, mais il se contente juste d’un sourire.

Elle lui promet qu’un jour elle lui contera son histoire et il hoche doucement la tête, il n’est pas pressé et ce n’est plus à elle de se plaindre, pas ce soir et Inseong le voit presque comme une invitation à se lancer. Ça redresserait la balance et les mettrait sur un pied d’égalité, mais il n’a vraiment pas envie de l’accabler malgré ses bonnes paroles. Il s’est déjà senti plus léger en lui confiant l’ampleur de ses propres problèmes, bien qu’il n’ait pas tout dit et qu’il lui faudrait plus d’une soirée pour tout lui dire. En se taisant auprès de ses amis et même de sa famille, il en a bien trop sur le cœur pour s’y retrouver et c’est un de ses plus grands défauts : de tout vouloir gérer par lui-même, de tout prendre sur lui et de refuser toute aide qu’on lui offre. Ce n’est pas tant la fierté qui le pousse dans ses retranchements, car il n’est pas seul à connaître la situation de sa famille, mais seul à savoir à quel point ça le ronge et qu’il en oublie sa propre santé en se focalisant sur celle des autres. Il se perd un peu plus en l’écoutant et ne remarque son audace que lorsqu’il sent un poids contre lui et ses bras se verrouillent d’eux-mêmes dans son dos. Il sourit dans le vide et ose glisser ses doigts entre ses mèches brunes, doucement sans les emmêler, juste de quoi l’apaiser et il aurait pu rester ainsi de longues minutes encore sous ce froid hivernal, parce que s’il frissonnait, ce n’était pas à cause du climat. C’est une nuit bien douce pour un mois de février et la Melted a bien nommé sa société… « Je ne peux pas me passer de toi. » C’est un peu trop pour sa confiance, il sent son ego gonfler à nouveau, mais elle lui procure la même sensation et c’est comme si elle pouvait lire ses pensées à chaque fois en trouvant les mots justes, au bon moment. Il est si distrait par la douceur de l’étreinte, lui qui les affectionne tant, qu’il est sur le point de râler et geindre en la sentant s’éloigner, mais c’était avant qu'elle lui embrasse la joue et c’est avec des yeux ronds qu’il la fixe l’instant d’après, tout son corps ayant décidé de lui faire défaut en cessant de fonctionner.

Il se retient de crainte d’aller trop vite, alors il lui a seulement pris la main, puis s’est risqué à l’enlacer et pour chaque pas qu’il faisait, elle lui répondait en avançant de deux. Il n’y a déjà plus aucun doute à avoir, pas après les petites confidences et toute l’audace dont la jeune femme aura fait preuve, en le trouvant beau, plus efficace que la nicotine et même dont elle serait devenue dépendante, à en croire ses derniers mots. Y a-t-il une seule raison qui pourrait le faire reculer maintenant ? Il n’a jamais été aussi sûr de lui et même s’il n’est pas certain d’être un bon parti, elle semble en tout point le croire et il sourit à s’en décrocher la mâchoire, lui montrant les belles rangées de ses dents en laissant même un rire lui échapper, sincère et incrédule, spontané. « Je ne sais pas si c’est cette journée qui est complètement folle ou une certaine Melted, mais je l’aime beaucoup. » Qui donc, cette journée ou la demoiselle ? Un mystère qui n’est plus tant à élucider et il vient redresser son menton pour mieux se perdre dans ses orbes clairs qui semblent le fasciner tant il s’y perd, et il n’a rien de plus à lui montrer qu’une infinie tendresse. Il remonte sa main et joint la seconde pour encadrer son visage et se pencher vers son front, attardant ses lèvres contre la peau tiède avant de reculer. « Dois-je commencer par me plaindre de toi ? » Elle est assez proche pour l’entendre, mais sa voix ressemble plus à un murmure. « Tu es si injuste… de te livrer si facilement… et prétendre que tu n’es pas douée pour ça. Menteuse. » Inseong le malheureux, Inseong qui se dit fort et qui encaisse depuis des mois, qui se protège sous une carapace qui chaque jour se fragilise. Inseong, qu’on ne prend plus la peine d’aimer, qui se laisse consumer, qui ne voulait plus s’attacher, plus comme ça. Inseong. Il glisse une main le long de son corps pour venir trouver sa main et entrelacer leurs doigts, en laissant son front tomber contre l’épaule de la jeune femme, complètement dépassé. C’est loin d’être la première fois qu’il est proche de quelqu’un, il ne sait même pas pourquoi il y réagit de façon si grave, passer d’un rire cristallin à quelque chose d’un peu plus brisé et il serre ses doigts en restant là, quelques secondes encore avant de s’écarter pour la laisser respirer un peu. Il les remet face au chemin et les incite à repartir.

« La vérité, c’est que je commence à saturer et que je ne sais même plus pourquoi je continue de m’endormir à deux heures pour me lever à six tous les jours. D’ouvrir mes cours avec un nœud au ventre parce que rien ne me motive, que la raison qui m’a fait commencer m’a terriblement déçue… je l’ai fait pour mon père à qui je n’adresse même plus la parole aujourd’hui. » Il a besoin de se livrer, ce soir ou jamais, il en a trop sur le cœur et c’est pesant, de plus en plus lourd à porter et il a besoin de s’alléger. Ce n’est pas si terrifiant finalement, de se sentir écouté et il continue sans détourner les yeux de l’horizon. « J’en veux à mes parents de nous avoir mis dans ce pétrin… et je n’étais pas forcé de les aider, tu me diras… je l’ai choisi et ils peuvent remercier ma sœur pour ça. J'ai mis ma vie de côté pour elle, oui, clairement.. » Il baisse la tête et un sourire sans éclat refait surface, même si la présence de la brune le rassure assez. « Désolé, c’est si ridicule en sachant que j’ai cherché tout ça moi-même. Je suis un peu dépassé, perdu peut-être… je ne sais plus. » Et il le sait, il se le répète bien assez, mais l’admettre à haute voix est bien plus pertinent et il laisse un peu de silence avant de changer le sujet, l'air de rien. « J'imagine que tu rentres au dortoir ? Allons-y ensemble, pour une fois. Avec toute ma galanterie, même si on devra prendre le bus. » 
(c) black pumpkin

Park Bo Ra


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AGE : 21
AVATAR : Bae Su Ji (Suzy - Miss A) aka petit boudin perfection T'es moche :)
POINTS : 79


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(#) Sujet: Re: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptyDim 12 Mar - 14:38
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FEAT YOO IN SEONG
Elle était heureuse. Pour la première fois depuis des jours, peut-être des semaines. Cela pouvait sembler dérisoire, excessif, mais ses bras, sa chaleur, ses mots, mais c’était si simple que ça en devenait évident. Il faisait battre son cœur moins douloureusement et évaporait la peur qui asphyxiait ses poumons sans cesse. C’était si difficile à expliquer pour la jeune fille, tout ce qu’Inseong provoquait en elle. Si elle devait garder un souvenir de cette vie, elle aurait choisi cette sensation si galvanisante. Celle de ses bras qui l’enlaçaient, la sensation du tissu contre sa joue, masquant une chaleur qu’elle devinait malgré tout. Cette palpitation qui agitait son épiderme, sans laisser deviner s’il s’agissait de son propre cœur ou celui du garçon. Debout sous les lampadaires du parc, avec pour seule témoin cette lune hivernal, qui éclaircissait le ciel dans une trouée de nuages lourds. Cette étreinte était soudain devenue le seul endroit en Corée où elle se sentait en sécurité. Gelée mais ravie, apaisée comme jamais. Qu’importait les problèmes d’Inseong, qu’il soit riche, debout, pauvre, terrassé. Prétendre le comprendre, c’était prétentieux. Bora n’avait qu’une certitude, c’était ce soulagement presque égoïste de l’entendre enfin se confier, de voir leurs confidences se croiser dans un échange bilatéral. L’idée de connaitre ses peines la rendait plus confiante. Même si elle n’avait pas de solution, même si elle n’avait pas les mots pour guérir son cœur malade de lassitude, elle voulait être là pour lui comme il avait été là pour elle. Le jeune homme semblait l’accepter dans son petit monde, avec pour Bora cette impression inédite d’avoir enfin sa place quelque part, dans une existence. Eberluée par cette situation, elle demeura immobile longtemps, respirant avec une certaine gourmandise la fragrance du Starchild, si différente de la cigarette qu’elle haïssait tant, et dont elle abusait pourtant. C’était un parfum plus doux, presque amer, nimbé d’une pointe de café chaud.

Ce n’était pas son habituel attrait pour le malheur des autres qui l’attirait plus près encore du jeune homme, serrant ses bras autour de ses flancs pour se presser plus franchement à lui. Bora était, et ce depuis toujours, d’une compassion extrême, presque excessive. Comme si entendre les problèmes, petits et grands, des gens qui l’entouraient lui permettait de relativiser les siens, de se placer dans une échelle. Elle n’avait aucune envie de se comparer à Inseong. La brune gardait cette intime conviction qu’elle pouvait être heureuse avec lui. Il ne réglerait pas ses problèmes, personne ne pouvait faire ça. Mais sa présence à ses côtés compensait de loin la dose de chagrin qu’elle pouvait éprouver. Il remettait un équilibre dans cette existence fatigante. Une raison de plus pour elle de se lever, de persister. Aurait-elle le pouvoir de le soulager également ? Bora ignorait si elle en était capable, mais elle voulait essayer. Sans arrogance, sans impatience, être là simplement, tenir sa main pour partager leur courage. Ça aurait été plus simple s’ils avaient été heureux chacun de leur côté, mais se seraient-ils rencontrés finalement ? Inseong se serait-il arrêté pour photographier Bora, si elle avait eu cet air insipide des filles comblées. Serait-elle revenue chaque semaine voire ce garçon, s’il n’avait pas eu ce réconfort à lui apporter ? Si cette étreinte était une finalité de leurs malheurs, alors souffrir encore dix ans ne lui semblait plus si insupportable, avec cette certitude qu’elle pourrait revenir dans ses bras encore une fois. Ce destin qu’elle avait tant haït, tant dénigré, elle aurait presque pu le remercier de lui avoir offert cette chance. Oui, il était mieux que la nicotine, plus doux, moins toxique. Il déliait ses poumons de sorte qu’elle se sentait à nouveau capable de crier, de rire, de pleurer. Il effaçait la suie qui maculait son visage et lui donnait cet air si vide. C’était sérieux, ce sourire, cette manière qu’il avait de rire silencieusement, presque timidement, et cet éclat qu’avait son visage, elle aurait pu s’en nourrir des années durant. Jamais elle ne pourrait se lasser de cette vision, que même une photo de pourrait la saisir. Bora voulait se battre pour ce sourire.

Le savoir si épuisé lui déchirait les entrailles aussi sûrement que si on lui avait percé la peau d’une lame. L’argent les détruiraient tous, in fine. Savoir qu’Inseong souffrait, deviner sa peur et ses doutes paraissait soudain insupportable aux yeux de la jeune femme, comme si l’entendre l’admettre de vive voix mettait une réalité délirante sur ses tracas. Il ne méritait pas cette vie. C’était plus fort qu’elle, mais Bora était si furieuse. Si désabusée devant cette justice corrompue et violente ne faisait du mal qu’aux plus sincères, aux plus innocents. Inseong était de ceux-là, les sacrifiés. Comme elle, il souffrait des bévues de ses parents. Comme elle, il était prisonnier d’un cycle sans fin. Ils étaient laissés à la dérive, sans expérience ni solution, dans un brouillard écumeux et implacable. Ils s’écorchaient les genoux jour après jours à tomber sans jamais parvenir à se relever. Et lui continuait à sourire, sourire à ses doigts sur sa joue, sourire avec les yeux autant qu’avec la bouche. Pourquoi fallait-il que d’entre tous, on s’acharne sur lui ? Pourquoi devait-on s’obstiner à faire disparaitre ce doux éclat. Inseong méritait de vivre une vie sans peine, de rencontrer quelqu’un qui tatouerait de manière indélébile cette expression sur son visage. Cette expression dont Bora ne se lasserait jamais. Encore, encore, elle voulait la contempler, et louer celui qui l’avait fait naitre si lumineux. De toute la tendresse dont elle était capable, elle le serrait dans ses bras avec une exaltation misérable, comme si la force qu’elle mettait dans l’étreinte pouvait exprimer tout le regret qu’elle ressentait à son égard. Cette émotion torturée, éprouvée de n’avoir pas su l’écouter jusqu’ici, et tout ce désir d’y remédier. De progresser.

Comment pouvait-on s’exprimer quand on ne savait pas soi-même mettre des mots sur ce que l’on ressentait. Bora savait, elle devinait qu’au fond, tout ça n’était pas un hasard, tout ça n’avait rien d’anodin. Comme si sa pudeur la retenait, dans cette coquille de secret qui s’effritait peu à peu, à chaque confession, à chaque pas fait en avant. La peur de s’affirmer se fragmentait, tout comme celle de le voir s’en aller. Elle pouvait le toucher, sentir ses vêtements sous ses doigts, et son souffle sur ses cheveux. Il prétendit qu’elle n’avait pas été égoïste, que c’était lui. Que c’était plus subtil. Bora ne sut réellement si elle devait accepter cette idée. Peut-être étaient-ils coupables tous les deux. Jamais rien n’irait sans accroc, sans erreur. C’était le propre des humains d’être imparfaits. Bora n’avait pas envie de détruire leurs chance en se laissant happer par le regret. Plus encore, elle voulait avancer, tâtonner pour être plus compétente à l’aider, à le soutenir. Elle était comme une enfant, à tâtonner du bout de ses doigts timides, à s’agripper à son manteau, trop fébrile, trop maladroite. Ces mains qui ne savaient pas exprimer la tendresse, ces lèvres qui babillaient sans connaitre les mots qui apaisent. Bora voulait essayer, sans avoir peur. Un frisson parcouru son échine lorsque les longs doigts du jeune homme vinrent se perdre dans ses mèches emmêlées, surprise et soulagée qu’il ne la repousse pas, lui non plus. Elle gagnait en audace et en panache, avec cette idée si rassurante qu’il ne la jugera pas, qu’il ne la chassera pas. La brune savait qu’il faudrait du temps avant qu’ils ne parviennent à se confier totalement et mettre des mots sur leurs tourments. Plus de temps encore avant qu’ils ne parviennent à se sortir de leurs pétrins respectifs. Mais elle voulait croire qu’en nouant leurs destins, en partageant les galères, ils pourraient faire corps à deux. Il faudrait être patiente, et reconnaissante pour chaque seconde passée avec lui. Elle se le promettait, silencieusement, en déposant sur sa joue ce baiser volatile, signe d’un serment qu’elle scellait sur sa peau.

D’un pas vif, elle recula, incertaine, honteuse de son geste, et à la fois galvanisée. Cacher ce sourire qui persistait sur ses lippes était devenu impossible. Ses jours écarlates trahissaient s’en embarras, mais elle ne regrettait pas. C’était comme réaliser quelque chose que l’on convoitait depuis longtemps, goûter à l’interdit dans un élan d’obstination. Elle l’avait dit, en quelques mots, tout ce qu’il représentait pour elle. Un facteur indispensable de son existence. A présent qu’il était entré dans sa vie, elle ne supportait plus de demi-tour. Elle avait besoin de lui, de quelque manière que ce soit. Aussi amusée qu'effrayée par son aplomb, elle contempla ses yeux écarquillés, luttant pour soutenir son regard malgré la gêne. Il était facile de deviner en lui l’expression qu’elle avait pu afficher quelques minutes plus tôt, lorsque les bras du garçon avaient enserré ses épaules. Dans son cœur irradiait cette certitude si absolue. Celle qu’il était définitivement celui dont elle avait besoin. Si elle ne serait jamais seule, si elle avait aimé par le passé, cela n’avait rien de comparable. Son cœur battait trop fort pour la trahir. Parce qu’il était là, à la regarder d’égale tendresse, et que leurs gestes se répondaient implacablement, pas après pas, mot après mot, comme une valse maladroite et symétrique. Il n’était pas ce type qu’elle avait aimé unilatéralement pendant des mois, dans l’illusion d’une affection qu’il n’avait pas pour elle. Il n’était pas cet amour d’enfance qu’elle avait tant pleuré. Il était peut-être trop tôt pour comparer, mais Bora se prenait d’optimisme, et pour une fois, ça lui faisait du bien de s’autoriser à espérer. Et Inseong sourit à nouveau, comme une délivrance à sa tension. Son rire s’envola haut, et conquit la jeune fille qui s’esclaffa à son tour, se moquant de sa propre candeur. Ciel qu’elle aimait le voir ainsi. Il disait ignorer si la journée ou la melted devant elle était la plus folle, mais qu’il aimait ça. Bora le prit pour elle, rosissant d’autant plus de plaisir. De manière perverse, cela ne réussissait qu’à exacerber son désir de l’avoir près d’elle, pour pouvoir le regarder autant qu’elle le pourrait. Elle avait ce sentiment qu’Inseong et son rire étaient de ces alcools dont on n’était jamais ivre. Que même en le voyant jours après jours, elle ne s’ennuierait jamais de le voir, lui parler, le toucher. Le pas qu’il fit en avant la fit sursauter, et à nouveau sa peau d’électrifia au contact de ses doigts sur son menton. Elle laissa ses yeux croiser les siens, sa rétine s’imprégner de son éclat, des nuances de ses yeux sombres. Bora avait beau essayer de ne pas sourire, elle n’y parvenait pas. La seconde main du Starchild vint rejoindre sa sœur, cueillant son visage entre ses paumes avec délicatesse. Lentement, comme Inseong s’approchait, la brune ferma les yeux, les paupières hermétiques, uniquement concentrée sur la sensation de ses doigts sur sa peau. Un petit rire candide s’échappa lorsqu’il vint effleurer son front de ses lèvres, si douce, si éphémère qu’elle faillit protester de frustration.  

« Dois-je commencer par me plaindre de toi ? » Ses mots étaient un souffle qui faisait réagir son épiderme capricieux. Il murmurait. Etait-elle vraiment injuste ou menteuse ? Elle n’avait pas cherché à être modeste ou à le duper, Bora ne savait rien. Elle avait toujours été maladroite et timide, lorsqu’il s’agissait d’exprimer ce qu’elle pensait. On ne lui avait jamais appris. Jamais personne ne lui avait dit ces mots, durant son enfance. Jamais elle n’avait eu de modèle à copier, de mère à imiter, de père à observer. Alors elle essayait, du mieux qu’elle pouvait, avec toute la sincérité dont elle était capable. Inseong méritait qu’elle sorte de cette zone de confort qu’elle ne quittait plus depuis des mois. Il valait la peine qu’elle se donnait à d’exprimer, la violence des sentiments que ses mots provoquaient. Encore éberluée par le geste précédent, elle demeura immobile, raide et flageolante dans la nuit. Sa main à lui glissa le long de son bras pour retrouver celle de sa camarade. Les doigts de Bora retrouvèrent leur place dans sa paume chaude, tandis qu’au creux de son épaule, elle accueillait avec surprise et incrédulité le front d’Inseong, qui se laissa choir ainsi. Le cœur au bord des lèvres, la brune n’esquissa pas le moindre mouvement, prise au dépourvu après la légèreté du moment. Elle saurait voulu le saisir, l’enlacer plus fort encore, caresser ses cheveux sombres, et son dos courbé. Mais le temps qu’elle prit pour réagir, et se décider à bouger, il s’était déjà écarté, reprenant sa route sur le chemin. La gorge serrée de regret, Bora le suivit d’un pas raide, comme si l’immobilité avait eu le temps d’ankyloser ses muscles. Son jean gelé lui collait à la peau, de même que ses chaussons boueux. Pour la première fois depuis de longue minute, elle reprit conscience du froid qui la dévorait. Elle l’ignora pourtant, ce n’était plus à elle de se plaindre, elle l’avait cherché après tout.

Ses doigts serrèrent ceux d’Inseong. Elle l’écouta juste parler, avide de comprendre son mal-être soudain. Ils marchaient d’un pas lent, mesuré. Il racontait et elle ne pouvait s’empêcher de comprendre. Cette lassitude toxique qui rendait si lymphatique. Cette impuissance vorace, qui brûlait les envies et les désirs, et faisait mourir l’espoir jour après jour, inéluctablement. Bora écoutait, dans un silence religieux. Elle le laissa se livrer, autant qu’il le voulait, sans juger, sans réfléchir, avec pour seule action celle de caresser le dos de sa main du bout des doigts, comme pour lui rappeler qu’elle est là. Pourtant à l’intérieurement, ça bouillait. Un hurlement avorté au coin des lèvres, elle aurait voulu cracher à la figure de ce putain de destin. Chaque mot de sa part ne faisait qu’augmenter son affliction à son égard. Il était comme elle l’avait imaginé, généreux, humble, désabusé. Ils étaient tous désabusés. Bora savait qu’elle aurait difficile de l’aider à surmonter tout ça, mais elle ne voulait pas rester insensible. « Tu es courageux tu le sais. Plus courageux que moi, plus courageux que bien d’autres. C’est difficile pour moi, de te dire ça, je ne suis pas à ta place. Je n’ai pas ce genre d’attaches. Mais ça me tue de savoir que tu vis ainsi à cause de tes parents. Ta sœur et toi, vous n’y êtes pour rien, et ils ne devraient pas vous forcer à vivre avec leurs erreurs. » Elle baissa la tête. Pour le coup, elle ne savait que trop bien ce que cela pouvait faire, de vivre et grandir dans la bêtise de ses parents. « On ne devrait pas imposer de la souffrance à ses enfants… » Murmura-t-elle d’une voix tremblante. « Je ne veux pas te donner de leçon, je suis certainement là moins bien placée pour ça. » Un petit rire rauque et vide de joie glissa entre ses lèvres. « Mais t’es quelqu’un de bien Inseong, tu ne mérites pas ça. T’es pas ridicule, juste intègre. » Bora souleva le bras, celui qui se trouvait noué à celui de son camarade. Elle vint joindre sa main libre à la premier, pressant la sienne entre les deux en le contemplant encore. « Parfois, même si c’est difficile, il faudrait vivre pour soi. Savoir décrocher, tout balancer. T’as le droit d’être en colère, et d’en vouloir à la Terre entière, ça fait du bien je te jure. Tu peux même t’énerver contre moi, je suis un bon bouc-émissaire parait-il. » Cette fois, elle sourit plus franchement, se remettant en marche. Elle se sentait ridicule et niaise, à côté de la plaque surtout. Mais c’était si difficile, d’avoir les mots justes. Les mots qui l’apaiserait. « Ce que je veux dire c’est que, tu as le droit d’être égoïste, personne ne t’en voudra. Ou ceux qui t’en veulent ne valent pas la peine que tu les considères. Tu peux essayer d’être heureux, ça n’a jamais été un crime. » Elle marqua un silence, hésitante. « Mais tu sais Inseong, tu peux compter sur moi pour être là. Je ne suis pas très adroite, même si tu as l’air de croire le contraire. Mais je sais que je n’ai jamais rencontré quelqu’un comme toi avant. Et je me battrais pour que tu ailles au mieux. Je veux t’offrir tout ce que je peux t’apporter, sincèrement. Je veux le voir briller, ton sourire. Tu ne peux pas savoir comme je l’aime. » Elle l’aimait. Le sourire et la personne qui l’arborait. Elle les aimait chaque seconde un peu plus.

Inseong finit par lui suggérer de la raccompagner, ce qui fit battre le cœur de Bora un peu plus frénétiquement. Elle accepta d’un hochement de tête, une moue déçue malgré tout. « Il est déjà si tard ? Prenons notre temps alors, je ne veux pas te te dire au revoir trop vite. On pourrait descendre un ou deux arrêts avant, et prendre les chemins les plus long ! » C’était si puéril, mais elle n’avait pas envie de voir cette soirée prendre fin. L’idée de se séparer de lui à nouveau semblait être un déchirement. Main dans la main, seuls sous la lune criarde, ils remontèrent le sentier dans un silence appliqué, rejoignant l’arrêt de bus à la sortie de celui-ci. Le trottoir était plus fréquenté que le jardin, et Bora pouffa intérieurement devant les regards des passant. Elle avait une bien drôle d’allure, en chausson, trempées jusqu’aux genoux, et sa main nouée à celle du grand jeune homme à ses côtés. D’un geste habitué, elle écarta ses cheveux de son visage et leva les yeux vers Inseong. « Au fait, il est devenu quoi, le chien de la dernière fois ? Celui pour qui tu m’as larguée. » La présidente prit un air faussement boudeuse, trahie par son sourire qui renaissait, incertain. Son corps se pressa contre celui du jeune homme, elle enroula timidement un bras autour de celui du Starchild, en quête d’un peu de sa chaleur, dont elle ne se passait plus.








 

god helps anyone who
disrespected the queen


han ja ruining my life through years:
 
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(#) Sujet: Re: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptySam 25 Mar - 20:52


break down, tears fall to the ground tell myself: damnit, nothing can be found. some days i'm sure i'll lose to fate, some days i cannot find my faith, but I just fight on. i am a wounded warrior looking for someone to let me in, black and blue i'm begging you, take me in i'm surrendering. black and blue, but if i'm with you, i will live to fight on through.
Bora & Inseong

don't give up on life, i won't give up on you

Elle est adorable dans son attirail trop large, rayonnante sous les reflets pâles des réverbères, magnifique malgré ses boucles rebelles et les demi-cercles sombres sous ses yeux, qu’il trace lentement avec ses pouces lorsqu’il ose prendre son visage entre ses mains. Elle est si délicate sous ses doigts qu’il en a presque peur de la briser, quand il ne souhaite au contraire que la protéger du monde et des êtres qui l’en peuplent. Il s’avance sans trembler, aucune hésitation dans ses gestes quand il dépose sur son front une preuve de plus, le sceau invisible d’une énième promesse… celle de lui apporter un peu plus à l’avenir et de prendre un peu mieux soin d’elle. Il s’éloigne trop tôt pour laisser ses mots la troubler, taquin, incrédule et séduit malgré lui par la spontanéité de la jeune femme. Il l’aurait bien serré dans ses bras une nouvelle fois, mais une vague de froid le surprend et il se souvient du lieu où ils se trouvent, du chemin qu’ils barrent même s’il est désert et que le silence les entoure. Il noue leurs mains à nouveau et met fin à ce petit moment d’égarement qui lui aura apporté bien plus qu’il ne l’espérait, même s’ils n’ont fait que s’effleurer et s’enlacer, des gestes qui en disent plus que ce qu’il pourrait lui dire ce soir. Il n’est pas doué avec les mots, surtout lorsqu’il ne sait pas lesquels choisir et qu’il trouvait ça peu charmant d’ajouter des ‘moi aussi’ à tout ce qu’elle a pu lui dire.

Il est décidé à parler et après avoir pris une grande inspiration, il lui conte le récit de sa vie ou plutôt celui de son quotidien, de ses choix dont il doute de plus en plus et du ras-le-bol général. Il évoque ses parents et c’est vrai qu’il les blâme, il n’essaie même pas d’embellir les faits et les expose juste tels qu’ils sont, tels qu’il les voit et ça le frappe encore de constater qu’il vit sous la contrainte. Pas un seul choix n’a réellement été le sien depuis qu’il a quitté les bancs du lycée. Il aurait pu laisser sa mère s’occuper seule de leurs tracas, mais qui sait où ils vivraient aujourd’hui ? Il aurait pu les quitter définitivement, couper les ponts et faire sa vie de son côté, mais comment aurait-il pu laisser Min Hee derrière lui ? Il aurait pu arrêter les études quand c’est devenu trop lourd à supporter, prendre un boulot à plein temps, mais quand se serait-il permis de vivre ? Il calme ses nerfs lorsque Bora intervient et il l’écoute passivement, il entend ses mots et les comprend, il hoche la tête machinalement comme pour appuyer ses conclusions : les parents ne devraient pas faire souffrir leurs enfants, certains ont juste besoin d’apprendre de leurs erreurs et encore… Il baisse la tête en songeant qu’il existe des enfants plus malchanceux que lui, certains qui n’ont jamais connu leurs parents ou jamais reçu leur affection et de cela il ne peut pas s’en plaindre. Il est quelqu’un de bien dit-elle, ce n’est pas grand-chose, mais un rien venant d’elle le réconforte et s’il est une chose qu’il aurait le plus besoin de sa part, c’est le soutien qu’elle lui apporte depuis des semaines, des mois même sans qu’il ne s’en soit vraiment rendu compte. Son avis est important, il n’aurait pas souhaité lui paraître lâche ou capricieux, elle le comprend et c’est assez, bien assez pour réchauffer son cœur refroidi avec le temps.

Il la laisse agir à sa guise, observe leurs mains liées et sourit doucement lorsqu’elle y ajoute sa main libre pour les envelopper. C’est un geste chaleureux et si elle savait que tout va déjà bien mieux, elle arrêterait peut-être de parler et ce n’est pas ce qu’il veut, alors il fixe leurs mains en silence et l’écoute encore. Sa voix le calme, mais plus encore ses mots à la fois justes et légers, et il étire ses lèvres pour répondre à son sourire plus grand. Il préfère la voir ainsi, les yeux pétillant et son humour de retour, mais il n’aime pas trop l’entendre parler de bouc-émissaire et il lui pince une joue. « Ne dis plus ça, aish. » Il garde les yeux baissés sur son profil lorsqu’elle continue et bien sûr, bien sûr qu’il aurait le droit d’être égoïste et il le sait, il l’a été ce soir peu importe combien elle penserait le contraire. Il se sent égoïste de l’attirer vers lui, de la garder prisonnière entre ses doigts sans désir de la relâcher, même s’il en a amorcé le compte à rebours. C’est peut-être un peu trop pour lui ce soir et pas assez à la fois, il n’a pas le temps de réfléchir à une chose qu’une autre s’immisce au milieu. Entre ses propres problèmes et ceux de la Melted, il y a cet attachement certain qui le trouble toujours, mais c’est encore autre chose qui colore ses joues et qui ramènent son regard devant lui lorsqu’elle avoue aimer son sourire. « C’est vrai, ça ressemble plus à de la maladresse finalement. » Se rend-elle compte de la portée de ses mots ? De ce qu’elle insinue ? C’est étrange comme tout semble presque scellé entre eux sans pour autant avoir une seule fois parlé de ce qu’ils pourraient être l’un pour l’autre à partir de ce soir, et même ce qu’ils sont déjà. « Bora, merci. Merci de tout cœur, d’être revenue chaque semaine et de m’avoir tant de fois laissé t’écouter, de m’écouter ce soir. Merci pour tes mots, ton soutien ta tendresse et ta générosité que je ne devrais pas mériter. » Il s’arrête et attrape de nouveau le pendentif entre ses doigts, mais ses yeux ne le regardent qu’une seconde avant de se fondre dans les iris sombres de la brune. « Je te promets de prendre au moins aussi bien soin de toi à partir d’aujourd’hui. Ce n’est pas juste un cadeau, c’est plus… une demande, mais tu l’as compris maintenant. Si tu le gardes, je prendrai ça pour un oui. » Comme quoi, nul besoin de phrase accrocheuse ni de question embarrassante. Il lâche le bijou et balaye les mèches brunes de son épaule, un prétexte pour s’attarder avant qu’ils ne reprennent la route.

Que ce soit en ville ou sur le campus, In Seong est devenu plus prudent et un peu moins rassuré de savoir Bora encore dehors, quelques fois. Il ne le sait pas vraiment, mais ne peut que s’en douter au vu de ses activités… alors il a suggéré de rentrer pour ça, mais ce n’est que lorsqu’elle lui propose de prendre les chemins les plus longs, qu’il se rend compte que leur soirée serait écourtée. Il rit, n’ont-ils pas déjà commencé à prendre leur temps tant ils s’arrêtent, l’un après l’autre, pour se dire ce qu’il leur semblait important ? Il secoue la tête sans rien dire, mais il est évident qu’il oubliera peut-être de descendre au bon moment, et il espère un peu que le bus ne soit pas trop rempli à cette heure-ci. Quand ils arrivent à l’arrêt, le brun tire légèrement sur le bras de sa camarade pour le coller un peu plus à lui dans un geste qui se voulait protecteur, à la fois des regards qu’on leur jette et qui l’amusent, mais aussi du froid. Elle est à moitié trempé et c’est un peu la raison pour laquelle il voulait rentrer, aussi. « Tu dois être gelée, mais ça ira mieux dans le bus. » Elle lui demande alors ce qu’il est advenu du chien qu’ils avaient trouvé la dernière fois, le fameux, qui avait été une soirée trop courte aussi cette fois-là. Il baisse les yeux sur elle, l’accueille contre lui en passant un bras sur ses épaules et lève les yeux au ciel en faisant mine d’y réfléchir. « Voyons… elle s’appelait Lyra, on a passé une bonne heure ensemble sur la rive jusqu’à ce qu’un garçon me l’arrache. » Conte-t-il en soupirant avec tristesse et exagération, quand en réalité il s’était tenu au plus loin de l’animal, lui sommant de rester à deux mètres minimum. « Elle appartenait à une famille et leur a juste échappé en brisant la boucle de son collier. Je ne suis pas resté longtemps avec, une demi-heure tout au plus. Elle avait l’air docile, mais tu sais… je suis plutôt chat. Très chat même. » Il regarde un instant la route, puis le visage de l’adorable Melted qui pour sûr, l’aura fait fondre plus d’une fois et encore maintenant alors qu’il écarte les mèches de son front. Un prétexte pour caresser son visage et lui sourire faiblement. « Je suis désolé. » Il l’est, mais d’un autre côté ça l’amuse un peu, qu’elle se soit sentie ‘larguée’ et c’est pourquoi son air taquin ne le quitte pas malgré ses excuses. « Tu es plus jolie qu’elle, quoique… vous avez les mêmes boucles je dirais. » Et il se retient de rire, mais le bus arrive et il ne lui laisse pas le temps de se défendre qu’il l’entraîne à sa suite. Il les emmène jusqu’au fond et s’installe contre la vitre, tirant la demoiselle pour l’amener près de lui. Il entrelace de nouveau leurs doigts convenablement. « L’air chaud sort d’ici. » Qu’il se justifie en pointant au-dessus d’eux, mais en soit il a toujours préféré les places du fond. « Hm… tu as ton téléphone ? J’ai oublié le mien, j’aimerais juste vérifier …l’itinéraire ? Je prends plus souvent le métro. » Il tend sa main libre, le même sourire tendre et amusé sur les lèvres, comme celui d’un jeune homme déterminé -et pas vraiment intéressé par l’itinéraire des bus, à dire vrai.
(c) black pumpkin

Park Bo Ra


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(#) Sujet: Re: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptyDim 26 Mar - 4:27
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FEAT YOO IN SEONG
Elle lui souriait, avec cette tendresse unique dont elle-même ne se pensait pas capable. Cette tendresse qu’on ne réservait qu’à un seul être. C’était simplement instinctif, elle savait qu’il n’y avait qu’à lui qu’elle voulait la donner. Ça n’avait pas de nom, ni de définition, c’était simplement viscéral, si évident qu’elle ne songeait pas à demander un quelconque consentement.  Il allait devoir l’accepter, cette attention, car elle lui imposerait quoi qu’il arrive. Elle ne savait rien de lui. D’où venait-il, où allait-il. Ses rêves, ses cauchemars, ce qu’il aimait, ses peurs ou ses meilleurs souvenirs. Absolument rien si ce n’était qu’il avait les yeux les plus extraordinaires qu’elle n’avait jamais croisé, et un sourire plus captivant, plus puissant que toutes les drogues qu’elle aurait pu tester. C’était à la fois étrange et excitant, ridicule et naturel, parce qu’elle aimait en lui ce qu’il était face à elle, dans l’authenticité la plus brute. Sa douleur la plus profond, son regret le plus intense. Il avait mal et ça le rendait humain. Elle chérissait cet humain. Il était celui qui la voyait brisée sans la fuir, qui continuait de la penser forte même lorsqu’elle pliait. Il devenait sa passion, ce point de chute à son regard, un petit bout d’aventure qu’elle mourrait d’envie de vivre, sans pouvoir l’avouer. Dès lors, il n’y avait qu’un désir, celui de collectionner un à un, les petits moments de bonheur avec lui. Sans fin, parce que son cœur n’en serait jamais plein. Jamais repu de ses caresses sur ses joues, jamais rassasiés de ses pupilles sans les siennes. C’était un appétit insatiable pour sa présence.  

Bora avait sa définition à elle de la perfection. En fait, elle appréciait d’avantage les gens imparfaits, ceux qui n’était pas toujours heureux. Parce que personne ne l’était jamais tout à fait, et ceux qui le prétendaient étaient des menteurs. Elle chérissait l’honnêteté et la franchise, l’optimisme et l’espoir. Ceux qui restaient réalistes sur leur existence tout en s’autorisant une part de rêve, une immense part de rêve. Celle qui fait avancer. Cette utopie que la brune avait perdu ces derniers mots, la plongeant dans une inertie destructrice. Elle avait pleuré, trop pleuré, dans le secret de ses draps, dans le creux de ses doigts. Tout mis en larme pour nettoyer sa rancœur, sans y parvenir. Puis le voilà lui, Inseong, qui d’une caresse faisait renaitre toute la lumière en elle. La jeune fille se sentait si bête, si maladroite, avec ses mots bien trop naïfs pour avoir une portée, avec ses doigts trop gauches pour le réconforter de manière adéquate. Elle essayerait encore, elle écouterait toujours, jusqu’à trouver les mots qui solutionnerait son mal-être, jusqu’à connaitre les gestes qui lui adoucirait le cœur. Elle se le promettait avec toute la volonté du monde, en pressant les phalanges interminables du jeune homme entre les siennes. Elle se rendait ivre de leurs épidermes accolés, de ses mains qu’elle ne voulait jamais lâcher. Ses petits doigts enveloppaient les siens, à dix sur une seule paume, parcourant les traits de sa peau, glissant jusqu’aux angles comme pour en mémoriser la forme. Honteusement, la brune voulait la caresser, remonter jusqu’à son poignet, sentir son pouls sous sa pulpe, glissé jusqu’à ses épaules, effleurer son cou et ses mâchoires, parcourir la moindre parcelle de ce satin diaphane. Il était trop fascinant pour ne pas y songer, trop précieux pour qu’elle n’ait pas envie de le toucher.  

Ils souriaient à l’unisson, alors que ses doigts à lui pinçaient sa joue à elle, dans un geste taquin. Bora gloussa, amusée, même si elle ne plaisantait en réalité qu’à moitié. Qu’il en soit sûr, elle était prête à tout accepter, même la plus violente des colères. Parce qu’il était seulement humain. Elle l’écouta la remercier, troublée à la vérité. Elle n’attendait pas ce genre de retour, ça semblait si normal, après tout ce qu’il lui avait apporté. Elle le referait cent fois à l’avenir, mille fois s’il le fallait, sans jamais se plaindre, sans jamais rechigner. Ça aussi, elle se le promettait. « Pourquoi merci ? Ce n’est pas comme si je te faisais une faveur. » Répondit la petite brune, triturant sa peau sous ses doigts, fascinée par la réalité de sa chair. Inseong l’interrompit pour porter sa main à sa gorge, pinçant le pendentif qui l’ornait à présent, tout en ancrant à nouveau ses iris dans les siennes. Ses paroles la font chavirer, tanguer dans son petit océan de certitudes qui s’agitait tout à coup. Comme s’il venait de mettre en phrase ce qui jusque-là lui avait semblait si indéfinissable. Non pas que Bora avait pris cette soirée comme un acquis, mais au contraire, elle n’avait pas réfléchi. Comme tout s’enchainait si vite, à aucun moment elle n’avait eu le loisir de penser à ce qu’elle éprouvait à présent. Elle n’avait pas cherché à comprendre la portée de ce cadeau, la signification sous-jacentes de leurs caresses échangées. Tout à coup, cela sonnait comme une évidence des plus insolentes. Bora souriait à s’en donner des rides, et comme ils reprenaient leur chemin, elle leva les yeux vers lui, le cœur si gonflé qu’il aurait pu en éclater. Il n’y avait, dans la formulation de sa phrase, pas de réponse attendue, mais elle devait la lui donner, dans son impatience la plus ingénue. Sa main portée à son collier qu’elle serra dans sa paume, elle fronça les sourcils d’un air solennelle, et serra ses doigts autour de ceux du jeune homme. « Je ne l’enlèverai plus dans ce cas. » Un oui d'éternité.

Et cet instant prenait des airs de plus belle nuit de sa vie. Jusqu’à la prochaine bien sûr. Elle aimait ce présent, cette douceur entre eux. Et qu’importait le froid qui lui dévorait les jambes, l’humidité qui lui brûlait la peau, rien ne pouvait la pousser à renoncer à cet instant. Hier n’existait plus, et surtout, elle avait peur de demain. Que l’aube n’efface les promesses et les souvenirs, et qu’elle ne garde alors que le goût amère et onirique d’un bonheur qu’elle aurait trop sérieusement rêvé. Bora craignait de retrouver ses draps, et l’insomnie de ses nuits. Les ténèbres avaient une fin, et la soirée avait été riche. Malgré tout, Bora ne pouvait se sentir rassasiée. Aujourd’hui elle consentait à monter dans ce bus, mais elle se jurait qu’au retour de l’été, elle le retiendrait avec elle dans ce parc où tout avait débuté. Elle le garderait près d’elle pour une nuit toute entière. Une nuit à la belle étoile, sans compter les heures, jusqu’à l’aurore et même après. Des nuits ainsi, elle en voulait des centaines. Une nouvelle amoureuse qui rêvait de romantisme. Inseong s’inquiétait de la savoir gelé. La jeune fille secoua la tête, une petite moue amusée au bout des lèvres. « Je n’ai pas froid, vraiment pas. » Jura-t-elle, renchérissant sur la finalité de leur dernière rencontre. Sa mimique se mua en mine faussement outrée, feignant une jalousie dévorante sans pouvoir se retenir de glousser. Ils jouaient à deux, dans un parallélisme de simagrées qui redonnait une certaine légèreté à l’histoire de cette soirée. « Moi aussi, j’aime mieux les chats. J’aime tout mieux que les chiens. Même s’ils ne sont pas méchants, c’est une aversion physiologique entre eux et moi. » Un petit soupir s’échappa de ses lèvres, doublé d’un petit sursaut lorsque les doigts du jeune homme glissèrent sous ses mèches pour dégager son front. Bora voulait lui dire de ne pas s’excuser, car ce n’était pas nécessaire, mais aucun mot ne voulut sortir d’entre ses lippes. En revanche, ce fut un cri d’outrage qui jaillit de sa gorge lorsqu’il compara ses boucles à celles du chien. « Eh ? Qu’est-ce qu’il ne va pas avec mes boucles ? » Rétorqua-t-elle en entortillant son index dans ses longueurs emmêlées. Défense vaine, car le bus arrivait déjà. Les deux jeunes gens s’engouffrèrent dans le véhicule, Bora se laissant entrainée vers le fond du bus par son camarade. A cette heure, il était loin d’être plein, ce qui leur laissa le loisir de prendre les banquettes de l’arrière. Bora se laissa tomber sur le siège, retrouvant avec soulagement le nœud tièdes des doigts du brun. Le bus repartit dans un vrombissement, tandis qu’Inseong lui demandait son téléphone, arguant avoir oublié le sien. « Je dois l’avoir. Attend. » Sa main libre plongea dans la poche de son jean, d’où elle sortit son téléphone, qu’elle déverrouilla soigneusement avant de le tendre au jeune homme, préférant le laissé gérer le trajet. Elle connaissait bien cette ligne, mais s’il avait fallu l’écouter, elle serait sans doute descendue dix arrêts trop tôt. Ou trop tard. En réalité, quelque chose dans sa voix lui laissait présager qu’il n’avait aucun intérêt pour les arrêts de ce bus. Curieuse, Bora se pressa contre lui, laissant sa tête reposer sur le sommet de son épaule pour voir ce qu’il trafiquait. « Est-ce que tu vas vraiment chercher le trajet ? » Questionna-t-elle finalement suspicieuse. « Il me semble pourtant que la station s’appelle Seoul Nationale University, on peut difficilement la rater. » Elle était taquine. Et comme elle le laissait trafiquer son téléphone, ses yeux se levèrent vers son visage sans décoller sa joue de sa clavicule, détaillant ses traits à la lumière cette fois. Son doigt timide longea son oreille jusqu’à la naissance de ses cheveux, qu’elle effleura. « Est-ce que mes cheveux ressemblent vraiment à la fourrure d’un chien ? » La question était plus une réflexion qu’elle se faisait à haute voix, tandis qu’elle caressait ceux d’Inseong, véritablement fascinée. Sortir de ce parc ressemblait tout à coup à un brusque sursaut de réalité. « Inseong ? Est-ce que je peux vraiment garder le collier ? » Demanda finalement Bora, maintenant la métaphore pour exprimer sa question avec pudeur. Il fallait qu’on lui confirme que ce n’était pas un fichu rêve ou un délire éthylique, aussi sobre et éveillée pouvait-elle se sentir.  








 

god helps anyone who
disrespected the queen


han ja ruining my life through years:
 
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(#) Sujet: Re: don't give up on life, i won't give up on you | #boseong   don't give up on life, i won't give up on you | #boseong EmptyLun 24 Avr - 0:48


break down, tears fall to the ground tell myself: damnit, nothing can be found. some days i'm sure i'll lose to fate, some days i cannot find my faith, but I just fight on. i am a wounded warrior looking for someone to let me in, black and blue i'm begging you, take me in i'm surrendering. black and blue, but if i'm with you, i will live to fight on through.
Bora & Inseong

don't give up on life, i won't give up on you

Il a toutes les raisons de la remercier, même si elle dit le contraire et il en sourit toujours autant. Il est heureux ce soir, malgré les peines avouées, leurs situations difficiles et tous ces petits aléas de leur quotidien, il est heureux. « Je ne l’enlèverai plus dans ce cas. » C'est bête, c'est idiot même, rien de plus que des mots et une promesse étrange faite sur un collier, parce qu'Inseong s'est montré romantique sans le vouloir et que la réponse est plus que satisfaisante. Ça rend euphorique, ce genre de confessions qui commencent mal et se terminent mieux que ce que l'on imaginait. Il n'a rien imaginé d'ailleurs, il se voyait seulement lui offrir le bijou sans arrières pensées et lui coller un sourire sur les lèvres sans espérer plus (ou peut-être que si, mais en silence, un espoir étouffé derrière sa lucidité).

Arrêtés pour attendre leur bus, il la tient contre lui et la conversation devient plus légère, à parler du chien qu'il a aidé la fois d'avant et sur le fait qu'ils préfèrent tous deux les chats. C'est logique pour elle étant donné son allergie, mais il l'embête quand même en comparant ses cheveux au pelage de l'animal errant, mais il ne se donne pas le temps de la rassurer ou d'en rire qu'il l'emmène déjà au chaud à l'intérieur du véhicule. Ils choisit le fond pour plus d'espace et d'intimité, même si son regard se promène parfois sur les quelques passagers présents ou sur le chauffeur à travers son rétroviseur. Il se dit que l'éclairage est trop fort, qu'il aurait bien aimé que celui du fond soit défaillant, mais il s'en contente.

Il n'a pas été très fin en lui demandant son téléphone, surtout pour une excuse comme s'informer du trajet, alors qu'il n'a pas de voiture et se déplace tous les jours grâce aux transports communs.. mais soit. C'est plus amusant de le faire ainsi que de lui noter son numéro sur un bout de papier, ou même de le lui dicter. C'est sans trop se méfier qu'elle le lui confie d'ailleurs, mais il n'a aucune autre intention déplacée que celle d'entrer officiellement dans sa vie. Il s'amuse à penser que c'est pour lui, une St. Valentin réussie alors qu'il n'avait rien prévu de tout ça, il en était même loin, ayant trop peu confiance en lui de ce côté-là pour avoir songé un seul instant que l'intérêt était réciproque. Aujourd'hui est un mardi, comme quoi la vie est parfois de son côté, même s'il ne pensait pas la trouver malgré tout. Elle aurait pu être invitée ailleurs, elle aurait pu simplement ne pas se montrer et il aurait pu rester assis sur leur banc, à l'attendre sans bouger.. Il n'est pas quelqu'un qui croit au destin, mais plus ça va, plus il est enclin à lui laisser une chance. Peut-être que rencontrer Bora un mardi soir était le destin, qu'il la manque la semaine passée et que la fête des amoureux tombe un mardi, aussi. Il se sent léger depuis plusieurs minutes, content.. et presque trop confiant, à la tenir près et la taquiner bien que ça ne change pas de ce côté-ci. Il l'a toujours taquiné, mais ces derniers temps plus qu'avant et c'est tout simplement devenu naturel pour lui. Même s'il reste un chouïa réservé, un tantinet maladroit et un peu hésitant sur certaines choses. Lui laisser son numéro dans son répertoire par contre, ne semble pas au-dessus de ses forces.

Elle marque un point sur le nom de leur station et elle a sans doute compris, même si elle garde le silence et il ne rougit qu'un peu lorsqu'elle se laisse tomber sur son épaule pour regarder ce qu'il fait. Il est loin d'en être gêné cependant et il apprécie même plutôt bien les caresses qu'elle lui offre, sourit et frissonne de plaisir, lui qui ronronnerait facilement s'il le pouvait. Sa remarque sur ses cheveux le fait rire et il délaisse l'écran quelques instants pour lui répondre. « Tes boucles sont très belles et.. j'aime bien, quand tu ne les attaches pas. » Elle a de beaux cheveux longs et devrait les montrer plus souvent. « Adorable, » remarque-t-il en tournant à peine la tête pour essayer de la regarder, mais il retourne bien vite à ses affaires, tapant une série de chiffres alors qu'à nouveau, Bora intervient pour lui poser une dernière question.

« Inseong ? Est-ce que je peux vraiment garder le collier ? »

Il se redresse et la pousse à faire de même -un peu à contrecœur- pour capter son regard, lui sourire doucement et poser le téléphone pour tendre les doigts vers sa joue pâle. C'est un sentiment chaleureux et de plus en plus familier qui remplit son cœur depuis des semaines et il en rougit toujours plus de voir le bijou rester autour de son cou, bien qu'il espère que ce ne soit pas si évident, mais ça signifie tellement à ses yeux et il ne sait toujours pas si elle en est vraiment consciente. Elle semble presque incrédule et il la comprend, c'est un peu arrivé comme ça, mais c'est elle qui s'est immiscée dans son cœur sans prévenir et il est peut-être allé trop vite, il ne sait pas vraiment.. Il a eu peur ce soir, même si ça semble démesuré, même si elle ne serait pas allée plus loin dans cette rivière, il a pensé au pire et à tout ce qu'elle a pu endurer jusque là. Il aurait voulu se montrer plus tôt, lui apporter le soutien qu'elle réclamait tacitement depuis des semaines, celui qu'il lui offrait tous les mardis sans réellement s'en rendre compte et elle le lui rendait bien, l'air de rien. Mais il a compris trop tard tous les enjeux, les sentiments qui se sont mêlés à l'amitié, parce qu'elle a été une amie au début et qu'il ne saurait pas dire à quel moment elle est devenue plus. Bien sûr qu'elle peut garder le collier, il le lui demanderait bien s'il était égoïste, mais la décision lui revient toujours. Il s'est lancé sans filet, tout est imprévisible ce soir et il se dit que ça continuera à l'être. Il ne lui dira pas que tout sera parfait, car il ne peut l'assurer, mais il sait déjà qu'elle embellira ses journées et rendra son quotidien un peu plus supportable, il espérera juste lui apporter la même chose et plus encore. Mais tout est encore nouveau et là, maintenant, il est un peu trop euphorique pour penser clairement. « Pourquoi tu en doutes ? Il ne tient qu'à toi de le garder.. je n'ai pas l'intention de te l'arracher. » Il sourit encore et lui caresse la joue avant de retourner sur le téléphone et de finir ce qu'il y a commencé. Il ajoute son nom, enregistre et le lui pose gentiment sur les genoux. « Merci. »

Après quoi il s'écarte un peu, la lâche et retire habilement son manteau pour le poser sur Bora, la couvrir au mieux quand lui de son côté, frissonne à peine en remerciant le chauffage du bus. Puis, il glisse un bras autour de ses épaules et la rapproche de lui, une main contre sa tempe pour l'inciter à reposer la tête contre son épaule. Lui qui est resté si distant toutes ces semaines se montre bien tactile aujourd'hui, et c'est un privilège dont elle pourra se vanter à qui voudra l'écouter. « Je serai là pour toi à présent, n'importe où et à toute heure. » Il désigne son téléphone et déplace sa main libre pour revenir chercher celle de la brune et l'envelopper. « C'est là que je devrais dire : appelle-moi ? » Dit-il pour plaisanter, mais c'est un peu ça, en réalité. Il tourne les yeux vers la fenêtre pour y croiser leur reflet. « Tu vois, je te laisse encore le choix.. le mien est déjà fait. » Il n'aura son numéro que si elle le contacte et c'est une autre manière de la taquiner, à moins qu'elle ne soit tombée malade et que la fièvre ait influencé son jugement, il est assez sûr de lui maintenant. Enfin, presque ? Il aura toujours des doutes, des craintes et des questions, peu importe combien de fois elle lui répéterait les choses. Et pour se distraire, il surveille les arrêts de temps à autres, mais il n'est pas si mal installé, là, ils sont seuls dans le fond et il ne se gêne pas tellement pour la garder proche et caresser ses cheveux distraitement, parce qu'ils se trouvent sous ses doigts et que ce geste l'apaise.
(c) black pumpkin

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