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Contexte
Seoul Coeur battant du pays du matin calme, cité aux envies furieuses et aux ennuis décadents. Dans cette ruche d’acier, on se débat, on s’applique éperdument à vivre malgré la nuée d’âmes qui nous entourent. Dans cet univers frénétique, les influences sont multiples, et c'est un tumulte sans fin qui agite les esprits et les corps. Trônant au sommet de cette cité luminescente, les plus grands conglomérats coréens se livrent une lutte mortifère, tandis qu'à leurs pieds, les mortels oscillent entre paix et discordes. Depuis près de soixante-dix ans, les sociétés divisent autant qu'elles rassemblent, semant troubles et espoirs dans leur sillage. On les plébiscite, on les méprise, on les rejette, on les envie, mais en aucun cas elles indiffèrent. Comment ignorer ce microcosme vertigineux, où chacun est acteur d'une guerre qui ne les concernent sans doute pas. Les uns poursuivent leurs aspirations, les autres se résignent à vivre en pions. Les plus impétueux prétendent pouvoir éviter cette inévitable dépendance, mais pour la majorité, impossible de vivre sans se référer à ces grandes unités. Irrémédiablement attirés vers leurs semblables, la population se voit divisée, fractionnée en sociétés mouvantes, envahissantes, unificatrices. Les plus riches s'en pâment tout en craignant le précipice qui les guette peut-être, les plus pauvres s'en irritent mais s'affament à espérer l'envol promis. Tous ne cherchent au fond, que la prospérité et l'exaltation d'une vie un peu moins monotone
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 maux doux (toyu)


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(#) Sujet: maux doux (toyu)   maux doux (toyu) EmptyMar 20 Oct - 20:41

maux doux

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


septembre,

« Réveille-toi.. » un murmure qui déchire la nuit, il souffle sur ses mèches en bataille dans l’attente de voir ses iris s’entrouvrir pour lui, éveille-moi que les siennes s’empressent de mimer aussitôt. Cherchant à capturer les poussières d’ambre qui s’échappent de ce regard, le bout de ses doigts effleure ses paupières, contact léger presque irréel, fugace, réminiscence de longues heures d'amour comme une symphonie, un ballet de tous les sens — sa paume parcourt sous le reflet de l'astre déclinant la circonférence de ses avant-bras. Le contact de sa peau est musical, chaque embryon de caresse lui donne l’impression d’être aux commandes d’un piano aux touches de vent. Il remonte la gamme de ses douces épaules, glisse sur sa chair en une délicieuse danse ; c'est contourner les empruntes d'éros formant sur la surface des arabesques aux nuances de rouge, de la passion grenat à la tendresse passe-velours ; ses lèvres ont sur leur passage marqué chaque millimètre de leur adoration. Douceur exquise des tissus qui se mêlent aux corps, armure fragile qui préserve les hommes de l'obscurité fourbe, le drap retombe mollement de ses mouvements inconscients, Yuta dérangé au plus profond de ses songes, trop courts, par ses rafales de baisers à la frontière de sa clavicule, les yeux refermés sur une lente après-midi aux orages rythmant un concerto de tonnerre, éclairs pourfendant à travers la brume leurs discussions exaltées, leurs inlassables étreintes. Les mains crispées sur sa peau, leurs membres confondus, et l'indéfectible plénitude du corps à corps, du cœur à cœur. Le vivant transfiguré en silhouette floutée et les obligations promises au silence Tora joue à effacer l’avant et l’après, exulter dans l’immédiat. L'oubli total de ce monde insignifiant - des heures de répit - leurs rires accordés, c'est offrir son épiderme à ses lèvres avides, un entrelacs de jambes, de fumée, de sourires épuisés. L'enivrante lassitude dévorant leurs êtres momentanément rassasiés, bercés par la mélodie extatique de murmures au creux de son cou, puis le désir qui renaît aussitôt satisfait. Une temporalité qui s'évapore à mesure qu'il récupère les sensations dans le reste de son corps. L’iris fixée sur son visage baigné d’un halo fantasmagorique il s'empare de l'appareil posé sur la table de chevet, les clichés enchaînés dont le cliquetis finissent par venir à bout d'un demi-sommeil déjà bien agité, aux portes de son royaume de rêves Tora se penche, il peut sentir le vent chaud de sa bouche claquer au bord de la sienne. Éclat de pulpe-orange sanguine. Il enfile alors des colliers de baisers à la commissure de ses lèvres, en remontant jusqu’au bord de ses fossettes. C’est doux, piquant, suave. Incroyablement suave. L'obscurité radieuse règne dans la chambre tandis qu'il se rallonge à ses côtés, la force tranquille de son corps étendu dont le seul contact lui donne la chair de poule, trémolo de sensations contraires au creux de son ventre, « Il fait nuit, j'ai même pas vu la journée passer... T'as faim ? » la question s'abandonne contre sa joue, à l'ombre de ses cils qu'il effleure du bout du nez, les lippes embrassant sa tempe — son estomac calfeutré par sa seule présence, un unique sentiment le rendant prisonnier de ce lit à peine quitté ; berceau d'une ivresse commune. Cigarette emprisonnée entre ses phalanges elles roulent jusqu'à celles de Yuta, qui comme à leur habitude, vagabondent entre ses bagues, lui-même frôle celle qu'il ne souhaite plus récupérer avec une précaution nouvelle. La palpitation qui suit, pas vraiment contrôlée, pas totalement indolore, l'emmène au tintement à son poignet, bijou aux lettres inconnues renfermant un passé dont il peine à dévoiler les contours. Contact qu'il ressent jusqu'au cœur de sa cage thoracique, presque intrusif, ses doigts se retirent soudainement comme s'il s'était brûlé de ce simple geste « C'est quoi, l'histoire de la gourmette ? » vague écho qui se perd au fond de ses prunelles « Tu sais... tu peux me parler de lui. Enfin, si tu veux. Tu peux. » discussion quelques fois avortée qu'il ne souhaite plus désormais maintenir dans l'ombre, « J'aimerais bien. »




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(#) Sujet: Re: maux doux (toyu)   maux doux (toyu) EmptyMer 28 Oct - 22:58

maux doux

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


Les méandres amoureux accusent son sommeil, des barreaux immatériels qui entravent leurs retrouvailles.
À mi-chemin du réveil des plaintes grimpent dans sa gorge, finissent par s'épanouir en soupirs tièdes. Ses paupières se froissent une paire de secondes avant de porter à nouveau le masque paisible de Morphée.
Le trouble-rêve revient corrompre sa fatigue à l'aide de ses pétales de chair, butinant une zone clé qui dessine une vague paisible sur les traits de l’endormi dont la bouche ne s’entrouvre que pour s’humecter paresseusement.
« Tora. » Maugrée-t-il sans succès.
Les flashs successifs de l’appareil, son absence sous les draps, autant de contrariétés qui finissent par le sortir de sa somnolence.
Le musicien regagne sa place auprès de lui, ses muscles se détendent aussitôt. Très vite les souffles brefs remplacent la parole, ils deviennent un nouveau code de langage plus explicite que n’importe quel autre.
La question au sujet du dîner est supplantée par la plume de ses pulpes qui se pose à l’orée de ses lèvres, retraçant le même geste sans se lasser, un va-et-vient tendre qui déborde jusqu’à surprendre la porcelaine de son sourire.
« Oui. » Répond-il finalement en plongeant dans son cou. Il y dépose des caresses humides qu’il exerce jusqu’à ce qu’il exhorte de son amoureux un carillon de plaisir sonore.
Le nez frôlant sa tempe, il dissimule mal son enchantement malicieux.
Les doigts s’entrelacent, les bagues passent d’une phalange à une autre. Un acte d'affection qui avec le temps prend la forme d’une habitude, il se surprend à penser qu’il aime pouvoir en ajouter une nouvelle à leur liste.
Le songe dégringole quand Tora s’extrait de leur bulle, Yuta relève alors le regard sur son poignet. Le prénom de Noam y trône sur une petite plaque en argent. Il comprend alors, avant même qu’il n’aborde le sujet que l’atmosphère va prendre une tout autre couleur. « Hmmm. » Une introduction à un sujet pénible mais inévitable. L’interrogation le pousse à la réflexion, pourquoi est-elle encore là ? Il aurait pu la mettre au fond d’un tiroir le jour de leur séparation, il aurait pu le faire plus tard en tombant amoureux d’un autre... Il a eu un tas d’occasions de la déposer dans sa boîte à souvenirs mais le problème est là.
Il ne veut pas que Noam appartienne au passé, n’est pas capable de se résoudre à l’oublier ou à accepter une vie où il est réduit à être une romance avortée parce qu’il est bien plus que ça.
« On avait neuf ou dix ans, je sais plus trop. » Ils partagent le même oreiller. Sa voix est ténue, sur le ton d’une confidence intime. Une proximité indispensable pour apaiser les doutes qui subsistent en dépit de tout ce qu’ils ont déjà traversé ensemble.
« On devait partir en colo mais j’avais fait le con juste avant, alors mes parents ont décidé que j’irai pas. Je l’ai quand même accompagné le jour de son départ jusqu’à son bus. La famille de Noam a beaucoup voyagé quand il était plus jeune mais cette année-là était spéciale, c’était la première où on avait fait une année scolaire complète ensemble. On s’était grave rapproché, c’était difficile de m’imaginer tout un été sans lui. C’est là qu’il m’a donné sa gourmette pour que je l’oublie pas. » Le semblant d’un sourire s’échappe, teinté de nostalgie. « Je lui ai donné la mienne en échange, on s’est promis de se la rendre quand il reviendrait et au final, tu connais la fin. »
L’anecdote est ponctuée de caresses, de l’intérieur de son bras jusqu’à sa paume droite. Elles se suspendent alors que l’histoire s’arrête. Il pose son index sur le bas de son visage, l’obligeant ainsi à faire face aux deux pierres sombres qui le caractérisent tant et dont la transparence est singulière à cet instant. « Je la porte pas parce que mon ex me manque mais mon ami d’enfance en revanche si. » Un voile bleu tombe sur son humeur en prenant conscience de l’ampleur de ce manque.
Il n’est plus là, plus vraiment. Ils sont comme deux connaissances qui dans une autre vie était tout l’un pour l’autre, il n’y’a pas eu de transition douce.
L’amour ou rien.
C’est ce que le comportement de Noam laisse entendre et Yuta préfère être sourd que de devoir écouter un raisonnement qui est contraire à tout l’amour qu’ils ont eu et qu’ils ont encore l’un pour l’autre.
Une relation parfaite pour un funambule, toujours à marcher sur le fil pour ne pas la compromettre. Alors pourquoi malgré ses efforts d'équilibriste dans l’ombre, il a la sensation qu’elle est gâtée malgré tout ?
Le regard de Tora le contraint à prendre sur lui, à farder sa mélancolie. « C’est à ton tour de me confier quelque chose que je sais pas encore. » Ses doigts s’entortillent sur la chaîne à son cou, des fins maillons d’argent. Une signature pareille à la marque des cigarettes qu’il fume ou encore de son blouson en cuir... Des détails de lui qui agissent comme un philtre d’amour si puissant qu’il n’existe aucun remède au monde.


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(#) Sujet: Re: maux doux (toyu)   maux doux (toyu) EmptySam 31 Oct - 17:54

maux doux

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


Sourire difficile à refréner lorsque ses notes dévalent son cou, le désir aussitôt rallumé du bout des lèvres qui sont en train de manger l'équivalent d'un baiser incendiaire, Yuta comme seul baromètre érotique — à chaque nouvelle bouchée, son mercure émotionnel grimpe d'avantage, il éclaire désormais son être tel un virus-solaire au regard incandescent. Il aurait voulu prendre un peu plus de temps pour remonter son doux visage jusqu'aux onyx ambrées dissimulées sous ses paupières, longer le bord de sa bouche entrouverte pour se poser sur la plus douce des pistes d'atterrissage. Blocage temporel : étendre les minutes lumineuses au creux de ses murmures, voler le temps pour redémarrer le monde.  
Pourtant l'euphorie des délices s'atrophie, sa voix s'éteint amorçant d'une volonté incertaine la discussion qu'il vient de lancer à ses pieds, derrière les étoiles subsiste le vide effrayant. La solitude, l'obscurité, sa tête se fond avec l'oreiller alors que le silence, lourd, plane en une brume épaisse entre les deux corps qui se touchent délicatement. Les mots révèlent la faille intérieure difficilement jusqu'à alors cernée, à peine devinée sous les décombres de sous-entendus douloureux, de regards absents, d'une cassure bien présente depuis le début ; provoquant l'existence d'un eux qui existait avant tout dans le besoin lancinant de colmater : engorger la brèche amoureuse avec un semblant de tendresse éphémère. L'illusion est devenue plus vivace au fil des jours, désormais tout est si réel et la nécessité de savoir frappe à l'orée de son cœur, il l'écoute et ses membres se tendent vers des confessions qui arrachent à son porteur un degré de désespoir altéré. Tora commence à prendre conscience de ce que représente cet amour perdu qui dépossède encore son âme d'un morceau absolu. Il ne savait pas. A travers le miasme de doutes dans lequel il perd pied, il effleure l'idée de cette autre chose que devient Noam, sans forme jusqu'à peu il le pare de cette évidence - celle d'un futur commun où Yuta a besoin de lui.

« Tu as promis de lui rendre quand il reviendrait, alors, c'est normal de tenir ta promesse. » et par ces simples mots la compréhension transmise de cet espoir de retour est manifestée, l'iris fixée sur la gourmette scintillant à son poignet sous un angle qu'il accepte dans tout ce qu'il représente. Il ne peut nier la certitude imposée dés lors qu'il a fixé ce rendez-vous le ramenant à lui, au bonheur de Yuta se soustrait tout autre exigence. Tant et si bien qu'il se surprend en cet instant à souhaiter le regain de ce qu'il a perdu pour ne plus voir couler dans ses yeux l'appel du regret. Du bout des doigts ses caresses voguent au creux de ce regard fuyant, il voudrait en saisir tous les secrets tout en sentant ces recoins délibérément gardés inaccessibles, il y a des choses que le jeune homme n'est pas encore prêt à révéler, des fêlures qui n'appartiennent qu'à lui, dont le partage fragiliserait la guérison.


« Quelque chose que tu ne sais pas encore hmm... » inspiration profonde alors qu'il bascule sur le dos, le visage rivé au plafond disparaissant dans la pénombre, les réflexions se font la course dans son encéphale saturé par les dernière paroles de Yuta, il vogue alors lui-même sur les rives d'une relation fantôme, la main levée en éventail au-dessus de son front il contemple l'anneau maintes fois frôlé par l'ignorance tendre de son amant, geste si habituel qu'il en a parfois oublié tout le reste. Il n'y pense plus, plus vraiment, elle trône parmi les décombres comme une relique immuable. « Je ne crois pas te l'avoir dit mais, j'ai été marié. » souffle songeur expiré lentement, ecchymoses de l'avant qui se raniment et l'obligent à marquer une pause dans ses formulations distraites, la cigarette à moitié consumée est écrasée dans le cendrier après un dernier râle de fumée « Ça n'a pas duré longtemps. Mais... à ce moment-là j'étais tellement sûr. Et puis, un jour elle est partie. » fin inéluctable presque ironique avec le recul, depuis il a eu le temps de se demander si elle l'a véritablement aimé, si le soulagement de son départ n'a été qu'un remède factice mais salutaire au sentiment d'échec qui a immédiatement suivi. « C'était quelqu'un de- il s'interrompt, cherche le meilleur moyen de la définir pour lui donner vie dans l'imaginaire de Yuta de compliqué. Je l'ai ressenti dés notre première rencontre : sa dérive éperdue, prête à se donner au premier venu pour qu'il lui parle d'elle, qu'il lui donne confiance. En quête d'un regard qui la reconstruirait. J'croyais que j'étais ce regard, j'allais la reconstruire. J'étais assez fort pour deux. ... Mais j'ai juste réappris avec elle ce que je savais déjà. » you can't change people by loving them harder, ça n'a marché avec aucune d'elles « Au début j'étais juste en colère, je lui en voulais de s'être tirée. Maintenant je me dis qu'elle avait compris ce que je refusais de voir. ». Apaiser la rancœur, il la connait maintenant, sa colère. Il peut mettre des mots dessus. Des souvenirs. Des couleurs. La regarder en face et la renvoyer au passé. « Sur la fin, on ne se parlait plus du tout. On était devenus deux étrangers qui vivaient ensemble. » le silence s’était installé entre elle et lui comme une évidence, un mur de Jéricho que nulle trompette n'avait fait tomber puisqu’ils ne criaient pas, ne claquaient pas les portes, ne haussaient plus la voix. Heureux les couples qui se font des scènes, songe-t-il en se redressant, tout est plus facile après une bonne dispute. On s’époumone, on s’épuise, on se jette dans les bras de l’autre. Un temps de répit où les armes tombent, où les baisers adoucissent les amertumes, effacent les reproches, signant un bref armistice. Soo et lui ne connaissaient plus que le silence, la froideur, l’ironie blessante qui creusaient un peu plus chaque jour le fossé d’une séparation certaine.
« Je veux pas répéter les mêmes erreurs. » confie-t-il l'iris gravitant de l'alliance à la gourmette, nerveusement il tourne le bijoux autour de son index, un genoux relevé contre son menton il reporte toute son attention sur le faciès à moitié effacé par les ombres de Yuta. « Je veux pouvoir avoir accès à ce qui se passe dans ta tête, même les trucs que tu penses que je peux pas entendre. » aujourd'hui il sait, qu'un amour ne peut exister que lorsque chacun offre à l'autre le fond de ses pensées, les secrets les plus verrouillés. Sinon, ce n'est pas de l'amour, c'est de l'échange de peaux, de désir immédiat. Le dos de sa main s'égare contre son bras, dégringole son épiderme jusqu'à l'intérieur de sa paume qu'il ramène à ses lèvres, il y dépose un baiser promesse, scellant l'ébauche de leur avenir qui, malgré les plaies non cicatrisées, est plus net que jamais.  





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(#) Sujet: Re: maux doux (toyu)   maux doux (toyu) EmptySam 21 Nov - 18:15

maux doux

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Tora déroule un ruban bleu qui délimite leur espace quand vient son tour. Cet éloignement est perceptible uniquement par un " sentiment " indicible, le genre qu’on donne malgré soi.
Un mélange d’appréhension et de peur se dégage de cette désagréable impression, une situation à la limite de la claustrophobie.
Sa confidence lui donne un visage de faussaire car elle a tout l’air d’un aveu qui tombe sur Yuta avec le poids d’un piano balancé du cinquième étage en plein sur l'estomac.
Ça lui comprime le souffle de le voir avec sa main tendue, l’air de rien, parée de multiples bagues.  — Ça pourrait être n’importe laquelle. — Il l’a touchée, manipulée, l’a aussi portée. Quelques secondes, parfois minutes qui s’étendaient dans une proximité indécente de corps à corps et de chants suaves.
Il l’a laissé faire pendant des mois sans jamais rien lui dire, pas même une allusion.
Une rafale de sarcasmes lui vient à l’esprit, mais y’a comme une sécurité qui bloque ses tirs, un truc qu’il réussit pas à enlever tout seul. Le défaut sur l’arme c’est la peine de Tora elle-même. Elle est partout dans sa voix, dans ses yeux et dans leur chambre scindée en deux.
Bien que ça lui demande un effort incommensurable, il vide le barillet pour vêtir le rôle de confident.
Ça se fait sans tendresse, juste une écoute stérilisée d’émotion. Une chambre froide où chacun est d’un côté de la pièce. L’un affecté par la mélancolie, l’autre recouvert d’un ciment qui lui fige une expression sans nuances.
Ce masque est un trompe-l’oeil, il y’a un déferlement d’empathie derrière le grillage électrifié de ses prunelles mais l’impression d’avoir été trompé fausse toute l’apparence extérieure.
Il est désolé, un peu.
Parce qu’il lui en veut quand même trop d’avoir attendu si longtemps pour le lui avouer.

Il dit qu’il ne veut pas répéter ses erreurs tout en se redressant, les mains endoctrinées par un geste inconscient. Celui de faire tourner ce foutu anneau autour de sa phalange encore et encore et encore. Il pourrait regarder le portrait de son ex-femme avec adoration et le serrer contre lui que l’effet serait le même.
C’est même pire que ça, ce n’est pas « juste » un bracelet d’amitié. C’est une alliance, un ultime symbole d’amour et maintenant qu’il est proie à la tristesse il se réfugie vers elle(s).
« Tu veux pouvoir avoir accès à ce qu’il se passe dans ma tête. » L’intonation exempte un « t’es sûr ? » car elle se suffit à elle-même.
Il reprend brusquement possession de son membre, s’arrache à son baiser, allumant un brasier surnaturel sous ses paupières capable de créer une éclipse totale.
« C’est laquelle. Celle-ci ? » Il désigne la bouée argentée qu’il a touchée dans un geste de réconfort, tout en ayant une pensée pour elle et leur histoire.
Il se déteste de lui faire cette scène alors qu’elle appartient au passé, qu’il a partagé aussi ses doutes sur la globalité de leur romance vouée au naufrage avant même son efflorescence.
Mais elle arrive trop tard, au plein milieu de leur idylle à eux ou alors c’est la jalousie qui parle ? Il n’est pas sûr du comment ni du pourquoi ça se déclenche chez lui mais c’est là et il ne peut pas le maîtriser.
« Tu m’as laissé faire. » Les flammes noires mordent le doigt orné de l’alliance. « Pourquoi t’as attendu si longtemps pour m’en parler ? Puis cette formulation « je crois pas te l’avoir dit. » Evidemment que non, crois-moi je m’en serais souvenu et toi aussi. Tu joues à quoi bordel ?! À me laisser toucher la bague de ton ex-femme ? Si j’étais elle, je t’en voudrais à mort. Et me concernant, je trouve ça naze de me le balancer l’air de rien comme si tu me racontais une anecdote quelconque. Puis merde… » — Pour elle tu n’as pas hésité une seconde. Pour elle tout a été limpide pour toi. L’engagement, les sentiments, tout. —
Peut-être qu’il l’aime tout simplement moins qu’il l’a aimé elle.
« Je crois que j’ai besoin d’être seul deux minutes. »
Il enfile un bas de jogging et un sweat foncé trop large pour lui, s’isolant sur le canapé du séjour face à un écran noir et la fuite de bruits de la ville somnolente par la fenêtre à demi ouverte sur l'extérieur.


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