▲ up▼ down
Comme un Malentendu (BoJa)



 
Viens donc te perdre sur notre roulette et finir la tête Roulette dans les Nuages !
Laisse le hasard dicter ton destin, tu finiras peut-être dans un ciel aussi bleu que l'océan.
(PAUSE) PAS D’ÉVENT POUR LE MOIS D’AOÛT !! profitez de vos dernières vacances : chill & rps, émerveillez-nous avec vos rps et vos évolutions !
TOUJOURS SUR HM ! es défis et la semaine à thème ont été renouvelé ! Comme un Malentendu (BoJa) 359353108
DEUX GRANDES ANNONCES !!
Découvre les PROFESSEURS RÉFÉRENTS et viens fêter avec nous LES TROIS ANS D'HM !
HUNDRED MILES
hundred miles c'est un forum réel asiatique city/universitaire basé à Séouldeux réponses par mois minimum — Avatars occidentaux bienvenus ! — Taille des avatars 200*320pxUne semaine pour finir sa présentation — Pas de prise de tête, rien que du love. That's all folks ٩(^ᴗ^)۶
vote pour hm !
✿︎
16.08.19 ➝ 37ème MAJ qui marque également les 3 ans du forum ! Viens mater les news ici !
08.08.19 ➝HM fête ses 3 ans ! merci à tous pour cette belle aventure qui se poursuit !
16.07.19 ➝ C'est la 36ème MAJ, façon summer night festival pour HM! les feux d'artifice c'est par ici !
16.06.19 ➝ 35ème MAJ, HM is a jungle pour ce mois de juin ! les news c'est ici !
12.05.19 ➝ Oh my my my ! 34ème maj fleurie pour HM qui affiche quelques nouveautés printanières !
13.04.19 ➝ 33ème MAJ toute fruitée pour le retour des beaux jours ! viens découvrir les news juteuses !
09.03.19 ➝ on accueille la 32ème maj et son design azuré ! viens découvrir les nouveautés !
09.02.19 ➝ installation de la MAJ n.31, avec un codage tout neuf et plein de nouveautés !
09.01.19 ➝ 30ème MAJ de HM ! viens découvrir les nouveautés ICI
01.01.19 ➝ BONNE ANNÉE LES CHATS !! plein de bonheur à tous. ❤︎
08.08.16 ➝ ouverture de hm
han ja
park bo ra
han soo yun
yang noam
the avengers

 :: old memories :: Oubliettes, Never Forget :: RPs abandonnés
Partagez

 Comme un Malentendu (BoJa)


Han I. Ja


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t103-han-ja-hajansky
‹ MOTHERFUCKING STARBOY ⋆ STARCHILD PRESIDENT › - MISTER NOËL 2016
AGE : 24
AVATAR : ☽ bbh ♡
POINTS : 270


NOUS A REJOINT LE : 21/07/2016


MESSAGES : 22643


Comme un Malentendu (BoJa) Empty
(#) Sujet: Comme un Malentendu (BoJa)   Comme un Malentendu (BoJa) EmptyJeu 11 Aoû - 2:21


COMME UN MALENTENDU
With Park Bo Ra

☾☾☾ « AÏE AÏE AÏE AÏE MES FESSES, MES PAUVRES FESSES AIIISHHHHH » Ouuuuchhh. Alors ÇA pour être du talon de compétiton, C'EST du talon de compétition. Elle m'a pas raté la sorcière, je souffre comme un damné qui tenterait vainement de s'enfuir d'une forteresse à la seule force de ses deux jambes. Sérieux, elle est allée refaire sa penderie range-chaussures version louboutins/escarpins & co pendant les vacs ou quoi ?! Je frotte douloureusement mon postérieur éreinté après m'être relevé comme un forcené, les larmes du malheur et du désespoir se déversant le long de mes joues tels des Niagaras tumultueux. La Vieille Noona a encore frappé... Et là, franchement, c'est le cas de le dire ! Toujours en train de me poursuivre à travers les couloirs du secrétariat maudit, le tout pour le simple petit plaisir de pouvoir m'administrer un de ces bons vieux coups de pied au cul dont elle seule détient le secret. Depuis le début de l'année, j'ai compté, et je dois bien en être à mon seizième châtiment maintenant qu'elle a mis la dérouillée de sa vie à mon royal séant, que j'aurais voulu protéger plus tôt en l'apercevant surgir de derrière la porte de la CPE. Franchement, si je m'y étais attendu... C'est trop pas juste. Bientôt elle risque de s'attaquer à bien plus pire que ça et, entre nous, j'ai pas envie de perdre ma précieuse descendance qui elle ne fait que m'attendre bien sagement, moi et moi seul, moi le grand et talentueux Ja (et pas le coup de pied vengeur d'une certaine Han courroucée). Ni aujourd'hui, ni demain, en fait. Et ni n'importe quel autre jour, OK ?!

Je titube comme un taré dans les couloirs, le Yaoguai hurlant mon nom agrémenté de touches colorées du genre « petit con » ou « petit merdeux » sur les talons. Je vais la semer, je sais que je vais la semer. Ce n'est qu'une question de temps avant que je ne franchisse la porte du hall de l'université et que je parvienne à m'enfuir à tout jamais de cet endroit qui me fiche la chair de poule. Enfin, sûrement que je reviendrais le lendemain en sifflotant comme si de rien n'était et en me faufilant toute la journée ici-et-là dans l'espoir de ne pas me faire remarquer (#perdu d'avance), mais bon, ça c'est des détails. Quand j'aperçois néanmoins la sainte porte libératrice du regard, une main sur mon coccyx endolori et le souffle court, mes yeux s'illuminent de bonheur. Je crois que je vais pleurer tellement je suis heureux. J'ai un rire de kéké qui m'échappe à mesure que j'accélère bruyamment et, en sprintant comme si je venais de drop un turbo champi dans Mario Kart 8, je peux pas m'empêcher de hurler comme un con à tout va. « AHAHAHAHA ALORS LA VIEILLE ON A BESOIN D'UN FAUTEUIL ROULANT ? » Quand je la vois se démener à m'ordonner de revenir ici, je lui tire effrontément la langue de là où je suis. Et puis quoi encore, elle veut pas non plus que je l'implore de me pincer les tétons ?! « Oui oui, c'est ça ! En attendant je reviendrai quand tu admettras enfin que je suis un neveu génial. ALLEZ À DEMAIN NOONA, SÛREMENT QUE T'AURAS DÉJA EU LE TEMPS D'ATTEINDRE LA PORTE D'ICI LÀ » Je hurle ces mots en me moquant d'elle, me retournant en manquant de bousculer des étudiants pressés. Quant à eux ils ne disent plus rien et se contentent de rire : ils ont l'habitude, vu que c'est toujours comme ça. Bon, après, je suis un peu suicidaire, j'avoue ! Quand j'y pense, je me dis vraiment qu'à force de chercher, je vivrai pas jusqu'à mes vingt-cinq ans. La grosse loose, quoi. Mais c'est pas grave, mort ou vivant, on m'aime comme ça.

C'est quand je me juge hors de portée de la mégère Han que je m'autorise finalement à ralentir, sans bien sûr oublier de souffler d'une cadence plus régulière. Je me dis qu'au moins c'est un bon moyen pour moi de garder la ligne, puisque ça me fait faire mon sport quotidien, à défaut de ne pas avoir entraînement de baseball tous les jours de la semaine... Et ça, c'est pas plus mal comme ça ! Cependant, je parle et je parle mais je n'ai pas le temps de calculer ma trajectoire précipitée que j'heurte vivement quelqu'un, sans pour autant provoquer une collision susceptible de nous faire tomber tous les deux. C'est déjà ça. « Pardon, je suis vraiment désolé ! Ça va, tu n'as rien ? » Je me redresse en premier, histoire d'aider mon, ou plutôt ma camarade envers qui je m'excuse platement et qui semble tout de même un peu sonnée par le choc. Pourtant, c'est bel et bien le coup de grâce de ma journée lorsque je constate avec une stupéfaction non-dissimulée que... Que la personne qui me fait face n'est nulle autre que la Présidente des Melted, Park Bo Ra ! Bo Ra, hein. Un sourire malicieux voire même allusif m'écorche les lèvres jusqu'aux oreilles à cette drôle de surprise. « Tiens tiens tiens Bora Bora, si je m'attendais à tomber sur toi pile à ce moment de la journée ! Toujours pas envie de m'épouser ? Ça viendra, ça viendra, tu es juste trop timide. Je comprends parfaitement. » Clin d'oeil clin d'oeil. Bien sûr qu'on ne se mariera jamais. Et que ça fait longtemps que je ne cherche plus à la conquérir. Je dirais peut-être depuis le lycée, en y repensant soudainement. Un sourire fleurit spontanément aux commissures de mes lèvres, alors que je lui ébouriffe affectueusement les cheveux et lui intime que je plaisante. La petite Présidente ennemie, c'est quand même une bonne amie, depuis le temps qu'on se côtoie tous les deux ! D'ailleurs... OH, je viens d'y penser. Bingo ! « HÉ HÉ HÉ BO RA, BO RA ! » Je lui agrippe soudainement le bras, un air suppliant de peint sur la frimousse. « Tu sais hier je suis passé chez un pote et on a regardé Infinity War — enfin bon peut-être que tu t'en fous de ça — mais en partant je lui ai demandé de me prêter un bon film et il m'en a filé deux au hasard... Enfin du coup je sais pas du tout ce que c'est et moi j'adore les surprises, mais regarder à plusieurs c'est quand même mieux que de devoir visionner en mode forever alone, t'es d'accord avec moi. Tu veux pas qu'on aille les regarder ensemble diiiiiis... ? Vu que tu bosses au ciné j'suis MEGA SÛR qu'y a moyen de trafiquer un truc en plus ! Allez allez alleeeez, Bo Ra... C'est d'accord, hein, pas vrai ? Même qu'en sortant je t'offrirai du Ushuaia, tu vois vu qu'ils sponsorisent Bora Bora, j'me disais que ça te ferait plaisir. T'as compris ahahaha. » Blague pourrave à souhait : c'est fait. Je me protège le visage juste au cas où il lui prendrait la délicieuse envie de m'offrir un coquard. « ALLEZ, DIS OUIIII ! » Les yeux doux et la bouille de chiot adorable en prime : c'est fait aussi.






issun's theme song
« i finally chose my path. and i have the resolve to see it through! busty babe! it's all squishy-squashy, here's the nicest guy to make you hecking funky! » — issun-boshi
 
@Han Soo Yun a écrit:
J'savais qu'on allait la sortir et j'aurais du parier sur toi, le roi des vannes pourries. Comme un Malentendu (BoJa) 769454579

@Yang Leo a écrit:
je te souhaite tellement LE MEILLEUR SARAH
tellement


Park Bo Ra


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t178-park-bo-ra-boraday
‹ 365 SO FRESH ☽ MELTED PRESIDENT ›
AGE : 21
AVATAR : Bae Su Ji (Suzy - Miss A) aka petit boudin perfection T'es moche :)
POINTS : 79


NOUS A REJOINT LE : 05/08/2016


MESSAGES : 8407


Comme un Malentendu (BoJa) Empty
(#) Sujet: Re: Comme un Malentendu (BoJa)   Comme un Malentendu (BoJa) EmptyVen 12 Aoû - 0:16


COMME UN MALENTENDU
With Han Ja

Bora, le souffle court et les joues gonflées de frustration, traversait les allées impeccables de l’université d’un pas rapide et raide, comme si elle se réprimait de se mettre à courir. Elle portait un sac à dos volumineux qu’elle avait caler maladroitement sous son bras, et dont elle retournait le contenu avec impatience.  La jeune femme était fatiguée, las, elle n’avait rien avalé depuis la veille et surtout, était d’une humeur massacrante. Ce n’était absolument pas le moment pour elle de perdre son portefeuille. Et pourtant, il n’était nul part. Elle commençait à se douter qu’il était demeuré dans le tiroir de sa commode, près de son lit, et qu’elle l’avait oublié en partant. Elle devait être en poste au cinéma à 18h tapante, il était déjà 17h30, et elle n’avait pas d’argent pour payer le métro. Autant dire, elle était excédée. Jamais elle n’aurait un délai suffisant pour aller rechercher son porte-monnaie. Après  avoir désespérément retiré un à un tout les cahiers que contentait son sac, elle se résigna à abandonner les recherches, et accéléra le pas. Frauder était sa seule solution, et elle n’était guère enchantée par cette idée. Non pas que ce soit la première fois, mais elle s’était déjà fait attraper la dernière, et n’avait aucune envie de payer l’amende une seconde fois. Cela nécessiterait une visite chez son père dont elle se passerait volontiers.

Mortifiée, elle accéléra le pas, les dents et poings serrés, esquivant les étudiants qui venaient en sens inverse, sans s’excuser si elle les bousculait. Ils n’avaient qu’à se pousser après tout. Elle était essoufflée, le visage cramoisie et les cheveux emmêlés, qui formait sur son crâne des épis disgracieux, dont elle n’avait pour le moment que faire. Pourquoi y avait-il toujours autant de monde dans les allées à cette heure-ci, même pendant les vacances ? Il faisait pourtant une chaleur intenable, pourquoi n’empruntaient-ils pas plutôt les couloirs climatisés ? Ou mieux, pourquoi ne partaient-ils pas en vacances.  Le pas sec et claquant, elle rejoint enfin l’entrée de l’université, et accélère, un œil sur son portable pour consulter l’heure. Son cœur s’est emballé. Son patron contrôlait les allées et venues des guichetiers. Si elle n’était pas là pour relever son collègue, elle aurait droit à une visite dans son bureau, une retenue de salaire, ou pire. Traversant la foule continue qui déambulait dans la cours, elle fixait le sol, aveuglée par le soleil, quand elle percuta de plein fout l’un des badauds. Sonnée, elle tituba en arrière, chancelant légèrement sur ses pieds en se tenant le front, qui avait cogné dans l’épaule de l’inconnu. Furieuse, ses lèvres s’écartèrent pour vociférer quelques insultes, mais elle fut prise de court par la fois horriblement familière de son interlocuteur. Han. Ja. Qui, d’ailleurs, l’ayant à peine reconnu, commençait déjà à déballer ses conneries habituelles sur un ton de conversation absolument horripilant pour la jeune femme déjà en retard et irritée.

Elle préférait encore crever que de l’épouser, et si elle savait depuis le temps qu’il plaisantait, elle n’était absolument pas d’humeur à rire. D’un geste brusque, comme pour chasser une mouche, elle chassa sa main qui s’était abattue sur sa tête, mettant plus de désordre encore dans sa tignasse sombre. Bora se contint de lui répondre, réalisant qu’elle perdait du temps, mais lorsqu’elle tenta de s’éloigner, il agrippa son bras. Le voilà lancé dans un discours intarissable sur un DVD et un copain, dont elle n’écoute que la moitié, trop occupée par l’idée de fuir au plus vite. La blague sur son prénom eut raison de sa patience, et elle se dégagea violement. « Mais t’as pas fini de me casser les couilles avec mon nom ? T’as pas grandit Han Ja. Premièrement, je ne t’épouserais pas plus aujourd’hui qu’hier ou demain. » Elle se pencha en avant pour saisir le col de son t-shirt. « Deuxièmement, je suis de service ce soir, hors de question de regarder un de tes films minables. Et encore moins avec toi.  » D’un geste brusque, ses doigts libères le tissu et viennent fouetter le bas de son menton, plus doucement. « La réponse est non. J’ai pas le temps en plus.  » Grommela la brune.

Elle lui sourit un peu, comme pour excuser sa mauvaise humeur, avant de faire volte-face pour s’éloigner. Elle fit quelques pas vers la sortie, avant de s’arrêter nette, mordant subitement sa lèvre. Pensive, elle fit marche arrière, reculant subitement pour revenir se planter devant Han Ja. « Finalement… je te permettrais de regarder tes films avec le lecteur du cinéma, mais en échange… tu veux pas me payer un tiquet de métro ?  » Supplia-t-elle, soudainement bien plus amicale et souriante. Elle eut presque honte de le traiter ainsi, mais Bora était plus qu’en retard, et elle n’avait pas le temps de risquer ne amende. « S’il te plait Han Ja ? »  Cette fois, ce fut son tour de s’agripper à son bras. « Tu vas pas me laisser me faire arrêter et jeter en prison parce que j’ai…  » Toux légère, dissimilée derrière sa main blanche embarrassée.  « Oublié mon portefeuille ? » Elle détestait admettre qu’elle était distraite, mais il semblait plus normal de préciser la raison de cette requête, sinon le jeune homme croirait qu’elle voulait réellement qu’il l’accompagne au cinéma. Ce qui était totalement inenvisageable. « Allez viens, avance, tu me donneras ta réponse sur la route, je suis vraiment vraiment à la bourre.  » gémit Bora en se remettant en route, entrainant le garçon à sa suite. « C’est oui hein ? »




 

god helps anyone who
disrespected the queen


han ja ruining my life through years:
 
Han I. Ja


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t103-han-ja-hajansky
‹ MOTHERFUCKING STARBOY ⋆ STARCHILD PRESIDENT › - MISTER NOËL 2016
AGE : 24
AVATAR : ☽ bbh ♡
POINTS : 270


NOUS A REJOINT LE : 21/07/2016


MESSAGES : 22643


Comme un Malentendu (BoJa) Empty
(#) Sujet: Re: Comme un Malentendu (BoJa)   Comme un Malentendu (BoJa) EmptyVen 12 Aoû - 17:45


COMME UN MALENTENDU
With Park Bo Ra

☾☾☾ Sacrilège ! Dieu tout puissant — ou devrais-je dire, Ja tout puissant —, aie pitié de moi ! Son visage rougi et ravagé par la colère qui se penche sur le mien, et ces yeux que je jurerais être présentement en train de me lancer des éclairs, plongeant intensément dans mon regard un peu trop hilare pour être réellement apeuré. Quiconque me connaît sait que je finis toujours par subir la violence de la vengeresse Bo Ra : en fait, je crois même être celui qui l'expérimente le plus parmi tous les élèves de la Seoul National University. Si au début, au lycée, elle semblait se montrer réservée et rieuse à mon comportement de bouffon sans roi, la demoiselle a cependant vite fait de me révéler sa véritable nature et de m'octroyer le lourd statut de « punching-ball préféré ». Des années sur le tas à apprendre à esquiver ou, au contraire, à crier comme une petite fille battue et maltraitée par sa vilaine grande sœur, quand celle-ci se prenait à agiter du poing en ma direction... Bon, après je me plains, mais pas que ça me dérange particulièrement, hein. Juste que ça me brise un touuuut petit peu les cojones, parfois, souvent — même si c'est pas vraiment au sens figuré du terme car faut croire que ça ne me pose pas réellement de problème, en fin de compte. Non, c'est surtout au sens propre, à dire vrai.

J'ai les dents qui rutilent fraîcheur colgate et les yeux qui tentent tant bien que mal d'affronter les flammes des siens, mais je sens bien que j'ai fait une connerie monumentale à l'instant ; et de l'avoir accidentellement bousculée, et de lui avoir imposé mon speech enjoué. Eh, ce n'est pas de ma faute si je suis carrément trop sympa pour elle ! Franchement, je comprends vraiment pas comment elle peut m'assassiner du regard comme ça, en plus elle serre les poings super fort et je sais pas pourquoi mais j'ai l'impression qu'elle va me retourner une tarte à n'importe quel moment. Peut-être bien qu'au fond elle a juste une révélation et qu'elle a subitement envie de m'épouser en voyant à quel point je suis cool de l'inviter au cinéma avec moi. Peut-être... « Mais t’as pas fini de me casser les couilles avec mon nom ? » Ah bon, OK. Je retire ce que je viens de dire. Il n'empêche que je le trouve très bien son prénom, moi. On peut faire plein de jeux de mots avec et sincèrement, Bora Bora je trouve ça super bien imaginé ! Mais Madame n'a de toute façon pas l'air de mon avis, voire même qu'elle ne l'est jamais, alors bon... Je tire une tête de chien battu quand elle commence à s'énerver vivement sur moi. Pour sa gouverne, ce n'est pas en me disant que je n'ai pas grandi qu'elle va flatter mon ego, j'ai beau avoir SPP, je ne suis pas dénué de toute forme d'intelligence ! Mais qu'elle ne veuille pas m'épouser, pas de souci pour ça, je crois qu'au fond je ne survivrai pas pendant les deux premiers jours de cohabitation. « Ça va, ça va... Tu n'es pas obligée d'utiliser la violence tu sais ! » Je m'efforce de hausser la voix pour couvrir la sienne qui monte de plus en plus dans les aigus, mais c'est peine perdue. La Présidente ne semble pas me prêter la moindre attention et se saisit plutôt farouchement de mon col, m'arrachant par conséquent une grimace d'orbites écarquillés. Alors là. « Mes films minables ?! Je te signale qu'ils font partie de la catégorie des meilleurs films du monde, c'est CinéKorea qui le dit ! C'est juste que tu ne les as jamais vus, c'est tout. Et là ben, bah... Je veux arranger ça en les regardant avec toi quoi, je te jure ! » Je supplie d'un air implorant, les lèvres retroussées, et ce même après m'être pris le vent le plus polaire et le plus catégorique de toute mon existence. De toute façon, à la base, je ne l'ai même pas accostée car j'ai cette fameuse envie saisissante d'y aller accompagné avec elle, mais surtout et simplement parce que savoir qu'elle bosse au ciné et qu'elle peut se débrouiller pour vous arranger des exceptions, c'est plutôt sympa. DONC VOILÀ. Qu'elle s'abstienne de faire la maligne avec moi !

Pourtant, j'ai également beau la supplier et sortir le grand jeu avec l'arsenal de bouilles qui se veut convaincantes, j'ai pas l'impression que ça marche et que ça soit du tonnerre. Donc concrètement, Bo Ra, elle me plante, là. Elle m'abandonne comme un chiot sur l'autoroute et... Et je ne regarderai pas mes films sur méga-géant-grand-écran ce soir. Aiishhh ! Je soupire d'un air déprimé lorsque je la vois déjà filer, et croise résolument les bras avant de me racler la gorge. Très bien, très bien. C'est tant pis pour elle. « FRANCHEMENT BO RA TU NE SAIS PAS CE QUE TU RATES, CROIS MOI ! ÇA AURAIT ÉTÉ TROP GÉNIAL AVEC LE POP-CORN ET TOUT ! » Je lui crie de là où je suis, même si elle en a plutôt rien à faire de ce que je peux lui raconter. Ah purée, vraiment. Le pop-corn ça aurait été la cerise sur le gâteau, et puis j'ai franchement pas l'envie de faire un simple détour au magasin du coin pour au final en acheter des même pas sucrés d'origine ! Contrarié, je m'apprête à me retourner pour sortir illico-presto d'ici, mais c'est sans compter une petite voix subitement devenue mignonne à en crever qui m'interpelle, m'obligeant à faire volte-face d'un air presque blasé, quoi que définitivement curieux et peut-être bien satisfait de part son étincelle taquine et malsaine. La roue tourne, je l'ai toujours dit. Et à sa proposition qui me paraît amplement plus intéressante que le fait de devoir m'envoyer balader, je la laisse me supplier longtemps... Plus longtemps... Et encore plus longtemps, jusqu'à ce qu'elle craque et finisse même par avouer la raison de son soudain retournement de veste. AHAHAH. RIRE SARDONIQUE. Qui c'est qui repart avec le jackpot, au final ? C'est Jaja ! Je lui lance une œillade silencieuse et inquisitrice, haussant un sourcil presque moqueur à son expression quémandeuse... Une vraie SDF. C'est néanmoins lorsque je fais mine de me retourner (pour lui faire comprendre que je l'abandonne aussi) qu'elle me saisit vivement par le bras, m'arrachant un cri trop peu viril aux yeux de toute la plèbe environnante. « OK, OK, attends je— AH ! » Je peine à trouver mes mots alors qu'elle m'interroge sans s'arrêter, me traînant en dehors de l'Université comme un vulgaire sac à patate détérioré. Le Bon Dieu m'accordera sa grâce pour tout ça. « Je.. JE VAIS te le payer ton ticket à la noix, mais pas besoin de m'arracher le bras là ! Tu me maltraaaites-EUH, BO RA ! » Je fais mine de pleurnicher, avant d'éclater d'un rire malicieux quelques minutes plus tard, lorsque je constate qu'elle se sent embarrassée de devoir me demander quelque chose à moi, Han Ja. Bien sûr que j'accepte, en guise d'échange de bons procédés. Ça me coûtera un ticket et ça lui vaudra de devoir me supporter une soirée toute entière. J'aime bien !

Nous marchons en échangeant des banalités, parfois en s'énervant sur l'un comme sur l'autre, et quelques fois où je lui raconte des blagues pas drôles et tente tant bien que mal de la faire rigoler. De loin, à trottiner (parfois) côte à côte comme ça (parce que Madame est en retard, comprenez), on ressemblerait presque à un jeune couple parti pour une promenade estivale, en tout bons amoureux qui se respectent. Sauf que nous ne sommes pas un couple. Si par malheur, Bo Ra s'était avérée être très habile en arts martiaux, voilà longtemps que j'aurais sérieusement reconsidérée la rédaction de mon testament. Vous concevrez que c'est toujours mieux d'être vivant quand il s'agit d'aimer. Bientôt, pile au moment où je pense presque me recevoir un coup sur la tête (mais ça n'arrivera pas si facilement, je suis plus grand qu'elle ahahah —pour une fois...—), nous atteignons la station de métro dans un rythme qui se veut tout de même pressé. J'ai tellement hâte de pouvoir voir ces fameux films que mon pote m'a laissé hier soir ! Et Bo Ra sera là, si ça c'est pas cool pour l'embêter, alors dites-moi mais moi, j'sais pas ! En super gentleman qui a la classe, je lui paie son ticket dans un sourire (surtout parce que j'ai pas le choix en fait), et nous franchissons le composteur en même temps, moi avec ma carte d'abonnement, elle avec le fruit de sa redevance. Héhéhé... Je lui rigole en plein dans la face une fois de l'autre côté et elle ne doit sûrement pas comprendre pourquoi. La pauvre petite ! Cependant, je m'arrête bien vite de ricaner lorsque mon regard se pose furtivement sur le panneau numérique, celui qui annonce l'arrivée de la prochaine rame... Nôtre rame pour Gangnam. Oh non oh non oh non c'est pas vrai. J'ai un sursaut qui me secoue le cœur comme quand je mange un truc avarié ou que je vois une scène d'horreur à la télé et, en me répétant intérieurement que Bo Ra risque de me refaire le portrait si on prend pas celui-là (qui vient tout juste d'arriver, concrètement), j'agis sur un coup de tête. J'attrape la main de mon interlocutrice (ON S'EN FOUT, ON A PAS LE TIME NOM D'UNE PIMOUSSE) et l'entraîne en courant comme un taré dans toute la station, empruntant à chaque fois le chemin d'indiqué pour la fameuse rame qui devrait partir d'ici quelques secondes. On devrait y être. Presque. Je crois. J'en sais rien du tout ! Puis là quand je reconnais lucidement l'allée pour le quai correspondant, je force sur mes jambes comme quand j'essaie de toucher aux 4 buts à l'entrainement, et la vision du métro qui se dessine sous mes yeux me fait hurler comme un dingue. C'est celui-là, et il va partir maintenant tout de suite, j'en suis quasi sûr. « AAAAAAAAHHH ON VA LE RATER ON VA LE RATER, COURS, COURS LA FEMME DES ÎLES TU VAS ÊTRE EN RETARD !!! » Et là je sais pas ce qu'il se passe mais je sprint en mode force awakens et tant pis pour la Présidente si je l'encastre par malheur dans un mur : je la pousse à l'intérieur du métro alors que l'alarme de la fermeture de portes sonne et à un poil près, je saute à sa suite d'un bond totalement improvisé. J'expire comme je l'avais jamais fait auparavant. Les portes se referment derrière mon dos et le métro commence lentement à entamer le trajet. Les yeux des gens sont braqués sur nous. Et moi j'en peux plus, alors je vais m'asseoir à une place libre au bord de l'agonie totale. Moins une putain. « C'était tellement... Chaud banana... Là je... » LÀ JPP DU TOUT. «  LÀ J'EN PEUX PLUS. » Et un long soupir m'échappe.



issun's theme song
« i finally chose my path. and i have the resolve to see it through! busty babe! it's all squishy-squashy, here's the nicest guy to make you hecking funky! » — issun-boshi
 
@Han Soo Yun a écrit:
J'savais qu'on allait la sortir et j'aurais du parier sur toi, le roi des vannes pourries. Comme un Malentendu (BoJa) 769454579

@Yang Leo a écrit:
je te souhaite tellement LE MEILLEUR SARAH
tellement


Park Bo Ra


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t178-park-bo-ra-boraday
‹ 365 SO FRESH ☽ MELTED PRESIDENT ›
AGE : 21
AVATAR : Bae Su Ji (Suzy - Miss A) aka petit boudin perfection T'es moche :)
POINTS : 79


NOUS A REJOINT LE : 05/08/2016


MESSAGES : 8407


Comme un Malentendu (BoJa) Empty
(#) Sujet: Re: Comme un Malentendu (BoJa)   Comme un Malentendu (BoJa) EmptySam 13 Aoû - 11:05


COMME UN MALENTENDU
With Han Ja

Han Ja avait toujours été une épine dans le pied de Bora. Un insecte irritant et bruyant qui voletait frivolement autour d’elle depuis qu’ils avaient la quinzaine environs. Il était tout ce qu’elle aurait adoré être. Insouciant, irresponsable, désinvolte, pas trop pauvre et surtout totalement équilibré. Certes ce n’était pas le premier mot auquel on penserait en voyant cet exalté parler fort et rire grassement, mais cela semblait si évident aux yeux de la jeune femme. Il n’était pas comme elle. Le Han Ja qu’elle voyait à présent était probablement le vrai Han Ja, et il n’y en avait pas d’autre. Il était simple et honnête, et pour ça, elle l’enviait plus que tout. Oui elle le haïssait, mais l’appréciait en même temps. Il avait ce don de détendre ses épaules et de lui faire voir les choses d’une manière moins terrible. Et tandis qu’il couinait bêtement, se plaignant d’une violence dont elle avait à peine fait usage, elle se retenait de sourire, irrité par les frémissements incontrôlés des commissures de ses lèvres toute prête à s’ouvrir. Pourquoi s’obstinait-il à la faire rire quand elle boudait, ne pouvait-il pas respecter sa mauvaise humeur ? Du coup, elle en perdait toute crédibilité. Trop occupée à ne pas sourire, sa voix grimpait haut, ses mouvements se déliaient plus dans son habituelle démesure théâtrale dont elle ne pouvait se défaire. Elle ne su même pas pourquoi elle fit demi-tour, l’idée de le faire payer pour elle avait fusé si vite qu’elle s’était retourné aussitôt sans même y songer d’avantage, partagé entre le soulagement et une pointe de satisfaction. Non elle n’aimait pas Han Ja, mais ça compagnie elle, n’était pas si déplaisante.

Elle se doutait que le jeune homme accepterait. De toute façon, il n’avait pas tellement de choix, mais outre ce fait, il était suffisamment gentil pour ne pas la laisser dans la misère. Elle était plutôt honteuse d’avoir à quémander ainsi, la jeune présidente toujours désireuses de montrer que l’argent ne fait pas tout, et qui se retrouve à supplier un Han pour trois sous. Mais qu’importe. Si elle perdait son boulot, elle s’ouvrait des portes bien trop ténébreuses pour gagner de l’argent sans avoir à menacer son père, et cette idée lui déplaisait. Ses doigts fins enroulés autour du bras – il fallait l’avouer – ferme de Han Ja, elle traversait la foule en le tirant de ses maigres forces vers la bouche de métro. Il jacassait incessamment derrière elle, la faisant passer pour une harpie quand il aurait pu se libérer à n’importe quel moment. Il avait le don d’exagérer, encore plus fort qu’elle. Quel enfant il faisait tout de même. A croire qu’elle était la seule à avoir grandit. Bora avait mis du temps à s’endurcir face à son regard angélique et ses faciès définitivement engageant. Comment pouvait-il avoir un tel contrôle sur ses expressions, elle l’ignorait, mais il lui semblait qu’il avait une conscience aiguisée de ses atouts. Finalement, il était manipulateur à sa manière, lui aussi.

Bora soupirait toutes les minutes, exagérément, épuisée par l’effort qu’elle faisait pour ne pas rigoler. Elle était décidée à rester dans son rôle de marre de la vie pour ne pas faire le plaisir à son camarade de penser qu’elle était finalement heureuse qu’il l’accompagne. Elle marchait vite, l’entrainant à sa suite, réfléchissant à un sport de combat qu’elle pourrait apprendre pour le faire taire une bonne fois pour toute un de ses jours. Elle avait souvent songé à lui arracher les testicules et à lui servir frit pour le petit-déjeuner, mais finalement, elle songeait à se mettre au Taekwondo, histoire de l’humilier de manière plus honorable. Elle gardait l’idée de la friture pour son frère ainé.
Han Ja était sur le qui-vice, comme s’il s’attendait à ce qu’elle le frappe. Pourquoi la voyait-il violente ? Elle ne l’était pas. Pour le moment… La dernière fois que Bora avait frappé quelqu’un, elle s’était foulé le poignet et avait écopé du non-respect de ce dernier. Depuis elle y réfléchissait à deux fois avant de s’attaquer à un membre de la gente masculine. D’autant que le respect qu’Han Ja avait pour elle semblait déjà limitée. « Arrête de faire ta mauviette, je vais pas te faire mal. » Marmonna la jeune fille tendit que son camarade achetait un ticket pour elle. Elle réajusta sa chemise blanche, trop grande pour elle, les pommettes roses de honte. Elle accepta le ticket avec un remerciement étouffé, décidément irritée d’avoir à lui demander ce service. Comme elle aimerait lui faire ravaler son petit rire moqueur une bonne fois pour toute. Ecarlate de rage, principalement destinée à elle-même, elle n’entendit même pas la voix mécanique grésiller pour annoncer le départ imminent du prochain métro pour Gangnam. Le sifflement des haut-parleurs cessa, et tandis qu’elle se battait encore une fois avec son sac pour y ranger le précieux tiquet aller-retour, sans regarder ou elle allait, elle se sentit entrainée vers l’avant. Une main chaude s’était refermée sur ses doigts, et une boule de rage remonta dans sa gorge quand elle s’apprêta à hurler à Han Ja de la lâcher. Elle n’en eut pas le temps car le jeune homme s’était mis à courir, et ses jambes ne tardèrent pas à l’imiter d’elles même pour éviter de faire drapeau à sa suite.

Un peu déconcertée, Bora courrait donc derrière lui, évitant tant bien que mal les corps en costume et les cabas encombrant sur sa route. Les tunnels interminables se déroulaient dans le crissement insupportable de ses semelles sur le béton ciré. Ses petites foulées peinaient à égaler les grandes jambes de son ami qui l’entrainait toujours plus vite. Elle avait fini par comprendre qu’elle devrait attendre pour protester, car selon les affichages digitaux, son métro était sur le point de partir. Han Ja criait, hurlait et soufflait, attirant sur eux les regards des badauds qui s’écartent un peu sur le passage du convoie, et alors que le métro apparaît finalement au détour d’un couloir, dans un concerto d’exultation et d’alarme de fermeture, la jeune fille se voit jeter en avant dans la rame. Elle manqua de trébucher dans l’intervalle entre le train et le quai et se rattrapa de justesse à la barre métallique qui trône devant elle, s’y cognant dans un bruit sec qui résonna dans tous les os de son crâne. « Aiiie. » Les portes claquèrent dans son dos. Elle se retourna, titubant pour reprendre son équilibre alors que le métro démarre dans un vrombissement progressif. Ses yeux circulent effrontément sur les visages qui l’entourent et la fixent avec insistance, comme si elle venait se foutre à poil au milieu de la rame. Quoi ? N’avaient-ils jamais couru pour avoir le dernier métro de la journée, ou pour ne pas être en retard ? Excédée, elle se demanda pourquoi elle ne trouvait pas Han Ja, et eut le fol espoir qu’il soit resté à quai, mais elle finit par le repéré, assis sur un strapontin à quelques pas. Déception. Rouge et essoufflé, il parlait tout seul. Elle s’approcha avec difficulté, s’appliquant à ne pas tomber à chaque cahot. Bora avait toujours eu équilibre plutôt précaire qui l’avait empêché d’exceller en danse. Elle finissait toujours par louper ses réceptions et se vautrait dès qu’il s’agissait de tourner sur elle même. Arrivé devant le jeune homme, elle lui asséna une pichenette sur le front. « Merci d’avoir mis en danger l’intégrité de ton col du fémur Ahjumma. » Marmonna-t-elle avait un sourire railleur, trop heureuse de pouvoir nuancer ça reconnaissance par une moquerie. « Mais crois pas que tu pourras me reprendre la main comme ça à tout va. Je serais nettement moins conciliante la prochaine fois. » Son regard de plissa comme une menace, mais sa bouche élargie d’un sourire de soulagement trahissait la peur qu’elle avait eu de louper la rame. C’était l’heure de pointe, et la cabine était bondée. Bora détestait ça. Elle se tortilla pour saisir une barre et s’y accrocher, sans succès, un homme lui bloquait la route. Mal à l’aise, elle baissa nerveusement sa jupe et se campa du mieux qu’elle pu lorsque le métro freina violemment à la station suivante. « J’espère qu’il n’y aura pas de retard. » Soupira-t-elle, le corps gainé pour ne pas tomber la tête la première sur son camarade. Lorsque l’arrêt fut complet, elle se détendit un peu tandis qu’un flot de passager entraient et sortait, la bousculait légèrement. « Si tu étais galant tu me laisserais la place. » S’offusqua-t-elle en retournant la tête vers lui. Mais à la réflexion, elle n’avait aucune envie de lui devoir quoi que ce soit de plus. « Nan j’ai rien dit, reste ou tu es et ferme-la. Qu’est-ce que tu fichais là d’ailleurs ? » Pause, l’alarme de fermeture sonna à nouveau. « Quand on s’est rentré dedans je veux dire. T’as rien de mieux à faire que de trainer avec moi à cette heure-ci ? Sale nantis va. »




 

god helps anyone who
disrespected the queen


han ja ruining my life through years:
 
Han I. Ja


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t103-han-ja-hajansky
‹ MOTHERFUCKING STARBOY ⋆ STARCHILD PRESIDENT › - MISTER NOËL 2016
AGE : 24
AVATAR : ☽ bbh ♡
POINTS : 270


NOUS A REJOINT LE : 21/07/2016


MESSAGES : 22643


Comme un Malentendu (BoJa) Empty
(#) Sujet: Re: Comme un Malentendu (BoJa)   Comme un Malentendu (BoJa) EmptyLun 15 Aoû - 4:17


COMME UN MALENTENDU
With Park Bo Ra

☾☾☾ Franchement, elle me revaudra ça la Bo Ra. J'avais jamais couru aussi vite de toute ma vie et ce, même au baseball, je peux vous le promettre. Je suis sûr que si j'agissais tout le temps pareil pendant les jours d'entraînement, il y aurait déjà belle lurette que je serais dans l'équipe internationale de Corée. Pff ! Faut croire que je suis hyper déter' pour aller les voir, ces fameux films surprise ! Aussi pour ne pas laisser mon amie dans la galère du retard, je dois bien l'avouer... Je sais à quel point je déteste moi le premier patienter un peu trop longtemps (ne serait-ce que pour quoi que ce soit, même si j'en veux finalement jamais aux concernés), alors j'aurais de toute manière jamais souhaité que Bo Ra se fasse passer un savon par ses supérieurs (qui plus est, par ma seule et unique faute). Puis peut-être bien que j'avais pas non plus envie de me faire engueuler pendant toute l'attente sur le quai, si jamais on en était venus à le rater, ce fameux métro. Vous y avez pensé à ça ? Eh oui, c'est juste évident ! Ja il évite toujours les pires situations même quand elles sont désespérées et qu'on en est réduit à pactiser avec une Présidente ennemie pour avoir ce que l'on souhaite. À la fin, c'est moi le génie qui règle tous les problèmes !  

Je fais l'effort de me redresser sur mon siège après m'être lamentablement avachi dessus, mon palpitant ayant eu le temps de retrouver une cadence modérée. Y en a même des grimaces incertaines et des mimiques incontrôlées qui m'échappent, tellement j'en peux plus et que j'ai du mal à reprendre ma respiration. Aigooo, ahahaha... Glups ! Je pourrais facilement décréter que c'est assez comique, vu de près. Ma maman dit que y a pas plus expressif que moi, surtout quand il s'agit de rigoler et de ne plus m'arrêter de gigoter partout (et ça, c'est bien vrai, parce que ma mère ne se trompe jamais sur moi et me connaît mieux que quiconque). Sauf que là, quand même, je douille complètement en plein dans le bide et les poumons, et là c'est clair que je dis pas ça pour blaguer ! Après, j'en suis même à me demander si je fais pas exprès de les accentuer bêtement ces vieux rictus idiots, en voyant certains des passagers qui nous entourent se retenir de rire... Même si, en ce qui concerne Mademoiselle Park, ça n'a pas l'air de l'amuser plus que ça. Je crois même qu'elle n'a pas réellement apprécié le choc qu'elle s'est vue prendre, lorsque je l'ai jetée comme un sauvage dans la rame juste pour qu'on n'ait pas à rater notre départ imminent direction Gangnam. Rohlala ! On fait avec les moyens du bord, ça vaaa. J'esquisse une moue davantage tendre dans la direction de ma camarade, cette dernière encore légèrement sonnée près de la barre du métro. Aish, croyez-pas, je me sens quand même un peu désolé d'avoir été aussi peu délicat pour cette fois-là. Pour me faire pardonner, je lui achèterai quelque chose sur le chemin et lui dirai qu'elle a couru comme une pro, ça aura le mérite de tout lui faire oublier ! Enfin... J'espère, hein...

Puis, dans un clin d’œil à moitié étourdi par cette course effrénée, je la vois me rejoindre avec difficulté, comme si elle marchait à tâtons dans le noir tant la rame devient bien vite serrée de toute part. Qui plus est, je remarque rapidement que les passagers ne semblent pas vouloir se résoudre à s'écarter et que pour ne pas arranger les choses, Bo Ra a l'air d'une sardine compressée dans une vulgaire boite de conserve bon marché, le tout avec le reste de ses consœurs globuleuses collées à elle. Ahahaha, je rêve. Son trajet risque vite d'être encombrant, si ça commence déjà comme ça. Dans un haussement de sourcils abruti, combiné à un sourire bordé d'humour vers la pauvre Bo Ra, je m'interroge tout seul. Wah, c'est sérieux ? Je suis sûr que les gens font exprès d'être aussi malpolis, pas possible. Je vais les dénoncer à Mimi la commissaire s'ils laissent pas passer Bora Bora, ils vont voir leur face ! L'espace d'un instant, j'ai même la subite envie de me relever pour céder la place à mon amie et lui permettre de se reposer aussi, parce que bon, faut pas pousser mémé dans les orties, ça va cinq minutes les conneries (d'ailleurs, j'en profite pour éluder vos questions en précisant que ce n'est ni une énième question de dette, ni un vieux délire de remboursement si je m'apprête à lui filer ma place. Juré craché pour cette fois, proooomis que si j'mens, et bah je perds une dent !). Ça me dérangerait pas, honnêtement. Simplement une envie primaire, bercée par un élan spontané de sympathie en la voyant se démener à ce point. Je suis pas un sans-cœur moi, non mais oh ! Pourtant, je comprends bien vite que la brune n'est pas de mon avis et préfère plutôt me scotcher à ma place comme une andouille, lorsqu'elle ouvre la bouche pour m'asséner une de ces remarques taquines au bon fond — remarque que j'aurais tout autant pu voir sortir de ma bouche, à l'occasion d'une provoc' pourrie ou que sais-je. Hmmmm... Bizarre bizarre, j'ai la curieuse impression de ne plus du tout vouloir lui donner ma place, maintenant que j'y suis confortablement installé et qu'elle vient de délier sa langue vengeresse. C'est vraiment étrange de chez étrange, vraiment, je comprends pas DU TOUT pourquoi ça m'arrive tout à coup ! J'éclate d'un rire suave en l'écoutant, sincèrement amusé et avec la joie de peint sur les traits. Au final, j'ai carrément eu l'air d'un idiot tout à l'heure, je peux compter sur Bo Ra pour me le faire comprendre. À ses mots qui mettent en évidence ma précédente bourde, sous l'effet galvanisant de l'adrénaline et de l'alarme vrillant mes tympans, un sourire malicieux titille les commissures de mes lèvres, se rehaussant de plus belle à l'évocation de ce fameux surnom qui aura toujours raison de moi. Ahjumma, hein. Attends voir toi la vilaine. Je m'esclaffe bruyamment, tentant vainement de cacher mes éclats derrière ma paume tant la situation me paraît absurde. Je réalise que l'humour de Bo Ra peut étonnement bien s'apparenter au mien, de temps en temps, quand je ne deviens pas sa petite victime préférée et inversément. Entre nous, faut dire que ça a toujours été œil pour œil et dent pour dent, avec cette particularité d'avoir cette espèce de douceur sous-jacente en arrière-goût. Ça rend les choses équilibrées, genre 1-1 partout, voire même agréable de temps à autre. Si si ! Et ce n'est jamais trop pénible de devoir se coltiner l'un comme l'autre pendant, imaginons, un bel après-midi d'Août, où rien ne nous prédisposait à devoir se rencontrer et à se supplier mutuellement pour des affaires qui ne concernaient que nous... À la base, je veux dire. Parce que peut-être que Bo Ra ne m'aime pas, mais au fond, elle est pas méchante du tout et moi, j'apprécie bien sa compagnie qui a le mérite d'être distrayante. Alors... Autant rire sans se retenir ! D'ailleurs, je me suis imposé comme défi de la faire rire au moins UNE FOIS avant la fin de la journée. Si ça roule comme sur des roulettes de planche de skate, je serais heureux pour les trois jours à venir ! CHICHE. C'est high five dans ma tête entre ma conscience diablotin mutin et ma conscience joli petit chiot angélique qui n'a rien à se reprocher.

Par contre, j'ai l'impression que ça chauffe quand elle évoque d'une voix presque cinglante l'incident de tout à l'heure. Et pas dans le sens qu'on voudrait, non... Oops. C'est vrai ça, sa main. SA MAIN ??? J'écarquille soudainement les yeux et me mets à faire de grands gestes dans tous les sens comme un teubé quand je réalise, comme pour lui dire que c'était pas mon intention du tout de faire ça. SA MAIN, J'AI VRAIMENT PRIS SA MAIN ?! Nom d'une pimousse, la prochaine fois je suis cuit. FRANCHEMENT JA. Aiiishh ! Après, pas que ça me dérange moi, hein ! Je suis pas un pervers, je l'ai toujours dit, et même si mon ex s'obstine à diffuser cette rumeur sur moi, j'ai rien d'un byuntae. Mais... Ouais, ça m'arrive d'être tactile sans le réaliser. Si après cinq ans à lui traînasser des blagues d'épousailles insupportables sur le dos, elle peut pas supporter l'idée de prendre ma main, je vais finir par penser que je suis un pestiféré ! « Crois-moi que tu me diras merci de t'avoir pris la main quand tu seras arrivée à l'heure à ton lieu de travail ! Mais promis que ça n'arrivera plus. C'est peut-être mon grain de peau trop doux qui a du te déstabiliser, je peux peut-être comprendre après tout... » Je lui adresse un petit sourire, histoire de lui signifier que c'est une blague et que je ne le pense pas sérieusement. Je sais qu'elle va m'arracher la tête un jour ou l'autre à force d'accumuler les boulettes, mais je crois que j'aime trop jouer avec le feu... Et puis Bo Ra, en vrai, elle me le rend bien. Elle sait que je suis un type simplet et pas narcissique pour un rond au fond, elle a qu'à me demander ce qu'elle veut que je pourrais éventuellement réfléchir pas moins de trois minutes trente pour lui dire que c'est OK ou qu'on fera ça plus tard ! (ça par contre c'est quand j'essaie subtilement de détourner la requête soumise et qu'au final, je le fais jamais. Technique de mec, ça marche du tonnerre). Genre une boisson à la con ou un Mister Freeze, j'en sais rien, un truc dans la limite du raisonnable quoi. Pas Tahiti ou l'île Bora Bora, je veux bien la croire quand elle me traite de fils de richard mais j'ai quand même pas les moyens pour l'acheter à son nom. Quoi qu'elle l'est déjà à son nom l'île, je dis n'importe quoi ahahaha. #RELOU Elle veut pas que je lui loue l'archipel du Japon tant qu'on y est ? Enfin bref, je m'égare ! ...

Je sais pas pourquoi, mais mes yeux se plantent tout à coup sur un point derrière Bo Ra restée debout et à cela, je fronce doucement les sourcils. Un regard indiscret qui scrute par ici. Ça va, il veut pas une longue-vue lui ? Je lui tire la langue de là où je suis mais bien heureusement, il a tourné la tête juste à temps pour ne pas remarquer mon élan d'effronterie. J'ai des muscles en pâte à modeler mais faut pas m'énerver moi OK ?! Soudain, j'ai pas le temps de penser quoi que ce soit que la rame freine brusquement et que je pousse un « woaahaahhAHH » d'handicapé fini quand je manque de tomber. Heureusement, Bo Ra est là pour tenir la conversation et elle n'a pas l'air d'avoir remarqué mon imbécillité. J'aime pas me ridiculiser devant autre chose que mes potes... Donc là, en public, voilà quoi. « Mais non, on sera pas en retard, t'inquiète pas ! » Je lui intime d'un air qui se veut rassurant, les yeux plissés en sa direction. « Tu n'auras qu'à me livrer vivant à ton patron, p'têt que je terminerai ma vie là-bas à devoir vendre du pop-corn moi aussi mais bon... Y a pas de sous-métier ! » J'hoche frénétiquement la tête, comme si j'étais d'accord avec moi-même, et alors que la voix criarde et automatique de la station annonce le prochain arrêt, Bo Ra m'esquisse de nouveau un rire communicatif sur les lèvres. « Je suis galant que quand je veux ! » Je glousse gentiment lorsqu'elle m'indique de la fermer. Au moins, ça a le mérite d'être clair et net. Et moi j'aime quand les choses sont précises et laissées sans amalgames. « J'allais dire que c'était dommage, car là je crois que j'y arrive pas. Genre tu vois je force pour me relever et pour te laisser ma place mais y a rien qui fonctionne c'est trop chelou ! » Je me fais rire tout seul c'est chaud. Je la ferme avant de me faire tirer les oreilles, mimant quelqu'un qui essaierait de se redresser sans pour autant y arriver. Bo Ra pourrait me mettre un poing dans la gueule et me faire cadeau d'un coquard en plein dans l'oeil que je lui donnerais raison. J'admets que je peux vraiment être irrécupérable ou blessant parfois, je compte sur elle pour être honnête avec moi si jamais !

Lorsqu'elle me demande finalement d'une voix curieuse voire hautaine les raisons de mon apparition devant l'Université, je me mets aussitôt à taper dans mes mains comme un gamin, un gamin trop heureux qui n'attendait que ça. « Je faisais mon sport préféré, quelle question ! » Un rire quelconque m'échappe. « Mah... Rien d'extra, si tu voulais savoir. C'est ma Noona qui voulait encore me passer à tabac, elle m'a botté les fesses d'une force que j'ai cru qu'elle allait m'envoyer jusqu'à Jeju, t'aurais du voir ! Enfin non, t'aurais même pas du voir, ça aurait été embarrassant pour moi. Elle va sûrement aller dire à ma mère que je l'ai semée comme pas possible tout à l'heure, mais j'ai l'habitude maintenant, haha... Et je suis pas richeeee, je te jure, Bora-euuuuh ! » Retour de la bouille triste, mais là, c'est vraiment vrai. Bo Ra me fait mal à mon petit cœur à chaque fois qu'elle dit des choses comme ça ! Et c'est pas pour plaisanter, je suis pas ironique. Elle pourrait y aller mollo avec mes sentiments, je suis un homme viril mais viril rime avec fragile dans l'organe vital !

Arrêt pour Gangnam, une dizaine de passagers descendent... Et nous aussi. Dans un réflexe mûrement réfléchi, je fais gaffe à pas prendre le poignet de Bo Ra pour qu'on puisse sortir d'ici rapidement, au final elle est grande, elle sait sortir toute seule. J'étouffe dans les métro moi, j'ai l’impression de pas avoir assez d'espace pour moi et puis, ça empeste. Quand on arrive finalement à quai, je pousse un grand soupir de satisfaction, comme si je venais de revenir d'un périple qui m'aurait valu la création de la République marchande avec l’île de Man en partant de la date de Charlemagne. Oui je dis vraiment n'importe quoi. Dans un sourire enjoué adressé à Bo Ra qui se met déjà à marcher sans m'attendre, je décide de rebondir sur tout et n'importe quoi, alors que nous marchons en quête du cinémaaaa. « BO RA T'ES LA MEILLEURE FRANCHEMENT ! » D'une excitation reconnaissante, je lui offre des aegyo tout au bout de mes petits doigts et des yeux d'ange à damner un Saint. « Mais je suis vraiment sincère cette fois. C'est trop cool de me ramener avec toi, je vais pouvoir m'empiffrer de pop-corn et regarder mes films au calme, trop la classe ! MERCI ! » Je m'incline devant elle en cours de route dans la plus sérieuse des révérences, pressant ensuite le pas pour la rattraper en courant lorsque je la vois marcher sans même daigner s'arrêter. Ça ne freine néanmoins pas ma bonne humeur et mon visage s'illumine après avoir réfléchi machinalement. « Eh eh eh j'ai une blague. Vu que tu me respectes jamais il serait temps de s'y mettre maintenant, pas vrai Bo Ra... ? Je suis ton Oppa quand même, depuis le temps que tu le sais. Et dis-moi on est où là ? Heeeein ? On est à Gangnam. Genre Gangnam. GENRE OPPA GANGNAM STYLE AHAHAHA, T'AS COMPRIS LA VANNE ?!!! » J'éclate de rire en me tenant le ventre. « Allez, dis merci à Oppa pour le ticket maintenant. » Ouais, enfin, tout ce qu'elle va me retourner c'est une claque, je devrais pas faire le malin comme ça ! À force de rire un peu trop fort, je chope une crampe aux mâchoires et me mets à gémir, trafiquant ici-et-là mes joues afin de faire passer la douleur. Aïe aïe aïe, ça m'apprendra ! Qui sème le vent récolte la tempête, comme on dit. J'suis sûr que c'est Bo Ra qui l'a souhaité très très fort dans sa petite tête. Aish, ou alors la sorcière de Han qui me maudit de là où elle est ! Finalement, au bout d'un moment, ça s'estompe. On passe devant un Bubble Tea et Dieu sait que mon meilleur pote et moi on adore ça, mais vu que Madame est en retard, j'ai juste le temps de faire les yeux doux à la vitrine pendant seulement quatre secondes et trente six millisecondes et autant dire que je suis dégoûté. Super quoi... Pour faire passer le temps de la marche et animer les troupes, je décide d'énoncer tout ce qui me passe par la tête. « Trop bizarre ces types dans le métro, tout à l'heure. C'est pour ça que j'aime pas trop le prendre, je sais pas comment vous faites vous les filles... Eux je leur aurais foutu un de ces high kicks en pleine poire s'ils nous avaient cherché des soucis, ils auraient tâté de mes tricks de nin-JA dans la face ça aurait été un remake de JAckie Chan quoi ! »



issun's theme song
« i finally chose my path. and i have the resolve to see it through! busty babe! it's all squishy-squashy, here's the nicest guy to make you hecking funky! » — issun-boshi
 
@Han Soo Yun a écrit:
J'savais qu'on allait la sortir et j'aurais du parier sur toi, le roi des vannes pourries. Comme un Malentendu (BoJa) 769454579

@Yang Leo a écrit:
je te souhaite tellement LE MEILLEUR SARAH
tellement


Park Bo Ra


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t178-park-bo-ra-boraday
‹ 365 SO FRESH ☽ MELTED PRESIDENT ›
AGE : 21
AVATAR : Bae Su Ji (Suzy - Miss A) aka petit boudin perfection T'es moche :)
POINTS : 79


NOUS A REJOINT LE : 05/08/2016


MESSAGES : 8407


Comme un Malentendu (BoJa) Empty
(#) Sujet: Re: Comme un Malentendu (BoJa)   Comme un Malentendu (BoJa) EmptyDim 21 Aoû - 15:27


COMME UN MALENTENDU
With Han Ja

Bora détestait le métro autant qu’elle affectionnait le prendre. Etrange contradiction qui reflétait l’esprit d’une gamine paumée dans Séoul. Elle n’aimait pas la promiscuité, l’odeur de métal et de sueur, et les parfums détestable qu’elle ne pervenait souvent pas à identifier, mais qui l’irrité au point qu’elle allait parfois jusqu’à changer de voiture tant sa tête lui tournait. Les parfums capiteux des dames et les effluves florales entêtante, la poussière et le vieux sur les vêtement raidit par le temps des travailleurs chinois. La jeune fille avait le nez développé, et une tolérance minime face à des perceptions qu’elle détestait parfois sans savoir pourquoi. Elle aimait le parfum chaud et sucré, le café, le tabac, la vanille et le déodorant d’Han Ja. A contrario, malgré ces détestables sensations, la jeune fille aimait prendre le métro. Elle appréciait cette impression d’anonymat, le fait que les gens ne la regarderaient jamais autrement que comme une femme dans le métro, l’air timide et sérieux derrière sa frange. Sans pouvoir lire en elle. Dans les souterrains, elle n’était ni une enfant illégitime, ni une fille non désirée, ni une sœur détestée. Elle perdait son statut de président de pacotille, son besoin de bien paraître, elle devenait tout le monde, et elle adorait ça. Une seule parmi tant d’autre. Elle qui avait été en décalage toute sa vie. A vivre parmi des trainees sans en être une. A voir une famille sans en faire partie. Bora voulait rentrer dans le moule de la société, et se fondre dans la foule des transports en commun était le meilleur moyen.  

Le métro gémit, irritant les oreilles de la jeune fille de son sifflement métallique. Il s’ébranla un peu, balançant d’un raille à l’autre, avant se mettre lourdement en marche, attirant les corps vers l’arrière dans une accélération laborieuse, comme s’il était trop chargé, et qu’il devait lutter pour avant, trainer son fardeau dans l’obscurité des tunnels. Bora, les jambes écartées à la largeur de ses hanches, lutta contre la cinétique pour ne pas tomber en arrière, attrapant spontanément l’épaule de Ja pour se retenir. Elle n’avait aucune envie de s’affaler à la renverse dans les bras, ouvert comme s’il n’attendait que ça, du jeune employé de bureau transpirant derrière elle. Elle sentait son regard myope sur sa nuque, et son souffle beaucoup trop près dans ses cheveux. Les dents serrées, elle siffla, priant pour que son ami ne se remettrait pas à cancaner pour une paume sur sa clavicule, sinon elle serait dans l’obligation de la lui briser. Avec une batte. De baseball. En métal. Avec des pics dessus. Han était beaucoup trop prompt à repartir dans ses délires de mariage et d’amour éternel et pure. Depuis des années, elle y avait droit, et si elle savait que cela n’avait rien de sérieux, elle n’y pouvait rien, ses joues chauffaient dès qu’il blaguait à ce sujet. Ce n’était pas comme si elle était mal à l’aise au sujet de l’amour ou des hommes, elle ne comprenait pas vraiment sa pudeur à ce sujet. Elle qui aimait tant se faire draguer, flattée de l’intérêt des garçons à son égard, il était bien le seul à la mettre mal à l’aise. Probablement parce qu’elle l’appréciait d’avantage comme ami, et que la mention de son affection serait signe de faiblesse. Elle n’aimait pas être prise au piège. De toute façon, après l’avoir dénigré tant d’année, il était difficile pour elle de revenir en arrière, ce serait un bel aveu de faiblesse. Alors elle continuait à le défier avec tendresse, l’insultant avec un clin d’œil, comme pour ne pas avoir à avouer qu’elle l’appréciait plus qu’elle ne voulait bien le montrer. Ja était parmi ses plus vieux amis, ils se connaissaient suffisamment pour savoir quand ils pouvaient se prendre au sérieux, et quand la remarque était du second degré. Elle devait bien admettre que c’était agréable de se comprendre ainsi. Elle pouvait être elle-même en sa présence, sans enjoliver ses propos ni dissimuler sa cigarette. Elle pouvait balancer ses railleries sans craindre de le vexer, et s’engueuler violemment sur des débats en sachant qu’ils oublieraient tout le lendemain. Pour rien au monde elle ne lui avouerait en face, mais c’était implicite chez Bora, si elle continuait de revenir sans cesse, elle chérissait définitivement Ja.

Comme il s’excusait pour le quasi-viol qu’était leur course main dans la main, elle lui assena une petite tape sur la mâchoire, celle qui fait pas mal, du bout des doigts. « Je te dirais jamais merci, tu le sais très bien. Question d’éthique. » Elle laissa sa langue glisser avec insolence entre ses lèvres. « On ne remercie pas Oppa. » Elle n’avait pas d’idée de pourquoi elle avait dit ça, c’était juste amusant de déballer des absurdités avec un ton calme et maitrisé. Cela tranchait sûrement un peu avec son air débraillé. Le courant d’air dans la rame faisait voler ses cheveux sombres partout autour de son crâne, et elle dut fermer les yeux, aveuglée par les mèches qui venaient fouetter ses paupières. Un peu larmoyante, la présidente acquiesça à la blague de son ami concernant l’offrande à son patron. C’était une excellente idée, à condition qu’ils aient des horaires nécessairement différents. Elle ne supporterait pas de le voir pendant ses heures de boulot.
Dans un bruit de tonnerre, le métro s’est arrêté à nouveau, et Bora du lutter à nouveau pour ne pas s’étaler à plat ventre sur Han Ja. Il croirait qu’elle le drague, et elle ne pouvait se résoudre à lui laisser le plaisir de penser ça. Elle était beaucoup trop bien pour lui. Elle, elle se serait levée pour le laisser s’asseoir s’il avait été vieux et malade, ou une fille et elle un homme. Mais au lieu de cela, il mimait une perte d’énergie intense, incapable de se lever, malgré ses efforts. Ses yeux roulèrent dans ses orbites avec mépris, comme pour maquiller le fait que ses commissures luttaient pour ne pas s’étirer. « Abruti. » Il ne l’avait jamais vu comme une fille probablement. Juste comme un pote avec des cheveux longs. Il fallait dire qu’avec ses formes plutôt aplaties.

« Tu devrais arrêter d’embêter la vieille rombière. C’est moche de chercher des poux aux personnes âgées. » Elle relava la tête dans perfect hair flip, une moue arrogante imprimée sur le visage. Elle n’appréciait pas vraiment la directrice, et encore moins depuis qu’elle l’avait nommée présidente Melted car « Vous comprenez Miss Park, la pression est telle, avec ces groupuscules révolutionnaires ! Je n’ai pas d’autre choix que d’accéder à leurs demandes. Alors je compte sur vous pour être discrète, contentez vous de satisfaire ces boursiers en mal de reconnaissance. Vous êtes une brave fille, je sais que je peux vous faire confiance. » Brave fille, brave fille. Elle lui en foutrait des braves filles. Elle n’ignorait pas de qui elle était la fille, et elle se doutait bien que la Park Bora qu’elle imaginait provenait du portrait dépeint pas sa mondaine belle-mère. « Une timorée docile et stupide, encore heureux que je n’ai pas eu à l’assumer, elle n’a rien d’une Im, ça n’a rien à voir avec ses frères. » Elle ne les imaginait que trop bien devant une tasse de thé à parler de leurs tons insupportablement condescendants. Ja aussi était un gars de ce sang là, un gosse né avec une cuillère d’argent dans la bouche. Il ne ressemblait pas forcément à un nanti pourtant, mais la jeune fille se plaisait à le taquiner, comme s’il s’agissait d’un gros défaut. « Mais si tu es riche, tu crois que j’ai les moyens de te payer un ticket de métro moi ? Je t’utilise Ja, prends en conscience. »

La rame ralentit à nouveau violemment, l’automate annonça de sa voix morne la station de Gangnam, une première fois, puis se répéta juste à l’ouverture des portes. Bora se glissa dehors avec soulagement, échappant à l’employé de bureau qui avait passé la fin du trajet à prétendre chercher de l’espace pour se coller à elle. Dégoutant, elle avait l’impression de sentir la naphtaline maintenant. Elle laissa Ja bondir comme un cabri autour d’elle, agitant sa main pour se rafraichir, et se mit immédiatement en route en ignorant ses bavardage incessant. Il n’avait pas besoin de lui rappeler sans cesse qu’elle était awesome, elle le savait déjà. « Yah, abruti, si tu veux du popcorn, tu le payes. » Grommela-t-il, inquiète qu’il n’aille chiper directement dans la boutique de confiserie. Il était tellement immature et sans gêne, si prompt à lui coller la honte. Pourquoi fallait-il qu’il sorte cette blague sur Gangnam maintenant ? Etait-il vraiment coréen ? C’était aussi bas et lourd qu’un touriste européen fan de Kpop qui ne sentirait plus de visiter le pays du matin calme. Excédée, elle pressa le pas pour s’éloigner, décidée à faire comme si elle ne le connaissait pas. Crétin. Comme il la hélait de le remercier, elle se retourna vivement et lui adressa un regard noir. « Merci oppa, au revoir oppa ! » Lança-t-elle, le ton bordé d’ironie, avant de faire volte face pour s’éloigner. Son rire guttural lui vrillait encore les oreilles à cette distance, jusqu’à ce qu’il ne s’évanouisse dans le brouhaha ambiant. Ne la suivait-il plus ? Avait-elle enfin réussi à se débarrasser de lui ? Folle d’espoir, elle se retourna pour le voir passer devant la boutique de bubble tea en regardant la vitrine avec des yeux de chiot battu. Pauvre minet, toujours à rêvasser devant les boissons. Quel gamin il faisait. Cela ne dura pas longtemps car il la rattrapa presque aussitôt, à son grand damne. « C’est moi qui vais te retourner un high kicks si tu continues à parler pour rien dire. » Elle soupira, s’arrêtant finalement devant le cinéma. 17h59 à sa montre, elle était pile à l’heure. Elle se tourna vers son camarade, un petit sourire aux lèvres. « Pourquoi tu ne vas pas chercher ton bubble tea, et m’en offrir un pour me remercier d’être si bonne pour toi ? Je vais me changer, je suppose que ça ne t’intéresse pas de regarder. » Elle ricana, les sourcils froncé comme jamais, comme pour le dissuader de dire le contraire.

L’envoyant balader, elle se glissa dans le cinéma, saluant son collègue qui encaissait une famille, et se glissa vers les vestiaires. Elle balança son sac au fond de son casier avec empressement. Elle retira précipitamment sa chemise dans prendre le temps de défaire les boutons et tira le polo qu’on lui imposait de porter pendant le service, un haut blanc trop ample qui masquait plus encore ses maigres formes, estampillé du logo du cinéma. Son badge en place, elle noua ses cheveux en une longue tresse serrée, et plaça à contre cœur sa casquette. Fin prête, elle remis sa jupe en place, portée trop basse après son séjour dans le métro, avant de claquer le casier et de ressortir dans le hall, son portable en main. Son collègue en avait terminé avec les ventes de la séance à venir, et s’apprêtait à partir. Elle le salua brièvement avant de prendre sa place sur la chaise réglable, qu’elle remonta à sa taille pour faire face aux clients. La salle était déserte, seule le ronronnement du réfrigérateur du comptoir à confiserie brisait le silence. Le prochain film débutait dans plus de trois-quarts d’heure, autant dire, il n’y aurait personne avant une bonne demi-heure. Bora se pencha pour allumer son téléphone, guettant le retour d’Han Ja.





 

god helps anyone who
disrespected the queen


han ja ruining my life through years:
 
Contenu sponsorisé


Comme un Malentendu (BoJa) Empty
(#) Sujet: Re: Comme un Malentendu (BoJa)   Comme un Malentendu (BoJa) Empty
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Présentation : Maksim Boja [Validée]
» L'amour sans philosopher C'est comme le café : très vite passé. [Les Shepard && Gibbs]
» Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.[Alfred]
» c'est dans des moments comme ça qu'on voudrait être tout petit # winthrop (fini)
» Un entretien d'embauche pas comme les autres...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: old memories :: Oubliettes, Never Forget :: RPs abandonnés
Sauter vers: