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Seo Nyra
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(#) Sujet: ( SPIRITED AWAY WITH ME ) ⊱ NYJA ♡   ( SPIRITED AWAY WITH ME ) ⊱ NYJA ♡ EmptyVen 7 Fév - 22:58


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( OOTD ) ⊱ « Je ne sais pas si tu t’en souviens mais lorsqu'on avait 9 ans, j’ai disparu pendant quelques jours ; je ne venais plus à l’école et, puisque c’était en hiver, il avait beaucoup neigé, tout le monde a pensé que j’étais tombée malade. » Voix posée sur une douce mélodie aux consonances de mélancolie, celle aux joues rougies par la bise regarde son ami de ses prunelles d’enfant égarée qui luisent un parfum d’allégresse pour lui, se tenant en face de la petite maison traditionnelle qu’ils venaient d’atteindre à pied. Friande de surprises et enfantine, elle garde le secret de leur destination jusqu’à leur arrivée et, tout en poursuivant sa fuite avec un sourire, sachant pertinemment que la devanture ne lui donnerait plus d’indices, elle lui attrape la main et passe le bas de porte ; dans cette entrée éclairée au seul dégradé singulier de l'astre commun en déclin, la réminiscence se poursuit « Et étant celui que tu es, tu es venu t’en assurer après les cours ; eomma t’a ouvert et t’a dit que j’étais dans ma chambre. Tu te souviens ? Tu m'as même embêtée car... J’étais pas vraiment malade. » Des rires résonnent, leurs mains se décollent tandis qu’elle retire son manteau pour l'accrocher sur un des crochets au mur avant de sortir deux tickets de sa poche et de les tendre vaguement à l’homme au guichet, dans un sourire et des formules de politesse apprises. Attendant que son acolyte retire sa veste à son tour, elle termine l’évocation de ce souvenir, dont les détails rassurants lui reviennent sous forme de risettes spontanées au fil du récit : « Je ne savais pas bien ce que j’avais ; j’avais vaguement de la fièvre et j’avais grossi les symptômes pour que eomma me laisse tranquille. Mais tu sais ce que tu as fait ? Le lendemain, tu es venu me chercher pour m’emmener à une projection d’un film qui ne diffusait que des plans de nature pendant près de 2 heures et demie. » Des rires irraisonnés qu'elle prétend contenir et elle tente de poursuivre, un brin délurée « Tu es allé te resservir 5 fois de pop-corn juste pour savoir rester avec moi. Et moi, en plus d'avoir souri, j’ai compris ce jour-là grâce à toi que je n’avais jamais été malade ; c'était l'hiver qui me rendait triste – que la nature ne sache s’affranchir d’une pareille perte d'éclat, de me rendre compte que tout ce que j'aimais s'endormait aussi longtemps, me rejetait autant des mois durant, ça me faisait peur. » Sous un tel aveu et ses traits imitant une fine culpabilité, elle traverse un lourd rideau, fuyant dans une première pièce plongée dans un noir immaculé « Suis-moi ! » Qu'elle lance dans l'espace, sans qu'il ne puisse la voir, déjà inatteignable – lorsque soudain, aux notes fluettes de ses rires, de nombreux faisceaux irisés jaillissent ; une épopée infinie s'inscrit sur les murs vierges qui se peignent d'une multitude de nuances vives et peu à peu un univers entier se profile devant des orbes ébahis. Une toile se construit autour d'eux pour ne laisser aucun vide, brillant un monde nouveau – les deux âmes vagabondes ainsi plongées dans des bois luxuriants aux éclats péridot. « C'est le projet de trois élèves de la SNU, il y a plusieurs pièces encore avec d'autres projections. » Informe-t'elle de ce commentaire anecdotique, tandis que ses billes chatoyant la lueur d'une myriade de constellations parcourent les six surfaces de la pièce gravant virtuellement un cosmos sans hiver – lorsqu'en dessous, ses joues remontent pour accueillir ce candide sourire qui se dessine.

Après de longues minutes dédiées à la redécouverte de cette féerie, elle finit par se tourner vers son ami et d'une fine espièglerie, elle lui glisse sur des résonances mutines « Au fait ! Il s'agit d'une projection qui passe sans fin des centaines et des centaines d'heures filmées dans ce même bois, alors, j'ai pensé que ça serait peut-être nécessaire... » Laissant tomber son sac à ses pieds, elle en extrait un paquet entier de fleurs de maïs blanches qu'elle lance joyeusement à son complice. Et rejoignant sa poche au sol, elle s'assied en tailleur, le regard perdu sur un papillon orangé empli de fantaisies virevoltant dans les airs – soudainement égarée, bien loin dans les arabesques de sa pensée « Tu sais Ja, je crois que l'hiver c'est nécessaire. Je dirais même que c'est inéluctable. L'omnipotence fanerait un monde entier, car la faiblesse d'un instant c'est la pierre angulaire de ce qu'il y a de plus éclatant. » Ses mots se délits quand un voile fantasmagorique traversent la voûte de la forêt pour venir caresser une mousse sur un rocher un peu plus loin d'où elle s'était placée et le monarque qu'elle observe danse jusqu'à chatouiller le visage aimé à ses côtés. Ses lèvres s'étirent pour offrir un sourire empreint de sincérité quand de cet être chéri pétille des fragments de lumières plus pures que celles du soleil même et elle reconnaît en lui toute la capacité de l'affranchi – l'enfant des parures aux Ciel, se déclinant de milles couleurs-merveilles, pense avoir perdu identité pour ses affres impansées, songe insensé lorsqu'elle perçoit encore la sémillante vérité écrite sur ses iris étoilés.
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(#) Sujet: Re: ( SPIRITED AWAY WITH ME ) ⊱ NYJA ♡   ( SPIRITED AWAY WITH ME ) ⊱ NYJA ♡ EmptyVen 14 Fév - 22:32



Et tout le monde a pensé que j’étais tombée malade. Sur ce drôle d'aveu subtilisé au passé, les billes de l'ingénue s'apprêtent de trèfles et de charmilles luxuriantes, frappées par l'éclat d'une excitation pure, mystérieuse. Aujourd'hui, au gré d'un conte hivernal qu'elle récite avec nostalgie, Nyra accueille son ami avec la ferme intention de l'emmener quelque part – et elle se montre si désireuse de le surprendre, si envieuse de garder le secret, qu'il n'a pas une seule fois été mis au courant de leur destination fantasque. Sacrilège, que de cacher des choses à Han Ja. Tout ce qu'il peut voir, c'est que la brune luit d'un halo de joie pareil à celui de ses ferventes escapades sauvages, lorsqu'elle délaisse son masque urbain pour retrouver son berceau fraternel – celui des confins forestiers et des odyssées verdoyantes, où il est coutume de glaner des lauriers pour en faire de splendides couronnes.

La réminiscence enfantine lui dérobe un sourire, et c'est ainsi qu'il décroche ces quelques souvenirs comme on décrocherait une étoile filante, heureux de retrouver cette étrange sensation de familiarité. J'arrive à m'en rappeler ! En fait, c'est comme si ça ne m'avait jamais quitté, mais qu'il fallait que tu en reparles pour que je m'en souvienne pleinement. Timbre de voix grave sur des mots emplis d'une surprise sincère, le grand enfant se redresse de toute sa hauteur, quelques lucioles lustrant le fond de ses petits yeux taquins. Tout ça, ça lui donne l'impression qu'un demi-million de présages sommeillent en lui, prêts à s'éveiller dans une merveilleuse effusion stellaire. Le secret, c'est peut-être de savoir mettre le doigt sur ces lointaines vérités, pour qu'elles puissent enfin éclore et faire lumière sur les ténèbres de sa psyché. Mais c'est plus fort que lui : Issun ne laisse pas toujours les autres le faire. C'était même moi qui avais pris l'habitude de dire aux profs que tu étais malade, parce qu'ils se demandaient pourquoi tu ne revenais plus ! C'est drôle, certains racontaient que tu étais partie en voyage avec tes parents, et moi, j'étais sûr que non. Je me disais vraiment que tu étais souffrante, sans savoir de quoi. Peut-être parce que la pluie te déprimait ? Mais tu aimes tellement la pluie. Il s'étonne, et y a le début d'une interrogation qui s'élève au dessus de sa tête, comme les géantes ampoules qu'on attribue aux génies en quête de réponses. Mais Nyra ne laisse pas plus de temps au penseur, parce qu'elle croit qu'il ne doit pas trouver par lui-même, juste l'écouter. Alors, Han Ja, aussi amusé que déboussolé par ce début de réflexion, se laisse entraîner à la suite d'un petit être magique, qui sème dans ses sillons l'enchantement d'une future envolée, peut-être dans la cavité d'un coquillage ou sur une muraille plus grande que le monde...

Parler avec elle, c'est déjà un voyage en territoire onirique. Tu m'as même embêtée car... J’étais pas vraiment malade. Tout de suite, l'expression mi-gênée, mi-rieuse de Nyra le fait réagir, ses épaules tressaillant dans un éclat presque moqueur. Il se moque, oui, mais c'est tendre, insouciant, patchwork de motifs innocents et mutins s'entrelaçant pour ne faire qu'un ; son rire résonne dans un écho saccadé, et le voilà qui reconnaît bien son amie aux joues de camélia. Et t'étais pas si malade, c'est ça le mieux ! Tu nous as inquiétés pour rien, tous... Tu réalises ? Réalises-tu la gravité de ton silence, Seo Nyra ? Il mime de porter une main à son coeur alors qu'elle relâche doucement ses doigts, expert dans l'art d'initier un brillant comique de geste. Il aurait dû faire du théâtre, c'est sûr. Mais pour l'instant, ce n'est pas l'envie de faire du théâtre, qui le taraude. C'est celle de pincer exagérément les deux pommettes de son amie, sur l'abominable dessein de déformer son faciès de biche. Et c'est ce qu'il fait, bien entendu. Il se prend de passion pour ça. Regarde, des années plus tard, je me venge enfin... C'est dommage, t'étais plus jolie avant. Ou maintenant, je sais pas, j'aime bien le volume que vient de prendre ton visage. Le malicieux fanfaronne, s'amusant à brosser un portrait nouveau à l'aide de ses paumes, plus ou moins difforme. Les goûts et les couleurs, après tout. Il se contentera de dire que c'est de l'art abstrait. Secoué par des rires en cascade, le Han met une poignée de secondes avant de finalement faire preuve de clémence, la libérant de son joug infernal. Un regard saturé de douceur sur la silhouette qui s'éloigne, et il s'en va pour la rejoindre, intrigué quant à la suite de ses mémoires.

Leurs vestes posées, celui qui n'a rien d'un artiste en profite pour darder des regards curieux tout autour de lui, laissant sa cadette s'occuper du guichet. La petite maison traditionnelle qu'ils viennent de pénétrer dégage cette ambiance à la fois cosy et formelle – assez pour s'y sentir bien, pas suffisamment pour se croire tout permis. Bien vite, le président comprend où ils se trouvent : c'est une véritable forteresse dédiée à la projection et à l'art en général, soit, le fleuron de créateurs chevronnés. Partout où ils passent, il y a les innombrables gouaches fraîches, éclatantes et veloutées ; les tableaux lumineux disséminés de part et d'autre, le plancher d'une pièce adjacente jonché de câbles et de projecteurs, les brosses trempant dans la térébenthine et le scintillement captivant de mille traînées colorées, qui constellent les murs d'un énième couloir au loin. Fasciné par ce monde qu'il ne connaît guère et qui lui évoque la magie des artifices, Han Ja se contente d'entrouvrir silencieusement ses pulpes rosées, s'abreuvant de la moindre fresque imaginaire qu'il peut trouver. Et le dialogue de sa camarade ne peut que le complaire dans son ravissement enfantin, dialogue qu'il se sent de commenter à toute allure, parfois précipitamment et dans des exclamations masculines, tant son envie de communiquer ses états d'âme menace de prendre le pas. Tu mentais à ta mère ? à cet âge-là ? C'est pas bien, je vais tout lui dire ! Et après, elle me servira plus de bibimbap qu'à toi, sa propre fille. Hypocrite. Lui le premier a su faire bien pire qu'un simple petit mensonge... Ça m'a fait plaisir de t'y emmener, petite Nyra. Sous sa toison satinée, ses yeux se muent en deux croissants très doux, porteurs de sentiments juvéniles. Je me souviens que j'avais demandé des conseils à mes potes, et l'une des premières choses qu'on m'a dites, c'était : dis-lui de faire ce qu'elle aime. On m'a même traité de con, parce que ça coulait de source. Mais au début, j'y ai pas cru, parce que pour moi, c'est dur de faire quelque chose qu'on aime quand on est déjà trop mal pour sortir de son lit. Un bref silence s'interpose. Elle attend la suite, et il s'empresse de continuer, pris dans la frénésie complexe de savoir se souvenir. Pourtant, après, je me suis dit que... si je t'emmenais, peut-être que ça pouvait marcher. Et même si les projections de nature, ça m'ennuie carrément, j'ai aimé te voir sourire, moi. Combien de polaroids a-t-il d'elle qui esquisse de grands sourires peinturlurés de rouge ? Ce sont ses préférés : quand elle se les farde couleur pivoine, et qu'il entrevoit des abeilles venir butiner les pétales de ses lèvres. Quand tu souris pas, c'est un peu l'automne. J'aime bien l'automne, et je pense que ça doit exister, comme une Nyra triste, ça doit forcément exister. Mais un automne éternel, ça laisse pas de place pour observer les phénomènes saisonniers. Et en plus, ça fausse toute la précession des équinoxes, j'aime pas. Le plus gros nerd de cette planète croise les bras, comme pour se revendiquer d'accord avec lui-même. Et puis elle continue sur sa lancée, Nyra, et il n'a jamais été aussi enthousiaste d'assister à une projection.

Si l'anecdote du pop-corn ne l'étonne pas plus que ça (parce qu'il commence à se connaître, depuis le temps), la révélation de Nyra, elle, suffit à accrocher son attention. Maintenant, tout est plus clair. C'est parce que l'hiver la prive toujours de son petit monde gorgé de ruisseaux ensoleillés et d'arbres dansants, qu'elle déprime à son arrivée. Alors c'était donc ça. Il imagine bien l'état dans lequel elle avait dû se retrouver, gamine : aussi fanée qu'une fleur décatie, rugueuse comme une écorce grinçant sous le vent hiémal, et plus gelée qu'un courant d'eau aux plus basses températures. d'où la fièvre. Ses songes le rattrapent, et il prétend un non, rien lorsqu'elle se retourne vers lui, interrogatrice. C'est parce que Nyra est une engeance du beau temps, au fond. Il lui faut le souffle du printemps et la chaleur d'une nuit d'été, pour se sentir fille du monde.

Il n'a pas envie de parler, ni d'ajouter quoi que ce soit de plus, parce qu'elle s'exprime déjà si bien. Sans compter le spectacle qui se présente subitement à eux, plus vertigineux que leurs deux frêles enveloppes : un jet aux milles facettes émeraudes, agrémentées de fées mordorées et vermeilles, comme si la projection était celle d'un rubis aux parois toutes plus différentes que les autres. Sur ces parois s'inscrivent des monts et merveilles empruntés à bon nombre d'univers parallèles, et ce sont les bois denses, fleurissant une vie chatoyante, qui cadenassent d'extase les orbes des deux rejetons. Han Ja lève les yeux vers les lierres de jade, admiratif, et pointe du doigt ce qu'il croit reconnaître comme étant un renardeau prudent. Regarde ! Il a l'air gentil, j'aurais aimé qu'il soit réel... Enfin, heureusement que c'est qu'une projection, t'aurais déjà accouru pour le prendre dans tes bras et le renommer mon petit elfe de maison, ou quelque chose comme ça. Railleur, Issun passe une main dans les cheveux de plus petite que lui, pris dans l'effervescence de son observation. Moi, je l'aurais appelé Vladimir. Vegeta, ou Seo Nyc, le hérisson. Du Ja tout craché, quoi. Est-ce qu'elle a compris la blague, au moins ?

Ici, le temps est bon. On échappe au règne immanent des hivers froids et durs, et si tout n'est qu'hologrammes conçus par la main des Hommes, alors c'est un subterfuge plaisant. Tu me surprendras toujours. T'as ramené du pop-corn en pensant à moi... Pour la peine, je t'adoube chevalière des Ja démunis ! Ni une, ni deux, le garçon s'empresse de la titrer à l'aide d'un glaive illusoire (qui n'est en réalité que le long de sa main), la rejoignant l'instant d'après dans un contentement pareil à s'il avait fait la découverte scientifique du siècle. Puis, les lippes de la plus jeune se déliant, l'ange cabossé n'a de cesse qu'il n'ait terminé son bouquet de fleurs de maïs (pas des fleurs de maïs, les fleurs de maïs !). Mais il écoute, plus vivifié que jamais par les couleurs qui pénètrent son cœur de Peter Pan, et par les idées de sa camarade elfique. Tu sais Ja, je crois que l'hiver c'est nécessaire. Il a envie de demander pourquoi, mais il se doute déjà de ce qu'elle va dire. car la faiblesse d'un instant c'est la pierre angulaire de ce qu'il y a de plus éclatant. L'homme qui se veut enfant détourne la tête vers elle, avant de focaliser son attention sur un papillon moucheté, monarque des cieux éclatants. Les paroles de Nyra ressemblent à quelque chose de sage, d'avisé – et il les reconnaît très bien, ces paroles. Mais son regard d'enfant à lui défie l'impossible, éveille cette réalité indescriptible, cette envie irrésistible de remettre en question les plus grands fondements du cosmos, dans tous les sens, en bousculant les atomes, en cherchant dans la transcendance, en créant et en défaisant, en butant dans le château de cartes de sa pensée, six, quinze, trente, cent fois s'il le faut, si ses théories ne sont pas les bonnes et qu'il faut tout recommencer à zéro. Tu es en train de parler de Dieu, non ? Il sait qu'elle ne va pas comprendre ce qu'il avance, mais c'est ce qu'il a toujours cru être vrai, au fond. L'hiver, c'est un peu Dieu. Pour toi, c'est nécessaire parce que c'est le cycle que nous connaissons, celui que la nature porte en elle. Tout ce qui meurt laisse place à quelque chose d'autre, quelque chose de pas moins beau. Mais c'est Dieu, non ? C'est l'Univers, c'est les arbres autour de toi, quand tu sors te promener, et les libellules près des marécages, la nuit. C'est les roses de Jéricho, qu'on appelle les fleurs de la résurrection, et la neige aussi, les flocons qui n'ont jamais deux fois la même forme. Tu vas me prendre pour un fou sorti d'une église, mais... moi aussi, quand je mourrai, je serai Dieu. Le malade imaginaire, trop peureux de son propre trépas (et de celui de tous, de tout), qui parle de sa propre mort. Il en aurait frissonné incontrôlablement, si— ah, peut-être bien qu'il a déjà frissonné, tout compte fait.

Peur bleue. Mais Nyra, pourquoi on devrait mourir ? Pourquoi nous, les Hommes, on devrait accepter ça ? Parce que s'il ne voit pas encore de conteste à ce que la nature veuille reprendre ses droits, son combat contre la mort a toujours été quelque chose d'indestructible, au fond de lui. Mais il a conscience du poids de cette conversation et, s'il trouve le point de vue de son amie intéressant, ça ne l'empêche pas de vouloir lui attraper la main pour voguer sur la toile dans laquelle ils se trouvent, ensemble. Tant pis si rien n'existe, si rien de tout cela n'est vrai ; ils sont vivants, enfermés dans une projection façonnée par les rêves, et il n'y a rien de plus fortifiant que l'envie de courir sans lendemain, main dans la main. Je lâche ta main dans trois... deux... un ! kekeke, à qui courra le plus vite, Nyra-ya ! Le manège aux confins des frondaisons.
   


♡ ♡ ♡
macfly


le pauvre clown comique, c'était moi pour de vrai

@Han Soo Yun a écrit:
J'savais qu'on allait la sortir et j'aurais du parier sur toi, le roi des vannes pourries. ( SPIRITED AWAY WITH ME ) ⊱ NYJA ♡ 769454579

cadeau de Caro-ange je suis en larmes:
 

cadeau de ma plus belle Coline:
 
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(#) Sujet: Re: ( SPIRITED AWAY WITH ME ) ⊱ NYJA ♡   ( SPIRITED AWAY WITH ME ) ⊱ NYJA ♡ EmptyLun 24 Fév - 22:11


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( OOTD ) ⊱ Guillerettes espiègleries dans cette valse sans fin de rires qui les animent, âmes perchées dans ce monde aux couleurs vives et ils partent tous deux à la conquête de leurs souvenirs pour cette synergie enfantine – celle d’accueillir un nouveau monde au fond de leurs pupilles avec pour seule envie de ne plus l’oublier – jamais, même aux confins d’une nouvelle folie. Et il est railleur, un peu brailleur le héros de ses trop nombreuses comptines ; sauveur de ses pensées quand il s’invite sur ses réminiscences lui aussi, sauveur de son sourire quand il épanche ses multiples facéties au travers de sa risette mutine, armé de sa mélodie taquine. Et elle ne manque pas de le regarder, yeux éclairés au-dessus de ses joues rebondies qu’il a rougies avec ses doigts – qu’il pense d’artiste! quand il se perd dans les feuillages de ses songes ou abat ses cartes de plaisanteries auxquelles elle aurait peut-être préféré ne pas céder. Pourtant elle rit. Car sous l’aura joviale qu’il repend autour de lui, gamin-soleil aux rayons contagieux, elle mime le caprice aux goûts de ses trop nombreuses moues malignes, tente aussi longtemps qu’il lui est possible de ne pas lui donner ce plaisir – mais ça la fait souffrir de retenir tout ce bonheur qu’il lui communique, alors elle le déverse à son tour dans des éclats de joie lyriques – car elle rit, grâce à sa magie à lui.

Endormie sous cette mélancolie soudaine, elle lui répète sa pensée passagère dans son accalmie soudaine, le regard égaré le long de ces sillages boisés qui l’ensorcellent – un temps en oublier leur côté artificiel, s’endormir sous cette canopée qui ne laisse de place au ciel.  Mais le garçon à la chevelure céléstine la dérobe à son soudain mutisme Tu es en train de parler de Dieu, non ? – s’empare d’elle face à la cacophonie, qui s’était installée dans sa cognitive sphère, à ces seuls mots prononcées – les iris claires dardés sur ses pupilles d’enfant transi, quand sur son cou s’éclaire la croix dorée prônant et mentionnant sa fidèle spiritualité. Tu vas me prendre pour un fou sorti d'une église, mais... moi aussi, quand je mourrai, je serai Dieu. Et à ce seul mot maudit, elle voit le sourire de son acolyte prendre des lueurs de sélénites, son diapason vibrer sur une corde de nuit, plus fragile – reconnaît à ses miroirs lunaires la rechute éphémère de son ami dans des idées qui le font frémir. Mais Nyra, pourquoi on devrait mourir ? Pourquoi nous, les Hommes, on devrait accepter ça ? Et il pince ce fil, en fait chanter une toute dernière fois les torpeurs mal dégluties aux nuances cobalt – en fait trembler l’instrument dans sa poitrine, pour se rappeler avec courage que le grand garçon ne pliera jamais genoux face à ce qu’il voudra conquérir à tout prix ; le choix de vie. Et dans cette frénésie juvénile qui le caractérise ; pour n’autoriser aucun répit à la mort qui les suit – il attrape la main de son amie et sème la fâcheuse dans des rires qui traduisent leur envie de vivre – l’espoir s’écoulant des sillons creusés au bord de leurs sourires, vers la gloire des frondaisons infinies, fuir.

Et elle s’exclame la gamine dans cette course à l’avenir « Eh! Pas si vite!! » qu’elle lance vite, sa paume maintenant laissée pour vide, les faisceaux colorés caressant à toute allure ses paupières plissées alors qu’elle tente de suivre l’ombre de l’étoile filante. « Prends garde, je vais te rattraper Ja-ya! » Joueuses effervescences qui s’émanent de ses mots lorsqu’ils dépassent à nouveau un lourd rideau aux drapés sombres ; portail magique vers un monde mystique, quand tout à coup, une vive lumière s’infiltre dans ses pupilles jusqu’à l’éblouir ; ainsi impossible pour elle de savoir qui est le glorieux victorieux – et elle lance, aveugle mais conquérante « Ne me mens pas! Je suis certaine d’avoir gagné, pas vr– » Et soudainement, éprise d’un silence – de la victoire, elle n’en a que faire car face à ses billes adaptées s’étend un couloir brillant ; allée colorée de lumières jaillissantes – dessinant sur les murs un wagon de train aux fenêtres béantes. Tableaux grands ouverts et, à leur gauche, s’ouvre la lisère d’une forêt dense, dont les royaux conifères fiers s'élèvent – dont le jade exalte des effluves qu'on imagine humer – envoutants. Mais c'est de l'autre côté, agenouillée sur le banc qui borde la façade qu'elle colle ses mains diaphanes. Car, sous ses orbes hypnotisés, s'étend en plongée, bordée de petites plaines vallonnées, un large lac smalt, dont la surface éclate en une myriade de diamants aux reflets de l'astre commun qui prône dans un ciel dentelé de rares nuages dispersés. « Ja-ya! Regarde, là-bas! On dirait que des étoiles se reflètent sur l’eau foncée, comme un ciel de nuit. On dirait un peu ton monde à toi. » Et elle se retourne pour lui faire face, presque certaine de le surprendre s'approcher d'elle, félin, de ses doigts mutins prêts à pincer ses côtes pour la lancer dans une joyeuse folie qu'elle ne saurait plus contrôler. Alors, agile, elle lui attrape le visage entre ses mains froides, lui écrase les joues parsemées de gaieté, jusqu'à faire fleurir sa bouche en deux pétales risibles « Je t'interdis de me chatouiller, Ja-ya, tu t'es bien assez vengé! » Et elle rit, irraisonnable, laissant diffluer de ses deux pommettes arrondies une poussière – de fée! édulcorée, lueurs solides traduisant son alacrité, tandis que de ses mains fines, elle invite son ami à ses côtés. Et c'est sur le voile voluptueux qui habille les sommets enneigés de l'autre côté du rivage, qu'elle perd le fil de ses pensées, se noie dans les paroles précédemment articulées par l'être dont elle tient fermement le bras – comme pour ne pas perdre pied. Car, elle comprend que trop bien les ambitions de son ami et elle sait que l'humilité gravit les pendants de ses vrilles grises, alors elle se tourne vers lui, à nouveau, pour redécouvrir, toujours, le philtre qui s'écoule sur ses iris épris de vie. Et vivifiée de cet éclat qui luit sur lui, elle esquisse sa joie sur ses lèvres vermeilles pour enfin planter ses paumes sur le miroir de ce monde fantastique, comme si elle était convaincue d'être capable de le traverser, empreinte de magie – s'éloigner vers ce lac, avec lui. « Pour moi, tu as un super pouvoir ; celui de te réveiller, chaque matin, éveillé. Épris de ce que tu vas pouvoir vivre, galvanisé à la seule idée de découvrir. » Car il est l'enfant d'aujourd'hui, qui s'émerveille à chaque étincelle nouvelle que lui offre la vie et il foule cette Terre comme un chercheur, regard le ciel comme un explorateur – avec une candeur bien loin de l'égarement – presque salvateur. « Et cette existence, c'est ton voyage! Je sais pas ce qu'il y a au bout de ce voyage, je crois que c'est notre condamnation même, de ne rien savoir, pas vrai? Mais ce que je pense comprendre, c'est que ce voyage nous permet d'avoir un rôle, ici, à chaque instant. Et qu'on ne disparaît jamais vraiment – peu importe qu'on croie à la réincarnation ou non – qu'importe, car partout où l'on passe, on offre et on laisse un peu de nous en cet endroit, en cet instant, et ta marque à toi Ja, elle est et elle est grande et étendue. »

Et elle lui fait face, redessinée sous ce halo qu'ils partagent à deux, yeux aux abysses contant son égarement, rosée brillant l'enivrance de sa soudaine pensée, quand elle regarde le petit prince trop consciencieux du sens de l'existence. Alors, elle poursuit, en quête de son apaisement, à lui et à elle par conséquent. « La fin d'un conte en fait toute sa valeur – imaginerais-tu seulement une histoire sans fin? Et les fins, ça fait peur, je le comprends ; moi par exemple, j'ai peur de ne pas tout vivre, j'ai peur de ne jamais avoir le temps de venir au bord de ce lac, avec toi. Mais, j'aime bien avoir peur ; ça me pousse tous les jours à me réveiller, éveillée et à essayer de faire comme toi! À endosser mes rôles, à laisser un peu de moi partout où je vais! »

Et détournant le regard un moment, le laissant voguer sur les houles d'eau fictives qui réveille en elle de pétillants rêves, la jeune fille des forêts darde finalement ses prunelles chimériques dans celles de son compère, relevées par tout l'espoir nourrit à la féerie des deux éveillés transis. « Et tu sais Ja, un de mes rôles à moi, c'est de rester avec toi, aussi longtemps que je le pourrai! ... Et toi? Tu resteras avec moi? » Dis Peter Pan? Tu m'emmèneras aussi?

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par Sarah, hanini de ma vie, berçant les coeurs avec douceur ♡:
 
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