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(#) Sujet: find my way back to you. (+) MILJIN   find my way back to you. (+) MILJIN EmptyVen 20 Sep - 0:40
Mars 2019, 22h30 - Dosan Park

Miree se penche par-dessus le sol et, du bout de ses doigts, dépose la dernière brique de lait avec minutie. Ses yeux plissés et ses sourcils froncés prouvent qu'elle est concentrée. Mais que fait-elle exactement? Il n'y a qu'à lever la tête pour comprendre. Elle vient d'achever une lignée de 20 briques de lait, toutes espacées d'un mètre. De l'horloge du parc, jusqu'à elle. 20 mètres. Elle regarde la dernière brique qu'elle vient de poser, là, juste à ses pieds, puis elle relève la tête et regarde l'heure à l'horloge du parc. Elle déglutit, son pouls s'accélère. Dans 30 minutes, il sera là. Lui qui est si ponctuel, et lui qui ne croit qu'en ce qu'il voit. Qu'est-ce qu'il a pensé de ce message impromptu envoyé à la porte de sa fraternité,  comme tombé du ciel? Et s'il ne venait pas? Et s'il vient? Son coeur s'emballe de plus belle. Pour le calmer, elle vient poser sa main droite dessus et ferme les yeux, instinctivement. Elle écoute sa respiration, se concentre dessus alors que sous ses yeux défilent les images de son enfance, tendre enfance, tendres images qu'elle partagera pour toujours avec Jinyoung. Des images qui ont 15 ans d'âge, mais qui ont le même décor. Ici même, à Dosan Park.

12h heures plus tôt.

Non, les Firestone, j'ai dit! le pauvre livreur au téléphone ne semble rien comprendre de ce que lui dit la disparue de longue date. Assise sur le bord de son lit, la brune menace de se ronger ses ongles nouvellement manucurés par ses soins. Qu'est-ce qui n'est pas clair dans ce qu'elle dit, sérieusement? Elle entend le livreur marcher rapidement et s'essouffler, elle peut même sentir qu'elle le rend nerveux et elle préfère alors se taire et prier intérieurement qu'il trouve le bon bâtiment. Soudain, un "ah" de joie passe les lèvres de son interlocuteur, et Mil ne peut retenir un sourire. Vous avez trouvé? le livreur dépose le colis, plutôt lourd, à la porte de la fraternité qui lui fait face. Oui j'ai trouvé, je vous laisse. Je m'occupe du reste. et il raccroche. Satisfaite, Miree pose son téléphone à côté d'elle, mais elle ne se laisse pas beaucoup de répit, puisqu'elle commence déjà à stresser pour la suite. Et s'il ne comprenait pas le message? Et s'il prenait ça pour une plaisanterie et décidait de ne pas venir au rendez-vous qu'elle avait indiqué sur une des nombreuses bouteilles de lait à la banane que contenait le colis? Tout était possible malheureusement, il ne lui restait plus qu'à espérer. C'était tout ce qui lui restait. L'espoir. L'espoir qu'il comprenne cette suite de chiffres qui composait des coordonnées, celles du parc qu'ils fréquentaient tant quand ils étaient mômes. Rendez-vous fixé à 23h. Ya plus qu'à...

22h50 - Dosan Park

Pourvu qu'il vienne... répète Mil. Son coeur va exploser. Ses poings sont serrés, elle tourne le dos à l'horloge parce qu'elle n'a pas le courage de le voir arriver, elle ne tiendrait pas le choc. La brunette finit même par s'accroupir au sol tant elle a l'impression qu'elle va tomber dans les pommes d'une minute à l'autre. Après deux ans... Qu'est-ce qu'elle allait pouvoir lui dire, si ses émotions lui laissent au moins la parole? Elle ne sait pas. Peut-être qu'elle n'aura rien à lui dire, juste des torrents de larmes à verser sur son épaule, comme d'habitude. Ou au pire, si elle arrive à en placer une, elle s'excusera. Elle lui demandera pardon une centaine de fois, mais elle ne saurait lui dire la vérité encore. Et, accroupie au sol, elle refuse de se tourner vers l'horloge. Elle sait qu'il va arriver par le côté Sud, il prend toujours le même chemin. Elle a tout calculé, il remontera la lignée de briques jusqu'à trouver cette silhouette accroupie au sol. Ou bien, il ne viendra pas  et elle aura enfreint les lois de la municipalité pour rien, mais pour lui, elle ferait n'importe quoi. Plus que quelques minutes maintenant. Pour se distraire, elle se met à dessiner du bout de son index des arabesques dans le sable, et bizarrement, ça marche. Ça a l'effet escompté. Le temps de quelques secondes, son coeur retrouve son calme et bat un peu plus calmement.
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(#) Sujet: Re: find my way back to you. (+) MILJIN   find my way back to you. (+) MILJIN EmptySam 21 Sep - 5:09
Outfit // Il devait être dix heures quand j’ai enfin ouvert l’œil, la tête complètement en vrac et la bouche desséchée comme pas permis. Je me souviens avoir beaucoup trop tiré sur la marijuana hier soir ; j’étais tranquillement dans un coin sur le toit de la maison des firestone, tout mon attirail à portée de main pour que j’enchaîne joint sur joint et ne penser à rien d’autre. Le pataquès de la reprise des cours apportait une dose de stress que je ne pouvais certainement pas renvoyer bien loin au fond de moi ; alors au lieu de lutter contre, je l’affaiblis.

J’étais étalé dans l’un des canapés du salon commun en train de boire ma brique de lait à la banane comme un gamin de six ans quand on m’a appelé pour me dire que j’avais reçu quelque chose. Un colis de mon grand-père—ou de mon père. J’ai tiré la gueule puis je me suis approché et levé pour observer le packaging. J’ai lâché un soupir en voyant le truc, et je me suis décidé à l’ouvrir dans ma chambre. Le contenu m’a cloué sur place. Toute une réserve de banana milk. Il y en a pourtant une qui a retenu mon attention, parce qu’elle comportait une heure – et toute une multitude de chiffres. Je n’avais cependant pas le temps pour ça. J’ai glissé le colis sous mon lit, mais j’ai laissé la brique marquée sur ma table de chevet.

Cet après-midi, j'ai beau essayer de me concentrer un minimum, je me retrouve à réfléchir sur cette multitude de chiffres. J'ai beau adorer les chiffres, je ne suis même pas parvenu à décrypter ce que tout ça voulait dire. Je me dis que j'étais sûrement encore trop endormi pour y réfléchir un tant soit peu sérieusement, alors une fois que je serais rentré au dortoir, j'allais m'y pencher un peu plus sérieusement. Il ne me reste qu'une seule heure de cours avant que je ne rentre ; je pourrais enfin tirer cette affaire au clair, une bonne fois pour toutes.

Firestone House, 18h.


Je dépose mon sac au pied de mon lit, et je suis presque soulagé que personne n'ait touché à la brique. Elle est toujours au même endroit ; intacte. Le livre est toujours à la même place ; c’est inchangé. Je me pose sur le lit en observant la brique de plus près, et j'ai une soudaine illumination. Des coordonnées GPS, pour l'endroit de la rencontre. Reste à savoir qui est-ce qui a envie de me voir. Cette question me cloue sur place. Les gens se la jouent généralement franco, quand ils veulent me voir, ils n'utilisent jamais des méthodes pareilles. Je suis presque sûr que ça mène quelque part à l’Université. Jusqu'à ce que les coordonnées m'emmènent ailleurs.

Dosan Park.
La brique de lait à la banane.
Les coordonnées.
L'heure.

Pour que personne ne soit au courant de rien. La première image du Dosan Park qui me vient en tête, elle est si ancienne que je me demande encore comment est-ce que je peux encore m'en souvenir. Il y a sûrement plus de quinze ans, avec Miree. Elle est jamais vraiment morte, parce que je me souviendrais toujours de beaucoup trop de choses à son propos. Rien de tout ça ne peut être qu'une coïncidence ; alors j'irais.

Dosan Park, 22h57.


Je n'ai pas fait beaucoup d'efforts pour m'habiller, rien de trop voyant, rien de trop luxueux. Je suis arrivé à Gangnam aux alentours de vingt-et-une heure, j'en ai profité pour manger un bout. J'ai pris mon temps, et je me suis posé tout un tas de question à propos de ça. Est-ce que c'était un Juyohan, qui voulait me revoir après des années ? Ils sont tous à la Seoul National University, pourquoi se donner rendez-vous si loin ? Il y avait tout un tas de questions qui m'arrivaient en tête, mais jamais une qui était un minimum sensée. Je me trouve maintenant juste devant le Dosan Park, toujours la même entrée. La seule exception, cette fois, c'est que les portes sont fermées et que je vais devoir faire grimpette pour y accéder.

Je regarde une dernière fois ma montre et les alentours, vérifiant qu'il n'y ait personne qui me regarde, avant d'escalader la barrière. J'atterris lourdement sur mes pieds une fois de l'autre côté, et je reprends immédiatement mon téléphone en main pour finir la route. De là où je suis, je comprends qu'elle me mènera jusqu'à l'horloge du parc. Je n'ai qu'à utiliser le chemin habituel.

Une. Deux. Trois. Quatre... à ne plus en finir. Mes yeux suivent le chemin des briques de lait à la banane disposés au sol. Les mêmes que celle que j'ai reçues ce midi. Je suis le chemin lentement, avec des pas sûrs et assurés. Mètre par mètre, je finis par remarquer une silhouette accroupie, des légers bruits de doigts qui parcourent le sable. Je fais le tour pour arriver devant elle, et je m'accroupis, moi aussi, en sortant la brique de lait de ma poche. « C'est toi, qui l'a envoyée ? » Mes yeux se détachent de l'objet pour se poser sur la personne. Elle me fait penser à quelqu'un.

Il y a comme une vision familière. Des mêmes traits. Silhouette féminine. Je hausse un sourcil, alors que je relève doucement le visage de la personne qui n'a même pas daigné se présenter avec mon index et mon pouce.

J'arrête de respirer l'espace de quelques secondes.

« Quoi ? »

Ma réaction est stupide. Je me mords la lèvre, je regarde ailleurs un instant, je repose mon regard sur elle, jusqu'à croiser le sien. La même couleur d'yeux. La même forme de lèvres, les mêmes détails sur le visage ; je dois rêver.

« Tu peux pas être Miree. Miree, elle est morte. Et pourtant, tu lui ressembles comme deux gouttes d'eau. Je vois en toi la même chose que je voyais en elle. »

Je rêve, je délire sûrement.

« C'est pas un rêve, hein ? »

C'est certainement pas un rêve.
C'est elle.
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(#) Sujet: Re: find my way back to you. (+) MILJIN   find my way back to you. (+) MILJIN EmptyVen 4 Oct - 0:19
Comment ne pas angoisser? Rien, au fond, ne pourrait calmer les battements de son coeur en voyant les minutes passer et la rapprocher de l'heure fatidique. Bien qu'elle ait rêvé de ce moment et de toutes les façons possibles dans lesquelles il se déroulerait, aujourd'hui qu'elle y est vraiment, elle ne parvient pas à penser positivement. Il n'y a rien à l'horizon qui puisse lui arracher un sourire si ce n'est de revoir le visage de son meilleur ami quand ils étaient gamins s'offusquer quand elle se permettait de le fuir à chaque fois qu'il lui courait après pour la prendre dans ses bras. Autrement, ces souvenirs sont vite chassés par quelque chose de beaucoup plus actuel: la réaction de JInyoung quand il verra qu'elle est en vie. Et elle a peur, Miree. Elle a peur de plein de choses, mais en premier lieu, elle appréhende vraiment la réaction du jeune homme. Et s'il fuit? Et s'il la prend pour un fantôme? Et si... Il prend conscience de tout ça et la traite de tous les noms parce qu'elle l'a fait souffrir malgré elle? Avec des si, les siens, elle remplirait un livre, c'est indéniable. Elle n'est plus sûre d'elle tout d'un coup, alors qu'elle a monté ça avec sérieux, elle a préparé ça avec envie et minutie, tout était calculé, à la minute près, au millimètre près. Il n'y a pas de retour en arrière.

Elle n'ose plus regarder l'heure. Elle sait qu'il va arriver. Elle le sent. Sa présence, bien qu'écrasante en toute circonstance pour les autres, s'avérait être un soulagement pour Miree, qui retrouvait soudainement tous ses repères quand elle croisait son regard. Son coeur s'apaise alors qu'elle dessine ces arabesques dans le sable. Concentrée, mais surtout détendue dans cette situation, elle ne souhaite pas arrêter. Elle arrêtera quand il sera là. Quand il lui parlera et quand elle réalisera que tout ça est vrai, qu'elle est vraiment de retour. Et qu'elle va tous les retrouver.

Et puis soudain, elle entend des pas. C'est lui. Il approche, elle n'ose pas lever le regard. Bae Mi Ree, l'ange gardien des pauvres lycéens qui osait tenir tête à Jinyoung et soutenir son regard déstabilisant, se trouve être aujourd'hui en position de faiblesse parce qu'elle a tout à prouver et tout à reconstruire. Il s'accroupit face à elle et alors qu'il sort la brique de lait de sa poche, et prend la parole, le flot de souvenirs revenant en pleine figure de Mil la tue sur place. Cette voix, ce serait mentir de dire qu'elle n'en a pas rêvé certaines fois... Pour finalement se réveiller soudainement, et le chercher, lui, dans son lit, ses mains tapant sur les draps. Mais il n'était pas là. Il ne serait jamais à ses côtés. Enfin, ça, c'était avant qu'elle décide de prendre son avenir en main. Mais jusque là, c'était encore quelque chose d'inaccessible pour Mil. Et ce n'est pas ce soir qu'elle va réaliser.

La brune lève la tête vers lui et leurs regards se croisent. Alors que ses yeux s'inondent de larmes prêtes à dévaler son visage, les yeux de Jinyoung affiche la stupéfaction, la surprise, le choc. Elle se mord la lèvre avant de rebaisser les yeux au sol. Évidemment, les premiers mots qui sortent de sa bouche sont le fruit d'un déni justifié par deux ans d'absence totale et un mensonge terrible. Évidemment que ce n'est pas un rêve. C'est bien elle. Mais comment pourrait-il le savoir et en avoir la certitude? N'est-elle pas le fantôme comme on s'amusait à la surnommer après sa mort, dans les couloirs du lycée qu'elle avait laissé vides?

C'est pas un rêve. Vraiment pas. Et c'est le moment de lui faire comprendre avant qu'elle perde tous ses moyens. Elle doit retrouver celle qu'elle était d'habitude avec lui, ne pas se laisser dépasser par les événements et envahir par le doute, par ce stress qu'il lui fait subir malgré lui. Ses mains quittent le sol et viennent saisir celles de Jinyoung, doucement, alors qu'elle l'incite à se lever avec elle. Immédiatement, la différence de taille entre eux la frappe: elle a l'impression qu'il a encore grandi ces deux dernières années. Mais là n'est pas la question. Ses yeux se baissent vers leurs mains encore liées, ses doigts froids rencontrent les mains chaudes de Jinyoung et son coeur se calme aussitôt. C'est là, sous leurs yeux, et pourtant, il va leur falloir du temps pour comprendre. Mais il n'y a qu'un seul sentiment qui puisse apaiser votre coeur tourmenté en un contact: l'amour.

Elle ne peut pas lâcher ses mains. Elle a besoin de les sentir dans les siennes. Et c'es inconsciemment qu'elle vient en caresser les phalanges, du bout de son index, alors qu'elle arrive enfin à le regarder dans les yeux. Elle secoue la tête lentement, les yeux toujours noyés de larmes. Non. Ce n'est pas un rêve. elle baisse la tête un instant pour regarder la brique de lait qu'il tient encore dans sa main. Mais elle retrouve bien vite le chemin jusqu'à ses yeux, levant la tête pour le regarder. C'est bien moi. Et elle approche légèrement son visage du sien pour lui murmurer, les sourcils froncés, comme si c'était une urgence, et ça en est une: Ne t'enfuis pas. Reste avec moi. S'il te plaît... le supplie-t-elle alors qu'elle laisse les premières larmes couler sur ses joues. Mais elle trouve néanmoins la force de resserrer doucement son emprise sur ses mains.
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(#) Sujet: Re: find my way back to you. (+) MILJIN   find my way back to you. (+) MILJIN EmptyMer 9 Oct - 22:27
Il a de ces jours, quand je suis seul, où je me retrouve à penser à tout ce que j'ai vécu avec les majors. En dehors de cette réputation de terreurs et de gens de la haute, il y a toujours eu des souvenirs merveilleux qui resteront gravés dans ma mémoire à jamais. Il m'arrive de me souvenir à quel point Miree était merveilleuse, toujours là pour moi, même dans les pires moments ; toujours la seule à pouvoir me canaliser d'une manière ou d'une autre ; toujours la seule à me raisonner ; toujours la seule, dans à peu près tout. Tout comme t'as toujours été l'une des seules à pouvoir me tenir tête sans avoir peur ; tout comme t'as toujours été la seule à te placer entre Chaemin et moi pour éviter que ça dérape. Mon cœur a jamais voulu croire que t'étais morte. Si ma tête et ma raison voulaient croire les paroles de ton père ; mon cœur me hurlait le contraire.

Je sais que mon cœur a toujours eu raison, en un sens.

Ce silence pesant, la lourdeur de la situation, je me suis contenu de toutes mes forces, à l'enterrement, alors que je voulais simplement pleurer sincèrement, tout seul. J'ai dû garder la face parce que c'est ce qu'impose la haute société, mais j'étais déchiré de l'intérieur, j'étais prêt à exploser ; de colère, de regret, de tristesse. La souffrance me rongeait de l'intérieur, mais j'ai jamais pu me laisser aller comme je l'ai voulu. J’ai jamais pu faire ce que je voulais, j’ai jamais pu dire ce que j’ai toujours souhaité à certaines personnes. J’ai même pas eu la force de casser la gueule à son ex, alors que ça me démangeait depuis des mois voire années.
J’ai jamais eu la force de rien.

Je me dis que je pourrais peut-être rattraper le temps perdu, aujourd’hui.

Mais c’est pas un rêve, hein ?

Mes propres mots résonnent dans ma tête. Ça peut pas être un rêve, c'est Mil. Je frissonne quand ses doigts froids passent sur ma paume, et sa réaction me confirme que non, c'est vraiment pas un rêve. Mon cœur rate un battement. Je sens ses mains glisser contre les miennes pour s’en saisir ; elle se lève et m’entraîne avec elle. J’essaye de réaliser peu à peu tout ce qu’il se passe, j’essaye de me dire qu’il y a quelque chose qui cloche, qui est différent, qu’on est simplement en train de se jouer de moi. J’ai peur qu’on me dise que je suis en train de vivre un rêve éveillé et qu’elle ne reviendra plus jamais. J’ai envie d’éclater en sanglots, de me laisser aller. Simplement d’être une personne comme toutes les autres qui a le droit de pleurer sans devoir penser à rien d’autre qu’à ce qu’il ressent.

Mon corps est parcouru d’un frisson alors que ses doigts caressent le bout des miens. Son regard, lui, se plante dans le mien, et je me rends compte l’espace d’un instant qu’il n’y a rien d’autre de différent. Il y a cette même douceur dans son regard. Mais parmi toute cette douceur, je discerne ses larmes. Et peu après ça, c’est le premier électrochoc. C’est exactement la même voix… C’est elle ; mais elle a grandi depuis la dernière fois. Ce n’est plus une adolescente, c’est une jeune femme.

Elle a beau avoir changé, mes sentiments, eux, restent les mêmes. Jamais ils ne changeront ; sauf pour grandir plus encore.

Je lâche la brique de lait sans réellement m’en rendre compte, alors qu’elle s’approche de mon visage pour me dire de ne pas m’enfuir. Pourquoi est-ce que je le ferais ? Parce que j’ai peur de te retrouver ? Peur de te faire face ? Non, il n’en est rien. « C’est vraiment toi, Mil ? J’ai envie que ce soit toi… J’ai tellement—tellement envie que tu ne sois pas un énième tour que me joue mon esprit. » C’est vraiment toi, hein… Je crois que je supporterais pas de voir que ce n’est qu’une énième chimère créée par mon imagination. Je crois pas être dingue. J’ai pas envie de devenir dingue.

J’ai beau essayer de retenir les larmes, elles finissent par remonter, glisser le long de mes joues. Mes plaintes résonnent, mes muscles tremblent. Je me mord la lèvre l’espace d’un instant, puis je n’hésite pas une seule seconde de plus pour la prendre dans mes bras. « Putain, Mil, ton père t'a fait passer pour morte... Ou est-ce que t'étais, tout ce temps ? Pourquoi t'es partie sans rien dire, sans prévenir personne ? Il a réussi à faire gober à tous les juyohans que tu t'étais suicidée... » Mes larmes imbibent le haut de Miree alors que je tremble et que j'ai l'impression que je vais m'écrouler, les genoux au sol, à la garder contre moi et plus jamais la laisser partir. Je ne la laisserais plus jamais partir, de toute manière. Une fois a suffi ; ça n'arrivera pas une seconde fois. Plus rien de tout ça n'arrivera. Parce que cette fois, je serais là. Je serais là pour elle.

Alors maintenant, tu pourras de nouveau vivre en dehors de mon cœur, pas vrai ? On pourra de nouveau construire des souvenirs ensemble, aussi merveilleux qu'avant. Rien que tous les deux. « Je m'en suis jamais remis, Mil. J'ai jamais réussi à accepter que t'étais morte, je refusais d'y croire. Et t'es bien en vie. T'es là, avec moi, tu partiras plus jamais. » Je resserre ma prise une dernière fois avant de me reculer. Je dois paraître vulnérable, aussi tremblant et pleurnichard. J'ai simplement envie de tout lâcher, comme j'aurais dû le faire des années auparavant. Tout lui confier, tout lui dire.

On a tant de choses à rattraper, Mil. Mais maintenant, on a tout le temps devant nous.
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(#) Sujet: Re: find my way back to you. (+) MILJIN   find my way back to you. (+) MILJIN EmptyLun 14 Oct - 21:31
Ses mains dans celles de Jinyoung, c’est à ce moment qu’elle réalise qu’elle est bien arrivée là où elle voulait être. Là où elle aurait dû rester. Dans ce parc qui l’a vu grandir, face à cet homme qui l’a vu, aussi, grandir. Mais qui a loupé un des moments les plus importants de sa vie, le jour où elle est devenue femme et mère du haut de ses 16 ans. Et il n’était même pas là. Lui qui savait presque tout sur elle… Qu’est-ce qu’il dira quand elle lui racontera tout? Quelle sera sa réaction? Il y a des gens dont l’opinion vous importent peu. Et puis il y a ceux qui pourraient vous faire faire les choses les plus futiles et à l’encontre de vos certitudes juste pour que vous puissiez garder l’image dorée qu’ils ont de vous. C’est exactement ce qui se passe entre Miree et Jinyoung, là. Elle n’avait pourtant pas peur de lui faire face à certains moments, quand ses faits et gestes déplaisaient à la jeune fille. Mais aujourd’hui, elle serait prête à ne jamais lui dire ce qui s’est passé. D’abord parce qu’elle a conscience que le père de son enfant figure dans la (longue) liste noire de Jinyoung et qu’il y occupe sûrement la première place, mais surtout parce que ça fait d’elle une imprudente. Une conne qui n’a pas mesuré l’ampleur des risques qu’elle prenait.

Et de ce fait, elle a peur qu’il lui tourne le dos.
Alors elle met ça de côté pour le moment, ne pense qu’aux retrouvailles qui sont en train de se dérouler.
Retrouvailles inespérées, impensables. Impossibles quand on voyait la montagne de courage qu’il lui avait fallu pour revenir ici. Le cran pour se présenter là, en chair et en os, face à lui alors qu’elle devait être un fantôme errant dans sa vie.

Il se répète, mais supplie presque la vie pour que la fille face à lui soit vraiment Miree, et pas une image de son esprit, une hallucination. Et ce simple supplice fait couler des larmes de souffrances sur les joues de la disparue. Elle voudrait le rassurer mais pour le moment, elle veut juste rester comme ça, à pleurer en silence pour laisser s’échapper la trop grande souffrance qu’elle a gardé pour elle toutes ces années. Évidemment, elle ne pouvait pas la partager qu’avec sa mère, ça aurait été bien trop difficile pour la mère de famille à supporter tant de peine et de souffrance. Mais bizarrement, ce soir, parce que c’est Jinyoung, Miree est capable de se laisser aller pour la première fois depuis longtemps. Elle qui était considérée comme la source de bonne humeur au sein de la bande n’a jamais été capable de perdre la face devant ses meilleurs amis. Ce n’est arrivé qu’une fois: il y a 2 ans, la veille de sa disparition, en présence de la même personne qui lui fait face ce soir. Est-ce un signe? Sûrement. Il n’y a qu’avec lui qu’elle n’avait pas peur de cacher son désarroi, et ce simple ressenti faisait grandir l’amour qu’elle avait pour le leader.

Inerte, immobile. Figée par le chagrin, les larmes, elle se laisse alors venir contre le torse de son meilleur ami qui vient de la prendre dans ses bras. L’endroit le plus rassurant au monde. Aussitôt qu’il passe ses bras autour du corps de la disparue, cette dernière ressent toute la chaleur et l’amour du monde, la protection qui lui avait cruellement manqué ces deux dernières années. Là, ici, tout reprend son sens. Les couleurs reprennent place dans sa vie monochrome, mais il faudra d’abord qu’elle sèche ses larmes pour en prendre conscience et pour le moment, c’est impossible. Ses bras serrent l’imposante carrure de Jinyoung contre elle… Et comme le réflexe qui faisait d’elle l’affable des Juyohan, ses mains caressent le dos du jeune homme, pour le réconforter, pour le rassurer et qu’il prenne, encore, conscience que tout ce qui se passe en cet instant est réel.

Son coeur se serre quand les questions débitent. Non, pas maintenant. Elle ne veut même pas entendre parler de ce que son père a fait croire à tout le monde, bien qu’elle sache de quoi il s’agit. Elle est aussi venue pour prendre sa revanche sur ce géniteur qui l’avait toujours terrifié. Désormais, elle vit pour elle et n’a plus l’intention de faire ce qu’il lui demandera de faire. De toute façon, elle a cessé d’être sa fille le soir où il lui a ordonné de quitter le pays. C’est une longue, très longue histoire… articule-t-elle entre deux sanglots. Je promets de tout te raconter. Toute la vérité. Elle se blottit contre lui et ferme les yeux alors qu’elle sent la chemise du jeune homme complètement humide à cause de ses larmes. Elle se recule alors et lève la tête pour le regard, les yeux brillants et les joues encore mouillées. Mais pas maintenant… Pour le moment, je veux juste… Profiter d’être avec toi. Et sa tête se repose machinalement contre son torse alors qu’elle ferme les yeux. Ça y est, peu à peu, ça lui revient. Ces sensations délicieuses. Elle n’a jamais osé se poser la question sur cette magie que ses bras l’entourant provoquaient en elle à chaque fois… Elle a toujours eu peur de la réponse. Alors rapidement, elle pourchasse cette pensée de sa tête, bien qu’en cet instant précis, elle veut juste le kidnapper, supprimer tous les numéros des filles de son répertoire pour se l’accaparer.

Mais même dans de tels moments d’émotion intense, elle arrive à garder un peu de lucidité. Ce n’est pas possible. Il a sûrement refait sa vie depuis de toute façon. Qu’importe la place qu’elle occupera dans ce nouveau départ, au final, tant qu’il est dans sa vie à elle…

Vous savez… Recevoir des confessions d’une personne aussi froide et fermée que Jinyoung provoque toujours un raz de marée d’émotions. C’est exactement ce qui arrive à Mil à l’instant même où le jeune homme, pour la première fois depuis des années, lui ouvre son coeur concernant son prétendu décès. Il ne s’en est jamais remis, c’est ce qu’il vient de dire, et aussitôt, elle prend conscience de ce qu’elle a fait, tout ce qu’elle a brisé en disparaissant. Ce que son père, d’un simple ordre, a ravagé. Et quand il se recule, elle peut alors mieux voir le résultat de tout ce mensonge. La politique, cette merde, cette gangrène qui ronge le monde de l’intérieur et qui a détruit, sûrement, les Juyohan.

Ça fait mal.
Elle ne peut pas supporter de voir Jinyoung pleurer. Elle n’a pas été habituée à ça. Il ne s’est jamais ouvert à elle de cette façon… Jamais. Mais l’occasion en vaut le coup peut-être. Il ne pensait pas la revoir ni la serrer dans ses bras encore une fois alors elle comprend pourquoi il en est là, ce soir, mais ça ne change rien au fait que c’est insurmontable pour Mil. Il y a des personnes qui vous contrôlent par leurs simples larmes, et elle ne pensait pas ressentir ça un jour en le voyant ainsi. D’habitude, c’était lui le pilier qui la tenait debout. Mais ce soir, ils sont désemparés par leur chagrin, ils doivent donc compter l’un sur l’autre. Elle ne peut retenir de nouvelles perles salées parcourir ses joues alors que le revers de sa main est toujours posé contre ses lèvres. Elle refait un pas vers lui pour attraper doucement son visage entre ses mains, rivant son regard sur lui, droit dans ses yeux, un sourire rassurant vient percer la tristesse sur son visage. Tout va bien… murmure-t-elle. … C’est normal de pleurer… répète-t-elle, fermant les yeux à son tour pour exécuter ce qu’elle vient de dire. Mais elle l’a dit surtout pour lui. C’est bon… Il peut se laisser aller avec elle. Après tout, n’est-elle pas celle qui le connaît le mieux? La gardienne de ses secrets?

Qu’est-ce qu’elle l’aime, ce grand dadet de 1M93 incapable d’exprimer correctement ses sentiments. Mais c’est comme ça qu’elle l’aime. Et ses mains posées sur son visage glissent sur sa nuque, ses bras viennent s’y nouer et dans un peu de force, elle se laisse porter par la différence de taille entre eux, tel un koala sur son arbre. Elle enfouit son visage dans son cou et murmure, plusieurs fois. Tu m’as tellement manqué. Mais les mots, croyez moi, ne suffisent plus dans ce cas-là.
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(#) Sujet: Re: find my way back to you. (+) MILJIN   find my way back to you. (+) MILJIN EmptySam 21 Déc - 0:53
C'est étrange comme sensation, pleurer. C'est à la fois agréable, réconfortant ; tandis que l'autre côté se veut beaucoup plus sombre, tiraillé entre la douleur émotionnelle et la colère. Je n'ai pratiquement jamais pleuré de ma vie. Du moins, jamais en face de quelqu'un. Quand papa et maman avaient le dos tourné et que j'étais seul, il m'arrivait de le faire, avec ou sans raison valable, probablement parce qu'ils s'étaient disputés et que j'avais assisté à tout. La dernière fois, c'était il y a deux ans, après le soi-disant enterrement de Miree. J'avais fermé les volets, tiré les rideaux, fermé la porte à clé. Je me suis laissé aller, parce que je n'avais pas été capable de le faire en présence d'autrui. Alors aujourd'hui, c'est la première fois qu'on me voit pleurer. C'est la première fois qu'elle me voit pleurer.

On dit souvent que pleurer, quand on vient de la haute, c'est une faiblesse dont peuvent profiter les concurrents, alors j'ai appris très tôt à ne pas le faire, devant personne. On ne doit rien laisser paraître, on doit rester fier, indulgent, indomptable. Toujours garder la tête haute peu importe la situation. En y repensant, maintenant, je me dis que le monde du business est une véritable arène où la moindre erreur peut tout te coûter.

Pourtant, j'ai envie de pleurer, là, maintenant.
J'ai envie d'être faible, là, maintenant.
Parce que je suis avec elle ;
là ;
maintenant.

Ce contact si chaleureux entre nous, il me fait presque comme un électrochoc. Il ne faudrait pas grand-chose pour que j’avoue tous mes sentiments envers elle, que j’assume tout ce que j’ai sur le cœur, que je lui dise que plus rien ne sera jamais comme avant et qu’on fera tout pour recoller les pots cassés. Pourtant, la seule chose que je réussis à lui demander, c’est où est-ce qu’elle était, alors qu’elle a probablement envie de profiter de cet instant comme s’il n’y en aura jamais d’autres. J’aurais dû me taire, laisser l’instant être gravé dans mon cœur comme le retour de mon seul, unique amour longtemps disparu.

Parce qu’en partant, Mil, t’avais emporté une partie de moi-même. Il n’y a qu’avec toi que je me sens complet. Tu es l’autre partie de moi, celle qui épouse parfaitement chacun de mes défauts, pendant que je trouve les tiens magnifiques.

L’espace d’un instant, je me demande à quel point le goût de tes lèvres a changé entre ce dernier baiser, la nuit d’avant que tu partes, et maintenant. Je me souviens encore de cet arrière-goût de marijuana, de bonbons et toutes les autres saloperies qu’on avait consommé ce soir-là. Je me demande si, entre-temps, elles sont devenues pulpeuses, désirables, à tel point que je dois prendre sur moi-même pour ne pas t’embrasser. Est-ce que ce serait le moment de le faire, ce soir ? J’en sais tellement rien. Je veux juste être avec toi, Mil.

Tes mains sur mon visage, je me retrouve à lâcher un semblant de soupir alors que je ravale cette plainte qui me fait mal au thorax. « Tout va bien… » Je répète, doucement. « Tout va bien… » Tout ira bien. « Tout ira bien… » Je décide finalement de lâcher un nouveau flot de larmes et cette plainte si longtemps coincée dans la gorge. « Tant que t’es là, avec moi, tout ira bien… »

Tout ira bien…
Tout ira bien…
Tout ira bien…


Je tremble, j’essaye de ne pas paraître plus faible que je ne le suis déjà. C’est dur. Je n’arrive pas à trouver l’équilibre entre l’émotion et le stoïcisme. J’essaye de garder cette fierté qui définit qui je suis, mais j’ai l’impression que tout s’écroule autour de nous, pour nous laisser sur notre petit bout de terre qui fait notre bonheur.

Mes bras glissent autour de sa taille quand les siens prennent possession de mon cou. Je suis toujours aussi tremblant. J'essaye de stopper tout ça ; mes tremblements, mes larmes, mes plaintes. J'en suis strictement incapable, parce que je pensais pas que ça allait arriver un jour. « Quand t'es partie, t'as laissé un trou énorme, dans mon cœur. T'as toujours été la seule... la seule à tout connaître, la seule à savoir canaliser mes émotions. J'ai jamais réussi à le refermer, parce que personne n'aurait été capable d'occuper la place que tu avais toi. » Je me mord la lèvre alors que je sens une énième larme tomber. « Tu m'as tout autant manqué... » Tout comme t'as manqué aux Majors. T'as toujours été cette pièce qui nous assemblait tous. La seule qui nous gardait proche les uns des autres. Cette pièce du puzzle qui donnait sens à tout.

T'étais peut-être même la seule raison de l'existence des Juyohans. Sans toi, on aurait jamais été les Juyohans. Sans toi, on était rien d'autre que des gosses de familles de riche. Sans toi, on aurait tous continué notre petit bout de chemin loin des uns et des autres. Sans ce toi qui m'adoucit je n'aurais rien pu être d'autre qu'un type qui vit pour le business.

Avec toi, j'ai pu être quelqu'un.

« Cette place que tu avais toi… » Je resserre légèrement ma prise. « C’était… et sera toujours… » J’hésite à prononcer ces mots, je tremble toujours un peu plus. « La gardienne de mon cœur et de chacun de mes sentiments. Celle qui donne un sens à tout. Je n’ai jamais réussi à te remplacer, parce qu’on efface pas des sentiments qu’on a eu des années durant en deux ans et demi. Et mes sentiments, peu importe ce qui arrive, seront… et resteront les mêmes. Pour toujours. »

Pour l’éternité.
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(#) Sujet: Re: find my way back to you. (+) MILJIN   find my way back to you. (+) MILJIN EmptyDim 2 Fév - 17:27
A la maison. Voilà la définition pour Mil d’être à la maison. Ce n’est pas retourner dans son foyer aux côtés de son père et ses frères, ce n’est pas non plus retourner à Dubaï auprès de sa mère et son beau-père, bien qu’elle y ait trouvé plus d’amour et de chaleur qu’elle n’en ait reçu dans toute une vie aux côtés de son ministre de père. Être à la maison, c’est précisément ici, dans ce parc, à toute heure de la journée tant que les bras de Jinyoung l’entourent, la serrent contre lui, et qu’elle peut replonger sa tête sur son épaule quand elle se met sur la pointe des pieds, ou l’appuyer contre son torse quand elle ne fait pas l’effort. Avant, il ne la laissait pas beaucoup avoir de tels gestes. C’est normal, il est un garçon dénué d’affection, il prouve son attachement autrement, Mil a fini par le comprendre avec les années. Quand elle le faisait, elle s’accrochait à lui de sorte à ce qu’il ne puisse pas la dégager, tel un koala accroché à son arbre et elle était la seule à pouvoir briser cette étreinte. Alors ce soir, elle s’attendait forcément à un élan d’amour de sa part, les circonstances s’y prêtent. Mais toujours est-il que cela la surprend agréablement, elle apprécie ces contacts, peut-être qu’elle les apprécie trop pour une simple amie. Et peut-être même qu’elle voudrait plus que ça encore, parce qu’elle a l’impression qu’il y a comme un aimant en eux, qui les attire l’un l’autre. Elle se méprend, pense alors que c’est le manque des 3 ans sans lui qui ressort, mais elle se rendra bien vite compte que ce n’est pas là l’explication. Pour le moment, ses pensées s’entrechoquent, rien n’est clair, la seule chose de clair dans cette nuit fraîche d’Octobre, c’est lui, et leurs retrouvailles.

Elle lui répète que tout va bien, parce que même s’il paraît invulnérable, ce soir, elle sait qu’elle l’achève, qu’elle vient d’ouvrir une brèche, et que dans ces moments là, il a besoin d’un pilier, d’un  guide pour le rassurer parce que ce n’est pas un garçon qui a l’habitude d’être déstabilisé à ce point. Il le méritait, son rôle de leader. Impassible, intransigeant, obsédé par le pouvoir, et pourtant… Pourtant. Elle pouvait lui en vouloir parfois mais elle continuait de croire que le Jinyoung qu’elle a connu il y a maintenant quinze ans, n’était pas totalement parti. La preuve en est ce soir. Il pleure. Elle veut les essuyer ces larmes, elle ne supporte pas la vision. Ses mains fraîches se posent sur le visage du jeune homme et d’un revers, elle essuie ses larmes, dans un « shhhh » doux, calmant. C’est normal de pleurer, pense-t-elle. Elle ne l’a pas aidé il faut dire. Disparue brutalement de sa vie pour y revenir trois ans après… Les montagnes russes de l’émotion.

Alors bien sûr qu’elle le croit quand il lui dit qu’il n’y avait qu’elle qui réussissait à canaliser ses émotions. Il n’y avait qu’elle qui osait se mettre entre lui et ses victimes, du moins celles qu’elle jugeait en pâtir bien trop pour le peu qu’elles avaient fait. Elle n’aimait pas le voir profiter de son rôle, encore moins user de ses poings pour si peu. C qu’il dit, ça la fait replonger dans ses souvenirs. Souvenirs qu’elle juge heureux, finalement, même si sur le moment, ça lui faisait de la peine, et lui donnait l’impression de s’éloigner de lui. Au moins, à cette époque, elle pouvait marcher librement dans les couloirs du lycée, riait aux éclats. Insouciance des jours passés. « Je… » elle s’arrête subitement. Je t’aime, oui, elle a envie de le lui dire. Parce que c’est vrai qu’elle l’aime, elle l’aime plus que tout au monde, elle ne cessera jamais de l’aimer. Le problème, c’est qu’elle doute maintenant. Elle doute de quelle façon elle l’aime. Et c’est ce qui l’empêche d’aller plus loin dans sa déclaration. « … Je veux plus jamais qu’on se sépare. » Elle relève la tête pour le regarder, les yeux humides. Puis, elle vient recaler sa tête contre son torse. « Plus jamais. » ça lui paraît important de le préciser. Plus rien ne se mettra sur leur route. Plus rien ne la fera fuir. Pas même les représailles de son père.

Sur cette pensée, elle baisse la tête vers ses mains, posées sur ses hanches. Elle prend celle de droite, doucement, regarde leurs phalanges, puis y passe son pouce dessus, et constate qu’il y a bien longtemps que les marques porteuses de ses bagarres ont disparu. Pour Mil, cela signifie qu’il a perdu toute envie de vivre  depuis sa disparition. Elle croise son regard, lit sur ses lèvres les derniers mots qu’il prononce alors que son coeur bat la chamade. Elle a besoin de plus de contact encore, et c’est donc tout naturellement qu’elle vient porter la main de Jinyoung contre sa joue. Elle ferme les yeux, penche la tête pour savourer cette caresse et sa main réchauffante. Un sourire apaisé se dessine sur ses lèvres. Elle pourrait rester comme ça toute la nuit.
Elle voudrait rester comme ça toute la nuit.

Mais elle réalise les mots qui viennent de passer ses lèvres.
Tout cela sonne… Comme une déclaration d’amour.
Et dans ses yeux, on voit qu’elle est déstabilisée à son tour. Son regard est dubitatif. Sa bouche s’entrouvre, laissant passer un souffle saccadé, secoué par les battements d’un coeur envouté.
« La gardienne de son coeur. »
Ça doit être le froid, oui, c’est ça, qui fait battre son coeur à tout rompre, qui la cloue sur place. Elle essaye de se persuader que ce qu’il vient de lui dire n’est pas à l’origine de tout ce qu’elle ressent soudainement. Et pourtant, malgré la fraicheur, elle sent finalement son corps se réchauffer de l’intérieur, comme enveloppé par un doux sentiment: l’amour. Des papillons dans le ventre, le coeur qui bat à tout rompre, et bientôt les joues rosies. Sa main resserre la sienne mais sa tête se redresse doucement, alors qu’elle ne le quitte pas du regard. Bientôt, sa bouche ouverte de surprise prend une autre forme, étirée pour un sourire. « Jin… » murmure-t-elle, alors que de nouvelles larmes naissent au coin de ses yeux. Tout ce qu’il vient de lui dire repasse en boucle dans sa tête, elle veut se souvenir de cette nuit toute sa vie, de cette sensation unique. De ce bonheur qui lui semble si fragile à première vue… et puis, on s’en fout, pense-t-elle. C’est le genre de retrouvailles qui ne se produit qu’une fois dans une vie. Elle rit, doucement, range une mèche de cheveux derrière son oreille. « Ohlala… » soupire-t-elle en regardant au sol. « … Je ne veux jamais oublier cette nuit et les mots que l’on s’est dit. » confie-t-elle, les mots débordant de sentiments pour le garçon face à elle. Miree se sent aimée, ce soir. Comme elle a toujours voulu l’être. Et une fois encore… C’est lui, qui lui donne tout. Elle pousse un soupir, lourd, dans lequel elle expulse toute sa frustration, son chagrin cumulé depuis des années… Et lève des yeux larmoyants vers Jinyoung, alors qu’elle n‘a toujours pas lâché sa main. Elle regarde autour d’elle, les arbres, les placettes, les bancs en pierre… inchangés. Comme dans ses souvenirs, les moments où elle avait vu les sourires de Jin pour la première fois. « … Tu aimes mon choix de lieu pour nos retrouvailles? » Elle reporte son regard sur lui, un sourire à peine espiègle dessiné pendu à ses lèvres, avant de basculer ses iris sur les briques de lait à la banane posées au sol sur plusieurs mètres. « … Tu m’as coûté cher en briques de lait à la banane, tu sais? » elle marque une pose pour en ramasser une non loin d’eux. Elle fixe l’emballage, se remettant debout. « … Mais je m’en fous. Je pourrais t’acheter toutes les briques de lait à la banane du monde. » confie-t-elle alors que ses yeux sont toujours rivés sur l’en-cas.
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