▲ up▼ down
peau de cristal — ((yujan))



 
Viens donc te perdre sur notre roulette et te régaler demarrons chauds, laisse toi bercer de ces belles douceurs !
(PAUSE) PAS D’ÉVENT POUR LE MOIS DE SEPTEMBRE !! profitez de votre rentrée, installez vous comme il le faut !
TOUJOURS SUR HM ! es défis et la semaine à thème ont été renouvelé ! peau de cristal — ((yujan)) 359353108
nouveautés sur Hundred Miles !
Découvre les codes promotionnels et viens réclamer tes lots ! un résumé du sondage est également disponible.
continuité de l'animation SUPER(H)M et le sujet d'anniversaire toujours ouvert, n'hésite pas !
HUNDRED MILES
hundred miles c'est un forum réel asiatique city/universitaire basé à Séouldeux réponses par mois minimum — Avatars occidentaux bienvenus ! — Taille des avatars 200*320pxUne semaine pour finir sa présentation — Pas de prise de tête, rien que du love. That's all folks ٩(^ᴗ^)۶
vote pour hm !
✿︎
14.09.19 ➝ elle est là, la maj peachy n.38 qui sent bon le road trip automnal ici !
16.08.19 ➝ 37ème MAJ qui marque également les 3 ans du forum ! Viens mater les news ici !
08.08.19 ➝HM fête ses 3 ans ! merci à tous pour cette belle aventure qui se poursuit !
16.07.19 ➝ C'est la 36ème MAJ, façon summer night festival pour HM! les feux d'artifice c'est par ici !
16.06.19 ➝ 35ème MAJ, HM is a jungle pour ce mois de juin ! les news c'est ici !
12.05.19 ➝ Oh my my my ! 34ème maj fleurie pour HM qui affiche quelques nouveautés printanières !
13.04.19 ➝ 33ème MAJ toute fruitée pour le retour des beaux jours ! viens découvrir les news juteuses !
09.03.19 ➝ on accueille la 32ème maj et son design azuré ! viens découvrir les nouveautés !
09.02.19 ➝ installation de la MAJ n.31, avec un codage tout neuf et plein de nouveautés !
09.01.19 ➝ 30ème MAJ de HM ! viens découvrir les nouveautés ICI
01.01.19 ➝ BONNE ANNÉE LES CHATS !! plein de bonheur à tous. ❤︎
08.08.16 ➝ ouverture de hm
han ja
park bo ra
han soo yun
yang noam
the avengers

 :: seoul :: Gangnam :: Résidences
Partagez

 peau de cristal — ((yujan))


Shim Kee Young


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t5586-kee-young-sheen_rr
☢ BURNING AMBITION
AVATAR : Jessica Jung
POINTS : 9


NOUS A REJOINT LE : 17/11/2018


MESSAGES : 394


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptySam 4 Mai - 12:45

cœurs porcelaines, qui se brisent comme du verre.
quand les bleus colorent son épiderme, la douleur embrume son cœur. et sur l'instant, l'enfant ne sait pas quel supplice est le pire ; le poing qui s'écrase contre son ventre ou le regard qui perce son organe. cette haine-poison qui, bien plus que les coups, la cloue péniblement sur le sol de son appartement.
un jour, cette ancienne domestique qui s'appliquait à soigner ses plaies lui avait dit qu'elle était là, que tout irait bien. elle répétait sans cesse qu'un matin il s'éveillerait et n'aurait plus envie de lever la main sur elle. qu'un homme, qu'il soit bon ou mauvais, prenait forcément conscience du mal qu'il faisait et de l'amour qu'il ressentait. à l'époque, kee young y avait cru de toute ses forces ; qu'il réaliserait un soir qu'elle était la chair de son sang et qu'il n'y avait pas plus proche de lui, que cette petite boule de vie.
mais l'espoir est un atout dangereux,
à double tranchant.
il peut soulager ou enfoncer ; et elle l'avait appris à ses dépends.
car monsieur shim n'avait jamais compris — il ne pouvait prendre conscience d'un fait inexistant :: kee, non désirée, non aimée. ni par son père, ni par sa mère. à l'aube de cette révélation, le jour de ces douze ans, elle avait bien assimilé qu'elle n'aurait pas dû s’accrocher à la conviction que tout ça prendra fin.
bloquée, pour l'éternité, dans un cercle sans achèvement.

arrête,
arrête,
non arrête,
s'il te plait !

elle hurle -- et pourtant les sons ne sortent pas. oh, les larmes non plus.

poupée éreintée qui semble se faner. la voilà éteinte, assombrit sous le rouge-colère d'un père devenu maître suprême de ses terreurs nocturnes. kee young ne fermera pas les yeux de la nuit ; s'isolera pour le reste du week-end. comme si enfermée, elle pouvait se protéger.
mais ce n'est ni l'audace, ni les ressources qui manquent au paternel. s'il a su la retrouver même en italie, il pourra toujours briser la barrière qu'elle se forge à l'intérieur de ces murs.
ça a toujours été ainsi, à chaque fois qu'elle semblait reprendre sa vie entre ses paumes, il était là pour lui rappeler. lui évoquer par dommages qu'il lui dicte son existence.
— et qu'elle ne pourra vraiment sourire tant qu'il sera là.

((vraiment ?)) elle voit une lueur d'espoir, au fond de son âme. mais blessée est l'enfant ; par le châtiment infligé et par le message de l'impassibilité. n'oublie pas kee, qu'il est dangereux d'espérer. il n'existe pas de conclusion à son histoire. et n'est-ce pas ce qu'elle voulait ? un récit sans aucune fin ?
ah, ce qu'elle a mal. elle sent le goût de fer qui se répands entre ses lèvres. elle entends les mots mortels. à cet instant, elle sait qu'elle aurait préféré qu'il la ferme. c'est insupportable, quand il lui parle. les insultes font plus mal que les coups de pieds ou les claques. elles sont mêmes plus efficaces pour l'anéantir, que ce verre de vin qu'il lui fracasse sur le crâne.

kee young ne s'est pas préparée. semble avoir oublié ; le quotidien dans lequel elle vit. moins sur la défensive. redescendue sur terre par cette absence qui s'intensifie et ces réponses si froides certes, mais encore bercée par cette bulle incertaine.
si paisible, dans ses iris,
elle a mis de côté — sa sécurité.

je suis désolée,
désolée, vraiment... désolée.

d'avoir pensé qu'elle avait le droit, à la tranquillité.
l'instant semble avoir duré une éternité. quand il lui rappelle sa place, quand il claque la porte ((a-t-elle entendu l'accès se verrouiller ?)). elle ne veut pas d'une immortalité comme ça. l'espace d'une seconde elle voudrait que le verre la transperce, vide son sang et l'étrangle dans un souffle qui se verrait être le dernier ;; comme il l'a fait quelques minutes auparavant. elle n'a pas la force de bouger et reste premièrement sur le parquet du loft ; mais le liquide carmin tâche le tapis et les attaques passées brûlent son corps.
elle le sait, elle ne peut rester là.
ne rien faire serait marquer à jamais son corps frêle.
c'est alors dans une douleur lancinante qu'elle se redresse et gémit à en perdre la voix. mon dieu, c'est si douloureux. il y a tant d'alertes qu'elle ne sait pas quoi panser en premier. où l'a-t-il tapé ? c'est comme si son esprit s'était évadé et qu'il revenait une fois la guerre terminée. découvrant avec désespoir les endroits ravagés par les bombes ennemies.

elle se perds jusqu'à la salle de bain, et face au miroir, quand elle voit le sang qui coule du coin de ses lèvres -- comme il s'évade de légère plaie à sa trempe. son cœur s'arrête. tout le mal revient.
ça brûle, ça brûle,
ça brûle !
elle recule de quelques pas, s'appuie contre le mur. quelle image voit-elle là ? elle, misérable, blessée. triste et en colère. mais ce qui la frappe en premier ; c'est la brisure qu'elle aperçoit dans ses yeux. les lueurs qui s'éteignent. elle se déteste tellement ; non kee, c'est n'est pas toi, qu'il faut haïr.
le carrelage froid du mur fait du bien aux brûlures de son dos. elle se laisse glisser et se recroqueville sur elle-même.

elle est si petite,
dans ce monde titanesque.
elle est si frêle,
contre cette frénésie arsenic.
oh, kee young relâche toute la peur accumulée au fil de l'heure. dans ses larmes qu'elle voudrait détruire tant elle ne peut les contrôler.


@im yu jan




YUKEE, LIZZIE DE MA VIE & FLO a écrit:
ON AVAIT PAS DE PAIRING PARCE QU'ON S'ATTENDAIT
Im Yu Jan


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t6334-im-yu-jan-error404
☢ BURNING AMBITION
AGE : 25
AVATAR : lee jong suk (dramaking).
POINTS : 5


NOUS A REJOINT LE : 21/03/2019


MESSAGES : 848


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptySam 4 Mai - 23:39

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
désolée de vous avoir dérangé im yu jan.
lame qui transperce son cœur.
arme qui foudroie son âme.

tout n'est qu'une question de temps, malheureusement. comme si la collision, l'explosion d'émotion ne s'était pas faite au bon moment — trop tôt, trop tard ; qu'importe ! elle n'a pas eu lieu à l'instant opportun et a fait mourir tout espoir. le temps est malin, subtilement douloureux.
pourquoi n'a-t-il pas su trouver les mots adéquats ?
pourquoi à ses messages qui crient à l'aide, qui supplient un signe d'attention — pourquoi a-t-il répondu aussi simplement ? vide de sens ((comme lui)), sans importance ((comme lui)). car yujan n'a pas l'art des mots, seulement des silences ; ne sait pas exprimer tout ce qui se déroule dans sa tête. sa palette de vocabulaire et de nuance littéraire est si faible qu'elle ne se résume qu'en quelques couleurs primaires.
et il sait qu'il a commis une erreur.
regardez ! la page du cahier est presque arrachée. il y a un coup de feutre noir, dur et violent, qui imprègne les pages précédentes, masque la jolie calligraphie esquissée dans la bibliothèque.

il a l'impression d'avoir arraché la plus belle des roses dans le jardin d'eden.
erreur, piquante.

et quand le soleil et la lune ont réalisé plusieurs danses astrales, alternant les ombres et les lumières dans le ciel, yujan se pare de son ((faible)) courage et cherche une réponse pour sauver l'ouvrage. il a beau essayé de lire entre les lignes, il n'est pas assez doué ((assez perspicace dans les émotions)) pour comprendre la nuance, y entrevoir la vérité. à ses yeux, tout est si faux qu'il panique lorsque cela devient trop vrai.
est-ce cela ?
ou simplement l'horreur d'avoir laissé celle pour qui ((son cœur bat mais il ne le reconnaîtra pas)) sur le côté.
même minhee lui a dit, soufflé — pourquoi ne passes-tu pas tes soirées avec kee ?
oh ! le petit prince a fait tomber sa couronne, voudrait se cacher derrière son futur trône. il en arrive presque à se concentrer sur l'entreprise et les histoires familiales pour ne plus penser à ce qui le tue au plus profond de son être.

minable personne que tu es.
il a paniqué ((plusieurs fois)), apeuré, terrifié à l'idée d'être abandonné ((alors que c'est toi ! c'est toi qui n'a pas été là)). il est si banal, si transparent. qu'on lui donne le pire des châtiments ((suppression de tout sentiment)).

et ce soir, alors que les étoiles n'éclairent pas vraiment les constellations, semblent aussi éteintes que le cœur de yujan, il se retrouve chez elle ((ce 24 carats qu'il ne mérite même pas)) — histoire sans fin. inspiration, expiration. ses mains se veulent fermes mais il tremble intérieurement. il a ramené une bouteille de vin ((son préféré, il le sait car il la connaît)) parce qu'il pense que tout se règle par des cadeaux et par l'argent. après tout, n'est-ce pas ainsi que l'enfant fut élevé ? existence factice.
cruel raisonnement que de penser pouvoir racheter un silence par de la quintessence.
il n'a rien dit à kee ((pas d'annonce)) ; toujours vouloir faire en grand, en extraordinairement puissant, pour ne pas être rejeté.

porte entrouverte, malaise oppressant. il franchit l'entrée, hésitant. ce n'est pas comme d'habitude — mais il ne comprend pas à cet instant. kee ? sa voix porte dans l'appartement, résonne tel un écho dans la mer glacée. oh ! comme il fait si froid, qu'il pourrait presque voir un nuage blanc s'échapper de ses lèvres gercées ((constamment)). son cœur s'accélère alors que seul le silence lui répond ; et les silences — les silences, ici, sont angoissants.

regarde bien, petit prince.
il y a du rouge carmin sur le tapis de province.

ses iris s'écarquillent, se posent sur le verre brisé au sol ; c'est douloureux. mais ce n'est rien comparé à ce qui suit — d'un pas rapide, il avance en silence, traversant le loft sans s'attarder, cherchant désespéramment ((sa petite poupée)). où est-elle dans le noir ? pourquoi ne brille-t-elle plus comme avant ?
kee, t'es où ? on entend sa peur s’infiltrer dans son cœur. il a l'impression d'être chez les im, de trouver une scène macabre dessinée par sohan, colorée par bora. pas ça, pitié. mais ces traces qui se traînent jusqu'à la salle de bain ne font que rendre erratique son rythme cardiaque.

elle est là.
sa petite princesse.
et à l'instant où il la voit —
il lâche la bouteille qui se brise au sol ((tout comme la petite poupée)).

le vin se mélange au parquet, le verre s'écrase sur le carrelage ; tout comme son cœur ((son âme)) à lui face à ce tableau à peine réel. ça se brise en mille morceaux, royalement. il y a trop de rouge, partout, sur tout — sur le blanc de cette peau porcelaine qui le fascine tant, sur la surface froide ruinée par le sang. la peinture est hideuse, à jeter, à transpercer au couteau. kee ! et ça se fend, ça ne se termine pas vraiment ; le son censé l'appeler. évitant maladroitement ce qu'il vient de renverser ((qu'importe ! pour lui seul l'astre éteint face à lui compte)), il supprime en quelques pas la distance et s'agenouille face à elle, genoux contre le carrelage froid.

petite princesse au regard brisé.
il n'ose la toucher de peur de la blesser.
c'est de sa faute, il l'a laissée.
kee, il s'est passé quoi ? murmure qu'il veut apaisant. il doit comprendre — il sait ((il a l'habitude avec les im)) qu'il n'est pas nécessaire de demander si elle va bien.
elle ne va pas bien.
rien ne va.

tu es inapte, yujan.
pour t'occuper des gens.


ciel rouge le soir laisse bon espoir ; ciel rouge le matin, pluie en chemin.

princesse kee ♡ a écrit:
kee now elle va droit au but elle le veut dans sa vie
et dans son lit

hylan le + bo a écrit:
eux ils écrivent nous on écrit
Shim Kee Young


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t5586-kee-young-sheen_rr
☢ BURNING AMBITION
AVATAR : Jessica Jung
POINTS : 9


NOUS A REJOINT LE : 17/11/2018


MESSAGES : 394


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyDim 5 Mai - 0:59

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
# :: les larmes sèchent à mesure que les minutes défilent. et le temps n'a jamais été aussi long qu'à cet instant où, les bras croisés elle affronte à nouveau cette douloureuse réalité. seule, âme maltraitée. vivante dans l'unique but de l'aider à se défouler. réduite à l'idée qu'elle mérite tout ce qu'elle subit. comme si-
comme si son entité ne pouvait servir à être chose qu'à servir de punching-ball. pour cet être qui semble le faire dans l'unique concept de la faire souffrir. si au moins elle savait ; la raison pour laquelle il ne cesse de la frapper ? mais ce n'est qu'un vaste horizon d'inculture qu'elle voit au delà du mur. impuissance foudroyante d'une situation accablante. et ça aussi, ça fait mal, ça lui fait mal. de ne pouvoir imaginer une fin où plus jamais sa peau ne serait abîmée.

qui est-il pour ainsi malmener sa vie ? peut-on tout tolérer, sous prétexte qu'il est un père, un homme d'affaire ? n'importe qui répondra non. car la conscience pousse l'humanité à se révolter, face à la cruauté.
pourtant personne n'intervient ; car il a les moyens de contrôler.
et ses coups, et les vies de ceux désireux de l'aider.
ce n'est pas comme si elle n'avait jamais essayé. bien au contraire. elle a déjà tenté, de se relever, de se dresser contre ce tortionnaire : a-t-elle seulement réussi à lui faire peur ? évidement que non. pourtant elle y croyait, lorsqu'elle a reçu de cette part. qu'elle s'est vu héritée de la moitié de la société.
mais kee young n'est qu'une enfant. qu'une femme, bonne à épouser. elle ne possède le réseau de son géniteur. n'est pas vu comme une femme d'affaire. c'est là une des différences avec son père ;; elle aime, quand il se montre autoritaire. les gens diront qu'ils préfèrent suivre par amour que par obligation, mais dans le monde réel — dans la vraie vie, ce n'est pas ainsi que ce déroule les situations.
on suit toujours la personne qui affirme son leadership.
alors kee, elle n'a jamais réussi.

c'est parce qu'il le sait qu'il continue. pourquoi lâcherait-il un tel pouvoir ? n'est-ce pas grisant, de se voir comme un prédateur, de posséder une proie. et l'étudiante hurle. hurle de désespoir, dans un cri qui efface les dernières larmes. elle n'a pas la force de se vider ((et de son sang, et de son eau)); c'est trop d'efforts. trop de supplices. pleurer lui donne envie de vomir,
(pleurer seulement ?)
elle est malade de cette situation.
cinglée de la faiblesse qui l'empêche de sortir de cette prison.

que quelqu'un l'aide
arrête d'espérer kee.
n'y a-t-il une personne sur terre, prête à lui tendre la main ? oh, elle est persuadée que non. parce que pour le moment, elle n'a que mépris et dégoût pour la pauvre princesse qu'elle est. même pas encore reine et déjà déchue. quelle minable royauté, qu'elle voit dans le miroir.

et puis retour violent, à la réalité.
perdue dans un monde mirage où ((où personne n'est là.
— le verre se brise a nouveau et. dans un tremblement, kee sursaute encore. il est revenu ? il n'en a pas fini ? elle panique. son corps ne semble vouloir se calmer, mais plus elle s'épouvante -- plus ça la lance. les coups. la peur. la douleur.
elle n'a pas entendu ; l'inquiétude, le diminutif précédent, n'a pas reconnu, le timbre de la voix. car kee est bloquée dans cet entre deux où elle se noie. elle sent que ce n'est pas le démon qui revient, mais l'ange qui lui porte secours. comme s'il arrivait au bon moment pour la réanimer et la sauver.
il y a sa chaleur qui se dégage et qui la heurte, pourtant, elle en est sûre : elle meurt de froid. alors même que son corps est toujours aussi brûlant. — c'est le poids du spectacle qui la glace. quelqu'un est là, quelqu'un est là. après que son père se soit amusé à la marquer. il y a un témoin ((encore une fois)) mais c'est pire. c'est pire car les plaies sont là ; béantes, fraîches.
oh. elle n'a jamais été aussi vulnérable.

les larmes coulent à nouveau quand elle reconnait. cette voix qui la berçait, il y a un mois. yu jan.
son cœur,
se brise
comme le verre qui git.

elle ne voulait pas le voir maintenant ; ne voulait pas qu'il la voit ainsi. elle a été si horrible, avec ses derniers messages. kee young déteste utiliser le nom des im, mais elle a été blessé et n'a pas tout de suite réaliser. le mal qu'elle a pu lui apporter.
sa main s'accroche à la première chose qu'elle trouve ((à son tee-shirt)), à sa manche. ...pardon yu. pour cette nomination abominable. je suis désolée d'avoir réagi comme ça -- elle est désolée d'être là, fracassée contre le carrelage froid. de lui montrer cet épiderme ébranlé.
incapable de le regarder, sa main martyrise le tissu. comme si ça pouvait la soulager, de diffuser la douleur ailleurs.
à se faire si mal aux doigts serrés, peut-être oublierait-elle un instant tout le reste. tu sais, je- je voulais vraiment te voir. c'est vrai. oh mon dieu, ce qu'elle a attendu cette rencontre pour croiser encore ses yeux noisettes. mais je voulais pas que tu vois ça... c'est terrible, comme secret à porter. elle le sait, vit avec depuis des années. elle refuse de l'encombrer lui aussi, de le faire souffrir aussi. c'est tellement injuste.
les larmes redoublent, elles ne semblent plus vouloir s'arrêter.
c'est le moment de
vérité.
je, c'est mon père. et elle tremble davantage.
parce qu'il lui fait peur. parce qu'elle est terrorisée. c'est le pire de ses mensonges. l'ombre la plus sombre. ce soir kee est la même enfant qu'il y a dix ans ; elle n'accepte pas la condition de gamine battue ((car yujan est là, et qu'il ne mérite pas une fille -- une fille aussi misérable qu'elle. je suis désolée... et elle le répète, sans s'arrêter. elle est désolée. d'exister.
elle le dit, comme si c'était une formule magique.
le murmure, en pensant que peut-être,
peut-être que ça fonctionnerait.
que tout s'effacerait !
détestable prière.


@im yu jan




YUKEE, LIZZIE DE MA VIE & FLO a écrit:
ON AVAIT PAS DE PAIRING PARCE QU'ON S'ATTENDAIT
Im Yu Jan


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t6334-im-yu-jan-error404
☢ BURNING AMBITION
AGE : 25
AVATAR : lee jong suk (dramaking).
POINTS : 5


NOUS A REJOINT LE : 21/03/2019


MESSAGES : 848


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyLun 6 Mai - 0:01

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
explosion.
explosion sur sa peau, explosion dans son âme.
nuance de rouge au parme.

tout se déchire et c'est si douloureux qu'il peine ((hurle intérieurement)) à ne cesser de la regarder, croisant de ses iris embuées les tâches bleues sur le blanc nacre — abjecte mariage de nuances offertes par la palette. pourtant, la couleur ne lui est pas inconnue ; car chez les im, les maux sont plus employés que les mots. combien de fois — combien de fois est-il tombé sur sohan et bora ? deux astres incapable de s'aligner, trou noir emportant l'étoile qui se laisse parfois mourir pour ne plus se relever. ce rouge carmin détestable qui recouvre l'ivoire, pour ne plus rien y voir. quelle ironie !
celui qui mériterait des couleurs pour lui donner vie, celui qui n'est qu'un tableau blanc sans éclat criant — ((c'est lui)) lui n'en a jamais eu ; page définitivement vierge ((oh ! quelle ironie vraiment)). petit être qui ne sait qu'obéir, sacrifier toute son âme dont il a bien conscience de sa valeur ((inexistante)).

c'est
dramatique,
bouleversant,
tragique.

elle tremble dans ce vêtement opalin aux reflets platinés ; accroche ses mains désespéramment à son t-shirt et souffle un pardon que yujan ne comprend pas. ((c'est lui qui doit s'excuser !! lui l'être maladroit, inadapté)). il la laisse s'agripper, alors que son esprit réalise ce qu'il voit — combien de secrets kee lui a-t-elle caché durant toutes ces années ?
à ses yeux, kee est un soleil — brillante, souriante, inépuisable et inatteignable. les confessions un mois plus tôt ont masqué, le temps d'un nuage, cette belle image ; mais rien comparé à ce spectacle qui éteint brutalement toute cette lumière. il n'y a plus de rayons chaleureux, plus de flammes rassurantes, comme une bougie dans la nuit. non, c'est fini ! c'est beaucoup ((trop)) sombre et l'encre noire s'écoule sur le cahier.
flaques de pétrole, toxiques.
de nouveau, la facticité de leurs échanges d’antan le foudroie ; ah ! quel joli trio, tiens.
elle broie le tissu — tout comme son cœur à lui. sa voix brisée pour lui avouer qu'elle voulait vraiment le voir ; c'est si réciproque mais aucun son ne franchit ses lèvres. yujan est incapable de nommer ses émotions.
les deux vaguelettes dans ses iris inondent toute sa planète ; regard à lui brouillé de sentiments inexpliqués.

je suis là. il efface de ses doigts les larmes rebelles, qui reviennent inlassablement telle les vagues de la mer sur le sable brûlant. on s'en fout, je suis là. qu'importe — il a vu mais il reste là. lui qui en temps normal ne saisit pas les codes des relations humaines se pare d'une culpabilité dont il ne cerne pas la cause ; il aurait dû être là. elle voulait le voir, l'a supplié ((en silence, comme à chaque fois car kee ne demande jamais de vive voix)) de venir à ses côtés. et petit prince, capricieux et bien loin d'être humain, est resté avec minhee. oh ! l'égoïste, le pourri de l'intérieur. elle te prie de faire acte de présence mais il ne montre qu'une ((laide)) absence.
les larmes ne s'arrêtent pas, le sel semble éternel. il a beau (re))passer sur ses joues pâles, il y a toujours ce liquide transparent qu'il déteste tant ((sur kee)).
car sur kee, tout semble plus important.

et la vérité coule, dévale sur le lien rouge de leur amitié.
ce n'est pas un inconnu, par un cambriolage — non, c'est son père. et à ces mots, yujan écarquille les yeux, reste muet d'horreur.
si sa propre famille est déjà un véritable enfer, où placer les shim ?
constamment soumis à la pression des affaires, à l'exigence requise pour être le digne héritier, yujan sait, ne demande pas, comprend que kee n'est responsable de rien. qu'il n'y a peut-être même aucune raison à cette violence ((insoutenable)).
les murmures dans la bibliothèque sur les voyages d'affaires lui reviennent subitement — terrible rappel. comme il voudrait partir, mettre un terme à toute cette épouvante abomination. dis pas ça. souffle, murmure alors qu'il prend son visage entre ses mains. c'est pas ta faute, kee. c'est pas ta faute. il répète, ordonne, n'accepte pas qu'elle se flagelle encore plus, elle déjà tombée si bas. leur monde est si écœurant. il aurait voulu arriver ne serai-ce que quelques minutes avant — pour déjouer le destin. tel le divin !
et délicatement, de peur de la briser ((qu'elle ne s'éclate dans ses bras)), il l'incite, la guide à se poser sur son torse, à se recroqueviller sur son t-shirt. posant sa main sur ses cheveux, il cale son menton contre sa tête ; laisse la petite poupée se noyer dans le chagrin, épancher ses peines sur ses vêtements. il sent ((ressent si violemment)) que le mouvement est cependant douloureux, terriblement éprouvant — souffrance.
combien de temps ? ça dure depuis combien de temps. car il a le pressentiment que ce n'est pas la première fois, que ce qu'il voit ce soir n'est que la répétition d'un geste ((habituel)).
il se sent impuissant.
il se sent inutile.

il veut revenir quelques semaines en arrière, s'abriter comme des enfants derrière ce livre et imaginer leur propre avenir, rayonnant. boire du vin italien, s'acheter tout ce dont ils n'ont probablement pas besoin, rire, vivre. vivre leur propre vie, être maître de leur destin.

comment a-t-il fait pour ne rien déceler de ses maux dans ses mots pendant toutes ces années ?


ciel rouge le soir laisse bon espoir ; ciel rouge le matin, pluie en chemin.

princesse kee ♡ a écrit:
kee now elle va droit au but elle le veut dans sa vie
et dans son lit

hylan le + bo a écrit:
eux ils écrivent nous on écrit
Shim Kee Young


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t5586-kee-young-sheen_rr
☢ BURNING AMBITION
AVATAR : Jessica Jung
POINTS : 9


NOUS A REJOINT LE : 17/11/2018


MESSAGES : 394


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyLun 6 Mai - 2:45

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
# :: ce n'est pas le premier, à tout apprendre.
et ce n'est probablement pas le dernier.
pourtant — c'est l'instant le plus douloureux de son existence. car ce n'est pas n'importe qui, qui pose ses yeux sur les bleus. depuis toujours yu jan semble avoir une place spécifique. âme couverte, enveloppée de son amour timide. délicat et réservé. kee young le sait spécial, mais a toujours rendu silencieux les sentiments éprouvés ((qu'ils soient simplement amicaux ou purement amoureux quand elle osait y croire)). alors elle ne supporte pas, qu'il la regarde. et c'est affreux de craindre ainsi son regard. ne voulait-elle pas lui offrir, le meilleur d'elle-même ? a passé des années à le préserver ((l'héritier ou l'héritière kee ? dis-nous, que cherches-tu vraiment à protéger)) -- persuadée qu'il s'en irait, qu'il partirait, si elle était si laide.
son cœur souffre, comme jamais auparavant. il se broie dans une sensibilité accablante. auto-jugement, elle le prive de ses droits. décide pour lui, depuis le départ. mais n'ont-ils pas toujours été ainsi ? plus heureux dans les silences.
c'était si facile, de ne rien dire. moins de peur à avoir ;; car le tourment est insoutenable maintenant. ses larmes coulent pour ce qu'elle lui montre, s'en veut. s'en veut, de lui infliger tout ça. yu jan doit sourire,
rire,
ne jamais faiblir !
((dans sa lumière rien qu'à lui))
ce n'est pas les mêmes attentes que celles des im. elle souhaite juste le voir heureux. alors c'est douloureux, de sentir ses prunelles sur ses hirondelles hideuses. hématomes monstrueux.

l'instant est tellement plus anxieux sous ses yeux. mais néanmoins... il y a ce soulagement, derrière les pleurs honteux. il sait, il sait ! et il n'est pas encore parti. elle compte les secondes, comme s'il ne s'agissait que d'une question de temps et ça l'aide de penser si négativement.
perdue sur l'horloge invisible qu'elle invente, elle en oublie les blessures. douces illusions de croire qu'elle n'aura plus mal, sous ses iris rédemptrices. il y a tout qui arrive en même temps. le mal des coups, la terreur infligée par la simple image implantée dans son esprit. et cette culpabilité gourmande, qui ravage sur son passage, le peu de raison qui lui reste. oh, pourquoi n'a-t-elle pas écouter, pour tout révéler ? sensation vorace d'avoir omis les détails uniquement pour le garder à ses côtés. mensonges poignants qui relèvent sa plus grande faille : gamine égoïste qui s'est convaincue qu'en restant silencieuse elle n'aurait pas besoin de s'éloigner.
cruauté sincère dans ces idées nouvelles. pense-t-elle vraiment qu'il est aussi bête ? qu'il aurait fui, sous simple prétexte qu'elle soit victime ? cette manie à penser qu'elle serait abandonnée n'est-ce pas ce qui va les détruire — et yu jan est toujours là,
il le dit et elle ne le croit.
attendez, quoi ?
tu es... encore là; c'est ça. oui c'est ça. ça y est, c'est la plume qui brise le miroir. ce reflet aux milles labyrinthes dans lesquels elle s'engouffrait. kee young a imaginé les fins, à ne plus les compter. tant de scénarios, que des départs. aucun soutien de sa part. alors sa voix est brisée --mais soulagée. malgré les pénombres, on y ressent tout l'espoir du monde. il y a dans ces mots, la douceur d'une enfant laissée à l'abandon.
il est là.

les larmes redoublent ((encore)), pourtant c'est celles de sa guérison qui se montrent. assassinent les perles ennemies, celles qui exprimaient toute sa honte. c'est comme la bibliothèque ; ce n'est pas parfait, ils ne sont pas brillants comme du cristal et pourtant ils restent tous les deux là.
n'est-ce pas la force qui leur manquait ? oh. elle a mal. si mal. mais il lui fait tant de bien. c'est la raison même qui la pousse à dire à voix haute ce qu'elle n'a même pas dis à voix basse. et elle prie pour qu'il ne demande pas ; car kee n'a ni raisons, ni réponses à offrir. dans le noir total, elle subit et guérit. c'est comme ça que ça se passe, dans sa famille. on se fiche bien, qu'elle reprenne l'entreprise, on ne lui demande que le silence. eh. pourquoi l'a-t-elle alors tant souhaité, avec l'héritier ? — parce que dans sa famille, la violence, il n'y a que ça de vrai :: alors les silences créés avec yu jan avaient eu aussi une importante réalité. quelle mascarade écœurante -- et néanmoins si intègre.

ses mains sur son visage lui apportent secours, pourtant elle en souffre. ces yeux, ces yeux, elle les aime tant ;; ce soir ils sont si tristes que ses blessures semblent passer au second plan.
ça la rassure, d'entendre ses mots. ils sont efficaces car c'est d'entre ses lèvres qu'ils s'évadent. peut-on pourtant réellement dire que ça efface des années de conviction ? à n'avoir aucunes réponses, elle fût conditionné à se voir comme seule responsable. n'est-ce pas elle toute entière qu'il blâme de ses mains. et elle est prête à s'excuser à nouveau, parce qu'elle est persuadée que tout ceci ne serait pas arrivé, si elle était une autre.
son corps la lance avant qu'elle ne parle, ça la tiraille de tous les côtés. ce qu'elle a mal ; mais à part ses dents qui s'entrechoquent et ses poings qui se serrent, kee ne change rien. se laisse faire, bascule légèrement en avant et atterri sur ce torse dont elle a rêvé de très nombreuses années.  
ça fait mal, kee gémit bien malgré elle. et les tremblements reprennent de plus belle. seulement elle le sait, la peur la quitte à mesure que les minutes passent. son aura la protège ; à cet instant, entre ses bras, contre son corps ;; la consultante se sent plus couvée que jamais.

d'abord,
son sang se glace. son organe rate un battement pour reprendre de plus belle et kee se fige.
ensuite,
ses mains se glissent ((lentement)) pour s'agripper à son dos, à ses épaules. elle le fait à son rythme, comme pour contrôler les bleus qui lui ordonnent de s'arrêter, de partir se coucher et d'hiberner le temps de se régénérer. sauf qu'elle n'a pas envie de quitter le cocon dans lequel il l'abrite. depuis toujours. plus ou moins. la réponse se libère comme son ultime appel à l'aide. la voix étranglée par le désespoir qui ne cesse de la malmener. oh, bien sûr, ce n'est pas si loin. car kee n'est pas immortelle. bien avant ma mère. ce secret, qu'elle lui a confié autour d'un café.

oh yu. si tu savais,
comme elle t'a-- elle déteste montrer cette face cachée. six ans. son âge, pas la durée. ça. fait. mal. quand elle compte, quand elle le dit à voix haute ;; depuis tout ce temps ? réagis kee, bon sang ! elle ne fait rien, même sa voix semble avoir accepté cette fatalité. elle est tellement fatiguée. elle se sent sombrer, mais elle ne veut pas quitter le garçon alors elle se concentre sur ses battements de cœur, elle est juste sur sa poitrine. elle se laisse bercer à nouveau, mais ça ne semble pas beaucoup atténuer tout ce qui la blesse. je vais te salir... lâche-moi yu, j'ai mal. mais — n'est-ce pas elle qui le retient ? s'accroche à lui comme si, comme si elle allait s’effondrer s'il s'en allait.
elle ferme les yeux, les larmes s'assèchent, refuse de voir un instant de plus, ce monde malheureux.
boom, boom
ça va vite. trop.
— leurs cœurs sont à l'unisson; ça fait... du bien.
je, je voulais pas te men--te le cacher mais c'est tellement dur, à chaque fois qu'elle en parle, les coups semblent faire encore plus mal. car cette situation qu'elle voulait mirage prends de l'ampleur dès que d'autres sont au courant.
c'est ça kee ? qui te fait si peur ? menteuse.
je pensais...je oh, elle pleure à nouveau. tu es là. elle qui pensait qu'ils se briseraient tous les deux, s'il le savait.
mais seul sa peau est en porcelaine.


@im yu jan




YUKEE, LIZZIE DE MA VIE & FLO a écrit:
ON AVAIT PAS DE PAIRING PARCE QU'ON S'ATTENDAIT
Im Yu Jan


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t6334-im-yu-jan-error404
☢ BURNING AMBITION
AGE : 25
AVATAR : lee jong suk (dramaking).
POINTS : 5


NOUS A REJOINT LE : 21/03/2019


MESSAGES : 848


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyMar 7 Mai - 0:23

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
et ce soir dans la nuit,
yu jan apprend,
le grand secret de kee young.

il ne sait pas, qu'il n'est pas le premier et probablement pas le dernier. tout ce qu'il voit ((découvre avec effroi)), c'est un morceau de l'histoire de kee qu'il ne connaissait pas. comment a-t-il pu ((littéralement)) rater ce passage, supprimer ce paragraphe ? parce qu'il en a toujours été ainsi. dès leur première rencontre, leur première échange, il y a eu ce voile opaque, ce désir ((fou)) de ne pas avouer ses faiblesses ; d'apparaître si fort, si beau, telle la voûte céleste. comme lui n'a rien dit sur les horreurs dans sa famille ou sur ses crises qui ne le quittent pas, kee a soigneusement caché de tulle et de taffetas ses coups bleus sur ses bras. pas un signe, pas une trace — rien qui aurait pu lui donner la réponse.
pourtant ; tout comme ces histoires qu'il aime tant, il aurait du savoir — que les êtres humains sont comme des livres, dans l'attente d'attirer le regard par leur couverture mais ((surtout)) qu'on en ouvre les pages, lise les lignes. mais yujan ((tout petit yu)) s'est caché derrière l'éternel, a supposé ne pas être aussi intéressant, pas aussi convenant. en retrait, à distance, il est resté sans jamais — déraper. ne pas faire ressortir ce qui le traverse cependant des mois ((années ?))
facticité des relations humaines !
il ne dit rien mais se demande, essaye de comprendre pourquoi il en est toujours ainsi. ériger des barrières pour espérer plaire mais il est persuadé ((espère terriblement)) qu'il lit de la sincérité dans le regard de la petite princesse. ((sa)) petite princesse en ce jour sans couronne, assise à côté du trône et incapable ((bien trop faible)) pour supporter la pression royale qu'on lui prête.

elle murmure ce qui pour lui est une évidence. oui, il est là ; pourquoi penses-t-elle qu'il ne resterait pas ? bien sûr, évidemment — il ne peut qu'être que là, kee. pas ailleurs, nulle part excepté avec toi. oh ! quelle est cette sensation, cette rature dans ses battements. c'est si intense, si brûlant. il en faut plus. chuchotement au creux de l'oreille, confidence. il en faut plus pour qu'il parte vraiment. car sa plus grande peur ((l'inconnu)) n'est pas l'horreur ni le sang mais la frayeur de l'attachement — une relation sincère. il ne saurait comment réagir, comment faire ; lui qui ne baigne que dans le milieu des affaires. jamais il n'a lu ni l'amour ni le soutien, ni l'amitié ni l'affect diluvien.
il ne sera pas à la hauteur, c'est certain !
jamais jusqu'à ce que —
ah ; kee !
la comète dans la nuit, l'astre du vœu de minuit.
il a simplement peur de la décevoir, d'être d'une banalité sans nom dans la relation ; ne pas réussir là où il voudrait tant ((conquérir))
son cœur,
son âme.

les larmes ne se tarissent pas, ne cessent de noyer le 24 carats. tout comme ses iris qui brillent bien trop forts, écumées d'un liquide qu'il déteste voir, ne supporte pas de toucher (oh !! comme ce visage ne mérite aucun flot)).
elle gémit et son ventre se tord.
il ne peut pas la laisser ainsi.
sans un mot ((en silence parce qu'ils se comprennent muettement)), elle s'aggrippe à lui, désespéramment tel le radeau de la méduse de géricault. elle semble si fragile, si frêle qu'il redoute qu'elle ne se fissure, se brise en mille éclats. mais ses mots — pourraient bien le briser, lui ((son cœur)).
depuis toujours, bien avant sa mère.
c'est une éternité ! hurle sa conscience alors que son esprit tente de le placer dans la chronologie du passé, se remémorant les détails autour de ce café. ses yeux s'écarquillent et il se retient de resserrer sa prise, refusant d'aggraver ses souffrances mais souhaitant de tout cœur de lui montrer sa présence.
car l'événement ne date pas de six ans mais depuis ses six ans. et c'était il y a si longtemps !
il n'ose pas lui dire qu'elle aurait du lui en parler ; c'est trop facile ((c'est trop cruel de sa part)). il a rendu ce lien superficiel, s'est toujours contenté du joli miroir renvoyé ; elle si parfaite qu'il était impossible qu'elle cache des secrets aussi laids. un sentiment étrange ((nouveau)) le ronge, le tiraille. il se retient de demander si quelqu'un d'autre a découvert. et si l'éternel le sait, est-il alors définitivement celui qui n'a jamais su saisir l'importance de cette relation ? petit prince dans sa tour d'ivoire pleure silencieusement de ne rien voir. à s'éloigner ((à fuir)) la sincérité, incapable d'y croire, il se mure dans le noir, panique d'être laissé de côté. je suis là. ça va aller. et il répète ces mots plusieurs fois, dans un souffle alors qu'elle semble presque se perdre dans le brouillard.

il esquisse un sourire lorsqu'elle murmure le salir. ce n'est qu'un t-shirt ! j'en rachèterai un demain. kee est plus importante qu'un morceau de tissu.
il ne sent plus les larmes, l'eau qui inonde les joues tachées de rouge. on n'entend plus que le battement de leur cœur, qui frappe à l’unisson ((s'emballe)).
je sais, kee. je sais que tu ne voulais rien me cacher. et il n'y a aucun reproche dans sa voix, aucune accusation. seulement de la douleur, une tentative maladroite de chaleur ((réelle)).

ils ne peuvent pas rester ainsi ; elle ne peut pas rester là. s'éloignant légèrement d'elle, il laisse ses iris chocolat se poser sur tous les coups qu'il voit — cette ouverture à l'arcade dont jaillit ce liquide rouge, ces morceaux de verre qui lui griffent le visage et attaquent son cuir chevelu. il n'ose imaginer l'état de son dos ; éclat vif cristallin sur sa peau opaline. il faut que je te— que je soigne tout ça. c'est drôle, amusant — on dirait un enfant quand il bute sur ces mots si simples ; il a l'impression d'usurper le rôle d'un autre en voulant la soigner elle, s'occuper d'elle. regrettant de devoir briser cette étreinte, il pose délicatement ses mains autour des bras de kee pour qu'elle s'appuie de nouveau sur le mur froid, avant de se lever et d'ouvrir absolument tous les tiroirs ((il cherche un peu à l'aveugle mais préfère rester dans la pénombre encore quelques instants)).
ah, les voila ! les cotons qu'il saisit d'une main tout en continuant sa quête.
dis-moi que tu en as— sa phrase se meurt lorsqu'il ouvre le placard d'à côté où trône une petite bouteille d'antiseptique. il claque sa langue contre son palais ; combien de fois a-t-elle dû l'utiliser ?
il reprend sa place agenouillée, imbibe le coton de la solution et doucement ((si délicatement)), il l'approche de la plaie qu'il juge la plus ouverte ((la plus importante)) et tapote légèrement autour, retirant comme il le peut les traces de sang, les morceaux de verre logés à l'intérieur. désolé, ça va piquer. murmure avant qu'il n'applique le coton sur la plaie — elle frissonne ((sursaute presque)) sous le contact alors, par réflexe ((inconsciemment)), il glisse sa main libre dans celle de kee, la serre ((fort)).
il est là.
il ne partira pas.
jamais.

c'est silencieux mais c'est tellement eux.
à travers son souffle, sa respiration, le mouvement de ses cils et le contact de sa peau ; c'est bien mieux que les mots.
il continue ses gestes, minutieusement et sans jamais lâcher sa main. dis-moi si ça fait trop mal.

pitié, kee.
ne souffre plus sans me le dire.


ciel rouge le soir laisse bon espoir ; ciel rouge le matin, pluie en chemin.

princesse kee ♡ a écrit:
kee now elle va droit au but elle le veut dans sa vie
et dans son lit

hylan le + bo a écrit:
eux ils écrivent nous on écrit
Shim Kee Young


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t5586-kee-young-sheen_rr
☢ BURNING AMBITION
AVATAR : Jessica Jung
POINTS : 9


NOUS A REJOINT LE : 17/11/2018


MESSAGES : 394


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyMar 7 Mai - 15:39

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
# :: combien de fois les mots se sont-ils heurtés à ses lèvres. scellées par la crainte que leur amitié se briserait, si elle se dévoilait. un manque de confiance évident, qui prenait pourtant un sens bien différent -- entres les deux amants amis. relation importante, qu'elle n'a cessé de chercher, d'apercevoir dans le noir. fragilité certaine, nouée au premier regard ;; elle était certaine que même la brise la plus légère ferait s'écouler le château dans lequel ils se réfugiaient. comme si souffler de trop ((ou parler si fort)) suffirait à ravager cet empire puissant,
et si cassant à la fois.
un royaume à leur image ! si pressant qu'ils l'ont rendu réticent. plongé dans des silences conquérants. kee a tout fait, tout ce qui était en son pouvoir, pour maintenir la paix. de ses sourires, de ses iris : couvant yujan afin que seuls les plus beaux ornements n'entourent ses expressions quotidiennes. tendresse profonde et affection certaine, elle a protéger cette liaison de la seule façon qu'elle connaissait.
se taire, tout faire par le calme. l'anonymat.

moins ils en savaient et plus ils s'aimaient- hm, vraiment ? illusion réelle de leurs incapacités à se lier pour de vrai. trop faibles pour penser qu'ils seraient adorés, s'ils n'étaient pas parfaits. //n'est-ce pas ce qu'ils ont fait, tous les deux durant toutes ces années ? elle a toujours cru bien faire. elle s'est continuellement convaincue qu'il s'agissait de la meilleure manière de procéder. et finalement ce n'est pas un manque de confiance, mais simplement l'emblème de leur tragédie.
toujours se croiser, mais jamais s'arrêter réellement. que tout ceci cesse.
dans l'ombre de ses bleus amers, noté cette évolution incontestée. forcés de parler, ce n'est finalement pas plus mal dans certains cas. car à trop se contenter de cette facilité, ils n’auraient jamais avancé. et c'est douloureux, de dépendre ainsi d'un sort aussi triste, pour s’élever ((dans cette belle amitié))... pourtant malgré la douleur sur sa peau, elle sent de la légèreté sur son cœur. soulagée de partager.

ça fait peur, de se dire qu'il connait toute sa noirceur ((enfin celle de son père)) mais- mais ça fait du bien aussi. de savoir qu'elle n'est pas toute seule. oh bien sûr, il y en a d'autres. d'apparence parfaite peut-être, cela ne veut pas dire qu'elle est invincible et qu'elle est parvenue à berner toutes les iris de son entourage pourtant,
pourtant c'est si différent avec yujan.
plus il la tient dans ses bras, plus il lui parle et plus le sentiment de plénitude est vaste. il en faut plus, oh s'il savait, comme ses mots lui font du bien. elle devrait le savoir -- qu'ils sont au delà de tout, mais comment en être certaine dans un lien qui parait si superficiel. elle ne dit rien, se contente de d'hocher la tête. ça lui tourne,si violemment, qu'elle est persuadée d'avoir une nouvelle nausée ;; mais ça ne change rien à tout ce qu'elle ressent. cette reconnaissance concrète. ce murmure qui résonne encore à son oreille, kee frisonne de tout son corps, quelle est chaleur au creux du ventre ? celle si- si différente des brûlures sur son épiderme. quel combat incessant entre sa peur et sa joie, son cerveau ignore où concentrer le débat.

mais tout ce qui compte finalement, c'est le torse contre lequel elle se noie. il ne bouge pas, ne la repousse pas ; elle s'accroche à lui et...
et rien. pas un instant il ne la rejette.
il accepte, le soulagement lui broie les étrailles ((fait ça mal, si mal, pourtant kee est si heureuse ?)) veut endurer plus de souffrances de ce genre. il lui apporte tant de réconfort. alors elle parle. elle avoue tout et ça aussi, c'est douloureux. elle entends son cœur qui accélère ((à lui)) //à elle aussi. elle s'en veut de lui infliger tout ça, tout ce drame. kee a toujours rêver d'être une de ses filles sans aucune histoires à raconter. qu'est-ce que la monotonie ? il est là — rien d'autre ne compte. plus de questions silencieuses, plus de doutes, plus rien n'embêtent son esprit. elle se laisse seulement aller dans ces bras protecteurs. et même si elle souffre le martyre... rien d'autre ne compte que yu. ne pars pas jamais. en réponse à son murmure, le sien s'élève avant de mourir dans le noir.

le salir n'est qu'une excuse, le sang n'est pas la seule raison de ses maux doux ;; elle ne veut pas le tâcher de sa lâcheté. il peut racheter un tee-shirt, mais pas une âme. ce n'est pas ainsi qu'elle souhaite marquer son esprit ou son cœur.
qu'il ne retienne d'elle que sa lumiè- non ce n'est pas ça, il suffit kee. que tous les deux acceptent le blanc, mais aussi le noir, et le gris. elle voudrait écouter le bruit qui s'échappe de leurs poitrines sans jamais avoir à l'interrompre. comme si c'était tout ce qui lui fallait, pour arrêter de trembler sous la pression de la terreur. pardon ça n'arrivera plus jamais, jte le promet ;; plus de silence-menteur. c'est un ultime pardon rédempteur.

et à nouveau, kee young a froid. lorsqu'il s'éloigne, elle a mal. c'est différent des supplices que provoquent les blessures. elle hoche encore la tête quand son dos se repose sur le carrelage du mur. c'est glacé, ça réchauffe toutes les plaies. elle fuit d'abord son regard et quand elle revient à ses yeux — elle voit ce qu'il voit.
elle se mort la lèvre ((à sang ??)). elle n'a jamais été aussi laide. face à yujan. son cœur accélère. un de ses bras se pose sur son ventre, entre sa propre taille ; elle serre doucement son corps. position sincère de sa faiblesse; ensuite elle ne quitte plus jamais ses yeux.
sauf lorsqu'elle ne le voit que de dos. à chercher dans ces placards ce qu'elle aurait elle-même utilisé s'il n'était pas là -- la simple idée l'accable. elle se sent déprimée, dévastée. calme-toi kee, ce n'est qu'une unique constatation. toute l'alerte qui la foudroyant se calme tandis qu'il revient face à elle. pauvre poupée démembrée. elle se sent cristal quand il la soigne ainsi. voit toute la délicatesse de ses gestes :: oh, elle semble si importante, sur l'instant. rien ne vaut ce moment, elle refuse de croire qu'elle est là grâce à son père. c'est uniquement yu, uniquement lui qui l'apaise.

elle voudrait répondre mais quand le coton touche sa plaie kee sursaute brutalement. dans des tremblements douloureux elle se laisse pourtant faire. ça pique oui, ça fait mal oui. bon dieu ce qu'elle souffre. d'habitude elle éloigne le verre ; la porcelaine. blessée par les coups, pas par les objets. mais elle reste quand même sagement à sa place et claque des dents. c'est le mieux qu'elle puisse faire, pour lui, lui qui fait tant d'efforts pour elle.
le moment est insoutenable jusqu'à ce qu'il lui prenne la main. instinctivement encore, leurs doigts se mêlent. et chaque mouvement la fait devenir plus incrustée à lui : tant elle serre.
mais cette emprise résulte-t-elle de la douleur ou de son merci ?
qu'il ne la quitte jamais. c'est tout ce qu'elle souhaite ((oh, kee n'a jamais été aussi égoïste.

se noyer dans ses yeux, c'est tellement plus.. agréable qu'être enfoncée dans ces noirceurs qui l'étouffent. c'est moins douloureux... avec toi, quand c'est toi qui me soigne. elle pleure toujours des torrents de larmes, quand elle se guérit face au miroir. seule face à ses ténèbres. mais c'est différent, cette fois.
elle caresse sa paume de son pouce. et toujours ses prunelles croisent les siennes;
ça semble irréel.
tu m'en veux ? — qu'à changé, ce secret, dans leur relation ? non, ce n'est pas la bonne question. kee secoue encore la tête ((très légèrement pour ne pas l'empêcher de continuer, pour ne pas se blesser - pour éviter la douleur d'une migraine plus forte)) je te le promet yu, je te dirais tout ; car yujan est toujours là finalement. et n'est-ce pas tout ce qui lui importe ? c'est ça, qui change, à travers ses yeux. plus des secrets, des silences peut-être, mais empli de vrai.


@im yu jan




YUKEE, LIZZIE DE MA VIE & FLO a écrit:
ON AVAIT PAS DE PAIRING PARCE QU'ON S'ATTENDAIT
Im Yu Jan


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t6334-im-yu-jan-error404
☢ BURNING AMBITION
AGE : 25
AVATAR : lee jong suk (dramaking).
POINTS : 5


NOUS A REJOINT LE : 21/03/2019


MESSAGES : 848


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyMer 8 Mai - 12:03

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
le calme plat en apparence.
mais en lui une colère immense.
contre tout.
contre ce père abîmant la si jolie poupée qui a toujours voulu bien faire car il les a vu ((lui)) tous ses efforts pour plaire, pour être presque trop parfaite. contre ce monde qui refuse de les laisser vivre leur vie à eux — oh ! comme tout serait plus simple s'ils étaient simplement libres. et puis ; contre lui-même. lui qui n'a pas été capable de voir cette douleur intérieure, de remarquer ce qui ruisselle sur la peau ivoire, marque ((sa perfection)).


mais qu'aurais-tu fait ?
dis-moi yujan
qu'aurais-tu fait pour la sauver ?


silencieux, il n'y a pas un bruit dans le palais de leur amitié — anonymat des sons qui semblent s'être évaporés dans leur relation. à trop vouloir se protéger, ils se sont enfermés dans un cocon virtuel, refusant de montrer leur faille ou de se brûler les ailes ((ah ! la peur de décevoir était trop forte pour ces deux petits êtres bien malheureux)). c'est si triste ; d'avoir attendu l'extrême pour enfin s'ouvrir à celle qu'il voudrait faire sienne.
quelle tragédie grecque !
regardez, il y a ces deux amants dont le lien est bien plus fort qu'un simple attachement — pénélope attend ulysse, qu'il revienne de sa guerre contre la réalité factice ; elle reste si belle dans sa prison d'argent et il se bat face à son monde doré ((faussement, un bel or plaqué)). il leur a fallu des années, des printemps et des étés, des automnes et des hivers avant de voir enfin la petite lumière.

ce n'est plus comme avant ; il la sent contre lui et il ne voudrait plus jamais la lâcher. son cœur si vide s'abreuve de cette ((complicité)), se noie dans ce nouveau sentiment. il pourrait ne plus respirer à ses côtés pour lui donner tout son oxygène ; elle qui sait tout — un beau compliment.
elle frissonne et il ne comprend pas, pense que c'est le froid de la pièce alors que c'est l'ardeur de la scène ; le rapprochement ((encore)) de ces deux âmes n'ayant cessé de se côtoyer sans jamais réellement se croiser. ne pars pas. jamais ! comment partir, comment quitter la seule chose qui dans son monde mort le rend vivant ?
c'est brouillon, c'est flou et on dirait qu'un brouillard blanc entoure toutes ses émotions et sentiments mais quelque chose semble percer à travers les nuages — oh ! c'est si différent. elle s'excuse et — arrête. arrête de te détruire plus que tu ne l'es déjà, kee. il y a dans sa voix un ordre ((non capricieux)) ; un profond, qu'il exige entièrement. pourtant, son ton reste doux, son souffle rassurant. il ne veut plus qu'elle s'enfonce, tout simplement. elle doit remonter, revivre — elle est son ((...)). c'est le dernier pardon qu'il supportera. c'est pas de ta faute. murmure avant qu'il ne la quitte ((temporairement)) pour chercher de quoi effacer les blessures en surface, bien qu'il souhaiterait pouvoir recoller son âme, panser ses plaies intérieures. dans sa quête, il ne peut s'empêcher de glisser son regard chocolat sur elle ((de loin, comme à chaque fois)). car si l'éternel est plus démonstratif avec kee young, yujan n'a cessé de se tenir en retrait. être là sans être remarqué. il sait faire ; la voir sans s'en approcher —comme si le soleil avait peur des rayons lumineux d'un autre astre bien supérieur.
il vérifie qu'elle ne tombe pas, même si elle apparaît si proche d'une falaise, prête à se jeter dans les vagues de la mer, se noyer dans l'écume éphémère. et dès que les ustensiles sont dans ses mains, il la rejoint ((ulysse s'en va mais toujours revient)).

au contact du coton, elle sursaute, grimace — oh ! il peut sentir sa souffrance. il la voit déjà. mais la petite poupée tient bon, ne bouge pas ; elle est frêle mais reste solide, tel un roseau face au vent — c'est la tempête autour d'elle mais elle ne baisse pas la tête. ce courage, cette force ((ah !)) comme il l'envie lui qui cède à la panique dès que la pression pèse trop lourd sur ses épaules de petit prince déchu. un sourire se dessine sur ses lèvres aux mots de kee ((il pourrait l'écouter toute la nuit)) mais comme sa phrase se meurt dans ses pensées, il ne saisit pas le sous-entendu, pense simplement que l'antiseptique apaise la douleur ((alors que c'est lui, quel idiot !)).
tu m'en veux ?
je devrais ? la réponse est si rapide qu'il n'y réfléchit même pas — instinctive, réelle. il arrête son geste, pour la regarder pleinement ((la contempler)). petite étoile éteinte qu'il tente vaillamment de raviver. elle secoue la tête, reprend ses paroles. je te le promets, yu. kee, je t'en veux pas. il a le sentiment que le silence ne suffira pas, qu'ils ont beau toujours avoir communiqué comme cela, il faut parfois mettre des mots, employer la littérature pour se faire comprendre. tout en tapotant doucement du coton la peau de kee, il prend une inspiration, ressert leurs doigts liés. il n'y a pas d'histoire sans secret. c'est ce qu'on lui a appris, ce qu'il a noté tout au long de sa vie. c'est bien pour ça qu'il est tout vide, tout plat ((petit prince n'a rien à cacher excepté son absence de récit et de vérité)). alors pour écrire leur histoire, il en faut bien des secrets. mais ça ne la rend pas moins belle, plus laide ; moins intéressante, plus fade. oh ! non, si elle savait comme elle resplendit toujours.
c'est de sa faute, à lui.
il n'a jamais demandé, s'est simplement contenté de l'observer sans jamais questionner. et ça change rien, kee. il effleure de ses doigts le front de la petite princesse. il voudrait lui dire tellement plus, lui avouer à quel point il se sent coupable mais en même temps soulagé ; peut-il prétendre à une ((relation)) sincère ? peut-il enfin quitter l'hypocrisie de sa stratosphère ? se réfugier à jamais dans ses bras, pour une histoire sans fin.

il ne sait pas s'il est le seul — l'éternel est-il dans la confidence, sans le lui avoir dit ? son cœur rate un battement à cette pensée. ah ! quel trio bien compliqué. en silence, il continue ses gestes délicats, murmure de temps en temps que ça va aller. d'une nature calme, yujan ne s'énerve pas, ne s'emballe pas ((ne compte pas partir en guérilla)). il n'y a que son myocarde qui s'emballe et il ne comprend pas pourquoi ((naïf, ignorant de ce qu'est le sincère attachement)).
et puis, alors que les minutes défilent et que le sang s'efface doucement, laissant place à des traces marquées mais sèches sur l'épiderme du 24 carats, il prend conscience de l'étendue des blessures en posant son regard sur son cou masqué par ses cheveux emmêlés. il y a dans son dos des ouvertures qu'il ne peut ignorer. tu peux te lever ? demande dont il suppose déjà la réponse. sans un mot, il pose les cotons au sol pour méticuleusement soulever le tissu qui glisse sur son épaule — horreur, le sang rouge carmin est là ; violent, beaucoup trop présent. il y en a partout. mais face à elle, il ne montre rien. ne pas lui indiquer sa panique grandissante. je vais t'aider. à te lever. dans la baignoire, ça sera plus facile et je pourrai soigner ton dos. ah ! cette fois-ci, il emploie le pronom personnel de la première personne du singulier.
il ne pense pas encore à la suite, songe simplement qu'il faut mettre de l'antiseptique sur toutes les parties de son corps. pour tout effacer, pour faire comme si —
comme si quoi ?
oh, yujan. tu ne peux pas faire comme si rien ne s'était passé car il y a bien un changement, non ?
dans ton cœur.


ciel rouge le soir laisse bon espoir ; ciel rouge le matin, pluie en chemin.

princesse kee ♡ a écrit:
kee now elle va droit au but elle le veut dans sa vie
et dans son lit

hylan le + bo a écrit:
eux ils écrivent nous on écrit
Shim Kee Young


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t5586-kee-young-sheen_rr
☢ BURNING AMBITION
AVATAR : Jessica Jung
POINTS : 9


NOUS A REJOINT LE : 17/11/2018


MESSAGES : 394


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyJeu 9 Mai - 13:09

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
# :: elle se demande encore, comment elle peut se sentir aussi dévastée et soulagée à la fois. gamine éreintée et fatiguée qui ne sait comment se relever.
ces moments toujours si compliqués où, face à son miroir, elle se retrouve confrontée à la réalité. si kee young a beaucoup d'amis, c'est toujours seule qu'elle passe les nuits à se soigner.
est-ce le fait d'être entre ses mains qui la rassure ou de ne plus être une unique âme face à ses blessures ? sûrement des deux, en vérité — car ce soir, pour la première fois, kee se sent aimée ; choyée ((oh ! protégée)). et c'est différent que son lien avec l'éternel qui pose sur elle un regard qui la couvre de tendresse. il y a parfois les mêmes gestes qui se répètent, mais des émotions différentes qui en découlent. oh, l'héritière n'a jamais été émerveillé à ce point par les doigts fins d'amra tandis qu'elle ne quitte des yeux les mouvements de l’insaisissable. bien sûr, elle l'aime le pilier de leur trio. toujours accroché l'un à l'autre, contrairement à yu et kee. pourtant; elle n'a pas le souvenir d'avoir eu un cœur si battant en sa compagnie. est-ce là, le firmament de leur changement ?
elle se souvient avoir déjà senti son cœur rater des battements pour l'infirmier improvisé, elle se rappelle les soirs à avoir imaginé leurs deux corps réunis. ah ! quel esprit espiègle, mais même ses visions les plus érotiques étaient-elle aussi denses que la tension actuelle,
—non.
son amour toujours innocent,
jamais si intense.

dans cette nuit sombre ((de par la situation que par les lumières ternes)), il y a une lutte sans égale à l'intérieur de son être. une bataille entre un corps qui, épuisé, s'affaire à se soigner et- et entre un esprit-fantôme, qui ressort du passé. comme s'il avait simplement été enfoui, séquestré et que ce soir, il venait se venger. pour le silence qu'on lui avait imposé.
oh ! kee souffre le martyre, elle sent son être l'abandonner, la migraine l'atrophier et pourtant elle ne pense qu'à yu jan. misérable enfant -- incapable d'aimer et de s'occuper de son âme à la fois. elle a mal, mais se préoccupe uniquement de savoir s'il va bien. qu'il ne lui en veut pas, qu'il peut supporter tout ça. et elle craint, au lieu de guérir ses plaies, de lui causer une énième crise de panique. s'en veut elle-même, d'oser lui infliger tel supplice. car elle a toujours été comme ça ; à s'occuper de ceux qu'elle aime au lieu d'elle-même. elle s'excuse puis, elle a acquiesce. elle entends l'ordre ((saisit le sens ? ce n'est pas certain)) ; ne s'excusera plus. c'est vrai, encore une fois, elle le promet. mais entre taire ses mots et les penser, la différence est si grande. elle tentera tout de même de corriger cela, de ne plus se blâmer,
pour lui, pour qu'il ne se fâche pas. afin qu'il ne soit pas tourmenté.
// oh kee, quand vas-tu agir pour toi ? cesse donc à la fin, personne ne t'en voudra si tu décidais de t'occuper de ton entité abîmée. // ce n'est pas sa faute ? ses yeux interrogent et, la douleur reprends. plus vive encore que lorsque le verre s'est fracassé contre son crâne. ...alors pourquoi est-ce que je me sens si coupable ? le murmure est à peine audible, mais dans ce silence religieux, il est presque certain qu'il arrivera à ses oreilles et cette simple idée lui fait du mal. elle aimerait le croire, lui faire aveuglément confiance, comme si. comme si ses paroles étaient les seules véritables vérités ; mais elle s'est vue toutes ses années comme l'unique administratrice de cette souffrance et c'est difficile, difficile d'entendre que ce n'est pas sa faute, quand elle s'est convaincue durant des années du contraire.

elle souffle, tente de respirer correctement quand il s'éloigne. mais le froid de son absence lui glace le sang. il est là, kee, il n'est pas parti ; tout va bien. elle est entourée de sa protection. invitée dans un cocon.
et elle retrouve un peu de sa joie lorsqu'elle le voit sourire,
ne t'arrête pas yu, continue.
elle prie, prie, le demande encore et encore, dans un espoir naissant, elle cherche à nouveau ses lèvres qui s'étirent. ça lui va tellement mieux, que ces sourcils froncés et cette inquiétude incrustée dans ses iris. et son corps aimerait hausser les épaules lorsqu'il répond à sa question par une autre ; mais c'est devenu bien plus douloureux maintenant que la souffrance est installée, qu'elle réalise pleinement l'étendue des blessures. alors elle se contente de répondre de ses yeux. c'est fou, peut-être, mais pour elle, elle est persuadée qu'il devrait lui en vouloir. que c'est ainsi que les choses fonctionnent, normalement. hors, elle souhaite sincèrement que ce ne soit pas le cas. elle peut supporter les coups, elle le sait, mais pas sa colère. pas l'éloignement de yu jan.

ses mots lui confère un bien être dingue ; elle sent une chaleur se répandre -- bien plus agréable que les brûlures des plaies ouvertes. ses yeux plongent dans les siens et d'un coup, kee se sent chez elle. dans un endroit où, rien d'autre que l'affection ne l'attends. elle n'a jamais autant aimé les lettres et semble lui crier son merci tant elle lui est reconnaissante. trop émue pour répondre, elle se sent prête à s’effondrer si elle parle,
pourtant, elle voit une erreur dans son discours. quelque chose qu'elle voudrait corriger. ainsi elle glisse sa main libre sur celle qui la soigne, dans l'idée d'arrêter tout mouvement, elle réclame toute l'attention dont il peut faire preuve ; car elle aussi, sent que le silence n'est pas suffisant, ce soir. je le sais qu'il y aura toujours des secrets c'est ainsi qu'est écrit le monde. mais yu, je te l'ai dis non ? avec toi c'est une histoire sincère que je désire. ses iris ne le quitte plus. et ses doigts serrent leur étreinte sur sa main guérisseuse. qu'il entende, toute la sincérité dans sa voix. qu'il oublie les grimaces de douleur, le sang qui s'évade, qu'il se concentre sur ses mots. alors il n'y aura plus de secret. parce qu'elle refuse qu'ils reviennent à cette chasse poursuite ; qu'ils continuent de se croiser, sans s'arrêter même... même si c'est douloureux, même si... yu je ne te monterai plus qu'une simple image factice de la parfaite shim. je te le promet. ils apprendront, ensemble, à vivre dans cet univers où on leur ment.
tout à changé
elle ne le voit plus comme hier.
elle ne t'aime plus comme hier. de la même manière.
je n'arriverai plus, à faire comme on le faisait. s'apercevoir, sans réellement nous voir. yu, sens-tu la sincérité qui se dégage ? kee n'a jamais été authentique qu'à cet instant là. à ce moment précis, elle sait que les choses ont changé. et elle ne peut que s'en réjouir, car dans leur monde d'hypocrisie, ils savent à présent sur qui compter.

alors elle lâche sa main ((mais pas la première, jamais)) et le laisse reprendre les gestes délicats. elle aime cette manière qu'il a, de la traiter comme si elle était en cristal. ça fait du bien, pour une fois, qu'on prenne soin d'elle après la haine de son père. elle hoche la tête, à chacun de ses ça va aller — elle le suivra jusqu'au bout du monde, yeux fermés, pour continuer de l'écouter.
elle aimerait rester comme ça pour, l'éternité ! mais les rêves, finalement, ne sont pas fait pour se réaliser. alors elle ne s'étonne pas, quand il change l'atmosphère ((mais ne lui en veut pas)), n'est-il pas la personnification même de la douceur, ce soir ? elle mime un oui de la tête ; bien sûr, elle peut se lever, elle ignore juste à quel point cela sera douloureux.
elle regarde sa peau quand le tissu tombe, dévoile les marques de son enfer et kee young a de nouveau envie de pleurer, face à cette cruauté. mais les larmes sont aussi asséchées que commence à l'être le liquide carmin. et tous les deux s'affairent à se montrer plus forts qu'ils ne le sont en réalité.

alors elle accepte son aide, prends sa main tendue. et si ça fait mal, de se lever, mais elle n'en dit rien. se concentre seulement sur la force qu'il met à la soutenir. pour tous ces efforts, elle se doit de tenir. elle chancelle, gémit malgré elle et retrouve l'équilibre simplement grâce à lui ; pourtant elle ne se déplace pas tout de suite vers la baignoire et se tourne face à lui. son corps s'appuie contre le sien pour ne pas faiblir et à nouveau, de sa main, elle vient caresser la joue de l'im. passe ses doigts sur ses lippes et qui--
pour la première fois ce soir,
elle se met à sourire.
s'il te plait yu, ne fais pas cette tête. ça la touche, de le voir s'inquiéter pour elle, mais la jaune femme n'a toujours voulu que la joie, dans la vie du jeune homme. alors son pouce étire le coin de ses lèvres et kee se pose quelques instants sur ce torse protecteur. juste un instant. être là, contre lui, ça semble lui redonner tellement d'énergie. elle profite quelques minutes de cette recharge visiblement vitale puis revient à ses yeux ((comme si s'en éloigner plus, semble douloureux)) souris.
ce n'est pas triste ce qui arrive,
sans ça, aurait-elle réalisé, à quel point il lui est précieux ?

elle fini par s'éloigner pour rentrée dans la baignoire, mais réclame son aide pour s'y installer ; ça n'a jamais été aussi difficile, d'enjamber. elle a la sensation d'être déchirée. sa vue se brouille, à chaque mouvement. ça lui demande bien plus d'efforts que généralement. une fois sagement à sa place, elle lui présente son dos ((mais ce n'est pas agréable de quitter ses yeux)) euh si elle n'avait pas si mal, à bouger, elle se masserait la nuque tant elle se sent gênée. si.. si ça t'empêche, je peux le retirer, mais faut que tu m'aides... elle n'aurait jamais pensé à lui demander de la déshabiller, elle rirait presque, la petite princesse. — ou est-ce un moyen, naïf, de réclamer le contact de ses doigts sur sa peau dénudée ?


@im yu jan




YUKEE, LIZZIE DE MA VIE & FLO a écrit:
ON AVAIT PAS DE PAIRING PARCE QU'ON S'ATTENDAIT
Im Yu Jan


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t6334-im-yu-jan-error404
☢ BURNING AMBITION
AGE : 25
AVATAR : lee jong suk (dramaking).
POINTS : 5


NOUS A REJOINT LE : 21/03/2019


MESSAGES : 848


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyVen 10 Mai - 0:45

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
il n'y a pas de miroir, ce soir. le ((véritable)) reflet se trouve dans leurs iris, alors que leurs regards se croisent — et c'est la première fois ; oui, c'est la toute première fois que l'insaisissable et l'éphémère se regardent sincèrement.
pourtant, les occasions n'ont pas manqué.
ils se connaissent depuis des années.
((faux))
ils n'ont jamais osé réellement ; être eux l'un devant l'autre, comme si briser le mythe de la perfection rendrait poussière leur lien qu'ils jugeaient éphémère. ah ! la peur. la peur humaine, presque maladive, de ne pas se montrer sous son meilleur jour, son plus beau profil. lui refusant d'admettre n'être qu'une coquille vide sans âme, incapable de discerner l'hypocrisie de la sincérité. elle cachant soigneusement toutes ses blessures, ses bleus sur ce corps si pur.
ils se regardent ((enfin !)).

et il ne faut pas déconsidérer l'importance de ce regard dont on a tant de fois abusé dans les romans d'été. c'est à peine si on ose avouer que deux êtres se sont attachés simplement après s'être regardés. mais c'est pourtant ainsi que l'on ((s'aime)) ; le reste vient après, vague tardive dans le tsunami de sentiment.
dans le regard, il n'y a rien de plus réel que ces deux êtres partageant cette étincelle.
et les iris du petit prince vacille ((de panique ? de bonheur ?)) — lui-même ne sait pas comment décrire cette intensité qui le traverse. c'est bien plus rouge ((plus brûlant !)) que ce qu'il voit sur la peau de kee.

il n'a jamais imaginé pouvoir songer à kee autrement qu'en amie ; la notion même de l'amitié est complexe pour lui ; petit garçon incapable de cerner ceux là pour l'aider et ceux pour le mettre de côté. il piétine dans ce chemin, trébuche plusieurs fois mais aujourd'hui, c'est différent — car kee lui a pris la main.
oh ! comme ils sont maladroits tous les deux.
c'est presque risible sinon amusant ; de voir ces deux enfants partager tant, mettre des années avant de le réaliser. mais ce n'est pas de sa faute ! kee a toujours eu une vie ((sentimentale)) opposée à la sienne ; fiancée ((décision paternelle)) quand lui n'a jamais réussi à les garder plus de quelques mois ((pas d'attachement)).
elle donne tout quand il ne donne rien.
ou plutôt ; yujan ne donne jamais ce qu'il faut ((il donne beaucoup trop d'argent et trop peu de sentiment)). alors, quand elle murmure, dans un souffle si déchirant que son propre cœur à lui se fend, qu'elle se sent coupable, il se sent démuni, ne sachant que dire — elle n'a rien fait pour mériter cela ; yujan vit avec la violence mais ne la comprend pas. alors, la réponse lui vient si facilement ((trop peut-être)) car elle respire son quotidien, sa ligne de conduite — sa vie si malheureuse. parce qu'on te l'a appris. à te sentir coupable même quand c'est pas ta faute.
c'est si douloureux de le dire et il a presque envie de poser ses mains sur ses oreilles pour masquer son ouïe. qu'elle n'entende pas ces mots qui font si mal ; car telle est leur vie — des pantins destinés à servir des intentions familiales trop complexes à saisir.

il veut partir ailleurs.
il veut partir ailleurs, avec elle.

prends le bateau avec moi, pénélope ! fuis, quitte ce monde trop dur pour ton cœur si meurtri. partir loin et vivre une histoire sans fin, imprévisible. oh ! ulysse, regarde-toi. on ne s'en va pas de troie sans conséquence.

il lit sur son visage que la douleur s'accentue, s'aggrave ; balaye son âme à chaque seconde qui s'écoule dans le sablier du temps. petits grains de sable découlant vers le bas, inexorablement. moins vaporeux, plus alerte, son esprit prend conscience des ecchymoses et des coupures. il ne peut pas lui en vouloir ; comment ? comment aurait-elle pu lui avouer une telle chose sans s'effondrer ? il ne s'est jamais mis à nu devant kee ((avant sa crise de panique)). ses pensées se demandent — peut-être n'a-t-elle rien dit car elle n'a pas confiance ? son cœur s'arrête. c'est factice en fait ; il s'est trop emballé, a cru un instant que — chut !
écoutez la petite princesse ! même à terre, elle trouve les mots justes, les mots sincères. ceux qui ramènent yujan de ses extrapolations solitaires. ses iris ne la quittent plus et il se noie littéralement dans ses paroles.

il y a des êtres qui nous touchent plus que d'autres, sans qu'on ne le sache ; car ils portent en eux une partie de ce qui nous manque.

et kee comble, emplit d'une douce chaleur, ce vide immense dans le cœur de yu. avec lui, c'est une histoire sincère qu'elle désire et son âme à lui répond, presque en pleurant, que lui aussi — il n'a rêvé que de ça depuis qu'il a compris être né sans aucun talent particulier, pleurant chaque nuit l'absence d'amour de la part d'autrui. leurs mains se serrent si fort, comme pour prouver ((surtout à lui)) que tout ceci est réel ! c'est vrai — délicatement, de peur de tout faire voler en éclat, les deux petits souverains retirent le masque sur leur visage, s'ouvrent sincèrement. c'est magique !
il déglutit, renforce le contact ((il ne veut plus jamais quitter sa main)). et dans ses pupilles d'ordinaire si fades, on peut y lire une émotion suffocante de vérité, d'intensité. tout s'éclaire, comme si le tableau de leur amitié prenait un sens tout nouveau — bien plus poétique, plus humain. plus attachant ! c'est mieux, non ? ((...)) de se voir vraiment plutôt que de s'apercevoir ? et c'est sa façon à lui de dire oui. et si kee —
il a toujours été un peu envieux d'amra ; lui qui sait si bien comment s'ouvrir à kee, qui ne laisse rien dans la nuit. jusqu'à aujourd'hui car quelque chose est différent. je suis certain de préférer kee young à la parfaite shim.
et il reprend ses soins même si ses joues se colorent d'une jolie couleur rosée — serait-ce la première fois que yujan ose indiquer ses préférences sans attendre l'aval de la société ? qu'importe si personne n'est d'accord avec lui ! ((le petit roi se rebelle))
son cœur bat si vite qu'il se dit qu'elle doit l'entendre, la percevoir — sa panique de la décevoir. il espère, répond silencieusement qu'il va tout faire ; pour s'ouvrir aussi, pour lui parler de cet enfer dans lequel il vit.
ils sont si fragiles en cet instant, des feuilles mortes coincées dans les rafales du vent. mais l'automne a des teintes harmonieuses — il veut garder kee pour toujours à ses côtés. c'est évident et il lâche presque un rire en y pensant. enfin !

en silence, elle se relève maladroitement pour rejoindre la baignoire alors qu'il l'aide dans chacun de ses mouvements. la moindre esquisse d'un geste est anticipée pour limiter la douleur au possible, pour ne plus voir cette grimace et entendre ces gémissements. leur corps sont si proches — et elle sourit.
oh ! elle effleure de ses doigts ses lèvres et son sourire fascinant émerveille son monde. elle est si jolie quand elle sourit, kee. il fronce les sourcils, prend une moue faussement incomprise ; il est heureux ((c'est tellement fort !)) de la voir légèrement moins sombre, reprenant des couleurs autres que le rouge sur ce vêtement de satin blanc. son pouce étire ses lèvres, maladroitement mais le contact est si ((vivant)). comme ça ? il fait un demi-sourire avant de changer en grimace. ou ça ? et il lâche un rire ((comme un éclat dans ce lieu tout froid)). c'est le problème du droit, on apprend à sourire à l'envers. expression amusée pour simplement dire qu'il ne faut pas sourire, dans son domaine d'activité ; tout comme dans sa famille. a-t-il déjà vu un véritable sourire chez les im ? pas de ceux pour conclure une affaire fructueuse ou pour glisser un faux compliment. non, le vrai sourire ! il passe son bras dans le creux de son dos, comme pour la soutenir tout en évitant d'appuyer car il se doute que les plaies sont loin d'être cicatrisées. et il copie son approche ; index sur sa joue, il incite la commissure de ses lèvres à descendre vers son menton. c'est ça, sourire à l'envers. il reprend son geste, à l'inverse — l'oblige à sourire. ok, c'est mieux comme ça.

il l'aide à enjamber la baignoire, accompagne chacun de ses pas pour ne pas qu'elle tombe, qu'elle s'accroche à ses bras. et puis —
silence, presque gêné. ce euh qui s'échappe de ses lèvres à elle alors que lui se passe la main dans ses cheveux, embarrassé.
pourtant, ce n'est pas le corps d'une femme qui le dérange ; il est dépourvu de sentiment mais pas innocent ((ah ! minhee)). mais il n'a jamais vu kee ainsi ; jamais. il se racle la gorge. j'vais le faire, bouge pas. mais tu veux qu'elle aille où ? petit prince a peur que la princesse parte, interprète et disparaisse — ses doigts tremblent un peu alors qu'il retire délicatement et avec parcimonie le satin ivoire sur la peau de kee. il glisse de ses épaules ((un peu trop vite, faute à la matière !)), s'arrête au milieu car bloqué par ses bras frêles. ok, je— je fais le dos. il reprend ses cotons qu'il inhibe du liquide antiseptique avant de les appliquer ((tout doucement)) sur la peau à vif. ses doigts frôlent sa peau dans des caresses prudentes, refusant de la blesser plus qu'elle ne l'est déjà, effaçant les marques carmin sur ce dos si délicat. il descend jusqu'au tissu, sans un mot. il est comme privé de parole ; petit prince devant ((sa)) rose a du mal à s'exprimer.
d'un regard ((ne t'attarde pas, oh !)), il juge que le principal est retiré — certes, le tissu est taché de sang mais le corps n'est plus aussi ((sanglant)). terrible réalité ; yujan a l'habitude de juger la gravité ou non d'un état attaqué ((les rencontres entre bora et sohan)).
tu— peux faire le reste. sa poitrine, le devant. il passe les cotons au-dessus de son épaule ainsi que la bouteille, refusant de se décaler car il sait que tout est dénudé.
et puis, il s'assoit, appuie son dos contre la baignoire tout en remontant l'un de ses genoux et y poser son bras.

il y a du vin qui s'écoule dans sa direction.
même couleur vive que sur ses joues !


ciel rouge le soir laisse bon espoir ; ciel rouge le matin, pluie en chemin.

princesse kee ♡ a écrit:
kee now elle va droit au but elle le veut dans sa vie
et dans son lit

hylan le + bo a écrit:
eux ils écrivent nous on écrit
Shim Kee Young


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t5586-kee-young-sheen_rr
☢ BURNING AMBITION
AVATAR : Jessica Jung
POINTS : 9


NOUS A REJOINT LE : 17/11/2018


MESSAGES : 394


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyLun 13 Mai - 12:08

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
# :: combien de fois a-t-elle redouté ce moment ? cet instant fatidique où; indéniablement, elle ne pourrait plus se cacher derrière des sourires factices construits de toutes pièces. gamine contrôlée, terrorisée dans le seul but de la faire taire. rendre docile une âme qui aurait pu se montrer rebelle. règne de fer dans lequel elle se retrouve coincée, elle ne peut s'en détacher.
elle a imaginé ((en a fait des cauchemars)) un nombre incalculable de fois où il serait là. face à elle, face à cette partie d'elle qui ne montre ni réconfort ni courage ; pas la moindre douceur, seulement la peur. air toxique qui tranche leurs poumons comme s'il était entièrement fait de verre. des milliers d'aiguilles qui les transpercent. elle a vu, dans ses songes les plus chaotiques, son regard s'assombrir. juger cette femme devenue enfant. elle n'a pu imaginer une autre fin — il lui a tellement bourré le crâne, ce monstre de père. à lui rabâcher que personne n'aimerait une fille comme elle ; faible, sans défense, à la merci de la cruauté humaine. que c'était écrit dans ses gênes, qu'elle était faite pour être cette gamine sur laquelle se défouler. il n'a jamais cessé de lui avouer, qu'après lui, un autre reprendrait le relais ; car elle était destinée à vivre ainsi. alors, elle ne pouvait prétendre à de l'aide, à l'amour. n'est-ce pas pour ça, qu'elle a sans cesse été offerte à ces hommes, pour satisfaire les partenariats loufoques de son géniteur au détriment de ses sentiments ? car de toute manière, tous les shim sont persuadés, que cette bonne à rien d'héritière ne pourra jamais trouver personne. convaincus que s'ils la détestent, il en va de même pour le monde entier.
alors kee young s'est toujours dis, que lui, im yu jan, prince parfait de ces im impeccables ne pourraient accepter la laideur dans laquelle elle baigne. d'aussi loin qu'elle s'en souvienne. formatée pour être résolue à cette seule éventualité, elle a osé espérer par le passé, mais n'y a jamais cru.
car chaque lueur de ce genre fini incontestablement par faner tant elle est entourée de noirceur.

pourtant ce soir,
ce qu'elle voit dans ses yeux chocolats...
dépasse tout ce qu'elle n'a jamais été capable d'anticiper. ils se croisent, sans la moindre poudre maléfique faussement angélique et se contemplent sans aucun mensonge préparé depuis des années. couronne et diamant se désarment et se rapprochent sans la moindre intention de plaire par la simple perfection inventée par des familles féroces. oh, kee est soulagée. elle semble perdre la pression accumulée au cours de tous ses derniers ans à craindre qu'elle ne soit dévoilée.
car yujan sait, et yujan est toujours là. il ne semble émettre aucun jugement et pose ses mains sur elle sans le moindre dégoût ; aucune colère ne la transperce, elle qui, ainsi blessée n'a connu que la pitié ou la nausée d'interlocuteurs fortunés. elle voit au travers ses prunelles qu'il n'a pas l'intention de taire sa condition,
il accepte et prend soin d'elle.
n'est-ce pas tout ce qu'elle a toujours voulu au plus profond d'elle ? qu'il soit là, malgré les montagnes, malgré les taches, malgré les fissures de son âme ? elle ne veut plus lâcher cette main, voudrait le garder à ses côtés pour l'éternité ;;; mais ils ont également appris à la consultante à ne pas être si gourmande. sa phrase lui transperce le cœur, elle ferme les yeux sur la vérité mortelle. on pourrait entendre son organe qui se brise, son esprit qui vacille. cette éducation meurtrière qu'elle n'a jamais cessé de suivre ((pourquoi ? alors qu'elle la fait tant souffrir)). c'est vrai, c'est tellement vrai. on lui a appris à rester. à se taire. à subir. à accepter cette condition de victime ; on lui a sans cesse répété que tout ceci était sa faute ou qu'elle n'aurait pas dû naître. alors oui, elle a appris à se rendre responsable de chaque coup qui s'abat.
à une époque, elle pensait même que c'était normal.

elle laisse le silence revenir, s'y sent bien quand il l'enveloppe. c'est difficile, de sortir de son mutisme. et si ça semble si facile avec lui, c'est également très dur, elle a la sensation qu'elle ne va pas survivre. oh bien sûr, elle ne veut plus mentir, ne souhaite plus lui cacher les choses depuis cette discussion autour d'un café ; mais il ne s'agit pas d'un simple petit vol à l’étalage quand elle était encore adolescente. c'est un crime qui marque les âmes, qu'elle lui montre.
et son envie de tout quitter pour partir avec lui n'a jamais été aussi grande. quand elle parle à nouveau, kee semble prête à s'effondrer. il y a une sincérité intense qui s'évade de ses lippes ((et de son cœur)), elle n'y est pas habituée et se retrouve à avoir peur de s'y attacher. pourtant, plus elle énonce et plus elle sait ; qu'il est déjà trop tard pour reculer. elle lui donne plus qu'elle n'a jamais offert ((alors même qu'elle n'a cessé d'offrir à qui partageait sa vie)) ; lui tends sur un plateau d'argent ce qu'elle souhaite plus que de raison. avoue dans des paroles qui semblent innocentes, un désir brûlant d'appartenance. il ne le comprends pas et, au fond, elle ne saisit pas elle-même l'ampleur de ses mots révélateurs. sa conscience semble réduire au silence ses envies les plus immenses. par protection ? elle avoue une histoire vraie, mais ne donne le registre dans laquelle elle l'espère ((en secret)). ses battements accélèrent oui c'est mieux. elle ne veut plus le louper ; que le mirage de son sourire devienne quotidien. elle ressent toutes les émotions qui émanent de sa réponse et —
elle pourrait mourir de ce bonheur.
il y a cette unique larme qui roule sur sa joue.

symbole de son amour nouveau. un doux sentiment foudroie son corps, et ses battements violents d'intensité finissent inlassablement par ne plus battre tandis qu'elle réalise les mots qui résonnent à son oreille. n'est-ce pas la première fois qu'une telle vérité éclate ? et je suis certaine d'aimer le yu que tu veux devenir pas celui qu'on t'impose d'être.
elle veut qu'il comprenne l'étendu de son admiration et les sentiments concrets qu'elle éprouve pour lui à cet instant même ((ceux qui l'ont tant bercé il y a des années)) — qui reviennent depuis quelques mois également. amie certes, mais tellement plus en réalité. elle se concentre pourtant à tout mettre sur la reconnaissance et le soutien qu'il lui apporte. car l'espoir est encore un ennemie qu'elle fuit.

ils se lèvent et elle s'approche. l'instant léger dénote de cette atmosphère où ils suffoquent. yu jan a le don certain d'apaiser ses craintes et de rendre à la poupée le sourire qui lui va si bien. il ne la repousse pas et s'efforce de lui rendre la soirée beaucoup moins désagréable qu'elle aurait dû être.
son rire s'infiltre dans chaque partie de son corps et, à ce moment, elle est persuadée de ne plus pouvoir vivre sans. qu'elle ne pourrait survivre s'il n'était pas à ses côtés. alors son propre éclat se mêle au sien. il est doux, pas forcé et plus discret. elle écoute, émerveillée.
oh elle aime, à ne plus en douter.
qu'il ne cesse jamais de lui parler. elle veut s'endormir bercée par sa voix mélodieuse. elle sent son bras, délicatement superposé, à son dos abîmé et d'emblée ses joues s'enflamment ; elle voudrait du plus profond de son âme qu'il ne s'éloigne jamais. son index sur son visage a le même effet qu'une flèche de cupidon.
on dit que kee aime trop vite, donne trop rapidement ;; mais avec yu jan, ils ont mis des années à s'épanouir. est-ce cela qui apporte cette puissance nouvelle ? elle ne se souvient pas avoir déjà connu une violence si alarmante ((et pourtant si tendre)). le petit manège des sourires restera gravé pour l'éternité. alors elle lui offre le plus beau sourire qu'elle peut faire — et il n'est pas forcé, car il lui est adressé. les sourires à l'envers ne te vont pas plus à toi qu'à moi, tu le sais pas vrai ? qu'il est tellement plus beau, quand il possède ce fameux sourire à l'endroit.

c'est parce qu'elle est bercée comme un bébé qu'elle ressent une gêne si virulente. l'instant est beau, véritable ; ils ne font rien de plus que retirer un vêtement sale mais... mais c'est continuellement différent avec yu jan. oh kee donne toujours énormément de ce côté là aussi, que ses ex en témoignent. elle n'a pourtant pas le souvenir d'avoir vécu un moment aussi intime, au cours de sa vie. c'est parce que c'est lui, qu'elle semble aussi timide.
c'est la première fois, qu'elle lui demande de ce ton désespéré de l'aider à se déshabiller. kee young est désorientée. première rencontre sincère dans une baignoire. elle se contente d'hocher la tête ; elle ne bougera pas ((ne le peut pas de toute manière)) mais sa voix reste coincée à l'intérieur de sa gorge alors elle n'ajoute rien. elle se réjouit du manque de miroir, car elle est convaincue d'avoir les joues aussi rouge que son dos meurtri.
quand le vêtement glisse, sa poitrine se soulève et elle sent son souffle perdre de son entrain. elle ressent ses doigts sur sa peau nue et à du mal à se concentrer sur autre chose.
elle a le dos ensanglanté mais ne se préoccupe que de leur proximité.
il la soigne bien, elle ne peut s'empêcher parfois d'éviter quelques souffles révélateurs. le liquide pique, mais fait aussi son effet. et puis il y a toujours ses caresses, qui martyrisent ses tripes. elle ferme les yeux pour se laisser happer par le moment ; ça fait mal parfois et pourtant elle aimerait que les minutes s'éternisent. c'est drôle dit ainsi, on pourrait presque la croire masochiste. ce n'est néanmoins que le résultat de l'action qu'il a sur elle. elle ne dit un mot, concentrée sur les contacts légers, essaye aussi de ne pas respirer trop fort. et calmer l'ardeur,
elle n'a que les épaules dénudées !
mais le tissu est si fin.
elle revient à la réalité tandis qu'il termine ((quel regret)), dans un geste maladroit elle récupère les outils de l'infirmier m—merci yu eh! n'a-t-elle pas été trahi par son ton ? qu'il ne note pas le trop pleins d'émotions dans sa voix. elle rouvre les yeux et tourne légèrement la tête afin de le voir du coin de l’œil mais, mais yu n'est plus dans son champs de vision ((oh, son coeur se serre)) car le petit prince a la même position qu'elle avait juste avant. le genou en prime.

elle fait glisser le tissu, s'en sépare. il frôle ses hanches puis ses cuisses et kee se sent répugnante. pourtant laver de ses péchés juste à l'instant.
le coton mouillé hydrate sa poitrine ((elle sent la vitesse de son cœur)) secoue légèrement la tête. et finalement, elle ne tient plus sur ses jambes :: faute à la douleur ou à yu jan ? probablement un peu des deux. la baignoire est assez grande pour ne pas la contraindre à une position indélicate. elle reprend la pose qu'elle avait contre le mur de la salle de bain. et si elle devrait retirer son shorty -- elle ne parvient pas à s'y résoudre et le garde, tandis qu'elle allume l'eau pour faire couler un bain. elle est moins sanglante, mais les restes sèchent et kee se sent sale.
elle prends toutes les précautions du monde pour appuyer son dos à la baignoire, de sorte à être le plus proche possible du brun ;; boum, boum, boum. il n'y a que ce son qui résonne. ce boum et cette eau. pour s'occuper l'esprit elle continue de se soigner la poitrine, le ventre, les jambes — et son attention revient inlassablement sur yu jan. elle bascule légèrement la tête en arrière, pour la caler à sa nuque, au creux de son cou. leurs cheveux s'emmêlent et ne semble faire qu'un ((elle aimerait qu'il en soit de même pour leur cœur)),
c'est la pureté de leur relation qui,
qui la pousse à tant imaginer.
tu veux bien me reprendre la main ?
— et ne plus jamais la lâcher, s'il-te-plait. semble-t-elle taire.

elle la lève, du mieux qu'elle peut. c'est douloureux, mais ce n'est rien comparé à la souffrance de ne pas avoir ses doigts mêlés aux siens. ça ne te dérange pas de rester avec moi ce soir s'il te plait ? elle a peur de ne pas réussir à fermer les yeux tout à l'heure. elle sait combien les nuits qui suivent ces accidents sont aussi empoisonnées que les coups meurtriers. ...qu'est-ce que tu fais là d'ailleurs yu ? elle lui en voulait ; pensait qu'il avait quelque chose contre elle aussi. elle ne s'attendait pas à le voir débarquer.
aaaah sa langue ne cesse de parler.
c'est le rapprochement de leurs âmes, elle ne sait quoi dire, alors elle parle trop. désolée ça fait beaucoup de questions... ils ne sont pas habitués, à tant discuter.


@im yu jan




YUKEE, LIZZIE DE MA VIE & FLO a écrit:
ON AVAIT PAS DE PAIRING PARCE QU'ON S'ATTENDAIT
Im Yu Jan


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t6334-im-yu-jan-error404
☢ BURNING AMBITION
AGE : 25
AVATAR : lee jong suk (dramaking).
POINTS : 5


NOUS A REJOINT LE : 21/03/2019


MESSAGES : 848


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyMar 14 Mai - 0:37

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
dans un conte, la jolie princesse et le petit prince seraient déjà maître de leur grand château, capitaine de leur beau bateau. il n'y aurait personne pour faire éclater la bulle de bonheur ; enveloppe douce et chaleureuse qui les couvre et les protège pour l'éternité — seulement eux dans leur monde rien qu'à eux.
mais la vie ! ((ah, le destin aussi)) en a décidé autrement et si les astres ont autorisé qu'ils se croisent au cours de leur existence, la fatalité a cependant refusé de leur rendre la tâche aisée ; le fil rouge de ((l'amour)) les lie tels deux âmes sœurs mais prenez garde à vos cœurs ! ces cœurs qui battent si fort cette nuit, prêts à exploser devant tant d'amitié ((mais quel mensonge)).
et tous les deux ont eu alors comme punition ((en échange de leur passion)) de ne pas avoir la vie dont ils ont toujours rêvé en secret ; alors kee young a du subir les coups et les déceptions injustifiées de son père, yujan a du ployer sous la pression et les exigences illuminées de sa mère. si l'un expliquait à la jolie princesse qu'elle n'était faite que pour être un pantin sur lequel céder sa colère, l'autre annonçait au petit prince qu'il n'était présent sur terre que pour reprendre l'empire de son père. oh ! comme ils se ressemblent, comme ils se complètent ; ces deux petits êtres incapables de se faire de leur entourage toxique, néfaste — irrémédiablement désastreux.
et c'est pourquoi petit prince ne s'est jamais imaginé pouvoir songer à une vie accompagnée — non, il n'a pas le droit ((ne peut pas)) songer à s'attacher. comment croire que tout est sincère quand il vous est impossible de percevoir la réalité ?

la réalité est pourtant là,
dans ses bras.
désespoir plongé dans le noir, la petite lumière blanche brille vaillamment dans la nuit malgré le vent et la pluie ; elle vacille, s’essouffle ((pourrait presque s'éteindre sous les coups)) mais le jaune brûlant n'expire pas sous les bleus douloureux. ô combien elle semble fragile, tel un astre ivoire dans son ciel tout noir et il a peur — il a terriblement peur que kee disparaisse de sa vie ; ça lui coupe la respiration quand il le réalise alors qu'il sert si fort sa main qu'il pourrait la briser ((c'est trop fort, c'est incontrôlé !)). que ferait-il sans kee ? il imagine une seconde sa vie sans celle dont il est lié par un joli fil rosé — tout serait si fade, sans goût. lui qui se protège, se persuade que rien n'est sincère ne peut nier cette présence ((irrévocable)) d'une certaine authenticité. candeur enfantine quand ils ne sont que tous les deux. car dans cette petite salle de bain aux carreaux froids et au sol rouge, il y a pourtant le début d'un nouveau dessin, l'esquisse d'un autre chemin.
ne plus rien se cacher.
être honnête et surtout, rester.

alors, regardons-nous ! quand elle murmure son accord, il esquisse un sourire et d'un geste si doux qu'on le penserait irréel, il retire du pouce l'unique larme qui s'écoule des iris envoûtantes de kee young. ils ne peuvent pas se retourner, revenir dans le passé mais la vérité est qu'aucun des deux n'en a envie ; imaginer kee comme une simple ((ami)) — son cœur se serre sans qu'il ne le veuille ((c'est inconscient, ça allie la possessivité et les sentiments)). kee n'est à personne d'autre que lui — oh ! stop. il n'a pas le droit de penser ça. peut-il prétendre être un homme capable d'aimer si fort pour mériter d'être à ses côtés ? ((la question reste en suspend))
raté — son battement de cœur suivant est totalement raté lorsqu'elle avoue être certaine ((persuadée)) d'aimer le yu que lui veut devenir ((pas celui imposé)). ses joues pourtant si pâles se colorent instantanément dans l'instant et pour masquer son état troublé, il reprend les soins tout en laissant un murmure s'échapper de ses lèvres vraiment desséchées. celui qui fait des voyages d'affaires en italie ? ; question rhétorique mais subtilement choisi ((il n'y a pas d'innocence dans ses propos)) car il fait écho à cet après-midi entre les rayons de la bibliothèque, où leurs peaux se frôlaient et leur voix se liaient. ils ont inventé un autre monde, un autre univers — leur univers.
un univers sans père qui bat.
un univers sans attente ni coup bas.

il y a des rougeurs sur leur visage à faire pâlir les roses du jardin. il voudrait la garder pour toujours, rester ici jusqu'à la fin de ses jours ; c'est si naturel, si évident et il n'a jamais ((ô grand jamais !)) vécu ça avant. on dit que yu n'aime pas, donne trop facticement ;; mais avec kee young, il ne peut prétendre être vide. et quand elle lui offre son plus beau sourire ((le plus grand, le plus rayonnant)), il réalise qu'il ne pourra jamais oublier ce moment. que les sourires à l'envers à l'université ou à la maison ne pourront jamais effacer de sa mémoire le sourire à l'endroit de la jolie kee dans ses bras. je vais rendre le sourire à l'endroit à la mode en cours de droit alors. si tu me dis que ça me va bien. parce que son petit cœur tout vide, tout fragile, se trouve ce soir presque entièrement comblé. lui à la recherche constante d'attention, en manque cruel de reconnaissance et de délicate satisfaction ; lui a l'impression que l'oxygène pouvant rendre son air respirable, c'est kee. c'est la petite princesse dans ses bras !
c'est elle qui a le pouvoir magique de faire voler en éclat ses barrières tragiques.

alors qu'il la soigne dans la baignoire, frôlant du bout des doigts cette peau sans défaut, il s'arrête à ses mots ; m—merci yu ((arrêt cardiaque)). il jette son regard sur le sol, refusant de lui montrer son visage devenu bien moins opalin qu'auparavant ; il y a des coquelicots sur ses pommettes, du grenat sur l'ivoire. son merci l'a déstabilisé ; inconsciemment, il a eu l'impression qu'il y avait (plus)) qu'un simple remerciement. ah ! voilà. il s'imagine des choses car il ne veut pas la voir partir — il désire qu'elle reste à jamais, qu'elle ne s'envole pas vers d'étranges contrées.
il attend qu'elle lui confie son ressenti, que sans lui, elle se sent vide elle aussi. mais c'est égoïste ! et si faux ; kee le voit ((peut-être, au mieux)) comme amra. et amra n'est pas à la place du roi.
petit prince remet sa couronne un peu tombante, joue avec ses doigts pendant qu'elle se nettoie. il écoute le tissu glisser, les cotons caresser ses plaies. il sursaute légèrement, se retient violemment de se retourner lorsqu'il l'entend chuter mais suppose au son qu'elle s'est gracieusement rattrapée ; l'eau coule, ruisselle et la mélodie harmonieuse de ce liquide transparent s'écoulant sur les jambes de kee n'a jamais été aussi rassurant.
et puis, dans le silence ((mais les silences entre kee et yu sont des plus parlants !)), elle bascule sa tête en arrière, rejoint la sienne pour lier leurs cheveux ((mais il y a bien leur âme dans cette embrassade sans baiser)) et émet une requête, comme une faveur d'une fleur à son créateur — et ça lui brûle le cœur ! il ne savait pas, n'avait pas réalisé à quel point il voulait l'entendre le lui demander. reprendre le contact, être constamment lié.
c'est amusant ((touchant)) de les voir l'un contre l'autre, collés à cette baignoire et essayant vainement de s'attraper la main, de glisser leurs doigts pour ne faire qu'un. il lâche un rire car il se trompe de côté, tourne un peu la tête pour poser son regard vers la bonne direction et finit par la trouver — la jolie main de kee.
comment rester de marbre ?
comment ne pas imaginer que —
suffit !
petit prince, reviens sur terre, comme dirait ta mère. quitte cette stratosphère où il existe des relations sincères et reviens parmi les vivants aux amitiés éphémères.

elle enchaîne les questions alors qu'il caresse de son pouce le creux entre le sien et son index ; doucement, sans un bruit — il n'y a jamais de cacophonie entre elle et lui. c'est un si beau concert que de ressentir leur battement se faire dans une même harmonie.
en effet, va falloir faire un choix kee young. il prend un air faussement désintéressé, de ceux qu'ont les populaires quand le peuple leur adresse des doléances au lycée. et il rit, il rit parce qu'il sait très bien l'effet que cela fait sur kee — qu'elle pourrait presque songer qu'il est sincère et qu'elle va réellement devoir faire un choix.
oh ! kee, si tu savais.
il veut qu'elle lui pose toutes les questions du monde, qu'elle l'interroge jusqu'au bout de la nuit car on ne demande pas des choses à ceux qui ne nous intéressent pas. yujan a le sentiment enfantin ((maladif)) d'être le centre d'intérêt pour de vrai. il enfouit sa tête dans son bras. murmure échappé de ses lèvres. t'as le droit à toutes les questions que tu veux. confession d'un trop plein d'émotion. puis il reprend sa position initiale, regard droit devant lui — comme si l'océan s'offrait à lui, les vagues remontant jusqu'à la baignoire, baignant de leur écume les jambes de kee. ça me dérange jamais de rester avec toi. il tente de prendre une voix décontractée, comme s'il annonçait le temps pour demain, la météo à séoul, rien de plus ou de moins. on pourrait croire qu'il est juste gentleman, bien éduqué à ne jamais laisser une demoiselle en détresse alors que pourtant — ah, si ce n'était pas kee, il serait probablement parti. il aurait appelé quelqu'un d'autre, n'aurait jamais laissé la petite fleur toute seule mais aurait très certainement quitter le jardin d'éden. sauf si tu veux que j'appelle amra ? il sait qu'ils sont plus proches, plus fusionnels. l'éternel a une place particulière dans le cœur de l'éphémère.
il se racle la gorge, pour reprendre ((la question suivante, la plus pertinente)) ; la raison de sa présence. comme il s'en veut d'avoir le vocabulaire d'un rossignol, de ne savoir chanter que le sol — il manque de son, d'émotion. il revoit son sms, sa façon abjecte d'avoir tué ((littéralement)) ses plans à elle sur la comète. inspiration, léger sourire. j'voulais te faire goûter ce vin, qui noie actuellement ton plancher. trait d'humour alors qu'il pointe du doigt le liquide bordeaux qui s'écoule sur le parquet tout nouveau.
mais c'est un mensonge.
un mensonge éhonté !
il a ramené la bouteille dans une vaine tentative pour se faire pardonner. il a raté.
il se frotte les yeux de sa main libre, bouge légèrement ((entraînant obligatoirement un rapprochement)). ils se sont promis — de ne plus rien se cacher, de tout se dire. il ne peut pas recommencer dès maintenant, c'est insensé !
je voulais savoir si ça allait au boulot— il s'arrête brusquement. non, il ne venait pas pour ça ; il venait pour autre chose, pour un désir bien plus profond et dont il n'avait pas conscience jusqu'à présent.
un désir si nouveau qu'il l'angoisse intérieurement ; oxymore douloureuse ! le sentiment est fort, enivrant, déstabilisant. non en fait, j'voulais savoir si t'étais toujours ok pour partir quelque part.
il a dit ça d'un coup, d'un jet.
oh ! le joli trait sur leur carnet usagé.


ciel rouge le soir laisse bon espoir ; ciel rouge le matin, pluie en chemin.

princesse kee ♡ a écrit:
kee now elle va droit au but elle le veut dans sa vie
et dans son lit

hylan le + bo a écrit:
eux ils écrivent nous on écrit
Shim Kee Young


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t5586-kee-young-sheen_rr
☢ BURNING AMBITION
AVATAR : Jessica Jung
POINTS : 9


NOUS A REJOINT LE : 17/11/2018


MESSAGES : 394


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyLun 3 Juin - 12:50

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
# :: kee, dans une cette légèreté qui la berce, sourit de manière si aérée qu'elle pourrait presque en oublier l'obscurité. unique larme heureuse qu'elle ne destine qu'à ce moment de vérité entre les deux. ces âmes tourmentées qui, noyée dans des images inventées, comprennent enfin qu'ils pourront s'aimer. sans les artifices créés par des familles destructrices. parce qu'il faudra plus que des petites ombres à leur histoire pour mettre de côté cette pureté évidente qui se mêle à leurs regards et allient leurs entités. oh, elle qui n'a jamais réellement cru qu'on pourrait l'adorer si elle révélait au monde entier la véracité du récit dans lequel elle est héroïne ; n'a pas pu imaginer un instant qu'on poserait des yeux aussi sincères si elle affichait les bleus amers. elle ne peut contenir la joie, la douceur et la chaleur qui s'évadent d'elle. de son âme toute entière, et qui se pose naturellement sur ses joues d'amoureuse ((réalise-t-elle, kee, les sentiments qui la bercent ?)). il n'est pas sûr qu'elle remarque les rougeurs alliées, elle a la sensation de plonger dans un univers irréel — pourtant son monde n'a jamais été aussi vrai qu'à cet instant. elle rectifie alors, de cette vivacité qu'elle ne contrôle pas, comme si l'évidence ne pouvait attendre son accord. elle prends possession de sa langue et parle sans penser aux conséquences. celui qui fait des voyages d'affaires en italie ; avec moi, yu. c'est ce yujan que keeyoung recherche désespérément.

en réalité, ce que l'étudiante aime, désire ; c'est qu'il soit ce garçon ((non cet héritier)) qui fait ce qu'il veut tandis qu'elle partage la vie qu'il s'est choisi. même si elle serait heureuse aussi qu'il soit libre qu'elle soit là ou non ; si son cœur se serre, c'est uniquement parce qu'elle ne parvient plus à voir sa propre vie à elle sans qu'il ne pose ses yeux sur sa personne. qu'il soit au courant de tout et qu'il lui tienne la main comme si-- comme si la vie de ses dernières en dépendaient ((la sienne aussi d'ailleurs)).
alors pour l'heure ; elle profite de son sourire, de ce moment qu'ils sont en train de partager et face à l'authenticité de ces minutes elle réalise avec la violence d'une immense vague de sidney, qu'elle aimerait en passer des milliers d'autres. pouvoir raconter chaque jour une anecdote différente. elle est persuadée de ne pouvoir supporter le fait qu'il les réalise avec une autre. la perspective semble plus douloureuse que les coups précédents mais — qui est-elle pour avoir un aussi grand rêve ? elle souhaiterait tant de choses que sa tête tourne à nouveau. elle espère, espère, oublie que l'espoir peut faire plus de mal que de bien. tu peux toujours essayer mais tu sais, je pense qu'il serait assez futile sur les visages de tes camarades. c'est sincère, pour la première fois, kee semble détachée ((presque médisante)) ; ce n'est pas méchant. elle imagine ses camardes souriants et, elle ne peut nier la vérité plus longtemps, aucun ne fait battre son cœur avec la même puissance qu'il le fait actuellement. il n'est beau que sur toi. pour elle, en tout cas. elle ne semble pas vouloir être attirée par d'autres lèvres que les siennes.
oh, kee rougit à nouveau.
elle n'arrive à détacher ses iris de sa bouche.
la tentation est si grande, si...

regarde ailleurs kee. elle le voit puis arrive dans la baignoire. ça se passe si vite ((et tellement lentement en même temps)).
la baignoire, cette solution miracle qui l'empêche de faire cette bêtise ; celle qui tromperait leur lien de manière définitive. s'il a accepté ce qu'elle est ((misérable victime)), elle ne parvient pas encore à réaliser -- que tout est partagé. se persuade qu'il est là en tant qu'ami. proche et fidèle. ce qu'ils ont été durant toutes ces années, même s'ils se perdaient dans des silences qui omettait la vérité, mentait sur la vraie sincérité. c'est gênant. cette révélation non confirmée et cette situation. ses mains tremblent quand elle se soigne. ça brûle et ça pique, mais c'est la tristesse qui la guide. et la peur aussi, toujours et encore. sauf que celle-ci est différente, possède de nombreuses nuances. elle regarde un carrelage puis un autre. elle tombe, se rattrape et allume l'eau. enchaînement rapide, saccadé, car kee young se perd dans ce qu'elle ressent, dans ce quelle imagine,
et la réalité fait plus de mal que de bien.
car elle est certaine de s'illusionner.

seul le contact de leurs mains semblent la calmer. elle ressert son étreinte et se promet de ne plus jamais la lâcher. de ne plus jamais le quitter non plus. qu'importe si c'est réciproque ou non, elle est sûre de ne pouvoir s'en aller. et kee young, s'il venait à s'éloigner pour une autre, resterait quand même. car elle a toujours appris à subir, à souffrir ainsi -- pour ceux qu'elle aime.
elle aime son père ((ça parait dingue ! croit depuis longtemps que les choses changeront, ne cesse de lui donner des excuses, et son pardon.
elle aime ja, malgré leur amour passé, révolu. elle a toujours continué de le regarder, même lorsqu'elle a été donné à un autre et qu'ils se sont quittés.
elle aime jae an, alors qu'ils n'ont fait que se tromper. imaginer un avenir ensemble, pour finalement se détacher. pas une, ni deux, mais trois fois. répétant l'erreur à chaque tentative. elle aurait simplement pu dire non, ne pas avoir à se séparer à nouveau.
elle aime raion, continue de le prendre dans ses bras pour le réconforter. alors qu'il lui a brisé le cœur, sans la moindre explications tangibles.
d'où qu'on regarde, kee est toujours restée auprès d'eux alors que ça lui fait du mal/ même aujourd'hui. ainsi, il est pratiquement certain qu'elle ne quitterait yujan, même s'il en choisissait une autre. elle ne réalise simplement pas que cette douleur serait le double des toutes les autres. peut-être même le triple.

les questions sont là pour noyer les poissons dans l'eau. camoufler les battements de son cœur et la couleur de sa peau. ses joues qui s'enflamment. sa voix s'écrase contre son oreille, kee en oublie de respirer. encore plongée dans cette bulle où elle est battue parce qu'elle enchaîne les conneries. elle se voit encore avoir commis une erreur. avoir brisé le silence, celui qu'il aime, par des questions sans réels intérêts. que choisir, elles sont toutes si futiles. posées simplement pour changer le sujet.
futiles vraiment ? certaines expriment ses attentes les plus ardentes. elle respire à nouveau quand le chuchotement brise la panique. et son soupir semble soulagé. alors la voilà heureuse. parce qu'il lui dit des mots qu'elle a toujours rêvé d'entendre venant de lui. qu'il reste, qu'il reste, oh elle prie. qu'il ne s'en aille jamais. d'accord, merci. reste alors. elle répète comme pour se dire à elle-même que c'est vrai. qu'il est là, pas ailleurs. ce n'est qu'après que ses yeux s'agrandissent ; pourquoi parler d'amra à ce moment précis ? elle ne comprends pas ((devrait pourtant ! ne sont-ils pas amis, tous les trois)). sa tête se baisse légèrement et la culpabilité la prend à nouveau :: encore une histoire où amra ne pourra rien faire. il sait, depuis toujours, mais n'a jamais réussi à la sortir de cet enfer et elle voit bien, à quel point ça lui fait du mal. parfois, elle s'est souvent imaginée garder pour elle ces soirées, mais l'éternel a toujours su lire en l'éphémère. et elle n'est jamais parvenu à lui mentir. yu... ce n'est pas à amra à qui je demande de rester. cette demie-confession. qu'il prenne conscience qu'à cet instant ; c'est uniquement de lui dont elle a besoin. qu'il laisse amra en dehors de tout ça, ce soir l'éphémère tisse une nouvelle histoire avec l'insaisissable. et l'éternel n'aura qu'à lire le journal demain.

il y a un arrière goût de déception, au fond de sa gorge. ce n'est pas la faute du im, mais uniquement la sienne. à trop s'être imaginer des choses, ce retour à la réalité ((celle comme quoi yu est comme amra, son ami)) n'est pas très agréable. mais ne peut-elle pas s'en prendre qu'à elle après tout ? elle veut se concentrer sur le vin, oublier à quel point son cœur se serre et s'étouffe. elle entends vaguement la suite de la conversation et pourtant elle ne réponds pas tout de suite. pour dire quoi ? des banalités, futilités incessantes ? n'ont-ils pas passé ce cap, tous les deux ? c'est si douloureux ! pourquoi ne s'est-elle pas contentée de ce qu'ils ont toujours eu ?
(elle tente de rendre sa culpabilité moins prenante, mais en vérité elle refuse de revenir à ce qu'il avait avant. seulement...
ses yeux s'écarquillent quand il veut savoir, si le voyage est toujours d'actualité. grand huit incessant que sont leurs sentiments. ils prennent trop de virages, font peur pour revenir sur un calme plat. kee young comprend parfaitement la requête et les excuses silencieuses. elle se remémore le sms. il a été honnête avec ces derniers mots, elle a promis de l'être à son tour. il m'a vraiment beaucoup blessé... ils savent tous les deux, qu'elle parle de ce message où il l'envoyait balader. quand elle a répondu, elle a bien mis en évidence à quel point elle lui en voulait, de répondre ainsi à une demande venue du cœur.

— pars avec moi. malgré les bleus, malgré les familles. malgré les peines, ne sont-elles pas balayées à présent ? bien sûr qu'elle est toujours ok. qu'elle veut partir quelques jours ((ou l'éternité)) avec lui. c'est l'évidence même. son rire se veut léger, très doux. tu crois réussir à me faire changer d'avis sous prétexte que monsieur était de mauvaise humeur ? je te l'ai dis non qu'elle ne quitterait jamais le yu qu'il était. peu importe lequel se présentait. même si ce n'est pas ((son préféré)) : le suivant jusqu'au bout du monde, s'il l'ordonnait.


@im yu jan




YUKEE, LIZZIE DE MA VIE & FLO a écrit:
ON AVAIT PAS DE PAIRING PARCE QU'ON S'ATTENDAIT
Im Yu Jan


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t6334-im-yu-jan-error404
☢ BURNING AMBITION
AGE : 25
AVATAR : lee jong suk (dramaking).
POINTS : 5


NOUS A REJOINT LE : 21/03/2019


MESSAGES : 848


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyVen 14 Juin - 0:35

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
à ces nuits blanches sans soleil ni éclipse pour faire ((l'amour)). à ces instants brefs, intenses, comme un fruit qu'on savoure. à ces heures où chantent les soupirs, leurs doigts s’entrelacent dans une danse des plus fugaces.
il y a cette petite lumière dans la nuit noire qui étincelle — éphémère artifice — comme cet ((amour)) naissant qui ensorcelle ; ah ! comme ils ont mis du temps, pour que s'esquisse la vérité sur leur sentiment.
des amis. voilà ce qu'ils tentent d'hurler au monde entier ((vaine tentative pour se protéger)). parce que petit prince de ce royaume un peu trop grand a du mal à gérer ses émotions et sensations ; ce n'est pas de sa faute ((il ne l'a jamais fait auparavant))

être amoureux ((oh !))
le mot est si angoissant, qu'il pourrait s'enfuir tel un enfant ; ne plus revenir de peur de tout détruire.

il existe pas vraiment sans toi, celui-là. le yu qui fait des voyages d'affaires en italie. elle n'a pas besoin de demander ((c'est inné)) ; yu ne s'imagine pas voyager sans sa jolie poupée à ses côtés. comment regarder les paysages italiens, goûter les vins les plus exquis, flâner dans les rues aux milles nuances de parfums — sans elle ((?)) ; c'est impossible, voyez-vous. c'est inimaginable même, diraient les plus grands fous.

sourire esquissé sur ses lèvres amusées.
ce n'est pourtant pas la première fois ((qu'il lui sourit, qu'il croise son regard chocolat dans les prunelles fascinantes de la jeune femme)) — mais cette nuit, dans cette salle de bas aux carreaux froids mais aux respirations brûlantes d'un désir inavouable, ce sourire est bien différent. bien plus intense, bien moins innocent.
il a toujours pensé, supposé, qu'il ne pouvait mériter kee dans son existence factice et intéressée. oh ! alors ses iris ne l'ont jamais imaginé autrement que comme cette fleur délicate du trio gagnant ; la jolie sensitive que l'on ne touche que du regard pour ne pas la froisser, que l'on contemple dans le jour et dans le noir, sans aucun espoir. mais c'est bien trop difficile ((quand ils sont si proches)) — de ne pas céder face à ce sourire si envoûtant qu'il pourrait s'y noyer ((littéralement)). au compliment de kee, ses joues se colorent ((vivement, si innocent)) ; elle le murmure d'une façon si particulière, cet être de lumière. il n'y a pas de faux semblant et lui-même ne peut prétendre le contraire — ce qu'elle dit est sincère. il se racle la gorge, pose son regard sur elle.

on ne voit bien qu'avec le cœur.
l'essentiel est invisible pour les yeux.

contact ((presque)) charnel brisé lorsque petit prince laisse glisser la petite poupée dans la baignoire ; pour soigner les coups, panser les plaies. pour effacer ce rouge carmin sur cet écrin de porcelaine. oh ! comme elle semble si fragile, prête à se briser en mille morceaux tel un miroir aux reflets immoraux. son cœur bat si vite qu'il pense le lâcher — c'est si fort et il n'y connaît rien, n'a jamais eu l'occasion de perdre son souffle et sa raison. pourtant, il ne donnerait sa place pour rien au monde ; car tel est le vrai voyage ((le plus pur, le plus intense)) ! ce n'est de traverser des déserts ou de survoler des océans mais parvenir en un point exceptionnel où la saveur de l'instant baigne tous les contours de la vie intérieure.
et là, dans cette pièce minuscule où se bercent les émotions de deux âmes en perdition, se dessinent les prémices d'une éventuelle réciprocité.
c'est presque frustrant pour les spectateurs de voir ces deux êtres se persuader encore ((naïvement)) de se fourvoyer dans des illusions fanées. regardez-vous ! certes, leurs visages sont cachés, leurs émotions soigneusement dissimulées mais si vous saviez — si vous saviez comme tous les deux, vous mourrez d'envie d'être démasqués.

les étoiles sont éclairées pour que chacun puisse un jour retrouver la sienne. c'est bien pour ça que kee brille si fort dans le ciel de yu !

elle questionne, réclame ((mais jamais ordonne)) ; oh jolie kee, yu répondrait à toutes tes questions, même les plus folles. sans détour ni mensonge car ils se sont promis de ne plus jamais se mentir ((ils en ont déjà trop dans leur propre famille !)). les caresses de ses mains sur sa peau, le frôlement de ses doigts si délicats — tout lui donne envie de se retourner, de se lever pour ((la prendre dans ses bras)) ; oui, disons cela. leurs visages n'ont jamais été aussi proches et le son de sa voix semble résonner au plus profond de son âme, touchant son cœur en plein centre. et c'est parce qu'ils sont si rapprochés que yu peut sentir ((percevoir)) le souffle d'un raté — parler d'amra, c'est un peu comme avoir malheureusement échoué.
pourquoi prononcer ce mot discordant dans ce duo si beau ? parce que yu n'arrive pas à s'imaginer avoir cette place bien spéciale à ses côtés ((le 24 carats ne peut être accompagné que d'un roi !)) ; et petit prince vacille, regrette sa question qui trahit son manque de confiance alors qu'il se consume de passion. t'as pas besoin de demander, kee. t'as pas besoin de me demander de rester. yu le fera instantanément, de façon inopinée. il tente vainement de se rattraper ((au fond)).
il y a une rature sur l'esquisse de leur ((amour)) ; car sans le réaliser, yu recule et laisse transparaître une ((fausse)) confession. pourtant, kee n'est pas son amie. elle est bien plus ! dans son monde empli d'illusions ((car il n'imagine pas qu'elle puisse l'envisager avec passion)), kee est bien plus qu'une simple amie.
et quand elle évoque ce message — tout se fissure, tout semble se briser et il hurle intérieurement en voyant le bateau s'échouer. non non non ! ((par pitié)) — il se remémore parfaitement son état ce matin là. sa nuit précédente passée en ((sa)) compagnie pour combler ce vide en lui, sans kee. il ne la mérite pas, il ne peut prétendre vouloir conquérir son cœur quand c'est ce même organe vital qu'il brise à chaque heure. je sais. il relève la tête ((contact coupé)) et laisse sa voix s'échapper de ses lèvres gercées pour répéter inlassablement ses deux mots lancinants. je sais. il sait qu'il lui a fait du mal, voudrait s'excuser, presque lui demander s'il peut encore rester.

pars.
pars avec moi.

et là, alors qu'elle a la tête appuyée contre la baignoire ; petit prince se retourne, se redresse et pose ses avant-bras sur le rebord, entourant instantanément le visage de ((son)) joli diamant. regard intense, souffle si proche — seuls quelques vains millimètres séparent leurs lèvres tremblantes. je compte bien ne jamais te faire changer d'avis sur ce point, kee.
il s'approche dangereusement, pourrait presque effleurer le rose de cette bouche qui le fascine tant. il ne peut pas — il ne peut pas cacher ce qu'il ressent ; ce battement de cœur si virulant qui traverse sa poitrine et fait brûler tout son sang.
tu vas attraper froid. et dans un geste un peu enfantin mais si gracieux, il touche de son index le nez de kee, esquisse un sourire et recréer ((à regret)) un espace entre son visage et le sien.
le contact ((charnel)) des deux âmes reprend avec douceur à travers ses gestes lents. l'eau a presque séché durant leur conversation et il ne reste que quelques gouttes parsemées. il saisit une serviette accrochée sur le côté du mur et la pose délicatement sur les épaules de kee ((les blessures ne sont plus rouges mais la peau reste marquée)). ah ! il ne va pas laisser tout cela impuni ; c'est décidé.

on n'entend rien, on ne voit rien.
mais pourtant quelque chose rayonne en silence.

en silence ((sans vraiment lui demander mais il sait qu'elle est en accord)), il l'aide à se relever maladroitement et tout en passant sa main dans son dos (protégé par le tissu blanc, pour ne pas appuyer trop vivement !)), le petit prince passe son bras libre sous les jambes de la jolie princesse — il y a des rires qui s'échappent, qui résonnent en écho dans la salle de bain, trahissant leur lien. sans le savoir, sans le réalisser ((il n'arrive pas à s'imaginer cette réciprocité)), yu a apporté la lumière dans cette scène d'horreur et de désespoir. désolé, c'est le seul jet privé disponible. de nouveau, rire amusé alors qu'il évite en quelques pas chassés le vin qui coule sur le sol et imbibe le parquet ((qu'importe ! ils verront tout cela demain)).
yu connait ses lieux comme si c'était les siens. en un instant, il pénètre dans la chambre de kee et la dépose dans ce lit si imposant ; elle paraît si petite ((si fragile)) alors qu'il la recouvre des draps, échangeant le coton blanc par le tissu soyeux.
debout, penché au-dessus d'elle, il l'observe d'un regard qu'il espèce rassurant ((protecteur et non plus celui d'un enfant)). de ses doigts fins, il retire une mèche de cheveux du front de la poupée, chuchote comme une confidence. essaye de dormir.
il hésite, ne sait pas.
a-t-il le droit d'être là ?
pour la nuit.
pour la vie


ciel rouge le soir laisse bon espoir ; ciel rouge le matin, pluie en chemin.

princesse kee ♡ a écrit:
kee now elle va droit au but elle le veut dans sa vie
et dans son lit

hylan le + bo a écrit:
eux ils écrivent nous on écrit
Shim Kee Young


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t5586-kee-young-sheen_rr
☢ BURNING AMBITION
AVATAR : Jessica Jung
POINTS : 9


NOUS A REJOINT LE : 17/11/2018


MESSAGES : 394


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyJeu 15 Aoû - 1:51

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
# :: et d'un coup,
d'un geste,
d'un rapprochement,
d'un effleurement,
le monde s'arrête.

les yeux qui s'écarquillent, le cœur en alerte. la respiration qui se coupe, le corps qui se fige. elle en oublie l'univers, ne retient ni les mots, ni les caresses. cerveau déconcentré ((perturbé)) par la proximité. c'est dingue ((c'est dingue !)) comme elle se sent — comment ? il n'y a plus rien qui fonctionne correctement. encore moins sa raison. toutes réactions annulées par des lippes presque posées. c'est fou ((c'est fou !)) comme il contrôle la jolie princesse. prince souverain de la galaxie où elle s'éveille. elle sent des yeux la brûler (ce sont les siens, ceux de y u j a n), un être l'entourer. c'est lui (encore), toujours. elle tombe. trébuche ; ne respire plus. enfermée dans une bulle, elle ne voit que le garçon. il n'y a que l'insaisissable qui entre dans le champs de vision de l'éphémère --
c'est à cet instant qu'elle sait. que rien ne sera plus jamais comme avant.
qu'ils pourraient faire semblant autant qu'ils le voudraient ;; elle ne pourrait plus revenir en arrière. elle le sent à ses joues qui s'enflamment. à son myocarde qui rebat ((mile à l'heure est-ce suffisant pour expliquer ce qu'elle ressent ?)). elle se meurt, en réalisant qu'il est trop tard. qu'à s'être convaincue qu'elle resterait quoiqu'il arrive (même s'il ne l'aimait pas autrement que comme son amie) elle pourrait le soutenir. le voir s'épanouir sans partager sa vie son cœur. douce illusionnée, à nouveau fourvoyée. kee young ne veut pas, ne veut pas rester à l'écart.
ce soir, elle comprend enfin,
qu'être l'éphémère ne suffit pas.

idiote, imbécile, réfléchis !
elle non plus ne souhaite pas changer d'avis. qu'il garde cette place, cette attente que nul autre ne peut s'offrir. qu'elle continue d'envoyer ces messages d'aimée ; qu'elle ne cesse de réclamer. des voyages, des secrets, des images. yu jan est comme l'espoir :: on aimerait l'avoir. tout le temps, à outrance. dans l'abus, dans l'excès. ((mais)) il nous file toujours entre les doigts. sa peau d'ivoire, contre son épiderme de cristal. tu n'y arriverais pas, de toute manière. car elle saisit à cet instant ((réellement)) qu'ils ont déjà pulvérisé le miroir. ce n'est pas qu'un joli reflet, qu'ils se renvoient. il y a des rayures, pas mal de brisures — et surtout un désir sans fin ((qu'on efface pas d'un simple claquement)). qui danse dans les iris, qui réchauffe les peaux. des étincelles qui enflamme l'atmosphère.

elle ne devrait pas y croire,
toujours persuadée qu'elle ne peut être adorer.
elle ne devrait pas s'y fier,
ne connait que trop bien l'illusoire.

abonnée au désespoir,
gamine malmenée par la cruauté.

mais c'est plus fort qu'elle. ça la berce, ça remue de l'intérieur. se fracasse contre son ventre. ((elle n'a pas froid)) il réchauffe toutes les parcelles de son entité ; que ce soit physiquement ou mentalement. il n'y a pas une zone de glace, quand kee young se noie dans les prunelles noisettes de celui qu'elle aimerait appeler ((amant)).
et s'il ne s'était pas éloigné — la poupée aurait cédé. n'attendant que la collision entre ces lèvres d'interdits et de non-dits. elle sourit pourtant à ce doigt sur son nez, ne peut empêcher un rire de la quitter. la tension s'évade d'un mouvement d'enfant ((elle s'en serait voulue,
de craquer et de faire éclater cette amitié.

((car aucun des deux ne parvient à admettre))
ce qui les lie pour de vrai,
des amis, qu'ils disent.
qu'ils se convaincs.

n'ont-ils pas promis de ne plus mentir ? (ah) ! les voilà revenus à la case départ, petits menteurs. beaux ;; prétentieux. ils semblent majestueux. ils semblent grands. on admire ce qu'ils dégagent, on aimerait être à leurs places.
((regardez !))
((plus vous serez près, plus vous comprendrez !))
en vérité, ce ne sont que enfants. des incapables façonnés par des ambitions trop vastes. ils ne savent pas, ils ne connaissent pas ces choses-là ; ce qui lie les paysans entre eux. amour, qu'importe le sens, qu'importe l'emploi :: ils ignorent qu'ils peuvent aussi ressentir ce mot armé d'un sublime a. préfèrent s'inventer tant d'obstacles pour ne pas se heurter à la difficulté. c'est pour ça que les cœurs s'affolent ce soir. ils veulent signifier à leurs propriétaires qu'une couronne ne retire en rien les émotions d'un humain.

c'est pour ça aussi que le trajet jusqu'à la chambre apporte son lot de douleur. que le silence qui les enveloppe ce soir ; est si désagréable. il renferme tant de ((secrets)). elle ne peut pas empêcher son corps de s'affoler. elle ne veut pas aller se coucher. hm. ce n'est pas grave, c'est la meilleure compagnie que j'ai prise jusqu'à aujourd'hui. c'est vrai. oh, c'est tellement vrai ! il n'y a pas de plus belle solution pour elle. il n'y a que contre son torse qu'elle souhaiterait se poser. s'envoler.
peut-elle l'envisager ? peut-elle le dire ?
elle n'y arrive pas,
ne parvient à imaginer un avenir à ses côtés.
où elle ne serait pas son amie

elle veut l'aimer.

et plus le temps passe, plus elle s'interroge. c'est douloureux, d'avancer à l'aveugle. de réaliser l'immensité d'un sentiment, qu'on ne parvient pas à voir comme réciproque. sur le lit, sous les couettes ;; kee young se rend compte de l'état dans lequel elle est dorlotée. c'est parfois agréable, souvent intense, mais la finalité reste continuellement la même : elle ne sait pas.
et si elle se persuadait de ne vouloir apprendre, elle ne peut rester évincée plus longtemps. ils ont fait tant d'efforts, en si peu de temps, qu'une reculée est plus violente qu'avant.
face à yu jan. face à sa voix, face à sa protection ;
kee young replonge quelques mois auparavant.

la bibliothèque revient et les séquences passent au ralenti. elle revoit la crise, revoit l'absence, la recherche, ce moment où elle l'a découvert. elle repense à ses mots, à ses vérités, à leur étreinte.
à cette dame qui, ...
ils se seraient embrassés si elle n'était pas intervenue.
comme ce soir, comme tout à l'heure. sa main retient la chemise de l'héritier. au départ, ses yeux se noient dans l'obscurité.

— reste avec moi. elle murmure, elle chuchote. elle répète, comme une prière. elle demande, elle tremble ; ne veut pas qu'il s'en aille. elle a peur, toute seule dans le noir. elle craint de le voir disparaître aussi. ne pars pas... car elle est sûre de ne pouvoir survivre à son absence. et voilà kee young qui suffoque.

si la fatigue frappe à la porte, elle ne peut s'endormir maintenant. les mots brûlent ses lèvres, incendie ses rêves les plus discrets. viens dors avec moi ce soir ; qu'il soit le dernier qu'elle voit avant de rencontrer morphée et le premier lorsqu'elle ouvrira les yeux.
((elle comprends))
ce n'est l'histoire d'une simple nuit.
elle aimerait
(désire tant !)
ce schéma pour une vie.
yu jan... toutes les questions pas vrai ? elle sombre, petit à petit, dans un sommeil qui se veut réparateur. mais l'héritière des shim résiste, ne veut pas, ne veut pas laisser passer ce courage ((éphémère)). puisse dans toutes ses forces pour dire à voir haute ce qu'elle pense tout bas. je ne comprends pas ce que nous sommes tous les deux menteuse. elle sait parfaitement ce qu'il est, pour elle. ses yeux se ferment lentement, délicatement. elle se pose contre son torse lorsqu'il s'installe à ses côtés, tient son haut comme pour ne plus avoir à le quitter réponds moi... pas de mensonge, hein... a-t-elle raison, de ne plus le voir comme un ami ? l'a-t-il sincèrement été un jour, en réalité -- si elle arrêtait de se leurrer, peut-être verrait-elle, qu'il n'a jamais été question d'amitié.


@im yu jan




YUKEE, LIZZIE DE MA VIE & FLO a écrit:
ON AVAIT PAS DE PAIRING PARCE QU'ON S'ATTENDAIT
Im Yu Jan


Voir le profil de l'utilisateur
http://www.hundred-miles.com/t6334-im-yu-jan-error404
☢ BURNING AMBITION
AGE : 25
AVATAR : lee jong suk (dramaking).
POINTS : 5


NOUS A REJOINT LE : 21/03/2019


MESSAGES : 848


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) EmptyJeu 15 Aoû - 23:38

cœurs porcelaines, se brisent comme du verre.
tous les petits êtres humains sur la planète sont de jolis livres aux grandes phrases en entête ((absolument tous)) ; et chacune de ces âmes qui rêve, respire, vive — chacune de ses âmes désire ardemment être lue. attente constante tout au long de leurs vies qu'un inconnu s'empare de leurs couvertures pour l'effleurer du bout des doigts et feuilleter ((toute la nuit)) le contenu de leurs maux.
et peut-être ((ah oui !)) peut-être bien que ce soir, dans le noir, alors que leurs cœurs battent en harmonie de ce mouvement erratique uniquement connu des amoureux, yujan voudrait du plus profond de son être que kee lise les pages de son histoire à lui ; qu'elle pose son regard sur ses feuilles blanches ((car petit prince reste désespéramment vide)) — mais est-ce prétendre à l'impossible ?

c'est si amusant,
de les voir en parfaite harmonie,
dans leur sentiment,
éclatant dans la galaxie.

mais sans jamais franchir la barrière du son !
pas un mot, pas un soupir.
simplement ces regards ((si brûlants)) qu'on en perd son souffle, perd son rire ((on en oublie de vivre)). yujan en perd même ses moyens car il a bien conscience que désormais, il n'y a pas de retour en arrière ; c'est différent ((pour la vie obstinément)) et même si la peur l'envahit, même si l'angoisse le meurtrit violemment, il ne peut dénier que ce rapprochement lui plaît ((intensément)).
il y a cette pointe de défi qui se glisse dans sa voix, cet échange délicat, ce contact aussi doux que la soie — il ne peut croire qu'il peut l'intéresser plus que ce rôle d'ami fidèle qu'il joue à merveille depuis des années. pourtant, pourtant ; il y a cette envie de partir à deux, de s'évader de ce monde qu'ils détestent tant pour vivre dans leur château à eux. ne plus être l'héritier du trône et la petite princesse à marier mais simplement deux inconnus dont la seule raison d'exister est celle de s'aimer.

éclat de rire !
éclat d'amour
il y a des sentiments qui justifient que l'on vole littéralement en éclat — et dans cette salle de bain où le rouge carmin s'est effacé sous la lumière et les soins, où désormais se côtoient deux astres qui se sont tant cherchés ((si longtemps)) dans le système solaire. ((là)) regardez ce tableau si beau, ces couleurs pastel de la plus belle palette de l'univers ; le dégradé de violet effacé par le blanc des étoiles, par les sourires et les rires enfantins de ceux qui ne veulent plus se lâcher la main.
mets cinq étoiles alors. ((son cœur bat si vite qu'elle doit l'entendre, c'est impossible autrement !)) il souffle ces mots amusés dans le creux de son oreille ((à proximité)) avant de la relâcher sur le lit, regrettant le contact de la jolie poupée contre lui ; comme il voudrait la serrer à jamais dans ses bras. son compliment l'a brûlé, si vivement — ce n'est pas la première fois qu'il en reçoit mais c'est la première fois qu'il est sincère, que yujan semble percevoir ((pour de vrai)) une sincérité réelle. kee ne dit pas ses mots pour lui faire plaisir ou par intérêt — non, il aimerait prétendre ! que kee lui murmure ses trésors car elle les pense de tout son cœur, et très fort.

cruelles sont les illusions,
qui reviennent de plus belle !
là, à foison —
que ressent kee pour lui ?

peut-on savoir quand les saisons changent ? quand l'hiver laisse sa place au printemps, quand l'été se fait balayer par l'automne — peut-on annoncer précisément la date de ces changements ? pas vraiment ! alors,l'instant yujan où a cessé de voir kee young comme une simple amie de ce trio insérable est indéfinissable.

((oh !)) c'est si douloureux d'avancer les yeux fermés.

et la main délicate de sa dulcinée s'accroche à sa chemise, refuse qu'il ne s'en aille. penché au-dessus d'elle, il esquisse un léger sourire ((le plus ouvert de toute son existence, lui qui se cache sans cesse)) car cette demande n'est pas anodine, bien qu'elle soit chuchotée d'une façon un peu enfantine. c'est comme au lendemain d'une tempête — tout est encore en désordre dans sa tête, il y a des morceaux de mal-être qui gisent sur le côté mais il y a ce calme ((si reposant, si apprécié)). je reste, je suis là. il ne réfléchit même pas ((c'est si évident ?)) clarté lumineuse qu'il ne la quittera pas ; jamais
en silence, comme si l'instant pouvait se briser en une seconde, yujan se glisse à ses côtés alors que les paupières de kee se ferment doucement et qu'elle se loge sur sa poitrine dans un geste des plus inconscients et naturels — je ne comprends pas ce que nous sommes tous les deux.
arrêt ;
brutal,
de l'air dans ses poumons, des battements de son cœur.
réponds moi... pas de mensonge, hein...
sincérité tant désirée.

silence

il n'y a qu'avec elle que les silences ne font pas peur, que les silences sont aussi forts que le lien unissant deux âme-sœurs. il n'y a qu'avec elle que ne rien dire apporte parfois plus de sens que tous les mots du monde.
et puis —
il y a deux réponses à ta question, kee. comme à toutes les questions. celle du poète et du savant. où a-t-il lu cela ? il ne sait plus, dans ces innombrables histoires qu'il a lues ((l'enfant calme, coquille vide insensible)) il se racle la gorge — resserre son emprise sur la jolie poupée, renforce le lien  alors qu'il voit ses yeux papillonner dans une tentative maladroite mais vaillante de ne pas sombrer. elle a le visage si paisible, comme de nouveau illuminé, lui qui était si déchiré quelques instants auparavant. le savant te répondrait que nous sommes des— amis. des amis de longue date. il s'arrête, cœur malmené à l'idée de devoir considérer kee encore comme une ((simple amie)) car il est évident ((c'est si clair à présent !)) qu'ils sont absolument tout sauf des amis ; que cette relation platonique sans aucun amour ne leur convient pas à tous les deux ; que le drap de soie qui se dresse entre eux est si facile à retirer, si aisé à effacer pour pouvoir ((enfin)) l'embrasser. la réponse du savant ne plaît à aucun, semble agacer les cieux ((la pluie tombe à l'extérieur, comme pour montrer sa colère)) — douce kee, allongée à ses côtés, ayant probablement déjà rejoint les bras de morphée. sourire sur ses lèvres gercées dans sa contemplation de la si jolie poupée. sa voix ne se fait que murmure, comme dans un rêve. le poète te répondrait qu'il n'y a pas à comprendre. que la seule chose que tu dois retenir, c'est que je serai toujours là— de la façon dont tu le souhaiteras. toutes les possibilités, tous les sentiments désirés. d'un geste lent, il écarte de son index une mèche des cheveux de kee, à présent endormie. elle n'a probablement pas entendu la fin, ce poète qui ne fait que retranscrire les pensées les plus profondes ((les plus véritables)) de yujan.

si elle ne rêve que d'amitié,
alors soit !
mais si un jour, par hasard ((elle veut plus))
alors yujan pourra le lui offrir.
mais trop prudent, trop incertain de la façon d'exprimer ses émotions et sentiments, il n'en dit pas plus.

ô kee, il n'a jamais été aussi sincère que cette nuit.

cette nuit, c'est le poète qui a raison.
il aurait tant voulu l'embrasser,
sous les plus belles étoiles du firmament.
son étoile filante ((à lui))

bonne nuit, kee.


ciel rouge le soir laisse bon espoir ; ciel rouge le matin, pluie en chemin.

princesse kee ♡ a écrit:
kee now elle va droit au but elle le veut dans sa vie
et dans son lit

hylan le + bo a écrit:
eux ils écrivent nous on écrit
Contenu sponsorisé


peau de cristal — ((yujan)) Empty
(#) Sujet: Re: peau de cristal — ((yujan))   peau de cristal — ((yujan)) Empty
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La musique dans la peau
» [Tutoriel] Tanner une peau
» Peau de dragon (cuir)
» Ninjutsu : Shôton, l'art du cristal
» Le cristal c'est beau mais c'est fragile (Diablo) [FINI]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: seoul :: Gangnam :: Résidences
Sauter vers: