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(#) Sujet: QUAND LES ACCENTS DOMINERONT SEOUL ((ALESSA))   QUAND LES ACCENTS DOMINERONT SEOUL ((ALESSA)) EmptyVen 26 Avr - 22:04


Laisse ton coeur battre au son de la musiqueAlessa & Tanya

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De l’air, enfin. Alors qu’elle n’avait passé que deux heures dans la salle, Tanya sentit le besoin de remplir au maximum ses poumons d’air nouveau. Le bar d’où elle sortait était ultra bondé et puait un mélange d’alcool et de transpiration. N’importe quelle personne claustrophobe n’y aurait pas survécu plus de 10 minutes. C’était sa première soirée étudiante sur Séoul, et elle ne connaissait pas grand monde – personne en fait – mais Tanya trouvait ça plaisant. Ça lui faisait vraiment du bien de sortir, de découvrir de nouveaux endroits, de rencontrer des nouvelles têtes et de discuter de banalités sans importance.

Mae aurait détesté cette soirée, elle qui détestait tant sortir de son confort. Tanya aurait eu du mal à la tirer jusqu’ici, mais sa meilleure amie serait venue juste pour elle. Elles seraient probablement en train de rire comme des cochons, trop bourrées pour se soucier du regard des autres. Mae lui manquait beaucoup, beaucoup trop. Elle se sentait un peu seule dans cette grande ville inconnue, et ne pouvait même pas lui envoyer de messages sans le WIFI : sa nouvelle carte SIM ne s’activait que dans 24h. Elle vérifia tout de même son téléphone sait-on jamais ils ont peut-être activé sa carte SIM en avance. Sans étonnement, le réseau indiqué était toujours représenté par une croix. Fait chier. Avant de verrouiller son téléphone, Tanya s’attarda sur son fond d’écran. On pouvait y voir la famille au complet, juste avant... Avant la mort de son père. Sa mère avait ce fameux sourire, sincère, mêlant excitation, sérénité et joie. Un si beau sourire, que Tanya n’a plus jamais revu sur son visage...

Elle se dit qu'elle aurait dû rester près de sa génitrice, qu'elle aurait pu faire mieux, juste encore un peu. Mais elle n’en pouvait plus, elle avait besoin de partir, besoin de souffler. Elle a fait le bon choix. Des larmes commencèrent à lui monter aux yeux. Elle n’avait pas le droit de pleurer, pas ce soir, pas tout de suite. Chassant cette pensée de son esprit en ingurgitant d’un cul sec le fond de vodka pomme qu’il lui restait, Tanya s’essuya le coin de ses yeux avant que son mascara ne coule. Elle avait besoin de fumer maintenant. Merde, elle s’était promis d’arrêter. De toute façon, elle n’avait aucune cigarette sur elle, et les gens autour d’elle avaient l’air trop occupés à se pécho. Tant mieux, elle ne sera pas tentée ce soir.

Tanya passa une main dans ses cheveux et s’aida de l’appareil photo de son téléphone pour se recoiffer. Une tape sur l’épaule l’interpella. Elle se retourna et vit une étudiante, cigarette en bouche, lui demander quelque chose en coréen. Sa demande s’accompagnant d’un geste, Tanya devina qu’elle avait besoin d’un briquet. Ne vidant pas souvent son sac par peur d’oublier d’y remettre des choses dont elle aurait potentiellement besoin en période de crise, il ne serait pas étonnant d’y retrouver un vieux briquet. Elle trouve effectivement celui qu’elle avait piqué à Mae avant le départ pour Séoul et le tend à l’étudiante qui lui fait face. Cette dernière lui propose une cigarette en échange. Tanya l’accepte volontiers, l’allume et tire une longue taffe. Elle savoure le trajet de la fumée jusqu’à ses poumons qui, la seconde qui suit, vient lui faire tourner un peu la tête. C’est pile ce qu’il lui fallait. Essayant de cacher son accent français, elle remercie la coréenne : « Thank you, I reaaaaally needed it. Well, I’m sorry but I don’t speak Korean. Do you mind if we speak in English? I’m Tanya by the way ».
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(#) Sujet: Re: QUAND LES ACCENTS DOMINERONT SEOUL ((ALESSA))   QUAND LES ACCENTS DOMINERONT SEOUL ((ALESSA)) EmptyDim 28 Avr - 19:43





La moitié de son joint éteint tourne entre ses doigts encore curieusement habiles pendant que son autre main se desserre inconsciemment autour de son verre d’alcool. Elle s’apprête à en boire une gorgée, avant de se rappeler de l’épais bout de cendre qui s’est éparpillé dans le résidu de cocktail. Le soupir de la brune passe inaperçu sous l’effervescence des nouveaux étudiants qui ont un peu trop forcé sur l’alcool et sous la musique mi rock, mi trap qui a envahi le bar depuis une heure. Le reste de sa cigarette expertement calé entre ses deux doigts, Alessa retourne au bar pour y déposer son verre et en demander un nouveau. La perspective de continuer à la bière pour ne pas mélanger les substances l’effleure un instant, puis elle décide qu’un whisky passera sûrement mieux. Ce soir, tant pis pour les bonnes résolutions. Elle y retournera demain, ou plus tard, elle ne sait pas trop – pour le moment rien ne semble compter plus que combler le trou béant qu’elle sent niché juste au-dessous de son cœur. Ce vide bien familier qu’elle pensait ne plus voir rouvert.

Son verre de whisky lui revient à beaucoup plus cher que le budget qu’elle s’était constitué pour la soirée et elle serre un peu les dents au moment de régler. C’est la faute de Gaeul, de sa lubie stupide de vouloir éduquer son palais à des choses plus classes que les haricots rouges et la beuh premier prix. Alessa note mentalement de lui en faire le reproche, quand elles se reverront. Bientôt sûrement. Coup d’œil rapide à l’horloge murale : il est déjà 1h. C’est une heure de plus que l’heure à laquelle elle avait promis de rentrer – elle imagine Gaeul assise dans sa chambre qui est devenue leur, la tête en plein dans ses cours mais les yeux qui passent obstinément à travers les mots. Elle la dépeint les yeux fatigués et le ventre vide, à guetter le bruit de la clé dans la porte, à hésiter à envoyer un nouveau message tandis que de l’autre côté de la ville, Alessa s’obstine à les ignorer. Elle prétendra avoir été à cours de batterie, et Gaeul fera semblant de la croire.

Le liquide amer passe sur sa langue et son visage se contracte dans une grimace inattendue. Elle ne pensait pas qu’il lui restait des papilles gustatives à détruire. La petite brune prend son verre contre elle, puis tâte de sa main libre les poches de sa veste en jean pour y trouver son briquet – en vain. Son esprit est trop embrumé pour qu’elle ne tienne à le chercher – elle se rabat sur la solution de simplicité et vaque jusqu’à l’entrée du bar, scanne les potentiels fumeurs autour d’elle et tape la première épaule sur sa gauche. « T’aurais pas un briquet sur toi, s’il te plaît ? J’ai perdu le mien, quelque part, ou on me l’a volé, je suis pas sûre. » La géante qui lui fait désormais face a des trop grands yeux pour qu’elle en fasse le tour de façon nette, et elle semble aussi confuse que la plus petite. Pas d’autre réponse qu’un regard déphasé. « Briquet ? » réitère-t-elle alors en mimant le doigt qui presse la roulette et en montrant son joint. Cette fois, ça semble passer : la grande nana fouille avec énergie dans son sac, puis elle en extirpe un briquet qu’elle tend à la Péruvienne. Alessa la remercie d’un sourire et continue dans les mimes : elle prend de sa poche ses fameuses clopes aux fruits, et montre le paquet à l’étrangère, lui signifiant d’un geste du menton de se servir. De dos, on voit Jane rencontrer Tarzan. De face, Tarzan rallume son joint et tire dessus jusqu’à sentir la fumée descendre dans sa gorge.

« Thank you, I reaaaaally needed it. Well, I’m sorry but I don’t speak Korean. Do you mind if we speak in English? I’m Tanya by the way »

Le rituel de rencontre commence : Jane s’appelle Tanya. Le sourire de Tarzan s’élargit et elle prend soin de se détourner pour recracher sa fumée. Fidèle à lui-même, l’Anglais qui sort de sa bouche est un peu traînant, sa langue alourdie par des années passées avec des gorilles – ou peut-être des heures avec l’alcool. « Alessa. Et t’en fais pas, le Coréen devient trop compliqué pour moi de toute façon. » Elle lève son verre pour désigner un coupable, l’air complice. Les traits de la jeune femme se dérident progressivement. La soirée ne sera peut-être pas aussi mauvaise qu’elle le craignait.

« T’es nouvelle ici ? » La question tient plus de la politesse – les signes de la nouvelle arrivante sont imprimés sur chaque comportement de son interlocutrice, de l’air de chiot perdu jusqu’à l’avidité à démarrer une conversation avec une inconnue passablement défoncée. Pourtant… « Tu voyages pas en horde, t’es pas arrivée en chantant Gee et t’es pas encore en train de vomir tes tripes. C’est quelle espèce d’étudiante étrangère qui se comporte si docilement ? » Un sourire taquin étire ses lippes et malgré son poids, elle se force à lever la tête pour regarder à nouveau sa nouvelle compagne de soirée.

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(#) Sujet: Re: QUAND LES ACCENTS DOMINERONT SEOUL ((ALESSA))   QUAND LES ACCENTS DOMINERONT SEOUL ((ALESSA)) EmptyMer 1 Mai - 15:09


Laisse ton coeur battre au son de la musiqueAlessa & Tanya

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Alessa… Pas vraiment un prénom coréen ça. Tanya ajouta cette remarque sur un post-it dans le coin de sa tête, il ne fallait pas qu’elle oublie de lui demander son origine. Elle aurait bien besoin de quelqu’un de « non-coréen » dans cette ville pour savoir comme faire pour appréhender cet endroit, bien plus grand que les petits villages où l’étudiante avait l’habitude d’habiter. D’autant plus qu’elle a toujours un pilier sur qui compter, quelqu’un qui était là "si jamais", plus aujourd'hui


Alessa paraissait bien plus défoncée qu’elle et ça la rassura : des deux, elle avait une chance d’être celle qui ne vomirait pas. La future architecte comptait amorcer une conversation plus aboutie, mais elle fut devancée par son interlocutrice. « Ouais, je débarque un peu comme une touriste sur le campus. Je suis là depuis huit mois, mais j’ai pas eu trop le temps de découvrir la ville. Trop occupée à chercher du boulot pour ne pas dormir sur les trottoirs. Et toi, t’es une habituée des soirées étudiantes ? ». Fière d’elle, Tanya avait réussi à enchaîner toute sa phrase sans buter sur les mots malgré l’alcool qui circulait abondamment dans ses veines. Prise de confiance, la française se dit qu’une discussion en coréen aurait pu passer. Elle aurait ressorti les vieilles phrases toutes pétées apprises sur Internet, mais elle se rappela qu’elle lui avait dit qu’elle ne parlait pas coréen – par facilité évidemment – mais surtout qu’elle n’avait même pas compris quand Alessa lui avait demandé un briquet.


Tanya s’appuya sur la rambarde pour tenir debout sans vaciller. La cigarette trop rapidement terminée lui avait donné le tournis, sans compter l’alcool qui venait déséquilibrer la jeune femme et lui donner la nausée pendant quelques secondes. Après s’être stabilisée discrètement, elle tourna finalement son regard en direction de son interlocutrice qui continua la discussion : « Tu voyages pas en horde, t’es pas arrivée en chantant Gee et t’es pas encore en train de vomir tes tripes. C’est quelle espèce d’étudiante étrangère qui se comporte si docilement ? ». Alessa devait certainement être à un stade plus avancé qu'elle pour ne pas remarquer que Tanya ne faisait que de masquer comme elle pouvait son taux d’alcool sanguin.


Remarquant l’expression faciale de la demi-portion, Tanya lâcha un rire pas très glamour, limite beauf, et posa furtivement sa main par réflexe sur le bras de sa nouvelle compagne de soirée avant de répondre : « J’ai dû faire le choix de manger du riz toute la semaine sans accompagnement pour pouvoir sortir ce soir, alors je ne vais certainement pas vomir ce que j’ai payé ! ». Ponctuant sa phrase d’un sourire, elle ajouta « Euh, Gee ? Je vois pas. Je suis pas très calée en matière de musique d’ici. Tu voudrais pas me chanter un morceau pour que je resitue ? ». Tanya défia Alessa du regard, mais elle se demanda si elle n’était pas allée trop loin en voyant le visage en face d’elle se contracter. Elle enchaîna rapidement pour ne pas installer de moment gênant dans le dialogue « Je suis pas du genre solitaire, mais j’avais juste besoin de m’exiler, de m’éloigner de plein de choses chez moi en France. Au fait tu viens d’où toi ? Alessa ça sonne pas très coréen »

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(#) Sujet: Re: QUAND LES ACCENTS DOMINERONT SEOUL ((ALESSA))   QUAND LES ACCENTS DOMINERONT SEOUL ((ALESSA)) EmptyDim 23 Juin - 18:12





Le joint se consume aussi lentement que le temps s’égrène entre ses lèvres et elle se demande si ce désintérêt profond pour son entourage et les événements actuels ne provient pas d’un désamour. Les fêtes où elle se rendait bruyante et expansive lui semblent un lointain – et mauvais – souvenir, qu’elle préfère enterrer sans seconde pensée. Y réfléchir serait néfaste. Autant mépriser cette version d’elle-même au profit de l’Alessa appliquée et calme (et, surtout, sobre) plutôt que se demander si, en se renfermant ainsi sur elle-même, elle n’a pas troqué une addiction pour une autre, un évitement pour un plus gros. L’alcool qu’elle enfile à petites gorgées n’est qu’une façon de reculer pour mieux sauter : tôt ou tard, la distance qu’elle s’empêche d’éprouver envers Gaeul lui sautera en pleine gueule, et ce qu’elle a cherché à contourner en revenant du Pérou reviendra immanquablement s’imposer à elle comme une évidence. A nouveau, Dani se cimentera comme son point focal. Dani, avec son sourire communicatif, ses impulsions contagieuses et ses rejets mielleux.

Elle redeviendra cette évidence qu’elle cherche toujours, avec peu d’espoir, à contourner.

D’ici la révélation, Alessa focalise allègrement tout son esprit sur l’étudiante étrangère avec qui elle a commencé une conversation. Ladite Tanya, fortement alcoolisée et dans un anglais armé de son accent presque aussi fort que le sien, entreprend de se présenter et la jeune métisse face à elle produit tous les efforts du monde pour retenir chaque bout d’information, entendre chaque inflexion dans sa voix, pour sortir le reste de sa tête. « Ouais, je débarque un peu comme une touriste sur le campus. Je suis là depuis huit mois, mais j’ai pas eu trop le temps de découvrir la ville. Trop occupée à chercher du boulot pour ne pas dormir sur les trottoirs. Et toi, t’es une habituée des soirées étudiantes ? » Même habituée à l’Anglais, facteur de communication et d’intercompréhension principale lors de conversations sérieuses ou trop tendues avec Gaeul, la langue l’irrite toujours autant. Moins que le Coréen, mais le langage cosmopolite perd toujours de son sens lorsqu’elle le manipule bourrée.

« Plutôt, oui. Tu verras, sur ce campus, c’est difficile de pas sortir. Y a toujours des trucs organisés, partout, tout le temps. Idéal pour les étrangers paumés, mais super tendax pour les partiels. »

Ses dents cognent sur le verre en plastique avant qu’elle ne consente à une nouvelle lampée de whisky. Coincé dans le gobelet rouge typique des séries ados américaines, le millésime perd toute sa prestance. Elle se demande si ça ajoute à son dégoût ou si au contraire, elle s’y sent plus familière. « Ca va être ma troisième année ici. T’es presque aussi ancienne que moi », ajoute-t-elle en rallumant son joint avec grand peine. La langueur imposée par l’alcool rend chaque geste simple plus fastidieux – comme réfléchir, par exemple. Pour une fois, c’est appréciable.

« Euh, Gee ? Je vois pas. Je suis pas très calée en matière de musique d’ici. Tu voudrais pas me chanter un morceau pour que je resitue ? »

Le visage de la Péruvienne se contracte avec une réticence qui saute aux yeux et elle retourne à Tanya un regard effrayé, à mi-chemin entre la blague et l’appréhension sincère. « Oh, non, c’est tout une expérience. Faut que tu la fasses toute seule et je veux pas te la gâcher. » Sa voix est un peu moins enthousiaste que ce qu’elle escomptait mais elle s’en contente. Le silence retombe, un court moment. Comme sa partenaire, elle cherche comment relancer la discussion. Comme elle, sa partenaire se hâte de poursuivre :

« Je suis pas du genre solitaire, mais j’avais juste besoin de m’exiler, de m’éloigner de plein de choses chez moi en France. Au fait tu viens d’où toi ? Alessa ça sonne pas très coréen »

S’exiler, s’éloigner, prendre du recul. Alessa a l’impression de se retrouver face à une photo d’elle trois ans plus tôt, en quête d’une bouffée d’air frais qui n’était pas venue à l’aéroport, ni à sa première journée à la fac, et toujours pas aujourd’hui. Ce serait drôle (et fortement réconfortant) que quelque part en France, Tanya ait une Dani aussi. Un Daniel, ou une Danielle, ou qu’importe comment les porteurs de bérets choisissent leurs prénoms ; bref, une personne à fuir pour retrouver l’oxygène qui nous manque. « Je viens d’Amérique Latine », commence-t-elle avec une hésitation claire dans sa voix. Rarement sait-on placer le Pérou sur une carte – elle est même persuadée que Gaeul s’imagine toujours qu’elle vient d’Afrique. « A l’Ouest, en-dessous de la Colombie et à gauche du Brésil. Le Pérou, tu vois ce que c’est ? Avec le Machu Picchu, le dessin animé Kuzco… Et tout. » Elle décrit son pays avec ses mains, en imitant les courbes du continent, puis finit à court de gestes quand il lui faut imiter le lama royal. Ce n’est pas rare qu’elle s’adapte à son public pour faire reconnaître son pays selon les codes et connaissances de chacun. Cela dit, elle n’est pas sûre que Tanya comprenne si elle lui sort un mais si, tu sais, vous avez envoyé tous vos mercenaires là-bas pour jeter nos révolutionnaires du haut d’un avion, même que les gamins de mon école étaient tous orphelins.

« Mes parents m’ont chargée un sac entier de haricots rouges avant que je revienne et c’est mon menu quotidien depuis la semaine dernière. Si tu veux qu’on échange avec ton riz j’suis opé. »

Elle opte plutôt pour un changement de sujet, ponctuant sa phrase d’une ultime gorgée de whisky et d’une grimace bien apprêtée. Le mégot qui pend entre ses doigts crépite au fond du verre parmi les gouttes qu’il y reste et elle se tourne vers la poubelle la plus proche pour se débarrasser. « Je te paie ton prochain verre, tu veux ? Tu m’as rendue triste avec ton riz nature. » Sa proposition s’achève d’un coup de menton en direction du bar et elles ont tôt fait de se retrouver au comptoir, étouffées par la musique trop forte et l’odeur de transpiration devenue incontournable. La jeune femme intime à Tanya de prendre ce qu’elle veut, optant pour un gin tonic qui la débarrassera sûrement du goût trop fort du whisky.

« Et alors, t’as réussi à trouver ta bouffée d’air ici ? A t’éloigner de ce qui se passe en France ? » s’enquiert-elle, et elle a peur que ce soit la question de trop. Mais s’il y a un moyen de le faire, elle le veut dès maintenant.

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