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(#) Sujet: miss, missing, missed – ((kyungjung))   miss, missing, missed – ((kyungjung)) EmptyLun 8 Avr - 0:46




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ton retour est encore frais. tu étais partie, comme une voleuse, sans prendre la peine de prévenir qui que ce soit. dans un sens... qui s'en est préoccupé ? mise à par ton père inquiet, seule personne à qui tu donnais des réponses et nouvelles pour assurer que tout se passait bien de ton côté. bien sûr, il y a eu des tonnes de messages de la part du bel expatrié français cherchant, déboussolé, le pourquoi du comment tu l'as quitté. messages vus à xx:xx. et, là aussi très peu étonnant, il y a eu jungha. à peine son nom s'affichait à l'écran que tu ne cherchais pas plus compliqué que :messages vus à xx:xx. tu lui en voulais. tu étais blessée. fatiguée et abîmée par ton quotidien de mensonges, de faux semblants et d'amour empoisonné. alors tu en as eu marre. tu as éprouvé ce besoin soudain de respirer. sortir la tête de l'eau. fuir l'espace d'un temps tout cet entourage malsain.

quatorze février, tu t'es taillé les veines, tentative d'échapper à la réalité complètement désespérée. tu es passé de centre hospitalier à sous la tutelle de la métissée. vous avez explosé, vous vous êtes déchirées puis misérablement recollées. quinze février, tu as quitté son lit sans un regard en arrière aux aurores. "au revoir" envoyé par sms juste avant d'embarquer dans un avion, sur un coup de tête. du quinze février au premier avril, c'est ainsi que tu as pris le temps de souffler. logée chez un ami et confrère artiste, aux états-unis. te coupant de tout le monde que tu connais en corée, à l'exception de ce père que tu ne veux pas angoisser.

c'était audacieux. complètement stupide.
mais, putain... ce que ça t'a fait du bien.

tu as repris le cours de ta vie comme tu l'avais laissé, comme si de rien n'était. comme si tu ne t'en étais jamais allé. tu t'es vidé la tête. tu as extériorisé. tu te sens plus légère, même si certains détails restent gravés dans ta chair.

sortie des transports en commun, ton encombrant porte documents d'art sous le bras, tu peines à répondre à ton patron à l'autre bout du fil. oui, oui. je suis en route, justement. j'arrive d'ici... 5 minutes ? je dépose à l'atelier ce que tu as demandé. au fait, tu as repris contact avec le jeune artiste qui comptait exposer le mois proch- tu bouscules quelqu'un, par manque d'attention. excusez-moi je ne regardai pas devant m-. si les visages te sont indéchiffrables, cette silhouette ne peut te laisser aucun doute. bloquant un instant sur son visage brouillé, le "allô?" au téléphone te ramène à la réalité. hm... je te rappelle, ok ? j'ai peut-être un contre-temps, là, maintenant, tout de suite. avant que l'homme n'ait le temps de rétorquer, tu raccroches. tu te mordilles légèrement la lèvre. c'est cocasse, non ?"

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(#) Sujet: Re: miss, missing, missed – ((kyungjung))   miss, missing, missed – ((kyungjung)) EmptyLun 8 Avr - 22:25




@rhee kyung ah
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Elle se réveille dans un bond, alertée par le vibreur de son portable perdu dans les draps. Pas besoin de le consulter pour savoir quelle heure il est – beaucoup trop tard –, elle sait que ce n’est pas son réveil. Un long moment, ses paupières lourdes restent obstinément fermées et ses yeux peinent à s’acclimater au grand soleil qui tape déjà contre ses baies vitrées. Quand enfin Jungha émerge vraiment, le portable a déjà fini de vibrer et le battement de son cœur appréhensif s’est déjà calmé pour retourner hiberner avec le reste de ses émotions dans ses relents de whisky. Un appel en absence, un numéro non-enregistré. Ainsi meurt dans l’œuf son rituel matinal de vérifier son portable pour un appel en absence, un SMS filtré ou un quelconque signe de vie de Kyungah.

Le message vocal, bien qu’inattendu, n’est pas moins agréable : Mme Corbyn annule son rendez-vous de 9h pour un contretemps dont elle s’excuse platement. Il est 8h50. Dans un soupir, la tête de Maeve retrouve son oreiller, elle se renfonce un peu dans le matelas pour retrouver les draps encore chaud et son confort trop vite abandonné. Avant que ne viennent le mal de tête, les responsabilités auxquelles s’atteler, la solitude qui la bouffe lentement, en commençant par ce creux à l’estomac qui lui fait toujours mal. A moins que ce soit sa bile acide qui refuse de se calmer, faute de vraie bouffe ingérée depuis quelques jours. Un soupir qui semble sorti des ténèbres la vide davantage de toute once de motivation. Son corps, cette coquille molle, ne veut plus s’astreindre à rien. C’est sa vie professionnelle qui la rappelle à l’ordre lorsque la cliente la rappelle pour s’excuser à nouveau. La jeune psy expédie les excuses et met fin à l’appel, étouffe un grognement quand vient le moment de se lever.

Faut que je me tire de là, c’est sa première pensée lorsque sa mine déconfite tombe nez à nez avec la resplendissante Seoul sous un soleil printanier bien étoffé de pollution et de vieux relents d’architecture capitaliste. Son compagnon de chambre trône sur le siège qui fait face au lit, la scrutant de ses grandes billes curieuses, plus silencieux qu’il ne l’a jamais été – lui aussi, fait silence radio seulement quand on a besoin de lui. « T’es mort, Franklin ? » lui envoie-t-elle en lui tournant le dos, attrapant ses affaires sur la commode. Sa tenue pour la journée est déjà préparée de la veille, comme à chaque fois. Des sous-vêtements et des chaussettes à la teinte fuchsia précise du Mardi, mécanisme passé inaperçu qu’elle répète comme rituel intégré et inconscient. Derrière elle, la cage fait du bruit.

« Ah, lui concède-t-elle enfin en se retournant. T’as chaud peut-être. »

Depuis sa maison, le lapereau a les oreilles qui tombe, visiblement dubitatif. Ses petites dents se desserrent autour du barreau de sa cage et quand sa maîtresse lui ouvre la porte, il arrête de secouer la cage comme un malade. Une demande d’attention, l’avait rassurée la conseillère au rayon animalerie en lui tendant le rongeur roux à mains nues. C’est une espèce un peu capricieuse, mais avec beaucoup d’amour à donner. Très intelligent, aussi. Ainsi Franklin avait-il été adopté sur le champ, et son nom trouvé dans la foulée. Franklin, pas Kyungah, parce que Jungha estimait que si un jour celle-ci revenait et voyait son nom attribué à un lapin roux, ses chances d’être pardonnée baisseraient de 20%. Ca portait malheur.

Téméraire, le lapereau s’était élancé depuis sa cage pour retomber en bas du siège, agitant ses oreilles pour se remettre de sa réception tumultueuse. La grande brune aux cheveux qui ne se mangeaient pas allait partir pour la salle de bains, manifestement plus agitée que d’habitude, et il se sent le devoir d’aller la soutenir. Ses pattes s’agitent aussi vite que son corps encore fragile le peut, mais la porte se referme sous son nez. Lorsqu’elle se rouvre, il tombe nez à nez avec un pied fuchsia. « Fais gaffe, tu vas finir écrasé trop tôt. » Ca le frustre. Qu’importe ses efforts, la grande saucisse le double partout. Son seul fun, c’est de lui échapper quand elle essaie de le remettre dans sa cage, mais ce matin elle semble s’être un peu améliorée et il retrouve vite sa niche pendant que sa maîtresse disparaît derrière la grande porte qui signale la fin de l’univers. Il suppose qu’elle finira par revenir, et retourne chier dans sa gamelle de granulés.

Une quarantaine de mètres plus bas, la jeune femme vient d’annuler tous ses rendez-vous de la journée et se dirige vers l’arrêt de bus le plus proche pour rejoindre le centre-ville. Le café ingurgité à la va-vite, réchauffé de la veille, commence à peine à faire effet sur son système endormi et elle ne voit pas le bus approcher de l’arrêt, peine à accélérer sur ses talons pour arriver à l’arrêt à temps. Lorsqu’enfin elle y arrive, le souffle court, c’est pour percuter une épaule, un porte-documents et surtout, une grosse fusée qui arrache ce qu’il lui restait de bon sens.

hm... je te rappelle, ok ? j'ai peut-être un contre-temps, là, maintenant, tout de suite.

Le contretemps dévisage la revenante avec l’impression forte qu’il lui manque une grosse partie de l’histoire, qu’on a oublié de tout lui dire. Qu’on lui fait un poisson d’avril, parce qu’après tout c’est le mois pour ça. Elle en aurait presque envie d’identifier son visage avec ses mains, comme la cadette le fait avec le sien, juste pour s’assurer que c’est bien elle, reconnaître et imprimer ses traits. c'est cocasse, non ?" Revenante s’adresse à elle. Contretemps ne sait pas comment elle doit se sentir. S’il y a une façon appropriée de s’adresser à elle après ce mois et demi d’absence où elle avait cru ne jamais la voir revenir. (Façon de parler : elle avait vérifié à la galerie d’art. Elle n’était pas partie pour toujours.) Alors, « c’est mon bus », c’est tout ce qu’elle arrive connement à dire. Farouche, elle la détaille sans s’approcher. A la recherche d’un quelconque changement visible qui lui indiquerait comment se comporter. Si tout était vraiment fini. Rien de concluant ne lui parvient, alors elle essaie autrement :

« Tu reviens ? »

Et elle est enfin là, la petite pulsion d’angoisse qui étreint son cœur de chaud et qu’elle essayait de trouver chaque fois qu’elle cherchait un message ou un signe de vie, envoyait ses pavés d’excuses et laissait des messages vocaux à rallonge. Chez Maeve, l’émotion prime rarement, et c’est presque un robot qui poursuit : « T'es vraiment une enculée. Tu comptais me répondre un jour ? » L’émotion ne prime jamais, même. Pourtant, quand elle la prend dans ses bras, s’autorise à sentir l’odeur de ses cheveux pour que le rêve glisse dans le concret, il n’y a aucune hésitation dans ses gestes.

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(#) Sujet: Re: miss, missing, missed – ((kyungjung))   miss, missing, missed – ((kyungjung)) EmptyVen 7 Juin - 0:19




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il fallait s'y attendre, en rentrant au bercail. séoul est grand, mais, pas tant. et puis, c'est bien connu : on croise toujours les gens que l'on espère éviter. il faut croire que le karma aime jouer des tours. il doit bien se marrer, actuellement. avec vous deux, l'une en face de l'autre, terrées dans le mutisme, à vous dévisager bêtement.

tu savais que tu finirais par tomber sur elle. d'autant plus que tu la connais. elle aurait finit par voir ta présence à la galerie. elle aurait fini par s'y rendre jusqu'à forcer le destin. mais, elle n'en a pas eu besoin. le hasard vous a devancé. et maintenant, ton cœur s'accélère et tu as du mal à respirer. tu ne sais pas quoi lui dire. et elle n'a pas l'air plus avancée à ce sujet. aucune de vous n'ose bouger. n'ose entamer un geste. pas après ce qu'il s'est passé. pas après ce mois entier à jouer l'autruche.

c’est mon bus. finit par briser la glace.

une part de toi s’exclame, "c'est tout ce que t'as à me dire ?", alors que tu es probablement celle la plus en tort sur ce point. l'autre part, celle qui laisse des sons s'extirper de tes lèvres, est aussi hébétée que la basanée. oh. hm... je ne vais pas te retenir d'avantage alors, tu vas le rat-  tu reviens ? tu es coupée dans ton élan. sa question te clou le bec et te fait déglutir. si tu reviens ? vers elle ? tu ne sais pas. tu penses être fixée depuis un mois, et pourtant... suffit qu'elle soit devant toi pour que tout soit si complexe. je sais pas, je crois, peut-être ?... t'es vraiment une enculée. tu comptais me répondre un jour ? ton regard se baisse machinalement et, avant que tu ne puisses rétorquer quoique ce soit, ses bras t'enveloppe. sous la surprise, tu manques de lâcher ton porte-documents. mais, tu tâches de ne pas ruiner des semaines de travail en laissant tes feuilles parsemer les pavés. n'ayant qu'une seule main libre, tu hésites un instant avant de te décider. la laissant parcourir ce dos recouvert de boucles brunes en cascade. quand bien même tu as toujours du mal à l'admettre, son corps t'apportait et t'apporte toujours du réconfort. tu te sens bien contre elle. atrocement bien. les larmes te montent aux yeux alors que tu t'estimes loin de mériter tout ça, après toutes tes conneries cumulés, toutes ses conneries cumulées, toutes vos conneries cumulées. je suis désolée peine à sortir de ta gorge alors que tu as cette détestable envie de pleurer. tu serres la mâchoire et garder la tête haute, retenant cette faiblesse derrière ta fierté.

alors quue vos corps se déconnectent, tu hésites à la regarder. au lieu de ça, tu laisses timidement glisser tes doigts sur son avant bras. les laissant faire leur chemin jusqu'à sa main pour aller l'agripper. suis-moi. tu prends le courage de te confronter à ce regard tiraillé de différents sentiments. son visage, brouillé d'ordinaire, ne l'est qu'encore plus avec cet effet buée sur tes yeux vitreux. tu veux des explications, non ?... parler dans la rue c'est pas le meilleur endroit pour résoudre les choses. et mes projets d'arts pèsent lourd... tes lèvres se pincent et tes phalanges se resserrent contre les siennes. tu as subitement peur qu'elle te rejette alors que ce serait si légitime de sa part. elle que tu as rejetée un mois durant, en ne prenant pas la peine de répondre ne serait-ce qu'à un message. tu...tu veux bien me suivre, au moins ?...

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il est minuit passé, ce rp est pourri because j'ai été trop longtemps absente, i'm sorry babe jtm et j'aime cette relation aussi contradictoire et compliquée qu'un homosexuel refoulé qui s'tape toute son équipe de basket *out* j'espère que ça t'convient quand même :( des bizouz


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(#) Sujet: Re: miss, missing, missed – ((kyungjung))   miss, missing, missed – ((kyungjung)) EmptyMar 11 Juin - 22:10




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Elle a passé des heures à imaginer leurs retrouvailles, à savourer la potentielle humiliation qu’elle pourrait alors imposer à Kyungah. Une revanche ajournée, son seul espoir de refermer un jour cette plaie béante qu’elle lui avait laissé en partant. Ce qui lui obstruait la gorge n’était plus une boule ; l’impact des mots de la jeune femme ne lui avait laissée qu’une tête déconnectée de ses organes vitaux où les lambeaux de leurs conversations brûlaient encore. Elle avait goûté à la douceur fictive d’une Kyungah désœuvrée, détruite sans elle, la suppliant de la reprendre, de lui dire que Martin avait été une connerie immense et qu’il n’y avait qu’elles ; elles l’avaient toujours su, pas vrai ? Juste pour le plaisir de lui dire non. Elle avait ressenti un plaisir unique pendant des mois à s’imaginer la démanteler avec la même minutie que chaque coup meurtrier de pinceau sur les toiles de la jeune artiste. Je ne veux pas de toi. Dans l’attente, elle avait rongé son frein. Elle avait tout prévu pour quand viendrait son heure. Et le moment venu rien n’était sorti.

je sais pas, je crois, peut-être ?...

Elle remercie le bus de partir au moment où l’air devient trop dense pour qu’elle déglutisse sans faire de bruit. La réponse lui laisse une fois encore la gorge trop sèche. Rien dans l’attitude de Kyungah ne signe sa défaite. Son anxiété est palpable, mais pas sa reddition. Les pieds maintenant absorbés par le ciment, Jungha ne contrôle plus ses mots sous sa rage poignante, ils sortent sans son avis, avec un désordre prodigieux dont elle s’étonne de comprendre le sens.
Elle aime contrôler sa vie. Elle aime choisir quand elle souffre, et pourquoi. Calculer le moment exact où elle pourra être décontenancée, se laisser aller un peu à lécher ses plaies vives, et se redresser l’instant d’après avec la grâce pâle de l’inatteignable. Répandre d’un ton calme son venin anxiogène et se contenter d’avoir gagné une manche et perdu une amie. Elle avait toujours fait comme ça avec Kyungah. Elle était toujours revenue.

Contre son propre gré, leurs corps se fondent l’un dans l’autre et le parfum de la cadette lui emplit les poumons. Son buste se rattache à sa tête. Son cœur retrouve un battement fébrile et erratique. Son corps la dirige ne l’arrache à l’étreinte que lorsqu’elle retrouve ses esprits. Elle devrait la pousser sur la route, pour l’exercice, pour l’adrénaline, pour que les palpitations se calment. Le nez lui pique et elle se force à rester stoïque. suis-moi. Sa main se glisse contre la sienne, douce et chaude, familière comme si elle ne l’avait pas quittée pendant ce mois interminable à angoisser sur sa mort potentielle et la fantasmer tour à tour. tu veux des explications, non ?... parler dans la rue c'est pas le meilleur endroit pour résoudre les choses. et mes projets d'arts pèsent lourd... La lueur d’espoir dans le regard de sa cadette l’enorgueillit suffisamment pour qu’un instant elle flirte avec l’idée de la planter ici et de s’enfuir pour lui rendre la pareille. Pire que toutes les fois où elle a pu le faire. Les doigts de Kyungah l’implorent autant que son ton, et elle se laisse emplir par la voix qui lui souffle que c’est le moment.

« Dans un lieu public, concède-t-elle malgré tout, avec une voix presque dédaigneuse, rebutée à l’idée d’avoir à la retrouver tête à tête. (Elle n’attend que ça.) Vingt-cinq minutes, précise-t-elle pour reprendre le dessus. J’ai un rendez-vous après. »

Elle ouvre la marche dans la direction opposée de la galerie, décidée à au moins la faire souffrir un peu. Elle l’a décidé : lieu public. Et Kyungah encombrée peine à la suivre tandis qu’elle, mains libres, peste mentalement de sa lenteur, se réfugie dans leur distance faible mais suffisante pour essayer de remettre un brin d’ordre dans ses émotions fouillis. Elle l’entraîne, lentement mais sûrement, dans un bar trop huppé pour être net ; de ceux qui servent des cocktails dès l’ouverture et, conséquemment, où l’on trouve la plus grande concentration de quadragénaires en crise qui paient le loyer du bâtiment simplement en martinis au double prix et moitié qualité que la décence le requiert. Pendant son mois de disparition, Jungha espère que son amante est tombée dans un désespoir financier irrémédiable qui lui permettra à peine de régler les trois tournées qu’elle compte lui infliger. Ce qui lui rappelle :

« Où étais-tu ? »

Elle ralentit désormais, laisse l’artiste la rejoindre. Elle glisse un regard compatissant vers ses toiles mais n’en attrape aucune pour la soulager. Leurs bras se frôlent, et c’est l’unique geste, inconscient, qui indique qu’elle est presque prête à en parler. Le contact anodin l’apaise.
Elle en vient logiquement à la conclusion qu’elle n’a plus autant envie de la pousser sur le bitume qu’avant.

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(#) Sujet: Re: miss, missing, missed – ((kyungjung))   miss, missing, missed – ((kyungjung)) EmptyDim 23 Juin - 2:29




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elle n'a pas changé. c'est tout ce qu'il te vient à l'esprit. elle n'a pas changé, à jouer les garces ainsi. mais, tu sais lorsque ce n'est qu'un masque. et tu sais surtout comment retourner la situation contre elle. alors, tu soupires. tu la laisses te prendre de haut. de toute manière, elle sait ce qu'elle risque si elle t'agace de trop. elle risque de te perdre, encore. parce que tu n'as pas, tu n'as plus, autant de patience qu'avant. parce que tu n'as plus tout son temps. et maëve le sait. elle sait qu'à force de jouer avec le feu, on finit par se brûler. la défaite, la brûlure, tu lui en as donné l'avant-goût en t'en allant un mois. si elle ne fait pas d'efforts, si elle n'a pas toruvé ça suffisant, elle ne pourra que s'en vouloir et se noyer dans ses remords lorsque tu t'éloigneras de nouveau avec tes airs innocents. après tout... des gens bien, sur cette terre, il y en a pleins. tu trouveras mieux qu'elle, c'est certain. (mieux qu'elle, ça court les rues. mais, mieux qu'elle, ton cœur n'en a jamais voulu.)

le temps qu'on aille à ton "lieu public" les vingt-cinq minutes seront passées. mais, va y. fais toi plaisir. tu rentres dans son dédain. on ne compte plus les fois où vous avez joué à qui est la plus venimeuse. à qui frappera le plus bas. mais là, si tu joues, ce n'est pas pour lui faire du mal par vengeance ou quoi que ce soit. non. tu joues, parce qu'il n'y a qu'en la cassant que tu pourras, peut-être, lui parler à cœur ouvert comme tu le souhaites. sans qu'elle soit insupportable. sans qu'elle se cache sous ses grands airs. ravale tes putains de fiertés pour une fois et écoute moi. parce que cette fois-ci sera la dernière. (du moins c'est ce que tu espères. mais, au fond, tu sais que le cercle qui vous lie est tel un pacte avec les enfers : vous n'en sortirez pas, vous êtes faîtes pour vous abîmer et vous plaire. en fait, tout ce que tu espères, c'est qu'aujourd'hui soit la dernière fois que vous vous abîmez. car, ce que tu veux vraiment, c'est simplement vous plaire.)

tu la suis, tu traînes le pas. tu sais d'ores et déjà que tu n'aimeras pas l'endroit. tu n'as pas envie de faire d'efforts pour elle tant qu'elle n'en fait pas. tu attends de pouvoir briser la glace en lui assénant le coup de grâce et, ainsi, enfin pouvoir lui parler franchement en face-à-face.

où étais-tu ? tu regardes autour de toi avec dégoût. tu avais dit, que tu n'aimerais pas l'endroit. des bars. toujours des bars. tu détestes ça. qu'ils soient chics ou pas. tu détestes ça. parce que tu ne tiens pas l'alcool. parce que les seules fois où tu t'y rends, c'est pour te noyer dans des peines qui finiront en plaies. d'ailleurs, à cette simple pensée, tu réajustes tes manches où sont striées tes douleurs passées. tu as déposé tes projets le temps de souffler. fatiguée de les trimbaler à bout de bras. mais, ton goût du jeu te pousse à faire volt-face aussitôt que la métisse se soit installée. c'est le moment. celui de faire sauter le dernier loquet retenant ses sentiments de parler.

regardant d'un air précieux les aiguilles de ta montre, tu lui accordes un sourire faux, aigrement doucereux. dix minutes. de là où on est, c'est pile ce qu'il te faut pour être à l'heure à ton cabinet. time up. je t'avais dit que les vingt-cinq minutes passeraient vite. on parlera de mon absence lorsque tu seras une femme moins garce et occupée ? bonne journée.

allez, maëve. réveille toi. dis moi que tu as compris. dis moi que cette claque te suffit.

allez. maëve. fait pas la conne. rattrapes moi avant que je ne quitte définitivement la zone.

me déçois pas encore une fois.

me déçois pas alors que je tiens à toi.

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(#) Sujet: Re: miss, missing, missed – ((kyungjung))   miss, missing, missed – ((kyungjung)) EmptyLun 24 Juin - 20:14




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Ses sentiments sont un brouhaha sans début ni fin, un tas de nœud confus duquel elle ne tire rien. Trop d’émotions contradictoires se mêlent pour lui laisser un cœur battant trop fort, encore un peu fendu, et un soulagement qui cohabite avec une peur immuable qu’elle ne soit passée que récupérer quelques affaires. Qu’elle reparte après, cette fois pour de bon. Son départ, dans sa tête, a toujours été ce flou artistique douloureux et confus, qu’elle évitait au maximum en renforçant les doses de whisky et de boulot, en sortant plus que de coutume sans jamais se résoudre à se lier à qui que ce soit. En dix ans d’amitié, ç’avait été la première fois qu’elle s’était laissé ressentir la peur de la perdre. C’était aussi la première fois où elle avait vraiment considéré une vie sans Kyungah.

Aujourd’hui, elle se force à accélérer ses pas pour ne pas devoir digérer ses émotions devant la jeune femme. Toute cette rancœur, ce mal au creux du ventre, elle pensait pourtant s’y être habituée ces quatre dernières années, en voyant son amante s’épanouir aux côtés d’un autre. Non, cette douleur-là est nouvelle, plus profonde – Kyungah avait beau être avec un autre, elle la voyait. Elle pouvait toujours la prendre dans ses bras, la couver du regard de loin. La calomnier pour ses peines et la haïr pour cette défiance qu’elles avaient laissé s’installer entre elles.
Elle réalise, un peu bêtement, qu’elle n’a jamais vraiment cessé de la voir comme sienne. Et qu’il lui a fallu cet éloignement pour se rendre compte que tout ce temps, Kyungah avait été sa propre personne et qu’elle ne pouvait plus la supporter. Parce que Maeve, elle avait été trop loin.

C’est exactement ce qu’elle continue de faire. Elle aimerait s’en foutre, continuer de marcher trop vite, continuer de lui en vouloir de l’avoir abandonnée sans explication, sans aucune réponse, à peine un signe de vie. C’est ce qu’elle fait, durant un moment, pour lui faire mal autant qu’elle a souffert. Lui montrer qu’elle a à peine respiré depuis son départ, qu’elle a mis sa vie en pause pour elle et qu’elle a même acheté un rongeur pour tromper sa solitude. La haine et la peur sont encore trop présentes pour qu’elle prenne le recul nécessaire à une vraie discussion. Revoir Kyungah ici, l’air penaude, sans un signe préalable de son retour, ranime davantage la colère sourde que le repentir et il lui faut un signe de clair de celle-ci pour s’arrêter :

dix minutes. de là où on est, c'est pile ce qu'il te faut pour être à l'heure à ton cabinet. time up. je t'avais dit que les vingt-cinq minutes passeraient vite. on parlera de mon absence lorsque tu seras une femme moins garce et occupée ? bonne journée.

Dans un premier temps, elle demeure figée, abasourdie par ses mots. Elle la laisse lui tourner le dos, embarrassée par les mêmes toiles qu’à l’aller, penchant un peu d’un côté pour contrebalancer leur poids. Elle la regarde s’éloigner en déglutissant péniblement, sa silhouette frêle (a-t-elle encore perdu du poids ?) qui glisse hors de sa vie pour la seconde fois en un mois et demi. « Attends », lui intime-t-elle d’une voix faible, mais Kyungah ne se retourne pas. Elle revoit le matin où elle s’est réveillée nue, dans ses draps, leurs verres d’alcool abandonnés sur la table et ses vêtements sur le sol, sans trace de la plus jeune. Elle retrouve la boule à la gorge, la panique montante que l’absence de celle-ci ont provoqué chez elle, ce premier jour. Enfin, elle se met à marcher.

« T’allais repartir comme ça ? »

Elle la rejoint et l’interrompt de force en saisissant son bras. Sa poigne, d’abord forte, se relâche quand elle sent que Kyungah lui prête attention. Ses mots sont lourds de sens mais sa voix s’est délestée de toute rancœur superflue : l’urgence n’est plus à la retenir, mais à l’écouter. Lui donner ce qu’elle veut, sous peine de la perdre définitivement. Elle en a eu un avant-goût, et ça ne lui a pas plu. Son sang boue encore, mais son choix est vite fait. Sa main glisse sur son bras, caresse le dos de sa main et la jeune femme tourne son regard en direction de la galerie encore trop loin pour être aperçue. « T’es méprisable, tu le sais ? » Ses mots piquent encore lorsqu’elle se saisit de quelques toiles pour débarrasser la peintre, mais aucune des deux ne se fait d’illusion – le venin s’est tari et les mots sont vides de hargne.

Et elles marchent en silence, Jungha avec son air fermé et sévère, et Kyungah qui n’est plus dupe de ses expressions dramatiques. Chaque pas qu’elles font côte à côte est un cadeau pour la jeune psy, qui se rend difficilement compte de sa chance : elle ne l’a pas perdue. Elle aurait pu, mais elles s’offrent une autre chance. Quoi que cela veuille dire.
Dieu qu’elle l’aime. Difficile de le voir, là, hésitant à trancher la tête de Kyungah pour la donner en pâture aux loups dans une forêt non loin de Seoul, mais elle l’aime tellement qu’elle pourrait en crever. Elle en est presque sûre : si Kyungah n’était jamais revenue, elle ne sait pas ce qu’elle aurait fait d’elle-même. La jeune femme a toujours été son centre gravitationnel, sa possession jalousée, son premier et dernier amour. Pourtant, Maeve ne sait pas aimer – c’était ça qui avait tout ruiné, maintes fois, et qui aurait pu les achever encore cette fois-ci. Elle n’est pas bonne avec les sentiments. Admettre ses torts, écouter, mettre des mots sur ses peurs. Le plus grand paradoxe d’une psy ambitieuse qui n’arrive pas à faire ce qu’elle prêche.

« J’annule mes rendez-vous pour la journée, signale-t-elle finalement, sortant son portable de sa poche. Emmène-moi où tu veux. »

Maeve ne sait pas aimer, mais elle a envie d’apprendre.

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(#) Sujet: Re: miss, missing, missed – ((kyungjung))   miss, missing, missed – ((kyungjung)) EmptyJeu 27 Juin - 0:26




@choi jung ha
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de ta main libre, tu allais effleurer la poignée de porte. tu allais sortir, quitter ce bar, la laisser en plan, elle et ses émotions aussi fortes que mortes. tu allais le faire pour lui donner une leçon. mais, sa main t'as retenue à temps. parce qu'elle a enfin compris que ce qu'elle voulait, c'était la bonne note et non pas la punition. parce qu'elle a enfin mis de côté ses grandes fiertés, ses masques et ses façades. parce qu'elle laisse enfin parler ses sentiments.

un faible sourire étire tes lèvres alors que tu remarques, dans ses yeux, une certaine lueur. tu as eu peur ? tu ne pouvais pas retenir cette malice. tu ne dis pas ça pour appuyer sa faiblesse et t'en moquer. tu dis ça parce que ça t'as touchée. qu'elle laisse enfin plus ou moins paraître qu'elle tient à toi et qu'elle craint de te voir, une fois de plus, la quitter. t'en as mis du temps, pour l'admettre. sa mauvaise façon de te parler est déjà toute pardonnée. en fait, à l'heure actuelle, tu n'as qu'une envie : c'est l'enlacer. la serrer fort contre toi et lui faire comprendre que tu ne partiras pas. mais, avant ça, tu veux discuter. tu veux t'expliquer et, surtout, tu espères l'entendre se confier. jungha n'a jamais été bonne pour ça. dire ce qui lui pèse sur le cœur. mais, tu oses croire en le fait que ton amour pour elle et son amour pour toi lui fassent, ne serait-ce que légèrement, changer ses mœurs.

alors que la brune te déleste d'un poids, tu laisses ta main libre caresser son visage. et toi tu es la pire tête de nœud de corée du sud. tu te perds un instant dans tes contemplations de ces traits impossibles à assimiler en même temps avant de t'éclaircir la voix et lui tourner le dos. lui faisant signe du regard de te suivre.

si la route en direction de la galerie est silencieuse, ce n'est plus un silence pesant et lourd de sens. la métisse lance des airs boudeurs, mais, tu sais que ce n'est rien d'alarmant dans le fond. juste une façon comme une autre d'avouer que, pour une fois, elle n'a pas gagné.

une fois tes toiles enfin déposées à l'atelier, (déjà une bonne demi-heure que cela devrait être fait) la psychologue t'annonce qu'elle annule ses rendez-vous. pour toi. une petite mine reconnaissante se transpose sur tes traits avant de laisser ton corps parler à la place de ta raison. te blottissant dans ses bras tendrement. peut-être trop, en vu de la situation ? est-ce que tu as le droit d'agir comme ça, après ce que tu as fait ? t'en sais franchement rien. mais, cela t'avait manqué et, si elle te repousse pas... tu comptes bien, pour le moment, y rester. je suis vraiment désolée. je sais que tu vas penser que j'abuse en disant ça. mais, je pouvais pas te répondre. vraiment pas. j'avais vraiment besoin de temps pour moi. juste pour moi. j'ai fait la morte avec tout le monde pendant un mois. même mon père ne recevait que le strict minimum. j'avais besoin de prendre du recul sur tout, toute ma vie. parce que c'était beaucoup trop le bordel pour m'y retrouver. et je savais très bien que si je te répondais, j'aurais pas pu remettre de l'ordre dans ma tête. tes phalanges se resserrent dans ses vêtements, t'ancrant davantage à elle. crois-moi ou non, mais, je te répondais pas parce que j'avais peur de te perdre. ça paraît totalement con dit comme ça, parce que c'est en coupant les ponds qu'on perd quelqu'un. mais... soyons franches cinq minutes avec nous-même... si j'avais pas fait ça... on aurait jamais réfléchi à tête reposées et on aurait continué de se faire du mal. pas vrai ? je sais pas si c'est qu'une impression. mais, là, maintenant. tu trouves pas que quelque chose a changé ? tu trouves pas qu'on est apaisées ? sois sincère... c'était quand la dernière fois qu'on s'est vu et parlé comme ça, sans se ronger ?

à tes yeux, ton mois d'absence était un énorme mal pour un très grand bien. tu ne sais pas si jungha voit les choses comme ça, maintenant que tu laisses paraître des bribes de ton point de vue. tu ne le sais pas, mais, tu croises les doigts.

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(#) Sujet: Re: miss, missing, missed – ((kyungjung))   miss, missing, missed – ((kyungjung)) EmptyJeu 27 Juin - 22:43




@rhee kyung ah
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Autour d’elles le bar semble silencieux et l’optique d’un martini ne lui est plus d’aucun intérêt. Tout ce que Maeve voit, dans ce brouhaha assourdi, c’est Kyungah qui se détourne loin d’elle pour la quitter une bonne fois pour toutes. Elle n’est pas trop sûre de ce qui lui murmure ça, mais ça lui semble être une évidence : passé l’encadrement de la porte, il n’y aura plus de réparation possible. C’est ici qu’elle doit l’arrêter. Ici qu’elle doit lui prouver qu’elle l’aime. Il lui semble que la clé à tout se trouve dans ce bar de quadragénaires en crise qui se mettent à boire à 10h après avoir posé les enfants au foot. Et à cet instant, aucune réfutation raisonnée ou preuve prosaïque n’aurait suffi à l’arrêter dans ses pas.

tu as eu peur ? Elle a envie de serrer les dents, de lui rétorquer son plus beau va te faire foutre – c’est tout ce qu’elle mérite – et pour une fois, elle n’en a même pas envie. Le sourire que l’artiste lui renvoie dérobe toutes ses pensées meurtrières et la lueur qu’elle devine dans ses yeux lui laisse entendre tout ce qui lui importe à cet instant : il y a encore un espoir. Jungha n’admettra aucune autre possibilité : ce bar est magique.
Elle trouve quand même l’énergie de l’insulter, sur le chemin. Elle y met même l’effort pour que le ton aille avec.

Les toiles retrouvent leur place originelle et bien méritée à l’intérieur de leur galerie, et Jungha fait rouler son épaule que le poids a lesté pendant le trajet. Ni l’une ni l’autre n’a senti le besoin de rompre le silence qui jonchait tantôt le trajet, mais maintenant que leurs pas résonnent dans la galerie, la jeune psy a du mal à respirer. Maladroite, elle tente tant bien que mal de trouver les mots avec lesquels briser le silence (car il en faut, songe-t-elle, sinon elles ne le feront jamais, l’occasion passera, les habitudes reviendront). « Alors ? », c’est tout ce qu’elle trouve, avec son ton voulu assuré qui sort en un souffle tremblant, si tremblant que Kyungah pourrait presque l’ignorer. C’est ce qu’elle fait ; la prenant dans ses bras, plutôt, oreille contre le cœur de Jungha qui est reparti un peu vite pendant que ses mains cherchaient où se poser. je suis vraiment désolée. C’est comme ça que Kyungah commence sa litanie, et l’aînée se détache à regret du paradis qu’elle a trouvé dans sa chaleur et l’odeur de ses cheveux pour l’écouter.

« Tu as coupé contact avec Martin aussi ? » demande-t-elle à la première occasion.

Ca lui semble la pire, parce que Kyungah resserre ses doigts autour de son haut, crampe ses mains fermement contre son dos et le ton moitié sec, moitié dans l’expectative de la métisse perd toute la crédibilité escomptée. Pourtant c'est à lui que tout revient - leur dernière dispute, et toutes celles des quatre années qui l'ont précédée. Plusieurs fois elle a songé à l'appeler, lui aussi ; lui demander ce qu'il savait, si Kyungah était avec lui. Si elle l'avait vraiment préféré à elle, au final. La question lui brûlait les lèvres, elle le fait toujours. Et faute de fierté, elle lui brûlera vraisemblablement jusqu'à ce que Kyungah l'apaise avec son silence et ses gestes qui solutionnent toujours tout.
Elle la laisse continuer, le temps que sa voix se calme, que son cœur se pose, que l’étreinte se relâche ou qu’elle s’y habitue, peut-être. Elle risque d’attendre, mais ce n’est pas grave. Elle préfère le silence et la certitude de l’avoir près d’elle à la potentialité d’avoir raison. C’est rare. Suffisamment pour être noté.

« Si je te ronge pas, c’est juste pour que tu me refasses pas un coup à la Gone Girl », marmonne-t-elle, piètre actrice qui ne résiste pas à déposer ses lèvres contre le crâne de la jeune femme. Elle réussit enfin à s’en détacher (à regret), prend une chaise pliante pour l’installer devant un bureau laissé à l’abandon à l’entrée. « Je vais être sincère, pour l’instant j’ai plus de colère que d’apaisement. » Un regard en arrière sur le mois passé, son inquiétude, sa haine, et elle se souvient que c’est vrai. Son regard perçant cherche à pénétrer celui de Kyungah sans être sûre qu’il soit vu pour ce qu’il est – blessé, hagard, et confus, surtout. « Je comprends pas pourquoi t’as pas pu me le dire. Au moins me dire que t’allais revenir. Sans date, sans lieu, je m’en fous – juste ça. » Elle sent la colère monter et elle s’autorise à prendre quelques secondes pour se calmer. Elle pose sa main au creux de sa paume, toise la plus jeune de loin, pas aussi assurée qu’elle l’aurait aimé. « Je savais pas si tu t’étais enfuie avec Frankin, si t’avais encore fait une connerie et que l’hôpital m’avait pas prévenue... »

Elle en vient à se demander quelle normalité sa vie va retrouver, maintenant. S’il existe même une normalité à laquelle elle puisse retourner ; une qui exclut de ramener trop de gens chez elle pour passer les heures, de s’enterrer sous le travail et de s’anesthésier au whisky, après avoir envoyé cinq, six ou quinze messages vocaux de trop à la messagerie vocale trop pleine de Kyungah. Celle-ci est face à elle, maintenant ; et elle espère ne pas avoir à regretter les messages. Un mauvais tournant et elle n’aura plus rien à lui dire – ni par écran interposé, ni avec elle sous ses yeux, ou dans ses bras. Elle a souffert : c’est une certitude, mais une qui tient mal la comparaison au potentiel, de plus en plus proche, d’un changement sur lequel elles ne pourront plus revenir.

« J’ai fini par appeler ton père et il m’a dit que t’avais besoin de temps. »

Après lui avoir intimé de la laisser tranquille et qu’elle en avait déjà trop fait. Ca, elle l’occulte du dialogue – elles le savent toutes les deux déjà très bien, de toute manière. « Mais c’est de toi que j’aurais dû l’entendre. » Elle repose ses deux mains à plat sur la table et les contemple. Pendant un bon moment, elle ne dit rien. Elle semble à peine présente, silencieuse comme elle l’est. « T’es restée la nuit et t’es partie comme ça. C’est ça que je comprends pas. » Pourquoi t’es pas partie avant ? Pourquoi t’as pas claqué la porte au lieu de m’embrasser ? Pourquoi tu m’as laissé entrevoir l’espoir, pour me le reprendre juste après ? Qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce qu’on est ?
Elle veut tout lui demander, cherche à condenser le tout en une question sans pour autant trouver laquelle. Elle croise une jambe sur l’autre, son dos épouse le dossier de la chaise pliante. Elle se demande pourquoi elle s’y sent plus confortable que dans les sièges rembourrés du bar à martinis et se dit que ça a sûrement à faire avec Kyungah.

« T’as réussi à mettre de l’ordre dans tes pensées ? »

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