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Song Iseul
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(#) Sujet: on their bed of aches and broken skin ((boseul   on their bed of aches and broken skin ((boseul EmptyJeu 14 Fév - 21:15

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365 jours.

Peut-être moins, quelques jours de trop, une semaine de perdue. Le compte qu’il a perdu depuis longtemps et le miroir lui reflète sa mine bouffie, les yeux dévorés par les auréoles bleutées.  Un regard qu’il ne tarde pas à détourner, tant la vision de ses traits lui est insupportable. 365 jours et c’est avec ce visage-là qu’il lui fera face ce soir. La pensée amère, la peur qui fait trembler les membres, elle ne sait pas qu’il compte venir à sa rencontre alors autant jouer aux lâches jusqu’au bout et ne pas toquer à sa porte. Il est tellement doué pour jouer les lâches après tout, silence radio pendant des mois. Il se souvient encore de la jeune femme allongée sur le lit d’hôpital, son si beau visage poupin encerclé de bandages et de constellations violacées. Et si les cicatrices ne disparaissaient pas ? S’il était la cause de ses traits ravagés ? Iseul ne se le pardonnerait jamais. Il avait été simplement reconnaissant d’entendre qu’elle irait bien, une longue convalescence les attendait tous les deux mais ils s’en remettront. Le corps oui, mais qu’en est-il de l’esprit ? Le sien était déjà loin d’être stable et la culpabilité ne faisait que le faire chavirer un peu plus.

Iseul serre les poings, les encastre dans le marbre de la salle de bain. Il ne peut pas continuer à la fuir. Pas quand il n’y a pas un jour où il ne pense pas à elle, croit voir sa silhouette au détour d’un couloir  ou le cœur battant à la réception d’un sms, croyant qu’il viendrait d’elle. Il est presque surpris qu’ils ne se soient jamais croisés à l’université, seulement pour se rappeler qu’il n’assistait qu’à peu de cours, toujours trop enivré à chaque matinée pour oser poser les pieds dehors.  Il finit par reposer sa veste en cuir sur ses épaules pour pallier aux nuits qui se font fraiches, il attrape rapidement son sac, une rapide pensée pour les affaires qu’il y a enfoui. Il ne sait pas si c’est la bonne chose à faire.

S’il savait, il ne serait pas une loque humaine. Il n’aurait jamais blessé Bora jusqu’à entendre des rumeurs sur son mal être pour enfin se trouver le courage d’aller la voir.

Le chemin jusqu’à son appartement, il l’avait fait des centaines de fois, plus qu’il ne pourrait compter certainement pourtant tout lui semble si étranger. Ce n’est pas son quartier de prédilection, il n’y venait que pour elle et ce soir, il a l’impression que tout avait changé. Il ne reconnut ni les cafés, ni les boutiques, mais les ruelles étaient toujours aussi peuplées. Il gare sa voiture plus loin, son cœur est un tambour, il le sent désireux de quitter sa cage pour partir en vadrouille. Il s’humecte les lèvres et chasse la voix qu’il lui susurre qu’il est encore temps de faire demi-tour.

Son cœur est un battement chaotique et effréné quand il tape le code d’entrée de la porte, espérant presque que la brune l’ait changé, comme un signe qu’il attendait du destin pour lui assurer qu’il devait fuir, mais le cliquetis ne tarde pas à se faire entendre. Il pousse à peine la porte, perçoit la lumière au loin mais n’entre pas plus. Il n’est pas certain qu’il puisse user de la même familiarité qu’avant, quand il entrait chez elle sans même s’annoncer, s’en foutant complétement qu’elle soit occupée ou même presque dénudée en sortant de la douche. « Bora ? » sa voix est assez forte, mais elle bute difficilement sur la dernière syllabe. Il ne peut plus fuir. « C’est moi. »







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(#) Sujet: Re: on their bed of aches and broken skin ((boseul   on their bed of aches and broken skin ((boseul EmptyDim 17 Fév - 13:15

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Sordide est le silence de l’appartement. Deux doigts pressés sur chaque tempes, comme pour retenir un trop plein d’émotions désintégrées. Elle fixe le vide du mur qui lui fait face, seule à la table de la cuisine. Y a son esprit qui cherche à se soustraire des fantômes qui paradent aux coins de son champ de vision. Silhouettes évanescentes, informes, effrayantes, qui se meuvent sous la lumière chaude de l’ampoule à nue sur le plafond. Une fange de souvenirs récalcitrants, accrochés à chaque objet de la pièce, à chaque atome de son cœur à elle. Aucune disparition à présagée, elle se sent condamnée, prisonnière d’un passé trop exaltant pour tolérer d’être oublié.

Sa cigarette finit de se consommer entre ses doigts, plantés au-dessus de l’assiette qui sert de cendrier. Muette, Bora repousse l’instant où elle décapsulera la canette qui trône devant elle, derrière cahier et feuillets. Refouler ce frémissement dans sa gorge qui appelle si avidement l’alcool à la brûler. Elle voudrait appeler quelqu’un. Puis y a cette honte, réalisant qu’elle pourra pas toujours imposer sa solitude à tous ceux qui l’entourent. Attendre que le silence acariâtre ne viennent à bout de son entêtement farouche à rester sobre le plus longtemps possible. Elle sait qu’elle échouera. C’est juste une façon de se donner bonne conscience.

Esprit tourmenté dérangé par le déclic de la porte d’entrée, son corps reste immobile, prostrée de culpabilité. Est-ce que Gaho est déjà rentré ? ça fait grimper la honte en flèche dans ses joues-baromètre, du rouge brûlant qui colore son épiderme livide. Un visage de poupée barbouillée, de l’immaculé en toile de fond aux demi-lunes pourpre sous ses yeux obsidienne. Rien ne vient. Le silence retombe. Y a une présence au fond du couloir, près de la porte, mais ça hésite, ça reste tapi dans le noir. A peu près certaine que c’est pas son colocataire, y a son cœur qui s’emballe entre ses côtes. Cadence infernale du palpitant trop plein d’espoir, prêt à bondir chaque fois que la porte s’ouvre. Revivre, c’est tout ce qu’il demande.

Une voix perce la pénombre. Rauque, lointaine, familière. Elle se lève, corps frêle flottant dans un sweat beaucoup trop grand. jambes nues, pieds nus, comme toujours offerte à la fraicheur ambiante. « Iseul ? » Qu’elle demande en quittant la cuisine pour s’arrêter près du comptoir, un peu chancelante, incertaine. « c’est vraiment toi ? » L’interrupteur crépite sous ses doigts, sa silhouette se détache dans l’éclat soudain, et un instant elle croit qu’elle va pleurer.

Combien de temps ça fait ? presque un an sûrement. La dernière fois qu’elle la vue, il était assez à côté d’elle, ils étaient ivres, et la voiture avalait le bitume nocturne. Et puis plus rien. Après l’accident, Iseul a disparu. Bora a trop attendu. Parce qu’il répondait plus, parce qu’y avait cette rancœur chez inseong qu’elle voulait pas provoquer davantage, parce que lentement sa colère de le voir l’abandonner a pris le pas sur son désir de le revoir. Puis y a eu d’autres désastres, d’autres éclipses à son cœur. Bora a trop attendu. Fallait qu’elle lui dise pourtant. Les blessures ont guéri, les entailles sur sa peaux se sont refermées, les hématomes effacés. Parfois elle rêve encore du chaos de cette nuit-là, souvent la douleur, devenue chronique, de son poignet la maintient éveillée. C’est leur tragédie, elle avait besoin de lui.

Stoïque, ensuite incertaine. Énième fantôme ou infâme chimère. Son regard coule vers la table qu’elle a abandonné, comme pour s’assurer que la bouteille est toujours fermée. Ses pas pressés claquent sur le parquet, elle s’approche. Lentement, ses phalanges agrippent sa veste. Il est bien là, ça fait pas de doute. Son corps bouscule maladroitement le sien dans une étreinte automatique, nécessaire. Bordel il lui a tellement manqué, y a trop de chose qu’elle veut dire, ça s’accumule dans sa gorge en une grosse boule de sanglot. Mais y a rien d’autre à faire à cet instant précis, que de l'enlacer assez fort pour qu’il ne disparaisse plus. « T’étais où bordel, tu m’as tellement manqué. »



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(#) Sujet: Re: on their bed of aches and broken skin ((boseul   on their bed of aches and broken skin ((boseul EmptyVen 21 Juin - 14:19

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Il rumine sous le silence de ses pas, marche feutré quand le moindre bruit sonne comme une cacophonie au creux de ses oreilles. Son cœur bourdonne et ses mains sont prises de spasmes incontrôlables alors qu’il tapote un code d’accès appris depuis des années. Une familiarité certaine s’empreinte de son geste, mais avec elle l’impression de commettre le pire des délits. Avait-il encore le droit d’apparaitre ainsi en face d’elle sans se faire annoncer ? Un appel ou un texto lui ont semblé plus insurmontable que la longue route qui sépare leurs quartiers respectifs. Il a craint raccrocher avant que la première sonnerie ne résonne, supprimé le message avant que son pouce ne se résolve à appuyer sur le bouton d’envoi. Quand il sera devant elle, cependant, il n’aura pas le loisir de reculer. Il était lâche, oui, pas assez pour la fuir au milieu d’un tête-à-tête.

Les quatre chiffres verts prennent des secondes interminables à apparaitre sur le petit écran du boitier. Cent fois il a failli rebrousser chemin, cent et une fois il s’est sorti cette pensée du crâne. Est-ce que Bora avait si peu compté pour lui pour qu’il la fuie elle, au lieu de tenter de s’évader des griffes de sa peur ? Non, non et non, Bora comptait. Elle compte. Il le sait. Elle a fait partie des souvenirs de son enfance, de ses émois d’adultes. Les réminiscences de son quotidien jusqu’à il y’a un an lui représente d’une manière ou d’une autre le visage de la jeune femme – ses sourires, ses regards complices, ses piques agaçantes et ses remarques moqueuses. Est-ce qu’un sourire l’accueillera ce soir ? Il serait chanceux qu’elle l’accueille tout court. L’éclair d’un l’instant, il prie les cieux qu’elle ne soit pas chez elle, celui d’après il se maudit de cette pensée. Des jours, des semaines et des mois qu’il se dérobe, il est temps d’affronter ses tourments humains.

Son prénom entre les lèvres de Bora est une mélodie lointaine et il hoche doucement de la tête sous la pénombre, presque gamin, il lui était impossible de le voir. Bora a osé faire ce dont il s’est senti incapable de faire au moment il est entré ; appuyer sur l’interrupteur. Les lumières grésillent et chassent l’obscurité, la clarté ne laisse plus de doute sur sa personne. Visage ravagé face à un comparse qui n’a rien à lui envier. Leurs yeux se retrouvent mais les siens ne tardent à se détourner. Honte, culpabilité et manque cherchent tour à tour à obnubiler son sentiment dominant, le combat est vain et Iseul est perdu dans le chaos des battements effrénés de son cœur. Il garde la tête farouchement baissée, compte les écorchures du parquet pour lui faire oublier celles plus tenaces de son organe vital.

L’odeur de nicotine mêlée à celle de l’alcool, il les remarque bien, cocktail familier qui le fait presque se sentir chez soi, puis le parfum de Bora l’ensevelit en même temps que ses bras qui l’entourent. Il se fige un instant dans l’étreinte brusque et maladroite, son corps se rappelle le sien mais son esprit s’en dissocie. Il s’était préparé aux injures, paré à encaisser tous les coups qu’il faudra pour apaiser Bora. Rien ne vient, seulement ses mains qui se fondent contre sa peau à la recherche de plus de contact, ses frêles bras qui l’enlacent comme s’il était tout son monde. Ça sonne l’alerte, assez pour réveiller ses membres et répondre à l’étreinte. Ses mains épousent les contours de sa taille et il l’amène un peu plus près, faisant quitter le sol à ses pieds dans la moindre force. « Pardon, pardon… » Il n’y a pas de justification possible, seulement ses supplications en mantra qui s’éteigne contre le cou de la jeune femme où il a niché son visage. De chaudes larmes menacent de s’écouler le long de ses joues et peut-être que c’est déjà le cas, il n’a plus conscience de rien si ce n’est le corps de Bora qu’il serre jusqu’à étouffement. Il ne sait pas combien de minutes passent ainsi, dans un silence religieux qu’il ne perturbe que par ses quelques pardons, avant qu’il ne la repose enfin et recule d’un pas, assez pour encadrer son petit visage de ses mains. « Laisse-moi te regarder. » souffle-t-il timidement, hésitant.








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(#) Sujet: Re: on their bed of aches and broken skin ((boseul   on their bed of aches and broken skin ((boseul EmptyMar 20 Aoû - 10:48

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Il a l’air irréel, perdu ainsi dans le halo jaunâtre qui hésite, tressaute, avant d’inonder le couloir pour y déloger la nuit. Immobile, bora prend quelques secondes pour réciter mentalement chaque trait de son faciès, chaque creux, chaque éclat sur sa peau ivoirine. Il n’a pas changé. Son visage est immuable, comme l’odeur qu’il dégage lorsqu’elle s’enfonce dans son haut, se créant une place dans ses bras avec une fureur éperdue. Iseul et tout ce qu’il représente réveille en bora quelques démons assoupis, mais surtout une montagne de réminiscences au goût suave de tabac et d’enfance. Les jours heureux s’accrochent à sa personne comme la cœur d’un cerf-volant, sinueux, insaisissables. Des bourrasques dansantes dans les têtes aériennes des deux gamins pendus à leurs clopes, aux fracas monstrueux des tôles sur le bitume. Iseul est de ceux qui l’ont mise sur les chemins adultes, et même si elle s’en éloigne encore parfois, suffit qu’il apparaisse pour qu’elle retrouve ce sentiment grisant de quitter son monde d’enfant pour frôler l’incorrect, l’interdit, flirter avec la destruction. Ce sentiment puissant, révélateur de ce qu’elle cache au fond, il n’y a que lui pour le lui faire exprimer.

Il lui a manqué. Tout au long de cette longue nuit qu’a été son année, et qui se prolonge encore (heure bleue, l’aube est si proche et encore invisible.) elle espère, naïvement, le nez plongé dans son cou que son retour est un symbole, un signe, une guérison. Bora voudrait rester ici, fuir les mots qui blessent et qui se dérobent sur sa langue, échapper au souvenirs de son absence pour se concentrer sur sa chaleur, son parfum âcre qui fait écho au sien. Elle sait que c’est pas possible, qu’il faudra bien mettre des phrases sur ce qu’ils ont vécus. Ne pas laisser les plaies béantes, car celles qui subsistent ne sont plus physique, mais mentales. De longues balafres qui saignent encore, goutte à goutte, en attendant l’absolution. Elle a plus la force d’être en colère. Elle l’a été. Contre Iseul, contre les autres, mais son palpitant est las de se révolter contre tous ceux qui s’en vont. Elle veut plus se battre, la rancœur et la désillusion on finit par creuser de long sillons sur ses joues comme une vallée de larmes qu’elle a laissé couler en secret, nichée sous l’édredon.

Elle doit lui sembler bien ravagée Bora, malgré toute cette tendresse qui déborde, ce besoin irrépressible de contact. Elle se meurt de l’indifférence, s’abreuve de sa présence. Il l’a soulevé, l’apesanteur se mêle à l’ivresse et accentue encore le sentiment onirique. Elle espère que c’est pas un rêve, se rappelle qu’elle n’a pas (encore ) bu, soupire. C’est réel, elle le comprend au son de sa voix, des pardons qui lui échappe et se nichent au creux de son oreille. Bora se rend pas compte qu’elle pleure, elle savoure la douce asphyxie qu’il lui impose, jusqu’à ce qu’il ne la lâche, uniquement pour la cueillir entre ses paumes, elle, et ses larmes qui ont dessiné un torrent sur ses joues délavée. Son regard se plante dans celui d’Iseul, inquisiteur, guettant ses expressions. Que voit-il ? Que cherche-t-il ? La fine cicatrice qui se cache sous quelques mèches hirsute ? Ou tout autre chose, sa colère, son amertume, son soulagement ? Elle sait que ça se mêle et s’entremêle dans ses prunelles, et que toutes ces émotions ne lui sont pas toujours destinée. Elle y peut rien bora, elle brûle, elle tremble, chaque jour, et encore plus de nuit. Elle espère qu’il ne la trouvera pas trop différente, et quelque part cette idée l’effraie soudain. Jusqu’à quel point a-t-elle changé ?

Ses mains encerclent la sienne, elle le tire vers la cuisine pour y retrouver un peu de chaleur. Le silence est omniprésent, elle l’invite à s’assoir sans le briser. Elle cherche encore ses mots dans le flot qui se presse à ses lèvres,  ça sort pas, ça se heurte à une drôle de gêne. Pour la combler elle ouvre la bouteille qui l’attend depuis longtemps, et la tend à Iseul avant de s’en sortir une autre. En fermant le frigo elle hésite, se remémorant leur dernière rencontre, l’ivresse irrésistible qui les a fait tanguer jusqu’à la voiture. Elle manque de se réviser mais fini par poser le liquide sur la table sans y toucher. Non sans envie. L’alcool la perd. Son état morale se mesure au nombre de bouteilles vidées alignées contre le frigidaire. Ce soir il y en a deux, toutes de la veille. Elle se sent bien.

« C’était pas ta faute, Iseul. » Sa  main capte la sienne, encore, et elle libère ces quelques mots qu’elle aurait tant voulu lui dire avant. D’un gest de la paume, elle balaye son psaume d’excuse récité auparavant, et une lueur de défi allume ses yeux noirs. « Comment t'as pu me laisser toute seule tout ce temps ?. » Elle rit timidement, forçant un sourire sur ses lèvres, et sa paume claque sèchement sur le dos de la main du jeune homme.



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(#) Sujet: Re: on their bed of aches and broken skin ((boseul   on their bed of aches and broken skin ((boseul EmptySam 21 Sep - 13:43

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Flammes de culpabilité qui l’ont consumé pour d’interminables moins, mais le manque d’elle est souverain. Le manque a soufflé la force dans ses pieds, leur a offert le courage de suivre le chemin familier jusqu’à son appartement. Il a puisé dans tout ce manque pour réussir à lui faire face, faible et vulnérable ; incapable de respirer quand sa voix résonne. Son écho se distille en milles murmures et le submerge de toute part. Sa voix, sa voix, la caresse de sa voix. Bora. Putain qu’elle lui a manqué. Et après la litanie de pardons qui ne feront surement jamais oublié le mal qu’il lui a causé, c’est le désir de l’enserrer dans l’étau de ses bras qui le pourchasse. Il s’envenime en lui et le rend incapable d’aller outre. Il n’a qu’à cette pensée en tête et Bora a comme entendu le cri de son âme, son petit corps enseveli dans son gros sweat fonçant contre son corps. Tout lui revient en un instant. La sensation de l’avoir au plus près de lui, les effluves fruités mêlées à quelques relents d’alcool qui émanent d’elle, la sensation de ses paumes contre son dos. Un an, douze longs mois où l’hivers seul à résigné, et pourtant, il a l’effronté pensée que leur dernière étreinte ne date que de peu. Qu’hier encore, il la retenait contre lui, joueur et taquin.

Seulement, il ne sait plus jouer. Il ne sait plus rire. La commissure de ses lèvres a dû mal à se redresser en le moindre sourire, il a peur du rictus qui risquerait plutôt de transparaitre. Son battant se gonfle de bonheur, au même rythme que ses poumons qui reprennent vie quand il insuffle tout son oxygène au creux du cou de sa belle. Putain, qu’il l’aime. Il avait si mal, avant, et sa présence est un pansement aux fêlures de son âme. Pourtant, il sait que ça ne suffira pas entre eux. Il n’est pas si ingénu, il sait que les plaies fantômes ne disparaitront pas à travers ce simple élan de tendresse. Il faut poser les mots sur les douleurs, celle qu’il a causé à Bora certainement plus grandes. Qu’a-t-il fait à part fuir lâchement ? Où est l’ami éternel qu’il a promis d’être tant de fois, la voix conquérante et le regard confiant ? Que reste-t-il derrière ses iris éteintes ?

Il a tout noyé sous les verres d’alcool, et quand les pensées assassines se sont rendues plus tenaces, quelques rails de coke ont suffi à les acheminer vers le wagon de l’oubli. Ce soir, il ne peut plus se complaire dans la facilité, du moins, plus en étant seul. Il aimerait vaincre les murs qui s’érigeront certainement entre eux à cause de la distance, une fois l’euphorie des retrouvailles dépassée. Il aimerait les annihiler tout comme il se moque de la gravité quand il l’amène plus près, lui faisait décoller les pieds du sol. Il aimerait trouver le courage de ne plus baisser les yeux quand leurs regards se cherchent.

Il l’enchaine si fort dans la prison que sont devenus ses bras, plus qu’un réel refuge, et il sent (plus qu’il n’entend) ses sanglots, miroir des sillons qui ravage son propre visage sans qu’il ne le réalise. Il n’est pas en droit de mêler son regard au sien, mais il y consent, avide et affamé de tout ce qu’elle pourrait lui offrir, encore. Les traits poupins auxquels il est habitué lui font face sous la faible lumière, une année ; c’est trop peu pour transformer un physique mais Bora lui semble paradoxalement plus endurcie et plus fragile. Petite âme paumée à laquelle il n’aspire plus qu’à se joindre.

Est-ce qu’il a changé lui aussi ? Ce n’est pas important. Ce qu’il est est de savoir s’ils pourront retrouver les miettes d’eux, recoller les pièces d’un puzzle mal coupé, dont tous les éléments semblent impossibles à emboîter. Il efface d’un revers de main les larmes de Bora, et si de nouvelles les remplacent, il continuera à les épuiser de ses paumes. Il raffermit sa prise autour de ses mains et la suit aveuglement jusqu’à la cuisine.
Ses doigts tremblants accueillent la bouteille d’alcool que Bora lui tend. Ce n’est pas la première fois qu’il allait boire depuis leur accident, loin de là. Plutôt que de s’éloigner de la source du mal, il s’est laissé consumer en entier et il devine tristement que Bora n’est pas mieux. Pourtant, il n’ose pas y tremper les lèvres même si tout de lui crie d’y étancher sa douleur. « Bien sûr que si. » Il tremble toujours contre sa main qui recouvre la sienne, les yeux farouchement rivés sur la bouteille. « C’est entièrement ma faute. » Il se brise dans l’aveu et ignore le rejet de Bora quant à ses inlassables excuses. La question fatidique suit et le rire de Bora le fascine, tout autant que la claque sur le dos de sa main. Comme s’il ne fallait pas plus pour expier toutes ses erreurs. « J’y arrivais pas, j’en avais pas le courage. » Souffle-t-il en rattrapant la main de Bora, il n’a pas la force de continuer s’il ne ressent pas son toucher et il entrelace tendrement leurs doigts. Tout lui a manqué. « J’ai promis de prendre soin de toi, j’ai toujours dit que tout se passera bien avec moi. » Promesses insolentes dont il s’est affublé sans jamais réellement réfléchir à leur sens. Iseul se rend que le hasard est ce qui les avait toujours protégés jusqu’à cet accident et non lui. Ce n’était jamais lui. « Et…et, il hésite, la lippe tremblante et l’intérieur des yeux plus humides, il bute sur les syllabes alors que la réalité s’impose à lui. te voir sur ce lit d’hôpital, je méritais pas de rester dans ta vie. Je te mérite pas. » Bora est la seule constante des montagnes russes de sa vie, depuis qu’ils n’étaient que d’innocents enfants jusqu’au passage plus perfide au quotidien d’adulte, elle est le seul élément immuable. Elle a toujours été là et Iseul aurait pu lui ôté son dernier souffle ce soir-là, cette unique pensée le plonge dans la folie. « Je veux plus te faire du mal et t’abandonner était la seule solution. Je changerai jamais, je le sais. Je continuerai à nous enfoncer et qui sait ce qui arrivera la prochaine fois ? Je pourrai jamais être meilleur pour toi. » Il ne sait que chuter et il refuse de l’entrainer plus bas. Il inspire bruyamment, la prise de ses doigts plus forte contre le verre de la bouteille. « Et le pire c’est que, même si j’ai conscience de tout ça, j’ai pas pu résister plus longtemps. » A l’envie de la voir et l’avoir contre lui.
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(#) Sujet: Re: on their bed of aches and broken skin ((boseul   on their bed of aches and broken skin ((boseul EmptyLun 27 Jan - 15:59

On their bed of aches and broken skin ★ boseul

l’absence chronique a fini par anesthésier son cœur, fatigué d’attendre. l’espérance-agonie, celle qui dévore et qui dévaste. sa poitrine n’est plus qu’un champs de ruine, duquel son palpitant cherche à s’extraire avec la faiblesse du moribond. sa respiration se distille entre ses lèvres, assourdie par le tissu de son pull à lui, elle se laisse englobée avec l’avidité d’une enfant, désespérée de sentir à nouveau sa chaleur, son parfum, sa présence battante contre sa peau. et revenir à la vie. les automatismes qui se remettent en place comme si jamais, ils ne s’étaient séparés. comme si le temps depuis leur dernière étreinte n’était qu’un vulgaire (douloureux) artefact.

l’ami reparait, l’âme-soeur quitte les limbes de sa propre disparition, et la belle ne peut qu’absoudre l’absence tant la joie de le revoir la paralyse. là, dépourvue de toute volonté, elle se préfère échouée dans ses bras tant regretté, occupée à découper de son esprit les souvenirs des mois vides, des jours vacants, sans lui. sa simple chaleur suffit à panser une partie de ses maux. couvrir les cicatrices béantes de son crâne écartelé. la fosse abyssale de ses pleurs se contracte dans un grondement caverneux, régurgitant une partie de son océan salé sous les paupières de bora.

il n’a pas vraiment changé. la silhouette est la même, derrière le rideau hyalin qui voile ses prunelles sombres. il a simplement l’air plus abimé, plus poussiéreux. comme si la vie avait soudain raffermie son emprise sur lui. il a ployé sous un poids invisible, ses joues se sont creusées de sillons invisibles, et ses yeux mortifères semblent peiner à soutenir les siens. quand à ses lèvres, leur spectre jovial s’est évaporé, et de cette demi-lune offert au ciel ne demeures plus qu’une ombre étroite. la brune l’effleure du bout du pouce, avide de faire disparaitre ce triste rictus au profit d’un réel sourire.

Lui gomme les larmes qui se sont entêtée à s’accrocher à ses cils, et rouler sur la grève de ses joues. elle rit dans un sanglot, un peu honteuse ; ((bien trop heureuse.))
A la table de la cuisine, face à face sous la lumière pâle de l’ampoule faiblissante, ils se taisent et se toisent, entre les mains deux bouteilles inviolées. y a une hésitation qui se dilue dans l’air nocturne, et ses mots qui contredise ceux de la gamine. il met fin à son rire qui se mue en silence, ne sachant que dire pour assourdir ses maux. c’était pas sa faute, juste un destin trop entreprenant, ou sa propre bêtise à elle. ils étaient tout aussi soûls, tout aussi con. elle aurait pu l’en empêcher, et à défaut de l’avoir fait, elle veut partager le fardeau avec lui, porter à deux le poids de leur connerie passées.
iseul emprisonne ses doigts dans les siens, et lentement ses phalanges opaline serrent la peau du garçon jusqu’à y imprimer une trace livide. « J’ai promis de prendre soin de toi, j’ai toujours dit que tout se passera bien avec moi. » bora elle sait qu’il a jamais faillit, même dans les heures noires de leur convalescence physique et morale. il l’a protégé de mille manières : des ténèbres de la nuit qui l’effraie tant, de la solitude dévorante et de l’ennui brutal. il a toujours été là, rempart immuable et tendre entre bora et la réalité qu’elle ne peut affronter.

la douleur qui transperce sa voix déchire son sternum, agite son myocarde d’une furie coupable. colère insoluble qui fait vibrer son sang à la simple idée qu’il disparaisse à nouveau, qu’il puisse penser pouvoir la blesser par sa présence, quand en réalité c’est son absence qui la bouffe à chaque seconde. son souffle s’étire entre ses lèvres, long et saccadé, mêlant rage et terreur (de pas trouver les mots, les bons, pour le retenir.) « Iseul. » Son prénom meurt dans l’air froid de la cuisine. lentement son corps maigre se redresse pour contourner la table, retourner auprès de lui, comme pour l’empêcher de s’évaporer encore.

« Dis pas ça, je t’interdis. » ses doigts gelés longent ses mâchoires jusqu’à l’aplomb de sa nuque, serpentant lentement dans ses mèches souples. « c’était un accident, et rien de plus, y a pas de responsable, ça devait arriver, c’est comme ça. » ses prunelles mazout fouillent les siennes, insaisissable. quête désespérée d’un écho en lui, d’un pardon qu’elle veut insinuer dans son esprit. Son visage plonge dans la chevelure aux relents âcres et familiers. « On est en vie, je suis en vie, regarde moi, touche moi, je vais bien je te jure. je vais bien grâce à toi, parce que t’es là, t’as toujours été là, tu m’as toujours protégée, contre les monstres de la nuit, et ceux qui sont dans ma tête, parfois, tu les connais et tu as toujours sû les combattre pour moi.» elle expire ses cauchemars en se redressant un peu, fébrile, terrifiée de le sentir s’éloigner. « t’as pas besoin d’être meilleur, je t’aime, je veux pas que tu changes pour moi. oui on a fait une connerie, ensemble, mais je vais bien, on va bien. » elle tremble mais ne peut se résoudre à abandonner sa brise autour du visage abimé.  « c’est pas toi qui me fait du mal, c’est ton absence. j’ai besoin de toi, iseul. »


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