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(#) Sujet: dead leaves ☾ (hyoja)   dead leaves ☾ (hyoja) EmptyVen 18 Jan - 23:31
dead leaves
han ja & hyo sonn

:: ja aurait voulu être un saint sans dieu.
être de ceux qui luttent indiciblement contre le tombeau qui nous attend, contre le trépas injuste d'une précieuse existence. de ceux qui se dressent fièrement, étendard à la main, nuances solaires à l'aube des commissures, pour clamer qu'ils refusent la tragédie inhérente aux hommes ; qu'ils ne peuvent accepter de vivre avec la faucheuse à leurs trousses, si tant est qu'elle suive constamment leurs sillons.

non, elle ne peut pas gagner.
((elle ne le doit pas, mais elle le fera)).

la mort est un sarcophage aux rebords obscurs, rempli d'un néant aussi infini que le fond d'un miroir. on pense à elle, mais elle ne fait pousser aucune fleur, si ce n'est celles du mal ; elle est dénuée de toute gerbe de lumière, et répand ses effluves déliquescents dont les mortels s'enivrent inconsciemment, lorsqu'ils n'ont plus rien pour apprêter le vaste sanctuaire de leur esprit.
alors, pour fuir sa propre condition, pour faire taire la fatalité qui en ronge et en rongera plus d'un, on se distrait.
oui, ja se distrait.

il érige les murs de sa forteresse éphémère comme il aimerait élever l'édifice splendide de sa vie, constellant d'astres chantants le palais de ses songes-étoile-filante. ce n'est pas quelque chose qu'il s'est déjà senti contrôlé, au fond. ça le prend sur une rafale subite de passion juvénile, qui submerge chaque fondation, chaque colonne joliment perlée de rêves insensés, pour les rehausser dans un incroyable remous salvateur. à ses yeux, c'est se perdre dans ce qu'il y a de plus grisant, pour échapper au vide, et au mal, et à cette mort qui l'a toujours effrayé plus que de raison ; mais, quelque part, c'est aussi pour insuffler la vie en son sein, redorer le blason coloré de son cœur d'enfant-tragédie. car passion rime avec rédemption, et qu'elle extrait han ja quelques instants à sa raison. des instants qu'il jurerait durer aussi longtemps que dans un trou de ver, où il s'arrête enfin de penser et où son âme se désagrège gentiment, dans un fabuleux cyclone d'émotions.
et là-haut, au beau milieu de sa grande caboche pleine de douceur-cosmos, ardeur et volupté ne font qu'un.

c'est pour cela que ja ne sera jamais un saint sans dieu.
après tout, c'est vrai qu'il n'a pas de dieu, non ? non. peut-être que son dieu, c'est l'univers. c'est les fleurs, et les nuées, et les océans, les papillons qui prennent leur envol, les roses de jéricho qui meurent pour mieux renaître, les lucioles qui font chanter les bois solitaires, et le fractal qui n'en finit jamais. c'est sans doute ça, dieu, dieu avec un petit d ; même le plus infime des atomes peut se targuer de l'être – même lui, et eux, et ceux qui l'entourent, peuvent avancer qu'ils sont l'univers. ça paraît plutôt vrai, aux yeux d'un homme-enfant comme ja. mais on ne le dit pas souvent. on ne dit pas toujours : « dieu, c'est tout et rien à la fois ».

son combat contre la mort, lui, n'est pas pour l'univers. ce monde s'éteint et ressuscite tous les jours, car dieu n'est que désordre et beauté, et que personne, sur cet orbe gorgé de magie que l'on a nommé terre, ne doit interrompre cet équilibre mystérieux qu'est celui des cieux qui pleurent, des étoiles qui rient et des arbres qui saignent la sève de vie.
cette lutte qu'il sait pourtant vaine, c'est pour lui. pour eux, pour les hommes. pour l'humain qu'il aime férocement, ja, petit philanthrope de génie au sourire cousu d'étoiles. et c'est ça, être un saint sans dieu : c'est l'humble dessein de vouloir protéger son prochain, de faire le bien autour de soi et de ne jamais se laisser distraire, de sorte à ce que le monde fonde d'ivresse et se sente en sécurité, sous le joug chaleureux de nos œillades amicales. c'est bannir tout ce qui fait mourir pour faire fleurir les bourgeons dorés de la vie, la vie créatrice, la vie spirituelle reliée à ce dieu fait de lois scientifiques, purement physique et merveilleux qu'est l'univers.

et il n'est pas encore prêt pour l'être, han ja.
il n'a pas cette prétention, ni l'aptitude à se priver de toute distraction.
il lui faudra vivre, encore et encore. s'instruire sera l'une des composantes de son ascension, la clé de voûte de sa conscience. la souffrance guidera ses pas, aussi, comme elle a déjà eu l'occasion de le faire. mais han ja sait qu'elle n'est pas là pour faire du mal, la souffrance. elle est là pour nous accompagner sur un chemin semé de clous, et pour nous murmurer, tout au long de la traversée : « bientôt, tu iras mieux. tu iras mieux, et tu iras même bien, lorsque tu auras appris à mesurer le goût de la douleur, et que tu sauras qu'elle est derrière toi ».
et il lui faudra également aimer d'un amour vivifiant, plus fort que tout le reste.

vouloir être un saint sans dieu, c'est une ambition qui lui est chère, mais qu'il prend un peu à la rigolade. pour s'injecter du plomb dans l'aile, sans doute. pour s'encourager, et ne pas en pleurer.

seulement voilà, si la réflexion a su bercer son cheminement matinal, il n'aura pas le temps de démêler le paradoxe qui pourrait en torturer plus d'un, le grand penseur. de nouveau, il fuit à dos de comète, traversant les rues en astéroïde empressé, posant un pied presque hésitant par-delà le seuil du portail en ferraille grisâtre.
sa poitrine s'affaisse légèrement, sensation aigre-douce d'une supernova à effondrement de cœur.

il avance, petit prince.

« vous devez être hyo sonn-ssi. » ses commissures se relèvent posément, traçant une route sinueuse jusqu'aux galaxies qu'abritent ses joues. il y a un petit air macabre, chez madame lim, qui pourrait faire se damner même le plus saint des saints sans dieu. somptueusement macabre, avec ses boucles noir corbeau, sa peau translucide façon macchabée et son regard moucheté de quelques éclats de folie, auxquels on aurait envie de dire oui. « je suis... je suis han ja. enchanté de vous voir, victoria. » sobriquet soufflé sur un ton à moitié amusé, parce qu'elle lui rappelle la mariée des noces funèbres, à être aussi à l'aise dans un tel lieu. enchanté de la voir, c'est sûr ; d'être là, il ne sait pas trop.

il n'a jamais trop aimé les cimetières, han ja.
c'est un peu les trophées de la mort alignés par centaine, allégories victorieuses de ce qu'il a toujours voulu combattre, de ce qu'il ne sera jamais en mesure d'arrêter, même avec toute la volonté d'un enfant enhardi.

ça lui rappelle qu'il va mourir, lui aussi.
et ça le tue.

♡ ♡ ♡
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@Han Soo Yun a écrit:
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(#) Sujet: Re: dead leaves ☾ (hyoja)   dead leaves ☾ (hyoja) EmptyLun 11 Mar - 12:31
dead leaves
@han i. ja & hyo sonn


# :: il y a tellement à vivre.
que hyo sonn se perd quotidiennement entre un inconscient qui la protège et la détruit à la fois. qui se croit plus fort que la mort, plus fort que les règles, que l'équilibre lui-même ((que la vie)) ; sous prétexte que son âme chérit ce que tous craignent. comme une offrande à l'agonie -- de continuer à respirer avec la terreur de se dire ; demain tout pourrait finir. pourtant il y a dans ses gestes une tendresse infinie ; sans nul autre pareille, qui pourrait tant guérir si elle était offerte aux âmes qui vivent en peine, pour de vrai. mais qui se terre et s'enfonce dans une folie gourmande. masquant tout ce qu'il y a de meilleur en elle. qu'elle pourrait donner sans aucune limite.

qu'elle réserve à ce lieu sordide.

hyo sonn pénètre l'endroit tous les jours depuis des années. comme si y aller pouvait habituer. comme si s'y rendre pouvait aider. aider à accepter. vaincre la fatalité. et son esprit y croit tellement fort qu'elle en a depuis longtemps oublier la peur. la terreur de vivre en sachant que tout prendra fin. elle se promène, s'y sentait étrangement bien ((vraiment ?)). car bien et pourtant si mal en même temps. inconsciente de la détresse qui coulent à l'intérieur de ses veines quand elle traverse le passage brumeux. silencieux. apaisée néanmoins : de ce calme plat, de ces résidents innocents. ceux qui ne mentent pas, qui ne le peuvent pas -- plus. son sourire dénote de l'ambiance qu'on trouve dans un cimetière. elle est là, le rictus joyeux. déambule dans le berceau de la mort, drainant les années de vies retirées. elle sautille même, un panier en main. rempli de thé et de petits biscuits.

de cette attitude candide, personne ne pourrait croire. ni même envisager. que l'enfant est réduite à l'horreur. que le cœur qui s'emballe ne s'extasie pas, mais l'alarme. sorcière qu'ils l'appellent... si seulement ils savaient. de cette méprise certaine. entité tiraillée, condamnée à être tourmentée. hyo sonn aime, aime plus qu'elle ne le devrait. aime sans condition. sans retour. elle se noie dans cet amour inconditionnel. dans ce sentiment qui la protège ; l'abrite, la béni. dans ce mensonge qui la berce. convaincu qu'elle ne craint rien, à prendre son thé entre ces deux tombes. persuadée que personne ne pourrait lui faire de mal, assisse sur l'herbe fraîche, entourée de ces fleurs blanches. si jolies, quand on en oublie la signification. quelle erreur de croire ainsi ; qu'affronter sa peur résout tous les problèmes. fausse immortelle.

elle confonds. confonds tout ce qui la touche ; égarée entre un monde qu'elle a longtemps rejeté et un univers inventé, créé pour la rassurer. mélange la bêtise à l'évidence. l'amour à la haine. l'avenir à l'imaginaire. il y a quelque chose de vrai pourtant, dans ce qu'elle éprouve et ressent pour le cimetière, pour les êtres disparus, pour la mort. car baignée dedans depuis tant d'année, elle a fini par vénérer. mais il y a tout un faussé aussi. entre vivre et mourir -- un chemin qu'elle a emprunté sans réaliser. et dans lequel elle s'est f o u r v o y é e.

hyo sonn ne veut pas mourir.
troquerait sa raison la plus complète,
pour quelques années supplémentaires.

alors elle donne, donne plus qu'elle ne le devrait. à ne plus en finir ; à en perdre la tête, à une essence qui n'existe pas. qui se manifeste seulement qu'une seule fois. une fois dans une vie, pour une conséquence lourde et définitive. à se demander ce que tout ça signifie. sans la moindre chance d'en revenir, d'avoir une seconde chance. hyo aurait pu croire à une seconde vie ; mais elle a préféré croire à la mort. l'unique. pour vivre ainsi, y consacrer ses années pour espérer une incertaine longévité. quelle enfant naïve.

et c'est ça, qu'on nomme sorcière ?

elle relève la tête, hésitante. à force les mo(r)ts se mélangent. elle en perd la raison, en oublie qu'il existe de ces gens ; fais de chaires et de sang. est-ce un murmure de sa démence ou les saintes paroles d'un demeurant. habitant de la terre, la réelle. « je suis hyo sonn. » elle confirme. comme s'il pouvait y avoir quelqu'un d'autre qu'elle ici. certains ont leur nom écrit sur les ruelles ; elle n'a jamais rien fait et son identité surplombe celui de cimetière.
elle confirme pour ne pas s'oublier, manquerait plus qu'elle disparaisse.
avec le peu de conscience qui lui reste.

il se présente et elle revient. revient sur la terre ferme. revient à elle. revient à lui. elle lui sourit. elle aime ce qui l'amuse ; succombe à ce qui émane de son corps ((non de son ton)). c'est vrai, c'est vrai... il n'y a rien de mieux, que la chaleur humaine. « enchantée... ah je trouve pas. » qui est-il, elle ne peut pas lui dire, monsieur vivant quand même. « monsieur le vivant ? » mais elle le fait quand même. car la suggérée mariée ne sait pas. ne sait pas comment faire ; pour devenir génie.

y a cet amusement, qu'elle décèle, qu'elle aime.
et y a ce petit, elle ne sait quoi, qui l'interpelle.
« tu... vas bien ? tu senbles un peu pâle. »

comme un cadavre;
pour une fois, ça ne lui plait pas;
étrangement -- c'est sa vie qu'elle réclame.
« toi, la mort ça ne te va pas. » elle déraille. elle se lève elle l'approche. elle le complimente en vérité. lui relève qu'inconsciemment elle le veut ; aussi immortel qu'elle ne l'est pas. c'est la première fois, qu'elle ressent ça. y a une ambiance, forte, douce, elle sait pas, elle saisit pas.

♡ ♡ ♡
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(#) Sujet: Re: dead leaves ☾ (hyoja)   dead leaves ☾ (hyoja) EmptyMar 19 Mar - 14:49
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:: elle rayonne, là, candide souveraine des morts, réceptacle de tendresse parmi les innombrables tombeaux. c'est une sorte de splendeur imaginaire, fascinante, qui ferait sans nul doute rougir les défunts aux sourires livides, s'ils n'étaient pas déjà aveuglés par la gardienne de leur sanctuaire mortuaire. avec ses ornements pareils à une toison de pureté diaphane, presque aussi délicate qu'une nuée de plumes délavées, qu'un linceul délivré par les anges... elle est douce, hyo sonn, douce comme un sommeil sans fin, vous savez ? et, aussi fantasque cette pensée puisse-elle être, le han jurerait qu'elle pourrait donner l'envie à quelques macchabées de se relever. la vie regagnerait aisément leurs carcasses immondes, s'il s'agissait de lui offrir chaque bouquet abandonné sur leur tombe.

et sa beauté... un brin de biche velouté, rehaussé par deux grands yeux de corbeau curieux. dans le gouffre doux-amer de son regard, citerne où la vie se noie, il rutile une nuance de rouge aurore – rouge, comme la sève que l'on saigne tous, pour se prouver que l'on existe. que nous sommes, et que l'on suinte tous le même fluide, peu importe quoi. ja en a le cœur affolé, convaincu que si la faucheuse le pouvait, elle lui arracherait. il faudrait lui étoiler cette beauté volée aux plus rares fleurs, s'il suffisait seulement de mille gerbes de couleurs. de couleurs vivantes, mordantes comme le vin dont s'enivre sa bouche ; bouche-tulipe qui se saoule aux rêves et aux dénis caressants, barrière entre le jour et la nuit, lisière de deux mondes diamétralement opposés. du moins, c'est ce que le cœur des hommes s'entête inévitablement à penser...
la mort est-elle vraiment si différente de la vie ?
n'y pense pas trop—

au fond, c'est peut-être cette alchimie terrifiante de bizarrerie et d'innocence, qui arrive à masquer toutes les fragrances de miasme, d'aubépine et de fiel du cimetière. parce qu'il y a quelque chose d’étonnement rassurant, dans le timbre de sa voix à elle, dans la gaieté sordide qu'elle arrive à faire transparaître, à l'aube d'un sourire qu'il ne comprend pas immédiatement. la moindre de ses paroles sonne comme une cantate guillerette, un brin affreuse de s'enchanter dans un tel lieu, royaume de l'invisible et des trépassés par la vie...
(ou par la mort ?).
c'est bête, mais han ja n'a jamais su choisir.

il a freiné la perspective infinie de sa pensée arborescente, parce que l'endroit l'oppresse, que la raison de sa venue lui tord les tripes, mais que cette soudaine présence, étrangement vertueuse, embaume son émoi d'homme-enfant.
peut-être qu'il risquait d'éclater d'une seconde à l'autre, et que ça le rassure, de pouvoir se raccrocher à l'énigmatique dame de ces lieux.
ou peut-être que ça le chamboule encore plus de l'intérieur, mais qu'il ne dira rien. car ja a une tâche à accomplir, et qu'il ne fera plus demi-tour. pour sa sœur, et pour côtoyer sa plus grande peur, aussi. pour elle, pour lui, pour honorer la promesse qu'il s'est toujours donné la peine de tenir : s'aventurer aux confins du monde, tel le guerrier stellaire et animé de vaillance qu'il a toujours rêvé d'être.
qu'il a toujours été, quelque part.

les présentations sont faites aussi vite que leurs deux âmes se sont croisées, et le mortel apprêté du deuil a l'audace de plonger ses mains dans ses poches, frappé par l'impulsion de vouloir paraître désinvolte. presque comme un affront fait à la mort, l'air de dire « tu ne me fais pas peur, tu sais ? ». car il n'a pas peur, ja.
la vérité, c'est qu'il est terrifié. pas assez pour s'aventurer jusque-là, mais suffisamment pour chérir son existence encore plus fort, encore plus passionnément qu'il ne le faisait hier. mais quelque part, est-ce qu'il peut— [...] est-ce qu'il doit accepter que la mort existe, pour—
n'y pense pas trop.

la réalité le rattrape dans son vaste berceau, et l'enfant des cieux sent ses pommettes s'échauffer subitement, sans même qu'il n'ait pu le pressentir. ça y est, son expression a retrouvé de son éclat vivace : celui qui crépite étrangement à l'orée de ses prunelles, lorsqu'il a l'agaçante manie de la dévisager. « monsieur le vivant, oui. en chair et en os. » il y a un certain amusement qui drape ses mots, alors même qu'il cherche à détendre l'atmosphère ; malice veloutée qu'il injecte d'ores-et-déjà dans l'une de ses œillades, celles dont lui seul a le secret. « parce que je suppose que vous n'en voyez pas souvent, pas vrai ? » ça a des allures de plaisanterie, mais le han reste persuadé que flâner avec les défunts est une activité courante, pour elle. et ses sourires cachent des idées farfelues. « et si je m'approche, comme ça... est-ce que je vous fais peur ? » la démarche féline, brodée d'une multitude de gestes fantasques, il se veut plus effrayant qu'un spectre baroudeur de cimetières et de terreurs à infliger aux vivants – se montre peut-être aussi délirant qu'elle, car il n'est que rejeton d'étoile filante, et qu'elle le captive tout juste assez pour qu'il accepte de profaner sa raison d'homme, lui aussi. encore une dernière fois, juste avant de devenir un saint sans dieu...

un instant, une brise macabre balaye les environs ; le contraste entre ce simple jeu et les gravures sinistres des stèles fait se redresser le han, qui croit humer les délicates fragrances du repos sempiternel. inconsciemment, son palais se fend d'un soupir dérouté.
il lui faut continuer, parce qu'il doit être fort pour deux. c'est tout, c'est comme ça – et il y arrivera.

madame lim revient très vite à la charge, s'empressant de lui poser ses premières questions. en voilà, une drôle d'attitude. « tu me tutoies déjà, hyo sonn-ah ? alors que je suis sans doute plus vieux que toi ? attention, je risque de ne pas apprécier. » sans plus attendre, ses lippes creusent un chemin surprise vers ses joues pleines de tendresse, pleines de raillerie qui ne fait pas mal. et il émane la vie, ja. il a beau pâlir en ces lieux, ça ne lui enlève certainement pas sa condition de vivant, de palpitant criard, de gamin à la recherche d'un idéal, encore et toujours taraudé par le désir flambant de marquer son existence et celle des autres. c'est pour cela qu'il est ici, aujourd'hui. pour honorer une mémoire qu'il n'a même pas connue, mais qu'il sait si chère aux yeux de sa sœur, de son sang. « je n'ai pas vraiment l'habitude de visiter des cimetières, c'est pour ça. pour la peine, j'ai droit à une petite visite guidée, non ? » dans une once de curiosité, ses orbes pétillent ; se voilent bien vite lorsqu'elle s'approche de lui, comme pour faire un constat de vie. c'est étrange, mais il garantirait côtoyer la mort elle-même, lorsqu'il fait le saut de l'ange dans ses grands yeux incrustés de sombres rubis.

le han fronce les sourcils, encore tourmenté par les débris de ses songes absurdes. « elle ne va à personne, tu sais. » son timbre s'obscurcit doucement, certitude soufflée sur le ton du secret. c'est qu'il se livre sur un sujet qui lui tient à cœur, alors pas même les morts ne doivent l'entendre. « et elle ne te va pas plus qu'à moi. j'espère que tu manges et que tu prends bien soin de toi, sinon... » sinon, le châtiment du spectre han sera terrible.
plus terrible que la mort elle-même, s'il osait.

l'au-delà n'attend pas
.
désormais, ses traits se relient en constellations confuses, comme si la voûte nocturne lui était tombée sur le coin du visage. il y a quelque chose qu'il doit finir, oui.

« hyo sonn-ah... » l'héritier s'avance lentement, piqué par la fantaisie funèbre de descendre dans les allées. « tu le sais déjà, mais je viens pour madame lee, la mère de ma demi-sœur. j'avais déjà appelé pour fixer le rendez-vous, et... je me suis habillé en noir exprès. » c'est maladroit, il le sait. « ... qu'est-ce que je dois faire, maintenant ? » c'est maladroit, mais tellement sincère.

♡ ♡ ♡
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@Han Soo Yun a écrit:
J'savais qu'on allait la sortir et j'aurais du parier sur toi, le roi des vannes pourries. dead leaves ☾ (hyoja) 769454579


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