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Bang Jun Ho


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(#) Sujet: ta peau n'est pas étanche (bros before hoes)   ta peau n'est pas étanche (bros before hoes) EmptyDim 23 Déc - 0:14
son sourire accroché à ses lèvres est un leurre, une épaisse couche de brume qui masque ses pensées ; il est le premier à s’interdir d’espérer, à se protéger en se disant que ce n’est pas vrai. mais l’espoir est un sentiment pernicieux qui s’installe dans le creux de ses côtes, qui réduit sa cage thoracique jusqu’à couper son souffle, et jun ho s’étouffe sur le liquide brûlant de son café. sa langue se colle à son palais, et il se maudit et se congratule dans le même instant sur la brûlure qui l’empêche de parler. peut-être qu’ainsi, il n’aura rien à dire, lui qui en a toujours trop dit. peut-être qu’ainsi, seuls ses yeux pourront s’exprimer, un désespoir qui vit en lui depuis tant d’années qu’il a appris à l’aimer comme un ami d’enfance. bang jun ho est un enfant de l’adaptation ; une créature de l’air qui suit sa voix sans broncher, qui se contorsionne pour accepter les changements, et entre les traitements contre une maladie invasive, il a appris à vivre en tant qu’enfant unique. pourtant les souvenirs sont jeunes, une expérience qui n’est pas encore une tradition tant que la barre des cinq ans n’est pas passé. une conséquence de ses propres actions, qu’il essaye d’oublier quand ses doigts parcourent le nom de son frère écrit en noir sur la couverture d’un livre. il y a eu la fierté en tout premier lieu, mal placé pour un cadet qui ne veut plus rien savoir de lui. puis la joie de savoir son frère écrivain, lui qui se destine à devenir réalisateur ; deux créateurs aux médias différents, aux destinées entrecroisées. alors le gamin débrouillard a décidé de joindre la maison d’édition de dak ho, l’unique moyen qu’il a trouvé afin d’avoir des nouvelles de ce frère de brouillard. et jun ho avait eu une réponse, et son palpitant s’était emballé pour suivre les mélodies chantonnées par sa mère lorsqu’elle donnait un bain à ses deux fils ; une comptine oubliée mais pourtant à jamais inscrite dans des instants de joie. puis le voilà, installé sur un siège, les mains serrées contre son café, le visage ouvert pour ne pas exprimer l’anxiété qui orage dans ses tripes. s’il garde ses yeux posés sur la tache de peinture sur ses doigts qui prend l’apparence d’une ecchymose verte, c’est pour ne pas fixer la porte en attendant l’entrée de son frère.
pour ne pas voir le visage de ce dernier entrant dans la pièce.
(dak ho a dit oui, et pourtant le coeur de jun ho résonne en un non)
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(#) Sujet: Re: ta peau n'est pas étanche (bros before hoes)   ta peau n'est pas étanche (bros before hoes) EmptyJeu 10 Jan - 0:36

La colère en compagnie tandis qu'il est assis à l'arrière de la voiture. Les solutions fusent les unes des autres, les gens sont alarmés, d'autres dépités. On le regarde comme s'il était fautif, comme s'il l'avait demandé. Pourtant il n'est pas à l'origine de tout ça, à toujours tout fait pour garder l'anonymat, quitte à mettre une barrière entre lui et ses amis. Gamin comprenant qu'on veuille booster les ventes par une image floue, enfant qui sait qu'une fois connu il n'aurait plus la tranquillité et la liberté d'aujourd'hui.
Quand le manager était venu le voir, quand on l'avait informé de la situation, Dak Ho avait revu son attitude en une minute, à quel moment avait-il pu se trahir ? Lui qui prenait toutes les précautions nécessaires pour se concentrer. Néanmoins les faits étaient là, bien présent, en cet instant ; quelqu'un le faisait chanter. Et il s'apprêtait à le rencontrer. On lui disait que ce n'était pas une bonne idée, qu'ils auraient gérer ça. Hors l'écrivain était têtu et sûrement trop téméraire. Il ne souhaitait pas se cacher derrière une équipe. Alors il était là, devant ce café qu'il connaissait bien. Un étudiant était derrière ça ? Plus cette histoire avançait, moins elle ne lui plaisait.
Il prit alors une grande inspiration est pénétra dans le lieux. La seule manière de repérer le maître chanteur était son livre ; il devait l'apporter. C'est ainsi qu'ils se reconnaîtraient. Ne manquerait plus qu'une tierce personne ait décidé d'en apporter un. Bien qu'il n'avait jamais eu l'occasion de voir un de ses livres dans les mains des étudiants ; ne seraient-ce que pour leur contenu.
Ses yeux contemplaient, le cœur battait. Fatigué et en colère. Pourtant cette histoire lui passa au dessus de la tête quand, dans un coin, il aperçut Jun Ho. Frère traite, envolé, dispersé. Famille séparée. Ses pas avancent seuls, son cœur le maltraite, son raison s'interpose, mais tout se passe beaucoup trop vite. « Qu'est-ce que tu fais là ? » il parle vite, pourrait en oublier de respirer. Remarque le livre entre ses mains. « Pourquoi tu as ça ? » son sang se glace, la douleur le brûle. « C'est toi ? Tout ça, c'est encore ta faute ? » les mots lui échappe, le ton est fort, certains les regardent. Et il se demande pourquoi il ne le laisse pas tranquille. « Qu'est-ce que tu me veux ? Faire chanter son frère, c'est une dernière lubie. » tous les souvenirs remontent, le barman souffre tant. ses yeux affrontaient la silhouette, mais sa tête se baisse cette fois, ses poings se serrent. Il ne comprends pas.




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(#) Sujet: Re: ta peau n'est pas étanche (bros before hoes)   ta peau n'est pas étanche (bros before hoes) EmptyVen 18 Jan - 16:06
des morceaux de réglisses entre les dents, des sourires pour cacher tous les secrets partagés entre deux frères autrefois proches. deux enfants aux regards similaires, aux talents complémentaires, et une multitude d'aventures dans un microcosme qui a finit par s'écrouler sur lui-même. les souvenirs ont le poids d'une ancre, un port pris au piège par des vagues trop imposantes, et jun ho sait qu'il risque de s'y noyer d'une façon ou d'une autre. cette prise de risque, ce courage d'affronter une telle situation ne lui ressemble pas. sous sa peau fine, ses veines s'étouffent et son myocarde prend le rythme d'une chevauchée sauvage; il est l'antilope qui ne sait que courir, que fuir, et dak ho est le lion, à la puissance destructrice. mais la proie ne l'a t'elle pas cherchée? n'est-ce pas uniquement que le fruit de la nature, cette réalisation manichéenne du plus fort qui se nourrira du plus faible malgré sa position d'ainée? derrière les sourires charmeurs de jun ho et de la réputation qui lui colle à la peau (n'est-il pas beau ce garçon trop malin, au regard trop brillant et aux mains trop agiles?) se cache un scénario dramatique, une série d'abandon qu'il a commencé en ouvrant la cage thoracique de ceux l'entourant. il est le réalisateur de génie qui pousse ses propres acteurs dans leurs derniers retranchements, celui au front couronné mais au nom haït.
il ne peut pas tout avoir, il le sait mieux que quiconque.
les pas résonnent, et jun ho qui n'oublie rien apprend la nouvelle démarche de son frère. est-ce la liberté qui lui donne des pas si légers, l'absence de poids portant le même nom de famille? jun ho n'a pas le coeur à réapprendre ce frère qui le regarde d'un tel regard ; il ne reconnait aucune moue, aucune intonation : dak ho est un étranger, la représentation physique d'une famille divisée. deux ans ont réussi à détruire plus d'une décennie de mots chuchotés sous la couette. et lorsque dak ho commence à parler, les épaules de jun ho se resserrent. son souffle se coupe sous les accusations qu'il encaisse avec le force d'un martyr qu'il n'est pas. « non… attend! je… j’ai appelé ton manager.  » les mots s’enferment, parce qu’il n’est qu’un menteur, il n’est doué que pour désarçonner avec des mensonges entourés par des vérités maudites. mais il ne peut pas mentir à son frère, alors il ne sait pas quoi dire. il aimerait avoir la plume de son cadet, l’art de façonner les mots afin de pouvoir exprimer une multitude d’émotions, mais il n’est que le maître des images, de la peinture sur les murs à trois heures du matin. il est celui qui ne s’exprime que par les couleurs ou les mensonges, un réprimé qui s’enferme lui-même pour s’éviter de sentir. « chanter? mais de quoi tu parles?! tu as accepté de me voir… » l’espoir retombe d’un coup, et le ventre de jun ho se serre en même temps que ses dents. il sait qu’il n’aurait pas du préserver la flamme de son palpitant qui brillait encore intensément quelques secondes plus tôt.
il sait trop bien que le feu détruit plus qu’il ne donne la vie.
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(#) Sujet: Re: ta peau n'est pas étanche (bros before hoes)   ta peau n'est pas étanche (bros before hoes) EmptyLun 4 Mar - 11:06
dak ho n'est plus habitué à tout ça. longtemps il a enterré la tristesse de perdre son frère ; d'être séparé d'une famille qui n'ont jamais pu comprendre d'où lui venait autant d'excentricité. quitter les siens n'a pas été facile, mais pas du fait d'être séparé de la mère ou du père ; juste à cause de son aîné. ils partageaient tant, l'écrivain se souvient souvent des moments qu'ils passaient ensembles, n'a pas oublié l'organe qui s'affolait quand ils étaient côtes à côtes. le lien précieux qui n'a pas su vaincre les vents et les marées de leur histoire. il ne saurait vraiment réaliser que tout ça est de sa faute, que quitter le cocon n'aurait pas du détruire sa relation avec son frère, qu'importe ce qu'il avait dit, fait. mais malgré les livres à succès, l'anonyme restait un gamin. imbu de lui même, aveugle aux erreurs. rancunier de surcroît. quand bien même il avait mal agi à l'époque ((même si je le voyais pas comme ça)), il ne saurait mettre un mot sur la blessure infligée inconsciemment par celui qui partageait à longueur de ta temps sa vie. alors dire que cette rencontre ne lui faisait rien serait un bien misérable mensonge, tant son cœur se serre. et ses poings continuent de se refermer, de l'amocher, abîmant les paumes de ses mains, tant son sang bouillonne l'intérieur de son corps.
il n'écoute pas. n'écoute rien. comme d'hab. jun ho tente de parler, essaye de l'interrompre, mais le cadet n'en fait qu'à sa tête. toujours. et quand le silence les entoure, quand le plus jeune a terminé de gueuler, les mots de son frère lui arrive à l'oreille avec l'interrogation la plus complète. « J'ai accepté de te voir uniquement parce que tu nous as causé un problème. Et que je suis là pour le régler. » en vérité, tous ces mots lui coûtent plus qu'il n'osera jamais l'avouer. si la colère est sincère, le manque qui se cache derrière l'est également. mais comment se rétracter après deux ans de silence. d'éloignement. comment pardonner quand, au final, tout ça n'est qu'un ramassis de malentendus. « Je ne suis pas venu... pour toi. » et ça, c'est une vérité, aussi cruelle soit-elle. il ignorait qui se tiendrait là. « J'ignorais que je te verrais ; tout le monde est alarmés au bureau, parce que tu me ferais chanter. » bien qu'il en doutait maintenant, peut-être qu'il y avait beaucoup d'amertume entre eux, mais cela ne voulait pas dire que jun ho était le mal incarné, au contraire. et ça, dak ho le savait parfaitement. le savait si bien... c'est sûrement pour cette raison qu'il se sentait à présent si triste. ce grand enfant. il aurait pu partir, après tout, il n'y avait rien à régler ici, pour son travail, pourtant ses jambes refusaient de bouger, comme si on le forçait à rester là ; affronter une situation qu'il fuyait depuis des années. alors il releva la tête, si son regard n'était plus aussi noir, il était toujours aussi désespéré. « mais alors ... pourquoi est-ce que tu as appelé ? » si ce n'était pas pour le chantage, que lui voulait-il exactement.


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(#) Sujet: Re: ta peau n'est pas étanche (bros before hoes)   ta peau n'est pas étanche (bros before hoes) EmptySam 16 Mar - 0:56
il a essayé de rattraper une connerie vieille de plusieurs années, et le doute s’installe, pernicieux. les images d’une vie antérieure se sont évanouis dans le cosmos d’un esprit qui se préoccupe plus de sa propre survie que celle des autres ; gamin égoïste, junho capitule devant les nombreux défauts qu’il tatoue d’une main d’artiste sur son épiderme. il est dédale, architecte de génie qui se retrouve enfermé dans sa propre création, qui hurle à un icare (dont les traits ressemblent à un jeune dak ho, lorsqu’un sourire le surprenait encore en voyant son ainé) de ne pas s’approcher du soleil. mais junho se rend compte qu’il est également l’astre solaire, au feu incendiaire, parce qu’il est l’unique responsable de la fuite de dak ho. le concepteur et le réalisateur d’un projet qu’il n’a jamais imaginé voir le jour, mais qu’il contemple depuis maintenant deux ans.
et ces deux années reviennent avec la force de la marée entrainant le cadavre déchu d’un fils, d’un frère, d’une victime presque coupable. les souvenirs s’effacent, le palpitant se calme, et soudain le nom revient, avec lui l’organe qui se serre sur une nostalgie enivrante. en voyant dak ho (beau, debout, si fier sans son frère), jun ho ne peut se mentir plus longtemps. lui qui pensait pouvoir continuer de vivre dans l’ignorance de la blessure saignante sur son torse hoquète soudain sur le sang qui coule dans sa gorge. il est brûlant ce sang, chauffé par la férocité de ce frère qui n’a jamais montré les dents devant son ainé si ce n’était que dans un sourire époustouflant.
jun ho fait la rencontre des nouvelles mimiques de dak ho, un étranger dans la peau de son frère.
il se demande si dak ho reconnait son frère ainé ; s’il retrouve dans le corps émacié et désarticulé, le charme du premier né, au sourire ravageur.
la surprise est totale quand jun ho se rend compte qu’il peut encaisser les mots de son frère sans trembler, plantant ses iris sombres dans ceux, plus hauts, de dak ho. il essaye de lire les pensées dans cette profondeur qu’il a, fut un temps, été capable de comprendre. dis-moi que c’est faux. dis moi que je ne suis pas le seul à saigner goutte par goutte depuis deux ans, sans répit, supplie jun ho, dans un rythme auquel je ne suis pas venu pour toi répond, une symphonie sonnant fausse.
jun ho accepte presque la place du maître chanteur que dak ho veut lui donner, et reste silencieux pendant un moment après la question de son frère. et les mots du cadet résonnent dans son esprit, pendant un long instant sans réponses. « Je voulais te féliciter. » la voix grave - si caractéristique du garçon aux traits enfantins - s’annule par le flexion de son corps, qui pour se protéger reprend cette courbure de nonchalance qu’il porte sur ses épaules comme un badge d’honneur. « Je me suis rendu compte que tu étais publié… et j’étais fier. » le sourire se fait mordant, comme celui qu’il lançait au plus jeune avant de l’entrainer dans les courses poursuites folles qu’il lançait, enfants. « Ce n’était peut-être pas ma plus brillante idée, cependant.  » Une lueur d’affection qui brille sous des mèches rosées, et il serre ses poings pour lutter contre le réflexe de prendre son frère dans ses bras.
que faut-il faire pour désapprendre un réflexe, un mouvement si inhérent que son corps l’effectue sans y penser?
« Je suis désolé d’avoir forcé… ça, » continue t’il avec un geste vague, un mouvement trop gracieux peut-être, pour le sentiment derrière. « Je vais te laisser. Mais félicitations, tu le mérites Dak Ho. » un dernier sourire, un dernier regard, et jun ho essaye d’enregistrer le plus de détails sur ce nouveau frère en l’instant trop court de quelques secondes avant de tourner les talons.

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(#) Sujet: Re: ta peau n'est pas étanche (bros before hoes)   ta peau n'est pas étanche (bros before hoes) EmptyJeu 28 Mar - 12:29
l'écrivain ne tient plus en place. les sens en alerte et le cœur en colère. en colère d'être si triste sur un lien qu'il pensait révolu. qu'il s'est appliqué à oublier -- fatigué d’espérer. épuisé de ne comprendre ce qu'il avait vécu comme une trahison. si le cadet est coupable, il reste cet enfant qui ne saisit pas pourquoi. pourquoi jun ho a-t-il parlé. pourquoi a-t-il été mis dehors. faux semblant :: faire croire qu'il s'en moque. gamin indépendant bien dans sa vie, bien dans son métier. illusions éphémères qui le perdent. blessé de croire qu'à présent son frère le faisait chanter. son myocarde s'est arrêté, à suffoqué, quand il l'a aperçu.
soulagé à présent.
méprise intolérable.
il ne peut cependant lui sourire. faire comme s'ils allaient bien. discuter ou lui raconter sa vie, parce qu'ils se sont ignorés durant deux ans. et que dak ho est persuadé de le détester. pour tout ce qu'il a fait certes -- mais surtout pour tout ce qu'il n'a pas fait. s'il est parti, il n'avouera jamais avoir voulu être rattrapé par ce grand frère qui comptait tant. les souvenirs l'envahissent à mesure qu'il parle, qu'il se montre froid et distant. il a pourtant envie de lui crier toutes ces choses non dites. tous ces remords. c'est face à ses iris que dak ho comprends, capte l'étendu de son erreur. on oublie pas un lien du sang par une simple rotation. il ne regrette pas d'avoir quitter ses parents :: persuadé de ne pas les aimer. il regrette d'avoir quitter jun ho. mais ça, il n'est peut-être pas prêt à l'encaisser. être assailli de deux ans de tristesse semble être une épreuve qu'il n'est pas prêt à relever. le nageur semble perdu -- entre ses dires. entre les mots de son frère.
et la situation lui échappe. dak ho n'y arrive pas. il entends les paroles de son aîné :: devrait le remercier, c'est pourtant au delà de ses forces. il n'est finalement pas aussi intouchable qu'il le pensait. il pourrait lui dire ;; comment sais-tu pour mon livre, qui a pu lui raconter cette carrière anonyme. il devrait lui dire ;; qu'il n'a pas besoin d'être fier pour un inconnu. le brun n'en peut plus. « arrête. »
ça ne peut pas continuer. il sent son cœur se briser. « ne joue pas au grand frère, ne fais pas ça. » pourquoi. « tu ne l'es... » pourquoi. « plus. » pourquoi, pourquoi, pourquoi. le monde tourne, le vue se brouille. dak ho ne pleure pas, mais hurle à l'intérieur. ses poings se serrent et son organe se meurt quand jun ho tourne les talons. ça ne peut pas finir comme ça, mais il est trop fier, forcé de se taire durant deux années. comment détruire le plus gros mensonge de sa vie. « pourquoi tu es là, pourquoi tu me félicites, pourquoi ? » putain, il voit rouge, la colère le maltraite. la peine aussi. il supporte pas, ces situations à l'extrême. lâcheté au bout des doigts ;; dak ho n'a jamais rien affronté. « t'as pas été là pour moi. deux ans merde, arrête de faire le frère quand tu en as rien à faire putain ! » sa voix se brise, les regards se tournent vers eux tandis que sa voix s'élève. il n'aime pas ça, l'enfant, déteste être faible alors qu'il fait tout pour se montrer si fort.
il lui attrape le poignet ((se fiche de le marquer, il l'a bien mérité)) et l'attire à l'extérieur du café. lui ouvre la portière de sa voiture et attends. son regard est fuyant et quand il le lâche, il lui faut toute la force du monde pour retenir ses larmes. alors il se presse pour s'éloigner, monte à la place du conducteur. ne reporte jamais son attention sur son grand frère -- il manque si peu pour le faire craquer. « monte. » où ils ne verront plus jamais. il le promet.

@bang jun ho




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(#) Sujet: Re: ta peau n'est pas étanche (bros before hoes)   ta peau n'est pas étanche (bros before hoes) EmptyDim 12 Mai - 0:03
il se souvient être passé devant une chambre vide, qui fut un temps, était rempli de rires discordants. l’un trop grave pour un corps aussi juvénile, et l’un plus aigu, qui déterminé la position du cadet. mais la pièce était vide, désormais, et les murs blancs contenaient à peine la souffrance de voir ces quatre murs dénudés de toute appartenance à la famille bang. il ne restait que des photos, de deux gamins se tenant à côté, des vêtements similaires. il reste le son enfermé dans des cages thoraciques qui se vident peu à peu de l’air ancestral pour accueillir celui d’un nouveau temps. jun ho a apprit à faire le deuil de quelque chose qui n’est jamais mort et à oublier cette pièce vide si ce n’était les souvenirs qu’il y a entreposés.
ils se sont construits, tous les deux. ils ont mis de nouvelles briques à ce mur déjà dressé, des morceaux de béton qu’ils ont trouvé loin de l’autre, et ils ont grandi avec sur des chemins différents ; des années plus tard jun ho essaye de recroiser celui de son frère et il serre les dents devant la difficulté apparente.
mais il ne peut en prendre qu’à lui même, alors sa mâchoire se relâche, et le sourire se fait doux, un masque qu’il brandit presque fièrement devant tant de réalisme.
mais il ne veut pas partir. le regard de dak ho est sombre, bien trop sombre, et pourtant jun ho en est captif. il veut le prendre en photo pour combler le trou de ses souvenirs, y mettre les écrits qu’il produit en images lors de ses films courts, pour que le mouvement de la caméra réagisse à l’inactivité de leurs myocardes.
l’ordre de son frère se fait absolu, et jun ho attend, les poings serrés. il ne devrait pas avoir hâte des prochains mots de dak ho, mais l’espoir est une fleur délicate qui éclot tendrement dans sa cage thoracique. il se souvient de cette maladie fictive qui pousse les victimes à s’étrangler sur les fleurs qui poussent dans leur gorge, lorsqu’ils sont touchés par un amour non réciproque. jun ho pourrait creuser son larynx qu’il y retrouverait des graines, tranchées dans leur croissance la culpabilité de jun ho.
il voudrait rire, jun ho. il voudrait expliquer à dak ho qu’il ne peut arrêter de jouer aux grands frères puisque ce rôle s’est inscrit dans ses veines lorsque sa mère a posé le deuxième enfant dans les bras de l’ainé. il faudrait lui retirer tout ce qui fait de lui jun ho pour l’arrêter (c’est ce qu’il aimerait croire, mais deux ans sont passés, et les habitudes s’effritent).
alors il laisse les mots de dak ho le transpercer, gamin qui ne sait faire que reculer devant les situations difficiles, qui ne sait faire qu’accepter. ses yeux pervenches fixent le vide et essayent de comprendre ce que son frère ressent, mais son coeur est déjà trop occupé à refermer sa propre blessure.
le geste est brutal, et son mouvement pour sortir de l’étreinte machinal. mais jun ho se laisse faire (il sait qu’il sera marqué, parce que la douleur fuse, presque douce, sur son poignet). sa gorge est sèche, alors jun ho fait ce que son frère lui ordonne, et il monte dans la voiture, ses mouvements divinement gracieux aux antipodes de son esprit tourmenté. « tu me manques. »
il a le sourire doux de ceux qui savent qu’ils ont déjà tout perdu, la confiance de ceux aux palpitants ouverts aux regards de tous. « je pourrais de donner mille raisons, mais c’est… » ses doigts fins se perdent dans ses mèches colorées, et tirent dessus pour le ramener au sujet. « tu m’as manqué. pendant deux ans. et je sais que c’est ma faute, dak ho. je le sais. »
tu mérites de me détester, mais sois faible, je t’en prie. reste fort pour le monde. s’il te plaît, sois faible avec moi.
« j’aimerais te dire que je comprendrais si tu ne veux plus de frère. mais ça serait un mensonge.  » et le feu se ravive dans ses orbes; enfant finalement prêt à lutter, deux ans trop tard.

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