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(#) Sujet: blue light | chin&alessa (flashback)   blue light | chin&alessa (flashback) EmptyLun 29 Oct - 0:27

chin & alessa

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Alessa sort de sa torpeur comme on s’ébroue d’un mauvais rêve, plaid qui la couvrait tombé du canapé et le fantôme de clope qu’elle n’avait pas finie vautré quelques centimètres en-dessous de sa main jetée par-dessus bord. Devant elle, son ordinateur qui ne l’a pas attendue et a continué de jouer Una familia con suerte, entouré d’un cendrier au ventre gonflé et d’un sachet de feuilles de coca qu’elle a mâché toute la journée, faute de vraie nourriture. En se redressant, la Péruvienne grogne. Sa vision s’acclimate peu à peu à son environnement et lui permet de décréter l’heure d’un rapide coup d’œil par les rideaux entrouverts : il est Beaucoup Trop Tôt Pour Dormir. Une pression sur son écran lui confirme qu’elle a passé deux heures à dormir et que les vingt-et-une heures vont bientôt taper, signant sa troisième journée à n’avoir rien fait. Dans un étirement bancal, elle met la série sur pause et ferme les yeux pour éviter d’y trouver un potentiel spoiler. Les voix espagnoles discrètes, presque éteintes qui animaient l’émission mexicaine se taisent et le silence plat revient dans l’appartement.

Une main passe dans ses cheveux aux boucles indisciplinées, frottent son crâne comme geste vain pour se réveiller. Quand ses doigts diaphanes reviennent devant ses yeux, elle y constate les plis du canapé imprimés sur ses jointures. Après la vue vient l’odorat – l’odeur de clope qui imprègne ses doigts lui saute sans effort jusqu’au nez et il ne lui faut pas longtemps pour réaliser que ce n’est peut-être pas que ses doigts qui sont imprégnés. L’appart entier doit puer les clopes aux fruits rouges qu’elle s’enfile coup sur coup depuis la veille, tentative vaine et peu convaincue de diminuer sa consommation de joint au change. Ses sachets d’héro déjà disparus, elle se raccroche à son herbe qu’elle utilise avec parcimonie, coupée de mâchage de feuilles de coca sur lesquelles elle compte pour calmer ses nerfs. Le constat de sa descente des derniers jours ne l’affole même pas dans un premier temps. La réalisation de son impassibilité, cela dit – ça, ça lui fout un coup au bide.

L’heure suivante, elle la passe à se donner bonne conscience et faire la paix avec elle-même en rangeant un peu son appartement, du moins les dégâts visibles ; le plus gros dommage étant physique et psychologique, elle décide qu’une douche lui redonnera allure humaine. Elle n’est pourtant même pas surprise de croiser la même gueule de zombie que d’habitude derrière la buée de la vitre. Force quand même le cadavre dans lequel elle vit à faire bouillir de l’eau et chauffer une conserve de haricots rouges spécialement envoyée par ses parents, pour la forme. La jeune femme laisse infuser ses feuilles de coca dans son eau, espère chasser le mal de crâne qui commence à poindre et se replante au même endroit qu’elle a quitté plus tôt. Alessa réactive son ordi d’un coup d’index agile et se retrouve nez-à-nez avec son site streaming de choix, retrouve l’épisode quitté et presse play avant de songer à le regretter. Elle roule son dessert à l’herbe diluée au tabac, termine son briquet presque vide pour l’allumer et fait le vide. Rebelote annoncée jusqu’à la prochaine crise existentielle.

Quand on frappe à la porte, la métisse commence par ignorer. Réduit le son de sa série pour faire bonne mesure. Les coups insistent, elle se fige – Gaeul l’aurait prévenue, Elena aurait déjà fait beaucoup plus de bruit, et il n’y avait qu’un certain nombre de personne qu’elle voyait débarquer chez elle à pratiquement vingt-trois heures. Quand l’importun refuse de s’en aller, enfin, Alessa se résigne à aller voir, cramponne son joint entre ses doigts comme on s’accroche à une arme – la sienne est déjà froide. Coup d’œil par le judas, exhalation profonde – c’est Machin, le dadais de la réception. Ou le type des contrôles – Alessa n’est pas sûre, mais au soulagement succède un léger vent de panique – il a dû sentir et c’est pour ça qu’elle est là. Instinct animal : son reptilien lui instruit de courir sur la pointe des pieds jusqu’à son cendrier, d’y écraser son joint et de planquer le cendar sous le premier truc qui lui passe – en l’occurrence, un coussin du fauteuil. Tout système D trouve sa justification dans l’urgence. Enfin, la Péruvienne, renvoyant ses cheveux encore humides par-dessus son épaule, entrouvre, prend son meilleur air de Mayrin Villanueva, et déclame de sa voix la plus impassible : « C’est pour quoi ? »
AVENGEDINCHAINS
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(#) Sujet: Re: blue light | chin&alessa (flashback)   blue light | chin&alessa (flashback) EmptyLun 5 Nov - 20:08
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••••

Ta jambe passa au-dessus de ta moto, tout en tournant la clé dans le démarreur pour entendre son moteur ronronner comme une douce mélodie à tes oreilles. Un frisson parcourut tout ton corps lorsqu'un petit filet d'air se faufila sous ta combinaison qui t'avait coûté cher, il y a quelques semaines. C'était un petit plaisir que tu t'étais accordé, sans l'aide de personne, avec l'argent que tu gagnais au café et en étant surveillant à la SNU. Ce permis moto, aussi, c'était le fruit de tes nombreuses heures de travail, tu avais sûrement trop de fierté pour demander à tes parents, mais tu étais fier de ce que tu avais accompli sans leur soutien financier. De toute façon, si tu portais le même nom de famille, c'était juste une formalité sur papier. Tu ne te considérais pas comme intégré à cette famille, et ce, depuis que tu avais été mêlé à une histoire, qui t'avait enfermé quelques mois en prison. Le moteur de ta bécanne résonnant dans ton casque, tu mis tes mains sur les poignées, et pris la route sans attendre. Le soir, même si la ville était toujours mouvementée, elle devenait plus calme, et cela te permettait de rouler tranquillement, plus rapidement parfois. Tu faisais tout de même attention à ne rien faire de dangereux lorsque tu étais en plein centre ville, parce que les piétons et les voitures étaient trop présents. Tu ne partais en freestyle qu'en dehors, sur les autoroutes ou les rues de campagne.

Tu t'engageas dans le campus de la SNU, non sans faire grogner le moteur de ta moto, et retiras ton casque de ta tête une fois garé. Tu restas quelques secondes assis dessus, en train de check ton portable, tu avais eu un appel, et il s'agissait sans surprise de ta mère. Elle voulait certainement s'assurer que tu n'avais pas fait de conneries, à nouveau. Tu poussas un soupir. Tu n'avais pas envie de la laisser empiéter sur ta vie, c'était hors de question. Le fardeau était parti, et il ne reviendrait pas. Tu étais bien capable de te débrouiller seul aujourd'hui. Un petit regard vers le ciel rempli de sombres nuages cachant en grande partie les étoiles, et un nouveau soupir se fraya un chemin hors de tes lèvres. Des lèvres que tu ne manquas pas de mouiller de ta langue, machinalement, avant de descendre totalement de ton bébé, et de rejoindre l'intérieur de la SNU. Tu devais te changer avant de prendre ton poste, et le plus rapidement possible.

Même si c'était un peu comme des rues piétonnes entre les dortoirs, il y avait certaines règles, et surtout, des nouveaux à orienter. C'était facile de se perdre, surtout pour les étrangers, et si tu avais demandé à bosser de nuit dans une fac, c'était pour rencontrer de nouvelles personnes, te sociabiliser comme le disait ton mentor. Tu n'étais pourtant pas une bête à domestiquer, tu avais ton propre caractère, mais bon, il était toujours bon de l'écouter, lorsqu'il te conseillait. Tu n'étais peut-être pas le gars qui allait obéir sans réfléchir, mais lui, il avait ta confiance, donc tu doutais très peu de ses mots remplis de sagesse. M'enfin, tu étais changé, dans un style beaucoup décontracté, mais après tout, on ne te demandait pas d'être agressif au boulot ou de porter un costume. Encore heureux, t'aurais jamais accepté ça.

Une fois en tenue pour la nuit, tu te dirigeas vers la salle des surveillants pour prendre les clés et aller donc faire ton tour. Les dortoirs étaient drôlement calmes ce soir, même si tu pouvais entendre des rires et des brides de conversation. Tout ceci ne te regardait pas, tu devais vérifier que personne ne s'était perdu, et que les somnambules soient accompagnés jusqu'à leur couche. A force, tu avais l'habitude. C'était toujours les mêmes visages, les mêmes gens qui venaient te parler. Tu semblais être un conseiller, ou au moins une oreille attentive aux problèmes des autres, parce que les étudiants avaient une certaine facilité à te raconter leurs petits ou gros problèmes. D'un pas nonchalant, tu traversais donc les couloirs, avec espoir, que ce soir, tout irait bien.

Ce n’était que le début de la soirée, et pourtant, tu te devais déjà de jouer au gendarme. Tu n’aimais pas trop ça, mais il fallait le faire, c’était ton job. Tu étais payé à surveiller les gosses après tout, et cette odeur dans le couloir te fit froncer les sourcils, avant que tu te bouches ton nez. Ça empestait quelque chose que tu n’aimais pas, et avec une petite grimace, tu te permis de frapper à quelques portes. 23 heures, des étudiants qui dormaient, c’est rare, du coup, quand les portes s’ouvraient sur des personnes lambda, ça ne t’inquiéta pas, en revanche, devant cette porte, contre laquelle tu viens de toquer, tu ne t’en allais pas. Non seulement personne ne répondait mais en plus, la provenance de l’odeur d’herbes venait probablement de cette chambre, puisque le parfum y était plus fort. Tu insistas une seconde fois jusqu’à avoir une réponse. Tu fronças encore plus les sourcils à la vue de cette gosse, qui ne prenait absolument pas au sérieux son hygiène de vie. C’était quoi le délire des jeunes de fumer des conneries ? Tu poussas un soupir, tout en croisant les bras, pas mal de choses confirmaient ton intuition. « Bonsoir, je dérange peut-être ? » Tu affichais un sourire narquois, bien conscient que tu interrompais son petit programme de solitude. Un petit air qui donnait généralement envie aux gens de te donner des claques, cependant, tu pus remarquer une légère panique venant de l’étudiante. Tu ne laisserais pas couler ce soir, ce n’était pas le bon soir, dommage pour elle.

••••

by Wiise
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(#) Sujet: Re: blue light | chin&alessa (flashback)   blue light | chin&alessa (flashback) EmptyMar 11 Déc - 12:52

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Le petit trou dans sa porte élargit le nez de Machin comme sous l’effet d’une loupe et un long moment, Alessa songe à l’ignorer. D’une parce qu’elle n’a envie de voir personne et que l’envie de se terrer ad vitam aeternam dans sa piaule est devenue d’un attrait presque irrésistible. De deux, parce que sa gueule de zombie est particulièrement en adéquation avec ses pires frayeurs et qu’elle tient à préserver les yeux de l’inconnu autant que sa propre dignité. De trois, parce que, dans sa lucidité pourtant questionnable, elle reste parfaitement consciente que c’est sûrement l’odeur de ses joints qui a alerté le surveillant du dortoir. Et que, si son prédécesseur fermait les yeux sur la débauche ambiante des chambres du bâtiment, celui-ci devait vouloir affirmer son autorité auprès des étudiants facilement effarouchés. Dont, en l’occurrence, Alessa fait partie, et pour de bonnes raisons.

« Bonsoir, je dérange peut-être ? »

Or, son cerveau brouillé par les substances a du mal à trouver une repartie efficace qui lui achèterait sa tranquillité pour la nuit. « Un peu », répond-elle bêtement. Coupable : c’est tout ce dont elle a l’air et elle sait qu’elle ne parviendra pas à se dédouaner de ses fautes. Ses pensées luttent pour se dégager du brouillard et passer à l’offensive, parce qu’il n’y a à présent que ses mots qui pourront dissuader le surveillant d’une potentielle réprimande. La première tentative qui lui vient, elle l’a tant usée qu’elle ose à peine espérer qu’elle marchera. Mais après tout, rien de mieux qu’une étrangère à l’accent coupé au couteau pour séduire, apitoyer, ou exaspérer les plus tenaces.

« Est-ce que y a quelchose que j’ai fait mal ? »

Pour une fois, la fatigue lui vient en aide et elle force à peine sur son accent naturel pour l’exacerber. L’avantage d’être dans un pays étranger depuis peu, c’est qu’on n’a pas à se forcer pour penser dans sa langue natale – c’est même ce qui vient le plus facilement. Pour autant, le surveillant devant elle, du haut de son mètre quatre-vingt cinq et de ses sourcils de loup-garou, ne semble pas né de la dernière mousson et son regard lui indique clairement qu’il n’achète pas ses excuses. Note pour elle-même : arrêter de prendre les gens pour des cons.

« Bon écoute, je sais que ça me montre pas sous mon meilleur jour, mais je ne fais de mal à personne. Et je suis certainement pas la première à faire ça ce soir. »

Elle tente finalement l’honnêteté – c’est la seule tactique qui marchera. Et, de toute façon, elle n’est pas sûre d’avoir envie de se justifier davantage.
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