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Lee Yuta


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(#) Sujet: BODY PAINTING + YOU KNOW   BODY PAINTING + YOU KNOW EmptyDim 16 Sep - 10:55




I can't eat, I can't sleep, I get anxiety. When you're not here with me, I get anxiety. I can't eat, I can't sleep, don't know why you can't see You give me, you give me, give me...

« Désolé pour le retard je suis passé voir Mimi à son boulot avant. » Je retire mes écouteurs, les laissant pendre à mon cou. Le pâle sourire de Noam et l'aura qui s'en dégage, me donnent presque envie de dessiner des nuages gris tout autour de lui pour mieux illustrer son humeur. « Ok... Je vais repartir je crois. » Comme par magie il s'anime, m'ordonnant presque de ne pas franchir la porte. « Pourquoi t'as l'air tout mort ? » D'un coup d'épaule je me débarrasse de mon sac à dos avant d'aller le rejoindre lui et sa toile blanche. Je fronce les sourcils en voyant son état et celui de l'outil vierge. J'ai comme le sentiment qu'il a un peu perdu la boule et qu'il a confondu son corps avec son tableau. J'analyse brièvement ses œuvres entassées les unes sur les autres au sol, que des esquisses inachevées qu'il a barbouillé de gouache dans un excès de rage provoquée par sa frustration de ne pas faire assez bien. Je tire un tabouret, celui sur lequel plus jeunes on avait gravé dans le bois tous les prénoms des gens du squad et m'y assieds. « Eh bébé. » Je prends ses pinceaux maintenus dans son poing comme des flèches prêtes à fendre l'air, pour les poser un peu plus loin sur la table bancale près de nous. « C'est pas grave si t'y arrives pas et sincèrement, je pense pas que ta tumeur y'est pour quelque chose ou si c'est le cas, c'est parce que l'épreuve t'a épuisée. Rien t'a volé ton talent, juré. » Je dépose un baiser à l'angle de sa mâchoire bleutée, d'un coup de tête il dévie ma trajectoire sur ses lèvres violines. La peinture craque et s'effrite sur ses lippes arides, j'émets un son qui désapprouve l'inconfort de ce baiser. Je corrige le tir d'un chiffon que je trempe dans un verre d'eau propre pour lui laver le visage. « Il était beau ton dessin pour Mimi, tu sais la fleur ? Tu l'avais posté sur ton insta. Tu pourrais t'essayer au body painting sur je sais pas. » Je fais mine de regarder autour de moi et de suggérer avec dépit. « Malheureusement y'a pas foule ici, tu vas devoir te contenter de moi. »

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you know ☽Y’aura des ratures, des passages moins bien écrits que d’autres, qu’on ne voudra plus jamais relire mais ça n’aura rien d’un échec. Je veux simplement que sur chacune des pages, il y soit, que son nom soit encré sur le papier juste à côté du mien. — Yang. N.
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(#) Sujet: Re: BODY PAINTING + YOU KNOW   BODY PAINTING + YOU KNOW EmptyVen 28 Sep - 22:39




They tell me think with my head, not that thing in my chest They got their hands at my neck this time But you're the one that I want, if that's really so wrong Then they don't know what this feeling is like

Deux. Peut-être trois. J’ai perdu le compte des heures à fixer la surface blanche sans que le moindre coup de pinceau ne vienne en perturber la monochromie. On appelle ça la panne sèche. Littéralement, mes vieux tubes de peinture périssent un à un, s’émiettant ou revêtant une texture que je déteste tellement. Une toile a fini à la poubelle, puis une autre et quand j’ai compris que ça en valait pas la peine, j’ai entassé les autres à mes pieds.

Coups de crayons hasardeux, traits de pastel hésitants, d’aquarelles dégoulinantes qui ne traduisent que le chaos qui règne dans ma tête. J’arrive à rien si ce n’est me couvrir de couleurs ; bout du nez, mèches de cheveux, col de mon tshirt. Je dois probablement ressembler à un portrait de Picasso, bariolé inexplicablement. Je pourrais plaisanter, dire que j’ai voulu ne faire qu’un avec mon art. Mais ça ne changera rien au fait que mon cerveau est aussi vide que mon tableau, qu’il n’y a aucune communication entre mes neurones, que mon bras reste figé sur ma jambe, le pinceau abandonné aux bouts de mes doigts. Et la toile reste vide. Désespérément vide.

La porte s’ouvre et la voix de Yuta chasse le silence opprimant, pesant sur mes épaules qui se relève en l’entendant s’approcher. Un sourire ricoche difficilement sur mes lèvres, s’étire pour tenter de nettoyer le bazar qui règne dans ma boite crânienne. Ses commissures elles, retombent lourdement, emportés par la gravité et quand il esquisse le geste de s’en aller, ma main s’agrippe à la sienne comme un soudain besoin vital de le garder avec moi et ma voix s’élève, écho entre les murs en bois qui me surprend moi-même par les aigus empruntés. « T'en vas pas ... ». Ça s’emballe sous ma cage thoracique, c’est même une vraie pagaille qu'il arrive à calmer en se défaisant de ses affaires et en me rejoignant. Mes doigts emprisonnent toujours les siens, de peur qu’il remette sa « menace » à exécution. L’autre main encercle encore les pinceaux laissés à l’abandon. Il s’en débarrasse pour moi et constate les cadavres des dessins qui reposent à ses pieds. « – Eh bébé. C'est pas grave si t'y arrives pas et sincèrement, je pense pas que ta tumeur y'est pour quelque chose ou si c'est le cas, c'est parce que l'épreuve t'a épuisée. Rien t'a volé ton talent, juré.Mais j’y arrive plus. Avant suffisait que je pose le pinceau sur la toile pour que ça se fasse tout seul et là, plus rien. Juste des gribouillages qu’un gamin de 2 ans aurait pu faire. Ça ressemble à rien, j’fais que de la merde ». Mes plaintes, il les étouffe d’un baiser (que je recentre au dernier moment) et je respire à nouveau comme si j’avais été dépourvu d’oxygène sans plus. Il a ce pouvoir sur moi, un peu magique même mais je me retiens de lui dire.

J’observe la grimace qui se dessine sur ses lèvres. « Quoi ? T’aimes pas le goût de la peinture ? On s’y habitue vite tu sais » mais encore une fois, il me fait taire en faisant disparaitre les écumes de mes échecs. « – … Tu pourrais t'essayer au body painting sur je sais pas…Sur un corps non ?Malheureusement y'a pas foule ici, tu vas devoir te contenter de moi ». Un rictus amusé prend possession de mes lippes. « Comme si c’était un problème » que j’affirme en posant mon front contre son épaule, les craintes m’assaillant à nouveau dans le creux du bide. « Tu crois que je vais y arriver dis ? Si je devenais plus capable de rien ? S’ils avaient touché un nerf là-haut et que maintenant, ça se met à dérailler comme une télé mal branchée ? ». Nouveau regard dans sa direction, les yeux embués. « Tu m’aimeras toujours si je deviens un légume ? ». En guise de réponse, une claque sur la cuisse qui résonne dans la pièce et m’arrache un cri de douleur exagéré. « Bon si tu veux pas répondre, retire ton tshirt ». Je tire sur la manche de sa veste jusqu’à ce qu’il se décide à la retirer ainsi que son haut.

Je me retrouve devant mon nouveau canevas. Marqué à quelques endroits d’anciennes cicatrices ou de constellations parsemées. Le pinceau au-dessus de la palette garnie de gouaches, main tremblante, hésitante. Et une inspiration fébrile. « Me regarde pas comme ça, tu me gênes. J’ai déjà du mal à me concentrer quand t’es à moitié à poils alors là … ». Il me dévisage, comme pour me faire comprendre que j’aurai beau trouvé toutes les excuses possibles, il attendra le temps qu’il faudra. Mais il bougera pas. Alors enfin, je trempe le bout de la brosse dans le bleu nuit pour venir tracer une ligne verticale à la naissance de ses deux clavicules.

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(#) Sujet: Re: BODY PAINTING + YOU KNOW   BODY PAINTING + YOU KNOW EmptyMer 3 Oct - 19:37




I can't eat, I can't sleep, I get anxiety. When you're not here with me, I get anxiety. I can't eat, I can't sleep, don't know why you can't see You give me, you give me, give me...

« Tu crois que je vais y arriver dis ? Si je devenais plus capable de rien ? S’ils avaient touché un nerf là-haut et que maintenant, ça se met à dérailler comme une télé mal branchée ? » Je mâchonne l’intérieur de ma joue comme pour ravaler toutes les répliques sarcastiques qu’il m’inspire. Ce qui délie finalement ma langue c’est son petit air larmoyant agrémenté du très tragique : « Tu m’aimeras toujours si je deviens un légume ? » Je siffle entre mes dents serrées avant de lui filer une beigne. « Bon si tu veux pas répondre, retire ton tshirt.Alors excuse-moi mais j’ai trop de trucs à dire là. » J’abdique d’un soupir lorsqu’il tire sur ma veste pour que je la retire. « Pour te répondre, j’ai déjà concocté une liste de toutes les applications de rencontres pour gays possible en prévision d’un quelconque accident qui te rendrait tétraplégique ou une galère du genre. Ensuite, évidemment que je ne pourrais pas rester avec toi. Tout ce qui m’a séduit c’est tes barbouillages de couleur sur tes bouts de feuilles épaisses qu’on affiche ensuite dans de grands cadres pour faire joli. Sans cette qualité essentielle sur laquelle tout notre couple repose comment puis-je ne serait-ce qu’envisager demain à tes cotés ? Espèce de gros debilos. » Je lui jette mon haut au visage, qu’il laisse pendre sur le sommet de son crâne sans même esquisser le geste de s’en débarrasser. Je lui ôte de la tête, les deux mains posées sur ses cuisses, le corps penché vers lui. « Je m’en fous que tu saches plus peindre, jouer de la guitare, citer l’alphabet à l’envers. Même si pour ta défense tu le fais trop bien et super vite… Fin, tu vois où je veux en venir. Moi j’ai aucun de ces talents et tu m’aimes quand même non ? Et si tu deviens un légume, bah je te sortirai sur une chaise roulante et on fera le tour du quartier en allant nourrir les pigeons. Tu vois je trouve des solutions à tout, arrête de t’en faire. » Je froisse un pan de sa chemise entre mes doigts, les serrant comme jamais je ne pourrai le faire avec lui ( sous crainte de décès imminent. ) « Je t’aime. » Mes dents se plantent affectueusement dans son épaule, morsure que je panse d’un baiser avant de me redresser pour m’offrir à sa créativité. Il choisit avec soin les couleurs, fait des mélanges de bleu foncé et de mauve encore plus sombre. Ça doit sûrement avoir un nom fancy comme la lavande fumée, l’ultra violet ou le zinzolin ( sérieux vous êtes pas shook que je connaisse déjà trois couleurs aussi sophistiquées ??? Bon ok, j’ai peut-être un peu louché sur le nom des tubes à sa gauche. Mais eh, c’est pas donné à n’importe qui d’avoir une aussi bonne vision ! Des années de pratique à copier les copies de mes potes ça a finalement porter ses fruits. ) mais pour cette nuance là, y’a pas de tube donc elle est toute nouvelle. Peut-être qu’on pourrait lui donner son nom à lui, la couleur Yang. Je me perds dans ma contemplation béate et amoureuse, celle de ses gestes, de la douceur et de la concentration de ses traits lorsqu’il doute sur le choix d’un pinceau ou d’une idée qu’il interrompt en me sermonnant. « Me regarde pas comme ça, tu me gênes. J’ai déjà du mal à me concentrer quand t’es à moitié à poils alors là …Bientôt tu vas me dire que je t’allume parce que j’ai retiré mes gants ou mon bonnet. » Mon corps se contracte à la sensation de cette plume fuligineuse épaisse qui colore  ma peau sous le coup de poignet expert de Noam. Je le laisse faire sans rien dire ( ni me plaindre car c’est un peu froid et que ça chatouille ) pour ne pas perturber sa verve jusqu’à ce que je sente que même après une interruption ou deux, je ne le déconcentrerai pas. « Je voulais pas en parler parce que j’me suis dit que ça se tasserait, que j’arrêterai d’y penser en dirigeant mon esprit sur autre chose mais j’ai l’impression que là-haut ça fonctionne comme une boussole détraquée. Ça va plus dans la direction que je veux pointer, ça revient toujours aux trucs que je veux éviter. Kaede, l’envie de replonger… Et en même temps avec tout ce que toi t’as traversé de ton côté c’était naze d’ajouter mes soucis à la liste des tiens puis après avoir songé à ce que tu m’as dit, que tu préférais qu’on se parle ouvertement bah j’ai décidé de le faire. » Il suspend son geste pour m’écouter, les yeux rivés sur mon torse immobile, à se demander si je respire encore. Je me sens exposé, comme s'il pouvait voir à travers moi, fouiller mes limbes jusqu'à m'arracher les parasites qui bousillent ma vie ces dernières semaines. C'est intimidant et en même temps, je suis soulagé de pouvoir me confier.  « Noam je sais plus quoi faire. » et de larguer mon sos dans son phare.

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(#) Sujet: Re: BODY PAINTING + YOU KNOW   BODY PAINTING + YOU KNOW EmptyVen 9 Nov - 13:56




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Il a tiqué mais fallait s’y attendre. Pas un grand adepte du sarcasme, il m’en sert une flopée qui, pourtant totalement absurde, me prend par surprise. Le dos voûté, les mains harponnées au rebord de mon tabouret, j’ai la bouche qui se tord de protestations muettes. J’ai le cerveau abîmé, plus capable de réfléchir aussi rapidement qu’avant (écoutez ma sœur et elle vous dira que j’ai toujours tourné au ralenti) alors qu’une partie de moi sait bien qu’il plaisante et qu’il est juste en train de me faire prendre conscience de la stupidité de mes plaintes. Sur le coup, elles me paraissaient fondées, les toiles bariolées constituant des preuves. Mais plus je l’écoute, plus tout ça me semble ridicule. « … sans cette qualité essentielle sur laquelle tout notre couple repose comment puis-je ne serait-ce qu’envisager demain à tes cotés ? Espèce de gros debilos ». Mon visage se froisse comme une feuille de papier emprisonnée entre ses doigts ; je l’ai mérité et probablement tous les sobriquets qui lui passent par la tête et qu’il se retient d’évoquer. Il ponctue sa tirade en m’envoyant son haut dans la tête et ça aussi, je l’ai probablement mérité. J’ai la caboche qui fume, ça tourne à plein régime en oubliant le bout de tissu que me coupe du monde et de lui. Mais ça sent son odeur, y’a pire pour se cacher du monde. Y’a des effluves de son parfum et de lessive qui n’a pas changé depuis des années. C’est familier et rassurant, c’est ce qui m’aide à trouver le sommeil quand il n’est pas avec moi la nuit, qu’il dort ailleurs et pas avec moi. Y’a bien son pull et son oreiller pour me rappeler sa présence mais ça suffira jamais à combler le vide qu’il y a de son côté.

Il me sort de mon univers opaque pour s’approcher, ses mains me ramenant en avant et me réciter les raisons qu’il fait qu’il m’aime. Chaque mot repousse la gravité qui oppresse mes commissures pour les redresser et son « je t’aime » en défie toutes les lois. Ça doit probablement me manger la moitié du visage et lui faire penser que j’ai un peu trop abusé des anti-douleurs. Mais rien n’est plus efficace que lui. « Je t’aime aussi » que j’espère déposer sur le coin de ses lèvres mais il préfère planter ses crocs dans la chair de mon épaule, calmant la douleur soudaine d’un baiser-pardon. « Tu peux me le dire si t’es un vampire hein. Non parce que ce serait logique, tu dors le jour, vis la nuit et t’aimes un peu trop me mordre. Puis t’es un peu trop beau pour être vrai ». Tirade niaise digne des films à l’eau de rose qui le font frissonner de dégoût mais qui n’entache en rien la véracité de mes mots. Bien sûr, sa réponse je la connais, elle claque sur ma peau, rencontre de sa main avec ma jambe. Je m’en amuse parce que le rouge qui teinte ses joues quand il est embarrassé est probablement ma couleur préférée.

Mais c’est une autre que j’ai envie d’appliquer sur la surface libre qu’il m’offre. Ça semble être un jeu d’enfant vu d’ici mais dans ma tête, c’est le bazar. Y’a des formes qui jaillissent, des camaïeux que j’essaie de visualiser mais une fois les yeux sur ma palette, je peine à me souvenir des nuances. Et Yuta me fixe comme si j’allais procéder à une opération chirurgicale, le genre qui demande une minutie précise et ne pas hésiter un seul instant. Ou comme si on se trouvait devant une bombe, un seul fil à couper. Un seul qui peut soit nous faire exploser, soit nous délivrer. Je lui demande de regarder ailleurs ou de fermer les yeux, presque intimidé. La chaleur crépite sur ma nuque, les braises se déposant sur ses mes joues. Je chasse mon embarras d’un coup de pinceau incertain. Ligne courte que j’ai envie d’effacer, besoin de tout recommencer mais Yuta a déjà la patience de me laisser faire que je veux pas le décevoir. Alors mon outil s’agite dans l’autre sens, recouvre son le haut de son torse d’un mélange violacé et bleuté. J’étire les lignes de gouache jusqu’à ne plus laisser un millimètre de peau apparaître. Dépourvu de peintures, je le retrempe dans une nuance plus claire, pointes de lavande que j’applique avec parcimonie sur l’étendue sombre. Mais sa voix me ramène à lui, geste interrompu alors qu’il se confie pour finalement laisser place au silence.

« Noam je sais plus quoi faire ». Et je le sens, le vois dans ses iris, cette lueur agitée, qui ne sait pas où se poser. Je dépose tout le matériel à côté de moi pour me libérer les mains et approcher mon tabouret du sien. Je m’empare de ses doigts, les nouant aux miens. « Hey babe, c’est pas grave si tu sais pas. Et tes problèmes ne doivent pas passer au second plan, jamais. Y’a pas de plus ou moins importants. J’étais pas trop là ces derniers temps pour toi, je suis désolé que t’aies pas pu te confier à ce moment-là mais tes soucis sont aussi les miens. Ça sert à quoi d’être ensemble si c’est pas pour s’aider et régler ça tous les deux ? ». J’appose le bout de mes lippes sur les jointures de sa main. « Personne ne t’en voudra si pour une fois, tu penses un peu à toi. Tes parents s’occupent de Kaede, elle va mieux un peu plus chaque jour. T’es là pour elle, c’est ce qui compteT’es là pour moi alors laisse nous l’être pour toi. Tu peux pas tout porter tout seul Yuta et personne te le demande ».

Je tire sur ses bras pour faire basculer son corps en avant, mon front trouvant le sien comme pour sceller une nouvelle fois, la promesse d’être toujours là. « On trouvera ensemble mais pour l’instant, c’est pas grave ». Je lui vole un baiser avant de le libérer, revenant à ce qu’on avait laissé en suspens, la peinture commençant déjà à sécher sur son épiderme. Ma langue claque contre mon palet en signe de frustration mais j’ai une assurance renaissante qui me permet de passer outre et de reprendre ce qui se profile petit à petit. Le crépuscule se dégage sous les tons orangés que j’applique sur la ligne de son ventre sculpté. J’ai dû mal à cacher le rictus qui s’articule au coin de mes commissures et puis à quoi bon le cacher ? « Et les réunions, ça t’aide d’y aller ? Tu te sens comment là-bas ? ». C’est un monde qui lui appartient et dont j’ignore presque tout. Ce qu’il y dit, ce qu’on lui répond, ce qu’il y ressent, j’aimerais pouvoir partager ces moments avec lui, ou simplement être là pour lui montrer que ça compte aussi pour moi. « Tu voudras que je t’y accompagne ? Pas forcément à l’intérieur je veux dire mais au moins, devant la salle et t’attendre ? ». C’est le moindre que je puisse faire après tout ce qu’il a fait pour moi.

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(#) Sujet: Re: BODY PAINTING + YOU KNOW   BODY PAINTING + YOU KNOW EmptyDim 25 Nov - 17:33




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Mes paupières mi-closes évitent le bigbang, celui qui frappera dès que nos obsidiennes entreront en collision et qui me poussera à l’embrasser jusqu’à en oublier les prémices de notre conversation. Mon envie de lui et d’effacer mes insécurités qu’il panse avec tout l’amour du monde prendra le dessus mais assumer ce que je ressens pour une fois sans jouer à faire diversion c'est qu'il attend de moi, je peux lui donner ça au moins une fois.
Ça me rend toujours un peu mal à l’aise quand il me dit que je n’ai pas besoin de me reléguer au second plan, comme si je mettais tout le monde sur un piédestal, qu’ils étaient ma priorité alors que j’ai pas le sentiment que ça soit réellement le cas. Quand ça va pas dans mon couple je cours dans les bras de Sunhi qui a perdu Vega, quand ça va pas dans ma vie j’abandonne mon meilleur ami et je le fais culpabiliser, quand je suis contrarié la première personne qui paie c’est Noam, même quand il n’est pas au coeur de ce qui me tracasse c’est toujours lui l’enclume sur laquelle je me défoule. Ça serait tellement facile de capturer ses lèvres, de l’étourdir de mon toucher et de feindre à la fin que "ça va mieux" parce que je vais toujours bien jusqu’à ce que je craque mais non, je nous ai promis ( du moins pour aujourd'hui. )

J’admets à mi-mots qu’il a raison pour lui donner le sentiment que ses mots ont eu la portée qu’ils devaient avoir, pour éviter qu’il soit inquiet pour moi. Mes lippes tatouent sa pommette le temps d’une longue apnée, mes phalanges elles se délient des siennes mais seulement pour replacer correctement le col de sa chemise et éterniser un geste tendre et paresseux le long de sa nuque. « Je veux plus aller aux réunions. Vega y trouve pas son compte, Mimi n’est plus là. Je vais y faire quoi tout seul ? Personne me comprend et je les blâme pas parce que j’me comprends pas moi-même parfois. On peut faire genre, j’sais pas. T’es ma réunion à moi ? » Je me redresse sur le tabouret, mes deux paumes sur ses épaules. « Par contre, si je me confie il faut pas tu te sentes obligé de répondre quelque chose ou que tu te sentes mal ensuite parce que t’arrive pas à m’aider. Tu promets ? » Son corps proteste sous mes pulpes, je froisse ses manches dans mes poings en basculant sur ses lèvres. « Oublie, je vais pas arriver à me sentir bien si ce que je peux te dire risque de t’impacter. Je vais trouver une autre solution, c’est pas un big deal. » Je soude cette promesse d’un baiser de surface, attrapant dans la foulée mon haut que j’enfile seulement après avoir jeté un coup d’oeil à sa peinture au travers d’un miroir fissuré sur le haut du cadran, souvenir d’une partie de football qui a mal tourné. « C’est vraiment classe, j’aime le choix des couleurs. Tu veux pas faire une photo pour ton Instagram ? » Finalement c'est plus fort que moi. Je suis doué pour le distraire, faire semblant, être lâche.  

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(#) Sujet: Re: BODY PAINTING + YOU KNOW   BODY PAINTING + YOU KNOW EmptyDim 16 Déc - 23:37




They tell me think with my head, not that thing in my chest They got their hands at my neck this time But you're the one that I want, if that's really so wrong Then they don't know what this feeling is like

Y’a ce sourire qui s’esquisse sur ses lippes mais il s’arrête à ses pommettes, ça résonne pas dans ses prunelles sombres, ça les fait pas briller comme d’habitude. Ça creuse ses fossettes et si on s’arrêtait à ce détail, ça suffirait pour croire qu’il dit la vérité, qu’il va vraiment bien comme il le dit, discours si souvent répété qu’il finit lui-même par y croire un peu plus. Mais ça s’allume pas dans ses yeux, y’a pas cet éclat qui m’a rendu fou de lui, qui me donnait envie de m’y noyer. L’étincelle a disparu, y’a plus que les cendres qui virevoltent et viennent s’accrocher sur son cœur et l’assombrissent. Et le mien, il cherche désespérément un écho, un unisson qui nous animait ensemble, nous donnait l’impression d’être relié par le fameux fil carmin des légendes du destin, celui qui connecte deux personnes pour le reste de leur vie. Et j’arrive plus à suivre la course de son palpitant, j’arrive plus à m’y caler. Il va trop vite, trop désordonné ou part à la dérive, trop loin pour le rattraper. Et là pendant quelques minutes, ses doigts noués au mien, nos regards ancrés, nos corps si proches, j’ai cru y arriver. A revenir auprès de lui, à ne plus entendre d’une seule mélodie, un chœur chantant en harmonie.

Alors il se confie, m’avoue que les réunions ne réussiront pas à l’aider, à comprendre pourquoi, une grande interrogation qui ne trouverai peut-être jamais sa réponse. Parce que la réponse, il sera peut-être jamais capable de la comprendre. Peut-être même que y’a pas besoin. On fait pas toujours ce qui nous semble juste, pas ce qui nous parait être le mieux. Sur le moment, c’est juste … la solution. Temporaire, qui fait oublier, poison qui apaise, qui cautérise les plaies. Sur le moment, l’alcool était probablement la seule échappée qui lui procurait cette paix, enivrait ses démons, les réduisait au silence. Mais pourquoi ça et pas autre chose ? Pourquoi ça et pas moi ? Mais la réponse, si réponse il y avait, il serait le seul à la trouver et à la comprendre. Ça lui appartient. Et même si je voulais l’aider, une part de moi sait que j’y arriverai jamais assez.  Les mots me manqueront, ne seront pas ceux qui colmateront les fissures, en causeront sûrement de nouvelles sans le vouloir. L’impression de pouvoir le briser encore plus rien qu’en le prenant dans mes bras, rien qu’en coulant un regard sur lui.

« Par contre, si je me confie il faut pas tu te sentes obligé de répondre quelque chose ou que tu te sentes mal ensuite parce que t’arrive pas à m’aider. Tu promets ? ». Comme là. La mâchoire qui se sert, la lippe tourmentée, le torse qui s’élève ; je suis déjà trahi avant même que le moindre son ne sorte de ma bouche. C’est comme me demander d’arrêter de respirer ou de ne plus l’aimer. Même si j’essayais de faire ce qu’il me demande, ça se lirait en lettres capitales sur mon front que tout n’est qu’un gros mensonge. Et il le sait, cherche à effacer sa demande d’un baiser vite écourté lorsqu’il se lève pour observer le brouillon qui colore sa peau. Il essaie de détourner le sujet, il fait toujours ça quand il veut pas parler de quelque chose et d’habitude, je laisse, me plie à son jeu mais là, je peux pas. « Pourquoi tu veux me faire promettre ce qui est impossible ? ». J’abandonne mon tabouret pour le rejoindre et me planter devant lui. « Tout ce qui te touche m’affecte, d’une façon ou d’une autre et tu peux pas dire que pour toi, c’est pas pareil. Comment tu veux que j’reste totalement stoïque quand je vois que ça te crève le cœur ou te fout en rogne ? J’veux pas qu’une partie de toi, j’te veux tout entier, tout ce que t’as à l’intérieur, tes moments de bonheur, tes fous rires, tes coups de gueule et tout le reste, je veux tout ». J’ai la respiration fébrile, elle me fait défaut elle aussi. « Alors on s’en tape de ce que ça me fait à moi, tu m’entends ? J’suis capable d’encaisser parce que c’est pour toi. J’serai capable de tout pour toi Yuta. Et je veux être cette personne sur qui tu peux toujours compter, à qui tu peux tout dire sans que t’aies peur de quoi que ce soit. Je te promet que je peux être cette personne. Alors te referme pas, garde plus tout ça pour toi ».

La gorge nouée, j’ai ce besoin viscéral de l’avoir contre moi alors je réfléchis pas. Je le tire contre moi, la collision est brusque, précipitée. Urgente, pressante. Et je le sers, si fort que la peinture aura probablement laissé le dessin miroir de son torse sur mon tshirt, l’aura probablement détruit pour ne ressembler qu’à un mélange hasardeux de couleurs.

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Lee Yuta


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(#) Sujet: Re: BODY PAINTING + YOU KNOW   BODY PAINTING + YOU KNOW EmptyLun 17 Déc - 19:35




I can't eat, I can't sleep, I get anxiety. When you're not here with me, I get anxiety. I can't eat, I can't sleep, don't know why you can't see You give me, you give me, give me...

Chacun de ses mots me font l’effet d’un jeu de dominos qu’on entasserait les uns sur les autres, ça grimpe haut haut haut puis la dernière pièce fait le reste s’écrouler. Je me retrouve sous les décombres avec le poids de tout ce qu’il a essayé de me communiquer et j’étouffe. Il me sort de cet océan de dominos en m’attirant contre lui, je me sens alors un peu moins lourd  mais malgré ça chaque inspiration me fait l’effet d’être mesurable, elle pèse, m’écrase. Car en me concentrant j’arrive à percevoir la douleur des ses membres qui m'entourent, à entendre sa respiration affectée et son myocarde fou de toute cette frénésie que j’ai provoqué alors que je ne me suis encore confié sur rien.
« J’suis capable d’encaisser parce que c’est pour toi. » Je repense à cette phrase qui raisonne en boucle tout en l’enlaçant plus doucement avec moins d’urgence que son étreinte à lui, comme si je le berçais. Non Noam, t’es pas assez fort. Il suffirait qu’il jette un oeil à son portrait dans le miroir fissuré pour qu’il s’en rende compte lui-même. Progressivement la tension dans ses bras, sa respiration erratique et probablement la marée de ses inquiétudes qui l’a porté à réagir avec autant de démesure se tassent, comme s’il avait aspiré toute la douceur que je véhicule pour s’en emmitoufler. Voilà pourquoi j’évite de me confier, c’est une véritable éponge. Est-ce que ça va m’aider de mettre à plat ce qui cloche chez moi, de le voir mal ? Je crois pas non.
« « On » s’en tape ? Non, toi tu t’en tapes, pas moi. » Je me rhabille, triture son haut désormais taché de peinture en lâchant un soupir raide. « J’ai pas envie d’aller mieux en me déchargeant pour que ça te pèse ensuite, ça serait complètement débile. Puis tu veux que je te dise quoi ? Tu connais toutes mes insécurités, tu sais ce que j’ai traversé récemment puis… Fin, bref. On va pas commencer à lister tout ce qui va pas dans ma vie, ça va m’aider en quoi ? C’est pour ça que les réunions me servent strictement à rien. Ce qui m’aidait c’était d’être avec Vega et Mimi, les "après réunions" quand on allait traîner ensemble au skate park. Ce qui m’aide c’est d’appeler Sun hyper tard le soir pendant qu’on révise tous les deux, d'oublier de raccrocher. C’est aussi de traîner avec Yujin aux arcades jusqu’à se retrouver faucher et de faire la manche pour une nouvelle partie. Eh on l’a fait qu'une fois, me regarde pas comme ça ! » Il darde son regard sur moi pour me faire passer aux aveux, je roule des yeux en geignant. « Ok peut-être deux ou trois fois mais c’est pas la question. Et surtout ce qui m’aide c’est toi, nos moments ensemble, savoir que t’es avec moi même quand tu l’es pas. Suffit que je joue avec ta gourmette pour sourire comme un crétin ou que tu m’envoies un message... Quand je vais pas bien c’est lorsque je me retrouve seul, que je fais un constat de tout ce que j’ai accompli et à part des trucs nuls comme avoir laissé tomber ma petite soeur parce qu’elle m’ennuyait et que je me sentais inférieur à elle ou pas avoir su aider Mimi ou m'être éloigné de Yujin sous prétexte de nous protéger tous les deux alors que j’avais juste pas les couilles de lui dire pour mon alcoolisme… Bref, la liste est méga longue, parlons même pas de notre première année à tous les deux, j’ai été le pire connard de l’univers ! Je m’en voudrais toujours pour tout ce que j’ai pu vous faire puis maintenant y’a les fantômes du passé qui viennent me foutre en l’air alors que putain j’ai juste envie d’avancer et de plus y penser. » Je me tiens les tempes, serre les poings puis comme si je prenais toutes les mauvaises pensées pour les extraire. J'écarte ensuite mes mains pour jeter tout le mal hors de moi sauf qu’il est toujours là, insidieusement planqué dans ma tête où je suis le seul à pouvoir le voir et donc par conséquent le seul qui puisse être capable de m’en délivrer et je sais pas comment faire. Boire c’était l’issue facile, un somnifère à mal-être qui en plus de ça me donnait des super pouvoirs : de la confiance, un état d’esprit positif et surtout la capacité de faire comme si j’vivais le meilleur moi dans une meilleure vie où aucune des choses que je viens d’énoncer n’a existé. Ça me rendait plus fort et aveugle aussi mais au moins ça m’aidait, c’était comme un pansement sur un membre arraché, ça me donnait l’illusion que tout était plus gérable alors que bon, je continuais de saigner.
« J’suis capable d’encaisser parce que c’est pour toi. » Je repense encore à ce qu’il m’a dit, pour moi aussi c’est le cas. Je suis capable d’encaisser pour lui et pour tous ceux du squad mais quand il est question de moi, j’suis le mec le plus faible de l’univers. « Je pense sincèrement que c’est moi le problème a pas être fichu d’aller de l’avant. Sun pense plus à Vega, elle fait des choses pour elle et ça fonctionne. Yujin c’est un électron libre, il se torture pas. Quand un truc l’emmerde il sort ou il me demande qu’on se voit puis le lendemain c’est comme si y’avait jamais rien eu. Vega prend sur lui, il a vécu un drame et pourtant il est toujours debout. Toi t'as survécu à un accident de voiture et à une maladie et pourtant on t'entend pas te plaindre tous les jours. Mimi est clean et elle est partie, je voulais pas la lâcher à l’aéroport, j’arrivais pas. C’est elle qui a été la plus forte et qui s’est libérée de notre étreinte pour prendre son putain d’avion de merde ! J’en ai marre pourquoi moi je reste focus sur c’qui déconne et les autres encaissent sur le coup puis ils vont mieux ? Pourquoi j’y arrive pas ? Pourquoi ?! » Maintenant c’est Raden que j’entends, sa voix est d’abord évanescente, pas plus forte que le bruissement d’une page qu’on tourne et qui meurt à peine après avoir émis son premier son. Mais plus j’y pense, plus elle prend de l’ampleur, s’affirme en me donnant la réponse à toutes mes interrogations. Ses paroles sont distinctes mais j’suis pas capable de les reformuler dans notre réalité, ça serait comme de leur donner du crédit et pourtant j’peux pas m’empêcher de me dire qu’il a raison. Peut-être que je méritais qu'il me traite comme il l'a fait parce que j'vaux pas mieux que lui. On est tous les deux risibles et complètement cassés, le genre de truc qu'on prend même plus la peine de réparer.  

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you know ☽Y’aura des ratures, des passages moins bien écrits que d’autres, qu’on ne voudra plus jamais relire mais ça n’aura rien d’un échec. Je veux simplement que sur chacune des pages, il y soit, que son nom soit encré sur le papier juste à côté du mien. — Yang. N.
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