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BODY PAINTING + YOU KNOW



 
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Message(#) Sujet: BODY PAINTING + YOU KNOW Dim 16 Sep - 10:55





I can't eat, I can't sleep, I get anxiety. When you're not here with me, I get anxiety. I can't eat, I can't sleep, don't know why you can't see You give me, you give me, give me...

« Désolé pour le retard je suis passé voir Mimi à son boulot avant. » Je retire mes écouteurs, les laissant pendre à mon cou. Le pâle sourire de Noam et l'aura qui s'en dégage, me donnent presque envie de dessiner des nuages gris tout autour de lui pour mieux illustrer son humeur. « Ok... Je vais repartir je crois. » Comme par magie il s'anime, m'ordonnant presque de ne pas franchir la porte. « Pourquoi t'as l'air tout mort ? » D'un coup d'épaule je me débarrasse de mon sac à dos avant d'aller le rejoindre lui et sa toile blanche. Je fronce les sourcils en voyant son état et celui de l'outil vierge. J'ai comme le sentiment qu'il a un peu perdu la boule et qu'il a confondu son corps avec son tableau. J'analyse brièvement ses œuvres entassées les unes sur les autres au sol, que des esquisses inachevées qu'il a barbouillé de gouache dans un excès de rage provoquée par sa frustration de ne pas faire assez bien. Je tire un tabouret, celui sur lequel plus jeunes on avait gravé dans le bois tous les prénoms des gens du squad et m'y assieds. « Eh bébé. » Je prends ses pinceaux maintenus dans son poing comme des flèches prêtes à fendre l'air, pour les poser un peu plus loin sur la table bancale près de nous. « C'est pas grave si t'y arrives pas et sincèrement, je pense pas que ta tumeur y'est pour quelque chose ou si c'est le cas, c'est parce que l'épreuve t'a épuisée. Rien t'a volé ton talent, juré. » Je dépose un baiser à l'angle de sa mâchoire bleutée, d'un coup de tête il dévie ma trajectoire sur ses lèvres violines. La peinture craque et s'effrite sur ses lippes arides, j'émets un son qui désapprouve l'inconfort de ce baiser. Je corrige le tir d'un chiffon que je trempe dans un verre d'eau propre pour lui laver le visage. « Il était beau ton dessin pour Mimi, tu sais la fleur ? Tu l'avais posté sur ton insta. Tu pourrais t'essayer au body painting sur je sais pas. » Je fais mine de regarder autour de moi et de suggérer avec dépit. « Malheureusement y'a pas foule ici, tu vas devoir te contenter de moi. »

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Message(#) Sujet: Re: BODY PAINTING + YOU KNOW Ven 28 Sep - 22:39





They tell me think with my head, not that thing in my chest They got their hands at my neck this time But you're the one that I want, if that's really so wrong Then they don't know what this feeling is like

Deux. Peut-être trois. J’ai perdu le compte des heures à fixer la surface blanche sans que le moindre coup de pinceau ne vienne en perturber la monochromie. On appelle ça la panne sèche. Littéralement, mes vieux tubes de peinture périssent un à un, s’émiettant ou revêtant une texture que je déteste tellement. Une toile a fini à la poubelle, puis une autre et quand j’ai compris que ça en valait pas la peine, j’ai entassé les autres à mes pieds.

Coups de crayons hasardeux, traits de pastel hésitants, d’aquarelles dégoulinantes qui ne traduisent que le chaos qui règne dans ma tête. J’arrive à rien si ce n’est me couvrir de couleurs ; bout du nez, mèches de cheveux, col de mon tshirt. Je dois probablement ressembler à un portrait de Picasso, bariolé inexplicablement. Je pourrais plaisanter, dire que j’ai voulu ne faire qu’un avec mon art. Mais ça ne changera rien au fait que mon cerveau est aussi vide que mon tableau, qu’il n’y a aucune communication entre mes neurones, que mon bras reste figé sur ma jambe, le pinceau abandonné aux bouts de mes doigts. Et la toile reste vide. Désespérément vide.

La porte s’ouvre et la voix de Yuta chasse le silence opprimant, pesant sur mes épaules qui se relève en l’entendant s’approcher. Un sourire ricoche difficilement sur mes lèvres, s’étire pour tenter de nettoyer le bazar qui règne dans ma boite crânienne. Ses commissures elles, retombent lourdement, emportés par la gravité et quand il esquisse le geste de s’en aller, ma main s’agrippe à la sienne comme un soudain besoin vital de le garder avec moi et ma voix s’élève, écho entre les murs en bois qui me surprend moi-même par les aigus empruntés. « T'en vas pas ... ». Ça s’emballe sous ma cage thoracique, c’est même une vraie pagaille qu'il arrive à calmer en se défaisant de ses affaires et en me rejoignant. Mes doigts emprisonnent toujours les siens, de peur qu’il remette sa « menace » à exécution. L’autre main encercle encore les pinceaux laissés à l’abandon. Il s’en débarrasse pour moi et constate les cadavres des dessins qui reposent à ses pieds. « – Eh bébé. C'est pas grave si t'y arrives pas et sincèrement, je pense pas que ta tumeur y'est pour quelque chose ou si c'est le cas, c'est parce que l'épreuve t'a épuisée. Rien t'a volé ton talent, juré.Mais j’y arrive plus. Avant suffisait que je pose le pinceau sur la toile pour que ça se fasse tout seul et là, plus rien. Juste des gribouillages qu’un gamin de 2 ans aurait pu faire. Ça ressemble à rien, j’fais que de la merde ». Mes plaintes, il les étouffe d’un baiser (que je recentre au dernier moment) et je respire à nouveau comme si j’avais été dépourvu d’oxygène sans plus. Il a ce pouvoir sur moi, un peu magique même mais je me retiens de lui dire.

J’observe la grimace qui se dessine sur ses lèvres. « Quoi ? T’aimes pas le goût de la peinture ? On s’y habitue vite tu sais » mais encore une fois, il me fait taire en faisant disparaitre les écumes de mes échecs. « – … Tu pourrais t'essayer au body painting sur je sais pas…Sur un corps non ?Malheureusement y'a pas foule ici, tu vas devoir te contenter de moi ». Un rictus amusé prend possession de mes lippes. « Comme si c’était un problème » que j’affirme en posant mon front contre son épaule, les craintes m’assaillant à nouveau dans le creux du bide. « Tu crois que je vais y arriver dis ? Si je devenais plus capable de rien ? S’ils avaient touché un nerf là-haut et que maintenant, ça se met à dérailler comme une télé mal branchée ? ». Nouveau regard dans sa direction, les yeux embués. « Tu m’aimeras toujours si je deviens un légume ? ». En guise de réponse, une claque sur la cuisse qui résonne dans la pièce et m’arrache un cri de douleur exagéré. « Bon si tu veux pas répondre, retire ton tshirt ». Je tire sur la manche de sa veste jusqu’à ce qu’il se décide à la retirer ainsi que son haut.

Je me retrouve devant mon nouveau canevas. Marqué à quelques endroits d’anciennes cicatrices ou de constellations parsemées. Le pinceau au-dessus de la palette garnie de gouaches, main tremblante, hésitante. Et une inspiration fébrile. « Me regarde pas comme ça, tu me gênes. J’ai déjà du mal à me concentrer quand t’es à moitié à poils alors là … ». Il me dévisage, comme pour me faire comprendre que j’aurai beau trouvé toutes les excuses possibles, il attendra le temps qu’il faudra. Mais il bougera pas. Alors enfin, je trempe le bout de la brosse dans le bleu nuit pour venir tracer une ligne verticale à la naissance de ses deux clavicules.

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Message(#) Sujet: Re: BODY PAINTING + YOU KNOW Mer 3 Oct - 19:37





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« Tu crois que je vais y arriver dis ? Si je devenais plus capable de rien ? S’ils avaient touché un nerf là-haut et que maintenant, ça se met à dérailler comme une télé mal branchée ? » Je mâchonne l’intérieur de ma joue comme pour ravaler toutes les répliques sarcastiques qu’il m’inspire. Ce qui délie finalement ma langue c’est son petit air larmoyant agrémenté du très tragique : « Tu m’aimeras toujours si je deviens un légume ? » Je siffle entre mes dents serrées avant de lui filer une beigne. « Bon si tu veux pas répondre, retire ton tshirt.Alors excuse-moi mais j’ai trop de trucs à dire là. » J’abdique d’un soupir lorsqu’il tire sur ma veste pour que je la retire. « Pour te répondre, j’ai déjà concocté une liste de toutes les applications de rencontres pour gays possible en prévision d’un quelconque accident qui te rendrait tétraplégique ou une galère du genre. Ensuite, évidemment que je ne pourrais pas rester avec toi. Tout ce qui m’a séduit c’est tes barbouillages de couleur sur tes bouts de feuilles épaisses qu’on affiche ensuite dans de grands cadres pour faire joli. Sans cette qualité essentielle sur laquelle tout notre couple repose comment puis-je ne serait-ce qu’envisager demain à tes cotés ? Espèce de gros debilos. » Je lui jette mon haut au visage, qu’il laisse pendre sur le sommet de son crâne sans même esquisser le geste de s’en débarrasser. Je lui ôte de la tête, les deux mains posées sur ses cuisses, le corps penché vers lui. « Je m’en fous que tu saches plus peindre, jouer de la guitare, citer l’alphabet à l’envers. Même si pour ta défense tu le fais trop bien et super vite… Fin, tu vois où je veux en venir. Moi j’ai aucun de ces talents et tu m’aimes quand même non ? Et si tu deviens un légume, bah je te sortirai sur une chaise roulante et on fera le tour du quartier en allant nourrir les pigeons. Tu vois je trouve des solutions à tout, arrête de t’en faire. » Je froisse un pan de sa chemise entre mes doigts, les serrant comme jamais je ne pourrai le faire avec lui ( sous crainte de décès imminent. ) « Je t’aime. » Mes dents se plantent affectueusement dans son épaule, morsure que je panse d’un baiser avant de me redresser pour m’offrir à sa créativité. Il choisit avec soin les couleurs, fait des mélanges de bleu foncé et de mauve encore plus sombre. Ça doit sûrement avoir un nom fancy comme la lavande fumée, l’ultra violet ou le zinzolin ( sérieux vous êtes pas shook que je connaisse déjà trois couleurs aussi sophistiquées ??? Bon ok, j’ai peut-être un peu louché sur le nom des tubes à sa gauche. Mais eh, c’est pas donné à n’importe qui d’avoir une aussi bonne vision ! Des années de pratique à copier les copies de mes potes ça a finalement porter ses fruits. ) mais pour cette nuance là, y’a pas de tube donc elle est toute nouvelle. Peut-être qu’on pourrait lui donner son nom à lui, la couleur Yang. Je me perds dans ma contemplation béate et amoureuse, celle de ses gestes, de la douceur et de la concentration de ses traits lorsqu’il doute sur le choix d’un pinceau ou d’une idée qu’il interrompt en me sermonnant. « Me regarde pas comme ça, tu me gênes. J’ai déjà du mal à me concentrer quand t’es à moitié à poils alors là …Bientôt tu vas me dire que je t’allume parce que j’ai retiré mes gants ou mon bonnet. » Mon corps se contracte à la sensation de cette plume fuligineuse épaisse qui colore  ma peau sous le coup de poignet expert de Noam. Je le laisse faire sans rien dire ( ni me plaindre car c’est un peu froid et que ça chatouille ) pour ne pas perturber sa verve jusqu’à ce que je sente que même après une interruption ou deux, je ne le déconcentrerai pas. « Je voulais pas en parler parce que j’me suis dit que ça se tasserait, que j’arrêterai d’y penser en dirigeant mon esprit sur autre chose mais j’ai l’impression que là-haut ça fonctionne comme une boussole détraquée. Ça va plus dans la direction que je veux pointer, ça revient toujours aux trucs que je veux éviter. Kaede, l’envie de replonger… Et en même temps avec tout ce que toi t’as traversé de ton côté c’était naze d’ajouter mes soucis à la liste des tiens puis après avoir songé à ce que tu m’as dit, que tu préférais qu’on se parle ouvertement bah j’ai décidé de le faire. » Il suspend son geste pour m’écouter, les yeux rivés sur mon torse immobile, à se demander si je respire encore. Je me sens exposé, comme s'il pouvait voir à travers moi, fouiller mes limbes jusqu'à m'arracher les parasites qui bousillent ma vie ces dernières semaines. C'est intimidant et en même temps, je suis soulagé de pouvoir me confier.  « Noam je sais plus quoi faire. » et de larguer mon sos dans son phare.

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Message(#) Sujet: Re: BODY PAINTING + YOU KNOW Ven 9 Nov - 13:56





They tell me think with my head, not that thing in my chest They got their hands at my neck this time But you're the one that I want, if that's really so wrong Then they don't know what this feeling is like

Il a tiqué mais fallait s’y attendre. Pas un grand adepte du sarcasme, il m’en sert une flopée qui, pourtant totalement absurde, me prend par surprise. Le dos voûté, les mains harponnées au rebord de mon tabouret, j’ai la bouche qui se tord de protestations muettes. J’ai le cerveau abîmé, plus capable de réfléchir aussi rapidement qu’avant (écoutez ma sœur et elle vous dira que j’ai toujours tourné au ralenti) alors qu’une partie de moi sait bien qu’il plaisante et qu’il est juste en train de me faire prendre conscience de la stupidité de mes plaintes. Sur le coup, elles me paraissaient fondées, les toiles bariolées constituant des preuves. Mais plus je l’écoute, plus tout ça me semble ridicule. « … sans cette qualité essentielle sur laquelle tout notre couple repose comment puis-je ne serait-ce qu’envisager demain à tes cotés ? Espèce de gros debilos ». Mon visage se froisse comme une feuille de papier emprisonnée entre ses doigts ; je l’ai mérité et probablement tous les sobriquets qui lui passent par la tête et qu’il se retient d’évoquer. Il ponctue sa tirade en m’envoyant son haut dans la tête et ça aussi, je l’ai probablement mérité. J’ai la caboche qui fume, ça tourne à plein régime en oubliant le bout de tissu que me coupe du monde et de lui. Mais ça sent son odeur, y’a pire pour se cacher du monde. Y’a des effluves de son parfum et de lessive qui n’a pas changé depuis des années. C’est familier et rassurant, c’est ce qui m’aide à trouver le sommeil quand il n’est pas avec moi la nuit, qu’il dort ailleurs et pas avec moi. Y’a bien son pull et son oreiller pour me rappeler sa présence mais ça suffira jamais à combler le vide qu’il y a de son côté.

Il me sort de mon univers opaque pour s’approcher, ses mains me ramenant en avant et me réciter les raisons qu’il fait qu’il m’aime. Chaque mot repousse la gravité qui oppresse mes commissures pour les redresser et son « je t’aime » en défie toutes les lois. Ça doit probablement me manger la moitié du visage et lui faire penser que j’ai un peu trop abusé des anti-douleurs. Mais rien n’est plus efficace que lui. « Je t’aime aussi » que j’espère déposer sur le coin de ses lèvres mais il préfère planter ses crocs dans la chair de mon épaule, calmant la douleur soudaine d’un baiser-pardon. « Tu peux me le dire si t’es un vampire hein. Non parce que ce serait logique, tu dors le jour, vis la nuit et t’aimes un peu trop me mordre. Puis t’es un peu trop beau pour être vrai ». Tirade niaise digne des films à l’eau de rose qui le font frissonner de dégoût mais qui n’entache en rien la véracité de mes mots. Bien sûr, sa réponse je la connais, elle claque sur ma peau, rencontre de sa main avec ma jambe. Je m’en amuse parce que le rouge qui teinte ses joues quand il est embarrassé est probablement ma couleur préférée.

Mais c’est une autre que j’ai envie d’appliquer sur la surface libre qu’il m’offre. Ça semble être un jeu d’enfant vu d’ici mais dans ma tête, c’est le bazar. Y’a des formes qui jaillissent, des camaïeux que j’essaie de visualiser mais une fois les yeux sur ma palette, je peine à me souvenir des nuances. Et Yuta me fixe comme si j’allais procéder à une opération chirurgicale, le genre qui demande une minutie précise et ne pas hésiter un seul instant. Ou comme si on se trouvait devant une bombe, un seul fil à couper. Un seul qui peut soit nous faire exploser, soit nous délivrer. Je lui demande de regarder ailleurs ou de fermer les yeux, presque intimidé. La chaleur crépite sur ma nuque, les braises se déposant sur ses mes joues. Je chasse mon embarras d’un coup de pinceau incertain. Ligne courte que j’ai envie d’effacer, besoin de tout recommencer mais Yuta a déjà la patience de me laisser faire que je veux pas le décevoir. Alors mon outil s’agite dans l’autre sens, recouvre son le haut de son torse d’un mélange violacé et bleuté. J’étire les lignes de gouache jusqu’à ne plus laisser un millimètre de peau apparaître. Dépourvu de peintures, je le retrempe dans une nuance plus claire, pointes de lavande que j’applique avec parcimonie sur l’étendue sombre. Mais sa voix me ramène à lui, geste interrompu alors qu’il se confie pour finalement laisser place au silence.

« Noam je sais plus quoi faire ». Et je le sens, le vois dans ses iris, cette lueur agitée, qui ne sait pas où se poser. Je dépose tout le matériel à côté de moi pour me libérer les mains et approcher mon tabouret du sien. Je m’empare de ses doigts, les nouant aux miens. « Hey babe, c’est pas grave si tu sais pas. Et tes problèmes ne doivent pas passer au second plan, jamais. Y’a pas de plus ou moins importants. J’étais pas trop là ces derniers temps pour toi, je suis désolé que t’aies pas pu te confier à ce moment-là mais tes soucis sont aussi les miens. Ça sert à quoi d’être ensemble si c’est pas pour s’aider et régler ça tous les deux ? ». J’appose le bout de mes lippes sur les jointures de sa main. « Personne ne t’en voudra si pour une fois, tu penses un peu à toi. Tes parents s’occupent de Kaede, elle va mieux un peu plus chaque jour. T’es là pour elle, c’est ce qui compteT’es là pour moi alors laisse nous l’être pour toi. Tu peux pas tout porter tout seul Yuta et personne te le demande ».

Je tire sur ses bras pour faire basculer son corps en avant, mon front trouvant le sien comme pour sceller une nouvelle fois, la promesse d’être toujours là. « On trouvera ensemble mais pour l’instant, c’est pas grave ». Je lui vole un baiser avant de le libérer, revenant à ce qu’on avait laissé en suspens, la peinture commençant déjà à sécher sur son épiderme. Ma langue claque contre mon palet en signe de frustration mais j’ai une assurance renaissante qui me permet de passer outre et de reprendre ce qui se profile petit à petit. Le crépuscule se dégage sous les tons orangés que j’applique sur la ligne de son ventre sculpté. J’ai dû mal à cacher le rictus qui s’articule au coin de mes commissures et puis à quoi bon le cacher ? « Et les réunions, ça t’aide d’y aller ? Tu te sens comment là-bas ? ». C’est un monde qui lui appartient et dont j’ignore presque tout. Ce qu’il y dit, ce qu’on lui répond, ce qu’il y ressent, j’aimerais pouvoir partager ces moments avec lui, ou simplement être là pour lui montrer que ça compte aussi pour moi. « Tu voudras que je t’y accompagne ? Pas forcément à l’intérieur je veux dire mais au moins, devant la salle et t’attendre ? ». C’est le moindre que je puisse faire après tout ce qu’il a fait pour moi.

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