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young girls playing in the mud ― (boppy)



 
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Message(#) Sujet: young girls playing in the mud ― (boppy) Dim 12 Aoû - 16:46

FT. BO RAremplie de
(ran)cœurs


Les souffles d’air chaud se glissent sur ses lippes. Les bouffées d’oxygène, sauvages et assidues, sont arrachées l’une après l’autre de ses deux poumons contractés. À chacune des foulées, à chacune des hanches élancées dans la course, le numéro se répète comme un manège ambulant. Son cœur se contracte plus vite, plus intensément. Il tambourine entre ses côtes, il se fait ressentir au-dessous de sa carcasse, une véritable pompe à sang circulaire. Les joues ne tardent pas à prendre d’une discrète, et faible, teinte pourpre à la surface de sa peau laiteuse. Mordues par l’humidité et la fraîcheur du temps grisâtre, impactées par la chaleur corporelle qui s’y dégage et qui ne peut que fumer à travers les pores. Pluie battante, incessante depuis des heures. Accompagnée d’un voile sombre qui enveloppe la grande ville que représente Séoul. L’eau poussiéreuse lui fouette le visage et les oreilles, elles aussi rougies. Affliction presque agréable, presque atténuée par l’adrénaline qui s’empare de son être tout entier. Ça fait seulement des mois qu’elle a pris cette habitude de se dépenser, de libérer et canaliser l’énergie qui vacille autour de ses fibres musculaires. Une envie de changement, de basculer la routine qu’elle s’était imposée depuis son entrée à l’université. Le terrain sportif est très vite devenu son refuge, son endroit personnel pour évacuer ses pensées, pour endormir ses démons. Vêtue d’un simple tee-shirt et d’un short de sport, elle entame son dernier tour de terrain, où ses pieds martèlent un peu plus le sol orangé dans le but d’accélérer, de tout lâcher sur les quelques dernières mètres. Son souffle devient plus lourd, plus pesant. Différents points douloureux se font ressentir, mais peu importe. La fille ne lâche pas, ce qui ne trahit pas sa personnalité d’une nature plus ou moins téméraire. Plus jeune, elle n’a jamais porté le rôle de la suiveuse, mais bien plus de la meneuse. Mener les gens du bout du nez, un art qu’elle a su aiguisé du bout de ses doigts au fil des mois, puis des ans. Véritable marionnettiste, manipulatrice à la tentation venimeuse. Briseuse de cœur, d’âme. Et, probablement, habitée de ce qui semble être de la frustration pour n’avoir jamais eu le cadre dont elle avait besoin enfant. Avoir pris goût aux fautes qu’on ne lui corrigeait pas, parce que papa n’était pas là pour le faire et parce que maman cédait à tous ses caprices. Boule d’ennui, d’une insatisfaction indescriptible, là, entre sa cage thoracique, qui ne demande qu’à sortir, d’une manière ou d’une autre. Le sport en est la première.

Un sourire s’étend sur ses lèvres, alors qu’elle termine le dernier tour. Cadence ralentie, jusqu’à s’arrêter net sur les tracés blancs qui construisent les couloirs invisibles de la piste. Puis, d’une marche anodine, elle se dirige au centre de la pelouse – là, où quelques objets en plastique lourd incitent à la musculation y sont déposés – tandis que ses cheveux sont propices à faire ruisseler l’eau sur ses épaules. C’est comme si elle venait tout juste de sortir de la douche. L’élégance n’y est plus, elle s’évapore, lorsque la sueur se mélange à l’eau. D’un geste fluide, les yeux clos comme si une pensée vient tout juste lui traverser l’esprit, elle apporte ses cheveux à l’arrière de son crâne pour y dessiner une queue de cheval, très courte, encore imbibée d’eau. Et, quand ses prunelles sombres dessinées en amande se rouvrent, la surprise n’est pas à son comble en devinant sans faute le visage de la présidente des melteds. Son cœur manque le premier battement, puis le deuxième. Son expression se dégrade, en une poignée de secondes, et elle ne se sent pas coupable d’éprouver aucun bonheur par sa présence. Ses lèvres ne font que se pincer, avant qu’un air arlequin vienne se déposer sur les traits de son minois.

Park, grince-t-elle, comme si dire son nom est une malédiction à prohiber formellement. J’étais loin d’imaginer te voir ici. Tu t'es mise au sport, aussi ?

Les bras viennent se croiser contre sa poitrine, signe d’une défense et d’un renferment personnel. Signe de quelques rancœurs encore d’actualité, dont elles n’ont jamais pu régler leurs indifférences.



(c) noctae

◊◊◊

ALONE IN BABYLONE, the baby is all alone
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Message(#) Sujet: Re: young girls playing in the mud ― (boppy) Mar 9 Oct - 1:33

FT. POPPYremplie de
(ran)cœurs


Elle traine les pieds dans la pelouse, les yeux rivés sur ses baskets inondées. Ça fait des jours, sûrement des semaines qu’elle n’est pas  venue courir ici. Pas la force, ni l’envie, ni le courage d’affronté l’air extérieur, l’asphalte, le quotidien aujourd’hui altéré. Elle a eu beau parvenir jusqu’ici, au prix d’un effort effrayant, Bora ne parvient pas à se mettre en marche. Elle se contente d’observer la qui tombe, les yeux tournés vers le ciel anthracite. Les gouttes fouettent son visage blêmit par l’enfermement. Le sommeil l’a laissée assoiffée d’air frais ce matin. C’est ce sentiment d’asphyxie qui l’a poussé hors des draps. Avec ce même besoin pressant, elle a enfilé son blouson et son short, emprunté un t-shirt à Ja, noué les lacets de ses baskets sur ses pieds nus. Et elle a marché au hasard, suivant des automatismes jusqu’ici. Un soupir s’échappe entre ses lèvres. Bordel, elle aurait pas dû venir. L’idée de courir la révulse à présent, ça semble trop normal. comment avant ? ses doigts glissent le long de ses hanches jusqu’au bas de son short, qu’elle essore vainement. L’averse redouble, imprégnant ses vêtements, sa chair, ruisselant dans sa nuque, le long de son échine. Elle a froid.

Bora s’approche de la piste, peu convaincue. Incapable d’y mettre un pied. Ça ne prendrait que quelques pas, quelques foulées pour se lancer. Se lancer dans quoi ? reprendre sa vie comme ça ? elle est pas sûre d’en avoir la force, ni l’envie. Ça semblerait si facile de rester comme ça, retourner s’enrouler dans les draps. Elle oscille dans une atroce indécision. Grelottante, la brune recul à nouveau, grimaçant au contact poisseux de la pelouse trempée sous ses semelles. Ça fait du bien de respirer, de sentir l’eau gelée sur son épiderme. Un bref instant, elle sent la vie palpiter dans ses poignets, le long de sa gorge. Elle se surprend à penser qu’elle a toujours ça au moins, la vie. Son palpitant qui s’échine à pomper le sang. Ça aussi elle aurait pu le perdre à l’époque. S’il avait pas été là. Ça aurait sûrement été plus facile. Mais au moins, elle peut encore respirer l’air orageux.

Elle sursaute quand son nom couvre le clapotis sec de l’averse. La brune pivote pour faire face à celle qui l’interpelle. Neutre, blême, son visage ne laisse transparaitre aucune émotion lorsqu’elle reconnait Poppy. Pourtant c’est bien de la colère qui éclot dans sa poitrine. L’esquisse d’un sentiment qui se dessine presque tendrement dans son coeur anesthésié depuis de longues journées. « Seora.  j’vois que toi aussi. » Qu’elle rétorque, enfonçant ses poings dans ses poches. « je te demande pas comment tu vas, à vrai dire je m’en fous. » ses dents s’enfoncent dans sa lèvre inférieure. Elle commence définitivement à regretter d’être sortie du lit.




(c) noctae

◊◊◊



god helps anyone who
disrespected the queen


han ja ruining my life through years:
 
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