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Message(#) Sujet: paper aeroplane | bitna&alessa Lun 18 Juin - 23:36


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Message en attente… Putain. Alessa râle, s’énerve après son portable, s’agite au point qu’elle manque de se prendre une bouche incendie dans la jambe. Enfin le juron sort à voix haute, s’échappe au milieu d’une floppée d’étudiants rejoignant leur dortoir tandis qu’Alessa quitte le sien. Elle arrive au portail principal. Toujours pas de réseau. Ta race. Putain de ta race. La Péruvienne presse le pas, rejette ses cheveux de jais par-dessus l’épaule pour cacher sa bretelle de sac à dos. Les plaintes des gens qu’elle a failli bousculer ne rentrent pas dans sa bulle et elle continue d’avancer. Ses baskets martèlent le sol comme des baskets ne devraient pas le faire, chaque pas aussi incisif que les coups qu’elle a envie de foutre dans son vieux portable. Maudites cartes SIM à trois dollars – une arnaque pour waegukin pressé et peu formé en capacités téléphoniques. Ou gyeopo pauvre arrivée en hâte au premier boui boui à téléphones du quartier pour se procurer de quoi appeler sa famille, et qui un an après n’a toujours pas trouvé le temps (ou l’envie) d’aller changer d’abonnement.

Excédée, la Péruvienne fourre son téléphone-artillerie dans son sac à dos en toile et se dirige près de l’arrêt de tramway qui dessert le front de sa faculté – un vrai nid à étudiants, fournaise redoutée du quartier de la métropole. Comme tous les autres, Alessa se presse pour y rentrer, plus par habitude calquée sur les locaux que par hâte, et se retrouve sandwichée entre un étudiant à lunettes aux auréoles plus grandes que son visage et une première année toute fine qui consulte un plan de la ville. En vérité, Alessa n’est pas pressée. Elle n’a nulle part où aller et tout le temps qu’il lui faut devant elle. Après tout, son message ne s’envoie pas, personne ne l’attend au dortoir et aucune table n’a été réservée à son restau cible – elle pourrait y aller demain si elle décidait de faire demi-tour maintenant. Contrairement à la masse, elle n’a nulle part où être. Mais comme chaque individu présent dans le tram, l’étrangère prend ses marques. Elle miroite leur sempiternel empressement comme une personne importante qui a trop à faire pour attendre le prochain tram moins rempli. Elle soupire au moindre ralentissement de l’engin comme s’il lui faisait prendre du retard. Ça la fait se sentir bien. Ça la fait se sentir des leurs.

Message envoyé. Alessa a déjà rejoint les quais de la rivière Han quand son portable vibre depuis son sac, le sort pour constater sans grande surprise le réveil de son cellulaire. Soudain, cinq barres de réseau et un monde de possibilité inférieures à 50Mo s’offrent à elle. Elle plisse le nez et choisit d’ignorer la proposition pour continuer de vaquer sur les bords aménagés de la rivière séoulite. Autour d’elle des étudiants, des lycéens qui se retrouvent discrètement pour un rendez-vous malgré le couvre-feu sévère de parents inquiets. Des familles, leurs gamins qui courent et gueulent leur énième caprice pendant que leur voisin tombe sur ses fesses ou s’égratigne le genou dans un virage en vélo mal négocié. Ça fait trop de monde d’un coup, beaucoup trop, et Alessa a peur qu’il l’engloutisse. Il n’y a jamais eu autant de monde à Arequipa ; même en saison touristique à Yanahuara.

D’un bout de basket dans l’herbe fraîche, elle vire le sentiment de mal du pays aussi prestement qu’il menace de la submerger. Et juste comme ça, prétendant ne pas avoir marché dans l’excrément de chien tout aussi frais, Alessa repart en direction de son restaurant favoris. De son sac elle extirpe son minitel moderne pour y lire le message reçu plus tôt : Bitna viendra. Pas à l’heure, mais elle sera là. La réponse ne contient même pas d’insultes à son encontre pour avoir fait la morte durant tout ce temps. Un profond soupir de soulagement se glisse sur ses lèvres et s’en échappe, inaperçu dans la foule tapageuse.

« J’y suis, j’ai pris une table pour deux, prends ton temps », renvoie-t-elle dès qu’elle est installée, presque trop contente. Son enthousiasme va se lire, déborder d’entre ses mots, elle le sait. Pour l’instant, elle s’en fout. Tant et si bien que quand son amie débarque à la porte, la cherchant du regard, un grand sourire se fraye un chemin sur ses lèvres et quand on lui indique la table où l’attendait Alessa, cette dernière n’hésite pas avant de lui lâcher, entre soulagement et appréhension : « Ben putain, tu sais te faire attendre ».
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Message(#) Sujet: Re: paper aeroplane | bitna&alessa Mar 19 Juin - 20:57

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"Don't wanna be an american idiot !" Ta tête se mouve, sur une certaine rythmique, de gauche à droite. "Don't want a nation under the new media !" Tu fredonnes malgré toi. "And can you the sound of hysteria ?" Face au miroir, tu t'imprègnes de la musique autant que tu ne te prépares. "The subliminal mind fuck America." Tu suis la cadence.

Ta playlist, toujours très prenante, t'est vraiment d'une utilité inconditionnelle. Elle te tient éveillée au possible, permet de te motiver... Là, en l’occurrence, elle favorise un temps de préparation plus énergique. Histoire de ne pas trop tarder. Cela ne te rendra jamais ponctuelle, mais, cela réduit au moins le temps que tes amis doivent constamment passer à patienter. Enfin... à peu près. Tout est relatif. Tu restes, vraiment, cet éternel lapin blanc. Tu n'as "pas le temps de dire au revoir", tu es "en retard, en retard" !

Oreillettes enfoncées, balançant un son qui tambourine les tympans, tu es presque apprêtée. Juste une petite touche finale, ton inséparable rouge-à-lèvres carmin, et tu pourras enfiler veste, sac-à-main et prendre le premier métro desservant gangnam. Le tout en priant pour ne pas t'assoupir et rater ton arrêt.
Penchée vers ton miroir, comme si tu allais l'embrasser, tu t'appliques à étaler ce liquid lipstick. Une erreur d'inattention et tu es bonne pour tout reprendre à zéro ! C'est, évidemment, au moment le plus minutieux que ton téléphone vibre sur la table. Tu te stoppes net, avant de faire une catastrophe, et louches en direction de l'écran. « J’y suis, j’ai pris une table pour deux, prends ton temps ». Un petit rire t'échappes en même temps que tu roules du regard. "Ne me tente pas comme ça, je vais ralentir dans mon élan.".
Tu pinces les lèvres, laissant échapper un "pop!" une fois la pression relâchée. Un make-up parfait. Un sourire satisfait étire tes lippes teintées. Tu harmonises ta chevelure en un chignon soigné, empoigne ton étui à lunettes, le fourre dans ton sac et te voilà enfin prête à t'en aller.

Heureusement pour Alessa, il ne faut compter qu'un bon gros quinze minutes en métro pour atteindre le quartier riche de la capitale et un petit cinq minutes pour faire bouche de métro - restau à petites pattes de Bitna. Vingts bonnes minutes d'attente... C'est raisonnable, non ? A l'échelle de ta ponctualité légendaire.

Retirant tes écouteurs avant de passer les portes du restaurant, par politesse, tu es presque aussitôt accueilli par un employé qui te demande avec ce ton professionnel "une table seule, mademoiselle ?". Tu hôches négativement la tête et avant même de pouvoir prononcer un "Non, en vérité quelqu'un m'attend déjà." le garçon indique la direction d'une table de deux, où Alessa t'attends avec impatience. "Seule mademoiselle, là-bas, attend quelqu'un. Cela m'a donc parut évident qu'elle est la personne que vous cherchez." justifie-t-il, pour effacer l'étonnement sur ton visage. "Oh. Je vois." tu pinces légèrement les lèvres, un peu honteuse de te dire que tu es visiblement la seule personne de cette ville à avoir l'art de faire poiroter autrui. "Merci beaucoup.". "Tout le plaisir est pour moi."

De loin, tu n'avais pas remarqué le sourire à la fois ravi et mutin de la péruvienne. Son sourire de sale gosse. Celui qui veut dire "je suis contente de te voir, mais, comme tu me connais : petit commentaire piquant, mais pas méchant, dans 3...2...1..."
- Ben putain, tu sais te faire attendre.
Sa façon de dire je t'aime bien, tu m'as manqué.

Déposant ton sac, suivi de ta veste, tu déposes un regard lourd d'ironie sur ton amie, un sourcil arqué d'un air de dire "tu te permets, vraiment, de faire un commentaire ?". Roulant du regard, ta main se dirige vers son crâne. Tu voulais lui y coller une petite tape, mais, tu t'adoucis juste avant l'impact. Te contentant de bien lui ruiner sa chevelure en l'ébouriffant dans tous les sens.
- Et toi tu sais drôlement bien simuler le décès. T'as jamais pensé à jouer la victime assassinée par balle dans une série policière ? Tu soupires. Dans un sens, tu es profondément agacée part ce côté "tu me vois, tu me vois plus !" d'Alessa. Elle passe, du jour au lendemain, d'une fille sociale à une véritable ermite. Un jour, quelque chose de grave va lui arriver et personne ne va s'en inquiéter, car, tout le monde pensera qu'elle est juste dans une période "flemme de voir la lumière du jour". Mais, dans un autre sens... Je suis contente de te voir. I miss you. Tu t'es hasardé à parler anglais. Car, si ta rédaction et ta compréhension de l'anglais sont plutôt bonnes, ton expression orale est enraillée par un accent quelque peu prononcé. Just a little. Précises-tu, un faible sourire au coin des lèvres. Je ne voudrais pas que tes chevilles ne passent plus les portes, en disant que tu m'as fort, much, manqué.


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Message(#) Sujet: Re: paper aeroplane | bitna&alessa Lun 25 Juin - 19:04


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La vérité c’est qu’Alessa, elle pense qu’à elle. Quoi qu’elle en dise et qu’importe la ferveur avec laquelle elle ment – son égoïsme bouffe tout. Ses relations amoureuses, ses amitiés. Elle-même ; toute l’estime qu’elle a pu un jour porter à sa propre personne, sa réussite, son entourage… Alessa est bien trop occupée à se dénigrer pour apprécier correctement les autres. Son cœur bien trop bouffé par la noirceur de ses pensées pour qu’elle n’offre ne serait-ce qu’une pensée pure à quiconque cherchant à l’envelopper de son amour. Après tout sans cet égocentrisme lisse et froid, Dania ne serait pas partie. C’est ce qu’elle se dit à chaque fois.
Et Bitna a beau compter parmi les personnes qui lui sont le plus chères depuis son arrivée en Corée du Sud, une famille réinventée et structurée solidement comme le maillon qui la retient ici, elle ne lui octroie aucun traitement de faveur. Comme les autres, l’étudiante en psycrim fait les frais de son manque de discernement et de son repli sur elle-même. Comme les quelques véritables amis qu’elle a réussi à se faire en débarquant, elle témoigne de cet état de semi-mort dans lequel Alessa se traîne, épave à la merci d’autrui. De leur bonté surtout.

Une vague de soulagement la submerge presque lorsqu’elle voit Bitna trottiner jusqu’à elle, lui tire un énorme sourire quand la main de celle-ci se ravise et ébouriffe ses cheveux dans une douceur maternelle que seule la jeune femme sait encore lui offrir. Elle fait partie des rares à supporter son absence et ses sauts d’humeur. Sa vis-à-vis se mord la lèvre. Fort. Elle ne mérite pas son amitié. - Et toi tu sais drôlement bien simuler le décès. T'as jamais pensé à jouer la victime assassinée par balle dans une série policière ? Pour l’instant, la Péruvienne refoule sa culpabilité dans un rire clair, légèrement exagéré, bon vivant. « Ca veut dire sortir de chez moi ? T’es ouf. » Son auto-dérision s’est exacerbée pour parer les reproches, maintenant que plus aucune excuse n’est acceptable. D’ailleurs, pour la première fois, Alessa ne fait pas à son amie l’affront de se justifier de ses absences. Elle n’a pas le cœur à lui mentir. Pas plus qu’à lui offrir la seule version qu’elle n’arrivera jamais à sortir d’elle : elle se sent incapable de rien et ne veut pas devenir un fardeau.

« Trying English, miss Seok ? nargue-t-elle à nouveau, taquine. « I missed you, too. A lot. »

Le rictus qui ponctue sa phrase se fait mal à l’aise, cette fois. Et même quand Bitna vient nuancer ses propos, le rose qui a redonné vie à ses joues ne s’estompe qu’à peine. Suçotant sa lèvre, la jeune femme s’empare plutôt de la carte et fait mine de la consulter, tandis que leur commande est déjà toute vue – « une box pour deux, comme d’hab ? » Et, comme d’hab, la Péruvienne laisse jouer ses doigts le long d’une baguette fournie dans le pot au centre de la table. Elle grimace d’avance quant à l’effort qui l’attend. Voilà des semaines qu’elle ne s’est pas servie de baguettes et elle sent que l’exercice va se sentir le lendemain. « J’te paie ta bière. Ou un cocktail, si tu préfères », offre-t-elle enfin, yeux cachés derrière quelques mèches jais qui forment une barrière entre sa tête penchée et le regard perçant de Bitna. Sa façon à elle de s’excuser, avec ce qu’elle a de plus cher puisqu’elle en possède le moins : l’argent. C’est rare qu’Alessa invite, et le plus souvent, elle ramène sa nourriture aux soirées de ses amis pour éviter de payer. Certes, sa situation est légèrement moins critique qu’il y a quelques mois maintenant que ses études sont financées, mais le montant pourtant substantiel que ses parents lui font parvenir chaque mois n’a toujours qu’une équivalence négligeable en Corée du Sud. Et la latina pâlit toujours quand elle calcule qu’une bière ici en vaudrait huit dans son pays natal. De la bonne bière, en plus. Pourtant elle appuie son offre d’un hochement de tête pour convaincre Bitna. Ce n’est pas seulement sa culpabilité qui dicte son geste. Elle est sincèrement heureuse. Heureuse que Bitna soit venue. Qu’elle soit restée à l’attendre, quitte à la morigéner sur son absence, plutôt que de simplement abandonner après avoir essuyé autant d’appels manqués…

« Tu deviens quoi ces derniers temps ? » finit-elle par s’intéresser.

Elle remarque que son sourire n’a pas décollé de son visage. Que la présence de son amie signifie plus qu’une entrevue rapide, car sa venue en dit plus long qu’elle ne laisse penser dans son attitude désinvolte. Et Alessa aimerait croire qu’elle peut lui promettre de ne plus disparaître ainsi. Elle le voudrait sincèrement.
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Message(#) Sujet: Re: paper aeroplane | bitna&alessa Jeu 28 Juin - 0:51

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Prenant confortablement place, car jusque-là tu ne t'étais que débarrassée de tes affaires en restant debout, tu prends un instant pour contempler ton amie. Elle a toujours été pâle, pour une péruvienne. Mais, tu sais dissocier une teinte naturellement blanche d'une mine maladive. Tu es donc plutôt rassurée de voir qu'Alessa paraît en bonne santé et en grande forme. Du moins pour une fille qui passe les trois-quarts de son quotidien chez elle, volets fermés, à fumer des choses pas très légales et à jouer jusqu'à pas d'heure. Tu te retiens d'en faire tout un commentaire digne d'une mère exaspérée. L'exaspération se lisant, de toute manière, sûrement dans ton regard toujours trop expressif pour mentir ou dissimuler.

- Hm. C'est vrai. Ce serait beaucoup te demander, même si les figurations sont assez bien rémunérées ! Tu ris de bon cœur, tout comme elle. C'est amusant de voir cette capacité que vous avez à rire lorsque les sujets vous gênent ou agacent au fond, quelque part dans votre subconscient. Mais bon. Mieux vaut rire que se disputer au sujet des absences de l'étrangère, n'est-ce pas ? Tu n'es pas là pour faire l'un de ses énièmes procès. Une étudiante en droit que vous ne connaissez que trop bien, toutes les deux, s'en charge merveilleusement mieux que toi. And don't laugh at my english, non mais oh ! Ou je ris de ton coréen. Menaces-tu faussement, avec malice. Avant de sourire à la réponse de ton amie. Un grand et franc sourire. Cela te fait toujours plaisir, les quelconques manifestations d'affection de la part d'Alessa. Car, madame est du même genre que Gaeul, le plus souvent. A jouer les "dures" alors que ce sont des tendres. A ne pas dire trop souvent qu'ils aiment. Dans un sens, cela ne rend leurs paroles ou gestes affectifs que plus signifiants et lourds en sincérité. De quoi t'en sentir privilégiée.

Tu n'as pas eu besoin de regarder la carte, tant le choix de plat paraissait évident d'avance. Yep ! Confirmes-tu en ajoutant que les bonnes vieilles habitudes, ça ne se change pas.
Voyant la péruvienne jouer avec ses baguettes, tu contiens difficilement un petit sourire. Il n'est pas moqueur ou du moins pas d'une façon méchante. Tu trouves cela "mignon" en un sens, le fait que ton amie semble sans cesse redécouvrir les habitudes coréennes lorsqu'elle met un pied hors de sa piaule. *Bienvenue dans le monde réel*, penses-tu en gloussant intérieurement.

Tout en redécouvrant le maniement des baguettes, Alessa te propose une collation. enfin... "proposer", c'est un grand mot. En vérité, elle ne te laisse jamais véritablement le choix. Payer, c'est une forme d'excuse chez elle. Tout comme toi, en fait. Toi aussi, tu offres pour accentuer tes demandes de pardon.
A tes yeux, Alessa est déjà pardonnée. Par le simple fait de t'avoir envoyé un sms et d'être là, en face de toi. Mais, tu sais que refuser son offre ne sert à rien. Car, elle a besoin d'un oui pour se sentir libérée d'un pan de culpabilité. Alors tu te résignes à acquiescer avec une gêne légèrement pincée sur tes lèvres.
- C'est gentil, tu n'es pas obligée. Pour la peine je paye le repas. Tout comme le sien fut clair, net et précis juste avant, ton regard traduit la même chose : pas de mais possible. 50 - 50. Te justifies-tu inutilement. C'est comme ça, pas autrement. Alessa ne touchera pas à cette note. Même pas d'un won.

N'ayant pas une grande connaissance en alcools divers et variés, tu optes pour un soju. Très répandu, peu cher et qui ne devrait pas te mettre par terre. Enfin, pas avec la petite quantité servie pour accompagner un plat. Car, dieu sait que tu as l'organisme d'un enfant de trois ans, face à l'alcool. Ton compte est vite, très vite, réglé par certains petits effets.

- Tu deviens quoi ces derniers temps ? Cette question te fait relever le nez de la carte des boissons. Tu te mordilles la lèvre, hébété. C'est fout comme tu as toujours tendance à vouloir dire "bah écoute, rien de spécial" et ce même si cela fait des lustres que tu n'as pas vu la personne en face de toi. Il faut dire que ton quotidien n'est pas très mouvementé. La routine, quoi.
- Hm... Eh bien... L'université, quoi ! Tu glousses. J'ai toujours le nez dans mes dossiers, lorsqu'il n'est pas collé à mes sites d'achats en ligne ou que je ne dors pas comme une marmotte. Après... Rien de bien spécial. Je sors, fais en sorte d'accorder assez de temps à tout le monde, etc, etc. Te passant une main dans les cheveux, tu réfléchis à ce que tu pourrais dire de plus. Hm... J'ai largué mon dernier petit-ami en date, aussi, m'enfin... Tu me connais. S'il y a bien un défaut qu'on peut me donner, c'est de ne pas savoir me caser avec mes copains. Et euh... Voilà ? Je pense que c'est à peu près tout. J'ai pas fait de choses folles depuis la dernière fois qu'on s'est vu. J'attends les vacances pour retourner à Busan quelques temps et passer un maximum de ma liberté à me pavaner à Séoul. Tu allais enchaîner par un "et toi ?" mais... Ton petit doigt te disait, bizarrement, que mademoiselle n'avait pas du voir grand monde ces temps-ci. Alors, tu te ravises et demandes plutôt : Tu as repris contact avec les autres, récemment ? Tu m'as envoyé un sms, mais, tes autres amis doivent s'inquiéter si tu n'as pas fait de même.


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Message(#) Sujet: Re: paper aeroplane | bitna&alessa Mer 11 Juil - 10:34


bitna & alessa

paper aeroplane


Ca lui fait bizarre, d’un coup, le monde réel. Une vague d’émotions, d’odeurs, de bruits à la fois qui l’agressent et l’émerveillent en même temps. Entre les fleurs du bord de la rivière et la senteur caractéristique des Marlboro les moins chères doublées de transpiration renfermée dans les tramways bondés de la ville. Les enfants criards et les jeunes bourrés qui se lancent des invectives de part et d’autre du quai. En comparaison, le restaurant à sushis lui paraît d’un calme enveloppant, malgré le grill crépitant constamment doublé d’une radio geignarde diffusant tout l’indie actuel. La rumeur environnante lui est familière et la repose davantage que l’épreuve de la ville à traverser. Et, comme un cadeau clément de la providence, le rire et le timbre doux de Bitna viennent ponctuer la mélodie incongrue du resto de quartier. Alessa se sent chez elle. « Je parle parfaitement coréen, de quoi tu parles ? » lui rétorque-t-elle, malicieuse, appuyant exagérément son accent péruvien pour l’occasion.

La gêne de la part de la plus jeune passée, les deux retombent confortablement dans leurs habitudes d’antan. Même boisson pour chacune, même plat à commander. Même chamailles quant à la discussion de qui paie quoi et même dénouement du 50/50, protestations d’une Alessa indignée mais vaincue en prime. Et putain qu’elle aurait tué pour que la soirée s’éternise, parce que jamais le contact extérieur ne lui avait paru si doux. Un instant, elle en oubliait sa bourse qui s’émiettait entre ses doigts, ses contacts raréfiés avec sa famille, Dania, toute cette merde qui si vite la submerge et qu’elle arrive si peu à remettre en perspective. - Hm... Eh bien... L'université, quoi !  J'ai toujours le nez dans mes dossiers, lorsqu'il n'est pas collé à mes sites d'achats en ligne ou que je ne dors pas comme une marmotte. Après... Rien de bien spécial. Je sors, fais en sorte d'accorder assez de temps à tout le monde, etc, etc. Alessa opine du chef, relâchant un peu la pression exercée sur les pauvre baguettes en plastique et elle relève le nez pour renvoyer son sourire à Bitna. Sourire qui se morphe en rictus incrédule lorsque celle-ci enchaîne sur sa dernière conquête-rupture en date. Alessa s’est toujours émerveillée face à la capacité de Bitna de ne tenir ses relations qu’au terme de quelques semaines. Pour elle, dont les seules deux relations n’en étaient pas vraiment, l’une ayant tenu sept ans dans le secret et l’autre s’étant conclu sur une friendzone mutuelle dans un Burger King, ça relevait de l’impossible. Rencontrer autant de gens, y voir une potentielle conquête, et conclure, c’était trop de socialisation. Cela dit, Bitna est jolie. Et douce, et abordable, et bien des choses qui en font de bonnes amies mais qui demeurent incorrigiblement incompatibles et éloignées du caractère de la Péruvienne.

« Tant mieux pour toi. Son rire me donnait des frissons d’horreur. »

Mimique distraite, la jeune femme tape le rythme de la musique qui passe du bout des ongles. Les vacances, elle sait d’ores et déjà qu’elle les passera ici, à Seoul. Au mieux, Hodge lui proposera de l’emmener quelque part et elle refusera pour ne pas avoir l’impression de lui taxer de son argent. Au pire, elle répéterait le même schéma auquel elle s’astreignait depuis quelques temps : rester enfermée, disparaître de la surface du monde, enfiler clopes sur larmes et attendre de se sentir mieux. Ça arrivait peu en ce moment. Tu as repris contact avec les autres, récemment ? Tu m'as envoyé un sms, mais, tes autres amis doivent s'inquiéter si tu n'as pas fait de même. Sur ces paroles, la cadette retourne à Bitna un air coupable. « Je pense pas qu’ils s’inquiètent à ce point, tu sais. » Ses quelques proches amis à Seoul la connaissent suffisamment pour comprendre son fonctionnement. Les autres ne la connaissent pas assez pour s’en inquiéter, et ça lui va très bien. Nulle envie d’expliquer ce qui ne va pas ici, ce qui ne va pas chez elle. Elle préfère garder son côté joyeux et sociable pour les occasions où elle a la foi de le sortir. « Puis tu sais, je vois des gens aussi. Son visage s’anime alors qu’elle entreprend d’énumérer : Gosun…Hodge…et Hodge. J’ai cité Gosun ou pas encore ? » Sa mimique penaude est univoque. Ce n’est pas suffisant, elle le sait, et malheureusement son ex et sa pote sont parmi ses quelques proches en Corée. Parmi les quelques, comme Bitna, qui pardonnent ses absences répétées et inexpliquées. Qui tolèrent qu’elle reste dans le noir sans essayer d’intervenir parce qu’elles savent qu’elles essuieront un rejet.

« Mais j’ai rencontré une fille y a pas longtemps. »

Et voilà. Bombe lâchée par sa maladresse flagrante, dont inconsciemment le serveur les sauve en prenant leur commande. Alessa retourne à ses baguettes.  « Je veux dire, rencontrer, c’est un très gros mot. Mais on passe un peu du temps ensemble et je l’aime bien. » Elle se surprendrait elle-même. Sous son ton décontracté, c’est la première fois que la Sud-Américaine avoue une quelconque affinité envers Gaeul – surtout pas face à elle. Leur relation s’était plus résumée à une proximité chien-chat. Des élans de camaraderie, d’affection même bien masqués sous une mésentente notoire. « Un peu », se reprend-elle pour sauver les meubles. L’aimer bien n’est pas le terme-casquette qui lui semble approprié. Si elle pouvait ne plus avoir à supporter sa condescendance écrasante, d’ailleurs, elle vendrait son âme. Mais Gaeul reste une rencontre. Une interdépendance insupportable qui les lie, surtout. Beaucoup de flirt, aussi, mais rarement son envie de la plaquer contre un mur dépasse-t-elle son envie de lui claquer la porte au nez tout court. « Tu dois la connaître », poursuit la brune, remerciant le serveur en saisissant la bière qu’il a posé devant elle. Elle trinque avec son acolyte en marmonnant un salud passe-partout et termine sa phrase à reculons. « Gaeul. Je t’ai déjà vue avec elle je crois. » Elle regrette presque de s’être lancée sur cette pente, mais n’a plus le choix et c’est tout naturellement qu’elle conclut : « Ses parents ont proposé de payer mes études, si je travaille pour eux après. Du coup je la croise souvent. »
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Message(#) Sujet: Re: paper aeroplane | bitna&alessa Sam 14 Juil - 1:46

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Maintenant que tu as retrouvé tes marques ici, tu remarques avec un certain étonnement que cela faisait, quand tu y penses, des lustres que tu n'y étais pas venue manger. Pourtant, tu raffoles des plats qui y sont proposés. Certes, c'est un restaurant asiatique, cela n'a rien de bien extraordinaire ni exotique. Mais, tu ne sais pas... Ce restaurant à quelque chose, un plus. Une âme, peut-être ? Premièrement, les employés y sont toujours très accueillants et une certaine ambiance conviviale plane agréable dans l'air délicatement parfumé par les épices et plats cuisinés. Ensuite, la touche personnelle du chef fait qu'un tu-ne-sais-quoi te pousses à revenir. Pour retrouver ses saveurs que tu n'as pas forcément ailleurs. Bref. Tu es, par conséquent, très heureuse de revenir t'attabler ici. Particulièrement en présence d'une amie comme Alessa. Après tout, c'est avec elle que tu es venue ici pour la première fois. Puis, c'est avec elle que tu es revenu, toutes les autres fois. Oui, c'est ça. Voilà pourquoi tu n'étais pas réapparu par ici. C'est parce que tu n'étais pas avec la bonne compagnie. Ce restaurant = Alessa. C'est comme ça. C'est inconscient, subconscient. C'est un endroit que tu associes particulièrement à elle et que tu ne sembles pas particulièrement vouloir associer à quelqu'un d'autre.

Malgré toi, un large sourire étire tes traits. Un sourire apaisé, un sourire qui traduit le fait que tu apprécies l'instant présent, que tu le croques à pleines dents. L'exagération de l'accent étranger de la brune te faisant face ajoutant de l'amusement à cette esquisse épurée.
- Bien sûr, bien sûr. Une véritable coréenne née ! La taquines-tu en essayant d'imiter ses difficultés. Imitation probablement ratée, étant donné que l'accent de la péruvienne est placé pile sur une sonorité qui fait pâlir n'importe quel asiatique essayant de prononcer les choses à l'anglaise ou à l'américaine. En tout cas, cette tentative à le mérite de vous faire rire. C'est le principal. Car, si tu es susceptible à mourir, tu as paradoxalement beaucoup d'auto-dérision.

Alors que tu abordes le sujet de ton fraîchement titré "ex", une légère grimace te fait tiquer avant de disparaître, comme si de rien était. Parfois, tu crains ce que pense ou pourrait penser autrui de ta personne. Après tout, là où l'on peut t'énumérer de nombreuses qualités, l'on peut aussi t'incendier de cruels manques de valeurs. Te colle-t-on l'étiquette de fille facile ? De manipulatrice ? Te juge-t-on pour jouer de la sorte avec les cœurs masculins ? Tu ne sais pas. Tu prétends t'en moquais et ne pas vouloir savoir. Mais, dans le fond, c'est une question qui te taraude. Est-ce qu'Alessa trouve que tu manques de valeurs ? Cela te ferait de la peine autant que cela serait compréhensible. C'est vrai. T'as pas de valeurs. Pas avec eux, pas avec la gente masculine. Et ce, non pas par plaisir, mais, par incapacité. Tu ne peux pas rester avec quelqu'un lorsque ton fort intérieur te rappelle, te hurle, que ça finira forcément par bloquer à un moment donné. Parce que tu n'aimes pas ça, les hommes. Pas de cette manière là. Enfin ! Comme toujours, tu ne pousses pas à la réflexion, encore moins à la remise en question. Te contentant de glousser aux aveux de ton amie quant à son avis sur ton dernier compagnon en liste.
- Ah, oui, c'est vrai. Il ne brillait pas par son intelligence, cela s'entendait dans ce rire... Hm... Plus proche du hoquet qu'autre chose. La suite de ta phrase, à moitié étouffée par un bâillement, aura probablement le don d'arracher un rire à ton acolyte, laissant son imagination deviner ce que tu sous-entends par tes mots. Il ne brillait dans aucun domaine, pour tout dire, en fait. Je ne sais pas trop ce qui m'a attiré. Tu soupires, roulant exagérément du regard, un air théâtral et exaspéré peint sur le faciès. Je t'en prie, dongsaeng, la prochaine fois ne me laisse pas tomber dans les bras du premier venu uniquement parce qu'il est beau garçon. Really. La plupart n'ont aucune personnalité, aucun intérêt, aucun fond. Boring. Même si, au fond, tu le sais bien : intelligent ou pas, tu ne risques pas de trouver chaussure à ton pied. Cendrillon aux passions refoulées.

- Je pense pas qu’ils s’inquiètent à ce point, tu sais. Ces quelques mots suffisent à te faire grincer des dents, mais, tu n'as pas l'occasion de lui claquer un "ne dit pas de conneries, babo !", Alessa poursuivant sur sa lancée. Puis tu sais, je vois des gens aussi. Gosun…Hodge…et Hodge. J’ai cité Gosun ou pas encore ?
Un soupir t'échappe, lui faisant guise de réponse. C'est fou à quel point, dans un seul souffle, tu sembles raconter toute une tirade quant à ton opinion sur les choses.
- C'est déjà mieux que rien, je suppose. Finis-tu par lâcher, abandonnant l'idée de lui tirer les vers du nez et de lui remonter les bretelles en lui dictant, telle une mère ordonnant à son enfant de ranger sa chambre, de prendre des nouvelles des autres. D'étendre et entretenir son cercle d'amis. déjà bien restreint de base.

Tes airs maternels désespérés se métamorphosent en ceux d'une adolescente avide de nouvelles croustillantes à la simple entente de cet intéressant "Mais j’ai rencontré une fille y a pas longtemps.". Pour tout dire, tu te fais violence pour ne pas l'agresser de milliers de questions de type "où, quand, qui, quoi, comment ???" Vraiment, pour le coup, la péruvienne pique ta curiosité. Et elle n'y va pas avec le dos de la cuillère.
- Je t'écoute, tu m'intéresses. Tu dis cela sur un ton camouflant difficilement ton enthousiasme aussi soudain qu'enfantin. Ton attention n'étant perturbée que le temps de prononcer ta commande et voir le serveur s'en aller. Aussitôt cela fait, te revoilà accoudée à la table, tête posée sur les poings, corps penché en avant, vers ta camarade, presque vautrée, les yeux pétillants de curiosité.

Tu ne perds pas une miette de ce qu'elle t'explique. Toi qui es d'un naturel distrait, te voilà étonnement concentrée. Un sourcil s'arquant machinalement lorsqu'Alessa précise qu'il ne serait pas étonnant que tu connaisses la fille dont elle parle. à partir de ce moment là, des dizaines de noms fusent dans ton esprit. Comme si énumérer tes amies allait te permettre de savoir l'heureuse élue. Comme si cela allait te mener à l'eurêka!

Servie en boisson, tu remercies d'un hochement de tête l'employé avant de trinquer et porter ton verre à tes lèvres pour en boire une gorgée. Chose que tu regrettes aussitôt. Tu as choisi le moment où ta cadette balances l'identité après de longues minutes à te teaser. Identité qui ne te laisse pas de marbre, ce qui fait que tu manques de t'étrangler. Gaeul. Atteinte d'une quinte de toux, tu couvres ta bouche de tes mains, feignant que ton soju est étonnamment fort. Il te faut bien cinq minutes avant de retrouver ton calme. Te raclant la gorge comme pour effacer ce passage des mémoires.
- Alors, comme ça, Gaeul ? Ma meilleure amie ? vraiment ? Le monde est petit. Ton ton se veut neutre, mais, une pointe acidulée te picote le bout de la langue. Quand tu dis l'aimer bien c'est genre... Ou bien... Tu ne parviens pas à combler les blancs entre tes mots. Accentuant et allongeant, par conséquent, le "genre" et "ou bien" comme si ces termes traduisaient à eux-même le mot exact que tu cherchais, un geste de la main dans le vent accompagnant le chose. Un air de dire 'tu m'as comprise'. Et, hum... Depuis quand ?

Serait-ce de la jalousie qui point en toi, Bitna ? Oh, voyons. La Sin n'est pourtant pas à toi, si ? Serait-ce encore pour ses raisons que tu n'admets pas ?


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Message(#) Sujet: Re: paper aeroplane | bitna&alessa Mar 17 Juil - 11:19


bitna & alessa

paper aeroplane


Sa confession aurait presque été faite d’un ton égal si ce n’était pour ses yeux déviants, ses doigts nerveux et son attitude défensive. Rarement la voit-on aussi crispée et pourtant, bien qu’elle essaie de rendre ses mimiques aussi naturelles et désinvoltes qu’à son habitude, elle cache difficilement son appréhension. Elle a rencontré une fille. Voilà quelque chose qu’elle n’aurait jamais sorti en temps normal et pour cause – rien n’aurait pu légitimer une telle déclaration. Après tout, qu’y a-t-il entre elle et Gaeul ? Rien de qualifiable de sérieux. A peine de rencontre. Et l’héritière aurait été la dernière personne à laquelle Alessa aurait pu avouer avoir un faible pour elle. Tout juste un flirt. Des rencontres fréquentes, un peu trop pour qu’elles ne soient qu’anodines, mais qui virent quasi incessamment à la dispute, aux hostilités. Aucune qualification sur cette relation-là et pour cause, elle n’a rien à voir avec ses précédentes, si ce n’est l’anonymité de la chose. Rien qui puisse se rapprocher de la relation officieuse qu’elle a entretenue avec Dania. Rien, non plus, qui se corrèle à sa brève amourette restée sous couvert avec Gosun. Alors qu’a-t-elle rencontré au juste ?

Jusqu’ici pourtant ça lui allait. Ça lui allait de ne rien définir, autant que, présume-t-elle, ça convenait à Gaeul. Du flirt. Un push-and-pull constant qui se rapproche plus du négatif. Mais Alessa ne peut ignorer qu’elle a hâte de réitérer leurs rencontres secrètement. Elle ne peut passer à côté des regards qu’elles se renvoient. De leurs souffles bloqués dans leur poitrine quand leurs corps se rapprochent avec le désir d’en découdre. Leurs sourires maladroits quand enfin un cessez-le-feu semble naître et qu’elles attendaient avec trop d’impatience. Un besoin de proximité quitte à le regretter plus tard. Un baiser qui l’a laissée dans l’expectative sans qu’une suite ne vienne. C’est tout ce qui les unit, au final ; ça, et le statut d’Alessa de future employée de la compagnie de ses parents. Alors est-ce assez pour en parler ? Est-ce que ça suffit à légitimer que la Péruvienne en fasse une affaire, le mentionnant ainsi à Bitna, audible par tous dans le restaurant ? Elle commence à regretter.

- Alors, comme ça, Gaeul ? Ma meilleure amie ? vraiment ? Le monde est petit.

La sentence tombe et avec celle-ci le verdict : ça y est, elle regrette officiellement. Penaude, Alessa offre à sa vis-à-vis un petit sourire contrit, presque désolé – elle ne sait pas trop si c’est une bonne, ou une mauvaise chose, mais la neutralité de Bitna lui indique qu’elle aurait peut-être mieux fait de se taire. Quand tu dis l'aimer bien c'est genre... Ou bien... Et voilà. Ces quelques mots signent sa reddition et la jeune femme se retrouve acculée, sans moyen de faire marche arrière dans ses propos. Alors elle se retrouve à chercher ses mots pour alléger le sujet comme elle le peut. « Je sais pas. D’un côté, je pense qu’elle m’aime pas trop, et en même temps il y a toujours quelque chose quand on se voit. Rien qui suffise à construire une relation, hein, mais elle m’attire beaucoup. » Son coréen bancal lui fait défaut et ses propos se brouillent à mesure qu’ils tombent sur sa langue. Une gorgée de bière l’aide à se reprendre : « Je compte pas sur du sérieux. Tu sais, je fais pas les relations. » Les sous-entendus ont été assez nombreux pour qu’elle comprenne que ses envies sont réciproques. Et, si beaucoup connaissent le manque de propension de la jeune femme pour les relations sérieuses, elle ne saurait ouvertement dire qu’elle ne vise qu’un booty call. Et malgré la tentation de simplifier le trait, le fait est là : il y a toujours eu une indicible attirance entre elles, dans leurs sourires timides comme dans leurs colères et Alessa a plus que jamais envie de la concrétiser. Elle ignore même si le baiser qu’elles ont échangé suffit à présenter ainsi les choses, mais pouvait-on vraiment lui en vouloir ? C’était le plus qu’elle ait ressenti depuis Dania, et Dania l’avait laissée suffisamment vide pour qu’elle pense ne plus jamais se laisser aller à une tentation amoureuse.

Et, hum... Depuis quand ?

La question bloque la Sud-Américaine et ses sourcils se froncent. Depuis quand quoi ? Elle peine à savoir comment présenter les choses parce qu’elle n’a jamais réfléchi à une trame. A une qualification. Pourtant elle l’avait dit elle-même : elle l’aime bien. « Je sais pas trop, ça fait longtemps que je la connais. On se croisait beaucoup avant. Mais ça ne fait pas longtemps que... » Que quoi ? Que l’envie omniprésente de la plaquer contre un mur et de sentir son corps contre le sien parasite ses pensées, déjà désordonnées par le cannabis ? Le baiser qu’elles ont échangé remonte à quelques semaines mais son désir n’a pas de marque temporelle. Tant et si bien qu’elle se demande si elle ne l’a pas toujours désirée, s’il n’a pas fallu qu’une hostilité manifeste pour qu’elles le réalisent. Comment dire ça à Bitna et de quel droit pourrait-elle le faire ? « On s’est embrassées, mais je pense pas que ça signifie quelque chose. » Et Ô grand Dieu, pourvu que ça ne signifie rien. Elle n’était pas prête à revivre quoi que ce soit. Elle choisit la désinvolture : « C’est pas grand-chose. Mais tu vois, je sors de chez moi, je rencontre des gens. J'enlève les toiles d'araignées de mes aisselles. Je pensais que tu aimerais savoir ça. » Une conclusion parfaite et simplifiée pour un sujet qu’elle ne se sent pas de traiter maintenant.

« Et toi, alors ? A part ton ex-autruche ? »
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Message(#) Sujet: Re: paper aeroplane | bitna&alessa Sam 28 Juil - 22:22

Oh ? You raised yourself from the dead ?
Welcome back among us, zombie girl.
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Si cela ne risquait pas de te tourner très vite à la tête et te mettre en piteux état en l'espace d'un petit quart d'heures, tu aurais bu cul sec ton verre de soju au lieu d'y tremper tes lèvres, peu à peu, comme à ton habitude prudente. Cette nouvelle t'est vraiment semblable à un coup de masse sur la tête. Tu sais à peine quoi y répondre, à peine quoi en penser. Ne devrais-tu pas être contente ? Après tout, n'est-on jamais ravi d'apprendre que deux de nos amis, proches qui plus est, ont un semblant de début de relation qui pourrait éventuellement se conclure en un union ? Si ? Alors, pourquoi ne l'es-tu pas ? Pourquoi es-tu si mitigée ? Serait-ce par cause de regret ? De jalousie ? Une sorte de crainte d'être remplacée ? D'être mise en second plan dans la vie de cette fille qui représente bien des choses, pour ne pas dire tout ? Oui. Possible. Tu es possessive, après tout. Tu as besoin de te sentir aimée, importante, précieuse. Quand bien même tu adores Alessa, peut-être que tu crains de la voir gagner le cœur de Gaeul. Peut-être que tu crains de la voir tenir ce rôle que tu n'as pas su tenir, que tu n'as pas voulu tenir, que tu as fuis, telle une idiote refoulée et irréfléchie.

Le regard porté sur ton verre, tes doigts jouent sur la surface lisse et arrondie, légèrement marquée d'une trace rosée, là où tu as porté tes lèvres. Ton index suit la forme circulaire du récipient tandis que tu écoutes en silence ta camarade, te mordillant légèrement l'intérieure de la joue, acquiesçant parfois d'un hochement de tête, d'un simple "hmhm" ou d'un petit "arasso". à force de faire des cercles, de plus en plus vite, sur les rebords de ton verre, tu parviens à le faire 'chanter'. Chose qui t'étonne, t'arrachant un léger tressaut qui te fait arrêter d'office ton geste. Tu ne t'attendais pas à du cristal, dans ce restaurant. Tu te racles alors la gorge, comme si cela allait t'aider à te recentrer sur le sujet. Focus.

Sac-à-main posé sur tes genoux, tu fouilles son intérieur en quête de ton étui à lunettes. Une fois celui-ci dégoté, tu l'ouvres, t'empares de tes montures, passes un coup de chiffon dessus, fronces le nez lorsque tu tentes d'analyser si oui ou non tes verres sont propres, puis, les déposes sur le bout de ton nez. Reposant ton sac à tes pieds, tu viens lier tes mains dans une position et un air t'étant étrangement et rudement sérieux. L'effet étant, probablement, accentué par le regard perçant de bibliothécaire aigrie que te donne, parfois et un peu malgré toi, tes lunettes. Yeux plongés dans ceux de ta cadette, tu lâches un soupir avant, d'enfin, te décider à parler.
- Désolée pour le manque de réaction. Je préférais tout écouter avant d'en placer une. Disons que ça fait... Beaucoup d'informations surprenantes à enregistrer. (à moins que le terme exacte, très chère, soit "à encaisser" ?) Tu adoucis l'ambiance avec un petit sourire, ton regard s'attendrissant brièvement de ces yeux rieurs que tu as, lorsque tu souris normalement à pleines dents. Tu sais, je t'aime beaucoup. Je ne serais pas en face de toi, sinon. Mais, s'il y a bien une personne que j'aime plus que tout au monde, c'est elle. De ce fait... Tu soupires de nouveau. Fais simplement pas de conneries qui risquent potentiellement de changer l'opinion que j'ai de toi. Gaeul est... Hm... Fragile, même si elle ne le montre pas. Et être brisée par des idiotes, ça lui est déjà arrivé. Ton ton s'est légèrement abaissé, sur le mot "idiotes". Tu as mis le terme au pluriel, mais, tu es la mieux placée pour savoir que tu te lances, à toi-même, la plus grosse des pierres. Tu te passes une main dans les cheveux, tentant de ne pas te trahir par une quelconque expression coupable. Ça me ferait mal, si je venais à apprendre qu'elle ne va pas bien. D'autant plus mal si c'est de ta faute. Parce que dans le fond... Tu glousses légèrement. T'es pas futée, mais, t'es pas méchante. Alors ne gagne pas ce titre à mes yeux, tu comprends ?

Alors que les plats sont arrivés et déposés sur la table, tu joues un instant, tournant tes baguettes dans la box, avant d'ajouter à titre d'information, même si cela te laisse une once d'amertume, impalpable, en bouche.
- Juste comme ça, Gaeul n'embrasse pas n'importe qui. Du moins pas de ce que je sache. Si ça peut t'aider. Fendant à nouveau tes lèvres d'un grand sourire, peut-être un peu trop grand pour être totalement franc, tu souffles un joyeux "Mashikeh Mogoseyo !" comme pour en finir sur le sujet et passer à table. Chose qui t'arrange sûrement autant que la péruvienne.

Portant tes baguettes à ta bouche, tu ne peux contenir un "hmm" de satisfaction. Manger ici, ça t'avait manqué. Et les plats n'ont pas perdus en saveur, depuis la dernière fois. Si l'on efface ce petit épisode tendu, durant lequel tu a eu un instant amer, tu es plus qu'heureuse d'être là, avec alessa. D'ailleurs, maintenant que la parenthèse est fermée et que l'atmosphère s'est allégée, tu es assez désolée de ton comportement. C'est plus fort que toi, d'être "agressive" lorsqu'il s'agit de sujets te tenant un peu trop à cœur. Et Gaeul te tient clairement un peu trop à cœur. Tu espères que ton expression exprime assez bien le fait que tu es navrée de t'être un peu emportée, peut-être même d'avoir était un peu mauvaise langue, tu ne sais pas trop analyser.

Déterminée à partir sur les bonnes bases prévues au départ, tu n'hésites pas à suivre l'initiative de ton amie qui est de trouver un autre sujet de discussion. Sujet qui te fait lever un sourcil mêlant interrogation et incompréhension.
- Et moi quoi ? Tu finis de mâcher et avaler ce que tu as dans la bouche avant de continuer. Tu veux savoir si j'ai fait une rencontre un peu du style gaeul et toi ?


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Message(#) Sujet: Re: paper aeroplane | bitna&alessa Dim 9 Sep - 18:58


bitna & alessa

paper aeroplane


Les secondes s’égrènent et avec elles Alessa regrette chaque mot qu’il lui est pourtant tenu de sortir. Elle a commencé, maintenant il faut aller au bout. Du moins, c’est ce qu’elle se force à croire. Car chaque mot qu’elle colle au précédent la fait reculer un peu plus et se maudire d’avoir eu cette idée saugrenue. Chez elle, les mots ont un pouvoir ; celui de concrétiser un fait, qu’il soit réel ou non. Et proférer une non-vérité risque de l’accomplir ou de la retourner contre soi. Les scientifiques comme les aymaras craignent les mots. Ce n’est pas pour rien qu’Alessa fait partie des deux. Et pourtant, sans trop savoir dans quoi elle se lance, elle poursuit ses phrases, s’emmêle dans ses mots et sème la confusion dans ses pensées. Si officiellement si peu s’est passé entre Gaeul et elle, ça reste beaucoup. Pour elle du moins, elle la cocaïnomane renfermée sur ses souvenirs et qui a hermétisé son cœur à toute tentative d’incision. Suffisamment pour qu’un simple baiser devienne événement notoire dans sa petite vie sans remous. Bien assez pour qu’elle se rappelle leurs caresses dans un battement de cœur un peu déréglé. Parce que ça aussi, c’est trop pour elle. Avec Gaeul, tout semble devenir trop pour elle.

C’est pas grand-chose, sort-elle finalement, et face à un tel euphémisme elle se demande si ce n’est pas que maintenant qu’elle commence à mentir. Alessa choisit ses mots avec une prudence démesurée, les pèse et veille à ce qu’aucun ne puisse la trahir. Le regard de Bitna, incisif et inquisiteur, l’y pousse et elle s’en veut d’y céder. Mais ça n’a jamais été dans les qualités de l’Aymara de s’ouvrir si librement sur ses émotions, encore moins de s’extasier comme tout lui crierait de le faire. Ça aussi, ça porte malheur. Alors, tandis qu’elle fixe ses mains en se rappelant des doigts de Gaeul enserrant les siens, elle conclut sa tirade sur un haussement d’épaules qui donne à son propos un trait univoque. Un sourire vient ponctuer sa dernière remarque, assure à Bitna qu’il n’y a pas grand-chose à ajouter sur cet événement si peu remarquable. Qu’y aurait-il à dire de plus ? Elles avaient fait l’amour et pour la première fois, Alessa n’avait pas eu en tête l’image amère de Dania près d’elle, n’avait pas caché ses larmes en se rhabillant et n’avait pas couru chez elle pour dégueuler son remord et son dégoût d’elle-même. Elles avaient fait l’amour comme on découvre le bonheur et elle avait gardé les yeux ouverts pour lui sourire, s’était raccrochée à son odeur en la quittant et elle avait accueilli l’insomnie rituelle du soir avec une joie d’ado. Et divulguer ça, ce serait le rendre tangible et impossible à reprendre. Ce serait offrir à quelqu’un le secret qu’elle voulait garder pour elle.

- Désolée pour le manque de réaction. Je préférais tout écouter avant d'en placer une. Disons que ça fait... Beaucoup d'informations surprenantes à enregistrer.

Au-dessus des mains qu’elle s’applique à fixer se trouve une Bitna aussi perdue qu’elle. Quand elle reprend la parole, son ton semble hésitant, presque contrarié, et Alessa s’efforce de ne pas le remarquer. La laisse poursuivre : Tu sais, je t'aime beaucoup. Je ne serais pas en face de toi, sinon. Mais, s'il y a bien une personne que j'aime plus que tout au monde, c'est elle. De ce fait… Fais simplement pas de conneries qui risquent potentiellement de changer l'opinion que j'ai de toi. Gaeul est... Hm... Fragile, même si elle ne le montre pas. Et être brisée par des idiotes, ça lui est déjà arrivé. La Péruvienne s’applique à ne pas dévoiler sa surprise. Le serveur les interrompt quelques secondes pour déposer leurs plateaux de sushis sur la petite table, leur octroie le temps de se reprendre. « Je t’ai dit pourtant, ce n’est rien de sérieux, et je pense que c’est pareil pour elle », objecte alors la métisse, encaissant pourtant la sentence de l’aînée. Face à elle, pensive, cette dernière ne remarque pas sa grimace d’incompréhension.

Ça me ferait mal, si je venais à apprendre qu'elle ne va pas bien. D'autant plus mal si c'est de ta faute. Parce que dans le fond... T'es pas futée, mais, t'es pas méchante. Alors ne gagne pas ce titre à mes yeux, tu comprends ?

Les lèvres de la cadette se pincent, lui autorisent quelques secondes pour procéder ce que Bitna essaie de lui transmettre. S’agit-il de menaces ou de simples précautions ? Il y a une défiance dans les yeux et les mots de la jeune femme, c’est indéniable. Et pour la première fois, Alessa ose le relever. « T’inquiète. Je vais rester conne et sympa, c’est plus dans mes cordes. » L’amertume de ses mots disparaît dans une gorgée de bière et elle continue d’accuser le coup, silencieuse. Mais qu’a-t-elle à dire ? Alessa, l’outcast à la peau trop sombre que la drogue abrutit quotidiennement, que pourrait-elle connaître aux sentiments ? Que connait-elle de Gaeul, déjà ? Visiblement pas grand-chose : Juste comme ça, Gaeul n'embrasse pas n'importe qui. Du moins pas de ce que je sache. Si ça peut t'aider. Alors Alessa repense à leurs baisers, à la douceur nouvelle mais manifeste de l’étudiante. Elle se rend compte qu’elle aimerait contredire Bitna mais elle n’est plus sûre d’en avoir le pouvoir. Alors elle ajoute comme dernière défense : « C’est pas aussi profond que ça. Alors ne t’en fais pas pour ça, j’aurai pas ce pouvoir sur elle. »

Malgré tout, ses mots continuent de tourner. Elles mangent en silence, essaient d’ignorer la tension qui avait tantôt envahit la table pour qu’elle s’en aille d’elle-même. La meilleure défense aux critiques est encore d’y faire la sourde oreille. Alors Alessa détourne le sujet de Gaeul et renvoie la question à Bitna quant à ses amours à elle. Tu veux savoir si j'ai fait une rencontre un peu du style gaeul et toi ? Cette fois sa vis-à-vis accueille la pique avec un éclair de malice dans ses yeux. « Pas nécessairement. Une rencontre, tout court, ce serait un bon début. » Elle marque une pause pour prendre un maki, reprend une gorgée de sa bière et poursuit, faussement absorbée dans la contemplation de son plat : « C’est juste que je t’ai vu avec pas mal de mecs différents et ça a jamais vraiment marché. Et vu lesdits mecs, je ne pense pas que ce soit un problème de critères trop hauts. » Elle ponctue sa plaisanterie d’un sourire en coin, termine sa bière et repose son verre un peu bruyamment. « T’es sûre que le problème, c’est pas juste les mecs ? Y en a bien un parmi tes ex avec qui t'as vécu le grand amour, non ? »
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