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Message  Sujet: hostage — ((romee))     Lun 14 Mai 2018 - 20:56





I'm scared just as much as my heart flutters, cause destiny keeps getting jealous of us, I'm just as scared as you, when you see me, when you touch me

Y a une certaine plénitude, jamais dérangée par la solitude ; de la chambre dépeuplée par les autres occupants, le laissant ainsi le seul vivant, à investir les lieux ce soir - garçon paisible étendu dans le noir. Qui plane à quatre mille dans l’espoir de trouver le sommeil, pouvoir enfin reposer le fragile appareil ; d’un corps un peu trop malmené, par la fatigue accumulée. Mais non, l’esprit s’obstine à rester en éveil, et on trouve le temps long - se trouve tout de même en somnolence partielle, quelque part entre la terre ferme et la douce inconscience, état second presque de transe. À se demander, si jamais on dormirait, sans quelques produit pour aider, à tranquillement sombrer. Il ferme les paupières, espoir éphémère, de trouver quelque repos ; à pas y croire trop. On laisse se dessiner sur l’encéphale, quelques songes bien banals ; apaisants, plaisants. Et enfin on sent que l’on glisse, dans un début de sommeil si lisse ; bercé par une calme respiration, dans la pénombre seul son.

Et même pas ne sont entendus, ceux de sa venue - peut-être se sera-t-elle fait discrète, la porte doucement ouverte ; dans tous les cas la présence pas remarquée par Tae Il, lui qui était si tranquille - pas avant de sentir un corps à côté du sien, quand se glisse sous les draps l’inopportun. Quelconque expression de surprise alors qu’il ouvre un oeil, l’esprit si peu disposé à l’accueil ; d’une silhouette gracile, aperçue entre les cils. Coup au coeur, vite figé de stupeur ; à reconnaître celle que même la pénombre aura pas su rendre anonyme, trahie par son odeur et la connaissance parfaite de cette forme fine. Romee comme une figure intemporelle, le palpitant qui a un peu trop peur d’elle ; et de tout ce qu’elle signifie, à toujours nous rappeler pourquoi on a fui. Seul poison que l’on refuse de s’injecter, d é p en d a n c e indépendante de notre volonté ; et rien qu’à la sentir contre nous, le coeur est à genoux ; le corps incapable de se mouvoir, et alors on voudrait bien se laisser choir. À pas savoir quoi faire ou quoi dire, impossible de choisir, quelle serait appropriée réaction ; garçon assailli par une vague d’émotion. Et puis finalement, avec toute l’innocence d’un enfant, voilà qu’il ose se laisser aller à quelques paroles ; organe vital battant à une cadence folle.

Euh...hm...Romee ? Qu’est-ce que...qu’est-ce que tu fais là ?

La voix traînante et sans assurance, déstabilisée par sa présence ; comme s’il avait pas suffi de tomber sur elle en arrivant au dortoir, il fallait qu’en plus elle vienne nous trouver ce soir. Et Tae Il, il commence à perdre le fil, sait plus que penser de tout ça ; plus envie de trop s’attarder sur son cas - leur cas et leur joyeux désordre-tempête, à avoir peur d’une catastrophe complète ; qu’à deux ils explosent comme l’orage. Peur du retour de la rage ; peur de lui-même et de son esprit sinueux, qui penche toujours entre la rage où un attachement dangereux. Peur de s’égarer, à trop y penser, alors il décide de ne plus réfléchir ; que pour ce soir seulement il peut arrêter de fuir.

Retrouvailles émues, avec quelque tendresse qu’on espérait plus ; le bras passé autour de son corps, rappelle la plénitude qu’on éprouvait alors (avant de tout envoyer voler, par peur de la laisser nous prendre notre l i b e r t é). Gestes aussi peu assurés, que ceux d’un gamin expérimenté, à venir la coller un peu plus contre lui ; se permettre d’aimer ça juste pour cette nuit. Et les pulpeuses remontent en un doux sourire, à se souvenir qu’il y avait doux plaisir, d’ainsi l’avoir contre le coeur - se sentir si bien et plus avoir peur. Pas vouloir fuir une seule seconde, ni vouloir être ailleurs le moins du monde.

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Message  Sujet: Re: hostage — ((romee))     Mar 15 Mai 2018 - 0:32





I wanna be alone ; alone with you - does that make sense? I wanna steal your soul and hide you in my treasure chest

L'air lourd de charges fleuries depuis que leurs regards se sont croisés par mégarde, le temps suffisant pour que les yeux rivés au plafond s'endorment dans des pensées qui étaient leurs ; l'insipide déclarée qui de l'âme froissée s'effraye à la vue de ce coeur si fraichement cicatrisé. Mais elle ne saurait y crier prudence quand ces communs iris agitent et font frétiller la seule commissure de ses lèvres chantantes. Le sourire d'une douce mélodie figé oublie la charogne qui y dansait autrefois d'houleuses scènes de rage et elle s'abrite sous le seul souvenir heureux, éphémère qu'il ait eu, pour embrasser l'unique pointe d'obscurité du tableau ; la fuite. C'est alors que le jumeau de son âme se crispe quand la tête remue l'image de son soudain départ, la gêne encore imprimée sur ses paupières battantes, elle l'imagine lui échapper à nouveau. Alors elle s'informe, se déforme dans sa seule frénésie de le retrouver dans la chaleur qui fut la leur d'antan. Et il y a cet intarissable besoin de ce qui lui ait connu quand elle se perd à nouveau, la nuit levante, sur des balades de ses songes mal-fichues, le tempo de tout ce qu'elle rate à s'en vouloir, tout ce qu'elle détruit à se permettre.

Alors, l'affolant besoin de réconfort glisse sur sa nuque nue, glace ses mains maigres et oppresse son sternum de contusions électriques ; elle sait dans quelle trou noir s'enfoncer, la perte régulière, l'ancre fixée à son sourire soleil pour éviter qu'elle oublie ce pour quoi elle était ici ; l'aventure de la passion mordante, morsure aux relents de vivants, ce sentir plaisamment exister tandis que l'aveugle et aveuglante d é p e n d a n c e endort sa raison d'envoutants parfums familiers. Et elle entre. Guidée par la vue de l'astre brillant, elle se permet éclipse rosée dans ses draps immaculés qu'elle vient épouser de son corps gelé. Le mélange entre mélancolie et fatigue lâche le voile étoilé sur sa bienséance soudainement égarée pour que sa voix monotone aux notes désireuses scandent ce qu'elle aime à appeler sa piqure de rappel bien à elle,  

Elle te va bien cette nouvelle couleur de cheveux Ily

Le plaisir de jouer sur un surnom ancien qu'elle chuchote de douceurs mal-placées quand le pourpre des souvenirs emmagasinées la tente dans ce qui ne lui est cruellement plus permis. Alors elle s'inflige – reste sur son minois ce sourire méthodique, tandis qu'elle le voit émerger de balbutiements gênés. Elle ravale sa névrose nocturne quand elle croit une poignée de seconde avoir perdu tout ce qui les enchantait – réalité crue passagère d'une comète gommée quand son bras vient finalement l'entourer. Gestes communs d'une collision s'extasient et elle récupère la lueur sincère de son email qu'elle ne saurait plus camoufler. Noyée dans un plan-séquences de ce qu'ils avaient autrefois, ses doigts gravés d'anachronisme naturelle glissent sur la naissante mâchoire qu'elle sent affinée d'une maigreur présumée maladive, et la lutte s'active contre ce qu'elle se serait élevée à faire si seulement sa question n'avait pas frappé son crâne endormi pour la piquer de ses sensations de douces accalmies.

Je sais pas ce que je fais là pour être totalement honnête...

La largesse de cette connexion lyrique la blesse quand cette chaleur lui empoisonne l'esprit et elle pense le vent lui glisser entre les phalanges à nouveau, l'incapacité de le retenir, la venue d'un mirage qu'elle acceptait pour trop bon parce qu'elle en est persuadée ; elle l'avait fait fuir. Puis il y a son rire qu'elle fait résonner innocent dans une réalité toute autre que la raison commande, parce qu'elle est pétrifié de le rencontrer une deuxième fois ; l'aimant de son coeur cependant impossible à décommander.
D'une valse aux spasmes bercés d'inquiétudes, sa main se fraye chemin jusqu'à sa nuque naissante quand elle finit par se pencher ; de la pressure de ses lèvres sur sa commissure soleil, elle raconte ses envies et ses craintes, chante l'appareillage de son crâne aux pensées malmenées et prie ce qu'elle ne saurait plus espérer.

J'aurais pas dû venir ?

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Message  Sujet: Re: hostage — ((romee))     Mar 15 Mai 2018 - 13:57





I'm scared just as much as my heart flutters, cause destiny keeps getting jealous of us, I'm just as scared as you, when you see me, when you touch me

Et d’une voix ô ! si charmante, elle envoie valser le doute et fait une âme chantante ; prête à poser sur quelques harmonies, les émois d’un coeur qui réclame désormais ce contact à grands cris - inconscient qu’il était jusqu’alors, du manque d’elle contre son corps. Ce serait même prêt à l’effrayer, si l’esprit n’était pas si embrumé ; à moitié encore dans le songe qu’il était prêt à rejoindre, sommeil illusoire que l’on a bien du mal à atteindre. Mais on ne lui en tiendra pas compte, la blâmer de sa présence serait presque honte ; quand on est si apaisé par la chaleur qu’elle dégage, éclat solaire prêt à chasser l’orage. Parce que Romee comme un rayon astral, réchauffe et illumine l’organe infernal ; quelques mots caressants, et une appellation souvenir d’antan, sembleraient suffir, à faire persister le sourire.


Balayée la gêne pour au moins quelques temps, et comme un automatisme ou même comme avant, reviennent quelques habitudes et gestes qu’on osait plus attendre ; comme réveillés par le simple contact d’une peau si tendre. Marques d’affection presque imprimées, sous la peau abîmée, les doigts mécaniques, viennent glisser sur la créature angélique ; se perdre dans la douceur de la chevelure et, sur le crâne quelques cercles dessiner. Impossible de se montrer de glace, face à un être qui a pris tant de place, dans le palpitant malmené, qu’elle avait su apaiser. Trop de tendresse à son égard, ravivée par un simple regard - alors Tae Il laisse parler ses envie de douceur, se laisse aller à elle au moins pour quelques heures.

Tiens, tiens, ça faisait longtemps que personne ne m’avait appelé comme ça…Meeni. Et...merci. J’avais envie de changer un peu, je suis content que tu aimes.

Les paroles déjà marques, de toute l’importance par laquelle elle se démarque, pour lui et rien que pour lui (semblerait-il qu’on ait encore les traces de quelque jalousie ; à pas vouloir la voir à un autre, alors que par nos faits elle n’est plus nôtre). Soupir d’aise à sentir les doigts glisser sur la peau maladive, la mâchoire osseuse preuve de sa dérive ; pourtant semble plus si malmenée sous ses affections, comme si elle pouvait réparer les fissures et commotions. Et lui de mains agiles (pourtant semblant si fragiles) vient effleurer sa peau, quelques gestes futiles mais valant mieux que mille mots ; pour exprimer les égards, raconter quelques histoires.

Et quelques éclats de malice viennent illuminer le regard, resteront invisibles comme le sourire dans le noir ; ravivent la joie toute enfantine, d’un simple gamin qui taquine.

Tu prends toute la place dans mon lit...c’est ça, que tu fais ici.

Clochette d’un léger rire qui vient égayer sa voix, quelques rayons de bonheur et une petite joie ; à résonner dans le creux de ses oreilles, les yeux perdus sur l’ombre d’une enfant-soleil. Qui risquerait de s’éteindre sous un nuage coupable, probablement soufflé par le garçon instable ; voudrait affliger de regret l’ingénue, à propos du bien fondé de sa venue - qu’il n’en soit rien. Au diable éveil inopportun ! Plutôt être conscient mais avec elle, que seul dans quelque ersatz de sommeil.

Hmmm...bon, c’est que j’étais enfin en train de m’endormir alors que je galère depuis une plombe, mais…

L’hésitation remplit une voix traînante et d é s a r t i c u l é e, qui se comprend parfois avec difficulté ; avant que l’on décide d’abandonner les filtres de toute façon abrogés, par la fatigue et les substances absorbées.

...mais. Peut-être bien, que j’dormirais mieux, maintenant que t’es là.

Douce honnêteté roule sur la langue, perturbe peut-être le coeur qui tangue - à lui avouer l’effet qu’elle a sur nous, qu’elle réussirait à calmer même de l’insomnie les remous. Romee presque aussi apaisante que les produits euphorisants, apporte plus de douceur à l’âme d’un enfant. Et les pulpeuses viennent poursuivre un peu plus leur course vers les cieux, à sentir sur leur commissure, lèvres douces pour effacer l’usure, réparer un peu ; alors lui-même relève la tête, et sur le front fait cueillette, de quelques embrassades dérobées ; un peu plus de tendresse, un peu plus d’allégresse, à ainsi lui voler, ces quelques instants chéris, de bien-être et d’oubli (oubli de lui-même et de ses ulcères, des peines constantes et des rêves éphémères). Un peu plus on la presse contre le corps détruit, ignorant l’inconfort que doit être le tronc amaigri ; les bras trop frêles et gelés contre sa peau albâtre, parce qu’on a une envie de proximité que l’on refuse de combattre.

“Oui - oui, t’as bien fait de venir.”

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Message  Sujet: Re: hostage — ((romee))     Lun 21 Mai 2018 - 19:11





I wanna be alone ; alone with you - does that make sense? I wanna steal your soul and hide you in my treasure chest

De feuilles d’or sont faites ses empreintes, ses doigts s’exerçant aux chancelements de sa peau figée et à la seule secousse de son attention, pâlie l’entière miséricorde des souvenirs douloureux. Qu’a-t’il de plus à apprendre à son coeur dont il avait fait sa demeure, habitant sa partie achillienne avec plus de mégarde qu’il en aurait fallu. Et la brise d’un espace clos se lève, caresse froidement sa poitrine immobile pour rappel de l’ancien vide qu’il avait laissé ou celui qui ne manquerait pas de revenir. Mais c’est au diable qu’elle offre ces réflexions, bien plus occupée à retrouver celui dont elle voudrait l’entière attention. C’est de cette chaleur qu’elle se rassasie quand la singularité des gestes l’invite sur espace que ses lèvres avaient pour habitude de marquer ; le creux claviculaire – jardin sur lequel elle n’ose poser pas même ses maigres doigts, préjudice d’un amour qu’elle savait faux. Elle est malade de cette parade et s’évade d’effleurements peu nourrissants quand finalement, ça se rompt ;

Laisse-moi en prendre encore plus.

Sortis d’un lumineux sourire, les papillons rouges d’un refoulement peu assumé virevoltent, lorsque ses bras finissent par l’entourer d’une étreinte plantée de sa tête enfouie dans son cou. Et elle croit revenir à la maison, la vagabonde retrouve familier domaine dans un passé qu’elle ne saurait vouloir enfouir. Les effluves de son parfum l'emprisonnement et délicate est la pression qu’elle exerce sur le corps qu’elle ne croyait plus connaître. L’honnêteté perdue pour l’irréalité qu’elle a baptisé comme telle après fuite détruite ; afin d’expliquer, guérir plus rapidement – il n’en voulait plus quand elle aurait chanté toute sa vie « I still want you ».

Il y a cette écoute de ses paroles dans lesquelles elle se plaît à se noyer, sanglant rappel qu’il ne faudrait plus rien espérer, construire sur des vérités intelligibles, non-dites. Pourtant il articule un violent mais incertain qui tranche et file une véracité qu’elle ne voudrait plus croire, parade d’une protection branlante. Et elle s’en détache, l’appel d’air entre deux corps arrachés irrite ses mensonges qu’elle s’était contée, gravant cicatrice précaire à son encéphale fragile. Pourtant l’éclipse se profilant ne saurait recouvrir sourire sincère pour des iris qui se complaisent d’admiration devant ce regard fatigué qu’elle souhaiterait rencontrer tout du long de sa vie sans jamais en devenir malade. Dépendance mal-fichue.

Ah oui? ça s’amuse quand elle devrait s’en contenter ou en fuir, mais elle continue, continue à sourire, à aimer espoir fortuit, je vais rester alors.

Et il lui sourit, il lui ment sûrement, mais elle serait prête à s’en satisfaire pourvu qu’il reste – r e s t e… Effrayée du battement que soudain prend son coeur, illuminé de cette fleur qui lui offre, elle saisit la seule chance cruelle de lui rappeler ce qu’il avait laissé pour embarquer tout ce dont elle lui aurait prié présence. Un rien baigné de tristesse incomprise quand ses doigts se glissent sur le chemin qui mène son épaule à sa pommette taillée un peu plus par la d é p e n d a n c e. Et elle s’apprête à jouer sur les questionnements à l’arrière consonance de rancune lorsque pourtant, elle ne lui voudrait qu’à la seule absence de raison, réponse suffisante. Alors elle plaque ses lèvres sur le haut de sa clavicule et de ses brûlantes morsures singulières qu’elle dépose, elle disperse entre chaque baiser ;

Ça fait.., ses lèvres s’engouffrent dans le creux de que ton os marqué, huit mois.., elles poursuivent sur la ligne de ta carotide dont elles sentent le pouls s’indigner, Ily.., elles mordent la pointe de ta mâchoire tranchante, t’étais passé où..?, elles laissent s’écouler le doux chuchotement sur ton oreille avertie, pour finir par y semer tendres baisers humides.

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Message  Sujet: Re: hostage — ((romee))     Mer 23 Mai 2018 - 23:21





I'm scared just as much as my heart flutters, cause destiny keeps getting jealous of us, I'm just as scared as you, when you see me, when you touch me

Et en quelques instants elle invoque le sourire croissant lunaire, dessiné sur le visage et alors solaire ; quand de ses mains expertes elle vient le graver sur son marbre, sa porcelaine de blancheur presque macabre - quand de ses mains expertes elle vient graver le réel, loin des bouffées d’euphories artificielles, et de fausses joies provoquées par quelques substances, par quelques affres d’indécence. Encore et encore virtuose statuaire s’obstine à sculpter la silhouette du bout des doigts, de quelques baisers qui viennent réchauffer le corps de marbre froid - gelé toujours malgré la chaleur ressentie, homme-statue qui ne peut plus dégager de vie ; figé à jamais dans l’expression, d’une seule et unique situation, un seul et unique état d’un garçon que l’on imagine pas faire grand chose, si ce n’est boire et chanter et sourire et s’injecter quelques doses. Et Romee comme Pygmalion aux doigts de fée, vient redonner vie à Galatée ; statue inconsciente qui souhaiterait pourtant la fuir, mais vers le créateur peut pas s’empêcher de revenir, pas en la sachant si près - impossible de lui résister. Alors on laisse ses courbes épouser la dureté de la pierre, sans même broncher se laisse faire ; la laisse nous insuffler un peu plus de vie, celle qui nous fuit tandis qu’on la réclame à grand cris (que l’on fait fuir de nous même sans le vouloir ; à penser qu’on l’appelle ainsi et vraiment y croire). Alors on laisse vibrer le rire dans la pénombre, la laisse envahir un peu plus notre ombre, se vautre sans y penser dans un confort ô ! si familier, comme rentrer chez soi après de longues années ; à se laisser glisser dans sa facilité sans même réfléchir, penser qu’on finira encore par se nuire. Préférer se noyer dans sa présence, pour oublier ce risque de décadence ; et de baisers il embrase le crâne, tandis que les mains profanent, la peau sur laquelle se déposent pléthore gestes tendres - preuves d’un attachement que l’on refuse d’entendre.

Prends-en donc autant que tu veux, ça m’dérange même pas...j’aime bien quand tu m’envahis, Meeni. T’es même une très charmante envahisseuse.

Les mots improvisés charmeurs, font dans les tympans leur demeure ; alors même qu’on les avait jamais invoqués, pas prévu de les prononcer, roulent sur la langue avec tant de naturel, qu’on ne saurait parler autrement à la belle - pas maintenant quand semble si lointain, l’éclat de sa colère et de son orage inopportun ; quand on ne désire que profiter de l’accalmie pourtant éphémère, puisqu’au loin on décelle les nuages annonciateurs de t o n n e r r e. Tae Il qui voudrait se noyer dans ce corps, semble maintenant y déceler véritable trésor - terre promise que l’on touchait du doigt, avant de s’enfuir et de la laisser là ; par peur de sentir que l’on ne pourrait plus s’en passer, la voir compromettre notre si belle l i b e r t é. Quelle liberté ? Liberté de papier mâché ; inventée de toute pièce par la marionnette qui veut pas voir ses fils, pas voir qu’il y en a plus de millle, penser alors que rien ne nous contrôle, quand en réalité on ne fait que tenir un rôle.

Et pourtant avec Romee, le rôle on l’oublie ; comme on s’oublie dans ses bras, à devenir tendre et aimer ça. Vouloir qu’elle reste encore un peu, vouloir jamais la quitter des yeux, vouloir que cet instant reste figé dans la pierre - avant que ce bien-être ne s’évapore dans l’air. Foutues accroches qui veulent pas s’envoler, foutue dépendance qu’on veut pas accepter - qui voudrait pourtant, à nouveau doucement, venir se terrer, dans le palpitant malmené.

Oui...reste. J’suis bien...là, maintenant. À l’instant précis - j’dis pas que j’le serais sur la durée mais pour l’instant. Pour l’instant ta présence est bien trop apaisante.

Trop vouloir préciser que l’instant est éphémère, pour se forcer lui-même à garder les pieds sur terre - se rappeler qu’il est nuisible et qu’elle-même lui nuit, se rappeler qu’il y a des raisons pour lesquelles il a fuit, se rappeler qu’il finira par prendre ses jambes à son cou, avant de finir une nouvelle fois devant elle à genoux.

Doux contraste pourtant insupportable paradoxe installé, entre l’amertume des mots et la douceur des baisers - ceux qu’elle vole de la peau tout le long, à faire venir quelques frissons, lui en faire fermer les yeux, d’un plaisir bienheureux. Tae Il qui raffermit sa prise sur elle, attaque de ses caresses la demoiselle - mains se promenant le long de son épine dorsales, à essayer d’ignorer les questions qui font mal ; respirer et c’est long et compliqué, tenter de penser à une réponse sensée. Pas vouloir expliquer et devoir lui dire, que c’est car il tenait trop à elle qu’il a préféré fuir. Peur des mots et de leur sens, lâcheté qui frôle l’insolence ; et pourtant on ose - inspire avant de lâcher quelque prose.

J’étais là - juste là. J’étais là, tu m’voyais juste pas - peut-être que j’voulais pas que tu m’vois en fait, ouais. Ouais j’avais prévu de passer inaperçu, du moins pour toi mais...t’as réussi à revenir. Quand même.

Pointe de reproche dans les mots chuchotés, quelques murmures qu’il aurait aussi bien pu crier.

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Message  Sujet: Re: hostage — ((romee))     Mar 31 Juil 2018 - 22:44





I wanna be alone ; alone with you - does that make sense? I wanna steal your soul and hide you in my treasure chest

Pluie sauvage bat sur le rivage de sa conscience la mélodie embaumée de ce qu’elle voudrait croire, enlace son coeur tendrement laconique pour ces heures perdues qu’elle semble vivre pour uniques, endort le temps d’une représaille sa raison titulaire, oublie ce qu’il viendra après ; révolver fleuri pointé sur le bord de l’hémisphère de son oracle amer – Alors, aux gouttes d’un air parfumé au plus reposant des arômes, elle se laisse bercer par sa douceur ponctuelle, s’efforce, comme elle peut, de s’en satisfaire ; musicalité féerique d’un apaisement éphémère ; parfaire sa diligence pour qu’il ne crie mégarde. À demi-teinte ce qu’elle attendait de lui, elle s'en peint le plus charmant des tableaux et précieuse de ce qu’il lui offre, indignée de ne pas y avoir eu le droit plus tôt, elle retire – pour ce qu’elle croit – des ailes la pensée parasite qu’il lui ment. Comptée sous ce seul peau contre peau, pour son seul souffle chaud à nouveau trouvé, un peu plus meurtri encore que la dernière fois, elle s’abaisse à cette volonté, s’y consacre jusqu’à que son coeur vigoureux s’en palisse, affabulations si bien aimées.

Les mots doux qu’il emploie usés par les mois d’absences, la berceuse si familière pour essai trop fragile, mais il y a ce  revers ombragé qui guette toujours ; on rappelle cruellement tout le temps compté de cette liaison sans avenir – trompe-l’oeil qui leurs sied à ravir. Pour finir par se briser, pour futur tracé sur paroles calculées ; le ressenti n’en démord, il n’y compte pas, il ne compte toujours pas rester. Grincement de vieilleries d’une jeunesse martelée par le désir – le désir d’être libre et on finit par en dépendre, dépendre du seul sentiment qui devrait nous en défaire, pour tenter de comprendre. Et il le fait, il se tue à petit feu pour comprendre, comprendre l’incompréhensible, comprendre ce qu’il n’y a plus à comprendre, se perdre jusqu’à en oublier qu’il vaudrait mieux ressentir.

Car le soleil soudain se couche, car la chaleur soudaine se perd, car l’espoir qui s’écoule en son coeur pèse lourd contre toute la déception de cet instant ; et enfin ça se rompt – son regard se creuse pour la dureté qu’elle rencontre, les doigts sur son épiderme froid n’y trouvent plus normalité aveuglante, frigide statut ; présence chérie pour corps endeuillé. Les doigts palpitent dans un vide opportun, le rose-touché abat la dernière parcelle de rêveries et les papillons, soudain assommés, quittent l’atmosphère enveloppante de magie. Muraille humide sur regard marqué, l’espoir honteux de retrouvailles gisant sur des lèvres réchauffées, quand elle se rend compte que rien n’a vraiment changé ; ni son amour pour lui, ni lui pour son envie de fuite – et elle le perdra, à nouveau, des douzaines de fois s’il le faut, mais toujours elle le voudra, pour l’aider – pour le sauver (pour lui). Relent amer pour ses litiges de réponses, amour mal contenu pour ce visage taillé aux milles tourments qu’elle aurait voulu savoir étouffer – parce qu’elle aurait voulu, orgueil à ne pas y penser, suffire à lui, à tous, à cette société.

C’est à se rendre fou cette pensée qui résonne entre les quatre murs, les échos de gloire pour sa présence, le blasphème dans leurs ombres sous-jacent à toute la rancoeur qu’elle ne voudrait comprendre. Juste pour le mensonge qu’ils incarnent à deux, pour deux – pour eux.

Taeil, pourquoi tu fais ça? La voix morose, l’effluve solaire pâlit et le corps, auquel on ne veut permettre plus de cette peau addictive, se relève ; détachement physique pour, on l’espère, un détachement de ressenti. Assise sur un lit qu’elle comprend être de passage, les yeux tapis d’allégresses ornés de crispations musculaires, elle poursuit ; Pourquoi tu te sens toujours obligé de préciser que tout ça ne va pas durer, que demain peut-être – sûrement, tu seras plus là? Pourquoi tu fais comme si me retrouver allait te causer du tord sur le long, à croire que je suis nocive pour toi? Et surtout… Ça émet une pause douloureuse quand dans l’encéphale le contrôle se brise ; Pourquoi je suis là alors que tu m’as laissée.

Toute la véhémence plongée dans ses paroles âcres engendre le pincement d’erreur qui réveille son coeur, elle s’en veut déjà à peine l’oeuvre de ses mots filés résonnée – voudrait-elle le perdre plus vite qu’il n’ait déjà prévu de le faire. Stature démolie, elle finit par attraper – se rattraper à sa main squelettique, bienfaitrice d’amour démolie, actrice de ce qu’elle avait pu détester ou haïr à aimer autant.

Pourquoi tu fais ça? Pourquoi tu me fais ça? Et… Délicat geste mal-accompagné – pensée verdâtre, ça retourne son bras, expose les ecchymoses de son seul amour de vie, parce qu’elle ne vaudrait, elle en était sûre, jamais plus que ces blessures-ci, chéries jusqu’à sa colère la plus profonde, jalouse de la dernière personne aimable de ce monde, pourquoi tu t’infliges encore ça?

(( Pourquoi la peinture, la poésie, les rêves, pourquoi tout me ramènent toujours à toi pour ensuite voler en éclats? ))

Tout le supplice partagé que de voir pareil être s’effacer de cette vie qu’il aurait voulu lui-même magique, et elle finit par se demander ; Pygmalion a-t’il failli auprès de Galatée? Sourire pour soleil levant, il y a ce pourquoi incessant qui retentit, maladie viscérale qu’il propage en son coeur doré, parce que ressentir devient trop dangereux, pour ce qu’il voudrait en faire croire du moins. Mais l’aube tend à se lever et l’enfant d’espoir assise sur draps immaculés se demande encore comment il lui faudrait l’aider, amour à ne plus prouver.

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Message  Sujet: Re: hostage — ((romee))     Mer 1 Aoû 2018 - 2:07





I'm scared just as much as my heart flutters, cause destiny keeps getting jealous of us, I'm just as scared as you, when you see me, when you touch me

Nouveau genre de paradis artificiel - cette fois moins nocif que l’habituel ; loin de son or nécrosant, nouveau genre de ravissement. R o m e e nouvelle drogue dont il voudrait bien se passer - mais au creux de ses bras il a bien du mal à en décrocher ; quand d’un sourire elle crée nouvelles fresques aux milles couleurs, et que ses rires harmonisent quelques hymnes au bonheur. Elle est nouvelle saveur d’une vie au fond monotone - loin des airs de folie qu’il lui donne ; elle est nouveau jour parfois, à la lumière des émois. Elle est créatrice même ce soir ; tant qu’on ne peut les voir, d’un nouvel espace pour deux gamins hors du temps, si beau si agréable et pourtant - pourtant le maudit ne saurait l’apprécier, et sa propre bulle que lui-même vient éclater.

Et il s’écorche de ses chaînes en tentant de les briser, s’écharpe les veines en tentant de s’y arracher - tirer un peu plus à chaque fois qu’il tente, de rappeler dans ses mots que sa présence ne peut être constante. Prisonnier fou d'attachement pour sa geôle, pourtant rêve de prendre son envol - et à grand cris le rappellera, quitte à se brûler la voix. Sans vraiment chercher à comprendre pourquoi - car au fond Tae Il il sait juste qu’il ne veut pas, se laisser endormir par le confort de quatre murs familiers, troquera son bonheur contre la liberté tant convoitée. Et pourtant fictive - parfois même nocive, c’est à en oublier qu’à trop vouloir la saisir, il finira bien par en mourir ; qu’à trop vouloir fuir, il en brûlera son plaisir.

Si elle est nouveau genre de poison, ses mots sont douloureux retour à la raison - loin des quelques instants de délicieux envol, et de la douce rêverie où le coeur s’affole ; les paroles pour nouveau genre de redescente, quand on regagne l’immonde Terre - et son propre petit enfer, loin d’une irréalité si plaisante. Et Romee cisaille de ses mots, tout ce qu’il y avait de beau ; pour lui rappeler, qu’il est mauvais, qu’il est lâche, qu’il fait tâche - et c’est involontaire sûrement quand on ne l’imagine vouloir nuir (à la mettre sur un piédestal malgré le besoin de s’enfuir), pourtant c’est bien l’amertume qui vient peindre de vert les pulpeuses ; la regardant se lever d’une oeillade douloureuse, et regretter d’encore une fois, s’être perdu au creux de ses bras.

Elle nous attaque de ses questions, affreuses interrogations - à s’en demander lui-même si ses propres paroles, à ce point ont été capable de la rendre folle ; et la détester un peu presque autant qu’il l’aime encore, de briser cet instant cette plénitude et ce trésor. Alors on décore la voix de macabres ornements, guirlandes aux couleurs si froides peintes de ressentiment ; pour avoir voulu penser qu’on ne voudrait pas la fuir - pour ne pas vouloir comprendre comment on sait se nuire.

Parce que j’voudrais pas que tu te mettes à croire que j’vais être là tout le temps - j’dis ça pour toi, ce serait con que t’espère des choses qui n'arriveront pas, j’ai pas envie de te faire ça. Parce que j’peux pas l’être, c’est une mauvaise chose - pour toi tant que pour moi. J’ai pas envie de vouloir être avec toi, Romee. C’est pas qui j’suis, ça le sera jamais - et si tu peux pas t’y faire, tant pis pour toi.

C’est l’enfant terrible qui veut trop crier son indépendance, pour oublier que pour elle y a même plus qu’une accoutumance - et que son être entier la réclame à grands cris, que c’est bien pour ça qu’il est parti, parce que changer pour elle lui semblerait se trahir, alors il court quitte à se briser les os en tentant de fuir. Parce qu’il sait aussi qu’elle est pas le seul poison - quelques pensées formulées en ersatz de raison, savoir qu’il est mauvais pour elle et avoir un peu peur de soi-même, se détester parfois un peu presque autant qu’on l’aime.

Pourquoi tu t’plains que j’t’ai laissée, hein ? Pourquoi t’es là, c’est vrai ça ? Pourquoi tu t’accroche à un gars comme moi, même ? J’vais pas jouer au jeu de l’auto-flagellation, j’suis pas à ce point pathétique. Mais j’suis pas bon pour toi, tu l’sais, je le sais - tout le monde le sait, demande donc à ton pote Armel.((légère pointe de haine ou jalousie, lancée à l’ancien ami))Et j’vais pas changer, j’suis comme je suis, alors - alors je sais pas pourquoi tu t’acharne, j’sais pas pourquoi t’es là en vérité. Tu devrais pas l’être - t’en tireras rien de bien.

Et il s’élève en même temps que la cage thoracique - douloureuses bouffées d’un air pathétique ; tandis que le martyr s’engouffre dans une drôle de spirale, buvant trop sa propre voie infernale - répète encore et encore qu’il peut pas être sauvé, à trop se plaire dans son rôle d’enfant gâché.

Tu t’fais ça à toi-même, Romee, c’est toi qui reste sans vouloir comprendre que je vais pas chan -

Soudaine interruption au milieu du grand numéro de l’âme torturée - descendre de scène pour un simple bras pointé ; quand on cherche à dénigrer le spectacle de ses ecchymoses, et les dénoncer comme si elles étaient mauvaise chose. C’est peut-être un peu sec qu’il le ramène à lui, avec toute l’horreur qu’il a des critiques de son mode de vie, et de son doux ô ! si doux échappatoire, sans quoi la vie lui semble bien trop noire.

Pourquoi tout de suite tu parles d’infliger, comme si j’en souffrais ? J’en souffre pas, Romee - c’est une bonne chose même. J’imagine que chacun a sa manière d’échapper à c’qui n’va pas, et c’est la mienne, voilà tout.

Elle est si douce presque caressante sa voix, quand il parle de ce qui le mènera au trépas - devenu aveugle à son corps à l’agonie, pour pouvoir échapper un peu sa vie. Et il pose ses yeux sur elle, se dit qu’elle est si belle, dans la lueur d’une aube qui perle, à la naissance du ciel ; pourtant affreuse de laideur quand elle voudrait le changer, lui qui se plaît à se dire qu’il ne peut être sauvé.

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— dans les vallées profondes de son visage, une ombre saignait en raz-de-marée rendant plus déchirant l'éclat de son regard labouré ;; @wajdi mouawad, anima
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