▲ up▼ down
to the good old days (armel)



 
HEP POTO, tu veux devenir un king de la roulette ? No prob, viens jouer à la Roulette juste ici !
TOO KOOL FOR SKOOL ♡ 27ème maj qui BRILLE tel une boule de cristal dans la nuit noire
CLIC ICI pour faire péter les news d'octobre ♥️
Wingardium Leviosa ! un peu de rêve et de magie, ça te tente ? viens vite T'INSCRIRE A L'ECOLE DES SORCIERS ♥️
NOUVEAUTÉS SUR HM ! Découvre les défis et nos semaines à thème : keur:
Tu entends ces hurlements, tous les soirs ?? what sors chasseur, pars à la chasse de Arcana la sorcière à mettre sur le bûcher !


Partagez | 
avatar
AGE : 21 AVATAR : kim taehyung (v ; bts) POINTS : 1891

NOUS A REJOINT LE : 09/08/2016

MESSAGES : 6290

MODETTE DOUCE ✺ LITTLE YANG BROTHER — I'M DUMBER ❥ UP TO THE LAST DROP
Voir le profil de l'utilisateur http://www.hundred-miles.com/t126-yang-noam-noamasorusrex

Message(#) Sujet: to the good old days (armel) Lun 9 Avr - 11:43

to the good old days
armel & noam

song ※※※ Y’a des photos étalées partout sur le sol de sa chambre. Certaines sont abîmées, d’autres un peu vieillies et les sourires ont aussi changé. Plus fatigués, moins innocents, quelque peu fragiles et incertains. Noam regarde les deux gamins sur la photo ; couverts de boue de la tête aux pieds, se tenant fièrement, les torses bombés pour une photo qui aura immortalisée cet instant précieux. Il se souvient parfaitement de cette journée ; Armel était venu passer l’après-midi chez lui et alors qu’ils en avaient planifié chaque minute, la pluie s’en était mêlée, les forçant à regarder les gouttes tomber une à une, se retrouvant à observer les sillons aqueux faire la course contre la vitre du salon. Mais il avait suffi d’une minute d’inattention de la part de Maman Yang pour que les deux idiots enfilent bottes en caoutchouc et imper’ pour aller combattre la météo contrariante. « Ça t’allait mieux la coupe au bol j’trouve. Tu veux pas la refaire ? ». Il lui tend la photo du bout des doigts, un rictus taquin perché sur le haut de ses lèvres.

Ça lui vaut une tape sur le bras et une grimace sur son visage enfantin. « Eh fais gaffe ! Va pas me casser le deuxième ! » qu’il dit en brandissant le plâtre arboré d’une multitude de dessins colorés que Mimi a pris soin de tracer, laissant peu de place aux autres. Ses yeux se posent sur le seul dessin qui n’est pas de sa meilleure amie, mais de Yuta. Y’a son palpitant qui loupe un battement, puis deux, qui fracasse tout à l’intérieur. Et son sourire disparaît quelques secondes, se perd dans les fracas des jours passés. Il a tout laissé dans son appartement la dernière fois, des débris de son cœur jusqu’à son souffle. Depuis, c’est comme s’il avait oublié comment s’articuler, comment respirer sans avoir l’impression de s’étouffer à chaque bouffée d’air. Et face à lui, il aurait tout donné pour remonter le temps. Comme il aimerait maintenant revenir à ce jour de pluie, où tout était plus simple, où tout était beau. « Ça t’arrive toi de regretter cette époque ? De vouloir revenir en arrière pour changer des choses à ta vie ? Genre tout changer ? ». Mais Noam, il connait déjà la moitié de la réponse. Parce que comme pour Armel, aucune pièce du puzzle ne manquait. Aujourd’hui, les pièces sont éparpillées ; certaines sont perdues, d’autres usées et ne s’emboîtent plus avec les autres. Bref, c’est un véritable merdier leur vie maintenant. Et Noam ce soir, il regrette l’époque où il avait hâte d’être un grand.

◊◊◊

do you know ? ♒︎ you can break my heart in two but when it heals, it beats for you i know it's forward, but it's true won't lie, i'd go back to you. i wanna hold you when i'm not supposed to. i know i'd go back to you.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
AVATAR : kim yugyeom POINTS : 52

NOUS A REJOINT LE : 26/11/2017

MESSAGES : 813

self harmageddon
Voir le profil de l'utilisateur http://www.hundred-miles.com/t3837-oh-armel-kiddoh

Message(#) Sujet: Re: to the good old days (armel) Mar 10 Avr - 19:43

to the good old days
armel & noam

song ※※※ Ce soir, Armel, il se sent bien. C’est qu’il est venu sur un coup de tête, avec le sac filé sur l’épaule et un message pour Hyuk en partant. Il s’est senti encombrant, un instant, et tout de suite il lui a fallu fuir l’appartement, parce que le moindre sentiment qui l’effleurait avant le fait déborder maintenant.
Noam il l’a fait sentir comme chez lui, et sa mère aussi ; elle a serré doucement son épaule pour lui faire remarquer à quel point il est grand maintenant. Le foyer des Yang c’est un rêve douillet, c’est l’écho de l’équilibre de ses parents, c’est les tâches un peu vieillies des voix et les marques des rires, c’est un petit royaume de souvenirs.
Armel détaille les photos, avec son petit sourire éternel mais qui cette fois est empreint d’une tendresse certaine ; voir tout ça, ça lui fait du bien. La nostalgie a toujours été son moteur de vie, celui qui a un peu tout détruit, mais ce soir ça lui fait du bien.
Y’a même les lignes côtières de Los Angeles qui se dessinent dans ses remémorations, la fraîcheur de l’eau qui éclabousse ses jambes bronzées et puis le skateboard éreinté de Noam qui fait du boucan sur le bitume. Et puis y’a la photo qu'il lui tend, il la jauge et y’a son sourire d’enfant qui s'ancre encore un peu lentement. Il assène une tape à Noam pour la coupe, bien qu'il avoue intérieurement ses cheveux d'antan assez hilarants ; mais il réplique tout en lui repassant l'instant capturé d'un tais toi soufflé souriant.
Eh fais gaffe ! Va pas me casser le deuxième !
Dans tous leurs fragments de souvenirs, Armel en a oublié le poignet cassé. (la réalité) La bulle fragile de leur enfance s'effrite légèrement, ils ne font qu'essayer de la maintenir animée. Mais tout ça, c'est le passé.
Ça t’arrive toi de regretter cette époque ? De vouloir revenir en arrière pour changer des choses à ta vie ? Genre tout changer ?
Les doigts d'Armel s'échappent vers les bords blancs d'autres pellicules, y viennent caresser le film brillant. Ça l'a travaillé, esquinté, fatigué, d'y penser, dans le passé, à cette vie qu'il cherche toujours à retrouver. C'est en se tuant à la retrouver qu'il l'a définitivement perdue. Ses yeux se lèvent vers Noam, et ses traits qui ont pris de la maturité, et un peu de gravité.
Ouais, bien sûr. Tout le temps. J'cours après et regarde maintenant. Ses doigts agrippent une photo, cette fois Noam et lui sortent de la mer, y'a même Ingrid pas loin derrière. Ils ont les cheveux mouillés et le sourire fier. Y'a beaucoup de trucs que j'aimerais changer, surtout dernièrement. Tous les visages défilent, et les griffes charnues des remords le lancinent doucement. J'aimerais bien changer ça aussi, qu'il dit en désignant le plâtre de Noam, avec un petit sourire un peu assombri de sous-entendu. Son accident lui a ravivé des vestiges enfouis, dont il parle pas souvent ; et sa quiétude est devenue inquiétude. Pour Noam, pour ce qu'il voyait encore d'intact (de facade). Toi aussi j'imagine ? Armel se pose sur le lit, regarde ses pieds un instant. Comment tu te sens ? qu'il demande.
Entre tous ses souvenirs, ses débris de sensations, de sentiments, y'a aussi ceux de maintenant, et pour Armel, ils sont terriblement importants.

◊◊◊

j'ai la rage de l'ancien, le coeur de l'enfant
Revenir en haut Aller en bas
avatar
AGE : 21 AVATAR : kim taehyung (v ; bts) POINTS : 1891

NOUS A REJOINT LE : 09/08/2016

MESSAGES : 6290

MODETTE DOUCE ✺ LITTLE YANG BROTHER — I'M DUMBER ❥ UP TO THE LAST DROP
Voir le profil de l'utilisateur http://www.hundred-miles.com/t126-yang-noam-noamasorusrex

Message(#) Sujet: Re: to the good old days (armel) Ven 20 Avr - 18:59

to the good old days
armel & noam

song ※※※ Il sait plus où donner de la tête en ce moment Noam. Elle est attaquée par des milliers de pensées à la fois, certaines éclatent comme des bulles de savons, d’autres s’accrochent comme la peste. Et y’a l’accident qui tourne comme une mauvaise ritournelle dans sa tête habitée par cette chose, ce truc qui grandi là, depuis des années. Il essaie de se rappeler si quelque chose à changer à l’époque où la bête avait commencé à lui grignoter le cerveau mais rien ne lui revient. Et en même temps, des choses s’en sont passées depuis cinq ans. Il avait seize ans, c’est pas l’âge pour se demander si on est malade, si y’a pas un truc qui va nous terrasser quand on sera sagement endormi ou alors au sommet de l’euphorie. Et ça le tue de savoir que c’est là, que ça s’est fait une place dans sa tête quand il puisse rien y faire. Et ça le tue d’avoir autant la trouille de la faire disparaitre. Et si y’avait des complications pendant l’opération ? S’il se réveillait la tête vide, plus qu’une coquille vide ? Et s’il se réveillait pas ? Ça le pétrifie d’imaginer que tout pourrait se terminer aussi vite. Il a pas fini de vivre Noam, il l’aime sa vie même s’il a eu des emmerdes comme tous les gamins de son âge. Peut-être même plus mais il s’en fout. Il veut encore avoir le temps de faire des conneries avec Ingrid, de faire chier Leo avec sa première copine, d’aimer, de pleurer, d’avoir mal, de rire. De vivre.

Alors quand Armel a débarqué chez lui, il s’est dit qu’au moins pour une nuit, il oublierait. Même si c’est horrible ce qui le bouffe à l’intérieur, quand il pense à s’autoriser du répit quand pour Robyn, le temps est une chose qu’elle n’a pas. Qu’elle n’a plus. Mais si elle était là, elle lui dirait probablement de se changer les idées, de profiter parce qu’une vie, on en a qu’une. Alors avec Armel, il redevient le gamin d’autrefois ; insouciant et gaffeur, son sourire maladroit, avec quelques dents en moins. Et pourtant, le chagrin des grands enfants est toujours là, dans leurs petits cœurs. Son ami d’enfance lui tend une nouvelle photo qu’il saisit délicatement, presque effrayée de la voir s’étioler en poussières. Les risettes des gamins ricochent sur son visage et il pourrait presque sentir l’odeur salé de la mer et le soleil sur sa peau abîmée de cicatrices, témoins de ses nombreuses acrobaties.

« Y'a beaucoup de trucs que j'aimerais changer, surtout dernièrement. J'aimerais bien changer ça aussi ». Ses yeux se braquent sur le plâtre qui entoure son poignent mais Noam, il sait qu’Armel parlait pas de ça. Pas que de ça. Il voulait dire tout ce qui est arrivé pour que ce truc atterrisse là pour maintenir ses os secoués. « Toi aussi j'imagine ? Comment tu te sens ? ». Il hausse les épaules en guise de réponse, la photo de leur journée à la plage encore entre ses mains. « Je sais pas trop » qu’il finit par avouer à voix haute, les épaules voûtées. « Tu sais, j'donnerai tout pour être à sa place. J’supporte pas de la voir comme ça ». Robyn, elle a toujours détenu une partie de lui et l’aura toujours. Sans elle, il est pas entier. Personne ne l’est. « Et pourtant … y’a des moments, pendant des fractions de secondes où je me suis soulagé de pas l’être, que ce soit pas moi sur ce lit d’hôpital. J’suis horrible non ? Ouais j’suis horrible ». Mais le pire, c’est pas ça. Le pire c’est le regard de ses parents qui le regardent comme s’il allait mourir dans leurs bras. Le pire c’est le regard de sa sœur et de son frère qui se demandent à qui ils devront dire au revoir. Le pire, c’est le regard de Yuta, mélange de haine et de cet amour qui lui reste, de cette confiance craquelée qu’il aimerait tant retrouver. « A part ça, ça va ! » qu’il annonce subitement, le sourire renouvelé, peut-être trop forcé. « J’ai faim, on se commande des pizzas ? ».

◊◊◊

do you know ? ♒︎ you can break my heart in two but when it heals, it beats for you i know it's forward, but it's true won't lie, i'd go back to you. i wanna hold you when i'm not supposed to. i know i'd go back to you.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
AVATAR : kim yugyeom POINTS : 52

NOUS A REJOINT LE : 26/11/2017

MESSAGES : 813

self harmageddon
Voir le profil de l'utilisateur http://www.hundred-miles.com/t3837-oh-armel-kiddoh

Message(#) Sujet: Re: to the good old days (armel) Mer 16 Mai - 18:58

to the good old days
armel & noam

song ※※※ Encore émergeant du passé pour se plonger dans le présent, Armel a la mine céleste perdue dans des pensées filantes, les yeux encore un peu brillants rivés sur Noam qu’il établit pensivement ; jaugeant la tristesse sur ses traits qui parfois ont la trace d’une moue d’enfant, souvent celui d’un grand, maintenant. Et puis les faits les rattrapent, scellent la gravité de ce à quoi ils échappent en s’enfermant dans la chambre de Noam, le sérieux taraude l’esprit trop léger d’Armel qui, rongé par la fuite des responsabilités, se perd en plein dedans. Je sais pas trop. Tu sais, j'donnerai tout pour être à sa place. J’supporte pas de la voir comme ça. Le doigt qui vient gratter une pellicule, perdu dans le mécanisme des évocations, tumultes vagues, écume amère, de tout ce qui se passe, tout ce qu’il mâche à l’intérieur mais qu’il ne recrache jamais même devant ceux qu'il appelle frère. Et dans le malheur de Noam, Armel s’y transpose, se fond dans une compassion qui rarement l’étreint autant que ses nerveuses passions. Et pourtant … y’a des moments, pendant des fractions de secondes où je me suis soulagé de pas l’être, que ce soit pas moi sur ce lit d’hôpital. J’suis horrible non ? Ouais j’suis horrible. L’hôpital, c’est le monde parallèle qu’Arme n’a jamais connu, pas autant que les terres du globe, les formes de Séoul, les lèvres salées de Busan. Non, pas du tout. Je comprends. Tu sais, Irem... Voilà, je comprends ce que tu veux dire. On pense à tout et à rien dans ces situations. T'en veux pas, Noam. Irem aux bords écorchés, voix presque tremblante de le prononcer, syllabes perdues au fond de la trachée, coincées entre le Sénégal et la Corée. Avion. Long sommeil perfusé. Armel déglutit (ses pensées). Ça va bien se passer.

A part ça, ça va ! Sourire-miroir à celui de Noam, figé dans une sorte de mime à la joie, mais qui n'entraîne qu'un hymne maladroit, inquiets de se rassurer. Et Armel il a peut-être trop peur pour Noam qu'il préfère pas y penser, et continuer de fuir, de courir, de sourire. D'être ceux qui courent pour échapper aux vagues, engorgés par les rires euphoriques et les yeux brouillés par les mèches. Alors Armel se redresse, s'enfonçant d'abord dans le bord du lit, troquant la plus minime des fibres inquiète pour une tendresse luminescente, sourire enfantin gravitant, puis il se lève, fait grincer les converses usées qu'il porte, aspire à un air moins lourd, des pensées plus vivantes, des saveurs de l'instant. D'accoutumée noires, les chaussures sont blanches cette fois. Coup de tête, comme souvent. J’ai faim, on se commande des pizzas ? Vibration de la tête. Ouais, vas-y. Prends ce que tu veux, je te fais confiance tant que tu ne fais pas partie de ceux qui mangent des hawaïennes. Moue nonchalante, petit sourire et Armel fouille dans un tiroir pour attraper un stylo. Ça te dérange si je dessine un truc sur ton plâtre ? Dans le coin, t'inquiètes. Et si tu veux tu peux aussi dédicacer mes pompes en échange. Pieds qui s'agitent, se désignent d'une danse en l'air de la pointe. Enfin si tu parviens toujours à écrire malgré ton lourd handicap.... Tu peux me dicter et j'écrirai... Ironie au bord des lèvres fendues en un rire mutin qui éclot, la langue pincée entre les dents comme si elle était la blague la plus drôle du monde. Corps qui s'agite, pull trop large à rayures qui tangue. Armel balaie les mauvais souvenirs qui se mélangent avec les bons, dégage l'aura d'une pulsation nouvelle, ancré dans le besoin de se changer les idées maintenant, accroché à l'obsession de sensations nouvelles pour palier aux anciennes. Et changer les idées de Noam, son compagnon de route éternel.  Et on peut monter sur le toit ? Idées qui fusent, besoin du grand air, de la vue panoramique. On fera attention, promis.

◊◊◊

j'ai la rage de l'ancien, le coeur de l'enfant
Revenir en haut Aller en bas
avatar
AGE : 21 AVATAR : kim taehyung (v ; bts) POINTS : 1891

NOUS A REJOINT LE : 09/08/2016

MESSAGES : 6290

MODETTE DOUCE ✺ LITTLE YANG BROTHER — I'M DUMBER ❥ UP TO THE LAST DROP
Voir le profil de l'utilisateur http://www.hundred-miles.com/t126-yang-noam-noamasorusrex

Message(#) Sujet: Re: to the good old days (armel) Dim 10 Juin - 12:47

to the good old days
armel & noam

song ※※※ Et quand il essaie d’oublier, d’effacer les images angoissantes, les bruits de verre qui se brisent, les gémissements étouffés, les cris paniqués, la sensation d’un corps tordu, d’os fracassés. Il a essayé d’oublier mais dès que ses paupières se rejoignent pour lui apporter du répit, des heures de paix, c’est comme un mauvais film qu’il ne peut arrêter. Il a beau débrancher, vouloir les chasser, ça revient comme un boomerang. Et les nuits, ça fait longtemps qu’elles n’ont plus rien de paisible. C’est un cauchemar qu’il fait les yeux grands ouverts, à ne plus savoir s’il s’agit de ses pensées torturées ou s’il est bien éveillé. Réalité et imaginaire se confondent, la limite floue devant ses yeux creusés.

Alors si la soirée avec Armel est un rêve, il se dit que c’est pas grave s’il y reste coincé. Les éclats de rires à la nuit tombée, la légèreté insouciante des soirs d’été, des éclaboussures d’amour, tout ça lui semblait bien loin. Et parfois dans sa confusion, Noam il oublie que la terre continue de tourner, le temps d’avancer. Le temps n’attend personne, pas même les cœurs brisés. Il sourit tristement quand son ami d’enfance parle de sa sœur. Il sait que c’est pas facile pour Armel d’en discuter, ne serait-ce que d’y penser, préférant probablement oublié que c’était arrivé. Oublié qu’il sera plus jamais complet, qu’un bout de lui est parti à jamais même si les adultes répètent comme un vieux cd rayé « elle sera toujours là avec toi, dans ton cœur ». C’est une formule qui cesse de faire effet quand on grandit parce qu’on comprend que la mort nous rendra jamais ce qu’elle nous a volé. Armel le sait et c’est pour ça qu’il comprend Noam, qu’il est peut-être le seul à le pouvoir. Alors il lui sourit parce que c’est tout ce qu’il peut faire Noam. Y’a pas de poussières de fée pour tout arranger comme par magie. Mais peut-être qu’y croire, ce sera déjà bien.

« – Ouais, vas-y. Prends ce que tu veux, je te fais confiance tant que tu ne fais pas partie de ceux qui mangent des hawaïennes.Please no. Je sais même pas comment c’est possible d’en être venu à ce genre de trucs. Il devait être complètement bourré ou high le gars qui s’est dit que mettre de l’ananas sur une pizza c’était une bonne idée » qu’il dit, la grimace tordant le bout de son nez alors qu’il pianote sur son téléphone, (trop) habitué avec Ingrid à leurs soirées pizza pour pouvoir le faire les yeux fermés. « C’est comme mettre du thon. Ou même des anchois. Ça devrait être interdit par la loi des pizzas ». Petit coup d’œil à son ami qui le regarde, dubitatif. « Me dis pas que t’es l’un des leurs … » qu’il s’indigne, main sur la poitrine, son air de dramaturge placardée sur son joli minois écaillés par les écorchures. « Vade retro satanas !! » qu’il hurle, les doigts formant une croix avant que ses incantations de purification n’éclatent en rires joyeux. De véritables rires cette fois.

Il revient s’asseoir, à côté d’Armel sur le lit qui le fait rebondir quelques maigres secondes quand il lui demande de laisser sa trace sur le plâtre. « Prends toute la place que tu veux, ça évitera que Leo continue de me dessiner des bonhommes têtards. Ou pire ». Il le connait le petit frère, serait capable de la moindre minute d’inattention pour y graver la pire des horreurs. « J’te préviens, tu me dessines une bite, je t’assomme, rien à foutre si j’me casse le bras encore une fois ». Yeux éclairs qui appuient sa menace réelle. « J’suis sérieux, fais pas ça si tu veux pas te retrouver avec un œuf sur le crâne et des cacas licornes sur tes pompes ». A force d’en dessiner pour Mimi, il maîtrise l’art des niaiseries sur papier, dégoulinantes de rose et de violet à paillettes. Mais la séance de dédicaces, Armel l’interrompt juste le temps de proposer d’aller ailleurs. « Ok mais faut pas que ma mère nous choppe. Tu la connais, elle risquerait de péter une durite ». Alors tels deux ninjas experts dans l’art de la discrétion et du camouflage, Noam entraîne Armel vers leur porte de sortie. « Fais gaffe, ça glisse un peu ».

Il se hisse sur le toit sans trop de difficultés, vestige de ses nombreuses escapades nocturnes et retrouve sa place préférée. Y’a le silence entre eux, parfois dérangés par voitures passant dans la rue derrière ou le vent dans les arbres. Jusqu’à ce que Noam le perturbe. « Et toi, comment tu vas ? ».


◊◊◊

do you know ? ♒︎ you can break my heart in two but when it heals, it beats for you i know it's forward, but it's true won't lie, i'd go back to you. i wanna hold you when i'm not supposed to. i know i'd go back to you.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

Message(#) Sujet: Re: to the good old days (armel)

Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
to the good old days (armel)
 Sujets similaires
-
» 1.06 All Good Things Must Come to an End
» 06. Sunday, Monday, Happy Days. || with Chris Lorentz
» Good Morning England - Demande de partenariat
» 07. It's a new day, a new start, and I'm feeling good!
» Well it´s been days now And you change your mind again ... feat Amber Helheim


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: