i'm so high-low, hollow (kaemee)



 
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Message  Sujet: i'm so high-low, hollow (kaemee)     Mer 14 Mar - 21:49

 
i'm so high-low, hollow

(hollow) Say that you love me, lay me to waist ; we've build a fire and you put out the flames. You're so high-low, hollow, and I'm so high-low, hollow.
(hollow) Parfois elle a un mauvais feeling, parfois elle a un coup à l’instinct. C’est un sentiment tenace, du genre qui colle à la peau, mais difficile à expliquer ; comme avoir oublié quelque chose sans réellement s’en rappeler. Juste savoir. Et c’est là, et ça reste, et ça se mêle et ça s’emmêle.

Elle peut dire quand Romee va mal mais elle ne peut pas le justifier.

Alors elle lui envoie un message et lui impose un rendez-vous ; Le Fleurisse, 20 heures. La japonaise peut refuser si elle veut, mais elles se connaissent bien, toutes les deux, elles se connaissent si bien qu’elles ne refusent jamais.
Elles se connaissent depuis plus d’un an, en fait. Et c’est passé si vite ; les messages échangés maladroitement, Romee perfectionnant son coréen, Kaede perfectionnant son japonais. Et puis les vacances l’une chez l’autre, la rencontre, la vraie, les soirées à se raconter des anecdotes du lycée même lorsque le soleil s’est couché et les éclats de rire fatigués dans l’air du petit matin.

Impossible de jeter tout ça.
Pourtant elles sont séparées.
Toujours étrange de mettre un mot sur la réalité.

Kaede arrive au Fleurisse avec dix minutes d’avance ; elle a réservé leur table préférée, celle toute seule sur le petit balcon, avec la jardinière qui déborde de fleurs rouges presque jusque dans l’assiette. Celle qui permet de voir la rue en contrebas, mais pas une rue passante, plutôt de ces rues qui ne mènent à rien et qui ont l’air de n’exister que pour une toute petite poignée de gens. La table qu’elles réservaient souvent, quand elles étaient ensemble.
Romee arrive pile à l’heure, pleine d’aisance feinte, dans une robe légèrement flottante qui lui donne l’air de sortir d’un film d’auteur. Mi-mars, la journée a été laide mais la soirée et étonnamment belle — suffisamment pour avoir les jambes nues, et Kaede sait qu’elle n’a pas le droit mais quand son regard glisse, elle ne peut pas s’en empêcher. Ici, sur ce balcon, l’air est presque moite. Et ici, sur cette table, il y a déjà deux bouteilles de vin. Tout est réuni pour une catastrophe imminente mais elles font taire l’évidence et éludent l’instinct.

Les minutes avancent et tout va presque bien ; après l’apéritif (et l’alcool) il y a l’entrée (et l’alcool) et déjà elles attaquent le plat (et l’alcool). C’est au niveau du dessert que l’étau se resserre ; peut-être parce qu’au dessert aussi, il y a de l’alcool. Et soudainement, Kaede voit. Elle voit ce petit bracelet qu’elle reconnaitrait entre mille, sur le poignet constamment en mouvement de Romee — cette chainette délicate, qu’elle lui avait offert pour leur un mois de relation. Un mois, pour certaines, c’est prématuré — mais pour Kaede, c’était un truc qui devait se fêter, son record. Et elle en était si fière, et tout allait si bien, et Romee était la plus jolie fille jamais née au Japon. A présent elle réalise où ça bloque — elle réalise à quel endroit elle a revu ce bracelet, et l’impression de déjà-vu, la sensation d’avoir oublié un truc capital, d’être passée à côté de quelque chose d’important.

Soudainement ça clique.
Juste là, au dessus de cette table moite ; moite et blanche et imbibée de vin.

« Tu vois quelqu’un, en ce moment ? » La question est abrupte, presque mal venue. Et Kaede sait qu’elle n’a pas le droit de ressentir la jalousie qu’elle ressent pourtant — elle le sait parce que non seulement elles sont séparées d’un commun accord, et quasiment adultes, et libres de rebondir avec quelqu’un d’autre, et toutes ces choses-là, mais elle le sait aussi parce qu’elle-même a passé la Saint Valentin en bonne compagnie et elle n’a pas le droit, non, vraiment, elle n’a pas le droit d’avoir une voix dure comme ça. Mais elle a passé la Saint Valentin avec Armel et le bracelet de Romee, c’est sur une photo instagram d’Armel qu’elle l’a vu.

« Tu me le dirais, hein ? »
Tu me le dirais ?
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Message  Sujet: Re: i'm so high-low, hollow (kaemee)     Dim 22 Avr - 13:10

 
i'm so high-low, hollow

(hollow) Say that you love me, lay me to waist ; we've build a fire and you put out the flames. You're so high-low, hollow, and I'm so high-low, hollow.
L'illusionnée – l'âme empreinte d'espoirs aguerris, elle en est venue à oublier la fragilité de la balance de son foyer. Un rendez-vous, un appel du passé, la délicieuse envie de faire renaître les fleurs d'une carcasse qu'elle n'avait jamais voulu oublier ; leur relation comme lueur intempestive, incapable de laisser paix aux coeurs des deux amants déchues. Le vois-tu aussi? Il y a cette brise printanière qui se lève pour la caresser de ses frêles murmures, ses cheveux qui virevoltent devant son cruel regard velouté, la clavicule dégagée et cette irrésistible envie d'y déposer des baisers ardents quand soudain le rappel qu'elle n'est plus sienne vient la violenter.
Le désir affable qui dégourdit ses mains, les gestes communs qu'elle aurait dû s'efforcer à oublier, le bout de ses fins doigts qui vient honteusement s'épandre de sa peau désormais interdite, ça frôle, ça résiste et il y a son coeur qui se voûte, ecchymosée d'une pareille beauté, quand son attitude persuade ; Romee l'a bien oubliée. Les premières fleurs qui se glissent sur la table, quand la volupté de ce minois aimé, au fil du repas, se creuse. Les rires s'estompent dans d'anciennes crises pleurées, les sourires s'étirent dans des bruts éclats non-polis et il y a le joyau imbrisable qui frappe la paroi de son crâne dans une chute qu'elle aurait dû percevoir. Elle a compris. Et elle tente désespérément de noyer l'océan agité, quand l'angoisse remonte dans sa poitrine compressée, le désastre brisant les astres de ses illusions préalablement bâties. Le taux d'alcool augmente, la raison s'endort, les bleues de ces derniers jours sur lesquels elle appuie dans chacun de ses regards inquisiteurs s'échauffent, quand les effluves de tristesse viennent envahir ses poumons alourdis. Car elle n'est pas venue pour elles, elle est venue pour ce qu'elles ne sont plus.
Trois jours qu'elle le savait, trois jours qu'elle s'en échappait par méprise de son coeur torrentiel, pour trahison involontaire chargé d'honte mordante ; le nuage aggravée foudroie sa culpabilité entamée quand le tensiomètre disjoncte sous la parole qu'elle voulait engager, brisée d'un bruit sourd déjà regretté. Sa main, qui s'était avancée pour envelopper la sienne dans des tremblements assujettis de frayeurs légitimes, se retrouve soudain gelée, goutant de jus raisiné amer. Réveillées de leur comas partagé, il y a ses iris qui se plantent dans les siens et elle se sent se noyer dans la panic room décoré de leur deux âmes jamais oubliées, les souvenirs gravés sur des murs délavés, elle, l'oeuvre d'art dont elle se remémore chaque partie comme si elle l'avait sculptée. « Kaede... ». Ça sonne langoureux ; comme de ces baisers sur la commissure des lèvres, l'appel au charme, le plaisir d'entrevoir et elle s'en veut d'encore espérer lui appartenir quand en réalité, elle fait fasse aux tréfonds d'un vide à venir – elle le souhaiterait sûrement après ce qu'il lui fallait dire. « Tu vois quelqu’un, en ce moment ? » Sa langue se cristallise quand il est nécessaire d'articuler vérités mal-assumées, ses yeux, quant à eux, s'insurgent encore devant pareille beauté – comment peut-elle lui appartenir, comment pouvait-elle lui avoir appartenue? Ça piétine son bien-être, la cigale de son erreur bourdonne dans son oreille et elle courbe son être devant celle qu'elle n'aurait jamais voulu perdre une deuxième fois, encore. Sa nuque visiblement tendue dans l'échos des scénarios catastrophes s'élève et elle s'en retrouve droite, si droite lorsque tout s'apprête à s'effondrer.
« Je savais pas pour lui et toi, j'en avais aucune idée, jamais j'aur– » Le conditionnel qui blesse, qui déchire sa voix et elle ne sait plus se justifier. « Je t'en supplie Kaede, crois-moi... » Ses doigts lisérés de goûtes rougeâtres se crispent sur cette nappe imbibée d'alcool coupable, quand la parole tue laisse place à sa fragilité d'aimer – car elle l'aimait surement encore.

◊◊◊

FLOWER GIRL
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