(he's thunderstorms); ❞ jarmel



 
HEP POTO, tu veux devenir un king de la roulette ? No prob, viens jouer à la Roulette juste ici !
ALOHAAA, C'EST LE TEMPS D'HAWAII, des glaces et des bikinis ! ♥️ Go plonger dans la MAJ honey,
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I'M MARRIED TO THE MUSIC ! ♪ La saison des festivals qui s'installe, parce qu'on veut s'hanjailler comme jaja ! ULTRA KOREA FESTIVAL
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Message  Sujet: (he's thunderstorms); ❞ jarmel     Dim 11 Mar - 23:14





les banshees du soir hurlent tout autour de lui, et samaël se nourrit de ses peurs profondes, terreurs immondes – samaël, samaël, samaël. mélopée infernale et qui renverse les sens, comme celle que ce dernier déverse comme du miel, dans les oreilles meurtries par le fiel du han. samaël, il lui conte des berceuses-poison, draine la lumière d'un prince dardé d'ecchymoses. y a de quoi étreindre sa gorge comme le serpent de la genèse, briser les vitraux virides qui protègent si bien son cœur couleur dragée, cœur irisé.

c'est insoutenable, car nahash gagne.
et ja tombe des nues.
tombe des voûtes,
tombe des cieux,
encore,
encore.

y a comme une supernova qui fait écho en lui, et qui éclate les parcelles de son être chatoyant, tissant le néant pour combler les espaces de nébuleuses glaciales. les mensonges de sven lui collent à la peau, infectent son palais de mille saveurs étrangères : la traîtrise, les remords, la colère. le spleen qui fleurit et le blues dans l'âme. ça bouscule l'enfant à peine remis sur la voie de la guérison, enfant peu conscient des douces lames qu'on lui plante dans la peau, et dans le dos, et dans les veines.

trahi. trahi. trahi. et il saigne, cherche à ramasser les lambeaux de sa confiance éparpillés en particules stellaires – en vain.

c'est dur, la réalité. c'est peut-être parce qu'il a trop les songes fondus dans la voie lactée, au fond. peut-être parce que, quand les astéroïdes le frôlent de trop près, il en ressent subitement la morsure brûlante, qui ternit ses sourires aux coutures bienheureuses. romee (nom fracassant, parfois ça brise des silences) lui a déjà fait goûté au burn out et, maintenant, ja se sent comme l'étranger. le spectateur de son monde, et non plus l'acteur qu'il s'est toujours plu à être. celui qui assiste à la déchéance de ce qu'il pensait beau et établi, et qui se laisse ronger par les affres d'un syndrome bien trop idéalisé.

élans auto-destructeurs, dans la candeur d'un homme-enfant qui sourit trop fort, trop vite à la vie.
et sven, il en a profité.
sven, il a jamais été aussi blessant qu'en ce jour. s'il n'a jamais su mettre en vrac ses émotions, s'il n'a jamais pu l'empêcher de rêver librement, aujourd'hui, il a rouvert les fissures du cataclysme sous ses pieds. et c'est dur de trouver l'équilibre.

blackout.
car c'est rien de moins que le sujet armel : démon qui jaillit dans ses pores, bienfaiteur qui vrille son estomac d'étincelles salvatrices. c'est le sujet passionnel, sa cantate obsessionnelle – et parce qu'armel, c'est... c'est armel, c'est tout et rien à la fois. et ça, c'est tellement suffisant pour le submerger, han ja. dans toutes les formes possibles, toutes les nuances inimaginables.

parce qu'armel, c'est sa lubie dorée, les appels éphémères mais les résonances éternelles.
c'est l'incendie, le désastre, son visage endolori,
l'âme qui hurle et qui déflagre, les poings rougis par les vérités douloureuses,
les nuages écarlates sur ses joues, les traînées de jaspe sur ses paupières,
la pensée au beau milieu d'une ruelle, le tonnerre, le parfum du secret,
la souffrance qui le fait vivre, ses pansements doux comme du coton, la tendresse de ses bras et la liberté partagée à deux.

c'est tout ce qu'on vient de lui arracher, à la simple force de sentences dont il s'enveloppe, valse fougueuse qui perturbe son si joli visage. la douleur et le volcan qui pulsent en lui – et ça l'incite à courir, à perdre sa voix dans des volutes acharnées, ses songes qui bouillonnent, la chute qui le guette. son auréole se brise en chemin et ses joues se maquillent d'écarlate : frustration, chagrin, fureur. un condensé qu'il a l'impression de revivre à cent à l'heure, en orbite autour du désastre des astres.

il a besoin de le trouver, de mettre la main sur lui, sur ce traître qui n'a jamais cessé de se jouer de lui.
ja ou le chef des garçons perdus, au désir tempétueux de vengeance – juste parce que c'est lui, juste parce que c'est armel.
mais ça a toujours été comme ça, avec lui.
cette fois, c'est juste... plus pressant, plus vif. plus douloureux, peut-être.
il ne sait pas.
ja ignore pourquoi le sort s'acharne contre lui.
et ja fulgure en pensant l'avoir perdu.

alors c'est la tempête et son palpitant foncé de rouge-carnage, qui le dictent, qui le font ciller sur le tremblement de terre provoqué. la grimace de mal-être sur ses traits s'intensifie, et y a la prison de ses orbes qui cherche à se réduire en larmes de rage – mais encore une fois, ja ne pleure pas, non. pas encore. lumière glanée par les artifices des néons, ruelle étiolée et il le trouve enfin, ses yeux hurlant une violence que seul armel est autorisé à voir.

et y a plus rien qui existe, plus rien qui tourne et plus de temps pour l'entraver, lorsqu'han ja se sent revivre sur les échos de ses phalanges brisées, lorsque ce doux visage auquel il a tant fait confiance se retrouve voilé par ses poings hargneux.

un premier coup surprise, aussi irréel que palpable – et ça le sauve pas, non, ça le détruit encore plus qu'il ne l'aurait voulu, petit prince déchu.
un deuxième, administré dans une plainte désespérée, timbre qui s'effondre, cordes vocales qui s'effritent, il veut pas le perdre.
le troisième, pour espérer panser ses plaies, faire saigner armel autant que lui, il saigne – saigne d'une trahison, saigne de ses peines récentes, maelström de sentiments comme des dessins d'enfants.
le quatrième, pour que ses mains hurlent à l'agonie des utopies.
le cinquième, pour lui dire je te hais.
le sixième, pour lui dire je t'aime.
et puis le septième, pour finir de piétiner ce qu'il croyait de si vrai.

sauf que ça a jamais été vrai, au final.
(et y a son cœur qui cogne, cogne, cogne,
et ses orbes embués par le puits de ses émotions,
et les remparts de ses mains qui se pourprent,
et tout de lui qui cherche autant à fuir armel, qu'à se blottir contre lui).
c'était des mensonges, des paroles en l'air. des regards orchestrés et une alchimie factice.

il aurait pas du y croire, ja.
il aurait pas du danser avec le diable.

◊◊◊

☆☆☆ qu'est-ce que j'irais faire au paradis, quand tu t'endors près de moi ? qu'ils le donnent à d'autres, le paradis.

@Han Soo Yun a écrit:
J'savais qu'on allait la sortir et j'aurais du parier sur toi, le roi des vannes pourries.

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Message  Sujet: Re: (he's thunderstorms); ❞ jarmel     Dim 11 Mar - 23:22

merci baudelaire pr cette oeuvre
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Message  Sujet: Re: (he's thunderstorms); ❞ jarmel     Sam 17 Mar - 16:09





ce soir il a la mine des jours remplis et des nuits vides, de ces nuits à combler ses désirs noirs qui le tiennent en grippe et lui remuent les tripes. armel a encore la satiété au coin des lèvres, la satisfaction factice d’un monde qui s’écroule au fond de sa poitrine, les poussières de ses constructions fragiles dans ses cheveux de jais et les vagues de ses souvenirs dans le mécanisme de ses os usés. mais d’un mouvement de rien
et tout disparaît.

sur le bout de la langue l’alcool mentholé, et les caresses étrangères au creux de sa paume rejetées, non, non, ce soir il veut juste danser. peau satinée par la sueur, lèvres moites par la boisson, souffle coupé par la valse, les minutes semblent éternité ; figées. comme l’dernier soir avant l’atterrissage forcé.

et puis dans les boîtes ça pue un peu moins la corée, la réalité. les faisceaux des projecteurs imitent les relents du soleil, le choeur des corps la chaleur tropicale et les tambourinements des enceintes les chants du monde. c’est le royaume d’illusions dont armel est souverain ;
et la cour de ce royaume s’effondre à chacun de ses pas, et peut-être qu’il l’a pas été,
qu’il a juste été le  s o m b r e  b o u f f o n  du roi.
le sourire n’a jamais été aussi vrai, aussi empreint de plaisir. celui de se réconforter une dernière fois dans les bras de ce monde d'imitation, de faux équilibre et de la plus chimérique des libertés.
ses yeux virevoltent après les heures, et enfin l’appel d’air vient se faire sentir quand la tête lui tourne de tourments d’ivresse ; et armel vient enfin remplir ses poumons d’air frais.

et il voit presque les visages tirés, épanouis, les traits soulagés et les pommettes abîmées ; les mains baladeuses et les larmes salées, les mensonges crachés et les vérités cachées, les baisers volés et
un dernier grand sourire
avant que s’écrase sur lui l’avalanche de phalanges souillées.
la violence qui le percute vient faire vibrer sa colonne, irradie et réveille en lui ses sens primaires, ses couleurs les plus obscures, son rouge le plus intense. et le battement entre deux droites,
c'est ja,
c'est lui.

il voudrait presque crier temps mort, lui serrer la main avant de se la prendre en pleine gueule, lui demander juste comment ça va. mais les coups s'enchaînent et ses mâchoires s'entrechoquent, détruisent les parcelles de son sourire, annihilent toute fibre de son corps qui crie tendresse en voyant ses traits pour le troquer avec une haine vengeresse.
parce qu'avec ja, c'est pas comme ça, c'est pas que ça. c'est pas que dans la rage qu'ils se retrouvent.
parce qu'armel il voit en ja son mal qui l'habite et ses fautes dégueulasses, ses regrets, tout ce qu'il est et ce qu'il a jamais été. il voit en ja sa douceur débordante et sa violence étouffante, toute son ambivalence, toute son excessivité ; son contraire imparfait.
mais ce soir, y'a pas tout ça.
y'a que de la haine.

le goût du sang domine désormais celui de la menthe : la violence prend la main sur la tendresse.
et son coeur s'emballe.
il veut le détester, le massacrer.
les coups marquent ses joues, éclatent sur son nez.
au dernier coup de ja, armel recrache toute ses pulsions, son endorphine mal-placée et sa  
 c u l p a b i l i t é.

il le déteste, parce qu'il incarne tout ce qu'il a gâché.

ses tympans le lancinent, son visage frétille d'une douleur à peine absorbée par l'alcool ; et armel vacille. il veut tout lui rendre, le secouer pour qu'il disparaisse (mais non, pas vraiment) alors quand il retrouve son appui, il transforme toute la douceur qu'il aimerait lui donner en la violence la plus extrême et ses phalanges s'abattent sans pitié sur ce visage trop doucet, avec une brutalité naissante au creux de son ventre.

peut-être que c'est juste plus facile de le détester lui que de se détester soi-même.

ses deux mains viennent s'accrocher au col de ja, froissant froidement le tissu entre ses doigts brûlants. l'alcool lui rend la parole sèche, la frustration le regard méprisant.

— va te faire foutre, ja.  et le déni lui donne que ça à dire. la vulgarité et l'alcool dansent en rond dans sa poitrine, son crâne hurlant sa souffrance et des mots d'amour ratés. et ses yeux implorent de
rester.

il a pas le droit de le forcer à redescendre de son nuage euphorique. et puis il se souvient, toutes les fois, toutes les choses sales, les paroles acides au sujet de ja auprès de romee et sven. opportunisme obsessionnel, possessivité destructrice, non-dits routiniers. est-ce qu'il les a pensé, rien qu'une seule fois? son venin, sa toxicité latente. ses mains s'agitent, viennent secouer ja sèchement puis le lâcher comme si son contact en était douloureux. et il voudrait, il aimerait tellement le prendre contre lui, s'excuser à demi-mots, mais la haine bouillonne encore en lui, et il ne sait même plus exactement
contre qui elle est.  

ultime relance d'une colère noire, et s'infiltre dans ses veines bleues déjà la passion rouge de la perfusion de vie que sont ses yeux,
à lui, à ja, à eux.

◊◊◊

l'insoutenable légèreté de l'être.
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Message  Sujet: Re: (he's thunderstorms); ❞ jarmel     Lun 28 Mai - 0:37





et c'est l'opacité solitaire,
le pur instant de la nuit noire.

gamin au cœur trop effréné se laisse consumer, enlisé dans les miasmes bouillonnants de la rage immaculée, de la haine griffonnée sur fond d'amour bleuté, de la tendresse infiniment survoltée. les merveilles de son être déflagrent en mille copeaux d'astres esseulés, étoiles torturées par leur propre solitude – et y a tout qui se brise, quand il croit perdre celui pour qui sa poitrine tombe en lambeaux. l'amertume lui obstrue la gorge d'un gouffre plus béant encore que les enfers, plus destructeur qu'un miroir sans fond. la douleur est inouïe, parce que son essence est inouïe.
mais c'est pas qu'une simple contradiction, non.
c'est le paradoxe qu'est han ja tout entier – cœur d'enfant dans un corps d'adulte, pieds sur terre pour tête dans les nuages.

alors y a les souvenirs enivrants qui voltigent, les vagues à l'âme qui lui donnent le vertige,
lentement, lentement...
(trop vite.)
(beaucoup trop vite.)
(à la vitesse de la lumière.)
(plus fort et plus loin que la célérité de l'univers.)

et il tombe, ja.
il tombe à s'en éclater les os, à s'en briser la colonne, à s'en fissurer les tempes.
il tombe sans espoir de se relever, uniquement animé par la terreur de l'injustice – alors même que, de ses plaies, s'écoule en sonate silencieuse la poudre luminescente des étoiles. parce qu'il saigne, lui aussi. parce qu'il saigne le cosmos, fils de la lune aux prunelles frappées par le soleil, maître d'un monde où les ténèbres épousent la lumière.

et dans son monde, armel est son obscurité.
dans son monde, il ne fait qu'un avec le garçon de foudre, ange éthéré étreignant le vice mortifié, comme la balance des âmes le voudrait.
un équilibre qu'il a toujours cru tangible, ja.
un équilibre qui s'effondre sous ses yeux, aujourd'hui.

c'est étrange...
il n'arrive plus à s'arrêter de le frapper.
c'est comme un besoin, un éclair de folie dans l'air électrifié.
il le veut, il le veut, il le veut.
(qu'est-ce qu'il veut ?)
(question sans réponse.)
mais ce qu'il sait, c'est qu'à ses yeux, armel n'a jamais été autant détestable qu'en ce jour. qu'il ne lui a jamais paru aussi dégueulasse qu'à cet instant. et même son odeur l'est, dégueulasse. les vapeurs d'alcool entêtantes alimentent l'énergie qui noie son enveloppe, et ja se perd dans une litanie de coups désespérés, blessé au plus haut point d'y avoir seulement cru.
blessé que sa confiance ait été altérée.
blessé que cet enfoiré ait souillé leur confiance trop précieuse – qu'il se soit bourré la gueule juste après, avec la conscience parfaite d'avoir tâché le marbre de son dos.

tant pis.
ça lui apprendra, parce que c'est son erreur à lui.

la frénésie l'emporte au-delà des nuées, lui fait toucher les sphères de quelques doigts ensanglantés.
il s'en veut, il s'en veut, il s'en veut.
(parce qu'il l'aime, parce qu'il l'aime, parce qu'il l'aime.)
et il a jamais voulu que les choses prennent une telle tournure, au fond – il a jamais voulu venir lui casser la gueule d'une seconde à l'autre, sans se justifier, juste pour abîmer ce visage d'ordinaire si beau.
(mais qui lui paraît si laid, aujourd'hui.)
c'est que ça fait mal, et qu'il a besoin de lui crier. de savoir qu'armel en a quelque chose à faire, de ses états d'âme. qu'il se rende compte à quel point ja ne désire rien d'autre que de l'avoir dans ses bras, avec lui, loin des voûtes écarlates et des marécages solitaires.

ses poumons brûlent et ses muscles le tirent, prince déconcerté par ses propres pulsions rougeoyantes. à fleur de peau, il lui semble que leurs deux cœurs ne sont que de vastes flambeaux, alors même qu'armel réplique violemment, le faisant descendre de son nuage d'euphorie.
ça y est.

il se haïssent ensemble, et ça lui rappelle qu'il est en vie.

si les poings du han s'embrasent de flammes mortes, son visage, lui, se constelle d'étoiles maudites, portrait si doux tressaillant sous un coup unique. la douleur le prend par surprise, presque rédemptrice – et ses traits enfantins, lisses d'une pureté stellaire, se confondent en arabesques écarlates.
armel qui l'embrasse de ses phalanges, lui faisant goûter au philtre infâme du sang, auquel ses lèvres ne s'accoutumeront jamais.
il l'a bien mérité, pas vrai ?

il veut croire que y a un fond de douceur, là-dedans.
qu'armel l'aime, quelque part.
(aime-le comme il t'aime.)
(déteste-le comme il te hait.)

ja s'emballe en bouffant cette rafale de douleur, le début d'hématome ornant sa pommette malmenée. il ne sait plus où donner de la tête, parce que ses pensées se sont envolées en étoile filante – et tandis qu'armel l'attrape férocement par le col, lui arrachant une infime plainte gorgée de souffrance, le grand rebelle fait pétiller ses yeux de mépris, désireux d'en découdre à tout prix.
quel traître, pense-t-il.
c'est si dur, d'accepter ça.
tellement dur qu'il ne peut contrôler l'intonation de sa voix, ses yeux embués par la révolte et les flots s'écarquillant de plus belle. « putain, mais c'est déjà fait ! tu me l'as bien mise, hein armel ? tu t'amuses avec les gens, parce que ta vie est pourrie et que tu sais pas quoi foutre de tes dix doigts. ça t'amuse, de faire ça ? ça te fait plaisir de mentir comme le pire des salauds ?! PUTAIN DE CONNARD VA ! » trop tard, il s'emporte à s'en époumoner, le timbre de voix qui explose de rage. l'apothéose pour espérer expier des fragments de rêves brisés. mais c'est fini, parce que y a déjà le rire jaune qui pointe. et l'enfant d'ordinaire si joyeux se laisse abattre par le courroux du crève-cœur, résigné. « tu me dégoûtes, vraiment. » pourquoi ? « t'es... t'es le pire. » depuis quand ? « je te déteste. je te déteste, je te déteste vraiment. » depuis toujours? « JE TE DÉTESTE, T'ENTENDS ARMEL ?! »

l'élu des cieux s'extirpe de l'emprise destructrice, les lèvres pincées sous la terrible émotion qui écrase son palpitant. ses orbes vacillent, comme un long sanglot chargé d'adieux – et il a l'air misérable, ja, à se ruer vers celui qu'il prétend haïr, simplement pour l'empêcher de voir ses yeux s'empourprer. simplement pour tenter de lui cacher le chagrin qui habite les régions de son visage, pour crier ce qui pèse sur lui depuis des années. pour s'acharner sur armel, encore et encore, dans l'attente que tout s'arrête, dans l'attente qu'il le prenne dans ses bras, et qu'il lui dise que tout ira bien, qu'ils iront bien.
alors le han soupire ses frustrations, la paupière voilée par le vulgaire d'un bleu mystique. il s'effondre sans attendre sur celui qu'il chérit plus qu'il ne veut bien l'admettre, ses poings cherchant pourtant à le repousser, sans jamais qu'il ne veuille s'en séparer.

il le frappe, encore.
mais ce sont des coups sur la poitrine, des coups d'enfant.
des coups qui implorent « arrête-moi ».
des coups qui meurent, comme les volutes de son souffle dans les airs.

et ja peine à rouvrir les yeux, les tripes tordues par l'angoissante vérité.
« je sais tout ce que t'as fait, armel... »
un murmure, dans le silence maculé de sang.
il refuse de le regarder en face, refuse de lui refaire confiance.
« tu m'as toujours haï, quelque part. alors pourquoi ? pourquoi tu fais ça, hein ? t'as besoin de te prouver quelque chose, c'est ça ? » pourquoi avoir prétendu le contraire ? pourquoi rester, quand y a rien que de la haine et du mépris ?

le ciel sur ses joues.
(et toute son âme qui tremble.)
(et ses sentiments qui chavirent.)
(et sa voix qui se brise inéluctablement, sous l'assaut de sa propre conscience.)

il s'en veut déjà de craquer à ce point, et d'être vulnérable au fracas de l'amour. la passion brute qui le tue, et la jeunesse qui le fait renaître. han ja se laisse déborder sur la poitrine de son assaillant, les complaintes se hissant dans la fraîcheur nocturne, le faciès dégoulinant échoué sur une épaule qu'il aurait voulu repousser. « dis-moi au moins... » c'est peut-être leur dernière conversation. « dis-moi en face ce que tu penses, armel. tu vas partir, et tu vas me laisser, pas vrai ? alors cette fois, arrête de fuir comme un lâche. donne-moi une raison. donne-moi n'importe quoi, mais parle-moi. »
et ne me laisse pas.

◊◊◊

☆☆☆ qu'est-ce que j'irais faire au paradis, quand tu t'endors près de moi ? qu'ils le donnent à d'autres, le paradis.

@Han Soo Yun a écrit:
J'savais qu'on allait la sortir et j'aurais du parier sur toi, le roi des vannes pourries.

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Message  Sujet: Re: (he's thunderstorms); ❞ jarmel     

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