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don't get cut on my edges,



 
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Message  Sujet: don't get cut on my edges,     Mar 6 Mar - 11:19

young god
roin —— don't get cut on my edges
Une dizaine de jours passés sur la route, à goûter l’inconnu et à savourer tout ce qu’il avait manqué, le reste de sa vie – découvertes compactes, son cœur qui tambourine dans sa poitrine et quelques courses accomplies : une pour son patron, l’autre avec le soleil. Sauf qu’il a pas pu s’empêcher, Boo, de repenser à tout ce qu’il laissait derrière lui ; une dispute, la tension pesante dans l’air. Un meilleur ami, plus mal en point qu’il ne le laisse probablement paraître. Et mille et un autres problèmes qu’il enterre, qu’il glisse sous le tapis jusqu’à ce qu’ils rampent et s’accrochent à sa cheville. Jusqu’à ce qu’il tombe.

C’est aujourd’hui, qu’il tombe. A mi-chemin entre les ateliers et l’euphorie d’avoir un paquet de souvenirs à tracer sur quelque toile vierge, le voilà coincé dans une salle de classe, poings serrés et crocs dévoilés dans un sourire dénué de tout humour. Il hait s’énerver, en particulier lorsque ça ne le concerne pas directement – l’impuissance, la conscience aigue et tranchante qu’il aura beau hurler, s’époumoner et étancher toute la frustration accumulée entre ses côtes, ça n’apaisera en rien les tensions qui le surpassent. « C’est ta faute, pas vrai ? »

Le ton glacial, l’accusation coupante sur le bout de sa langue ; coup de fouet contre ses dents et son accent qui revient au quart de tour. Mélange entre le dialecte de Busan, à couper au couteau, et l’Irlande coulant aussi bien dans ses veines que dans ses syllabes plus dures – comme si elles cherchaient à faire physiquement mal, comme si les sons se sentaient capables de réussir là où les poings déjà esquintés du fantôme échouaient misérablement. « C’est à cause de toi, qu’il est comme ça. Qu’ils sont comme ça. »

Onyx qui s’entrechoquent lorsque son regard te transperce, et c’est bien le roi qui laisse ses lèvres se fendre en un rictus menaçant – le garçon s’est perdu dans les tréfonds de son âme, cédant sa place au souverain solitaire qui t’attraperait par la gorge et serrerait jusqu’au craquement, s’il s’écoutait. Il use de toute sa hauteur pour te surplomber, tour sombre aux relents de provocation suintant par tous ses pores. « Alors dis-moi, Romee, qu’est-ce que tu veux ? Tu veux jouer ? » Injuste haine qui converge vers toi, l’instabilité de son souffle trahirait celle de son esprit s’il baissait sa garde ne serait-ce qu’un instant ; dévoré entre son désir de purger le trop-plein d’énergie qui brûle sous sa peau, et celui d’attendre que tes explications tentent d’apaiser ses tourments.

Il a l’œil droit en feu, le coquard encore d’un noir assez frais pour brouiller sa vue déjà niquée ; les poings ouverts d’avoir riposté dans quelque bataille acharnée, lèvre inférieure fendue et le goût de l’hémoglobine qui souille encore les abords de son palais écorché. T’as voulu jouer avec le feu, avec le roi ; et le voilà, adossé à la porte savamment fermée. C’est lui qui te toise, les épaules meurtries par le poids de sa couronne imaginaire – c’est lui qui te déteste en silence, un rictus narquois déchirant son visage d’ores et déjà amoché. Son regard coule, lent et consciencieux, sur chaque parcelle qui te compose ; il cherche à te brûler par la simple force de sa volonté, exsudant d’un mépris qu’il nie injustifié.

Mauvais jour pour invoquer les morts, il a déjà fait sauter le plateau de ouija et rêve que les chaises, négligemment posées sur les tables, s’élèvent à l’instant où il fourre ses mains dans ses poches – tentative bâclée de se retenir de les enrouler autour de ton cou. Mauvais jour pour provoquer le toxico aux épaules meurtries de culpabilité, aux phalanges tremblantes du manque viscéral d’une ou deux lignes qu’il estime méritées ; mauvais jour pour importuner le gosse, qui cherche désespérément un moyen de se désister de toute responsabilité.

C’est ta faute et il s’en convainc à répétition, la pensée se répercutant contre les murs craquelés de son crâne ; en particulier lorsque tes yeux lui rappellent les mensonges mielleux d’une belle aux boucles d’or. Lorsque les légers, discrets tiraillements de ton visage tentent de le tirer de longues années en arrière, et qu’il se voit confronté à un nouveau dilemme : te sauver, ou se sauver lui-même. Conduit par l’orgueil et la menace que tu fais planer depuis des mois, inconsciemment, au-dessus de sa tête, il se fixe sur un point, y dirigeant l’intégralité de son attention – c’est ta faute.

Quelque chose, au fond de lui, se rompt – il visualiserait presque le fil de sa conscience, retenue par une poignée de lambeaux déchiquetés. Pourrait compter les secondes qui lui restent, juste avant qu’il n’avance, conduit par ses émotions seules ; un, deux, cinq pas pour avaler le vide qui vous sépare, jusqu’à ce que les tables gémissent contre ton dos. Jusqu’à ce qu’il envahisse ton espace personnel en une enjambée prétentieuse – ses mains s’extirpent, lentement, de ses poches. « Sois pas timide, je suis sûr que t’as beaucoup, beaucoup de choses à me dire. Je me trompe ? »

Menace couvée sous le velours de sa voix chaude, ses mèches rougeâtres rehaussant ses pupilles noires et dilatées ; il t’encadre de ses bras, s’appuyant nonchalamment contre la table derrière toi – pas un millimètre carré de sa personne ne te touche, se contentant d’effleurer juste assez pour que l’électricité dresse le duvet de sa nuque, lui arrache un sourire mauvais. Lui a un million de reproches à te faire, prêt à te rendre responsable de tous les malheurs du monde. La radio dans sa tête grésille, quelques interférences et souvenirs aigres doux l’assaillent, alors-même qu’il réduit le peu de distance entre vous à un ou deux maigres centimètres.
Et la chute a un arrière-goût de vol.
He says: Oh, babygirl, don't get cut on my edges I'm the king of everything and oh, my tongue is a weapon There's a light in the crack that's separating your thighs And if you wanna go to heaven you should fuck me tonight
hrp: c'est archi half-assed dsl
la suite sera mieux



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Message  Sujet: Re: don't get cut on my edges,     Sam 24 Mar - 0:43

young god
roin —— don't get cut on my edges
Il y a l’asphyxie des dernières semaines qui persiste, habite les jardins fanés d'un monde qui dégringole dans des limbes presque charmants pour des âmes habilement délaissées. La patience mise à rude épreuve quand le corps éthérique lui-même ne tourne plus rond et l’apesanteur, ainsi fabriquée, l'élève où l'air manque à nouveau – bloquée dans une léthargie coupable. La fatalité de son erreur, la largesse de son incompétence, la perte des étoiles de son ciel qui lourdes de remords s'était écrasées sur une Terre cruelle ; Tout lui échappe et elle échappe à tout. Il n'y a plus personne pour l'animer et seule avec ses pensées, elle s'écrase sous l'alliage précieux d'une culpabilité suintante amitié d'une colère convoitée. Le silence, ainsi perçu, hurle les souvenirs de nuits trop douloureuses et les nuages bleutés, ornants ses iris fatigués, s'assombrissent quand l'éclatant sourire n'est plus, brisé du vide laissé par eux quand elle les y a achevés.

Alors elle se raccroche aux seules choses qui ne lui paraissent contingentes ; vivant dans ses drapés cousus la journée, les nuits passées chez qui voudrait encore de son esprit qu'elle croit dénaturé. Et le navire d’aujourd’hui, fragilement en équilibre sur des houles intrépides, se brise à ta vue délurée. « C’est ta faute, pas vrai ? » Il y a ta langue qui claque, ton sourire figé sur une face si bien amochée, l'allure du clown attristé qui baigne ta mine grisée d'un mépris dont elle n'a jamais voulu s'apprivoiser. Mais à son songe ; tu ne saurais terroriser l'accoutumée. Le tableau de ravages incommensurables pâlit les dernières teintes vivantes de son visage déjà si bien meurtri de la main de tes fidèles amis et la pensée cupide d'un 'pas maintenant' comme si le sourd démon savait l'entendre. Mais pour cet espoir vain que tu ne t'y prennes pas, que ses traits de coupable victime seront te dissuader de la seule chose qui ne saurait plus lui manquer, elle se terre dans un mutisme sellé d'une mâchoire crispée quand sa langue déjà frétille sous l'envie de briser ton trône que tu crois de fer. Fais seulement sauter le verrou.

« C’est à cause de toi, qu’il est comme ça. Qu’ils sont comme ça. » Savamment, tu te fais jumeau de sa pensée et elle te déteste pour l'avoir prononcé ; elle, unique détentrice du poignard qui saurait la transpercer, incombe à ton regard l'agitation provoquée d'une rage éveillant son visage jusque-là éteint. Et il y a ce rictus qui rompt le calme de son cœur qu'elle croit endurci pour si peu, ensanglanté et habitué au lit d’hémoglobine que vous lui offrez, il se vide en silence, remontant dans l'arrière de sa bouche l'écume de faiblesses qu'elle condamne. « Je peux savoir de quoi tu te mêles ? » le spasme délicieux de son nez bientôt froncé accompagne le renfrognement dont elle débute l'addiction tant elle s'est contenue pour toi tout ce temps. Mais la fatigue bat son tempo saccagé, pour des pensées saccadées, charme la peur qui se couvre de mille parades quand tu viens à chercher l'ascendant sur sa pathétique personne et la rage avale ainsi toute sa raison pieuse pour ne laisser que l'analyste de ta toile peinte par mille déceptions arrosées de larmes pures qu'elle se tue à éviter. Et soudain elle se croit prisonnière du 9ème cercle de Dante, purulent de traites infâmes, la cohésion d'une gangrène masquée et le regret d'avoir rêvé pénitence pour des cœur qu'elle croyait bons – envouter son âme attentionnée. « Jouer ? J'espère que tu te fiches de moi ? J'ai pas de temps à perdre avec toi et je commence en avoir sérieusement assez de vos conneries à tous. » Il n’y a pas que toi, oh non, bien au contraire, mais tu es là, tes yeux vitreux pour seule cible, elle se croit assez blessée pour abattre le détruit.

Les Juges intègres ne sont jamais revenus au prêt de L'Agneau Mystique et depuis le coupable décharge culpabilité sur le condamné d'une innocence éradiquée – ou jamais existée. Car la tolérance s'indigne, s'inflige lorsque l'erreur est pointé de deux doigts souillés ; le sien et le tien, plus accablant d'hypocrisie puante. Sur une pureté meurtrie et pleurée, les juges pullulent. La porte se ferme sur vos deux âmes égarées et elle se sait prisonnière avec le plus perdu des vagabonds, l'angoisse cependant calmée par la triste pensée de n'avoir plus rien de meilleur que toi.
Elles grouillent déjà tes accusations qui baignent son esprit ancré, la submerge de douleurs suffisantes pour qu'elle s'agite d'une pareille injustice et enfin l'immoralité criante l'envahie pour ne plus la quitter, pinçant les cordes de sa voix battue, le tremblement jouer dans une harmonie qui doit t'être savoureuse. Mais soudain, tu amorce la machine démoniaque et la césure l'opprime quand tu enjambes la seule sécurité qu'elle affectionne – pourvu que tu reste loin d'elle. Ses orbes assombris se nourrissent des tiens, esclaves de la source-mère de leur néant et c'est la fierté qui l'embrasse pour qu'elle ne fuit pas les abysses dont tu te fais le maître fier. Est-ce l'instinct qui la pousse à reculer lorsque le monstre rampe à ses pieds, demandeur d'enfer partagé quand les tables grincent sous son arrogance malfamée, coincée entre quatre yeux d'effrontés ? « J'ai rien à te dire. Je te dois rien In Ok, » Il y a son diaphragme qui se tait, ses doigts qui se crispent sur une table, la charge qui frétille sous les nerfs de sa peau quand elle ressent tout le mauvais que t'as pour elle ; « Dégage de là. » Ça tremble, ça tremble, la harpe de son chant – ça crise, ça crise, cette tension vengeresse d'un au-dessous gouverné par le cornu et elle ne plie pas sous le joug de ton courroux, spectacle de ce que l’orgueil avait forgé de plus beau.
He never knew what I was made of, Heat couldn't melt me, cold couldn't waver me, He never knew my form or shape, His heart couldn't melt me, water couldn't bathe me, Caught him gambling with a snare, He took me all the way in despair

hrp: c'était l'échauffement l'amie
on commence les choses sérieuses?




◊◊◊


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Message  Sujet: Re: don't get cut on my edges,     Lun 26 Mar - 19:04

young god
roin —— don't get cut on my edges
Et la bile s’amasse tout en lenteur létale dans les tréfonds de sa gorge nécrosée, de concert avec la haine tuméfiant la lisière amère de sa cage thoracique. À coups de rires secs, Inok laisse libre cours à toute la rage séculaire, peinte sur les murs de sa conscience, l'autorisant à s’exprimer et se libérer des entraves de sa retenue incessante — des jours passés à ruminer sur l’état de ses relations auront à peine été nécessaires pour achever de fracturer la carapace fragile du roi des revenants, l’amenant sans détour jusqu’aux abords de ta culpabilité grandissante. Tu remets en cause son implication dans l’affaire et la pointe griffue de ses doigts brûle instantanément, le désir d’étouffer tes blasphèmes attisé dès la première syllabe enroulée autour de ta langue venimeuse.

Inok se fait serpent lorsqu’un nouveau rictus courbe les creux de ses lèvres, ta lassitude ne l’incitant que plus encore à dévorer ton précieux temps libre — lui se dresse de sa hauteur surréaliste, en savourant les avantages dès lors qu’il peut baisser les yeux vers toi et te toiser de tout son mépris fastueux. « Pauvre Romee, obligée de faire face aux conséquences de sa pauvre attitude de petite conne égoïste. » Chaque phonème est étiré à outrance, l’affront rendu emphatique et son indicible dégoût suintant par le moindre des mots qu’il a l’audace de cracher, prétentieux. Inok tremble, sa couverture d’enfant fragile abandonnée à la périphérie de sa pensée délabrée ; c’est l’homme qui bouillonne, son esprit gangrené par les inepties qu’on a soufflé dans ses oreilles naïves, implantant moult idées fausses au cœur même de son esprit de faux guerrier aguerri. Et Inok — Inok crève, consumé par l'envie d’arracher tes cordes vocales qui gémissent sur quelque plainte qu’il juge injustifiée, caressant la perspective d’une mise à silence si radicale qu’elle guérirait tous les maux que ta présence vile semble avoir semés sur son chemin serpentin.

Je te dois rien, Inok. Dégage de là. Dans l’email de son sourire se cachent ses plus beaux démons, mis à nu lorsqu'il se penche et te met silencieusement au défi de le repousser — nature tactile aujourd’hui fracturée par l’envie irrépressible de faire monter les larmes aux abords cernés de tes paupières fatiguées, il se contente quelques instants de s’égarer dans l’onyx de ton regard, et y confronte les borts noirs de ses propres yeux colériques. « T’as pas remarqué comme c’est la merde, depuis que ton petit cul traîne dans les mauvais coins ? » Un frère qu’il a vu à terre par ta faute, un autre ami qu’il n’a même pas su aider, par ta faute — et enfin le premier geste s’amorce, la pointe de ses doigts effleurant l'encre de tes mèches emmêlées. Visions qui ceinturent le présent, le passé affamé s’empiffrant des lambeaux fragiles de ses convictions ; Inok caresse la base de ton occipital, curieux d’en déchiffrer les pensées les plus abjectes, d’y arracher à la source les plus sombres relents.

C’est un désir irascible qui l’anime dès l’instant où son esprit nourrit l’idée abominable d’extirper du tien toute la corruption pourrissant en son cœur gracile — il pousse un soupir saturé de toute la lassitude du monde, comme tourmenté par des maux qui le dépassent. « Dégage de là, sérieusement ? T’as pas plus poignant, comme réplique ? » Le romantique avide de sensations, prêt à provoquer la plus douce des fleurs pour que ses pétales l'empoisonnent - prêt à te pousser dans les extrémités graciles de ta réserve pour enfin voir se déchaîner les eaux calmes qui te composent.

Prédateur aux penchants sanguinaires, il sent les plaies étalées sur le tableau de sa peau s’animer, griffes invisibles s’enfonçant en leur sein pour mieux faire trembler la bête. Immédiatement, une espèce de plainte étouffée cherche à se frayer un chemin glacial dans sa gorge congestionnée et Inok gronde, l’animosité montant jusqu’à son cœur qui, sans ces pulsations violentes, serait éteint d’exécration. C’est qu’il se bat dans les limbes de sa propre conscience, les restes de son attachement l’empêchant de tout foutre en l'air et de balancer une nouvelle chaise — marque de fabrique, étiquette qu’on lui a collée entre les côtes suite à quelque scandale amoureux, en plus d'un moyen inoffensif d’annihiler les pulsions agressives électrisant ses sens à la moindre contrariété.

« J’vois clair dans ton jeu, Romee. Tu comptes faire semblant combien de temps, encore ? » Il bouillonne et pourtant ne s’exprime pas clairement, les énigmes dévalant fiévreusement le bout de sa langue tranchante. « Si t’arrêtais de te mentir, t’aurais pas perdu tous tes jolis petits amis. » Sourire couteau qui se fait balafre sur son visage blafard et souillé par les violences répétées d’un paternel frustré, Inok se laisse happer par le tourment de ses émotions torrentielles, un cocktail de rancune et d’inquiétude venimeuse qui brûle et qui hurle et qui vrille dans ses tympans hypersensibles. « T’es qu’une incapable égoïste, dès qu’on essaye de t’aider tu repousses, hein ? Pauvre petite privilégiée, pourquoi t’as tout jeté cette fois, y avait pas assez d’attention braquée sur ta petite personne ? » Le venin dégouline d’entre les lippes gercées du garçon inconsciemment rapproché, la proximité toute nouvelle hérissant le duvet de ses bras - c’est qu’il se bat entre tant d’oppositions, déchiré entre la salvation et la condamnation ; qu’il a beau se dresser tout en grand sur ses jambes interminables, le sol semble lui arracher un bon mètre. Son assurance s’effrite, la tour de sa confiance s’écroule et lui dégringole de l’escalier de sa confiance.

« Faudrait songer à laisser tomber ton putain d’orgueil. De quoi t’as peur, Junko ? » La hargne s’extirpe et laisse place à un souffle court, empreint de toute l’inquiétude qu’il cherche désespérément à refouler - son heure n’est pas à la pitié, pas plus qu’à la compassion. Inok veut bouillir, devenir feu de joie et de colère si ardente qu’elle en générerait des flammes langoureuses, fiévreuses armes prêtes à marquer sa marque au fer sur ta peau d’albâtre. Il veut faire faner les roses et pourtant un nom bien précis, épelé dans ses chairs et tailladé sur ses os, ne cesse de retentir au cœur ébranlé de ses souvenirs tourmentés - alors il se penche, a l’audace de frôler ta joue de ses lèvres si corrompues par les miasmes impitoyables de son entourage-poison. Un baiser, froid et inexplicable, sombre sur ta pommette rosée en un geste presque tendre, si sa main n’avait pas d'une même initiative tracé sa route dans les mèches de jais surplombant ton crâne si fragile. Sa bouche se fraie un chemin à la lisière de tes oreilles, leur administrant par la même occasion une caresse fantomatique - et Inok ronronne, chaque consonne accentuée par l’éraillement de son timbre rauque au possible. « De moi ? »
He says: Oh, babygirl, don't get cut on my edges I'm the king of everything and oh, my tongue is a weapon There's a light in the crack that's separating your thighs And if you wanna go to heaven you should fuck me tonight
hrp: sourire complice
boo est guedin blâmez sa famille détraquée



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Message  Sujet: Re: don't get cut on my edges,     Mer 9 Mai - 1:20

young god
roin —— don't get cut on my edges
Arrachée d’une lucide réalité, plongée dans le pire des fanatismes, il n’y a plus que l’air qui s’éprend dans le creux de son oreille, l’échos de chuchotements susurrés de délicates lames aiguisée ; « Please bring me to bed and turn off the light » et elle se sent faillir pour la carcasse pourrissante des jours durants, nourrie au seul vide qu’ils ont laissé, car il n’y a plus que de cela dont elle peut s’éprendre, le souvenir du naufrage-catastrophe, la ferveur pour ce seul néant qui semble t’animer pour elle également. Le mensonge gravé dans ses sourires journaliers, le plaisir d’enjoliver quand chaque soir elle s’écroule sur le bord de son lit, supplie qu’on s’allonge à ses côtés et qu’on lui promette de ne jamais l’entendre crier, face ruinée de larmes salées. Mais ça collapse dans un son d'infortune, le squelette de ses pensées implose sous la critique illégitime que tu lui tisse dans un cruel souvenir mal-aimé et quelque chose se déchire sur son visage pâli, lorsque la rage vient entourer de ses bras sa trachée enflammée. « Égoïste ? » Et elle rit, de ces rires excédés qui méprisent « Venant de quelqu’un qui me déteste parce qu’il est incapable d’accepter le fait qu’on ait les mêmes amis, tu trouve pas ça ironique ? » L’épuisement se fait seul renégat de ses émotions pour chatouiller son sternum d’irritantes caresses, l’éveiller dans la seule colère artificielle, incapable de se bâtir image, la ruine croulant déjà dans son être d'une avalanche de regrets. Et ainsi le machiavel la fait tournoyer jusqu'à l'époumoner, lui arrache ses dernière volontés faites, dévore la crainte de son erreur cuisante et  la persuade de se recouvrir d'illusions parfumées de son entière culpabilité quand pour seul adage il capitule ; la fin justifie les moyens. Pourtant, elle se noie à nouveau dans le seul centre de gravité de son misérabilisme, tes pupilles abyssales coffrées d'ornements rougeâtres, le miasme s'en écoulant encore prenant source d'un intérieur aussi putrescent que le sacro-saint humain, la greffe d'une torpeur au cœur, les bleus aux yeux, la noirceur à l'âme.

« Et toi ? T'as rien d'autre à faire que venir me faire chier ? Tes amis ont pas besoin de toi alors tu décides de faire justice par toi-même ? » presque contagieux, ça crise dans des micro-spasmes faciaux, étire la seule arme affutée de son être ; ça sourit pour la peine, ça charme le plus chaleureux des enfers « T'as pas pensé que peut-être... Ils voulaient pas que tu t'en mêles ? Mais tu peux pas hein, c'est plus fort que toi, il te faut te sentir exister. » Anesthésiée d'houles  se brisant sur ses tempes fatiguées, elle se sent se perdre pour pire qu'elle n'est et se revoit un mois auparavant : hurler la crainte de son monde déchiqueté, démolir à son tour pour ensuite leur prier de rester. « Incapable de se sentir vivre autrement. » Mais ça gronde sous sa langue souillée de condamnations agrées quand elle se rend finalement compte qu'elle n'est pas bien meilleure que toi. Les navires craqués sous tes paroles assassines capturent les effluves acides et font monter sa crainte dans une écume noircie à ta seule vue fantomatique. Elle croit t'avoir trouvé pour une bonne raison, point de sens dans le chaos fratricide que vous vous partagez et l'électro-choque invoque sous chacun de tes claquements de langue les étincelles d'une délicieuse désillusion. « Vois tous les jeux que tu veux, imagine-moi comme la pire d'entre nous deux, si ça peut te rassurer un tant soit peu sur ton utilité dans cet univers. » Ses lèvres viennent caresser une canine polie à la seule hargne de faire taire – qu'on lui laisse enfin vie – et elle sourit ainsi par plaisir de dédramatiser ce que tu te plais à vivre « Je repousse pour ne pas détruire, à croire qu'on est pas si différent toi et moi. Mais tu sais c'est avec plaisir que je te laisse entrer In Ok, t'as l'air d'aimer ça, la destruction. » Cependant, elle sait, elle sait qu'il n'y a rien qui vous relie, l'unique envie de réciproque pour des coeurs en peine, mais pour seule réalité une sombre peur de solitude qu'ils ont formé de leur mains écorchées. Et quand finalement le royaume brulant bâtis sur les vestiges de tes iris s'écroulent, elle y retrouve refuge peu conventionnel, rassurée par l'électricité qui fluctue sur vos peaux nues, la chaleur mortelle que tu exalte, l'odeur figée qui engouffre, si commun à son âme, la chute comme plus fidèle amie nocturne. Le foyer de son être entre tes deux bras envieux de ce qu'elle ne saurait comprendre jusqu'à ce que tes lippes déchirées accusent et demandent et tu te crois assez permis pour t'avancer encore quand ta question subsiste et tournoie dans l'océan de son crâne épuisé, la guérilla levée, elle se sent vaciller, tandis qu'elle se raccroche soudainement à tes deux avant-bras. L'ancre de son malaise d'être est coincée entre la table et toi-même et elle se sent se figer dans des micro-tremblements spasmodiques d’une haine mal contenue, quand la peur lui monte soudain au cœur, la respiration coupée d’une traitre de souffle chaud sur son oreille assommée, le nez plein de ton odeur sanglante, le tabac froid qui endort ses songes. Et brutalement, tes lèvres rêches de malheur viennent se poser sur sa joue blafarde d’émotions ; tu avales avec douceur la crispation de son être, tandis qu’elle se noie dans une nouvelle passivité aimée, le regard vidé sur le mur blanc de l’atelier, les deux mains toujours agrippés à tes bras pour préserver seule chaleur de son corps jusque là égarée dans le vide dévorant. « Non. »

Ça cède, ça se rompt, les yeux s’effritent et le filtre tombe – son regard épuisé ainsi révélé embrasse le tient d'une passion perdue pour ce qu'elle sait déjà disparu, pour ce qu'elle est en train de jeter aux mains du plus malin des anges déchus. Et soudain, sa croix prônée relevant sa gorge lui semble bien lourde ; l'or lui brûle les clavicules quand elle s'en croit plus digne par simple méprise de leur future erreur commune. La notion de réalité implose sous ses paumes à pression de ta peau chargée, nouvelle lubie pour cette tension – palpitations pour celle qui prend conscience qu'elle s'égard et qui s'y complait. Chocs, entrechoques, la douceur se couvre de mille parades douloureuses, quand elle supplie tendresse à leurs âmes peinées – attention divine, plaisir englouti qu'ils s'engouffrent dans une salvation peu méritée, il n'y a plus rien à quoi s'accrocher qu'à leur deux corps miscibles. « J'ai peur de nous. »
Let's go into bed, please put me to bed and turn down the light. Fold out your hands, give me a sign, hold down your lies, lay down next to me, don't listen when I scream. bury your thoughts, doubts and fall asleep – Find out I was just a bad dream

hrp: j'suis d'humeur très entreprenante, faut me canaliser au plus vite kijohugzftrd




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