nc-16 // miyuli;(old habits die hard)



 
HEP POTO, tu veux devenir un king de la roulette ? No prob, viens jouer à la Roulette juste ici !
ALOHAAA, C'EST LE TEMPS D'HAWAII, des glaces et des bikinis ! ♥️ Go plonger dans la MAJ honey,
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I'M MARRIED TO THE MUSIC ! ♪ La saison des festivals qui s'installe, parce qu'on veut s'hanjailler comme jaja ! ULTRA KOREA FESTIVAL
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Message  Sujet: nc-16 // miyuli;(old habits die hard)     Mar 13 Fév 2018 - 19:45

TRIGGER WARNING: PRISE DE DROGUES DURES
ON NE CAUTIONNE PAS LA CONSOMMATION DE SUBSTANCES ILLICITES
peace :bbl01:



OLD HABITS DIE HARD
too far gone to come back today

Lili ? Lili tu m’emmènes ailleurs dis ? Dans notre monde à nous où tout est plus beau. Là où la terre est ciel et où on décroche des étoiles rien qu’en tendant la main. Y a des sanglots qui ponctuent les phrases de la jolie blonde et Lijuan serre les dents dans l’inquiétude, elle souffle un oui, d’accord du bout des lèvres et fait couler toute la douceur du monde dans ses quelques petits mots avant de se mettre en route.

Rollers enfilés devant la porte d’entrée, elle s’éclipse après avoir plaqué deux ou trois baisers collants sur les joues chaudes de ses frères endormies – discrète, l’enfant part à la conquête de la nuit, dans l’espoir de consoler l’une de ses plus tendres amies. Sucreries plein les poches et, entre elles, des petits paquets transparents, la poussière de fée qui va l’aider à tutoyer le ciel, à conter ses histoires à la lune et à mordiller dans une poignée de nébuleuses.

Elle roule à toute vitesse jusqu’au parc, armée de ses plus fulgurants sourires et d’une excitation qui frise l’indécence ; tonton lui a dit, si quelqu’un va mal, il lui suffit d’être heureuse. Le bonheur, c’est contagieux. Alors forcément, quand elle arrive à la hauteur de la belle, qu’elle voit ses yeux rouges et les traînées sèches sur ses joues, elle peut pas s’en empêcher – elle la prend dans ses bras, la serre avec toute son absence de force et parsème son joli visage d’un millier de baisers papillons. Désolée, t’as attendu longtemps ? Il fait super froid Mimi, pourquoi t’es pas habillée ? Instinctive, immédiate, elle se défait de son épaisse veste et la lui passe autour des épaules, ses petites mains tremblantes d’une énergie excessive en remontant délicatement la fermeture éclair. Aigoo, qu’est-ce que tu ferais sans moi ! Rire cristallin avant qu’elle ne l’attire sur un banc, doigts entrelacés et sa propre chaleur, ténue, qui tente de se propager jusqu’à la belle en vaguelettes attendries. Les deux posées et Lijuan se repenche en avant, plonge dans les poches de son manteau pour en tirer votre objectif principal: un aller au Pays de Jamais, sans penser au retour. Ils en avaient pas en liquide, donc cette fois tu seras Wendy, et pas Alice ! Mais t’inquiète pas, Peter Pan est encore plus gentil que le Chapelier. Elle rit encore et caresse gentiment ta joue, avant d’attraper un sachet pour elle-même, ronronnant un bon appétit à moitié étouffé par son écharpe. Je sais pas comment ils font les grands avec la poussière, mais moi je fais comme ça, regarde. Lime à ongles, épaisse, entre ses petites phalanges – elle forme un petit tas de poudre dessus, tente une espèce de ligne inégale, et plonge le nez dedans sans plus de cérémonie. Inspiration, une narine bouchée avec sa main libre. C’était dur au début, elle a saigné du nez, la première fois – trop d’un coup, apparemment.
Mais elle a pris le truc, et maintenant, ça vient tout seul. Quand ils l’ont vu faire, les autres, ils ont pas commenté ; alors elle s’est dit que c’était bon, qu’elle se débrouillait bien. Et puis, en poudre, ça va plus vite – ça dure juste moins longtemps. T’as compris ? A ton tour maintenant ! Je vais t’en mettre. Et elle répète, elle recommence. Quelques minutes de lucidité, avant que les explosions repartent et qu’elle plonge ailleurs. Ca faisait longtemps qu’on y était pas allées toutes les deux, Mimi. Pointe de tristesse alors que celle de son ongle forme l’espèce d’embryon de ligne, et te tient la lime d’une poigne tremblotante – sourire exalté, la sensation d’avoir retrouvé sa meilleure partenaire.
La chute, à l'arrière-goût d'envol.


◊◊◊


happiness hit her like a train on a track, coming towards her, stuck still no turning back. she hid around corners & she hid under beds, she killed it with kisses, and from it she fled. ♡
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Message  Sujet: Re: nc-16 // miyuli;(old habits die hard)     Mer 14 Fév 2018 - 10:05


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Elle marche, court — vole même, peut-être. Elle veut Lijuan, Mimi. Croquer à pleines dents dans leur bonheur factice ; tisser la réalité en canevas de rêves épars, du bout de ses phalanges mal habiles. Le sentiment d'urgence lui dévore l'âme et arrivée à sa destination, elle regarde partout autour d'elle, appelle. Lili ? Dans un chuchotement éreinté, craignant presque de parler trop fort et de voir émerger des ombres menaçantes ou s'étirer en bras ornés de griffe les branches des arbres effeuillés par l'hiver. Elle est perdue dans le noir et seule— mais le terrain a pour mérite de lui être familier.

C'est le terrain de jeux ; murmure d'une enfance jamais révolue. Quel meilleur endroit pour s'évader ? Mimi foule le bac à sable de ses pas chargés d'incertitudes, puis les graviers pour se hisser sur la balançoire. Se berce en quête d'un apaisement qui lui échappe. Respirer est difficile. Penser, douloureux. Peine sourde entre les tempes, chagrin au cœur. Des pas l'alarment et dans un sursaut, elle lève les yeux vers la nouvelle arrivante. Soulagement. Non non, je v-viens d'arriver, elle rassure, de sa voix altérée par les vilains tremblements que les sanglots infligent à son menton. Mais j-j'ai attendu un éternité. Qu'on puisse se retrouver. Sourire piteux, dialogue qui pourrait sembler insensé : car après tout, elles se sont revues après sa sortie de cure.. mais pas ainsi. Pas pour échouer, paume contre paume, sur le rivage de leur eldorado onirique. Et elle se l'est interdit si longtemps, Mimi, seulement pour mieux rechuter à la fin.

Lijuan se défait de sa veste et la lui enfile et Mimi proteste — M-mais et toi ? Percute enfin qu'elle tremble peut-être aussi de la morsure du froid qui lui colore les doigts de rose et de bleu. Ce sont de jolies teintes, qui la fascinent autant qu'elles l'engourdissent, et elle serre le tissu de ses poings clos pour chasser la sensation déplaisante. Juste le temps de se faire entrainer sur le banc. Elles se blottissent l'une contre l'autre, dans la pénombre seulement atténuée par la lueur blafarde d'un réverbère. At-tends, elle quémande en rouvrant la veste pour, sans s'en défaire elle-même, tenter d'y engloutir la frêle silhouette de sa comparse. Elles s'agitent pour s'ajuster, rient un peu, échouent, et puis Mimi opte pour enrouler ses bras autour de Lili, de sorte que les pans de la veste les enveloppe simultanément. Voilààà, elle clame menton sur l'épaule de Lijuan, joue calée contre la douceur de son écharpe ; regard curieux rivé sur ce que l'autre tire de ses poches à la façon d'une magicienne.

Elle explique et Mimi découvre avec de grands yeux d'enfants, attentive à la leçon ; studieuse et appliquée comme elle ne l'est plus depuis longtemps. S'exclame d'un oh surpris puis conquis tandis qu'elle admire la façon dont les traits de Lijuan se détendent sous l'effet de la poussière magique. Le feu dans ses yeux, transcendants. Et Mimi, elle veut se consumer comme ça. Promenons-nous à Neverland pendant que Crochet n'y est pas ! elle chantonne en applaudissant joyeusement, avant de prendre son tour.

Recommandations de Lijuan en trame de fond. Mimi s'exécute avec application : on ne badine pas avec les paradis artificiels. Nez dans la poudreuse, chasseuse de plaisir. C'est pas comme d'habitude. Pas— psychédélique, fou, hallucinogène. Non, c'est autre chose. Oh. Oh. Elle la sent— la flamme. Rugir dans ses veines en fusion. Ça monte comme un coup de fouet, moins subtile que ce qu'elles avaient l'habitude de prendre ensemble ; mais d'une intensité qui fait s'emballer son palpitant au creux de sa cage thoracique. Il cogne et cogne et cherche à fuir, pour embrasser la lune, conquérir l'univers. Elle est libre et parée d'ailes et tant pis si la poudre ne met pas le décor sens dessus dessous. Elle se sent puissante, Mimi. Elle peut invoquer des couleurs par milliers. Ne sait même plus pourquoi elle se sentait si petite et à l'étroit dans son enveloppe charnelle, quelques minutes plus tôt.

Je ne suis pas Alice, elle confirme dans un chuchotement en basculant la tête sur le côté, explorant les sensation qui ronronnent dans sa poitrine. Je suis vraiment Wendy et je peux voler. Tu es ma Clochette. Elle capture sa lippe entre ses incisives. Elle est encore assez consciente pour savoir qu'elle en veut encore, mais pas tout de suite tout de suite. Alors elle attend un peu. Attend encore. C'est au tour de Lili ; Mimi ne réitère qu'une fois certaine d'aimer le tour de piste. Puis elle se lève, frénésie l'incitant au mouvement. Je crois que si on prend assez d'élan, elle chuchote comme un secret précieux en pointant du doigt la balançoire, on fera un tour complet qui nous propulsera haut, très haut, dans une autre dimension ! Viens avec moi ? Elle a le sourire doux et les prunelles égarées et temps et distance perdent leur signification : elle pourrait faire le tour de la planète en quelques secondes à peine, en un battement de paupières même.  

Mimi retrouve sa balançoire avec, cette fois, un but : la lune. Ou plus loin encore. Une autre galaxie. Embarquement ! Elle grimpe à pieds joints sur la planche de bois. Sommes-nous des pilotes à bord d'une fusée ou l'équipage d'un beau voilier ? Je préfère voguer sur les nuages et les courants, je crois. D'excitation, elle sautille sur place, manque de chuter de son perchoir ; ce serait trop bête de s'écraser avant même le départ. Quoique : elle saurait se relever. Et ses genoux éraflés, dénudés par son short, pleureraient des paillettes multicolores plutôt que des larmes carmines. Honnête marins ? Pirates de l'espace ? Sont-elles les gentilles ou les vilaines de l'histoire ? Le reste du monde dirait vilaines, sûrement. Yuta, en tout cas, le penserait. Mais être le pirate plutôt que la gentille princesse a pour une fois quelque chose d'exaltant. Hissons la grand voile et filons en vitesse lumière ! Elle donne de l'élan à son bout de navire, mais pas trop : équilibre précaire, un seul bras enroulé autour de la chaîne de métal. L'autre est replié pour lui permettre de regarder, d'un œil, à travers la longue vue (aussi affûtée qu'un télescope, faite pour percevoir les objets célestes) que forme sa main gauche. Je perçois notre planète, Lili ! Elle est belle comme une fraise tagada. Avec une surface nangaille satinée saupoudrée de cratères comme du sucre d'or. Un petit cri outré lui échappe lorsqu'elle entend le rire espiègle de Lijuan : elle a déjà pris de la hauteur sans attendre Mimi, qui s'empresse de ranger sa longue vue dans sa poche pour passer à son tour à la vitesse supérieure. Leurs éclats de rire s'égrènent comme des milliers de cristaux brisés, mais ce n'est plus triste ; c'est seulement beau.


◊◊◊

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Message  Sujet: Re: nc-16 // miyuli;(old habits die hard)     Mer 14 Fév 2018 - 18:17


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Kaede lui tourne le dos, Noam l'appelle de la fenêtre « Mimi est partie ! » En reculant il a l'impression qu'il y'a des creux dans le sol, à chaque pas il s'enfonce dans l'asphalte, ça lui donne une démarche hagarde presque ivre et pour une fois il promet qu'il a pas abusé, seulement un verre ou deux. « Quoi ?! » Hurle-t-il alors que l'information est déjà bien passée la première fois. Il a juste besoin d'entendre Noam pour s'ancrer dans une réalité où y'aurait pas tout qui se délite. Le Yang se répète, Yuta remonte donc pour l'aider, ça donnera une fois de plus raison à sa sœur « tu la préfères à moi » alors qu'elle est tellement loin de la vérité, il peut pas choisir pourtant c'est ce qu'il vient de faire non ? Non c'est différent. Mimi est imprévisible, il sait de quoi elle est capable quand on la laisse toute seule plus de dix minutes. Kaede elle c'est une grande, plus grande que lui même, pas vrai ? Elle n'a pas besoin de lui.

« Elle s'est tirée, pourtant j'étais en bas et je l'ai pas vu partir. » Il retourne le matelas, défait les taies d'oreillers, inspecte les coutures des peluches. Il est à la poursuite d'autre chose que Mimi et ça rend perplexe Noam qui se sent obligé de faire un commentaire digne de lui. « Je crois pas qu'elle soit cachée là-dedans. T'as trouvé ça tout seul ?! » Tous deux savent très bien ce qu'il cherche, c'est pour ça que Noam prend des mains de Yuta Crête, l'espèce de poulet-doudou qu'elle se traîne depuis toujours, pour le reposer sur le lit et qu'il ajoute d'une voix douce qui fait culpabiliser le Lee d'avoir haussé le ton. « Faut plus que t'aies peur, elle a arrêté. » Il aimerait ajouter un truc comme « t'as probablement raison » puis sourire, rasséréné par ses bras mais il reste à une bonne distance de ce bonheur, y accéder ça serait comme lui mentir pour déguiser un autre mensonge et il en marre de faire semblant, tellement marre. « On se sépare ? Je vais au square et toi tu fais le tour du quartier ? Elle a pas pu aller très loin. » Il quitte la pièce, se passant d'une quelconque forme d'approbation de sa part filant tout droit sur la route qu'il subodore déjà scabreuse.

Il s'est garé un peu plus loin, ratissant le parc à pied pour pouvoir l'approcher sans qu'elle ne panique. Il ne l'appelle pas par « Mimi », il ne l'appelle pas tout court parce qu'il la connait par cœur elle et ses répliques « j'ai pas répondu parce que moi c'est alice. » ; « mimi elle est partie, loin tu sais. tu pouvais pas la trouver mais t'inquiete pas mon yuyu, elle est bien où elle est. » Autant de conneries dont ce soir il se passerait bien. Il va d'abord vérifier dans le tunnel, celui où ils se cachaient quand ils étaient petits mais y'a rien à part du sombre et des feuilles mortes. Des rires de gamine lui parviennent à quelques mètres de là où il se trouve, il reconnaît sa voix et celle de Lijuan alors il soupire de soulagement.— Elle est pas seule, tout va bien. — Elles sont là, sur les balançoires mais le soulagement est plus éphémère que la durée de vie d'un flocon de neige sur une peau bouillante lorsque leurs inepties de meufs high tombent dans son oreille. Il souffre d'arythmie, ça ricoche jusque dans ce qu'il expire. Son souffle il tremble à défaut de son corps tout raide qui n'attend qu'un ordre de son cerveau pour avancer mais ça vient pas parce qu'il est encore sous les décombres de ce cauchemar qui pèse une tonne. Il trime pour sortir la tête de là, il rampe en quête d'une force qui l'aidera à tendre encore une fois la main vers Mimi parce qu'il est harassé de ce jeu malsain. Elle qui sniffe, lui qui la secoue, qui dit « stop » puis elle qui répond « d'accord » et puis ils effacent et recommencent.

Ça y'est, il peut l'affronter.
Elles sont trop perchées pour le voir venir, elles comprennent que lorsque Yuta attrape Mimi par la taille pour la faire descendre du banc en bois et que Lijuan s'offusque dans un rire étroit, étroit parce que y'a que de la place pour elles deux dans cette hilarité qui met out tous ceux qui n'ont pas l'organisme bourré de "mets" toxiques. Quand Mimi finit par comprendre les intentions de son cousin, qu'il veut l'arracher à Lijuan, elle s'impose en le tirant vers elle pour qu'ils puissent s'amuser tous ensemble. À bout de patience, Yuta la prend par les épaules, si fermement que l'empreinte de ses phalanges colorent ses bras nus d'un rose vif. « NON ! C'est terminé. Plus de Lijuan, plus de drogue. Si je te revois encore une fois en prendre je te jure que tu vas me le payer, t'as pigé ? » Non elle pige pas trop, elle est quelque part dans un songe tout doux qu'il est en train de ternir et son monde à lui avec le sien bah ça colle pas alors ça devient compliqué de tout bien accordé. Lijuan a la bonne idée de s'interposer en prenant le bras de Mimi, sans mesurer sa force, Yuta la repousse, elle en perd l'équilibre et s'érafle les genoux sur le sol. « Toi, tu t'approches plus jamais d'elle. J'avais confiance en toi mais t'es qu'une paumée pas foutu de t'occuper de toi. T'es obligée de pourrir l'existence des autres pour pas être seule dans ta merde ? Cool, bah trouve-toi quelqu'un d'autre parce que je te laisserai pas pourrir Mimi. » Cette dernière gigote dans ses bras pour secourir son amie mais la prise de Yuta est bien trop ferme, il finit par la porter jusqu'à la voiture dans laquelle il l'attache. S'ensuit un jeu ridicule où elle se détache et lui la rattache une bonne dizaine de fois. Elle abdique finalement quand il élève la voix pour lui ordonner d'arrêter.

Tous les deux enfermés dans l'habitacle, s'évitent du regard. Tout est silencieux alors que y'a tellement à dire mais pour le moment ça reste comme ça, y'a juste leur respiration saccadée qui font qu'ils communiquent entre eux, vestige de leur lutte. « On va rester là quelques heures. » Il peut pas la ramener chez elle, pas dans cet état. Sa mère risque de rentrer plus tôt et si c'est le cas, elle va lui enlever Mimi pour l'envoyer à nouveau en désintox et putain, non, c'est pas possible.
Il veut plus vivre ça.
Il peut pas non plus la ramener chez lui parce qu'il vit avec Kaede et comme tout a démarré après leur altercation vaut mieux les éloigner l'une de l'autre. Ils pourraient aller chez Noam mais il est au courant de rien et c'est mieux comme ça. Faut croire qu'ils se retrouvent dans la même situation que l'an passé, rien que tous les deux contre le monde mais pas le "normal", le pas "réel" celui de Mimi avec des monstres magiques et d'autres absurdités du même acabit. « Pardon. » Il lui prend la main en la serrant plus fort qu'il ne devrait, ça l'aide à pas flancher, il en faut au moins un sur deux qui tienne le coup. « Je suis désolé pour Kaede, je suis désolé de t'avoir engueulé l'autre fois. J'aurais voulu savoir comment éviter ça mais je peux pas t'aider, y'a pas d'issue. » Sa main regagne le volant parce que c'est trop douloureux de pas sentir la vie dans ses doigts, c'est comme si elle était éteinte. « Mais j'abandonnerais pas même si pour ça, tu dois me détester. »

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Message  Sujet: Re: nc-16 // miyuli;(old habits die hard)     Mer 14 Fév 2018 - 19:43


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Elles naviguent sur les courants invisibles, franchissent les monts vertigineux de la Terre pour se hisser haut, si haut. Jusqu'à ce que la planète bleu-larmes jette les armes et les libèrent de sa gravité.

Hors de ce champ tout est plus beau. C'est fou, elle (re)découvre Mimi qu'elle n'a pas tant besoin de psychotropes pour s'inventer un plus beau décor. Qu'il lui faut juste une dose de courage pour se laisser transcender par sa propre imagination. Elle est grisée. D'avoir le monde au creux de ses mains et une amie avec elle. Ce qui la cloue au sol le reste du temps, vraiment, c'est le vide terrifiant que la solitude creuse en gouffre. Mais à présent tout va bien.

Les balançoires s'élèvent dangereusement ; Lijuan et elle ne sont pas prisonnières, mais maîtresses des ultimes chaînes qui les ancrent encore à quelque chose de solide (le bois), et tandis que le vent s'engouffre dans ses vêtements sous l'impact de la vitesse, de la hauteur, Mimi calcule le prochain pas.

Elle va lâcher.
Elle va lâcher — et s'envoler.
Elle ne perçoit pas leur planète Cœur Sans Nom mais la lune est là, ronde et accueillante, tentante. Et si elle échoue à sa surface, elle pourra voler jusqu'au soleil, puis d'une étoile en fusion à une autre jusqu'à sa destination.
Elle va lâcher. Ses mains se décrochent déjà, en parfaite inconscience du danger ; dans sa tête, il n'y a pas de choc après le décollage. Dans sa tête, les lois physiques n'existent plus. Dernière prise d'élan et—

Bam. Elle percute un obstacle. Décollage avorté. Pour elle, et pour Lijuan que la surprise a freinée. D'abord elle est déboussolée, Mimi. Elle voudrait hurler. Elle voudrait pleurer. Elle était si près du but et la voilà à nouveau à manger les graviers.
Son souffle court retient l'élan et quand elle se retourne, endolorie, pour découvrir l'origine de l'impact, l'imbroglio de sensations brutales s'atténue. Se mue en consternation. Incompréhension. C'est Yuta.
Il y a encore assez de poudre magique accrochée à ses ailes pour écarter l'anxiété en un battement. Elle songe qu'est-ce qu'il fait là ? puis les réflexions solides se désagrègent, terrassées par les restes d'euphorie. Il veut partir avec nous, elle se répond. Tout va bien. Ils vont partir à trois.
Et quelque part ça la rend extatique, Mimi. Hypée, plus encore. Elle l'attire pour lui expliquer. Comment t'as su que c'était ce soir le grand départ ? elle s'étonne, et y'a de l'admiration dans son timbre fébrile. T'es arrivé juste à temps, à bord de ton fier destrier, mon prince Yuyu. On était sur le point de décoller !

Complètement jetée. Et Yuta craque. Il dit non. Elle ne comprend même pas pourquoi. Une offre comme ça ne se refuse pas. Elle comprend pas— ce qu'il dit. Ce qui se passe. Au ralenti, elle voit chuter Lijuan. Ses genoux crème qui se barrent d’éraflures. Yuta qui s'énerve. Qui la tire.
Elle se débat, mais il est plus fort, et il l'enferme, et elle ne comprend pas. Ouvre la porte, elle geint en s'acharnant contre la poignée verrouillée. Il parle logique et raison, elle parle émotions ; dialogue de sourds. Ouvremoiouvremoiouvremoi, elle tape contre la vitre. Il dit non et les larmes affluent à nouveau et— pourquoi il fait ça ? Elle se sent coincée, oiseau en cage. Il lui coupe les ailes. Encore. Il a blessé Lili. Elle a blessé Kae. Pourquoi il est là ? Il devrait être là-bas, avec les gens qui comptent, pas avec elle, elle qui prévoyait de disparaître.

Et la panique qui monte, la panique qui enfle. L'air qui se raréfie, simple impression, mais son œsophage se colmate et plus rien ne passe, rien d'autre que les sanglots. C'est pas juste, pourquoi-pourquoi-pourquoi- Il parle mais elle ne veut pas l'entendre et il élève la voix mais elle aussi et elle se plaque les paumes sur les oreilles elle ne veut pas l'entendre. C'est pas juste c'est pas juste tout le monde me déteste à cause de toi et t'es venu quand même et tu devrais pas être là elle me déteste à cause de toi ELLE ME DÉTESTE À CAUSE DE TOI. Et ça l'assomme, de songer haine ; c'est plus grand qu'elle et ça l'étrangle. La colère de Kaede déborde, suinte par tous ses pores. Elle s'était tant efforcée de l'encaisser, de l'étouffer, mais il est venu et maintenant— tout implose. Si tu m'aimais tu me laisserais être heureuse tu me laisserais Lili mais t'es comme maman tu veux juste me prendre tous mes amis, tous mes jouets. T'es comme tous les autres c'est pas moi que t'aimes c'est juste l'idée que t'as de moi. Et tu veux que je sois comme ça mais je suis pas Mimi je suis plus Mimi Mimi elle est partie parce qu'elle a ruiné trop de vies ! Elle déraisonne. Repousse— ses tentatives, ses mains, ses mots
(et ça la tue et elle voudrait lui dire qu'elle le fait pour lui, qu'elle part pour lui. Pour qu'il cesse de crever quand leurs regards se croisent et qu'il puisse prendre soin de Kae. Elle, elle est juste l'anomalie qui a entraîné le chaos et il faut qu'il la laisse s'en aller). Tu peux pas comprendre, tu veux pas comprendre. Il refuse de voir qu'elle est de trop, entre Kae et lui, entre Noam et lui, partout, tout le temps ; qu'elle a toujours été l'élément rapporté qui usurpait une place, qui se calait dans le puzzle sans jamais tout à fait coller — parce que la pièce parfaite était recalée dans la marge par sa faute. Ouvre la porte, elle souffle, et s'acharne sans succès. Plus fort : Ouvre. La porte. Encore. OUVRE LA PORTE, elle hurle, s'assourdit, abasourdie.

Il le fait. Et elle trébuche hors de l'habitacle, hors de sa gravité, parce que c'est lui, au fond— sa planète, son home sweet home. Elle flotte dans un néant où elle n'est qu'un grain de poussière sans identité, parce que si elle n'est plus sa Mimi, qu'est-ce qu'il lui reste ? C'est mieux pourtant. C'est mieux pour que tous les autres soient heureux.

Elle, elle veut être Wendy, aux côtés de sa fée Lili.



◊◊◊

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Message  Sujet: Re: nc-16 // miyuli;(old habits die hard)     Mer 14 Fév 2018 - 21:13


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Elle se sent prête à engloutir le monde – à moitié avalée par la veste, les joues rougies par les rires qui grattent sa gorge et s’agrippent à tes oreilles. T’es une génie, Mimi ! Tentative d’applaudir mort-née, incapable de se dégager suffisamment de ton étreinte pour lui faire honneur (pas qu’elle en ait envie, cela dit). Promenons-nous à Neverland pendant que Crochet n’y est pas ! Rictus qui fend ses lèvres et les rouvre, l’arrière-goût métallique du sang se mêlant au sucre imaginaire déjà collé à sa langue. Elle trépigne, tremble en t’observant te servir ; au loin, dans les tréfonds de son esprit, quelque chose se brise. Sa santé mentale, peut-être – bribes de conscience en lambeaux qui tente vainement de l’empêcher de t’enterrer sans plus de cérémonie.
Lijuan ne l’entend pas.

Je ne suis pas Alice et Lijuan hoche la tête, sourcils arqués d’impatience et dents serrées d’appréhension. Tu n’es pas Alice, et le Pays des Merveilles a fermé ses portes pour l’instant – quand tu reviendras, plus tard, vous le fêterez. Elle imagine déjà les milliers de drapeaux dressés en ton honneur, tout en nuances de bleu, de rose et de paillettes multicolores. Tu es ma Clochette. Et son cœur palpite, elle frotte son petit nez rougi (blanchi) et pousse un cri, de ceux qui éclatent les tympans et fait saigner des oreilles ; de ceux qui font d’elle cette gosse insupportable, qui commençait désagréablement à se sentir seule sans ta compagnie. Les couleurs sont toujours plus brillantes, avec tes sourires. Je crois que si on prend assez d’élan, on fera un tour complet qui nous propulsera haut, très haut, dans une autre dimension ! Viens avec moi ?

Elle en mourrait, la fée – mourrait de te suivre jusqu’au bout du monde, de votre monde. Savoure les explosions qui s’offrent à ses yeux, si excitée qu’elle voit son propre cœur s’échapper d’entre ses côtes, se faire la malle pour danser à ses côtés. Vous embarquez et ses yeux se braquent sur le ciel, tout en sourires et en glapissements débordants d’entrain. Ça suinte par tous les pores de sa peau, son être qui s’agite et elle hurle préférer les bateaux, convaincue que vous avez réussi à voler celui du Capitaine Crochet. Pirates de l’espace ! Plus de ruban dans les cheveux et de poneys à la fourrure en barbe-à-papa – ce soir vous partez à la conquête du monde, armées d’une surdose de bonheur factice et d’assez de poussière pour tenir toute la nuit (ou toute la vie).

Trop impatiente pour attendre les commandements, elle glousse et se balance avec toute la ferveur et la force que son petit corps lui offre ; encouragée par la poudre griffant son métabolisme, grisée par la sensation du froid qui lèche ses bras plutôt que de les dévorer. La fraîcheur remplace le vent qui lui semblait polaire et, au creux de son ventre, un feu s’allume. Mimi ! Elle crie, hurle – pour être sûre que tu l’entendes, par-dessus les rires et les chants des étoiles qui vous entoure. Elle crie parce qu’elle veut que tu saches, que tu réalises à quel point tu lui as manqué ; et dans son petit cœur de fée, c’est l’affection qui explose, à la manière d’un feu d’artifice. Alors elle chuchote, soudainement sûre que tu l’entendras peu importe le volume – t’es son âme sœur, et les âmes sœurs peuvent pas se quitter. Je crois que t’as fait éclater mon cœur. Enième exclamation énergique quand elle constate ta vitesse, et la voilà qui ralentit pour t’applaudir en rythme, chantonnant des tu t’envoles, tu t’envoles, tu t’envoles !

Rire enfantin, coupé au couteau par l’intervention de Yuta ; un bout du rêve se casse et Lijuan retient sa respiration, des morceaux de lucidité lui collant les talons au sol. Elle comprend pas, et comprend en même temps – sait qu’il est pas là pour rigoler, mais pas pourquoi. Pas question qu’on lui enlève sa moitié alors qu’elle vient de la retrouver, ça non ! Protestations, un petit bruit à mi-chemin entre le cri et le feulement, ses bras tentent de s’enrouler autour de ta taille mais rien à faire ; le sol la rattrape, la ravale. Elle croyait manger le monde et, la seconde d’après, c’est l’inverse. Toi, tu t’approches plus jamais d’elle. J’avais confiance en toi mais t’es qu’une paumée pas foutu de t’occuper de toi. T’es obligée de pourrir l’existence des autres pour pas être seule dans ta merde ? Cool, bah trouve-toi quelqu’un d’autre parce que je te laisserai pas pourrir Mimi. Et Lijuan voit rouge, un court instant ; elle se sent surpuissante, comme une seconde vague qui coule dans ses veines. Elle l’aime pas, définitivement. Tais-toi ! Elle est mieux, avec moi elle sourit ! Toi, tu l’as fait pleurer. T’es juste jaloux, parce que t’arrives pas à la faire rire !

Lijuan elle donne des rêves, pas de la réalité – elle adore te les offrir à toi, parce que t’as toujours été la plus réceptive. Elle se lève pas, Lijuan ; le goudron essaye encore de la manger, et elle sait pas encore comment elle va s’en débarrasser. Et quand elle te voit partir, quand elle constate qu’ils t’ont enlevé à elle une nouvelle fois, elle se recroqueville sur elle-même. Essaye de pas y penser, de se concentrer sur les sons des astres qui sifflotent, de son palpitant qui danse ; elle veut pas redescendre, pas encore. Pas si tôt, alors qu’elle recommençait à vivre quelque chose de puissant. Toute seule, c’est moins drôle – elle a failli croire que c’était pas vrai. Son nez replonge dans le sachet.

Mais tu reviens.
Tu reviens et les graviers la laissent partir, elle sent plus les picotements sur ses genoux et elle te renferme dans ses bras, t’y serre peut-être assez pour entendre deux ou trois articulations craquer. Wendy, t’es revenue ! Ca y est, elle déraille – y a plus de Lijuan, plus de Mimi, plus de parc. Y a Clochette, Wendy, et des galaxies à perte de vue. Séoul est plus jolie, vue d’ici ; Séoul est plus belle, quand t’es avec elle. Faut qu’on parte, sinon il.. Il va revenir, et il est pas gentil. Je crois que c’est un pirate, peut-être qu’ils lui ont.. lavé le cerveau ? Elle tente, se mord les lèvres, quelques gouttes de sang se fraient un chemin sur sa langue. On y pense plus tard, dis ? Si on part pas maintenant, on va rater la pluie d’étoiles filantes. Et je leur ai promis que je les regarderai voler !

Elle cherche des excuses, tremblote – s’accroche à toi comme un animal blessé. T’offre des sourires à moitié tordus, de ceux qu’elle arrive pas à contrôler, quand la lune est trop haute et elle trop bas. Viens, tu peux rester avec moi si tu veux. Pour cette nuit, celle d’après ; et toutes les autres, si tu lui demandes.


◊◊◊


happiness hit her like a train on a track, coming towards her, stuck still no turning back. she hid around corners & she hid under beds, she killed it with kisses, and from it she fled. ♡
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Message  Sujet: Re: nc-16 // miyuli;(old habits die hard)     Lun 26 Fév 2018 - 20:05


OLD HABITS DIE HARD
I tried, i tried, i tried,
I'M TIRED

« C'est pas juste c'est pas juste tout le monde me déteste à cause de toi et t'es venu quand même et tu devrais pas être là elle me déteste à cause de toi ELLE ME DÉTESTE À CAUSE DE TOI. » Elle lui fait vivre un crash test, le genre qui met au défi son « j'abandonnerai pas » parce que c'est rien d'autre qu'un test tout ça, pas vrai ? Elle peut pas vraiment penser qu'il est la raison de ce qui l'a réduite à être la pitoyable gamine qui erre à minuit passé dans le square la bouche engourdie mais pleine de rires après avoir laissé fondre la drogue sous sa langue. L'expérimentation qui met à rude épreuve sa loyauté dure une éternité, ça vire au sadisme quand ses mots le projètent hors du pare-brise la tête la première, le corps gisant sur le capot, secoué de spasmes après les vérités dégueulées qui s'enchaînent dans sa petite voix cassée par les sanglots au rythme gâté par des frêles coupures intempestives. C'est cette émotion vive les fragments de pare-brise qui le trouent un peu partout et qui lui font tousser l'écoeurement de lui qui reste pourtant toujours bien planté dans sa gorge et qui s'invite même plus bas, là, dans la zone " estime de soi. "
Il survit au test, même s'il est en piteuse état alors pourquoi elle s'obstine ?

Le temps de prendre une goulée d'air puis 3,2,1 ( il la voit compter sur ses doigts, comme elle fait avant de réaliser quelque chose de trop grand pour elle ) et ça y'est elle est à nouveau pleine de souffle, mais ce n'est pas pour dire « pardon » ou « je t'aime » ou une autre excuse du genre non, elle distribue la douleur jusqu'à ce qu'il soit trop blessé pour vouloir la retenir. «
Si tu m'aimais tu me laisserais être heureuse, tu me laisserais Lili
» C'est parce qu'il l'aime qu'il fait tout ça mais elle est pas là pour comprendre, elle est plus là, elle fout le camp comme avant et il se retrouve avec son cadavre de poupée tout vide sur les bras à trimer pour qu'elle revienne et il le fait tout seul parce que y'a personne pour l'aider. C'est horrible de la voir disparaître en continuant de l'avoir sous les yeux et d'être impuissant, c'est comme de vivre un deuil sauf que y'a que lui pour pleurer sa perte. « … Je suis plus Mimi Mimi elle est partie parce qu'elle a ruiné trop de vies !Chut, calme-toi. » Il a promis qu'il abandonnerait pas alors il défait sa ceinture, elle, elle s'est déjà libérée de la sienne. Il essaie de la prendre dans ses bras pour la calmer mais ses petits poings tapent son buste, ses paumes le repoussent. « Mimi arrête, ça va aller. Tu peux pas comprendre.Si je comprends. Tu peux pas comprendre ! » C'est lui qui a rompu avec Noam en lui disant « je te déteste » parce qu'il l'assumait pas. C'est lui qui a voulu cacher à Mimi leur relation et c'est pour ça que depuis le début elle s'en veut en pensant les avoir gâché tous les deux. C'est lui qui a été une ordure avec Kaede en la laissant seule, en lui faisant croire qu'elle était pas aussi importante que Mimi ou Noam ou même le reste de ses potes tout ça parce qu'il était jaloux d'elle. Fille surdouée qui rapporte que des notes capables d'être affichées sur le frigidaire et lui gamin moyen dont on placarde que les dessins qu'il faisait en petite section pour pas qu'il se sente trop mis de côté dans sa médiocrité. Toutes les fois où il a été lâche, mesquin et égoïste, il le paie aujourd'hui dans sa relation avec son mec qui tient qu'à un fil, avec sa sœur qui lui pardonnera jamais de l'avoir mise de côté quand elle en avait besoin et enfin avec Mimi qui tache son haut de mascara parce qu'il a coulé par sa faute, toujours sa faute alors oui, il comprend mieux que personne. «Ouvre la porte — Ouvre.la.porte. — OUVRE LA PORTE ! » Il désactive la sécurité et elle s'enfuit, elle laisse sa portière ouverte. Il se hisse du côté passager pour la refermer à sa place et se retrouve vide en regagnant la sienne. « Tout est de ta faute. » Qu'il susurre douloureusement en croisant son regard dans le rétroviseur. « Tout est... de ta faute. » Ça raisonne dans sa tête comme les pas précipités de Mimi à l'extérieur qui décampe à l'instar d'une fugitive ou d'une ado en pleine rébellion.
Il peut pas rester là alors il roule avec le sentiment désagréable d'avoir sous la peau les morceaux de verre que Mimi a implanté et chaque respiration, chaque mouvement qui l'éloigne d'elle est une déchirure.
Encore une fois, Mimi a gagné.

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Message  Sujet: Re: nc-16 // miyuli;(old habits die hard)     Sam 21 Avr 2018 - 15:17


OLD HABITS DIE HARD
I’m only happy when I’m
on the run

Il est parti (parti, parti, parti) et elle est libre (l'est-elle vraiment), âme-fractionnée mi-rire mi-larmes.

Il est parti et la victoire a l'amer goût de l'échec, jusqu'aux échos lents de ce coeur qu'elle sent battre seul dans le désert glacé qu'est le néant de leur absence.

Elle a les jambes qui tremblent lorsqu'elle échoue éperdue dans l'étreinte de Lijuan, et ses lèvres paralysées forcent un rire qui la fait frissonner. Je suis là Clochette, je suis là et je te laisserai plus, elle assure avec toute la ferveur que peut offrir une poupée éthérée après s'être amputée de ses propres ailes. Ce n'est pas grave. Pas grave — il y a le bonheur artificiel. Non i—il reviendra pas cette fois, elle murmure avec peine, et ses lèvres forment un "oh" consterné lorsque Lili mentionne les pirates. C'est peut-être eux, sûrement même ? Voilà des mois que tout se délite alors peut-être... qu'ils y sont pour quelque chose ?
Il y a l'ébauche d'une lueur qui renait dans ses yeux à l'idée d'assister à la valse des étoiles, et elle acquiesce avec ardeur : Tu crois qu'on pourrait les rejoindre, dis ? Si on leur demandait, elles seraient d'accord pour nous emmener ? Mimi, elle espère pouvoir se raccrocher à quelque chose, quoi que ce soit, et le contact de Lili, sa main dans la sienne, lui offre une ancre et l'illusion fugace de pas partir à la dérive. Et si je veux rester avec toi pour toujours, tu diras oui ? elle demande d'une petite voix, et ses commissures dessinent un sourire timide, touche d'espoir à l'idée que quelqu'un puisse l'accepter sans jamais se lasser. Alors je ne te laisserai jamais. Et les étoiles filantes lui semblent soudain à sa portée ; elles brillent dans les yeux de Lili.


◊◊◊

☾ this side of paradise ☾
i'm caught up in the day with my night dreams and my mistakes. i'm not here, nor anywhere, i wanna be with you you're unaware i'm a paper weight. i fantasize, a secret life and place where we hide, it feels right. i'll settle on the dust, settle on the dust...

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