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stargazing (han ja)



 
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Message  Sujet: stargazing (han ja)     Jeu 18 Jan 2018 - 20:47

stargazing

moonlight&stars

le sommeil qui s'échappe, les fleurs qui ont le parfum de ses peurs. l'insomnie la manipule, elle tombe, encore. trébuche comme cette étoile filante qui découvre le ciel, celle qui s'écrase dans un sublime éclat. alors, elle se lève dans l'obscurité de son misérable appartement, rayon de la lune qui souligne son teint pâle— peau laiteuse par son manque d'exposition aux rayons lumineux.

☾☽

elle marche dans l'obscurité, les réverbères illuminant ses yeux, les faisant briller d'une lueur malicieuse. elle sourit, laisse son visage se bercer des vents frais. sa démarche est simple, plutôt joyeuse, lorsqu'elle entre sur le campus. main dans les poches de sa veste délavée, les pas s'accélérant, elle court presque vers la chambre de ja. ce soir, la solitude n'est point au rendez-vous.

sa main frôle la porte de son ami. elle se ravise, tirant de sa poche son vieux téléphone. peut-être ne veut-il pas sortir ? peut-être qu'il est fatigué qu'elle l'entraîne toujours alors que morphée ne la rejoint pas ? peut-être qu'il ne veut, finalement, plus être son ami ?

i n s é c u r i t é.

elle soupire. tergiverse, pense, questionne. puis elle l'appelle. rien à perdre dans sa démence nocturne. elle n'entend aucun son au delà de la porte. peut-être qu'il est sorti. aucune idée— ignorance.

ça sonne.
elle entend la voix de ja au bout.
voix fatiguée, rauque.
ah. elle l'a réveillé.

« ja, c'est yon. tu peux sortir cette nuit ? »
m u r m u r e,
sa voix ne se fait presque pas entendre dans le couloir.

elle ne comprend pas pourquoi son coeur s'affole. ses mains deviennent moites. toujours incertaine. elle ne peut se résoudre à chasser ses démons, à faire confiance, à accepter. elle est encore trop marquée, détruire, cassée. mais, yon, elle veut changer. alors elle inspire.

« j'ai envie d'aller au parc, et d'y voir l'aube- plus tard, bien évidement. » courte pause. « et aussi de manger des ramens, j'ai faim. »

il est une heure trente.
01:33.

◊◊◊




@han ja a écrit:
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Message  Sujet: Re: stargazing (han ja)     Jeu 18 Jan 2018 - 23:30

stargazing

moonlight&stars

☾ ☾ ☾ petite nuit colorée, soir charmant où déflagrent les astres des éthers. sous ses yeux soulignés de poussière céleste, l'horizon pleure des larmes de cobalt, sombrant progressivement dans un grand néant chatoyant. le voilà, son splendide royaume de là-haut.

et en même temps que ses cils argentés papillonnent, en même temps que ses doigts retracent les dernières constellations de son mur, le guerrier étoilé sillonne les pas veloutés de morphée, tombant soudainement dans un sommeil brumeux.
Sommeil Voie Lactée.

☾☽

à des années-lumières de la réalité, y a quelques rêves qui tourbillonnent dans sa caboche, dans sa tête pleine d'envols et de renouveaux lunaires. grand enfant et homme de minuit fantasme ses délires insouciants, ses songes en gravitation faisant s'entrechoquer un demi-millions d'étoiles de phosphore.

mais bientôt, c'est l'énergie noire qui sature ses doux mirages, et han ja quitte son nuage spatial. goût lucide, insensé, avec là-dedans un petit brin de conscience – peut-être, il n'en sait rien. on sait trop rien, une fois perdu.  

la force en orbite autour de son crâne se voit subitement dissipée, soudain retour à la réalité. entre temps, y a un papillon de nuit aux ailes écorchées qui se pose sur son nez, juste comme ça. y a le tintement d'un grelot dans l'obscurité, comme le rire flambant d'une comète. et y a une petite voix familière qui scande timidement son nom, bouquet final de tendresse pour l'inciter à se réveiller pleinement.

et puis plus rien.
et puis blackout.  

finalement, c'est la lumière bleue de son portable qui lui brûle les rétines, et qui fait de lui l'être le plus malheureux du globe. pourquoi Dieu doit-il lui mener la vie si dure, cette nuit ? Ne voyait-il pas qu'il avait été sage et méritant toute la semaine, pour au moins avoir la chance de se reposer et de faire de doux rêves ? Morphée est pourtant si beau. Il ne veut pas le quitter, pas maintenant. Ne le séparez pas de l'amour de sa vie, par pitié.

pourtant, ce n'est pas à contre-cœur que le han se lève et répond à l'appel, bien au contraire ; surtout lorsqu'il reconnait la voix hésitante du petit feu-follet qui erre derrière sa porte, tout comme il aurait du s'y attendre.
sourire d'idiot et voix bouffie. il a l'impression d'être mort de l'intérieur, et de revenir à l'état de momie. yon est la seule à blâmer, cette fois-ci.

« mh... je peux, yonnie. mais... » pause — long bâillement somnolent. les larmes perlent au coin des ses yeux, et y a des étoiles espiègles qui se faufilent d'entre ses lèvres. « mais, est-ce que je veux ? » faussement rancunier, le nerd taquine : l'amusement perce sa voix cassée et endormie, et il écoute attentivement le reste du récit qui l'attendrit, plongé dans la pénombre artificielle de sa chambre.

car en y repensant, c'est un cercle vertueux dont il a su s'éprendre.
se faire réveiller par yon sans arrêt, pour au final pétiller d'enthousiasme à l'idée de la voir. à l'idée d'être avec elle, encore et toujours (pour toujours, surtout).

« allez, rentre et viens me voir. c'est déjà ouvert rien que pour toi. » il sait qu'elle hésite encore, et ça le pousse à faire tous les efforts du monde pour quitter sa couette. se redressant, son rictus abruti épouse un soupir enfantin. quel malheur. il allait devoir lui ouvrir dans cette tenue... s'il aurait été timide et embarrassé avec une autre fille que yon, il considérait que ce serait sa punition pour l'avoir dérangé une énième fois dans son sommeil. Qui aime bien châtie bien, non ?

les cheveux en bataille, le torse nu et dans son accoutrement le plus charmant, le Han se mue en étoile filante pour accueillir son oiseau de nuit avec flegme, les yeux prisonniers d'un voile vaporeux. K.O. Il se sent réellement K.O. Et à moitié à poil, en plus de ça. Une chance qu'il ait enfilé son bermuda.

ainsi, avec lenteur, dès lors qu'il parvient à retrouver son chemin, la porte s'ouvre sur une silhouette d'étoiles qui se découpe dans l'ombre.
et le saturnien sourit malicieusement à l'épicurienne du soir.

« je vais finir par t'attendre chaque nuit, si tu continues. » requête indirecte. « bien sûr qu'on peut voir l'aube ensemble, yonnie-ah. tu me tiendras en vie jusqu'à la fin, pas vrai ? » il résisterait même contre les charmes de la torpeur, pour elle.

« mais je suis pas très prêt, comme tu vois... kekeke. » han ja pouffe idiotement, jouant ouvertement double-jeu. ses orbes se plissent un instant, alors même qu'il réprime un bâillement traître, et il finit inévitablement par croiser les bras, sa nature bavarde revenant rapidement au galop. « et j'ai l'impression d'être un zombie qui sort de resident evil, là. tu m'attends le temps de me préparer, ou tu veux absolument rentrer pour voir ce qui ne t'intéresse pas ? » clin d’œil de la revanche. 1-1.

◊◊◊

☆☆☆ shall we look at the moon, my little loon? why do you cry? make the most of your life, while it is rife. while it is light...

@Han Soo Yun a écrit:
J'savais qu'on allait la sortir et j'aurais du parier sur toi, le roi des vannes pourries.

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Message  Sujet: Re: stargazing (han ja)     Ven 19 Jan 2018 - 17:26

stargazing

moonlight&stars

la porte s'ouvre dans un faisceau lumineux, éclairant vaguement le couloir. ses pupilles rétrécissent, et devant elle se dresse ja dans sa somptueuse quasi nudité. elle éloigne le téléphone de son oreille, son regard s'illumine, son sourire souligne ses joues rebondies cachant ses yeux dans un croissant de lune.

enfant de la nuit.
ses traits ne mentent pas.

« toujours. je te tiendrais compagnie jusqu'à la fin. » ses paroles délivrent un sens plus profond, plus secret, plus chaste. t o u j o u r s. un mot qui ne prend du sens que dans ses pensées les plus profondes, dans ses souvenirs les plus certains. elle ne sait point si ja comprend l'ampleur même de ses mots balancés dans une vitesse délabrée. « puis, si tu veux vraiment dormir, je peux toujours te réveiller. » elle ajoute cette phrase d'une façon plus silencieuse, réservée. elle voit le sommeil sur le visage de ja, les cernes qui décorent en douceur de dessous de ses yeux, les cheveux en bataille de ce dernier. elle se sent mal de l'avoir encore réveillé.

ses yeux descendent ouvertement vers le torse de ja après ses dires. elle arque un sourcil. lueur joueuse, malicieuse, espiègle. il n'y a qu'avec lui qu'elle s'ouvre pleinement aux taquineries, qu'elle répond aux provocations, qu'elle est elle-même. true self. « ça ne me dérange pas de te regarder te changer si c'est ce que tu me demande. » un rire suit. elle sourit. puis elle se racle la gorge. « en vérité, j'ai pris mon appareil photo, je peux le faire charger un peu le temps que tu te changes ? » ses yeux descendent vers le sac qu'elle tient. une vieille sacoche obtenue maladroitement durant un vide-grenier l'été dernier. sa petite richesse. aucune marque, aucune dépense excessive, juste un sac qu'on lui a acheté. et, yon, elle l'adore dans sa simplicité.

si ce soir son appareil photo l'accompagne, ce n'est point pour prendre le paysage, les étoiles lointaines ou l'ambiance céleste qui règne sur la ville lors de la nuit noire. c'est pour prendre ja, l'observer derrière sa lentille, décimer les moindres recoins de sa personnalité. yon, elle se sent puissante derrière son appareil, elle semble déchiffrer le regard des autres, leurs sentiments les plus profond. et puis ja, il fait toujours comme si tout allait bien, comme s'il devait être éternellement heureux. ça la blesse, de le voir ainsi. son ventre se tord toujours de malaise. car elle se plaint yon, elle pleure sur son épaule, elle se maintien à lui, son pilier, mais il ne fait rien de même. alors elle ne se sent pas à la hauteur. elle essaye de devenir forte, de pouvoir soutenir les poids qu'il ne peut plus porter. elle veut être là pour lui, parce qu'il a toujours été là. et l'observer, ainsi, sous la lumière céleste et intemporelle de la lune, elle le voit ja, cet humain qui encaisse les coups, qui goûte à la joie mais touche parfois la tristesse du bout des doigts.

et elle veut l'aider.
l'aider à toucher les étoiles.
lui, le prince de sa lune.


« mets un pull, il fait super froid dehors. » ajoute-t-elle. bienveillante. mais voilà qu'elle donne des conseilles qu'elle ne semble pas respecter, ayant négligemment enfilée sa vieille veste, sans se douter de la température. « hop hop, dépêche-toi ! » ses yeux scintillent d'impatience. une nouvelle sortie avec son unique ami. cela lui avait manqué.




◊◊◊




@han ja a écrit:
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Message  Sujet: Re: stargazing (han ja)     Dim 21 Jan 2018 - 6:40

stargazing

moonlight&stars

☾ ☾ ☾ à la vue de sa petite silhouette fluette, de ses adorables joues fardées de cerise et de ses yeux reluisant de secrets, ja ne peut réprimer ce rictus aimant qui agace ses commissures, heureux de la voir et de l'avoir. une fois de plus, la retrouver à sa porte fait s'élever son cœur au-delà des voûtes nocturnes, et il sent des tendresses familières combler les espaces de ses doigts – faire écho en lui comme une rassurante sonate lunaire, comme un refrain que l'on ne connaît que trop bien.

et le regard semé de fibules d'or de sa yon fait naître en lui une joie inaltérable, joie de minuit.

lumineuse même dans son enveloppe d'abat-jour.
nymphe des nuits et soleil du soir, avec ses sourires salant son visage plein de rondeurs-douceurs, précieux comme des diamants taillés par les jours.

il veut qu'elle soit là jusqu'à la fin, comme lui l'a été dès le départ. peut-être qu'elle ne comprend pas, ou peut-être que la lune la rend trop aveugle – mais le simple fait de l'avoir dans sa vie l'inspire de mille et uns fantasmes fleuris, et le fait se sentir chanceux.

tout simplement, parce que y o n. un simple prénom qui le fait voguer sur quelque rivage nocturne, et qui peint des volutes d'étoiles dans l'air frais du soir.
et il voudrait l'emmener au pays imaginaire...

« toujours, c'est vrai ? de toute façon, je te laisserai pas partir aussi facilement, yonnie-ah. » quelques lucioles taquinent sa bouche encore sèche, timbre de voix suave sur un prénom chantonné malicieusement. un instant, il bâille pour dissimuler le sourire trop sincère qui le guette, touché par les dires de la fée intrusive. et puis il rit, han ja, de cet air aussi insouciant qu'étourdi. « réveille-moi toute ma vie, je manquerai jamais à l'appel. » surtout pas le sien. « tu le feras si je m'endors, hein ? promets-le moi ! si tu le fais pas, gare à toi... » d'un air joueur, ses doigts s'agitent vers elle sur la note d'une fausse menace, bien conscient qu'elle culpabilise de l'extirper de son sommeil. sauf qu'il ne veut pas de ça, car rien n'est aussi beau que de passer ses nuits à conquérir séoul avec elle. rien n'est aussi beau.

et il ressemble un peu à un corbeau, comme ça, avec sa dégaine venue d'une autre planète, l'ombre céleste planant sur son visage, sa mine attendrie par les mimiques bien plus discrètes de sa visiteuse. visiteuse qui n'est nulle autre que son oiseau de nuit, encore et toujours. son tempérament narquois revient bien vite au pas de course, et ja rit de sentir son regard indiscret sur ses abdominaux, se promettant joyeusement de lui faire payer ça. voilà qu'elle rentre dans son jeu, maintenant... « attention, je vais te prendre au mot. » clin d’œil, ses plaisanteries dans l'entrebâillement de la porte. le prince l'observe, les lippes franches à en toucher le ciel. un bref instant, il ne s'imagine déjà plus sans elle. « bien sûr que tu peux, fais comme chez toi ! » c'est tout comme, princesse. « tu me le prêteras sur la route ? y a de belles choses qu'on peut photographier, la nuit. même si j'ai pas ton niveau, kekeke... » de belles choses, oui, comme elle – comme yon. mais il se retiendra de lui dire, préférant nettement mieux l'effet de surprise.

d'un regard aussi bien silencieux que chaleureux, le plus grand (mais plus jeune) entraîne son amie à franchir le pas de la porte, l'invitant dans le royaume céleste qu'est sa chambre : palais de ses consœurs les étoiles, forteresse de ses lubies aux fragrances de voie lactée. elle a la permission de tout voir, de tout déchiffrer du regard, parce que yon c'est son papillon discret, son papillon qui a encore trop peur de se poser sur son épaule. et il aimerait lui faire comprendre qu'elle lui est indispensable, ja. que s'il sourit et que son âme de grand-enfant le consume, c'est aussi grâce à elle. elle est l'une des princesses qui trône sur les remparts irisés de son cœur, qui n'a jamais eu le bonheur qu'elle méritait, et qu'il aimerait désespérément lui donner au centuple.

Oui, yon, la grande yon – qu'il ne voit ni petite, ni faible, mais sans nul doute forte, courageuse et resplendissante de secrets. il ne s'est jamais senti mieux compris que par elle ; et il espère, dans les recoins colorés de son sanctuaire sentimental, qu'il la rend autant heureuse qu'elle le rend heureux, l'hermétique aux boucles sombres.

alors ja attend qu'elle le suive, tend sa main sans réellement la bouger.
y a la flamme d'une bougie qui éclaire son visage de poupée,
et y a son sourire-soleil à lui qui fait mourir l'obscurité, quand il se projette déjà dans la soirée qu'ils vont passer.

plus lucide, han ja s'éclipse derrière une cloison, avec de quoi se changer pour se fondre dans la masse. à son humble avis, yon n'a pas vraiment envie de profiter du spectacle, alors voilà. dommage pour elle, vraiment. il s'habille sur fond de quelques blagues, et elle fait un commentaire digne de ses élans d'attention naturelle. son cœur fond et han ja s'enlise dans un sourire gluant, amusé, bien décidé à suivre son conseil. « on se préoccupe de moi ? t'es mignonne, yonnie-ah. » timbre espiègle et ricanement de goujat ; à la va-vite, il enfile son pull et ne se prive pas d'un gilet par-dessus, surgissant de sa cachette dans une exclamation rayonnante. « tada ! je me suis dépêchééé. je mérite un câlin, maintenant, non ? » ses pupilles miroitent un instant avec affection, avant qu'il ne remarque un léger détail plutôt déplaisant. brièvement, le garçon tique d'un air ironique. « ah ouais... tu comptais sortir comme ça sans que je dise rien ? » raté. « hahahaha, yon qui pensait sortir comme ça. quand je vais raconter ça à ma deuxième personnalité, j'vais jamais me croire. » et il en a marre d'être drôle comme ça. Faites quelque chose, par Toutatis.

ses sourcils dodelinent sur quelques vagues idiotes, et les constellations de ses joues se rehaussent, lorsqu'il part chercher une veste portant son parfum – bien plus longue et chaude que ce que yon revêt sur ses frêles épaules. avec douceur et fermeté, voilà qu'il lui impose de la mettre ; et ses mains s'activent à refermer les boutons sur elle, expertes.  « et toi, mets-ça. un petit quelqu'un m'a dit qu'il faisait super froid, dehors. » murmure doré, sourire-néon. et à la hâte, le han s'empare de son stylo-laser, prêt à attraper le voile de la nuit entre ses mains, avec elle. avec l'enfant du crépuscule.

« bon ! tu m'excuseras, mais on a pas toute la nuit. » si, toute la nuit – et même toutes les autres, s'il le faut. avec habileté, il a le réflexe de tendre les mains vers elle et de la hisser entre ses bras, l'obligeant plus ou moins à s'accrocher à lui. bride style. « je te parie que je descends les escaliers avec toi, comme ça. » son rictus brille d'une étincelle de défi, l'air de dire : try me. et tandis qu'il quitte les lieux pour rejoindre le rez-de-chaussée, il se dépêche à la manière d'une étoile filante, pressé. hâtif, et impatient. gamin qui adresse de temps à autre quelques regards rieurs au poids-plume entre ses paumes. « dis-moi ce que tu veux faire en premier, yonnie ! t'as intérêt à faire le bon choix, vite ! »

◊◊◊

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@Han Soo Yun a écrit:
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Message  Sujet: Re: stargazing (han ja)     Dim 21 Jan 2018 - 18:51

stargazing

moonlight&stars

elle ne peut s'empêcher de sourire sous les mots doux et bienveillants de ja. c'est drôle, les papillons de bonheur qui se soulèvent dans son bas ventre, sensation irrésistible dont elle se délecte. c'est de la joie brute, honnête, authentique. elle est presque gênée par cette vague d'euphorie dont elle ne peut se passer. alors, yon, sous les paroles de ja, elle hoche simplement la tête. parce qu'elle sait que les mots ne peuvent traduire tout ce qu'elle ferait pour lui. et ce n'est pas faute d'essayer.

elle s'avance dans l'appartement, l'air chaud s'enveloppant dans une douce caresse. parfois, elle envie ja. elle envie sa vie, ses amis, sa vie amoureuse, ses histoires, son parcours. elle ne sait pas pourquoi. c'est peut-être le côté égoïste de sa personnalité qui surgie dans l'ombre de ses terreurs nocturnes, mais alors qu'elle entre dans le séjour, elle ne peut s'empêcher de tout observer avec des yeux scintillants de désirs. parce qu'elle aimerait bien vivre une vie comme la sienne. parfois, dans l'obscurité tardive, elle se surprend à penser à sa vie si elle n'avait déménagé, si ses parents n'avaient pas signé le divorce ou même si sa grand-mère l'aimait un peu plus. mais dans ces pensées idylliques, elle se rend compte que pour avoir ce qu'elle désir temps, il faut qu'elle abandonne la personne la plus importante pour elle. alors elle abandonne ses désirs futiles et se contente d'y songer lorsque morphée la prend dans ses bras.

c'est mieux ainsi.
et puis, elle ne regrette rien,
pas si elle peut avoir ja auprès d'elle.

« euh oui. si tu veux. je ne sais pas si tu arriveras à photographier grand chose, l'endroit où je veux aller n'a pas de lampadaires. » ténèbres désabusés, ce n'est pas une coïncidence, ce choix de se trouver uniquement éclairé par la lumière incertaine de la lune. parce que c'est plus facile pour yon de s'exprimer lorsque l'on ne peut décrypter les émotions vives sur son visage. « tu pourras toujours mettre le flash. » ajoute-t-elle évasivement alors qu'elle recherche réellement une prise électrique une fois dans la chambre de ja.

elle s'empourpre légèrement; m i g n o n n e. c'est toujours agréable de recevoir un compliment. elle s'heurte toujours au mur du passé alors qu'elle évite le miroir de sa salle de bain. parce qu'elle n'est toujours pas sûre d'elle, sûre de son physique, de sa voix, de son poids. alors, même un faible compliment, balancé dans un semblant de rigolade, lui fait plaisir. « bien sûr que je me préoccupe de toi. » elle s'assoit maladroitement sur le lit de ja. elle ressemble à une poupée, là, sous l'éclairage artificiel. c'est presque ironique, car yon est si imparfaite, si incomplète, l'opposé même de ce que représente la magnificence d'une poupée.

lorsque ja revient dans la pièce, elle sursaute presque. il est bruyant, parle fort et rit à gorge déployée. « oh, je suis arrivée comme ça- » voix coupée alors que ja lui fait enfiler une de ses vestes d'hiver. ja, il sent comme la maison, le repère de ses incertitudes. odeur mielleuse, odeur sucrées et soutenues. yon, elle respire fort ce parfum qui lui permet de se sentir à l'aise. c'est rassurant comme arôme. elle attrape son appareil photo, le plaçant soigneusement dans sa sacoche. « la personne qui t'as dit ça doit être très intelligente. » un énième sourire fleurie sur son visage dont le printemps habite les traits.

son sourire se transforme rapidement en surprise, alors que ja la prend dans ses bras. elle écarquille les yeux, stupéfaction évidente. elle bouge un peu, afin de redescendre mais cela ne fait que resserrer la poigne de ja. « ja, tu sais que je te soutiens dans n'importe quelle situation, mais là, maintenant, je t'avoue que mon soutien est inexistant. » elle observe le sol d'un oeil incertain, ses mains solidement nouées à l'arrière de la nuque de son ami. elle geint presque de honte alors qu'elle imagine le regard des gens s'ils les voyaient de cette façon, à vagabonder dans les escaliers. mais il est presque deux heures du matin alors yon se ravise. elle se laisse porter vers l'extérieur, le visage presque enfouie dans le col de la veste trop grande pour elle. et dans la pénombre, elle se dit que cette vie, c'est celle qu'elle veut mener, et que tant que ja est avec elle, elle ne peut que toucher les étoiles du bonheur. lui, le prince de sa lune, le prince de sa galaxie, le prince de sa voie lactée. le centre même de son univers incertain. « ramens ? y'a une supérette en face du parc. » et elle s'élance vers les rues mal éclairées, sa main enlaçant celle de ja, et le traînant avec elle au travers des paysages sous les rayons blancs timides et affectueux de la lune.

2:15.
la supérette est en vue. yon sent son estomac se nouer d'impatience. elle jette un coup d'oeil vers ja. leurs mains se bercent toujours alors qu'ils entrent dans le silencieux magasin. « c'est moi qui paye. » elle lâche la main de ja, le regard sévère, se voulant intimidant afin qu'il ne refuse pas sa déclaration. l'argent n'est pas une ressource dont elle peut se vanter, cependant elle veut acheter, elle aussi, des cadeaux à ses amis. elle calcule la réaction de ja, puis se dirige vers les rayons afin de débusquer de quoi rassasier son appétit envahissant.

◊◊◊




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Message  Sujet: Re: stargazing (han ja)     Lun 29 Jan 2018 - 5:00

stargazing

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☾ ☾ ☾ cette nuit, grâce à yon, peter pan lévite de nouveau vers les confins rutilants. il s'enfuit du luxe, car vivre sans lui est sans égal – et il vole en quête de bonheur simple et léger, fidèle à a la doctrine de l'épicurisme. doctrine-tendresse, doctrine-liberté.

sous la chaude pâleur du quart de lune, han ja se promet qu'il lui décrochera les étoiles, ce soir. qu'il lui en offrira une besace toute entière, pour la laisser en admirer les éclats et attraper sa propre beauté dans leur reflet opalin (reflet cristallin). parce qu'il veut qu'elle sache à quelle point elle l'est, belle. à quel point il préfère mille fois la présence de sa yon au confort de son lit, elle qui enjolive non pas ses journées mais bel et bien ses nuits – elle qui entrelace leurs mains sans complexe et sans aucune crainte, comme s'ils se connaissaient en réalité depuis toujours.

et peut-être que dans une vie antérieure, leurs bonnes étoiles ont défié l'énergie noire, et se sont entrechoquées par le plus bref des hasards (ou peut-être par le biais d'une destinée toute tracée, qui ne leur appartiendrait qu'à eux seuls). même à des années-lumières de là, même à d'innombrables vies de celle-ci, pas même la dilatation de l'espace-temps n'aurait su les séparer.

car elle est sa dame du soir, yon : la messagère des libellules et des grillons, l'innocente et énigmatique princesse de la nuit. pour toujours et à jamais, c'est la promesse qui scelle tendrement les lèvres chantantes de l'héritier han, lorsque son regard fardé de comètes aimantes redessine les traits poupins de la noctambule.

réveil saccadé, porté par un oiseau de nuit – et il s'englue dans un bonheur vespéral, bien vite redevenu espiègle comme à l'accoutumée. de sa bienveillance habituelle, il s'applique à vouloir rehausser les commissures timides de son amie, l'image de ses deux lippes d'ambroisie touchant le ciel faisant vaciller son cœur d'un trop plein d'euphorie. euphorie d'une future odyssée, euphorie d'un manège enchanté. telle est la cantate qui vibre à la surface de son palpitant de rubis, lorsque ce dernier papillote un peu trop fort, et qu'une nuée de papillons ombrageux embrassent les coutures de ses joues. ja, grand enfant qui ne désire que le bien-être et l'acceptation de soi de sa yon ; ja qui chérit, ja qui n'attend plus que de la préserver du mal de ce monde, lui aussi.
ja, protecteur de sa candeur.

sa lèvre se pince d'elle-même une fois à portée de l'intruse, le président réprimant un rire face au sursaut qui secoue ses frêles épaules. en ce qui concerne le sujet essentiel qu'est la santé, envers proches comme auditeurs, han ja est un homme intransigeant. si elle croyait pouvoir sortir à ses côtés aussi peu couverte, c'est qu'elle ignore encore à qui elle a à faire. « chuuut. dans ce cas, tu repartiras comme ça, yonnie-ah. » entre quatre murs, sa voix se perd en volutes rassurantes, et son rictus plein de douceur-jasmin transparaît jusqu'à la pointe feutrée de ses mots. il espère que ça la tiendra d'ores et déjà plus chaud, et qu'elle fera davantage attention à la manière dont elle s'habille. il ne fallait pas qu'elle tombe malade – surtout pas, non. d'un œil scintillant, le rejeton des étoiles contemple les rosaces saupoudrer ses pommettes et les jonquilles fleurir sur son visage, se redressant dans un calme prospère. calme décontracté. « elle l'est ! pour la peine, je te la présenterai, kekeke... c'est une personne très importante, pour moi. » et d'un clin d’œil lancé sur une joute aussi affectueuse que taquine, il a l'audace de kidnapper la jeune fille entre ses bras, ne perdant pas de temps pour prendre le large.

à eux la nuit,
à eux les hautes lumières.

son emprise, ferme mais délicate, ose se raffermir lorsqu'il la soupçonne de vouloir s'échapper, le soleil éclipsant partiellement ses yeux en demi-lune tant le lutin ne compte pas la laisser fuir. trop tard, il est déjà en marche. et l'espèce d'appréhension dans laquelle baigne yon le fait rire aux éclats, d'une moquerie bon enfant seulement. « c'est pas grave ! regarde, on peut dire que c'est moi qui te soutiens, maintenant ! » un artiste (son cœur) griffonne des esquisses stupides sur ses lèvres, et il mime de soulever le poids-plume de la jeune fée, attendri par la semi-inquiétude dont elle lui fait part. « fais-moi confiance, ok ? tu me fais confiance, hein ? yonnie. » c'est dit d'un ton à demi chuchoté, plein de secrets – car il l'espère en son for intérieur, et que ses deux orbes machinalement rassurants la couvent un bref instant. sans attendre, l'homme-enfant presse alors le pas et dévale les escaliers avec habileté, plus rapide encore qu'un super saiyan. call him prince vegeja. « yaaaaah ! j'ai l'impression de voler sur mon nuage magique pour aller éclater cell, t'imagines pas. qu'est-ce que tu m'as fait, lim yon ? » il s'esclaffe un instant dans sa course nuageuse, plus vivifié que jamais par cette nouvelle nuit qu'ils s'apprêtent à capturer. c'est toujours l'effet qu'elle lui fait, au final. parvenir à l'arracher des bras de morphée, pour lui faire connaître des étreintes plus douces encore que celles qu'il prodigue. oui, yon : un trop plein de sucre cotonneux pour bercer son réveil alarmant.

ils franchissent le portillon ensemble, et le starchild la relâche, son travail se terminant ici. comme une évidence, il sent ainsi sa poigne prise d'assaut par la jeune demoiselle, son rire grave et semé de petits éclats d'amusement tintant dans les ténèbres chauds de la saison. c'est avec impatience que le garçon se laisse docilement porter, main dans la main et constellations espiègles vrillant le fond de ses yeux, dans une aurore boréale de tendresse palpable. l'air est frais, ce soir. le rictus éclatant de la lune luit haut dans l'azur, et se déverse sur leurs silhouettes-liberté, pour en découper les contours dans l'obscurité pâle de la nuit. un portrait idyllique, sibyllin – un peu comme cette soirée.

et tandis qu'ils empruntent le chemin le plus court vers la supérette, ja ne peut s'empêcher d'entrelacer ses doigts à ceux de sa yon, juste pour combler l'espace qui y règne étrangement.
juste pour lui murmurer : « tu n'es plus seule, désormais ».

2:21.
elle a voulu faire pression sur lui, et lui a plus ou moins interdit de financer quoi que ce soit, cette fois-ci. ça lui a fait plaisir, et il a trouvé ça admirable de sa part, cette envie de prendre les choses en main et de payer même lorsque ses moyens restent maigres. il n'a pas refusé son petit élan de fermeté et s'est contenté d'hausser nonchalamment les épaules, le coin de ses lèvres titillé par des nuances pourpres et ruisselantes de revanches, tout juste après qu'elle se soit retournée. maintenant, les voilà à déambuler gaiement par-delà les rayons truffés de nourriture coréenne. et y a un ja qui a du mal à tenir en place, une fois qu'il a su la retrouver au détour d'un étalage. autant dire qu'il ne se fait pas prier pour l'effrayer un bon coup. « yah !! » hurle-t-il dans son dos, avant de poser ses mains sur ses petites épaules effrayées. trop mignon. « c'est dangereux de traîner dans les rayons toute seule... tu vas te faire kidnapper. » un rire farceur secoue un instant sa carcasse juvénile, avant qu'il ne présente l'objet de ses convoitises à la plus chétive. ou plutôt, les objets. « j'ai pris les samyang aux boeuf, les samyang aux poulet, et les super épicées pour moi. et j'ai pris un pororo drink parce que je suis un adulte exemplaire. » ses yeux roulent exagérément, vaguelettes ironiques. et dans un chœur de voix plus basse à voix plus enjouée, ils filent en étoile encaisser leurs achats, pressés de retrouver la lumière familière de l'astre diurne.

dehors, il ne fait pas totalement noir ; et y a quelques ribambelles de badauds qui font s'élever dans l'atmosphère des clameurs complices, parfois festives. han ja ne tient plus la main de yon, mais il lui lance de temps à autre des regards sur plusieurs bribes de conversation, et la foule les plonge dans une espèce d'effervescence anonyme. le goût de disparaître parmi les ombres. alors le président attrape le premier lampion led qu'il voit, son éclat coloré et brûlant de teintes pastels suspendu à son épaule. rien de mieux pour embraser leur chemin, et raviver les flammes innocentes dans les yeux de yon. « il sent le jasmin, ce lampion. les parfumés sont toujours les meilleurs. » il inspire un instant avant de continuer sa route (fragrance plaisante), bâillant bruyamment au rythme de sa marche. « faut qu'on se pose quelque part pour aller manger ! j'ai tellement faim que j'pourrais devenir encore pire que gargantua, yonnie-ah. près du banc là-bas, ça te dit ? »

◊◊◊

☆☆☆ shall we look at the moon, my little loon? why do you cry? make the most of your life, while it is rife. while it is light...

@Han Soo Yun a écrit:
J'savais qu'on allait la sortir et j'aurais du parier sur toi, le roi des vannes pourries.

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Message  Sujet: Re: stargazing (han ja)     Lun 29 Jan 2018 - 20:28

stargazing

moonlight&stars

c'est étrange, cette relation qu'elle entretien avec ja. cette fusion que leurs deux âmes subissent, cette honnêteté sans équivoque, ces regards baignés dans l'amour, dans la nature même de son existence, ces mots échangés presque secrètement sous le seul regard illuminé de la lune et ses confrères les étoiles. parfois, en sa compagnie céleste, dans l'atmosphère obscure, yon oublie le reste du monde, elle se perd dans les attitudes de son ami— dans son rire, sa voix, ses yeux. c'est lui et elle contre l'univers, le seul qui puisse l'aider à surmonter, à vaincre le reste du monde. eux. uniquement eux. simplement eux. et c'est cette simplicité, cette nudité de leur personnalité que yon adore. elle chérie ces moments le plus au monde.

personne importante pour moi. les mots qui s'entrechoquent dans son esprit, qui s'aventurent dans sa galaxie comme des météores. elle sourit, yon, parce qu'elle ne peut que sourire sous les mots de ja. il est son sourire, son bonheur. cela en devient presque étrange, sa dépendance vis-à-vis de son ami. elle en oublie quasi ses malheurs, ses peines, sa fatalité. elle respire enfin avec lui, peut vivre le présent dans l'insouciance du futur et l'indécence du passé. c'est agréable comme sensation. « oui. » oui je te fais confiance, toujours. les mots cachés dans sa réflexion. reflet visible dans son regard profond. elle l'observe comme s'il était l'univers, le seul au monde. et les murmures s'envolent dans l'air alors qu'ils marchent. ils lui caressent les oreilles et sa poigne se referme un peu plus sur sa main de ja, une pression qui reste douce mais dont elle assure l'importance.

une fois seule, vouée à elle-même et ses démons, elle sent l'euphorie du moment lui retomber sur les épaules. les yeux qui observent les mille et une possibilités qui s'ouvrent à elle, dans ce rayon isolé. ses idées entrent en conflit, elle réfléchie aux calories puis regarde ses poignets, les yeux évitant bonnement ses cuisses. elle repense à son idée, celle qui semblait être parfaite. des ramens avec ja. parole non mesurée qu'elle traduit à cet instant par calorie.

soupire fatigué.
elle ferme ses paupières.

sursaut. la voix de ja éveille ses sens alors qu'elle sent ses mains sur ses épaules. sa voix se coupe dans une plainte brisée. elle offre un sourire nerveux, ses dents mordillants sa lippe inférieur. « eh bien dis donc, heureusement que je t'ai proposé de venir manger, t'as l'air d'être plus affamé que moi. » elle jette un coup d'oeil aux articles de ja et sent les vertiges s'emparer d'elle. reflet du bonheur sur son visage, elle continue de sourire avant de s'emparer du premier article que sa main touche. ramen au porc tonkotsu. « j'ai pris ça. » elle grimace presque à la vue du mot porc mais se retient. choix de fait, pas de retour en arrière. elle sait très bien son incapacité à se décider sinon. « et pour ton information, se faire kidnapper dans un rayon de supermarché c'est pratiquement jamais arrivé. voire pas du tout. » elle lève les yeux au ciel, puis suit ja jusqu'à la caisse. tout se passe rapidement. ils font chauffer leurs ramens, ses mains tremblent alors qu'elle sort l'argent de son porte-monnaie— elle appréhende soudainement de manger ce soir.

dehors, le vent frais les enlace dans un baiser glacé. yon cherche de la chaleur au fond des poches, les yeux reflétant la lueur énigmatique de la lune. ils marchent sans but précis, cherchant uniquement un endroit où manger. « ça sent bon le jasmin. ma mère avait un parfum avec cette odeur. » sa mère. un fantôme dans sa vie. une connaissance dont elle ne connaît plus le son de la voix, le visage restant une surface floue dont les sourires ne sont plus qu'un lointain souvenir. « ouais, là-bas ça me va. » elle suit ja, la démarche incertaine, perdue dans ses pensées (une habitude ces derniers temps). le banc est froid sous son jean, mais son ramen lui procure un peu de chaleur. elle l'ouvre et souffle contre la fumée s'extériorisant du récipient. la nourriture lui donne envie, là, maintenant, elle sait qu'elle aura des regrets plus tard. peu importe, tant qu'elle peut passer un moment privilégié avec ja. c'est tout ce qui compte.

« j'en reviens pas que tu m'aies fais payer une boisson pororo. j'avais de l'eau dans mon sac. » elle esquisse un petit sourire, la situation l'amuse même si elle ne veut point le montrer. ja, c'est un grand enfant, parfois ingérable mais au coeur immense, et yon ne le changerai pour rien au monde. « alors, des choses à me raconter ? la famille, les amours ? » elle bouge les sourcils d'une manière provocante avant de rire à gorge déployée. elle aime bien écouter ja parler de sa vie. ses mimiques, son intonation ont toujours eu le don de l'émerveiller, de la garder captivée, elle vit presque au travers de ses péripéties, ses anecdotes arrachant toujours un sourire timide à ses lèvres rosées. elle attend patiemment que ja commence son récit, les baguettes tournant lamentablement ses nouilles alors que l'appétit la quitte. elle n'ose pas le dire à ja, sait qu'il s'inquiétera sans doute, alors elle feint que cela est encore trop bouillant pour être mangé.

cette soirée, elle veut la centrer sur ja. alors, elle pose son plat sur le banc et attrape son appareil photo, prête à surprendre les expressions de ja avec son objectif. elle regarde certains clichés pris la veille, puis lève à nouveau les yeux vers son ami. il est beau, là, sous le rayon mielleux et doux de la lune, les yeux scintillants dans des reflets d'argent, les yeux pétillants de malice, les lèvres retroussées dans un sourire interdit, presque trop secret, un sourire réservé à elle (s'offre-t-elle le luxe de penser). et ça lui fait presque mal de s'avouer à quel point elle tient à cet être, en face d'elle, à quel point sa présence est nécessaire dans son petit monde fermé. et peut-être se trouve-elle chanceuse d'appartenir à son monde à lui, chance qu'elle chérie encore des années après, car yon sait qu'elle ne pourra jamais le remercier suffisamment de lui avoir laissé une chance alors que personne n'avait fait d'effort pour lui en donner une. alors tous les jours, elle le remercie au fond de son coeur. pour toujours.

promesse égarée au clair de lune,
dont seules les étoiles gardent la clé.

◊◊◊




@han ja a écrit:
     WO FAFENG YIYANG DE AI NI WO WEI NI ZHAOMI


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