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Tends-moi la main (w/ Heechul)



 
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Message(#) Sujet: Tends-moi la main (w/ Heechul) Mer 20 Déc - 22:21

tends-moi la main
feat. inchul
Arrête, arrête respire, enlève ton épine, savoure le battement de ton cœur qui vient faire trembler ta poitrine. Ouvre la fenêtre, observe l'hiver et le printemps qui s'enlacent, couvre-toi du bruit des rires qui s'évaporent des terrasses. Profite d'en bas et casse le grand barrage, nos rêves d’enfants méritent vraiment de prendre de l’âge.
– bigflo & oli

5 janvier. Il est en bas, en bas… plus bas qu’il ne l’a jamais été et il a erré jusque-là, juste comme ça. Le poids sur ses épaules s’alourdit de jour en jour, mais les rires et les sourires des jours passés l’ont rendu vulnérable. Les rires et les tendresses ont couvert ses cernes et redressé son dos, que d’illusions quand dans l’ombre, la pression l’affaisse un peu plus à chaque fois. Ça lui est revenu en pleine gueule et la carapace a cédé aussi aisément qu’un parechoc contre un mur. La désillusion plus brutale qu’il ne l’aurait jamais craint, même dans les pires scénarios de son esprit parano. Sa lèvre brûle et ses côtes l’empêchent de respirer sans grimacer, mais tout va bien In Seong, ce n’était qu’une mise en garde. Et il a erré jusque-là, juste comme ça. Il est en bas, en bas et ses doigts trouvent les bons chiffres sur l’interphone. « Pardon de déranger… C’est In Seong, hey Chul… j’peux monter ? » Incertain, il baisse la tête et il hésite à faire demi-tour, mais le soleil s’est déjà couché et le pavé l’effraie, les lumières l’exposent et ce calme aux environs – il ne veut pas y retourner. Il entre quand on l’y autorise, monte dans l’ascenseur et réfléchit à ce qu’il dira lorsqu’on lui ouvrira la porte. Il affronte son reflet dans le miroir et pourtant, évite de croiser son propre regard. Il a été bête, si stupide et il se traîne dans le couloir quand les portes le libèrent. Il se recoiffe, ajuste sa veste et s’éclaircit la gorge avant de sonner à la bonne porte. Pourquoi Heechul, pourquoi ici ? Parce qu’il a besoin de quelqu’un de confiance, quelqu’un qui n’est pas sa petite-amie, ni sa mère ni sa sœur. Quelqu’un qui n’est pas une étoile scintillante ni un soleil trop brûlant, quelqu’un qui peut le comprendre, qu’il a trop longtemps laissé sombrer. Quelqu’un qu’il aimerait rattraper, remonter à la surface et peut-être, avec lui, laisser sa fierté de côté. « J’ai eu… une sale journée. Tu me sers un verre ? » Il n’essaie même pas d’être convaincant, sa lèvre déjà violacée et son sourire pas si grand, mais le ton est là, léger et assuré. Ses yeux tremblent pourtant et n’accrochent pas ceux de son hôte, mais plutôt le mur d’en face. « D’eau, bien sûr… » Il rigole, pas à cause de sa bêtise, mais de son attitude qu’il trouve pathétique et des secrets qu’il gardera encore.

Il aimerait garder ça pour lui, sauver les apparences et tout se mettre sur le dos, encore et encore. Il voudrait continuer à supporter la pression seul, mais la réalité l’a rattrapé après six mois de paix et la chute est violente. Il a oublié, oublié que le monde n’est pas dirigé par les anges et que l’argent détruit des vies. Pour des billets qu’il n’avait pas cette fois, il a vu ses efforts disparaître en un battement de cils, comme s’il avait toujours fauté. Une semaine, une semaine qu’il a crié pour qu’on l’épargne. Une semaine passée trop vite et on l’a retrouvé, ce soir. Il a toujours été réglo, mais on n’a pas le droit à l’erreur dans ce monde de requins affamés. Ils transpirent le fric ces salauds, mais une dette est une dette et leurs sourires sont viciés quand leurs coups le paralysent, leurs rires distordus quand son corps frêle cède trop vite. Il n’est qu’un gamin In Seong, à côté de ces hommes-là. Il ne les craignait pas avant, il ne voyait pas, ne croyait pas à la fiction, ne savait pas. Il voulait faire l’adulte, mais ce n’est toujours qu’un enfant In Seong, rêveur et prudent. Ce ne sont pas les coups qui l’ont marqué, deux ou trois à peine pour l’effrayer, mais leurs mots venimeux ont touché sa famille bien qu’il ait toujours su l’écarter. On acceptait de les épargner tant qu’il payait, mais cette fois il a échoué. Et il a erré jusque-là, juste comme ça. Il était en bas, en bas et maintenant le voilà, deux doigts levés pour saluer son ami et ses ailes toujours blessées, toujours pas prêt à s’envoler.
☾ anesidora
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Message(#) Sujet: Re: Tends-moi la main (w/ Heechul) Mer 25 Avr - 23:29


Tends-moi la main
Yoo In Seong & Baek Heechul

Lune et comète
Eternel témoin et voyageuse éphémère.
Qui.
Pourtant.
Finissent toujours par se rejoindre.


Avant tout ça. Avant la maladie. Avant la dépression. Heechul était fort. Physiquement. Emotionnellement. Il avait les épaules pour tout porter, au sens propre, au sens figuré. Et il en portait des choses. Tellement de choses. Ses amis. Ses peines. Leurs peines. Ses secrets. Leurs secrets. Avec le sourire. Le plus beau des sourires. Eclatant. Eblouissant. Eternel. Avant tout ça. Il donnait, Heechul, aussi. Il donnait beaucoup. Il donnait tout ce qu’il avait, tout le temps, à tout le monde. Et plus encore. Il donnait presque trop, Heechul. Avec le rire. Le plus beau des rires. Eclatant. Assourdissant. Infini. C’est peut-être ça aussi, qui n’a pas aidé. C’est peut-être ça aussi, qui l’a fait sombrer.
En tout cas.

C’était Avant.

Maintenant, Heechul, fait semblant d’être fort. Maintenant, Heechul, réfléchis avant de donner. Maintenant, Heechul, est faible. Maintenant, Heechul, n’a plus rien à donner.
Maintenant, il sourit toujours, Heechul. Maintenant, il rit toujours, Heechul.
Un sourire terne, sombre, éphémère. Un rire, terne, silencieux, limité.

Maintenant, on sonne.
Maintenant, Heechul s’éveille.
D’une énième sieste épuisante.
D’un énième cauchemar absurde.
Maintenant, ça sonne.

Heechul se lève, difficilement, tous les muscles de son corps noués, d’avoir dormi, roulé en boule, sur le carrelage froid de sa cuisine. Il s’appuie sur l’évier, passe ses mains sous l’eau froide, avant de s’asperger le visage. Il s’essuie les mains sur son pantalon, passe la droite dans sa poche, en sort une boite remplie à ras bord. Un mouvement qui se voudrait fluide par la pratique, rendu tremblant par le manque. Il a n’a pas entendu l’alarme, encore. Un gout amer dans la bouche. Une grimace. Un roulement des épaules, crispé. Un sourire de façade, un pouce sur un bouton. Une voix reconnaissable. Amicale. Un sourire incertain, quoiqu’un peu plus sincère. Un froncement de sourcils.
Une voix rauque, endormie. Une réponse.
« Tu es toujours le bienvenu, viens donc. »
Quelques instants. Très courts. Trop courts. Pour remettre en ordre. Pour se remettre en ordre. Deux mains passées dans les cheveux. Une course à travers la pièce. Une nouvelle façade.

A nouveau, une sonnerie.

Heechul est devant la porte. L’ouvre grande. Un petit sourire aux lèvres.
Qui frémit, à l’instant, où son regard se pose sur le visage familier. Un visage familier et tuméfié. En contraste complet. Avec la voix. La posture. L’habit. Heechul s’efface, laisse la silhouette longiligne s’avancer. Une question, hésitante. Un petit rire. Un salut. Un sourire.

Heechul n’est pas dupe.
Il est un pro, maintenant, de la façade, de la fausseté, du mensonge, du « ne t’en fais pas tout va bien », du « s’il te plait ne pose pas de questions », du « allez, joue le jeu va ».
Et professionnalisme vient souvent avec connaissance, savoir.
Heechul sait. Sait ce que cela peut cacher, sait voir les failles, sait ce qu’il est en est vraiment.

Alors Heechul claque la porte. En trois enjambées il est sur son ami. Le chien de son chat. Le noir de son blanc. Le nord de son sud. La lune de sa comète. La direction opposée de la sienne. Son paradoxe, son antonyme total. Qui pourtant, là, maintenant, lui ressemble beaucoup trop. Beaucoup trop pour qu’Heechul puisse l’accepter. Beaucoup trop pour qu’Heechul se laisse à faiblir. Il attrape le menton. Tourne le visage amical quoiqu’un peu effrayé. Touche la lèvre bleue. Puis lâche, avance, fait reculer, jusqu’à ce que les jambes fines rencontre le devant d’une chaise. Jusqu’à ce que le corps faible tombe en arrière et s’assoit, malgré lui.
Heechul va cherche la glace, des verres, une bouteille d’eau.
S’assoit lourdement face à In Seong. Tends le verre. Reprends le verre. Puis tends la glace.
Les coudes sur les genoux. Le poing gauche dans la main droite. Le menton sur les mains. Le regard rivé sur celui qui lui fait face. Sur celui à l’air vulnérable. Sur celui à l’air hésitant. Sur celui aux mains tremblantes. Sur celui qui pourtant n’a pas le droit. Sur celui qui pourtant était le point d’ancrage, la constante, la sureté, le modèle non assumé. Celui aux épaules à l’air si graciles et pourtant si puissantes.

Une inspiration. Une expiration.
« Qui ? Comment ? Pourquoi ? »
Une inspiration. Une expiration.
« Raconte-moi. N’épargne aucun détail. Pour que je puisse t’aider. Au maximum de mes capacités. Comme on l’a toujours fait jusqu’à maintenant. »
Une inspiration. Une expiration.

Un redressement d’épaules.
Fortes.
Un sourire.
Vrai.


Emi Burton
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Message(#) Sujet: Re: Tends-moi la main (w/ Heechul) Ven 18 Mai - 18:58

tends-moi la main
feat. inchul
Arrête, arrête respire, enlève ton épine, savoure le battement de ton cœur qui vient faire trembler ta poitrine. Ouvre la fenêtre, observe l'hiver et le printemps qui s'enlacent, couvre-toi du bruit des rires qui s'évaporent des terrasses. Profite d'en bas et casse le grand barrage, nos rêves d’enfants méritent vraiment de prendre de l’âge.
– bigflo & oli

Venir ici n'était pas si impulsif, ce n'était pas une alternative ni une solution facile.. il voulait venir ici, pour une raison encore timide et incertaine, pour un pressentiment qu'il aimerait vérifier depuis l'temps, sans savoir comment. Il sourit pour ne pas voir l'inquiétude barrer les traits du plus jeune, mais c'est presque injuste de s'imposer à lui dans cet état, quand même. Heechul s'écarte, l'invitation tacite d'entrer et il s'exécute, son regard partout sauf sur la silhouette de son ami, incertain lui aussi. Épuisé aussi, sûrement, mais il n'a pas d'excuses toutes trouvées ce soir. « Merci. » Il aurait pu être occupé, il aurait pu le déranger et c'est rassurant de voir que non, au contraire accueilli à bras ouverts et sans doute trop, pour son ego. Des doigts posés sur son menton jusqu'aux prunelles sombres qui l'observent, analysent et s'inquiètent – troublé par l'attention qu'on lui porte, ou lui sans doute, plus que d'autres. Il se sent petit tout à coup face à lui et ses jambes répondent à ses commandes, se laissant guider jusqu'à céder contre une chaise. Une plainte sous le choc, ses iris tremblent et le sol lui paraît plus intéressant, juste le temps de calmer son cœur et réfléchir à ce qu'il dira. Ça devient difficile de sourire autant par la douleur que cet étau qui enserre son cœur, stupide, stupide, stupide et il ne s'arrête que lorsqu'on lui met un verre entre les mains. Il hoche la tête pour le remercier et hydrate sa gorge asséchée, puis pose la glace sur sa lèvre non sans grimacer.

Il veut bien le regarder désormais et leurs regards se rencontrent enfin, sans se détourner et le sourire face à lui l'encourage, le rassure bien qu'il ne saurait pas où commencer. Il roule des yeux en l'entendant proposer son aide et sachant ce que ça implique, lui, s'y refuse. Il veut bien s'appuyer sur lui ce soir, prétendre que ses épaules sont toujours aussi fortes, aussi solides qu'avant et que leur apparence ne le montrent. « L'argent... j'ai eu un peu de retard et ils m'ont demandé le double pour ça, tu te doutes bien que, j'les avais pas. Pas le droit à l'erreur quand on deal avec ce genre de types, j'suppose. » Il pose la glace sur ses genoux et se triture les doigts, honteux d'apparaître si faible, si tassé devant son dongsaeng. Heechul a l'air si stable, son regard intense et pourtant, In Seong sait, voit et devine que quelque chose a changé en lui aussi. Ses sourires fanent, ses rires s'éteignent et le Baek s'efface, un peu trop souvent ces derniers temps. Il ose alors, de sa voix toujours basse par crainte qu'elle ne casse : « je peux rester là, ce soir ? » Il y a aussi l'angoisse de retourner dehors ce soir, son mental mis à l'épreuve depuis trop longtemps, fragilisé avec le temps et fissuré à présent. Il n'a que vingt-deux ans. « Je voudrais que ça s'arrête, qu'on ait la paix.. » ou que lui se sente en paix tout au moins, parce qu'il fatigue le jeune, il fatigue. Mais pas question de laisser ses émotions le contrôler et il fronce les sourcils et le nez pour s'empêcher de craquer, prenant une ou deux inspirations pour se détendre. Il n'a pas la force d'anticiper les mots du plus jeune, alors il ne refuse rien d'avance, même s'il refusera tout après. A la place, il tend les mains vers les siennes et les enveloppe en souriant, un peu plus serein, mais pas moins tremblant.

« Heechul. » Douce, mais ferme pour attirer son attention. « Tu ne vas pas si bien non plus, toi, il lève une main pour lui pincer la joue sans force, un sourire apparent sur ses lèvres tâchées, je me trompe ? » En contraste avec la tension qui flotte dans l'air, une légèreté non invitée mais qui s'impose quand même.
☾ anesidora
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Message(#) Sujet: Re: Tends-moi la main (w/ Heechul) Lun 23 Juil - 15:32


Tends-moi la main
Yoo In Seong & Baek Heechul

Lune et comète
Eternel témoin et voyageuse éphémère.
Qui.
Pourtant.
Finissent toujours par se rejoindre.


Il sert les dents Heechul, quand il entend ce qu’il avait déjà deviné. Il sert les mâchoires jusqu’à entendre l’émail de ses dents se fissurer sous la pression. Il essaie, en vain, de faire disparaitre la pression, la crispation de ses épaules. Mais ce qu’il entend l’offusque, le blesse, beaucoup trop. Il connait pourtant, le personnage en face de lui. Trop fière. Trop indépendant. Mais un type intelligent aussi, qui sait, connait son entourage, et ce que cet entourage est prêt à faire pour lui. L’argent, il l’a Heechul. Trop pour lui tout seul. Qu’il n’arrivera jamais à dépenser avant sa mort. Pourquoi In Seong a-t-il préféré courir les bas-fonds, s’approcher de connards profiteurs. Il essayait de comprendre Heechul. Vraiment. Il se retint, face à cette envie de se lever, pour aller cherche le carnet de chéque, pour y inscrire un nombre surement beaucoup plus grand que ce que In Seong aurait réellement besoin. Heechul ne compte pas, n’a pas besoin de compter. Et le savoir que ces êtres proches, si proches de lui, si important, aient quant à eux, besoin de ce compte, s’y accrochant comme une bouée, alors qu’elle n’est qu’une encre les amenant toujours un peu plus au fond. Il savait combien c’était égoïste et puérile de vouloir les sauver, les protéger de cette injustice. Sachant très bien qu’ils ne l’accepteraient jamais. Encore moi celui qui se tenait là, devant lui, les épaules deux fois plus étroites que d’ordinaire. Se rabrouant intérieurement, il éteignit la colère qui s’installait progressivement en lui, pour revenir au présent, au jeune homme face à lui. Ce jeune homme, antithèse de lui-même, qui se ramassait toujours un peu plus sur lui-même, pauvre et pale copie de ce qu’il était vraiment. Revenant complètement à lui-même à temps pour entendre la demande mêlée de plainte. Heechul hoche la tête à la première, n’osant pas rétorquer qu’il n’avait même pas besoin de lui demander, soupirant entre ses dents.

« mi casa es tu casa. »

Puis serrant à nouveau les dents quand la plainte ramena en lui un écho beaucoup trop profond, beaucoup trop clair, beaucoup trop à fleur de peau. Instantanément, par pur réflexe, il fit dériver son regard vers ses mains. Ne voulant pas laisser à la vue pénétrante de son frère de cœur, cet éclair furtif de douleur, et d’appel à l’aide.
En vain.
Il sursauta légèrement quand ces mains se déposèrent sur les siennes.
Relevant la tête en fronçant les sourcils en entendant la soudaine fermeté dans la voix, encore plaintive il y a quelques instants.
Les mots qu’il entendit furent comme un rêve. Ou un cauchemar.
Surtout un cauchemar.

« Tu ne vas pas si bien que ça non plus ? »

Une joue pincée. Une joue insensible, qui recule tout de même face au geste affectif.

« Je me trompes ? »

Heechul ne sait pas quelle expression peignit soudainement son visage. Mais il sut, d’instinct, qu’elle devait être terrifiante. Il le sut à cause de la soudaine douleur qui envahit tous les moindres muscles de son visage.
Un sourire grimaçant.
Un nez froissé.
Un œil écarquillé.
L’autre clignotant.
Un sourcil froncé.
L’autre arqué.
Un paradoxe inscrit sur sa face.
Un dilemme écrit dans son expression.
Une porte grande ouverte face à lui.
Une liberté offerte.
Pouvoir enfin s’ouvrir.
Se laisser aller.
Expliquer.
Raconter.
Pleurer.
Pleurer.
Un mouvement brusque. Un corps qui s’éveille. Qui tremble. S’allonge. Qui s’ébroue, tel un cheval après une course folle.
Heechul se tient debout devant Inseong. Le dessus repris sur les expressions de son visage. Un sourire gauche, mais un vrai sourire. Des yeux ouverts, paralysés. Des sourcils arqués, dans une fausse surprise. Une main passée dans les cheveux. L’autre qui tâte la poche de son pantalon. Reflexe rassurant, pour savoir qu’en cas de besoin, l’oubli, le sommeil soudain, la disparition éphémère, était toujours à portée de main.

« Qu’est-ce que tu veux dire ? Tout va bien, ne t’inquiète pas. Pourquoi ça n’irait pas ? »

Un rire. Nerveux. Faux. Mais un rire.
Tout pour maintenir la façade. Le mur. La carapace.

« Et puis on parle de toi là, hein. »

Une échappatoire. Quelque chose. Qui fasse dévier. Cette conversation. Ce questionnement. Ce regard. Choqué mais vif. Vite. Quelque chose.

« Tu as besoin de combien ? »

Un coup bas.
Mais une déviation.



Emi Burton
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