(dans ma ville on traîne ✰ lukas)



 
HEP POTO, tu veux devenir un king de la roulette ? No prob, viens jouer à la Roulette juste ici !
LATATA IS IN DA PLACE, c'est les bonnes vibes qui te guettent ! <3 Mois de Mai, et on peint du bonheur everywhere.
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Message  Sujet: (dans ma ville on traîne ✰ lukas)     Mar 5 Déc - 14:32

DANS MA VILLE
ON TRAÎNE ENTRE LE BÉTON LES PLAINES, DANS LES RUES PAVEES DU CENTRE OU TOUS LES MAGASINS FERMENT.
« Non mais t'y crois toi ? Je le hais. JE LE HAIS TELLEMENT. » Téléphone fiché contre l'oreille, c'est la furie qui déboule dans la rue comme un boulet de canon, prête à tout dégommer sur son passage. « Il veut pas comprendre mais moi j'commence à en avoir marre. Et puis t'as pas idée, quand t'es pas là c'est cent fois pire. » Elle soupire et rouspète, répète plusieurs fois la même chose, se plaint jusqu'à s'en lasser. Et finalement, elle capitule. « Ouais ouais. On verra la prochaine fois. J'te jure, j'rêve que de mettre de la mort au rat dans son café. » A l'autre bout du fil, un rire ; elle se force à faire de même avant de raccrocher.
Appel régulier, presque quotidien, avec son meilleur ami ; l'homme visé par sa hargne ? Son patron, le chef de la caserne. Cet incapable qui aime à se tourner les pouces et ne laisse à Sumi que le sale travail, l'inintéressant, celui dont personne ne veut. Aller récupérer des animaux perdus, en général. Parfois même ranger la caserne. Et y a l'eau qui bout, la colère qui bouillonne, l'explosion sur le point de tout raser.
Elle en a marre, Sumi,
et elle a envie de tout casser.
Mais pour une fois elle se retient ; parce qu'il faut faire bonne figure, parce qu'elle veut pas se faire renvoyer. Parce que c'est son rêve et qu'elle se le jure, un jour la caserne lui appartiendra ; un jour ce sera elle la cheffe. Mais en attendant, elle fait profil bas, se contente de râler auprès de son meilleur ami, de souffler et de taper du pied. Jusqu'à ce que son retard retombe sur son téléphone et qu'elle se rappelle de la soirée qui se profile.

Elle est rentrée, le sac balancé dans la chambre, affaires éparpillées sur le sol. Elle s'est changée également, jean te tee-shirt enfilés, cheveux noués en une queue de cheval bien haute. Et puis elle est redescendue, s'est laissée tomber sur le canapé et est restée là, impassible, immobile. La fatigue surpasse le besoin de bouger ; elle se permet même une petite sieste, quelques secondes, la tête posée contre l'accoudoir. Et elle rêve pas, ça fait longtemps qu'elle rêve plus, Sumi.
Elle rêve pas, mais elle se réveille en sursaut, tapote à la recherche de son téléphone et pousse un soupir en voyant l'heure. Juste à temps pour sa série.

Un œil fixé sur la télévision, l'autre sur le fameux téléphone, elle pianote un rapide message de ses doigts pressés. « La porte est pas fermée à clé tu peux rentrer, j'suis dans le salon crois pas j'vais me lever pour toi. » Elle réfléchit une seconde puis renvoie, « par contre ce serait cool que tu refermes derrière toi, les clés sont sur la porte. » Elle étouffe un bâillement, se pelotonne un peu plus contre les oreillers. Pendant une seconde, elle en vient même à regretter de ne pas avoir récupérer son plaid dans la chambre.
Et puis finalement tant pis.
Ses yeux suivent distraitement les images sur l'écran face à elle, le drama du moment, celui dont tout le monde parle ; celui dont elle ne rate pas un épisode. Elle a rien d'extraordinaire, cette série ; et pourtant elle en est accroc, la miss, presque fascinée, voire hypnotisée. Elle attend impatiemment chaque épisode, se délecte de l'histoire et des péripéties, pleure avec l'héroïne et soupir devant le comportement insupportable du personnage principal.
Et puis l'histoire d'amour, n'en parlons pas.
Sumi, elle se demande souvent pourquoi elle aime autant les drama à l'eau de rose, quand chaque situation lui fait serrer les poings et froncer les sourcils ; quand elle s'émerveille devant les actes romantiques, mais lève les yeux au ciel bien trop souvent. Parce qu'elle le sait, Sumi, si un mec se montrait rien qu'à moitié aussi moqueur et cruel avec elle, elle lui aurait déjà fait voir trente six chandelles.
Et pourtant, elle est pas particulièrement violente,
(enfin, ça dépend surtout avec qui.)



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Message  Sujet: Re: (dans ma ville on traîne ✰ lukas)     Lun 11 Déc - 10:57

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Les journées étaient longues quand il ne pouvait pas trainer avec Boo. Son meilleur ami était un peu trop occupé à son goût ces derniers temps. Il l’avait bien prévenu qu’il n’aurait pas beaucoup de temps, mais il lui en voulait quand même. Lukas, il était possessif, jaloux. Des sentiments qu’il ne connaissait pas avant de rencontrer Hansol. Ce sale type qui avait pris sa place. Il se sentait idiot d’être devenu aussi sentimental. Il était sur les nerfs, son patron ne lui avait pas parlé comme il le souhaitait. Il était parti. Ce n’était pas son truc de garder un petit boulot trop longtemps. On pouvait dire qu’il était impulsif, un peu trop, mais il avait toujours préféré vivre avec des remords plutôt qu’avec des regrets. C’était sa philosophie. On pouvait ne pas être d’accord, mais on ne pouvait pas non plus la lui reprocher. Dans ces moments-là, il détestait être seul Lukas. Il savait très bien où il allait poser ses fesses. Atom était au boulot et il n’avait pas envie de tourner en rond dans l’appartement le temps qu’il rentre. Il y avait quelqu’un d’autre qui prenait soin de lui, à sa manière, mais c’était suffisant. Ils se disputaient sans arrêt, mais Su Mi c’était un peu sa bouée de sauvetage, celle qui lui avait ouvert sa porte et son canapé quand il en avait eu besoin. Il était reconnaissant, mais bien trop fier pour le lui avouer. Ils étaient comme chiens e chats, pourtant il passait beaucoup de temps avec elle, juste à trainer comme deux loques dont la vie partait en vrille. Sa présence l’apaisait malgré les incessants conflits. C’était devenu une habitude de jouer les squatteurs. Elle avait beau râler, elle ne l’avait encore jamais mis à la porte. Lukas, il n’y comprenait rien aux sentiments. Son cerveau carburait sans arrêt et il préférait le mettre sur off, raison pour laquelle il passait pour un idiot alors que son Q.I était plus élevé que la moyenne. Il souriant en lisant les messages qu’elle lui avait envoyé. Su Mi semblait assez remonter ce qui lui donnait envie de la taquiner, de l’emmerder jusqu’à le rendre folle. Il poussait la porte ouverte comme prévu et la refermait comment un gentil garçon obéissant. Avec tout ce qu’il comptait lui faire vivre, il pouvait bien faire ça. Il se jetait sur le canapé en souriant comme un idiot pour s’allonger près d’elle. Lukas, il avait toujours un air de chieur.  Il s’étirait en baillant, les yeux rougis par le joint qu’il venait de se fumer. « Pourquoi tu fais la gueule ? » Pas de bonjour, comment ça va, ils avaient largement dépassé ce stade de politesse. « Tu regardes encore ta connerie ? Tu crois que tu vas trouver ton prince charmant. » Il laissait échapper un petit rire moqueur. Lukas, il n’était jamais tombé amoureux, il ne savait pas ce que c’était. Pour lui c’était une simple faiblesse, il préférait largement jouer les bourreaux des cœurs. Pourtant, il fixait l’écran. Il ne s’était jamais posé la question. Qu’est-ce que ça ferait d’aimer quelqu’un ? Il vivait sa vie au jour le jour et prenait les choses comme elles venaient. C’était beaucoup plus facile de cette façon. « Tu t’es fait larguer ?» Il essayait de savoir pourquoi elle faisait cette tête.


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Message  Sujet: Re: (dans ma ville on traîne ✰ lukas)     Lun 11 Déc - 20:16

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Emmitouflée dans son pull, pieds posés sur le canapé, menton sur les genoux, elle garde les yeux fixés sur l’écran. Et en vient même à oublier l’arrivée imminente du Lukas. Elle est concentrée, plongée dans son drama ; elle se permet même un petit cri au moment du presque baiser. Sumi, elle est pas difficile à avoir, Sumi il lui faut un peu de romantisme et elle peut partir loin. Voire très loin. Suffisamment loin en tout cas pour sursauter quand la masse vient s’abattre à côté d’elle.  « Mais qu’est-ce que tu fous-là ? »
Et puis la surprise passe ; et elle se rappelle. Alors dans un soupir, elle se décale, laisse un peu plus de place au grand dadais, auquel elle accorde un coup d’œil, avant de recommencer à observer sa télévision. « Hein ? J’fais pas la gueule. » Bon d’accord, elle est peut-être pas de très bonne humeur ; mais elle fait pas la gueule. Ou peut-être un peu. Mais ça disparaît quand elle voit son couple s’embrasser pour de bon à l’écran. Et elle laisse échapper un bruit indéfinissable, entre le cri et le gémissement, voire le grognement. « Tu regardes encore ta connerie ? Tu crois que tu vas trouver ton prince charmant. » « Ta gueule ta gueule ta gueule, ils sont en train de s’embrasser ! » Et elle retombe en enfance, la jeune femme, étend ses jambes et gigote sur le canapé ; et elle est contente, presque comme si ça venait de lui à arriver. Presque comme si ce n’était pas que de la télévision, mais bien la vie réelle. Et elle ignore les propos moqueur de son ami, Sumi, obnubilée par ce qui se passe à l’écran, surexcitée au possible.
Et elle est comme ça Sumi ; responsable et fière devant les collègues, si enfantine devant ses séries. Elle en oublie presque qui elle est, ne s’en préoccupe même pas. Elle se dit qu’il est habitué, Lukas, à force (ou peut-être qu’elle a oublié de se le dire). Elle se dit qu’il s’en fiche, Lukas ; voire même qu’elle se fiche de ce qu’il peut bien penser. C’est elle qui est habituée, cette fois, à ses moqueries perpétuelles, devenues presque un jeu entre les deux. Elle s’en amuse presque, de ses chamailleries. Et se tient prête, quand l’épisode enfin fini, elle détache son regard pour le poser sur son camarade. D’une main, elle vient basculer sa queue de cheval sur son épaule, menton levé et air fier. « Qui voudrait donc me larguer ? » Elle fait la maline, ponctue même sa phrase d’un léger rire, avant de retourner s’appuyer contre les dossiers, la tête basculée en arrière, prunelles fixées sur le plafond. « Nan y a rien. Juste le chef de la caserne qu’est encore et toujours un vrai enfoiré. » Elle pousse un soupir à se souvenir ; se rappelle des moqueries de son chef quand il a vu ses cheveux nouvellement blonds, puis quand elle s’est teint les pointes en rose. Elle se rappelle des moqueries de toute la brigade et fait la grimace. Sumi, elle est douée pour ça ; mais Sumi, elle en a marre de cette misogynie crasse. « Grave hâte de lui voler son poste pour ensuite le virer de là à coup de pied aux fesses. »
Et elle se tait un instant. Puis éclate de rire en imaginant la scène tant rêvée. Elle voudrait tous les virer à coup de pied, se contente en attendant de ne faire qu’y penser. Pour l’instant.



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Message  Sujet: Re: (dans ma ville on traîne ✰ lukas)     Ven 15 Déc - 11:16

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Sumi semblait surprise de le voir, pourtant ce n’était pas nouveau que Lukas débarque sans prévenir, à n’importe quel moment, sans même se poser la question de savoir s’il pouvait déranger. Il ne prenait pas la peine de répondre, un seul regard suffisait. C’était lui qui était défoncé et qui était censé oublié, pas elle. Un léger sourire ourlait ses lèvres en la voyant se décaler légèrement. Malgré la place, il restait collé à elle, parce que Lukas, il avait besoin de tendresse même s’il ne le disait jamais. Il aimait jouer les gros durs, mais dans le fond, ce n’était encore qu’un gamin. Peut-être qu’ils passaient leur temps à se chamailler, mais ils se connaissaient bien et il savait quand quelque chose la travaillait un peu trop. Il était assez égoïste et ne se préoccupait pas tellement des sentiments des autres, pour une fois il essayait de faire un effort. C’était aussi sa curiosité qui le poussait à s’y intéresser.
Taquiner la jeune fille était un de ses passes temps favoris, en particulier quand elle s’extasiait devant une série à l’eau de rose, qui lui donnait la gerbe. L’amour ce n’était pas trop le truc de Lukas. Il ne savait pas ce que c’était et il n’avait aucune envie de le découvrir. Il aimait trop sa liberté pour laisser le droit à quelqu’un de l’en priver. Il n’avait aucune envie de se retrouver enfermé dans une cage, de ne plus céder à ses pulsions. Ce n’était qu’un jeu d’acteur et il ne comprenait pas pourquoi elle se mettait dans un tel état. « Si y’a que ça, je peux t’embrasser aussi. » Au moins ce serait réel et il y aurait une véritable raison de s’enthousiasmer. C’était un emmerdeur Lukas, pourtant il la laissait terminer son épisode sans parler. Il se redressait pour lui faire face. « Je sais pas, tu t’amourache de plein de mecs, alors ça peut arriver. » Il hochait la tête pour confirmer ses dires, alors qu’il ne savait pas vraiment de quoi il parlait.
Il oubliait toujours que Sumi voulait faire partie des pompiers, c’était un peu sexiste, mais il avait du mal à imaginer une femme dans ce milieu. Il n’avait jamais rien dit, pour ne pas s’en prendre une. C’était une femme de caractère, il était bien placé pour le savoir. « Qu’est-ce que ça peut te faire ? Tu l’emmerdes, comme d’hab. On s’en fout de ce qu’il pense. » Lukas, il avait toujours vécu comme ça. Pour lui. Pas pour les autres. Il ne voyait pas pourquoi il devait devenir quelqu’un d’autre pour plaire. Ceux qui l’aimaient le prenaient comme il était, les autres n’avaient pas sa place dans sa vie. Il n’y avait rien de compliqué.
Le rire de Sumi, il avait toujours été agréable et sincère. Un rire clair et franc qui avait toujours plu à Lukas. Elle aurait pu être le genre de fille qu’il aurait aimé mettre dans son lit, mais aujourd’hui, il la respectait trop pour lui faire subir ce qu’il faisait aux autres. « Dis, t’as pas un truc à bouffer ? J’ai trop la dalle. » Il pouvait s’acheter à manger, il n’y pensait simplement pas. Il penchait la tête sur le côté en plongeant son regard dans le sien. Lukas, il était mignon quand il voulait, et il en jouait quand il le pouvait. Amadouer son amie n’était pas chose facile et il devait sans cesse se renouveler.


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Message  Sujet: Re: (dans ma ville on traîne ✰ lukas)     Dim 17 Déc - 14:08

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Sumi, elle aime bien Lukas ; et elle serait bien incapable d’expliquer pourquoi. Même si on lui demandait. Et qu’on lui laissait une semaine pour répondre. Parce que y a des choses qui s’expliquent pas, des choses qu’elle préfère pas expliquer ; ça devient si sérieux, quand on pose des mots dessus. Alors elle se contente de l’apprécier, de le laisser entrer chez elle, de le charrier et de le laisser la charrier, de gueuler et de s’amuser. Parce qu’elle a l’impression de tout disparaître quand il est là, comme si ses problèmes n’avaient jamais existé. Comme s’il effaçait tout avec sa légèreté habituelle et ses moqueries. Ouais, Sumi elle l’aime bien, tout simplement.
« Si y’a que ça, je peux t’embrasser aussi. » « Ta gueule j’te dis ! » Probablement que si son attention n’avait pas été accaparée ailleurs, elle aurait réagi autrement. En l’insultant ou en le toisant avec un faux mépris. En rigolant sinon, en se moquant de lui ; elle sait qu’il le pense pas, elle sait qu’il l’a jamais pensé. Et si elle s’en plaignait mentalement à une époque, elle a juste décidé de laisser couler, d’accepter la situation et de passer à autre chose. Parce qu’elle le sait, que Lukas la verra jamais autrement que comme cette super pote chez qui il adore traîner. Et maintenant, ça lui va.
Elle écoute d’une oreille distraite ses remarques sur ses crushs, décide de ne pas répondre, préfère même lever les yeux au ciel, pour bien montrer son manque de motivation. C’est vrai que ça aurait pu être possible. Néanmoins elle en vient à se poser des questions ; surtout sur la raison pour laquelle il en est venu à penser à ça directement. Comme si elle avait que les mecs dans sa vie. Ce qui est bien évidemment faux ; sa vie tourne autour de Sofi, c’est tout. Elle tient plus à sa petite souris qu’à tous les mecs qu’elle a pu rencontrer. Alors elle ne répond pas à la remarque, préfère commencer l’énumération de ses plaintes. Qui réveillent ses pulsions de mort. « Ouais j’m’en fous mais c’est tellement relou si tu savais. J’sais que j’suis une fille j’ai pas besoin qu’il me le rappelle absolument à chaque seconde de travail. » Ouais, elle le sait, serait bien incapable de l’ignorer ; et elle en a marre de tout ça. Supporte de moins en moins cette société machiste qui tente tous les jours de la traîner dans la poussière ; et peine de plus en plus à garder la tête haute devant la difficulté de la tâche. « Dis, t’as pas un truc à bouffer ? J’ai trop la dalle. » « Mais t’es vraiment un ventre sur pate, t’en as pas marre de piller mon frigo ? » Et pourtant elle éclate de rire, soudainement légère. Parce qu’elle s’en fiche de ça Sumi, au bout du compte. C’est même pas elle qui achète les aliments de toute manière. « Allez bouge, on va te faire des nouilles ça te va ? » Et elle se lève, s’accorder une poignée de seconde pour s’étirer puis le pousse du pied pour l’inciter à se lever. Elle se dirige en trottinant jusqu’à la cuisine, pour ouvrir les placards et en extraire lesdites nouilles. « AU FAIT, J’T’AI MÊME PAS ENTENDU COMMENTER MES CHEVEUX, J’SUIS ASSEZ VEXEE J’T’AVOUERAIS. » Et elle gueule pour se faire entendre, agite la tête pour faire danser ses cheveux nouvellement blonds ; aux pointes nouvellement roses également.  



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