(heaven so close ♡ junmee)

 

HEP POTO, tu veux devenir un king de la roulette ? No prob, viens jouer à la Roulette des Rois juste ici !
Heres come la V18 d'HM cousin, T'ES CHOQUÉ.
Pour fêter la Nouvelle Année, on part sur une annonce lourde, légère, professionnelle, donc j'te propose de CHECKER L'ANNONCE
directement. Allez, on se bouge !


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Message  Sujet: (heaven so close ♡ junmee)     Sam 25 Nov - 22:41

heaven so close
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Il a le sourire sur le bout des lèvres ; le sourire étincelant du simplet, le sourire de celui qui écoute mais n’entend pas vraiment, qui est là mais ne sait pas pourquoi. Il a suivi la foule, comme d’habitude ; il a suivi le mouvement sans se poser de question. Et il sait pas, Jun, il comprend pas pourquoi il fait tout ça.

Sûrement parce qu’il a peur d’être seul ?

Il déteste dire non, se contente d’un hochement de tête suite à chaque proposition. Embarqué tous les jours dans les frasques de ses amis, jamais il ne râle ni s’éloigne. Gamin terrorisé, persuadé que le monde tournerait aussi bien sans lui, persuadé que personne ne remarquerait son absence ; le gosse qui a peur d’être oublié s’il ne manque qu’une seule sortie. Alors il est là, toujours, stoïque. Il est là même quand le manque de sommeil fait flancher ses genoux, obscurcit sa vision. Même quand il voit floue, la tête prise dans un étau, l’impression de ne plus être vraiment là, d’être déjà dans le monde des songes. Alors il est là, même quand son cœur saigne, quand ses marques fraîches pulsent le long de sa peau, quand son corps, tel un robot, se mue de lui-même, quand il n’a plus l’impression d’être lui, quand il n’a plus l’impression d’être rien.

Il est là, toujours, mais qui le remarque ?

Au milieu de la foule, le sourire niais au visage, camouflant les battements désordonnés de son cœur. Y a du monde ce soir-là, y a trop de monde ce soir-là. Junyu, il déteste pas la foule ; Junyu, il a juste peur, une peur irraisonnée, quand les corps valsent autour de lui, quand la pièce semble trop petite, que l’air parvient difficilement jusqu’à ses poumons. Accordant une oreille toujours si peu attentive aux discussions de ses amis, souriant toujours, hochant même parfois la tête, il laisse son regard vagabonder jusqu’à la sortie la plus proche, calculer en quelques secondes le chemin le plus facile pour y accéder ; et surtout s’il ledit chemin est praticable. Junyu, il a la phobie des espaces confinés ; mais il a surtout la phobie des lieux dont il paraît difficile de s’échapper. Junyu, il a peur de rester piéger.

Parce que qui le sauverait s’il se retrouvait bloqué ?

Bouffée de panique qui le pousse à s’éloigner, sur une petite boutade, le fait retrouver les toilettes. Accroupi dans une cabine, penché en avant, la tête non loin du sol, il tente de retrouver le plein contrôle de sa respiration, va même jusqu’à utiliser la bonne vieille méthode de son grand-frère. ((Compte jusqu’à 100 et tu verras, compte jusqu’à 100 et ça ira.)) Alors il compte, inlassablement, les chiffres dansent dans sa tête, s’échappent en un souffle par ses lèvres entrouvertes. Il se mélange, perd le monde, finit par rouvrir les yeux. Il se sent mieux, un peu, décide de ressortir ; sent sa claustrophobie reprendre le dessus dans cet espace confiné. Et pour faire bonne figure, il se dirige immédiatement vers le bar, pour commander une bière, sous le regard sévère du barman. Barman qui ne tarde pas à lui renvoyer quelques mots, une question dont il ne perçoit pas le sens, devine juste une la signification globale, comprend qu’il parle de sa boisson. Mais ça ne va pas plus loin et finalement il se contente de hocher la tête, lâchant un vigoureux « ok ! », le tout ponctué de son éternel sourire.

Sauf que c’était visiblement pas la bonne réponse.

L’homme repose sa question, sourcils froncés ; même réponse du chinois, un peu plus hésitant cette fois. C’est là que lui parvient un flot ininterrompu de paroles, le barman commençant à maugréer à propos de ces « idiots de jeunes », il comprend pas tout, parvient au moins à intercepter ces quelques mots. Et il a peur, d’un coup. Il a peur face à ce regard sombre, face à ces manières agressives, à ses paroles dont il ne trouve pas le sens, perdu par le bruit ambiant, le débit beaucoup trop rapide et cet accent dont il n’est pas habitué. Il tente de lire sur les lèvres, n’y parvient pas ; l’homme finit par s’éloigner, bien décidé à ne pas lui accorder sa boisson. Alors il se retrouve là, seul au milieu de tant de monde, bras ballants, complètement perdu. Son regard vient discrètement fureter à la ronde, observant les gens alentours, priant pour que personne n’ait remarqué, surtout pas ses amis ; priant pour que personne ne vienne se moquer de lui. Et il sait pourtant, si ça arrive, qu’il se contentera de s’en tirer par sa pirouette habituelle, balançant quelques plaisanteries, prenant la chose à la rigolade, quand son cœur lui semble de pierre, glacé par cette scène qui lui a totalement échappé.

((oh comme il regrette d'être venu))



◊◊◊

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Message  Sujet: Re: (heaven so close ♡ junmee)     Dim 26 Nov - 1:11

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Let me sleep, I am tired of my grief, And I would like you, To love me, to love me, to love me
Elle s'en voulait, elle s'en voulait d'avoir eu l'espoir de passer une bonne soirée, d'avoir fait l'effort de sortir lorsqu'elle savait pertinemment que ni l'amusement ni la joie ne la rejoindrait sur le siège voisin. Elle se condamnait pour cet impression pathétique qu'elle pouvait donner au comptoir, seule, inlassablement seule, dans une tourmente infinie, sans verre pour boire, dos à la foule dansante, dos à la vie. Et la fatigue lui pesait, pesait sur son coeur accablé par le regret, et ses yeux voulurent verser des larmes comme pour faire échos aux rires sincères des autres. Qu'est ce qui lui avait pris de penser qu'ici tout s'arrangerait? Elle est partie de ce qu'elle avait toujours connu, pensant y avoir laisser tout ce qui l'avait faite pleurer, mais c'est en s'en allant qu'elle avait tirer les lourds bagages de sa vie, incapable de s'en débarrasser, incapable de les fuir. Alors, dans une crissante douleur, elle se souvint que le problème ne venait pas des autres, que de nouvelles têtes n'y changerait rien, elle savait que fuir n'était pas solution, elle savait que ses jambes pressées supportaient en réalité le problème majeur – Elle. C'était son âme lourde, son esprit tourmenté, son coeur poignardé à qui elle en voulait aujourd'hui, les détruisant un peu plus encore.

Inconsciente de te mutiler toi-même, tu t'insultais, t’infligeais le pire des mépris, parce que tu t'en voulais d'être un individu couvert de blessures et c'est en te poignardant que tu en blâmais les plus profondes.

Et avec la solitude comme seule amie, elle arborait la plus fière des statures, la face impassible alors que son âme pleurait son isolement, regrettant l'ombre qui grandissait en son être, ombre qui était devenue sa plus agréable compagne. Et lorsque les projecteur colorés, frénétiques pointaient son visage balayant toute l’obscurité qui y régnait, qui l'habillait si élégamment, elle s'en sentit bien nue, comme si ses faiblesses étaient visibles de tous, comme si tout ce qui la constituait honteusement aujourd'hui était connu du monde. Terrifiant. Elle savait que les problèmes, les doutes, les peurs faisaient fuir les plus vigoureux, de vils maux contagieux. Peut-être l'étaient-ils? Résignée, elle ne leur en voulait plus, elle les comprenait bien, elle en aurait surement fait de même après tout – faux.

Désagréable pensée que de savoir être véhiculée aux yeux de tous que cette minable apparence de toi, tu en vins jusqu'à prétendre que la solitude était choisie, que dans une autosuffisance tu n'avais plus besoin du monde, que dans une promesse solennelle tu leurs garantissais d'omettre tes malheurs actuels, pour qu'enfin ils puissent t'aimer, aimer celle que tu prétendais être.

Mais cela ne suffisait pas, cela ne lui suffisait plus, ce rôle passif et trompeur ne serait lui apporter la vie rêvée et dans un espoir déchu, elle contemplait la masse humaine. Cette foule qu'elle aimait tant mais pour laquelle elle semblait si transparente, vide d'interêt – oppressée de mal-êtres.

Mais tu créais ton propre vide, tu peignais de ta main le néant qui te constituait, tandis que ta toile innée était riche, blessée, mais précieuse.

Enfin résolue de sa condamnation, il fallût qu'il arrive soudainement, lui et son sourire simplet, réanimant espoirs qui auraient été préférables de garder pour morts. Comme réveillée d'un sommeil douloureux, elle suivit l'échange entre ce dernier et le barman, seule animation de son soir entier. Et pendant un bref instant, elle le trouva si commun, reflet quotidien de son existence; perdu, perdu comme elle l'avait toujours été, anxieux, anxieux de n'avoir été à la hauteur de l'exigence de ce monde, de cette société. Et elle le trouva beau dans sa maladresse – dans son oppression.
Si ça peut te rassurer, j'ai rien compris non plus à ce qu'il a raconté..., lança-t-elle, sourire amusé aux lèvres, comme pour rire de leur bêtise commune.
Refusant de rester sur pareille soirée, tu avais rassemblée tout ton courage, réfléchie 5 fois à la meilleure manière de l'aborder, cherché pendant 1 minute tes pauvres mots de coréen, pour que ni lui, ni toi, ne restiez sur si malheureux incidents.

Peut-être que cela ne l'aiderait en rien, mais tu t'en retrouvas rassurée de ressentir chaleur humaine à nouveau.


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Message  Sujet: Re: (heaven so close ♡ junmee)     Dim 26 Nov - 12:44

heaven so close
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Junyu, il a peur des autres autant qu’il a peur de lui-même. Junyu, il sait pas comment faire, il a jamais su. Junyu, il a pas peur du ridicule, il a juste peur de ce que les autres peuvent penser de lui ; Junyu, il fait toujours semblant, mais chaque moquerie est comme une lame qui se plante dans son cœur. Junyu, il rigole sous les mots tranchants, mais au fond Junyu, il prend tout beaucoup trop à cœur, n’oublie rien ; et les moqueries deviennent souvenirs qui hantent ces nuits blanches, rejaillissent quand il est vulnérable. Les démons, ils sont jamais bien loin.

Et il se sent soudain si seul, au milieu de la foule.

Son regard accroche celui d’une jeune femme, accoudée au bar. Et il se fige, devenu statue. Les pensées tournent et virevoltent dans sa tête, il l’imagine se moquer de lui, rire de sa bêtise, de sa maladresse. Il réfléchit déjà à une manière de détourner son attention, les mots d’autodérision déjà sur le bout de la langue. Mais elle prend la parole et il oublie tout. « Si ça peut te rassurer, j'ai rien compris non plus à ce qu'il a raconté... » Surpris le gosse qui ne sait soudainement plus quoi dire. Son regard analyse le visage de la jeune femme, tente de découvrir le sens caché ; mais il n’y parvient pas, n’y arrive jamais. Les autres sont comme des portes fermées dont il ne trouve jamais la clé.

Il se rappelle juste que ce visage,
il l’a déjà vu avant.


« C’est dur.. le coréen. » Phrase facile à exprimer, l’accent chinois qui ressort néanmoins, rendent bien évidemment ses mots plus difficile à comprendre. Et pourtant il le pense, oh comme il le pense, gosse perdu dans ce pays qu’il ne comprend pas, cerné par cette langue qui lui reste toujours si hermétique, enfant progressant tant bien que mal dans l’apprentissage, souvent désespéré. Les autres y arrivent si facilement et lui il comprend pas. Il comprend pas pourquoi il a autant de mal, il comprend pas pourquoi il y arrive pas.

Il se dit qu’il doit juste être un raté.

Et pourtant, elle est là, Romee, comme une lumière qui brille ; et pour une fois il se sent pas seul, pour une fois il a l’impression qu’elle le comprend. « Il parlait trop bizarre le monsieur, » qu’il lâche avec un petit rire. Gamin léger, gamin simplet, qui se rit de tout, ne prend jamais rien au sérieux ; du moins pas devant les autres. Il hausse les épaules, lâche un regard en direction du barman qui ne semble pas lui accorder la moindre importance. Il pense à sa bière qu’il n’aura probablement pas, se dit que c’est peut-être pas si mal. Il se rappelle avec un frisson de la fameuse soirée d’halloween, de son taux d’alcoolémie bien trop élevé, de la manière dont il a cru mourir sous les assauts enflammés, le regard flou et le monde qui tourne. Pourtant il se rappelle aussi de la période d’avant, quand il se sentait bien, léger, quand il avait l’impression de pouvoir voler, quand tous les problèmes s’étaient soudainement envolés, ne laissant dans son esprit que les volutes alcoolisés. Douce illusion d’un esprit malade en quête d’une échappatoire, en quête d’un ailleurs où s’évader. Mais pas ce soir.

Et peut-être que ce soir, elle, elle pourra tout remplacer ?

Il a pas envie de repartir là-bas, Junyu, il a pas envie de retrouver ses amis ; ou ce qui s’en rapproche. Il a pas envie de retrouver sa solitude étouffante et bruyante, observer tel un spectateur les autres parler, les autres sourire, les autres s’amuser quand lui-même a l’impression d’être de trop, invité indésirable qui jamais ne sera aussi roche d’eux. Et y a un quelque chose, comme une petite voix, présence invisible, qui le pousse à vouloir rester. Mais il sait pas comment l’exprimer, tout ça, alors il se contente de rester, mal à l’aise comme à son habitude, ne sachant que dire ni que faire. Il est pas doué pour ces choses-là, Junyu, les interactions sociales c’est pas pour lui. « On s’est déjà.. euh.. nous, on se connaît ? » Maladroite demande envers celle dont le visage lui rappelle décidément quelqu’un ; comme un rêve à la périphérie de sa vision, une silhouette qu’il aurait côtoyé sans vraiment la regarder, sans vraiment y avoir fait attention.

Ou alors comme si c’était la destinée ?



◊◊◊

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Message  Sujet: Re: (heaven so close ♡ junmee)     Lun 27 Nov - 18:13

HEAVEN SO CLOSE

Let me sleep, I am tired of my grief, And I would like you, To love me, to love me, to love me
Elle le remerciait, elle le remerciait d'avoir pris sa main tendue, de ne pas l'avoir laissée s'engouffrer, se perdre à nouveau dans une absurde réalité, de lui avoir rappelé sa propre existence en colorant, recouvrant d'attentions sa cruelle transparence. Donner un court instant sens à sa vie, celle dont elle espérait tant, celle qui semblait ne rien vouloir lui offrir – mais était-ce seulement cela le problème? En venir à blâmer son existence, elle semblait lucidement saccagée. Son visage, Junyu, devint l'ancrage entouré de néant de sa soirée et son regard ne le quitta plus, comme apeuré de retrouver la sombre Solitude s'il en venait à dévier de la seule source de lumière présente dans cette pièce, lui.

Alors, oppressée par le souvenir de ce sentiment ressent, tu mis tout en oeuvre pour qu'il reste, pour qu'il ne quittasse pas, tu t'y raccrochais dans un dernier espoir et ce rôle parfait que tu endossais quotidiennement repris un peu plus de prestance. Car tu ne voulais plus te coucher sur un oreiller humide, dans ce lit froid, glacé par ton coeur blessé ; délicatement, lentement, corps pétrifié par la bise soufflée de l'absence, du vide laissé par les autres, précédemment.

Mais elle les avait aimés, aimés, puis perdus. Elle, pour qui chaque être était un livre dont la lecture était aisée, était incapable de comprendre la raison de leur fuite. Frustrant. Comme si, en réalité, la fuite ne venait pas d'eux, comme si on les y avait poussés face l'énormité de la blessure, comme découragés face au refus perpétuel du réel problème. N'était-elle pas le coeur même de sa tourmente?

Créatrice de ton propre malheur, c'est pour ne pas rester seule avec ton gourou que tu fuyais toutes formes de solitude.

C’est dur.. le coréen, avait-il dit.
Et elle aurait pu être tentée de sortir belle phrase; « À qui le dis-tu... », comme pour exposer tout le raffinement dont elle pouvait faire preuve. Mais non, pas cette fois et elle ne sut dire si c'était parce qu'elle en était incapable au vue de son niveau misérable ou si elle ne s'y sentait pas obligée, obligée de sortir phrases pompeuses, du moins, pas avec lui.
Ho-rri-ble, répliqua-t-elle, dans un rire léger, articulant ce seul mot dans une extrême caricature du coréen type, tu es chinois?

Tu t'en amusas, de ce dialogue que très peu riche, presque un peu ridicule. Mais paradoxalement, tu eus l'impression que l'échange était plus précieux que tous ceux que tu avais pu avoir depuis ton arrivée. Seulement, dans cette discussion, rien ne paraissait se passer verbalement.
Il parlait trop bizarre le monsieur.
Un rire.
Non, rien ne transparaissait verbalement, c'était un ressentiment, un sentiment, comme s'ils étaient seuls - à deux, face au monde entier et dans un bref instant, son sourire s'illumina, brilla de toute sa splendeur face à l'espoir qu'il lui procurait.
On s’est déjà.. euh.. nous, on se connaît? demanda-t-il, incertain.
Il ne lui sembla pas l'avoir déjà vu? Alors, elle commença par secouer négativement la tête, comme si dire « non » en coréen lui demandait bien trop d'efforts – et c'était le cas – mais bien vite, elle voulut se reprendre, car elle n'avait beau pas se souvenir l'avoir croisé un jour, elle avait cette agréable sensation de le connaître autant qu'elle se connaissait. Il lui paraissait si familier et, comme face à son propre reflet, elle voulût pour la première fois de sa vie, s'aider, l'aider.
Tu étudies où? le questionna-t-elle après avoir chercher ses mots un court instant.

Et tu te souvins, dans une étude Sartrienne, que ta liberté, toute entière, était emprisonnée, compressée entre les mains des autres. Tes pensées, ton attitude, ta vie entière était dévouée à l'Homme, dictée par ce dernier et pour une rare fois dans ta vie, tu te ravis qu'elle puisse appartenir à un être comme lui et le monde entier te criait de ne plus lâcher sa main, de ne pas le perdre, pas lui.



◊◊◊



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Message  Sujet: Re: (heaven so close ♡ junmee)     Mer 29 Nov - 19:24

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C’est pas facile pour Junyu de parler ; c’est encore moins facile pour lui de s’exprimer dans cette langue qu’il maîtrise si peu, dont chaque mot lui écorche la langue. Chercher ses mots de longues secondes ; ne pas les trouver, enrager, lancer la première chose qui lui passe par l’esprit, regretter. C’est son lot quotidien au gamin, frustré de ne pouvoir s’exprimer à sa guise, frustré de ne jamais trouver les bons mots.

impossible de parler,
bloqué dans son insupportable mutisme.


Et tout le monde progresse autour de lui, tout le monde évolue, tout le monde devient meilleur. Tout le monde s’en sort, sans aucune difficulté. Tout le monde, sauf lui. Alors il a peur, le gamin ; peur être une exception, peur d’être stupide, peur de ne pas avoir les capacités mentales pour apprendre, pour y parvenir. Peur d’être lui, tout simplement ; un raté toute sa vie durant. Mais y a Romee et l’espace de quelques secondes, elle efface les nuages amassés au-dessus de sa tête ; de son fin sourire, ses paroles pleines de doutes, elle éloigne un peu ses démons, les mots cruels qu’ils s’assènent, lames affutées plantées droit dans son âme. Et il arrive à respirer, un peu ; il arrive à respirer, court instant de répit qui en vient à l’effrayer lui-même.

et quand ils reviendront, les démons, que fera-t-il ?

« Tu es chinois ? » il hoche la tête, sans répondre ; se demande néanmoins comment elle a deviné. Lui est certainement moins doué ; lui ne parvient pas à reconnaître son accent, analyser les traits de son visage. Et la question lui brûle la langue ; elle lui brûle la langue mais il la retient. Parce qu’il a peur, peur de faire une bêtise, peur qu’elle ne se moque de lui. Peur qu’elle ne voit son vrai visage, celui de l’ignorant. Alors il les ravale, ces mots, se contente de sourire, se contente de continuer la discussion. Dans son dos, il entend une soudaine exclamation, reconnaît la voix d’un ami ; son cœur tambourine un instant, ses jambes vibrent un instant, mais il regarde obstinément devant lui, terrifié à l’idée de tourner la tête, terrifié à l’idée qu’ils le reconnaissent.

parce que pour une fois, il a pas envie d’être reconnu.

« Tu étudies où ? » Il se rapproche, concentré, tente de capter les quelques mots, soudainement avide. Il veut comprendre, réellement comprendre, tâche rendue difficile par le bruit ambiant, les discussions, la musique, les verres qui s’entrechoquent. Mais il comprend néanmoins ; fier de lui le gosse. « L'université euh.. de la Séoul ! » Comme une exclamation, qui vient droit du cœur ; sonne comme une bouffée d’air pour lui qui s’est tu trop longtemps. « Et toi ? » Il sait pas si elle est étudiante, ne saurait le dire ; elle a pas forcément la tête d’une étudiante, mais personne ne l’a à ses yeux. Incapable de distinguer les âges, incapable de reconnaître les visages, d’observer, examiner les signes. Et il a peur de la vexer, si elle se trompe ; mais pour une fois il ne s’y arrête pas.

pour une fois il se dit que c’est pas grave.

Pour une fois il se dit qu’elle ne se vexera probablement pas, restera compréhensive ; peut-être même se permettra un léger rire. Et il sait pas d’où elle vient, cette certitude. Il sait pas mais elle fait du bien, réchauffe un peu son âme. « Je suis euh… firestone. » Il lâche, pour aller plus loin, espère qu’elle connaîtra, qu’elle reconnaîtra. Malgré sa phrase bancale, malgré son ton hésitant, malgré son accent chinois. Il espère qu’elle le comprendra, le doute quotidien qui embrase son âme dès qu’il doit parler, s’exprimer, surtout devant une étrangère, surtout quand il ne connaît pas la personne, ne sait pas comment se comporter avec.

et il est plein d’hésitations, le gosse ; incapable de savoir comment agir, comment réagir, livré à ses pensées, livré à ses doutes, obligé de s’écouter, pour une fois.



◊◊◊

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Message  Sujet: Re: (heaven so close ♡ junmee)     Mer 6 Déc - 0:32

HEAVEN SO CLOSE

Let me sleep, I am tired of my grief, And I would like you, To love me, to love me, to love me
Elle retint son souffle, comme apeurée que ce moment s'arrête un jour ; elle chérissait tant, comme peu de choses sur cette Terre, ces êtres capables, à l'aura authentique, blessés, magnifiquement blessés. Des écorchés vifs qui avaient survécu, qui en avaient décidé ainsi, qui aimaient, vivaient – rendaient au monde ce qu'il n'avait su leur donner tantôt, parce qu'à ce jour, ils savaient, ils la connaissaient, cette douleur assassine.
Tu ne te souvenais plus de qui tu étais réellement,
sous toutes ces blessures, sous toute cette fausse apparence,
Etais-tu seulement?

Elle se souvint de ce calepin que sa mère gardait précieusement. Ce calepin où était retranscrit son innocence d'antan, ses dires sauvages, capturés, un temps, de ses quatre ou cinq ans, lorsque la parole était développée, la pensée vivace, le coeur sincère. Et elle en voulût pleurer. L'enfant enjouée, riante, confiante – libre n'était plus, les paroles sans limite, les songes délicats, l'amour-propre véritable. Mais, à nouveau, elle s'en voulut de n'être plus, elle se maudit d'avoir changé, comme si c'était un choix, comme si faiblesses n'étaient imposées, comme si blessures n'étaient que calomnies. Impossible de repentis ; La déception, l'insuffisance infinie. Bovarysme maladif. Mais il est là, lui, Junyu, et elle se sentit vivre, éphémèrement.
Tu étais, oui,
Pour les autres, uniquement.

Et elle sourit lorsqu'il hocha la tête, comme faussement victorieuse. Elle aurait pu, par cette simple déduction, être fière d'elle, un court temps apaiser son âme, réjouir son coeur rongé de l'intérieur. Mais non et c'est sans une once de regret qu'elle brisa toute satisfaction, à nouveau ; sans avoir eu un oncle chinois, jamais elle n'aurait reconnu l'accent. Jamais. Si bien, qu'elle n'en tira qu'un faux succès, affiche de sa pseudo confiance, rassurante, aux yeux des autres, terrorisante pour son être. Elle était de ces êtres Romantiques, ivres de sentiments, inné mordant, extra–monde ; hyperbolique existence, mais dont le Réalisme était venu abattre la naissance ; l'Albatros, dans son ascension,  s'était écrasé au sol, violemment et c'est vêtue d'un Classicisme morose qu'elle vivait aujourd'hui, car la banalité était majoritaire, obligatoire et que les masses étaient rassurantes – jamais seule.
Triste vie dont tu étais et le pinceau et la toile,
l’arrachée, la tourmentée, la main tremblante
tu tentes, tu échoues, tu te tues, seule.

« L'université euh.. de la Séoul! Et toi? » et son éclat de voix la ravit. Non pas qu'elle puisse l'entendre dans un brouhaha pareil, seulement, son visage, déjà si agréablement commun pour elle, s'était illuminé, comme porteur d'une joie nouvelle et c'est dans une sympathie naturelle qu'elle l'avait accueillis à son tour, sourire-soleil, oublié, un instant-fugitif. « National University fo Seoul, aussi! », en anglais, tellement plus générique, tellement plus simple. Balancer ces mots rabâchés sur le tas, une prière pour qu'il l'ait entendu, ce nom-là, lui aussi, un jour. Et s'ils ne donnaient pas l'impression de se comprendre, avec que trois pauvres 'phrases', conversation creuse, ils étaient tous ignorants que de ne pas savoir, voir, plonger dans leur iris pour y voir toute l'attention qu'ils se portaient.
Parce que vous étiez les mêmes,
Faussement libres, prisonniers de la même société.

« Je suis euh… firestone. », son regard s'écarquille et tandis que ses pensées se brouillent à ce nom familier, elle perd ses trois seules syllabes qui lui font tant envie de crier et elle rit dans sa soudaine excitation.
« Moi au... », puis plus rien, brutalement, magie détruite ; puisque des individus firent leurs apparitions aux côtés de Junyu... Elle les croit être ses amis – l'étaient-ils? – un instant, et elle s'en déçoit, beaucoup, attaquée en l'espace d'un bref temps par toute la superficialité de ce monde, qui les rejoint, vieille amie, vieux démon. Et tel un vile poison, elle corrompt son esprit, lui impose sa fade apparence, passive, neutre ; sa nuque reprend quelques centimètres, son sourire s'estompe légèrement, mais ses yeux, eux, ne se turent pas, et ils le regardaient, lui. Uniquement lui.
Parce que le mutisme était nécessaire lorsque les regards se délectaient.



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Message  Sujet: Re: (heaven so close ♡ junmee)     Dim 10 Déc - 14:23

[quote="Bai Junyu"]
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Junyu, il aime pas quand y a trop de monde ; mais Junyu, il aime pas quand y a personne non plus, quand y a trop peu de monde. Junyu, il aime pas être seul avec ses pensées ; Junyu, il a besoin de bruits pour taire ses démons, les noyer sous l’attaque. Junyu, il a besoin d’être entouré, pour oublier de penser ; pour oublier de penser à lui, à ses échecs, à cette haine qui encombre chacune de ses pensées. Seul au milieu de la foule il y arrive parfois, à s’oublier.
Seul au milieu de la foule,
et ces prunelles fixée sur son visage.

Et Junyu il est content, quand elle lui parle ; même si les mots sont en anglais, même s’il comprend pas tout, même s’il parvient jute à deviner qu’elle est dans la même université que lui. Et ça le rend heureux, de s’imaginer la croiser dans les couloirs, bouée de sauvetage probablement destinée à lui sauver la mise. Et ça le rend heureux, de s’imaginer la croiser au dortoir, présence réconfortante dans cet univers qu’il connaît si peu, si mal. Univers qui tend pourtant à le poursuivre alors même qu’il pensait s’être suffisamment éloigné. Et le groupe qui les rejoint, vague s’abattant sur la plage, îlot de calme. Et cette main qui claque contre son dos, ce clin d’œil, cette voix taquine dont il ne parvient pas à comprendre l’intonation. « Bah alors, ça pécho ? » « Hein ? » Il comprend pas tout, veut probablement pas tout comprendre non plus. Trop de mots pour une seule définition, trop de mots dont il ignore qu’ils collent à cette définition. Alors il se contente de sourire sans plus rien dire, le regard fuyant. « Plutôt pas mal, » dit l’un. « On vous dérange ? » rétorque l’autre. Et tout le monde de s’esclaffer, quand le joues du chinois rosissent ; gamin gêné, gamin qui préférerait être partout, sauf ici. Il a besoin d’attention, Junyu, un cruel besoin ; il déteste pourtant être au centre des regards.
La perpétuelle contradiction,
du gamin qui ne sait pas c’qu’il veut.

« Nan mais c’est.. » Rien ? Vraiment ? Il sait pas, il sait plus, préfère se taire, laisse les autres recouvrir sa voix, imite plutôt Romee dans son mutisme salvateur. A côté, ça s’agite. Ils vont commander des boissons, prennent soin de n’oublier aucun de deux. Cette fois, aucun problème avec le barman, mais il cherche plus à comprendre, le gosse ; il ne remarque que le nouveau clin d’œil d’un de ses amis, se demande ce qu’il a derrière la tête. Mais il parvient pas à savoir, Junyu. Il parvient jamais à savoir. Parce que tout ça, ça le dépasse, parce que tout ça, c’est beaucoup trop compliqué pour lui. Parce que tout ça, il en a décidément pas l’habitude. Alors il reste là, à sourire, bouche pourtant close, les yeux qui bougent sans cesse, observent tout sans pourtant rien voir. Et il se glisse jusqu’à Romee, laisse échapper un « désolé », quand pourtant il ne fait rien pour la soustraire à tous ces regards inquisiteurs. Il est lâche, Junyu, il a pas envie de s’attirer les foudre de ses camarades.
Et pourtant, qu’est-ce que ça lui apporte de faire tout ça ?
On vient lui chuchoter quelques mots à l’oreille, auxquels il répond par un hochement de tête, sans cesser de sourire, se permet même un petit rire à ce qu’il devine être une blague. Puis on lui glisse quelque chose dans une main, un verre dans l’autre. « Amusez-vous bien hein ? » « Oui ! » répond le chinois, baisse la tête sous les soudains éclat de rire. Rire gêné, poing serré, il relève la tête, croise le regard de la jeune fille, sourit piteusement. « Je sais pas ce qu’ils… enfin… je sais pas. » Voix mal assuré, maladresse dans les mots. Il sait pas, il sait vraiment pas. Mais il a peur.
Peur qu’elle s’en aille ; peur qu’elle fuit devant leur bêtise.



◊◊◊

sleep baby sleep
sleep baby sleep, what are you waiting for? the morning's on its way, you know it's only just a dream, oh sleep baby sleep ((i lie next to you ; the beauty of this mess is that it brings me close to you))
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AVATAR : Ha Ji Won (Actress) POINTS : 133

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Message  Sujet: Re: (heaven so close ♡ junmee)     Aujourd'hui à 17:20

blackout
Quelque chose d'étrange vous guette. Alors même que la journée suit son cours, c'est l’obscurité complète qui vous brouille les sens, lorsque les lumières se mettent à clignoter soudainement. Les petites étincelles artificielles vacillent quelques instants, avant de s'éteindre complètement pour vous laisser dans le noir complet. On dirait bien qu'il y a eu une coupure de courant...

Note - Il est bien évidemment possible de ne pas tenir compte du phénomène si cela perturbe votre rp, libre à vous !


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Message  Sujet: Re: (heaven so close ♡ junmee)     

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(heaven so close ♡ junmee)
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