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Message(#) Sujet: light on (hyowen) Sam 25 Nov 2017 - 21:03

light on
pourpre le monde au mois de novembre, pourpres sous ses pieds les feuilles mortes qui craquent quand il le foule – poings enfoncés dans les poches, fin d’après-midi frissonnante, et owen les lèvres gercées, brisées par le froid et l’anxiété, qui claque le bitume froid de l’automne d’un pas-fantôme. invisible owen, toujours là sans y être, ombre qui se faufile entre les bâtiments, des éclats ternes dans les pupilles – owen mort-vivant, owen remonté des entrailles des enfers pour se claquer la tronche contre une humanité qui vaut pas mieux, qui vaut plus rien à ses yeux.

inspire, expire – ses doigts qui viennent machinalement chercher une clope qu’il trouve pas au fond de sa poche, tout juste un briquet qu’il effleure et le tabac du coin qui est pas ouvert, alors il jure en silence, dans un coin de son crâne, les ongles rongés, bouffés par l’amertume, et rien pour encrasser ses poumons. rictus nerveux, léger, qui pointe au bord de ses lippes – fraction de seconde amère et épuisée, owen il veut ce que le monde peut pas lui offrir. alors alors, owen, carcasse vide qui se glisse sur la selle de son vélo, trois coups de pédales pour se lancer dans le vide, se lancer dans le rien.

alors il taille le chemin sans le vouloir tout d’abord – il commence par se perdre, parce qu’il a cessé de faire attention une seconde, et puis par reconnaître quelques endroits, et c’est sûrement comme ça que l’idée s’insinue dans sa boite crânienne, et se loge derrière son front, trois lettres et une adresse dont il se souvient – t’y seras, t’y seras pas, pile ou face, et tant pis pour le reste. début de soirée, les lumières de la ville qui s’éveille alors que le soleil a pas encore totalement disparu – instant étrange, fascinant, jeux de lumières qui s’entrecroisent et qui lui plaisent, entre-deux éthéré, la sensation de flotter entre deux mondes ; à deux doigts de, de
de basculer vers a i l l e u r s.

des idées floues qui s’installent dans son crâne, au rythme des immeubles qui s’effacent sous la vitesse de ses coups de pédales, et qu’il chasse d’un battement de paupière – c’est con, ça vient jamais au bon moment, promis un jour il viendra te voir et il sera souriant, mais peut-être pas aujourd’hui, aujourd’hui c’est comme d’habitude, c’est tout qui se retourne et c’est peut-être pour ça qu’il se pointe. c’est peut-être pour ça aussi, qu’il réfléchit pas, qu’il calcule pas et qu’il se rétame contre le béton quand il dérape avec un peu trop d’ardeur – jean troué, il voit déjà sa sœur soupirer, et les genoux, les genoux niqués, pourtant il remonte, repart, encore et toujours. inspire, expire – t’en diras ce que tu voudras, tu feras ce que tu voudras, tout ce qu’il sait c’est que maintenant, maintenant il est là.

la bécane laissée pour morte en bas de l’immeuble, il se glisse derrière un autre dans la cage d’escalier – prend pas la peine de prendre l’ascenseur et se hisse jusqu’à ton pallier par l’escalier, les marches deux à deux, puis une main qui se perd dans sa propre tignasse pour l’arranger sans succès. le couloir, puis ta porte. il songe à faire demi-tour l’espace d’une demi-seconde, mais tu comprends il a toujours pas de clope – et ça résonne comme un prétexte à la noie, au fond il sait pas pourquoi il est là. trois coups qu’il frappe, et l’attente, et après tout t’es peut-être même pas là – demi-tour sur lui-même et le dos qui vient s’appuyer contre ta porte, à bout de souffle, à bout de tout.
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Message(#) Sujet: Re: light on (hyowen) Sam 9 Déc 2017 - 19:41

light on
Le soleil commençait à peine à se coucher quand Hyo émergea de son cocon de chaleur pour retrouver la froideur ambiante de sa piaule qui faisait se hérisser ses poils. La peau presque totalement nue et recouverte de chaire de poule, le brun souleva un tas de fringues balancées un peu au hasard qui trainaient là pour trouver un jean large et un sweat afin de recouvrir son corps seulement orné d’un boxer. Il ne prit même pas la peine de refermer son haut plus par flemme qu’autre chose et se dirigea comme à son habitude vers sa cuisine dont l’état ferait peur à sa tante et se fit couler un café bien serré en ignorant la montagne de vaisselle dans l’évier. Au pire il tarderait pas à se ramener une nana énamourée qui serait assez naïve pour arranger tout ça en espérant caser le dealer. Nana qu’il finirait bien évidemment par jeter au bout de deux ou trois jours. Non il n’avait pas honte. A vrai dire il s’en foutait totalement, il était d’ailleurs loin d’avoir ne fut-ce qu’un remord. C’était pas son genre de se remettre en question.

La tasse fumante dans la main, il ne manquait qu’une seule chose pour compléter son rituel hebdomadaire. Pour ça il se saisi simplement de son joint à moitié entamé et alla se poser près de son ordi flambant et son matériel après  l’avoir allumé. Il avait eu ce beat qui l’avait obsédé déjà avant de se coucher et encore à cet instant et il n’y avait qu’une chose à faire selon lui, en faire un son qu’il utiliserait certainement pour y poser ses mots. Ou alors il le cèderait à un de ses potes, il verrait bien. Alors il ouvrit son logiciel de composition et se plongea dedans sans réserve, enchainant pétards et marmonnements incompréhensibles. Rien n’aurait pu le tirer de son œuvre en construction, même pas sa gorge asséchée et son ventre qui grognait sa faim. Rien sauf peut-être des coups répétés contre sa porte. Sortant de sa transe musicale, Hyo hésita un instant à faire le mort et à laisser l’autre se les geler dans le couloir mal éclairé mais fini par râler, coinçant son énième bédo entre ses lèvres avant de traîner des pieds jusqu’à son entrée. Méfiant il regarda par le judas mais ne vit strictement rien. Un autre moment d’hésitation puis le rappeur se décida à ouvrir le pan de bois brusquement, surprenant certainement celui ou celle qui s’invitait sans s’annoncer.

Lui aussi fut surpris de voir que l’autre s’était bêtement appuyé contre sa porte. Il le regarda perdre l’équilibre sans bouger ne fut-ce qu’un orteil pour l’aider à rester debout. Allait-il chuter ? P’têtre bien mais c’était pas son problème. Du moins pas temps qu’il ignorait son identité d’autant plus inconnue puisqu’il faisait quasi noir dans son appart seulement éclairé par l’écran de son pc. Néanmoins en y regardant bien, il pu reconnaître ce visage plus que familier. « Qu’est-ce tu fous là toi ? » l’interrogea-t-il en ricanant. « Les petits garçons comme toi ça devrait déjà dormir le môme. » continua l’hôte sans pour autant s’écarter pour le laisser entrer, tirant simplement une latte de sa fumette avant de lui recracher la fumée au visage. « Alors ya quoi ? ». Tout en tendant l’oreille pour connaître la raison de sa visite, Hyo bougea enfin pour retourner s’affaler sur sa chaise de bureau, la faisant couiner sous la douceur qu’il n’avait pas. Il retourna ensuite à sa création sans plus lui accorder d’attention, feignant le fait qu’il était complètement indifférent à la venue d’Owen. Feignant seulement.

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Message(#) Sujet: Re: light on (hyowen) Sam 27 Jan 2018 - 12:48

light on
au crépuscule sans vie de l’automne, au gouffre invivable de l’anxiété - c’est chez toi qu’il trouve refuge. et ça devrait pas fonctionner comme ça - on trouve refuge chez des amis, des parents, des frères et soeurs. on trouve refuge dans la clarté et la chaleur d’un foyer, dans les bras d’un être aimant. on trouve pas refuge chez son dealer, on s’y pointe pas à l’improviste juste pour passer le temps. ça devrait peut-être pas fonctionner comme ça, y’a probablement des distances qui devraient être gardées, des limites à pas dépasser. mais owen il est là - la tignasse décoiffée, les genoux un peu niqués, et la tête en vrac parce que ça fait trop longtemps qu’il a pas décroché. il essaye de faire des efforts, tu sais - il a lâché quelques fausses promesses d’arrêter ce genre de connerie, parce que ça changerait rien, ça ferait peut-être même qu’empirer. mais c’est rassurant, ça aide à dormir aussi - à fermer les yeux sur tous ses soucis, toutes ses névroses. tout ce qui le bouffe le jour, et la nuit aussi. jusqu’à ce qu’il puisse plus - jusqu’à ce qu’il en ait la gerbe, des frissons, et que ce soit très noir dans sa tête. jusqu’à ce que ça soit comme un océan à l’intérieur de lui-même dans lequel il se noie, alors qu’autour de lui tout le monde respire comme si de rien n’était. alors, alors il est là, devant chez toi, crépuscule et fumée de clope qu’il se prend dans la tronche en guise de bonjour.

il tousse, agite sa main devant son visage d’un mouvement lâche du poignet. “salut.” il écrase entre deux quintes de toux, les yeux qui roulent quand tu lui fais la remarque qu’il devrait déjà être au pieu, avant de se glisser derrière toi dans l’appartement, la porte qu’il referme derrière lui par automatisme. “y’a… j’sais pas. y’a.” y’a un millions de trucs, qui t’intéressent probablement même pas, un millions de pensées qui devraient pas se trouver là, des trucs tristes à s’en flinguer rien qu’à les entendre, et des trucs glauques à en buter le reste de la société. il soupire, jette un regard circulaire à la pièce qu’il connait pourtant déjà. les poings enfoncés dans ses poches. “t’as pas un truc à m’filer ? j’te paye… plus tard.” il se mord l’intérieur des joues compulsivement - il se sent con, il se sent accro à des trucs auxquels il devrait pas et par dessus tout, tu le regardes même pas, la sensation d’être un fantôme dans cet appartement et ça l’agace malgré lui. parce que y’a les nerfs qui lâchent ce soir, l’accoutumance qui le lâche pas malgré les tentatives, et owen qui vrille, qui vrille dans l’appart, la cage thoracique tellement serrée qu’il serait pas surpris de finir par la voir imploser.
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Message(#) Sujet: Re: light on (hyowen) Mar 6 Mar 2018 - 11:28

light on
Vautré dans son fauteuil grinçant, Hyo faisait semblant de ne pas se soucier de la présence de son ami. Néanmoins, quelquefois, il regardait son cadet du coin de l’œil, profitant de l’obscurité de la pièce pour se faire discret et ne pas avoir à risquer son image de bad boy auprès du môme. Il le nierait certainement sans vergogne si ça venait à se savoir mais Hyo aimait bien avoir l’air cool aux yeux des plus jeunes et certainement qu’Owen était visé. Il chercha un instant une suite à son morceau, les sourcils froncés et le regard fixé sur l’écran tandis qu’il fredonnait parfois pensivement mais abandonna finalement alors que son inspiration était partie. La présence d’Owen déconcentrait la rappeur alors dans un soupire, il se laissa aller contre le dossier de son siège, rallumant son joint délaissé. Il posa ensuite son regard sur le plus jeune « Yah, tu déconnes j’espère » râla le dealeur en secouant la tête avant de se lever et  de se traîner jusqu’à la cuisine, continuant de parler malgré la distance. « Je t’ai déjà dépanné la dernière fois et j’ai pas vu la couleur de ton blé. » Hyo vint ensuite vers le canapé, deux canettes de soda à la main et les posa brusquement sur un coin libre de la  table basse. « Sers-toi. »  proposa l’aîné des deux avant de tendre son paquet de clope ouvert au garçon. « Sincèrement lâche cette merde, t’es jeune putain. »

Il arrivait pas à s’en empêcher. Pourtant il savait que l’autre au final n’avait pas tant d’écart d’âge avec. Il était sensé être assez mature pour se gérer et assez vieux pour prendre ses décisions. Mais non. Autant généralement il en avait rien à battre de voir des gars se niquer la santé, c’était pas son problème, lui avait son pognon et basta. Mais mine de rien il l’aimait bien ce môme, il lui faisait penser à lui quelques années en arrière. C’était peut-être pour ça qu’il avait pas envie de voir son, en quelque sorte, protégé finir comme certains avaient fini avec la drogue. Le voir aussi pitoyable et merdeux que certains camés et le voir clamser d’une overdose lui ficherait un sacré coup, surtout en sachant qu’il y avait contribué. Voilà pourquoi même lui filer un petit joint le rendait réticent. Alors Hyo se posait des questions. Owen savait qu’il était pas trop pour lui refiler des trucs et pourtant il revenait toujours. Et peut-être même que c’était pas que à cause de son manque de fric qu’il venait le voir lui et pas un autre dealer. Du moins il espérait. « De toute façon, j’ai rien sur moi là alors perds pas ton temps à me gratter. » conclut le brun avec son tact habituel, dévisageant sans gêne son invité. Allait-il se casser maintenant vu qu’il n’avait aucun moyen de négocier ? Il ne lui filerait rien, c’était certain mais il pouvait p’têtre bien faire quelque chose pour lui occuper l’esprit. « Aller, au lieu de te glander, écoute moi ça. » lâcha-t-il avec un sourire en coin, levant son cul pour aller lancer son morceau inachevé.


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Message(#) Sujet: Re: light on (hyowen) Mar 12 Juin 2018 - 15:36

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Il pourrait s’en passer, pourtant le voilà dans une nouvelle tentative de se réfugier dans les bras réconfortants de la verte, par abus de simplicité, pour combler les sensations de plaies ouvertes qu’abrite sa cage thoracique. Mais le monde se distord, et l’histoire ne se déroule pas telle qu’il l’aurait souhaité, réduit à ne pouvoir rien faire d’autre que de s’en mordre un peu plus l’intérieur des joues, déjà tenaillées par les anxiétés. Il aurait simplement voulu dormir un peu, fermer les yeux (idéalement, ne jamais les rouvrir).

« J’sais, j’sais, mais j’suis payé à la fin du mois. » Pourtant, outre les pensées les plus sombres, Owen ne s’est jamais senti dépendant de ces petites substances – peut-être un accès de fureur, une pointe de peur de se retrouver face à la vérité. « J’te jure. J’suis pas accro, j’suis juste… » Phrase qui reste en suspens car le vice est bien trop présent pour le nier entièrement. Le confort qu’il trouve dans les songes artificiels éveillés par l’herbe, lui laisse bien trop souvent cet arrière-goût d’encore pour que ce soit anodin. Mais face à Hyo, il ne reconnait rien – l’impuissance le tiraille et il enfonce ses poings dans ses poches. Un instant, il songe à faire volte-face. L’autre lui présente un soda et une cigarette, et il arrête son mouvement – il arrache une clope du paquet, le regard rivé vers le sol quand il la glisse entre ses lippes et tâte ses propres poches à la recherche de son vieux zippo. Il en fait gerber quelques étincelles, avant de le tendre à son hôte improvisé.

La fumée du tabac lui servira de misérable substitut pour la soirée, et il dessine quelques allers-retours nerveux d’un bout à l’autre de la pièce avant de se laisser crouler dans le canapé quand le dealer témoigner n’avoir de tout façon rien sur lui. Il n’en croit pas un traitre mot, mais ne proteste plus pour l’instant, passe une main le long de sa face avant de tirer sa tignasse vers l’arrière, tandis que sa nuque semble brisée contre le dossier. Regard rivé contre le plafond, il n’est pas très attentif lorsque les premières notes emplissent l’espace, mais se laisse finalement happer par les sons qui semblent le draper d’étoffes apaisantes. En effet, il relâche doucement la pression, et même si le style de musique de Hyo et le sien ne se rejoigne pas nécessairement, il apprend à comprendre avec lui les sonorités des beats de rap, et des paroles martelées. Ça a un côté fascinant, ça regorge d’habilités et de rythmes qui soulèvent son palpitant. « C’est pas mal. » Il soupire, un nuage de fumée se dissipe dans les hauteurs.

Il redresse son menton, pose son regard sur Hyo, et la question qui taraude ses lippes depuis quelques temps déjà éclot enfin. « Pourquoi tu veux pas ? » Car ça ne remonte pas à aujourd’hui, ce n’est pas la première fois, et Owen sait que les raisons ne tiennent pas debout. « C’est ton job non ? Vendre ça. Laisser les gens se pourrir. » Il étire un sourire en demi-croissant de lune aux accents sarcastiques, quelque chose de malsain, d’acide, creuse les pupilles d’Owen l’espace d’une fraction de seconde avant de se dissiper comme un mirage, ne laissant plus qu’en suspens son visage fatigué, las. « Laisse tomber. » Il tire une nouvelle tafe, songeur. Owen a ses vices aussi, à toujours revenir vers lui ; il pourrait se tourner vers un autre, qui lui donnerait ce qu’il veut sans poser de questions, pourtant il ne le fait pas. Peut-être parce qu’il ne cherche pas que la substance, mais aussi une présence qui serait capable de lui dire non ; seul Hyo le fait quand il le bouscule, et qu’Owen s’en plaint mais ne s’en défend pas.
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Message(#) Sujet: Re: light on (hyowen) Mer 11 Juil 2018 - 17:58

Kang Hyo a écrit:
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Hyo ne se priva pas de rouler des yeux quand son cadet lui parla de sa paie qui arriverait évidemment à la fin du mois. Comme si il ne s’en doutait pas. Et cette phrase aurait peut-être pu le faire céder…s’il ne l’avait pas déjà entendue des centaines et des centaines de fois depuis qu’il avait commencé le deal. C’était toujours la même rengaine, une routine qui le rendait toujours plus intransigeant aux réclamations de ce genre. « Avance moi, j’te rembourserai. » ; « Aller juste cette fois ! » Et bon sang, ça le faisait tellement chier. Avait-il l’air aussi idiot que ça ? Ou assez friqué pour embaucher des gars pour aller chercher son fric pour lui comme un mafieux ? Ou assez con pour se faire remarquer par les flics qui n’attendaient que ce genre de débordements pour intervenir ? Conneries. Et les justifications du gosse étaient des conneries aussi. Pas accro ? Sérieusement ? « Mais oui mais oui, et moi jsuis puceau. » se moqua le brun tout en glissant une cigarette entre ses lèvres pour l’allumer, un soupire lui échappant encore.

Il préféra donc se diriger vers tout son attirail du parfait petit rappeur et fit cracher sa dernière obsession avec un air fier, satisfait. Il fit bouger sa tête en rythme, appréciant les basses qui, avec le volume, semblaient battre en lui, faisant vibrer sa carcasse tout entière et le foutait quasi en transe, surtout avec les pétards qu’il s’était précédemment enfilés. Le petit compliment ne passa tout de même pas inaperçu, le faisait sourire avec amusement. « Pas mal ? C’est tout ? » se mit à rire le dealer tout en baissant le volume, leur laissant une musique de fond. Il retourna ensuite s’affaler sur son canapé, les jambes écartés et son torse presque plié en deux. Hyo tendit mollement sa main pour attraper sa canette et en vida le contenu de grandes goulées, complètement desséché. « Va falloir que je refasse ton éducation alors.. » se moqua le plus vieux en lui lançant un sourire narquois, ses jambes se secouant machinalement, faisant désagréablement tressauter le siège. Même légèrement dans les vapes, son corps montrait sa nervosité presque constante. Nervosité qui se fit un peu plus visible à mesure que l’autre insistait. « Ouais c’est mon job et alors ? Tu vas m’dire comment gérer mon business maintenant ? » Répondit Hyo plus froidement qu’il l’aurait voulu en fixant le visage de son invité. « Jm’en balec que certains se niquent la santé. Jsuis pas leur père et ça fait tourner la boîte. Mais si jveux pas en donner, ça r’gardes que moi. » Annonça l’aîné en fronçant les sourcils, appréciant peu le sourire de l’autre. « Si t’es désespéré à ce point, ya pas d’soucis, tu peux aller voir la concurrence, ou un autre gars d’la bande c’pas mon problème. Jsuis pas le seul dealer ici et encore heureux. » Le rappeur laissa un grognement mécontent lui échapper avant de passer sa main dans ses cheveux, les secouant rageusement. Oui, sanguin il l’était, surtout quand il fumait. Mais il n’aimait pas s’emporter comme ça avec les gens qu’il appréciait. Surtout que lui-même détestait qu’on se permette de vouloir contrôler quoi que ce soit dans sa vie. « Ecoute gamin. J’vais te l’dire une bonne fois pour toute. Jt’aime bien alors m’oblige pas à être con avec toi. Je dis pas que jte fournirai plus, mais tu viens de plus en plus souvent m’en demander. Alors attends toi à ce que des fois jte donnes rien. »



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