HOW LONG ☾ (LUNOK)



 
HEP POTO, tu veux devenir un king de la roulette ? No prob, viens jouer à la Roulette juste ici !
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Message  Sujet: HOW LONG ☾ (LUNOK)     Ven 24 Nov - 16:24

Avec le retour à l’appartement – et, globalement, dans la vraie vie – viennent quelques problèmes que Boo se voit forcé de résoudre ; avec le retour dans la vraie vie, y a des trucs qui lui sautent aux yeux. Des trucs qu’il avait pas remarqué, avant d’abandonner le confort de son pieu rose et bleu pour une chambre d’hôpital d’un blanc outrageusement aveuglant.

Et parmi tout ça, y a le cas Lukas. Il t’adore, indéniablement ; tu fais partie de ce cercle très particulier de ses plus vieux amis, sans qu’il n’y ait de classement, ou même de compétition. C’est donc sans surprise qu’il adore te serrer dans ses bras, t’ébouriffer la tignasse – te traiter comme un gosse, de par sa condition d’aîné. Dieu sait qu’il aurait voulu t’ajouter dans sa colocation avec Hansol, s’il y avait eu la place.
Mais là, deux difficultés se sont présentées. D’une part, la chambre d’amis clandestinement occupée ; d’autre part, une légère tension (qu’il a mis du temps à remarquer) entre toi et son frère officieux. Alors forcément, c’est un problème qu’il a évité, principalement parce que sa propre condition l’y a résigné – le fantôme au bord du gouffre, à deux doigts d’y tomber, n’a pas eu le courage d’endurer une telle discussion.

Quelques jours (semaines) après sa sortie de l’hôpital, il se décide enfin à faire le premier pas – situation peu extraordinaire, deux loques sur le canapé avec des cadavres de bières et de clopes (voire joints) à vos pieds ; lui qui t’attire contre sa poitrine, encore légèrement englué dans sa déprime invraisemblable. Ses doigts se faufilent gentiment dans tes cheveux, il perd à moitié le fil de l’épisode qui tourne à la télé et rejette la tête en arrière, tirant une profonde latte sur son joint actuel.

« Dis, Lu, t’as l’intention de m’expliquer ton attitude avec Hansol, ou je dois deviner ? » Pas l’ombre d’une accusation dans son ton presque mielleux, il laisse un sourire taquin glisser sur ses lippes lorsque son regard retombe dans ta direction. « Crois pas que je suis aveugle, petit con. »

Il attrape une bouteille entamée, posée à côté de lui, et en avale une longue gorgée ; l’absence de bulle rend le liquide plus amer qu’il n’aurait dû l’être et lui arrache une grimace ténue. Ça lui rappelle la prise des cachetons, avec de l’eau misérablement plate et tiédasse. « J’ai vu, mais j’ai pas compris. Est-ce que tu me caches quelque chose ? » Sa jambe s’enroule mollement autour de ta taille, comme pour t’empêcher de t’enfuir. « Allez, raconte tout à ton grand frère, kekeke. »

Encourageant – il se veut encourageant. T’offre une nouvelle caresse en démêlant tes cheveux du bout de ses doigts excessivement longs, sans rien ajouter. S’il n’a pas pour habitude d’être patient, il peut cependant se montrer très têtu ; et c’est ce-même trait qui s’exprime dans son sourire de Joker, l’air de dire que t’auras pas le choix.

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Message  Sujet: Re: HOW LONG ☾ (LUNOK)     Dim 26 Nov - 15:20

Il avait l’habitude de s’occuper de lui, comme un devoir, un besoin de le savoir en sécurité. Parce qu’il était sa moitié. C’était un bon moment. Il n’y avait pas Hansol, pas besoin de partager. Lukas s’était découvert une jalousie qui lui paraissant pourtant inenvisageable. Comme si un inconnu lui avait pris sa si précieuse place auprès de son meilleur ami. Il avait cru que tout se passerait comme avant. Il avait eu tort.
Quand il avait découvert cette colocation, son sang n’avait fait qu’un tour. Il aurait dû être ici, avec lui. Au lieu de ça, il se retrouvait dans la caravane de sa sœur qui avait décidé de se barrer à son arrivée. Son plan était foireux, comme le reste de sa vie.  Elle était à son image.

C’était bien d’être dans ses bras, comme si plus rien ne pouvait lui arriver. La drogue mélangée à l’alcool l’avait quelque peu détendu et il soupirait de bien être en sentant ses doigts dans ses cheveux. Cette possessivité dont il faisait preuve le perturbait, un sentiment tout nouveau qui le bouffait au point de passer la nuit à dessiner au lieu d’essayer de dormir. Les retrouvailles n’avaient pas été aussi exceptionnelles qu’il l’avait imaginé, et la déception il l’avait gardé pour lui. Il n’avait qu’à tendre la main pour retrouver les bras de Morphée mais Boo en avait décidé autrement.

Rien que le nom de Hansol le crispait. Pourquoi est-ce qu’il avait besoin d’aborder le sujet maintenant ? Un sujet qu’il voulait absolument éviter. Bien sûr qu’il avait remarqué cette attitude de sale gosse qui ne lui correspondait pas. Lukas avait toujours été un garçon ouvert et il était rare qu’il rejette les autres. Il le connaissait par cœur, et il avait été idiot au point de croire que sa foutue jalousie passerait inaperçu.
Il continuait de fixer l’écran, sans même voir ce qui se déroulait sous ses yeux. Il se disait que s’il ne répondait pas, que s’il faisait le mort, Boo lâcherait l’affaire et qu’il pourrait s’en sortir tranquillement. Le blondinet n’était pas connu pour avoir les meilleures idées.

C’était difficile d’avouer, de faire face à la vérité. C’était plus simple de la fuir, de se dire que si on les enterrait, les problèmes finiraient par disparaître. Cette jambe sur la sienne le fit soupirer et il se redressa pour lui faire face. C’était son coup de foudre, son âme sœur, et ce type sorti de nulle part n’avait pas le droit de le lui enlever.« T’as trop fumé, tu dois te faire des idées mon pote. » Une tentative d’esquive ? Il savait qu’il était mort de toute façon, qu’il allait devoir lui parler. Il le connaissait assez bien pour savoir que sa détermination finirait par avoir raison de lui. Il attrapait la bouteille dans la main de son ami, grimaçant en sentant l’alcool beaucoup trop chaud glisser le long de sa gorge. Il en avait besoin s’il devait se dévoiler.

« Avant c’était toi et moi. Maintenant c’est toi, Hansol, et moi de temps en temps. »Il repoussait sa jambe pour se lever du canapé qui était imprégné de l’odeur de tabac froid et d’alcool renversé. Lukas passait une main dans ses cheveux comme pour essayer de reprendre ses esprits.

« Il est trop con. Je peux pas le blairer. Ça arrive. » Il faisait les cents pas, passant et repassant devant cette télé qui ne faisait que cracher des conneries. Lukas était en colère. En colère contre lui-même pour ne pas réussir à gérer ses sentiments et en colère contre Boo de l’avoir abandonné.
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Message  Sujet: Re: HOW LONG ☾ (LUNOK)     Ven 1 Déc - 0:37

« Avant c’était toi et moi. Maintenant c’est toi, Hansol, et moi de temps en temps. » Bon. Il avait pas prévu ça – ou du moins, pas à ce point-là. Sourire qui s’efface, ses lèvres s’affaissent et sa jambe retombe mollement lorsque tu te dégages, ne lui laissant que le froid de l’accusation et, quelque part, une pointe de culpabilité. Il avait pas totalement compris, Boo ; s’était persuadé qu’il s’agissait simplement d’un accrochage entre toi et Hansol que vous lui aviez caché. « Il est trop con. Je peux pas le blairer. Ça arrive. »

Il passe une main dans ses cheveux en autorisant un soupir à s’échapper d’entre ses lèvres – le contact physique lui manque cruellement mais il n’en dit rien, se contentant de te chasser de ses prunelles inquisitrices. Et il attend, quelques secondes (minutes), de voir si tu vas continuer, si tu as quelque chose à ajouter ; un semblant d’explications concrètes, de la matière pour qu’il s’excuse. Sauf qu’il réalise, en cet instant, qu’il n’y a probablement pas d’explication – pas plus qu’il ne devrait se sentir coupable.
Alors Boo fait ce qu’il sait faire de mieux.

Ses articulations craquent au mouvement presque brutal, il se redresse de toute sa hauteur et te surplombe en avalant le vide qui vous séparait, un rictus taquin dardant ses lippes et les rehaussant d’une grimace rieuse – elles s’écrasent gentiment sur ta tempe gauche, alors-même que ses doigts s’enfoncent dans ta chevelure et l’embrouillent en un roucoulement absolument inapproprié. « Moooh, mon bébé Lulu est jaloux ! » Il sait qu’il joue au con en t’ébouriffant la tignasse, mais dans son regard brille toute l’absence d’animosité qu’il éprouve ; bien sûr qu’il ne t’en veut pas, de réagir comme ça. Mais se contenter de te kidshame ne suffisant probablement pas, il t’attire de nouveau sur le canapé en emprisonnant tes mains dans les siennes – les frotte en quelques cercles tendres, histoire de te rassurer un peu.

« Ecoute, c’est pas moi, Hansol, et toi de temps en temps. Je vous aime tous les deux autant, vous êtes comme des frères pour moi et je veux certainement pas avoir à choisir entre l’un ou l’autre. » Dieu sait qu’il peut comprendre, particulièrement ces derniers temps ; pourtant Boo c’est pas le type jaloux, ni même possessif. Y a juste des exceptions, le genre qui foutent en l’air tout ce qu’on a galéré à mettre en place – donc crois-le, quand il te dit qu’il vous adore tous les deux. « J’dis pas que c’est anormal de pas l’apprécier, c’est un vrai con quand il s’y met. » Et, le connaissant, il a certainement pas saisi le malaise dans ton attitude.

Ses phalanges glissent des tiennes vers ton visage, il offre à ta joue une caresse qui se veut rassurante et tend les bras pour t’inviter dans une étreinte peut-être un peu déplacée – t’agrippant sans même te laisser le temps de décliner l’offre. « J’suis désolé, ok ? J’avais pas remarqué que j’te négligeais. » Nouvelles cajoleries à la base de ton cou, le bout de ses doigts qui s’y faufile et chatouille les bords de ta nuque. « Fallait me le dire, au lieu d’agresser ce débile. » Il étouffe un rire à la jonction entre ta gorge et ton épaule, avant d’y presser son front ; le surplus de papouilles est nécessaire pour le petit-grand fantôme.

« Alors, j’vais me faire pardonner. Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse ? J’parie que j’peux te latter à Mario Kart sans les pieds. » Son sourire de joker revient au galop et il te pince l’arête du nez, un léger éclat toujours coupable au fond des yeux. « Mais tu sais, j’vais avoir un peu de mal à être… Tout le temps là. Ça veut pas dire que tu peux pas m’appeler, j’viendrais si t’as besoin de moi. Mais faut que tu le fasses, sinon j’capterai pas. Ok ? » Enième pichenette assénée entre tes deux yeux – représailles d’aîné, alors-même qu’il se comporte comme un gamin.

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Message  Sujet: Re: HOW LONG ☾ (LUNOK)     Ven 1 Déc - 12:40

Il ne savait pas ce Boo allait penser de son attitude. Est-ce qu’il allait lui en vouloir d’être devenu si possessif ? Le départ du plus vieux l’avait beaucoup marqué même s’il n’en n’avait jamais rien dit. Ce jour-là, il avait perdu une partie de lui, la partie la plus importante. D’abord son meilleur ami, puis son frère et sa sœur. Il avait vu s’en aller tous ceux auxquels il tenait les uns après les autres. Oui, Lukas, il avait toujours l’air d’un imbécile heureux, il donnait l’impression que rien ne pouvait l’atteindre, que son je m’enfoutisme avait atteint son paroxysme, mais c’était simplement sa manière de dissimuler ses faiblesses. Ce n’était pas le genre à parler librement de ce qu’il ressentait et encore moins de façon aussi sentimentale devant son meilleur pote.

Il se crispait en sentant son corps si proche du sien, ses doigts fins dans ses cheveux emmêlés. Ce n’était plus un gamin, et il ne supportait pas de se faire traiter comme un vulgaire petit animal fragile. Il était sérieux Lukas cette fois ci, et ce n’était pas quelque chose de courant, lui qui avait tendance à tout prendre à la légère, à croire que le monde lui appartenait. « Moooh, mon bébé Lulu est jaloux ! ». Il le repoussait, vexé et irrité par sa remarque pourtant criante de vérité. Une vérité qu’il n’avait aucune envie d’assumer. « Ferme la ! » Boo ne semblait pas vouloir abandonner et malgré sa réticence, il se laissa entrainer dans le canapé. Il avait besoin d’être rassuré. La peur de l’abandon le prenait aux tripes et le bousillait, parce qu’il l’aimait ce con. Il l’aimait vraiment.

« Ecoute, c’est pas moi, Hansol, et toi de temps en temps. Je vous aime tous les deux autant, vous êtes comme des frères pour moi et je veux certainement pas avoir à choisir entre l’un ou l’autre. » Lukas il ne parlait pas, encore un peu sous le choc. Ils se connaissaient depuis leur plus jeune âge et il osait lui dire qu’il tenait à cet abruti d’Hansol autant qu’à lui alors qu’il le connaissait depuis quoi ? Quelques années à peine ? Cette phrase était en train de le faire vriller, de faire tourner son cerveau à plein régime. Il se sentait submergé par une colère qu’il n’avait encore jamais connue. Comme un parfum de trahison qui trainait dans l’air. Parfois Lukas c’était un putain d’égoïste, un égoïste qui voulait être au-dessus des autres, au-dessus d’un type qui n’avait rien à faire dans leur vie. Toi et moi contre le monde entier c’était terminé. Boo avait avancé dans sa vie alors que lui était resté accroché à un passé complètement révolu. « J’dis pas que c’est anormal de pas l’apprécier, c’est un vrai con quand il s’y met. »

La rage qui le consumait contractait chacun de ses muscles. Il ne savait pas se battre mais il était prêt à lui en coller une. La mâchoire serrée, il ne faisait qu’écouter. Sa franchise un peu trop acérée était son arme la plus précieuse et il n’avait pas envie de le blesser en lui balançant des mots violents qu’il finirait par regretter. « On sera jamais pote. Fourre-toi ça dans le crâne. » Il se contenait avec difficulté le petit génie. S’il laissait toutes ses émotions s’échapper, il allait en souffrir et il en avait assez d’avoir mal. Il n’avait aucune envie de se retrouver dans ses bras, mais il ne lui laissait pas le choix. « J’suis désolé, ok ? J’avais pas remarqué que j’te négligeais. ». Il laissa échapper un rire un peu amer. « Tu t’es barré Boo. Tu t’es juste barré et je me suis retrouvé comme un con à essayer de m’en sortir sans toi. » Lukas, il avait fait de son mieux pour prendre soin de sa famille, il s’était foutu dans la merde et il avait décidé de tout lâcher avant de se faire chopper. Il ne lui avait jamais dit. Ce qu’il avait fait.

Ses caresses et sa tendresse ne suffisaient plus à l’apaiser, il avait besoin d’exploser, de tout laisser sortir, tout ce qu’il avait gardé en lui pendant si longtemps et qui l’avait trainé un peu plus profondément dans ses abysses. « Mais tu sais, j’vais avoir un peu de mal à être… Tout le temps là. Ça veut pas dire que tu peux pas m’appeler, j’viendrais si t’as besoin de moi. Mais faut que tu le fasses, sinon j’capterai pas. Ok ? » Les mots de trop. Il serrait les poings, sûrement un peu trop enivré par le mélange de drogue et d’alcool. Il se détachait rapidement, prenant ses distances. Il n’avait pas envie de lui faire des reproches, mais il estimait que ce qu’il avait ressenti était assez légitime. « Comment tu peux…. Comment tu peux tenir à lui autant qu’à moi ? Comment tu peux me rabaisser à son niveau ? Après tout ce qu’on a fait toi et moi ? Je suis juste devenu un de tes potes comme ça ? T’en avais assez de notre petite ville de merde ? De ton pote qui t’y rattachait ? »

On aurait pu croire qu’il s’agissait d’un conflit impliquant des sentiments amoureux, mais il ne s’agissait que d’amitié. Une amitié qui allait contre toute logique. Lukas il ne s’énervait jamais et il ne comprenait pas ce qui était en train de lui arriver, il ne pouvait plus retenir ses mots, il laissait ce flot de paroles sortir de sa bouche parce qu’il en avait besoin. « Je devrai me sentir chez moi quand je suis avec toi, mais je suis simplement un étranger qui traine dans VOTRE appart. Je me sens même plus à l’aise chez un type que je connais à peine ! ». Atom l’avait sorti d’une autre merde dans laquelle il s’était foutu et depuis il dormait dans une de ses chambres. Ça non plus, il n’en n’avait pas parlé. « Tu sais ce que ça m’a fait quand t’as disparu de ma vie ? Tu le sais ou pas ? J’ai eu l’impression de crever, de plus pouvoir respirer. Tu comprends ça ? Alors j’ai aucune envie de jouer à Mario Kart, à écouter tes conneries sur Hansol, à te regarder me sortir de ta vie ! » Lukas, il avait du mal avec les sentiments, ce n’était pas trop son truc, mais quand il se laissait aller, c’était toujours un peu trop. Il avait toujours été son repère, ce phare en pleine mer qui l’empêchait de s’échouer. A cet instant précis, il l’adorait autant qu’il le détestait.

C’était le roi de la débrouille, le type qui réussissait toujours à s’en sortir, mais ça ne voulait pas dire qu’il le faisait avec facilité. « Je suis venu pour te retrouver, et qu’est ce que j’ai ? La chance que tu m’accorde un peu de temps quand tu en as ? Merci Boo, trop généreux. » Tous les moments difficiles qu’il avait vécu lui revenait comme un tsunami en pleine gueule et ce n’étaient plus uniquement ses mains qui tremblaient, mais son corps entier.

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Message  Sujet: Re: HOW LONG ☾ (LUNOK)     Jeu 28 Déc - 15:58

Maman disait toujours qu’il avait aucun talent pour régler les disputes – qu’il était plus doué pour envenimer les choses. Et il le remarque en cet instant précis, déblatérant ses conneries en se persuadant qu’il fait bien, qu’il a réussi à te rassurer, alors que toi tu bouillonnes, tu t’énerves. Il remarque rien, jusqu’au ferme la ! qui résonne dans ses oreilles – il continue, espère, force le coup. Mauvaise idée, mauvais plan ; du Boo tout craché.

« Tu t’es barré Boo. Tu t’es juste barré et je me suis retrouvé comme un con à essayer de m’en sortir sans toi. » Lèvres pincées, le goût aigre-doux de la culpabilité sur le bout de sa langue – il dit rien, encaisse l’accusation. Attend son heure, ses explications dont t’as manifestement besoin. Tu continues et lui t’observe en silence, la blessure incruste de légers diamants dans son regard voilé par la surprise ; agressivité manifeste qui s’échappe par tous tes pores, suinte dans tes mots et lui, crétin, attend. « T’en avais assez de notre petite ville de merde ? De ton pote qui t’y rattachait ? »

Boo n’aime pas les disputes. Il a toujours préféré balayer les problèmes et les ignorer, jusqu’à ce qu’ils disparaissent – le souci étant que, dans certains cas, ils se contentaient d’enfler au point où ils devenaient impossibles à porter. « Pardon ? » Froideur dans la voix, le ton qui baisse d’une octave et s’approche à pas lents du grognement. « Est-ce que t’as pas une petite idée de pourquoi Busan m’étouffait ? » A son tour d’être blessé ; il aimerait s’énerver, crier avec la même hargne qui t’anime mais Boo est un colérique fantôme, adepte de la rage glaciale et du calme en brise gelée plutôt qu’ouragan brûlant.

« J’ai eu l’impression de crever, de plus pouvoir respirer. Tu comprends ça ? alors j’ai aucune envie de jouer à Mario Kart, à écouter tes conneries sur Hansol, à te regarder me sortir de ta vie ! » Inok aveugle, Inok qui n’a pas eu la délicatesse de réaliser les maux qui t’agitaient – Inok qui prend conscience de l’étendue de ta blessure et tente de s’apaiser, se convainc qu’il le fera, après. Mais Inok insoumis, Inok qui t’offre un de ses plus beaux faux sourires. « Merci Boo, trop généreux. » « C’est bon, je peux en placer une ? »

Le géant qui se lève et te toise, la bouche réduite à une fine ligne agacée. « Lukas, j’ai été obligé de me barrer. » Inspiration profonde, main passée dans sa tignasse en bataille. Plus fatigué qu’énervé, il s’enfonce dans sa position d’aîné et ses yeux plongent dans les tiens, à la recherche de tout ce que t’as dû traverser. « Papa était en train de virer barge, il allait m’obliger à aller dans sa putain d’école de droit et j’aurais pas tenu. Tu le sais, non ? » Confidences au coin du feu, quelques années auparavant – Boo aux doigts d’artiste, aspirant à un avenir outrageusement différent de celui préparé par son paternel. « Alors oui, j’me suis cassé. La SNU était la seule solution, et maman a forcé pendant des semaines pour qu’il craque. T’aurais préféré que j’reste, et que j’me flingue ? » Rictus amer, l’air de t’enjoindre à confirmer ses doutes ; vas-y, dis-moi que tu me voulais mort, tant que c’était à tes côtés.

« Je pensais que tu comprendrais. » Géant qui se rétracte, gamin qui s’assoit sur le canapé en repassant ton discours au creux de son esprit. Qui réfléchit, mâche chacun de ses mots. « T’es pas qu’un pote, Lukas. T’es mon plus vieil ami, ok ? Mais Hansol aussi, en un sens. Il m’a aidé, quand j’suis arrivé. Tout comme j’ai envie de t’aider, maintenant que t’es là. Sauf que t’as pas seize ans, et t’es sûrement plus débrouillard que moi. » L’amertume qui mute en tristesse infinie – il regrette, tu sais ? Il aurait voulu être là, avec toi. Quand c’était dur, quand ça l’était moins. Alors il t’attrape la main, t’attire sur son siège et cherche à agripper ton regard, de te faire comprendre la puissance de son honnêteté. « Essaye de me comprendre. J’ai été égoïste, mais c’était nécessaire. Et puis j’suis revenu, non ? C’était juste moins souvent. »

Il est revenu, et toi t’es là ; il veut plus que vous vous sépariez, craint trop de te perdre. Il en a déjà perdu, des membres de sa famille – se sait incapable d’endurer la moindre perte. Enfant fragile, un peu cassé sur les bords. « J’ai pas envie qu’on s’embrouille, Lulu. T’es comme un petit frère pour moi mais comprends-moi, j’ai jamais été un aîné exemplaire. J’fais des conneries, c’est dans mon ADN. T’as pas le droit de m’en vouloir pour avoir voulu faire ce qui me plaît. » Ses cordes vocales se fatiguent, éprouvées par le serrement involontaire de sa gorge ; comprends-le, compatis. « Et je suis là, maintenant. Ok ? Compte sur moi. Réquisitionne-moi. Mais m’en veux pas, si je galère… C’est nouveau, pour moi. » Il a tant de choses en tête, Boo – des frères, des amis, un amour, des études. Un deuil. « Me laisse pas tomber sous prétexte que j’ai d’autres amis. Il est pas plus important que toi, tu sais que je fonctionne pas comme ça. Vous êtes ma famille, ok ? J’le connais depuis presque aussi longtemps que toi, c’était juste dans un autre pays. » Maladroit, un peu perdu – il ajoute, conclut. « Dis-moi c’que j’dois faire pour que t’ailles mieux. »

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