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Message  Sujet: who cares about the others, focus on my eyes now ∞ saeyun     Mar 31 Oct - 21:33

Quasiment sept mois, non plus. Depuis mars. Depuis les examens. Il ne l’avait pas vu. Sans doute qu’au début il avait essayé Yun Pil. De le fuir. Sans doute. Mais après les aléas avaient joué, le destin s’en était aussi mêlé un peu. Saewon n’était plus son professeur. Il était passé en troisième année, et dans les cours où il s’était inscrit, ceux qui l’arrangeaient au niveau des horaires le nom du professeur était aux abonnés absents. Ca aurait pu s’arrêter là. Juste une nuit. Juste une nuit, pas de regrets, l’idée d’avoir été aimé. Aimé hein. Et c’était suffisant. Suffisant pour le cœur de Yun Pil qui ne se sentait pas d’être dans une quelconque relation. Suffisant oui. Mais son cœur était un peu avide, vorace. Et il avait apprécié tellement. Il avait tellement apprécié, que Yun Pil avait commencé ce jeu étrange. Chercher du regard le professeur quand il le croisait dans les couloirs, puis faire comme si de rien n’était. Le chercher. Toujours le chercher. Comme un amoureux transi. Il ne se faisait pas d’illusions pourtant. Il n’était qu’un host après tout, un escort boy. Un élève tout au plus aux yeux de Sae Won, peut-être une erreur. Une jolie erreur. Mais quelque chose à ne pas reproduire. Charmeur, charmant. Voilà tout. Mais le charmeur avait été charmé. Et peut-être que la vérité était là. Peut-être qu’il était amoureux. Mais il n’y avait pas d’avenir dans ce genre de relation. Deux hommes déjà. Un écart d’âge important. Un élève avec un professeur en plus. Un escort boy avec un homme aisé. Tout criait au scandale, sauf son cœur malheureux sans doute. Mais il n’avait pas tenté le diable Yun Pil. Non il avait eu son année, s’appliquait pour la troisième, sa dernière, tentait d’oublier les lèvres de Saewon, la chaleur de son corps contre le sien, ses mains redessinant son corps … Stop.

Il ne voulait pas se rappeler de tout ça s’il n’y avait pas d’avenir. Non. Autant tuer les sentiments dans l’œuf. Autant ne pas maltraiter son cœur plus longtemps. Autant ne pas se faire de mal. Il avait d’autres choses à faire en plus. S’occuper de Byul, toujours, s’assurer à avoir assez d’argent pour ne pas s’endetter au niveau de la comptabilité, heureusement là dessus Soo Yun l’aidait, il avait d’autres choses en tête. D’autres choses que la douceur de Sae Won et ses sourires. D’autres choses à faire que de l’épier par la fenêtre quand il passait dans un couloir et qu’il entendait sa voix lorsqu’il faisait cours. D’autres choses à faire que d’espérer que l’homme aussi ne l’ait pas oublié, ne veuille pas l’oublier comme son cœur un peu traitre. Un peu triste aussi.  Alors c’était sans doute pour ce cœur triste, pour ces élans de sentiments qu’il essayait de refouler en vain que son cœur l’avait un peu trahi. Un peu beaucoup. Il avait passé son après midi à travailler dans le café de l’université, celui tenu par les Firestone, notant ses cours avec applications ses livres étalés devant lui, enchainant chocolat chaud sur chocolat chaud. Et tandis qu’il sortait des toilettes, les cheveux un peu humides pour s’être trempé le visage afin d’être plus alerte, moins rêveur, il avait manqué de lui rentrer dedans. Sae Won. Sae Won toujours aussi parfait avec ses lunettes au bout de son nez. Sae Won qu’il rêvait d’embrasser depuis des mois sans doute. Sae Won qui le regardait étonné sans doute. Étonné oui. Ça faisait huit mois après tout.

Huit longs mois qu’il avait le cœur hagard et cette envie d’être heureux, amère envie, au fond de sa poitrine. Huit longs mois, et dans un « fuck » bien placé sa main autour du poignet de l’homme, il l’entrainait dans les toilettes, dans un des cubiques, la porte close derrière eux, sa main loupant le verrou, une fois, deux fois, il faut dire il était occupé avant que le clic de sécurité résonne. Et il l’embrassait Yun Pil, tant pis pour les rejets, tant pis pour tout, sa réputation, ce qu’il était, les quand dira-t-on, il l’embrassait. A en perdre haleine, à en perdre son cœur aussi. Ses bras autour de la nuque de l’homme, un gémissement désespéré entre ses lèvres, il l’embrassait. Geignant, espérant une réaction de sa part, n’importe quoi, il l’embrassait. Et dans son baiser il y avait tant de choses. Des « tu m’as manqué » tus de désespoir et de craintes. Des déclarations d’amour avortées. Des ‘je t’aime’ tristement muets. Il y avait tant de chose dans son baiser précipité, et tant de craintes aussi. Le rejet, triste rejet. Non il ne voulait pas être rejeté. Mais ça faisait huit mois depuis cette nuit. Huit mois depuis que l’homme avait révéré son corps, suivi de ses doigts ses tatouages. Huit mois depuis qu’il l’avait appelé « petit ange ». Huit mois depuis qu’il avait fait battre son cœur de travers dans une mélodie d’espoir et de craintes. Huit mois c’était long. Trop long. Et dieu qu’il lui avait manqué.

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Message  Sujet: Re: who cares about the others, focus on my eyes now ∞ saeyun     Lun 13 Nov - 23:03


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SaeYun

Il remonte les lunettes sur son nez quand il passe les portes de l'université, un soupir de fatigue qui annonce la fin de sa journée et il prend le chemin opposé au parking. Il y retourne de temps en temps, le café y est bon et il y reste jusqu'à ce que le soleil touche l'horizon. Rien n'a changé et son chez lui est toujours aussi vide lorsqu'il rentre tous les soirs, accueilli par les mêmes miaulements, ses fidèles qui ne le quittent pas et pour cause, elles dépendent de lui. Combien de mois sont passés depuis sa tempête ? Six, sept, huit ? Elle a saccagé son cœur, imprévisible et violente en le laissant tout réparer ensuite, lorsqu'elle a disparu aussi vite qu'elle n'est arrivée. Il l'a enduré sur le moment, il ne l'a pas trouvé si forte ni si dangereuse avant que le calme ne revienne et que sa conscience s'occupe du reste. Il a laissé la tempête se calmer et dans tous les cas, il n'a aucune influence sur les éléments. A moins d'être un Dieu, mais Sae Won n'est qu'un piètre humain qui s'est laissé rattrapé par la réalité, la culpabilité le rongeant assez pour ne pas le retenir et il ne le savait pas ce matin-là, à quel point il le regretterait. Et il avait fallu que ça se produise peu avant la nouvelle année, ce qui a conduit son élève à passer le niveau supérieur et... oui, Yun Pil a disparu.

Disparu de sa vie, mais pas du monde quand ils ont continué de se croiser, ici et là parfois, au détour d'un couloir ou dans le parking. Il y a souvent vu sa moto et à chaque fois il en a souri, signe que le garçon allait bien et qu'il n'abandonnait pas les cours ni ses ambitions, même si le professeur n'y avait plus aucune incidence. Absent de ses cours, chacun de ses putains de cours évité et il peut comprendre Sae Won, il n'y a que trois heures par semaine et il lui suffit d'avoir les notes d'un camarade et la pratique des exercices pour réussir aux examens. Les maths, ce ne sont que des méthodes et des formules qui, une fois qu'on les connaît par cœur, rendent la compréhension plus facile. C'est une question de pratique, de logique et de motivation. Il ne lui en veut pas d'ignorer ses cours, il ne lui en veut pas non plus de l'ignorer lui, de détourner les yeux et d'éviter plus qu'un bonjour timide, pour le respect qu'on leur a appris. Il comprend. Il a merdé. Yun Pil est mineur aux yeux de la loi et il a abusé du vin ce soir-là, certes rien qui ne le rende inconscient de ses actes, mais ça ne reste pas correct du tout de sa part. Pourtant, lui a apprécié cette soirée et un peu trop pour sa santé mentale, malheureusement. Il a souvent pensé à lui dans ses classes, mais le pire reste quand il travaille devant les dramas du soir. Quand il voit ces leads féminins minauder autour des personnages principaux et qu’ils se tournent autour pendant des semaines, ah ! Il s’en est cogné le front contre la table une fois et s’est maudit plusieurs fois d’avoir dérapé. On aurait pu porter plainte contre lui et pour ça, il s’est trouvé chanceux. Mais il comprend. Il doit sûrement lui inspirer du dégoût à présent alors que pour Sae Won, le manque se fait ressentir. Il a eu envie de protéger ce garçon à la seconde où ce dernier a passé le pas de sa porte, de l’enfermer entre ses bras et de lui offrir toute la tendresse qu’il mérite. Yun Pil lui a fait voir un arc-en-ciel dans sa vie nuancé de gris, mais toutes ces couleurs se sont ternis et il regrette quand il fait face aux bouteilles de vin de son mini bar. Il a passé des soirées à boire seul.

Il pourrait changer ça et tenter de lui parler, mais il n’a pas encore trouvé le courage de le regarder dans les yeux et de l’affronter. Si c’est pour y voir du dégoût, de la peur ou du rejet, il préfère éviter. Il n’a pas besoin d’être enfoncé plus bas que cela et il a essayé de se le sortir de la tête. Sincèrement, il a essayé, mais il n’a plus ressenti cette petite étincelle. Loin des yeux, loin du cœur dit-on, mais il n’a jamais été aussi convaincu du contraire. Il s’inquiète constamment et il aimerait même revoir le petit Byul, mais ces deux douceurs sont sorties de sa vie aussi vite qu’elles y sont entrées. Cruelle vérité. Alors il entre dans le Mocca'fé sans plus d’espoir qu’à l’accoutumée. Un rapide regard dans la salle lui donne raison, mais il colle un sourire sur ses lèvres et s’éclipse aux toilettes avant d’aller prendre un café à emporter – il ne veut pas rester ce soir. Quelque chose lui fait mal au creux de la poitrine, il en a peut-être assez de chercher une chimère… Une chimère qui apparaît face à lui et il n’y croit qu’à moitié – ses pensées s’envolent et il garde le silence. « Yu- » sa voix se meurt, coupée par les gestes de son cadet qui l’attrape et tout va trop vite, tout se précipite… il réalisait à peine de le voir si proche, mais voilà que ses lèvres sont prises d’assaut et que son dos heurte la porte du bloc, une plainte étouffée entre les lèvres qui lui ont tant manqué. Est-ce un rêve ? Son corps bouge de lui-même lorsqu’il attrape le garçon par la taille pour les rapprocher, une main dans son dos et l’autre qui descend le long de sa cuisse. Pas le temps de réfléchir, pas l’envie non plus et il agrippe la chair pour soulever sa jambe et provoquer un peu plus de frictions. Besoin d’air et il s’éloigne avec regret, haletant contre les lèvres qu’il veut dévorer à nouveau, mais tout s’emballe. Son cœur le premier, surpris et gonflé d’un sentiment familier, retrouvé après des mois à battre dans le vide. Ses idées bousculées, ses espoirs ravivés et toutes ces questions qui se disputent… il serait bien tenté de tout taire à nouveau et de l’embrasser, les actions en disent parfois assez, mais… « Morveux… pourquoi… » ça pourrait, mais ça ne sonne pas comme un reproche, non. C’est assez triste en réalité et une pointe de joie s’y est mêlée. Oui, pourquoi lui laisser croire pareil mensonge sur une vérité qu’il comprend aujourd’hui ; ou qu’il pense comprendre, parce qu’il est un peu confus. Il lui suffit d’une impulsion pour échanger leur position et coincer Yun Pil contre la porte. « Pourquoi tu ne reviens que maintenant ? » Il fait ses poignets prisonniers et se presse doucement contre lui, ses lèvres effleurant les siennes. « Je t’ai attendu » et il s’est noyé dans sa culpabilité entre-temps. « Je pensais t’avoir déçu. » Effrayé, repoussé et tout ce qui aurait pu être vrai ; parce qu’il a dix ans de plus, qu’il est un homme et son professeur. Il évite cruellement ses lèvres pour nicher son visage dans le cou du brun, toujours aussi mignon, toujours aussi tentant et son parfum l’apaise en un instant. Il lâche ses poignets pour encercler sa taille et le serrer entre ses bras, désespéré, heureux de s’être trompé ou désireux de ne pas laisser le rêve s’estomper ni son ange s’envoler.
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Message  Sujet: Re: who cares about the others, focus on my eyes now ∞ saeyun     Jeu 16 Nov - 22:23

Huit mois et l’avoir devant lui, ça semblait irréel. Huit mois déjà où ils n’étaient plus que des ombres dans la vie de l’autre. C’était long huit mois, désespérément long. Tristement long. Huit mois à se faire une raison. Ils n’avaient pas d’avenir ensemble. Absolument aucun. Et si la vérité était blessante et cruelle, elle n’en restait pas moins réelle. Un professeur et un étudiant ? Non vraiment. Deux hommes ? Les clichés s’accumulaient. Dix ans d’écart quasiment ? Vraiment. Un adulte avec un mineur ? Il y avait de quoi rire. Un host, un escort boy avec un homme de bonne famille ? C’était risible. Ils étaient condamnés d’avance. Condamnés avant d’avoir essayé. Et Yun Pil les avait condamnés aussi. En partant ce matin, une inclinaison de tête, Byul dans ses bras après un petit déjeuner tranquille, il avait les avait condamnés. Condamnés à ne pas être. Condamnés alors que son cœur se faisait soudainement douloureux et que lorsque la nouvelle année scolaire avait commencé, il s’était peu à peu rendu compte. Il avait eu un coup de foudre. Il avait eu un coup du sort. Et le sort c’était montré cruel. Tellement cruel. Il avait pensé au début. Défier le monde, défier les autres. Mais Yunpil était souvent fatigué de se battre, et de nombreux détails avaient eu raison de lui. Il n’avait pas réussi à pouvoir s’inscrire à un des cours de Saewon, il n’avait pas réussi à avoir assez de cran. Il avait pensé pouvoir l’oublier. A l’occurrence non.  Huit mois et pourtant en le voyant, toutes ses barrières, ses hésitations, ses condamnations avaient fondu comme la neige au soleil. Il aimait Sae Won.

Alors une injure entre ses lèvres et il l’avait entrainé avec lui. Tant pis pour ses cours, tant pis pour son énième chocolat qui allait refroidir à sa table, pour son sac délaissé sur la banquette et son mp3 posé en dessous d’un livre d’économie particulièrement barbant. Tant pis pour tout ça tant qu’il pouvait avoir l’homme contre lui, ses lèvres contre les siennes. Et dans une frénésie qui ne lui collait pas, il l’avait entrainé dans un des cubiques des toilettes du café. Il avait eu du mal à fermer le verrou d’ailleurs, bien trop occupé à l’embrasser désespérément, dans un geignement tout aussi triste que rempli de désespoir. Occupé à l’embrasser sans lui laisser le temps de parler. Son cœur déjà prêt à se faire repousser pourtant. Parce qu’il se doutait Yunpil. Il n’était qu’un gamin, sans doute une jolie erreur. Il n’était pas le genre de personne avec qui on voulait construire un futur. Non Vraiment. Dix neuf ans, anciennement dans un gang, à présent host et escort, un enfant de deux ans dans les bras, des problèmes d’argent, des tatouages recouvrant tout son corps ou presque … Non il n’avait pas la gueule d’un futur de rêve. Pas la tête d’une personne qu’on voudrait à ses côtés. Non. Et il aurait pu en pleurer, il aurait pu en pleurer tant la réalité faisait mal. Mais c’était Yunpil, il ne montrait pas ses sentiments, normalement. Non. Il y avait juste ce désespoir dans ces gestes tandis qu’il embrassait Saewon, savourant ce moment jusqu’à ce que le rejet se fasse. Saewon ne l’avait pourtant pas rejeté non. Ses lèvres contre les siennes se mouvant avec frénésie, avec ferveur, une de ses mains contre sa taille, Yunpil s’était retrouvé contre Saewon, sa tête penchée, ses lèvres encore plus quémandeuses. Il s’était retrouvé contre lui, ses mains passant de ses épaules, à ses cheveux, tandis qu’une de ses jambes se retrouvait levée, happée, un gémissement entre ses lèvres.

Un gémissement qui avait résonné de nouveau lorsque Saewon s’était éloigné et qu’il avait posé de son côté des yeux un peu flous, un peu hagard sur le professeur. « Morveux… pourquoi… » La question était légitime. Tellement. Et la tristesse dans la voix de Saewon lui serrait le cœur. Assez pour qu’il prenne son visage en coupe et l’embrasse en douceur. Parce qu’il avait pas su finalement. Parce qu’il avait cru idiot qu’il pourrait calmer son cœur. Mais il était masochiste un peu l’étudiant. Masochiste à chercher à le croiser, masochiste à vouloir entendre sa voix, masochiste à vouloir continuer à évoluer dans son cercle sans savoir s’il avait le droit d’en faire parti. Se retrouvant basculé contre la porte, ses poignets contre le bois de celle-ci, c’était des yeux francs qu’il avait posé sur l’homme. Des yeux francs face à sa confusion. Même si Yunpil avait tellement peur de l’avenir. Peur de ce qui allait arriver, allait leur arriver. « Pourquoi tu ne reviens que maintenant ? » Il l’avait attendu. Est-ce que … Est-ce que l’homme partageait ses sentiments ? Il voulait y croire. Il savait bien que ça ne serait pas facile, que le monde serait contre eux … Mais il voulait croire. Croire que Saewon l’aimait, ne serait-ce qu’un peu. Juste un peu. Il voulait être aimé du professeur. Il voulait un avenir avec lui, vraiment. « Je t’ai attendu. Je pensais t’avoir déçu. » L’homme plongeait la tête dans son cou, tandis que naturellement il lui laissait l’accès. Ses poignets de nouveau libres, c’était avec douceur, teinté d’hésitation qu’il passait ses bras autour de Saewon, son nez se nichant dans les cheveux de l’homme.

« Je suis désolé … Je pensais … » Je pensais que je n’étais qu’une soirée. Une jolie erreur. Un joli souvenir. « Je sais pas … Qui voudrait de moi … » Et la question était réelle. Qui voudrait de lui hein. « J’ai pas réussi à t’oublier … J’voulais. J’me disais … C’était mieux pour toi … nous. J’me disais … Je sais pas. » Et dans des gestes un peu désespéré, encore, il le forçait à relever le visage, ses lèvres revenant happer celle de l’homme, des larmes dans le coin de ses yeux qu’il refusait de laisser couler. Il lui avait manqué. Tellement. Dieu qu’il lui avait manqué. Et de nombreuses fois il s’était pris à espérer. Espérer qu’il pourrait l’avoir à ses côtés. De nombreuses fois il avait rêvé. Rêvé que ce matin n’avait pas fini comme ça. Avec lui quittant l’appartement. Il avait rêvé qu’il le retenait, qu’il l’arrêtait. Mais il savait Yunpil. Il savait qu’il y avait tous ces facteurs qui avaient rendu le geste impossible. Et qui rendait cet avenir qu’il voulait si difficile. Et là contre ses lèvres, la question, triste, désespérée avait passé ses lèvres. « Pourquoi tu ne m’as pas retenu ? » Pourquoi ? Il savait qu’il était en tort, il savait bien que ce n’était pas légal. Mais il avait tant voulu qu’il le retienne ce jour là. Tant voulu.


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Message  Sujet: Re: who cares about the others, focus on my eyes now ∞ saeyun     Mer 20 Déc - 20:59


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SaeYun

Il en est peut-être à un âge où la saturation s’impose, où il aimerait se trouver une cause, quelque chose à chérir et s’y épanouir. Quand Yun Pil est parti, le vide s’est creusé aussi vite que des années auparavant, lorsqu’il a perdu son meilleur ami. Même son divorce ne l’a pas touché autant et c’est de cette façon qu’il s’est rendu compte, qu’il aimait le garçon un peu plus que “bien”. Il est jeune, si jeune et pourtant son regard lui dit parfois tout le contraire, une dualité qu’il apprécie chez le plus jeune et qui le fait tomber si aisément. Il n’est enfant que lorsqu’il hésite, le rose aux joues et le ton timide, lorsqu’il ressemble à Byul dans ses pulls trop grands et sa fragilité exposée. Mais il est parfaitement homme quand leurs yeux se croisent, qu’il l’attrape et l’embrasse, le séduit sans fuir. Et il a recommencé, là dans cette cabine étroite, après des mois à essayer de n’en faire qu’un joli souvenir, des mois d’efforts jetés au feu en quelques gestes. Pourquoi, oui pourquoi et la question vaut tout aussi bien pour lui. Il se laisse tomber contre l’épaule de Yun et s’accroche un peu à lui, désespéré et presque apeuré à l’idée de laisser l’illusion le tromper. Il est sûrement fou, de vouloir vivre aux côtés d’un homme beaucoup trop jeune, mais il ne peut nier qu’il n’a jamais ressenti de sensations si fortes en présence de quelqu’un avant lui. Il ne parle pas seulement d’attirance, mais d’autre chose qui lui fait voir plus loin, qui lui donne envie d’essayer et plus encore si Yun y est réceptif. « je suis désolé … je pensais … je sais pas … qui voudrait de moi … » Sae Won n’aurait pas dû oublier que le conflit était réciproque et les mots de Yun Pil l’empêchent de le regarder dans les yeux même lorsqu’il fond de nouveau sur ses lèvres avec toute la douceur du monde. Il ferme les yeux pour s’imprégner des sensations et se laisser bercer par cette tendresse douce-amère. Il y a tant de regrets dans ces baisers, de remords inavoués, de questions maladroites et de vérités qui blessent. « Pourquoi tu ne m’as pas retenu ? »

Il recule un peu et se détache de l’étreinte chaleureuse pour se saisir simplement des mains plus petites de l’étudiant, en caresser le dos distraitement et ne pas en détacher les yeux. « J’aurais eu l’impression de te forcer. » Et c’est la vérité, la situation était plus compliquée qu’il ne l’admettait au départ. « Et j’ai regretté, quand tu t’es éloigné. Je ne pouvais pas… juste m’imposer à toi. Je n’avais pas le droit. » Il aurait pu subir de graves conséquences à poursuivre un mineur et si ça n’avait pas été réciproque, on aurait pu l’accuser de harcèlement et il n’était pas prêt pour ça. Il préférait croire que Yun Pil ne l’aimait pas et que son absence était un message clair, même s’il en a souffert. Il ose relever les yeux après quelques temps et sourire en se mordillant la lippe. « Ce qui fait de nous de grands idiots. Même à mon âge, nous ne sommes pas sûrs de tout. » Il comprend à présent, il comprend qu’il aurait dû poser des bases solides et le rassurer, au moins un peu, pour espérer le revoir sans qu’il ne fuit. Il a été lâche lui aussi et il s’en veut encore, mais plutôt que de se lamenter sur le passé, ne vaut-il pas mieux se concentrer sur le futur désormais ? Un avenir un peu plus concret, un espoir ravivé et un combat qu’ils peuvent choisir d’affronter. « Je pense être assez fou pour te vouloir, moi. Tu n’es pas une erreur, Yun Pil. » Et il parle de sa personne, pas seulement de cette soirée huit mois plus tôt. Il parle de ces mots gravés sur sa peau qu’il n’a pas oublié, qu’il veut toujours effacer et qu’il vient tâter par-dessus son haut. Il se souvient de l’emplacement, à peu près. « Tu n’as jamais été la mienne. » Tu as le droit d’exister et d’être heureux. « Choisis-moi. » Il ne veut plus reculer ni le laisser filer, c’est terminé et il saisit sa nuque pour dresser son visage vers le sien. Il le surplombe de toute sa taille, son sourire de nouveau assuré et son regard enflammé. Il retient pourtant ses pulsions et le relâche pour de bon en déverrouillant la porte. « Embrasser d’abord, parler après. J’aime beaucoup l’approche. » Leurs visages demeurent proches, ces mots murmurés pour que seul lui puisse les entendre, soudain alerté par de possibles témoins extérieurs et un coup d’oeil dehors le rassure lorsqu’il ne voit personne. Mais par galanterie, il laissera son jeune ami sortir le premier.
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Message  Sujet: Re: who cares about the others, focus on my eyes now ∞ saeyun     Mer 3 Jan - 21:25

Qui voudrait de lui ? La question était réelle quand elle avait passé ses lèvres, Yun Pil gardant Saewon contre lui. Qui voudrait de lui. Qui voudrait d’un gamin de dix neuf ans, aigri de la vie. Qui voudrait d’un gamin qui sortait d’un gang, qui avait des tatouages et qui avait un enfant. Dix neuf ans et déjà un enfant dans les bras. Il ne se considérait pas comme futur. Pas pour Saewon. Alors il y a huit mois, il avait fait une croix sur ces sentiments qui animaient son cœur dans sa poitrine. Il était parti avec Byul dans ses bras, un sourire doux aux lèvres, et ne s’était pas retourné. Le destin avait fait le reste. Le monde s’était acharné pour le convaincre qu’il n’avait pas d’avenir avec le professeur. Puis il ne l’avait pas retenu non plus. Non la séparation s’était fait simplement, sans promesse avec la réalisation qu’ils ne devaient sans aucun doute pas être ensemble. Et pourtant. Sae Won l’avait attendu. Sae Won avait voulu de lui, voulait encore de lui. Alors presque doucement, il avait serré ses mains là contre sa nuque, ses doigts glissant dans ses cheveux. Il l’avait attendu, lui. Et désespérément il lui avait demandé à son tour pourquoi il ne l’avait pas retenu. Tristement, douloureux la question avait passé ses lèvres, ses mains ne s’arrêtant pas dans leurs caresses dans la soie de ses cheveux.

Jusqu’à ce qu’il se recule. La question blessante sans doute, les mains de Yunpil s’accrochant un instant à lui avant de le laisser partir de son étreinte. Ses mains happées dans celles plus grandes de l’homme, son regard dans le sien. Plus de possibilité de fuite. « J’aurais eu l’impression de te forcer. » Non. Il ne l’aurait pas forcé. Mais Yunpil il n’était pas à l’aise avec les autres, socialement déplacé, il ne se sentait jamais à sa place avec les autres. Il ne savait jamais quoi dire, quoi faire. Maladroit avec ses mots. Maladroit avec ses sentiments. Maladroit avec les autres. « Et j’ai regretté, quand tu t’es éloigné. Je ne pouvais pas… juste m’imposer à toi. Je n’avais pas le droit. » Il comprenait. Bien sûr que Yun Pil comprenait. Il savait qui il était, ce qu’il était. Il savait ce qu’il imposait à quiconque voulant être avec lui. Il savait. Pourtant égoïstement il aurait voulu qu’il s’impose à lui. Il aurait voulu que Saewon le retienne, qu’il lui promette de s’élever contre le monde. Jamais personne ne s’était élevé contre le monde avec lui. Pour lui. « Ce qui fait de nous de grands idiots. Même à mon âge, nous ne sommes pas sûrs de tout. » La phrase avait eu le don de lui arracher un léger sourire. Son âge hein … La question de l’âge marchait dans les deux sens. La peur de s’engager fonctionnait des deux côtés. Sae Won avait eu peur de le forcer. De son côté Yunpil avait eu peur d’imposer un quelconque avenir. De s’imposer.

« Je pense être assez fou pour te vouloir, moi. Tu n’es pas une erreur, Yun Pil. » Une erreur. Une grimace au visage qu’il ne pouvait cacher, l’étudiant ne pouvant s’empêcher de penser le contraire. Une angoisse sourde au cœur, un battement irrégulier, il avait toute l’amertume qui revenait au galop. Il avait toujours été une erreur. Pour ses parents qui n’avaient jamais pris le temps pour lui, pour la mère de Byul qui n’avait pas voulu de son enfant, pour la société qui ne cessait de le juger, pour tous. Toujours. L’erreur. L’erreur qui continuait à vivre. L’erreur qui rougissait pourtant sous ce regard franc, sous cette main délicate qui caressait à travers le tissu ce tatouage si particulier. Comme s’il voulait l’effacer. Human Error. Et comme s’il lisait dans ses pensées, comme s’il avait pu concevoir sa grimace, l’amertume dans ses yeux plissés, quasiment fermés sous ces sentiments lourds, Sae Won avait ajouté : « Tu n’as jamais été la mienne. » Et ça suffisait. Ca suffisait si quelqu’un pensait qu’il n’était pas une erreur. Juste une personne, ça suffisait. Assez pour détendre les traits crispés de son visage, assez pour le faire sourire doucement. Sourire fragile.

« Choisis-moi. Ce n’était pas à lui de choisir. Il aurait voulu lui dire ça Yunpil. Que clairement ce n’était pas à lui de choisir, de le forcer dans son quotidien drastique qui n’avait rien d’un conte de fée ou d’une vie rêvée. Mais il n’avait pu que sourire. Il ne pouvait pas douter encore. Il ne pouvait qu’accepter cette main tendue de la part de Saewon et cette volonté d’avoir un futur commun. A deux.
- Okay. » Et ses mains avaient glissé le long de son dos tandis que Sae Won lui saisissait le visage, le forçant presque à garder ses yeux dans les siens. Non pas qu’il voulait fuir son regard. Non. Même que ce fut l’étudiant qui franchit les dernières barrières pour apposer ses lèvres contre les siennes, finissant le chemin arrêté par l’adulte. Un sourire presque satisfait, un minimum fier aux lèvres, il n’eut qu’un léger rire à son : « Embrasser d’abord, parler après. J’aime beaucoup l’approche. » Normalement il aurait du rougir. Normalement sa maladresse sociale aurait pu reprendre le dessus. Mais à croire que cette possibilité de futur ensemble lui donner des ailes. Faisait battre son cœur plus fort aussi. Le faisait sourire comme si de rien n’était. La peur envolée. Assez pour l’embrasser de nouveau. Léger. Comme un papillon. Cette fois-ci contre sa joue. Puis de sortir direction de sa table. Et presque minutieusement, comme des restes d’une angoisse, il rangeait ses affaires Yunpil. « On reste ici … Tu veux aller ailleurs ? Tu … Enfin Hyung … Professeur Oh ? » Aussi vite que son assurance était arrivée, elle était repartie, le laissant redevenir le jeune homme hésitant, mal à l’aise qu’il avait toujours été dès qu’il se retrouvait affiché aux yeux du monde. Comme maintenant.


who cares about the others, focus on my eyes now
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Message  Sujet: Re: who cares about the others, focus on my eyes now ∞ saeyun     Mar 16 Jan - 17:18

blackout
Quelque chose d'étrange vous guette. Alors même que la journée suit son cours, c'est l’obscurité complète qui vous brouille les sens, lorsque les lumières se mettent à clignoter soudainement. Les petites étincelles artificielles vacillent quelques instants, avant de s'éteindre complètement pour vous laisser dans le noir complet. On dirait bien qu'il y a eu une coupure de courant...

Note - Il est bien évidemment possible de ne pas tenir compte du phénomène si cela perturbe votre rp, libre à vous !


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Message  Sujet: Re: who cares about the others, focus on my eyes now ∞ saeyun     Dim 18 Fév - 22:23


WHO CARES ABOUT THE OTHERS,
FOCUS ON MY EYES NOW
SaeYun

Sae Won est un homme sûr de lui, c’est ainsi qu’on le décrit lorsqu’on discute cinq minutes avec lui tous les matins, un café au bord des lèvres et un humour toujours présent. Ni trop lourd, ni trop effacé – il est ce genre de personne qu’on remarque assez, qu’on pourrait croire froid lorsqu’on le croise dans les couloirs et strict lorsqu’on écoute ses cours. Sae Won est un homme sûr de lui, mais il respire pourtant l’enthousiasme et la sympathie, il apprécie de sociabiliser avec ses élèves durant les cours et de partager des cafés avec eux, mais ça ne va jamais plus loin. Il a toujours su faire la part des choses et imposer un mur entre eux et lui – il a parfois reçu des avances de jeunes fille qu’il a toujours su refroidir, mais aujourd’hui … aujourd’hui, il est toujours le même homme sûr de lui, mais il s’est aussi perdu en chemin et il a fallu d’une seule rencontre pour le perturber complètement. Il était perdu, à ne pas savoir ce qui était bien ou mal – et il a fini par juger que c’était mal. Mal de succomber aux charmes d’un élève, mal que cet élève soit un jeune homme, un host qui aurait se jouer de lui s’il n’avait pas rencontré le père derrière. Petit être à protéger, à aimer comme personne avant lui – petit être abandonné qu’il a un jour trouvé, perdu et retrouvé, pour ne plus vouloir s’en séparer à présent. Yun Pil est entre ses bras, entre ses doigts et plus tôt, il était aussi entre ses lèvres, de quoi le rassurer sur ce qui était bien ou mal – de quoi lui prouver qu’il se trompait bel et bien. C’était mal de le laisser partir et de le laisser croire qu’il n’en valait pas la peine, qu’il avait pu être une erreur alors que ça n'a jamais été le cas. Il était juste perdu et désormais il sait ce qu’il veut.

Ils sont des idiots tous les deux, chacun effrayé à leurs façons malgré la maturité dont ils sont empreints et qu’ils ont gagné différemment. Sae Won l’est assez pour savoir qu’il pourrait nuire à l’avenir de Yun, mais il saura faire ce qui est le mieux pour eux… oui, il saura et c’est ce que le sourire du plus jeune lui confirme. Il vient caresser la courbe de ses lèvres de ses doigts avant de lui offrir un sourire tout aussi vrai, doux et rassurant, celui d’un homme sûr de lui, plus que jamais aujourd’hui.

Et Yun Pil a accepté de le choisir suivi d’un baiser comme pour sceller leurs derniers mots, ramenant presque le professeur vers ses jeunes années. Il le fait se sentir plus jeune malgré sa trentaine presque entamée et avec lui, il ne ressent pas de pression particulière. Il veut simplement prendre soin de lui et croiser leurs quotidiens pour vivre et partager tous les moments de sa vie avec lui – et Byul. Un baiser fugace sur sa joue et son air attendri remplace celui plus séducteur avant qu’il n’efface complètement cet air transi de son visage lorsqu’ils rejoignent la salle. Il s’éclaircit la gorge et réajuste un peu son col froissé, une main lasse traversant ses cheveux par réflexe, mais on ne saurait dire si ça l’aide vraiment. Il n’y a presque personne dans le café, mais les balbutiements de Yun le ramènent à la réalité et il étouffe un rire contre sa main. « Oui, monsieur Chae ? » Les mots sont formels, mais le ton est taquin tandis qu’il le rejoint à sa table. « Ailleurs, je crois que nous en avons f- » fini ici aurait-il ajouté si le courant n’avait pas soudain sauté.

Il fait déjà nuit noire dehors, mais on remercie l’éclairage de la ville resté intact pour leur donner un minimum de repère, même si la salle est plongée dans l’obscurité. La voix d’un responsable -sûrement- se fait entendre en réclamant le calme, mais les brouhaha sont nombreux comme si les clients avaient doublé de volume après la coupure. « Ça va ? Ouch ! » Il s’est cogné la cuisse contre le coin de la table en voulant s’approcher de Yun – instinct protecteur – et arrive tout de même près de lui pour lui attraper la main et se pencher vers lui. « Ne me lâche pas, mh ? » Un sourire amusé au coin des lèvres, invisible et celles-ci qui atterrissent sur le sommet de son crâne dans un geste un peu trop tendre, mais qui le charge en adrénaline alors qu’une dizaine de personnes sont présentes. Merci le noir. Il se recule bien vite pour ensuite les guider jusqu’à l’extérieur et finalement lâcher sa main plus vite que son ombre. C’est une chose de jouer avec le feu, mais il n’a pas envie de se brûler les doigts tout de suite. « Je ne te lâcherai plus non plus, c’est une promesse. » Eh bien oui, ses mots ont un sens un peu plus profond tandis qu’il lui propose de le raccompagner.

Il est entré dans ce café avec le coeur lourd et enchaîné, mais le temps qu’il ressorte, les cadenas ont été brisés et les chaînes laissées à l’intérieur. Il aime cet endroit, il aime ce café où tout a commencé et il y retourneras avec le coeur léger.
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Message  Sujet: Re: who cares about the others, focus on my eyes now ∞ saeyun     Mar 6 Mar - 5:14

Yunpil était entêté. Borné. Il n’avait pas forcément le bon jugement. Surtout sur lui. Lui avant tout. Si les autres le jugeaient sans pitié, il était le premier à se descendre. Une mauvaise image de lui, il connaissait sa valeur. Pensait la connaître. Pas assez bien. Jamais assez bien. Tout avait joué pour lui rappeler que ça ne devait pas marcher. Ce n’était pas aussi simple que des mathématiques. L’équation était mauvaise, ça ne collait pas. Ils n’étaient pas fait pour être ensemble. De l’écart d’âge, à leur mode de vie opposé, sans oublier de parler de la société, autre facteur pour les mettre en défaut. Ils n’étaient pas fait pour être ensemble. Sae Won méritait mieux qu’une erreur. C’était ce qu’il n’avait cessé de se répéter pendant de longs mois. Pourquoi se faire du mal à espérer, alors que ça n’en valait pas la peine. Saewon avait décidé de lui prouver le contraire. En accord avec son cœur il avait décidé de lui prouver que ça en valait la peine, qu’ils avaient de l’avenir. Ils avaient un avenir ensemble. Yunpil avait le droit au bonheur. Même s’il s’agissait d’être avec son professeur. Même s’il s’agissait d’aller contre la société et de défier le monde. Parce qu’il ne serait pas seul. L’homme serait à ses côtés. Et c’était suffisant. Il ne demandait pas grand chose Yunpil. Juste avoir son fils à ses côtés, Byul son tendre Byul, et maintenant qu’il avait le choix, Saewon. Ce ne serait pas facile, il le savait bien. Et pourtant il avait répondu favorablement à l’homme. Il l’avait choisi. Il ne voulait pas le repousser, réprimer ses sentiments, il le voulait.

Et un baiser pour sceller ce choix, un plus léger contre sa joue, et voilà qu’ils repartaient dans la salle principale, Yunpil questionnant l’homme sur ce qu’ils allaient faire. Rester dans le café, aller ailleurs, il ne savait pas. Le café semblait loin d’un cadre assez intime, ne serait-ce que pour parler de leur avenir. Mais le temps de poser la question et l’étudiant s’était emmêlé dans ses mots, ne sachant plus vraiment comment appeler son aîné, finissant par l’appeler par son titre comme n’importe quel étudiant. Professeur. Le rouge aux joues, son assurance disparue, il le questionnait tandis qu’une fois à sa table, il fermait ses livres et rassemblait ses affaires. Il avait toujours cette tendance quand il travaillait de s’étaler, histoire de pouvoir avoir une vue d’ensemble. « Oui, monsieur Chae ? » La réponse taquine de Saewon l’avait fait sourire, tandis qu’il finissait sa tasse de chocolat chaud à présent tiède attendant l’avis de son aîné. « Ailleurs, je crois que nous en avons f- » Le noir l’avait fait sursauter, s’étonnant plus du bruit que du noir. Il avait plissé des yeux pourtant, le temps que ses yeux se fassent à la pénombre. Yunpil n’avait pas peur du noir. Non ce n’était pas ça qui pouvait le tétaniser. C’était plutôt les hauteurs, le vertige le laissant tremblant de peur. Autant que les cafards. Mais le noir, non.

Alors il avait fini de ranger ses affaires dans son sac, tentant de focaliser son attention sur sa table pour mieux voir. Jusqu’à la voix de Saewon qui s’inquiétait pour lui. « Ça va ? Ouch !
- Toi ? »
Plus un murmure qu’autre chose, si la pénombre les cachait des autres, leurs voix portaient toujours. Une main dans la sienne, et il était contre l’homme. « Ne me lâche pas, mh ? » Ses joues rosées sous la remarque tendre, plus encore pour ce baiser contre son front il l’avait suivi, sans lâcher cette main qu’il avait dans la sienne. « Je ne te lâcherai plus non plus, c’est une promesse. » La promesse lui avait arraché un sourire, visible dehors avec les lumières de la ville, la clarté de cette nuit malgré tout. Un sourire qu’on voyait peu souvent sur son visage. Le vrai. Celui du gamin un peu fragile. Mais à la douceur inégalée.


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