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spirales (hanseong)



 
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Message(#) Sujet: spirales (hanseong) Mar 31 Oct - 1:32

spirales
Et dans sa tête, ça fait écho. Miroir d’une première approche, il y a de ça presque un an aujourd’hui – et le temps qui s’est écoulé en un claquement de doigt, en une seconde bien trop fugace. Des poussières balancées dans le vent, derrière eux – vous y avez laissé quelques morceaux de vous, à n’en pas douter. Vous vous êtes écorchés aux rebords affûtés du temps qui passe, vous avez éraflé vos peaux, et vos cœurs aussi. Sans vous en rendre compte pour commencer, puis tout d’un coup. Vous y avez laissé un peu de vous.

Les derniers mois ont eu ce quelque chose d’irréel – les silences, les absences, les demi-mots dans quelques sms échangés. L’incompréhension parfois, et bien souvent les remords au bout des doigts. Mais surtout l’attente, comme un fardeau un peu étrange – toujours présente, sans jamais être vraiment là. Sensation qui rôde autour de lui depuis quelques temps, gonflant à l’approche de votre prochaine rencontre. Pour l’occasion, il est allé chercher des bubble-tea – il se souvient. La réalité qui le rattrape à grands coups de matraque dans la tronche – eh, Hansol, réveille-toi.

Il somnole en t’attendant – la journée est morose, les clients ne sont pas nombreux et le patron le divertit peu. Il se traîne dans les rayonnages, d’un pas plus traînant qu’à l’ordinaire – il s’occupe de ranger les produits alimentaires des poissons, en prenant tout juste la peine de hisser une main devant sa bouche quand il bâille. La journée est morose, il a hâte qu’elle se termine. Il a surtout hâte, de cette hâte un peu particulière, anxieuse et craintive, que tu arrives. Il vérifie ses sms, de temps à autres – il attend de tes nouvelles, et aussi de celles d’un autre, qui ne viennent pas. Il souffle, et tapote du bout d’un ongle contre la paroi en verre d’un aquarium – celui où sont nés les deux derniers bébés hippocampes, le plus petit lui étant réservé par avance. Il l’emmènera à l’appartement quand il aura installé le matériel nécessaire. Les hippocampes sont d’une fragilité précieuse, et il ne veut pas négliger les soins à lui apporter. Il ne veut plus rien négliger. Il suit la trajectoire de l’animal du doigt, profondément fasciné – ce sourire béat qui lui va si bien collé entre les deux joues. Le patron se moque de lui. Il ne relève pas, se redresse simplement en haussant les épaules d’un air désinvolte. Il préfère son poisson à son patron, après tout.

Et dans sa tête, ça fait écho. Le son de cloche qui résonne dans le magasin quand la porte d’entrée s’ouvre ne lui est pas inconnu – évidemment, c’est le même qui retentit à chaque fois qu’un client fait son entrée. Mais celui-là lui laisse un pressentiment certain, et il finit de ranger les deux ou trois boites qu’il lui reste dans un rayon, avec une précipitation mal dissimulée, avant de revenir vers l’entrée et de se glisser avec souplesse derrière les caisses, du dessous desquelles il extirpe les deux boissons – puis son regard qui glisse, et ses pressentiments qui se confirment. « In seong. », il souffle en hissant une main pour signaler sa propre présence, et te faisant signe d’approcher – un sourire léger au bout des lèvres, pourtant pas réellement assuré.

Derrière les parois de sa boite crânienne, les mots se bousculent mais ne franchissent pas encore l’aube de ses lippes – prisonniers de sa confusion, il ne sait pas encore par où commencer. Il est des silences et des absences qu’il est difficile d’expliquer, de combler par une présence trop soudaine. Pourtant il le sait qu’il finira par parler, trop, comme d’habitude, et à épuiser les mots jusqu’à l’os, à les éclater contre le monde comme l’écume des vagues se brise contre les rochers, et s’éparpille dans tous les sens, indomptable.
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Message(#) Sujet: Re: spirales (hanseong) Mar 14 Nov - 19:10

Spirales
feat. hanseong | words: 695 | hrp: 
Quel été bien froid malgré la chaleur des jours ensoleillés. Quel été bien sombre malgré les ciels dégagés et la clarté des rayons. Quel été bien triste malgré les rires et les sourires. Il y aurait tant eu à faire, tant à créer et se remémorer pour les années d’après. Mais à la place, il n’y a que les regrets et les occasions ratées. Il n’y a qu’un creux et une épine coincée dans un cœur en peine, chagrin tenace – l’amour a plusieurs sens. Il n’a jamais été très doué ce grand garçon. Pour dire je t’aime et tu me manques, surtout en amitié. Il est le premier à critiquer les couples qui s’isolent et qu’a-t-il fait tout l’été ? Il s’est réfugié là où il était certain de ne pas être rejeté – même s’il en a douté, quelques jours, quelques temps. Quel été bien terne malgré le bleu des océans et les arcs-en-ciel des champs en fleurs. Il sourit toujours en triant les souvenirs de ces deux mois légers, mais la courbe de ses lèvres s’inverse lorsqu’il n’y voit pas assez de ces autres qu’il a abandonné lâchement. Il ne pensait pas s’éloigner vraiment, mais les jours ont passé si vite et une excuse en entraînant d’autres, il a simplement eu peur de revenir. Alors il a attendu qu’on revienne vers lui en premier et il le regrette à présent. C’était à lui de revenir et de montrer qu’il le veut vraiment. C’est comme si Nam Il lui avait donné un coup sur la tête pour lui remettre les idées en place ; et aujourd’hui le voilà, debout devant l’entrée d’une boutique aux allures familières, trop familières et il attend un peu. Il se frotte les mains contre son jean, nerveux pour l’une des rares fois de sa vie – même pour un examen, il l’est moins. Un mot ou un ton de travers et il pourrait encore tout ficher en l’air, In Seong. Il ne veut plus être amer juste sincère, il lève les yeux et sa poitrine se serre, ding dong. Il ne peut même plus être discret… les portes ces traîtresses qui ont peut-être senti sa détresse et son cœur s’emballe. Il a dû entendre.

Il pose ses yeux partout comme s’il redécouvrait l’endroit et c’est vrai quelque part, car le rayon des jouets ne se trouvait pas si prêt avant. Il s’imprègne des odeurs mêlées qui lui font froncer le nez, puis il daigne mettre un pied devant l’autre en s’arrêtant lorsqu’il voit une tête blonde s’installer derrière les caisses. Une impression de déjà-vu. Le coin de ses lèvres se soulève, envie de sourire malgré tout, aux souvenirs qui reviennent et s’emmêlent, aux journées tantôt ennuyeuses tantôt excitantes d’Hansol dont il acceptait d’écouter les récits, si la compagnie de chatons et de chiots lui était promise. Même sans ça, c’est un peu leur endroit. C’est un peu d’Hansol qu’il a laissé derrière, un peu de lui qu’il aimerait retrouver. Il s’arrête tout près et penche la tête en fixant les deux gobelets. « Hansol. » Une réponse tacite qui en dit bien plus qu’il ne semble. Il lève son index au-dessus des boissons et le déplace d’une à l’autre curieusement. « Je choisis ? » Il accepte, aujourd’hui. Ce n’est pas qu’un rafraîchissement ou une gourmandise pour passer le temps, c’est un bubble tea très spécial et il accepte de le partager avec lui, aujourd’hui. « C’était une journée calme ? » Calme, comme le ton de sa voix et son attitude, sa posture plus ou moins droite et le sourire qui voudrait s’élargir, mais qui demeure discret. Il ne le regarde pas dans les yeux, toujours concentré sur les gobelets de couleur, une excuse, des minutes en plus avant de… avant de quoi ? Parler ? Il est venu pour ça, mais il ne sait même pas quoi lui demander. Des pourquoi et des comment, des « est-ce que ça va, toi » qui s’immiscent, beaucoup de choses et certaines qu’il n’ose pas encore rendre évidentes. Il attend. Il attend encore qu’on vienne le chercher et sa lèvre devient une victime sous ses coups de dents. Par où commencer ?


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Message(#) Sujet: Re: spirales (hanseong) Jeu 15 Fév - 15:45

spirales
y’a les promesses, puis les maladresses, l’amitié et les obstacles qui se dressent. hansol n’est pas le plus délicat, hansol on regrette souvent un jour ou l’autre d’avoir happé son intérêt ou de s’être intéressé à lui. pourtant, y’a que la sincérité qui l’habite, et le malaise qui s’installe quand il se retrouve face à lui même, ou aux conflits. hansol n’aime pas les sujets sérieux, ce n’est pas qu’il n’en a pas conscience, simplement qu’il préfère les éviter savamment. jouer au sale gosse, c’est plus simple que de faire face à des responsabilités qui le dépassent. pourtant - quand tout lui échappe et qu’il n’y a pas d’autre issue, le voilà au pied du mur, le coeur à vue et à vif. il sait très précisément là où il a franchit les limites, transgressé des frontières qu’on ne peut piétiner impunément. il s’agit de ses amis, des amis de ses amis - des amours de ses amis. il s’agit aussi de son désir d’indépendance surélevé, et de sa prétention à vouloir tout gérer de lui-même, sans s'apercevoir que la démarche puisse paraître égoïste pour d’autres. parce qu’hansol c’est un électron libre, un gamin qui fonce et qui ne regarde que droit devant lui, les ambitions trop grandes et pas le recul nécessaire avant d’agir.

alors on laisse les silences s’installer - jusqu’à ce que ça devienne oppressant, jusqu’à ce que ça écrase la cage thoracique et que ça étouffe, et qu’on se donne rendez-vous, un peu au hasard des choses, un peu comme un retour aux sources. se souvenir de comment c’était avant, redessiner les origines en espérant trouver un futur un peu plus brillant. hansol ne laissera jamais tomber - inseong, t’es un morceau de son monde. t’es des leurs, et il veut être du tien aussi. inseong, t’es sa part d’équilibre, t’es le complément et il est intimement persuadé que ça le déséquilibrerait de plus te savoir tout près.

et puis, finalement, te voilà - comme une apparition un peu chimérique, il redessine les traits de ton visage mais t’es bien le même, l’éternel, y’a peut-être quelques lueurs un peu troubles au fond de ton regard et quelques hésitations dans ton sourire, mais la forme reste la même, et ça apaise un peu son esprit. ça l’apaise, le calme que t’inspire - parce qu’il se souvient encore des ombres dans ton regard, quand tout a dérapé, et il s’est promis qu’il veut plus jamais être l’auteur de telles marques dans ton âme. quand tu désignes les deux boissons, il opine. “comme tu veux, j’m’en fiche.” il hausse les épaules, sincère. c’est qu’un prétexte, la boisson, pour te voir et s’occuper les mains, avoir quelque chose à faire, parce qu’hansol cachera pas qu’il flippait de pas trouver mieux que de te regarder dans le blanc des yeux. finalement, c’est paisible - un peu hésitant, mais paisible, et ça le rassure. “ouais, tranquille. y’a pas trop de monde en ce moment, y’a just eu… une vieille un peu chiante ce matin, genre elle m’a pris pour un véto mais j’y connais rien moi t’sais ? et… fin bref. elle m’a saoulée.” y’a un rire qui s’éclipse d’entre ses lèvres, léger, pourtant pas encore aussi éclatant qu’à l’ordinaire, et il balaye l’information d’un geste du poignet. les futilités sont au rendez-vous, comme un pré-quel aux sujets plus sérieux, au fond qui vous a guidés à vous retrouver ici. il sait pas comment s’y prendre, il saisit la boisson restante, sirote une gorgée avant de s’éclaircir la gorge quand il la repose.

il a pas envie de tourner autour du pot - de laisser simplement le malaise grandir, ou de le flou stagner. il voudrait éclaircir le ciel et vos esprits, faire briller le monde d’un éclat nouveau parce que ça le ruine de ne voir plus que des fragments de vous-mêmes. alors il assume enfin le poid de ton regard, plonge dedans un peu étrangement, et ne manque pas de remarquer le mordillement de tes lèvres. il sait hansol - il comprend - qu’il est pas le seul à hésiter, alors il plonge, il se lance et il attendra que les lendemains lui répondent plus favorablement. “et toi, comment tu vas ?” ça aurait pu être passe-partout - on demande à sa soeur comment ça va, à ses amis comment ça va, même à son boss comment ça va. on demande par politesse, on demande sans vraiment se demander. on se demande qu’à moitié, on se demande pas sincèrement. on demande par principe. mais c’est différent ici - c’est sincère, quand il t'interroge. comment ça va depuis le temps, qu’est-ce que tu deviens. comment ça va - malgré tout, malgré moi.
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Message(#) Sujet: Re: spirales (hanseong) Lun 14 Mai - 22:45

Spirales
feat. hanseong | words: 603 | hrp: 
C'est con, de laisser passer une amitié sur des malentendus mal encaissés et c'est bête, d'avoir failli les perdre sur un malentendu mal saisi. Un été plus maussade que les précédents alors qu'il aurait pu briller, plus fort qu'il ne l'a été. Mais leur groupe fissuré, la lune s'est éloignée et une étoile s'est perdue, s'est barrée on ne sait où – mais ce n'est pas de leur faute, pas tout à fait, un peu de oui et de non, de noir et de blanc, qu'un garçon a eu du mal à accepter. Pas lui, ni le garçon souriant derrière la caisse, mais un troisième absent de leur vie, et pas seulement pour aujourd'hui. C'est peut-être par peur de le perdre lui aussi ou juste parce qu'il y a trop réfléchi, mais il daigne sourire et engager la parole, pour un bubble tea et c'est celui au melon qu'il choisit. Un rire lui échappe lorsque son ami lui raconte sa journée, le passage d'une vieille dame trop carrée, avec une liste de précautions aussi longue que ses jambes. « Ah mon pauvre.. mais qu'il y ait du monde ou non, tu as toujours une certaine compagnie, ici. » Il se tournerait bien pour y chercher les petits chiens, souvent les plus faciles à trouver, leurs vitrines plus grandes, mais il n'est pas venu pour leur rendre visite ce soir.

Il remue son thé aux perles et son visage redevient las, sourire absent, mais son regard plongé dans le sien plus clair, plus délicat quand celui du Yoo doit trembler, malgré son air assuré. Qui espère-t-il tromper alors que ses lèvres sont agressées et qu'à la question posée, son regard tombe ? Il laisse un peu de silence et goûte à sa boisson, envie gourmande et le sucre apaise, il paraît alors il fait comme il peut. « Pas très bien, je dois dire, » car pourquoi mentir ? Rien ne va, rien ne va jamais, sauf lorsqu'il est dans les bras de sa bien-aimée ou que les rires des garçons le distraient. Ces rires qu'il n'a plus depuis des semaines, dont il s'est privé tout seul, regrets. « Tu me manques. » Son opposé, celui avec qui ça n'aurait pas dû coller, mais c'est ainsi que les aimants s'attirent.. non ? Ses exagérations lui manquent, les cris, les gestes trop présents et ses sourires éclatants. « Et tu ne vas pas si bien non plus, je me trompe ? » A moins que lui, ait eu des nouvelles de Nam Il. Il le souhaite vraiment, mais il en doute. Ils ne sont pas là pour parler de ça non plus, mais ça l'inquiète quand même, les connaissant. « Tu sais, je... suis désolé, Hansol. » Il relève les yeux, mais n'accroche pas son regard plus de trois secondes tant il se sent idiot à présent, d'avoir réagi si violemment. Idiot et coupable, et il craint toujours un peu qu'on lui en veuille plus qu'il ne leur en veut ; à lui et à elle. C'est terminé, sa rancœur s'en est allée depuis bien longtemps, mais c'est une crainte plus sournoise qui l'a poussé dans ses retranchements. L'abandon, juste ça. La peur de ne pas être assez, de ne pas tant compter, juste ça. C'est stupide, mais encore maintenant il espère un signe, des mots ou quelque chose qui lui dise qu'il s'est trompé.


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Message(#) Sujet: Re: spirales (hanseong) Ven 15 Juin - 0:30

spirales
Les brèches sont sinueuses, jonchées de malentendus et de réactions emportées ; des creux entre leurs âmes à eux tous, maladroits dans leur jeunesse, immatures aux angles de leurs consciences et le cœur animé de pulsions fougueuses. Et dans leurs écarts, éclosent parfois des regrets ; ceux-là même qui s’éveillent avec plus de fureur quand le silence a déjà trop pesé. Et la vie est trop courte, le temps file trop vite entre leurs doigts, pour laisser filer les amours fraternels à la moindre brise cinglante – pour laisser les astres se disperser aux quatre coins d’une univers trop vaste.

Et bien que l’atmosphère soit peuplées de quelques hésitations encore, des non-dits qui taraudent les esprits, bien des mots qui se bousculent contre les palais sans forcément être encore exprimés, quand Hansol détaille Inseong d’un regard inquisiteur, l’évidence se répète ; c’est ici leur place. Un mince sourire s’installe sur ses lippes quand son ami fait allusion à la compagnie qu’il a tous les jours, ici. Mais dans leurs légèretés, leurs remarques qui semblent presque pures politesses, siègent quelques pesanteurs ; le sourire s’affaisse doucement.

Il croit percevoir quelques lumières trembler au fond du regard d’Inseong, et se mordille légèrement l’intérieur d’une joue, une nervosité toute nouvelle qui s’installe tandis qu’il attend sa réponse ; mais à quoi s’attendre d’autre qu’à cet aveux de mal-être certain ? Un mensonge n’aurait servi à rien, et il ne trouve aucun mot à mettre sur ceux de l’étudiant en droit, tandis qu’il cesse d’agiter machinalement sa boisson sucrée, le geste comme suspendu, et la respiration un instant retenue. C’est la suite qui vient le troubler davantage ; un tu me manques soufflé, qu’il n’osait qu’à peine espérer. Et pour une fois, Hansol ne pipe mot – drapé dans un silence compréhensif, comme si quelque chose, quelque force mystérieuse, venait l’empêcher de venir troubler les aveux de son ami.

A sa question, il secoue seulement la tête – il ne va pas si bien non plus, en effet. Emmuré dans une solitude qu’il n’a pas désirée mais profondément provoquée, il en a la certitude ; on lui a suffisamment reproché son attitude. Mais l’espoir l’emplit quand il retrouve Inseong aujourd’hui et il voudrait s’écrier, entrouvre les lippes comme pour s’expliquer, mais l’autre le devance – et c’est une désolation qui s’échappe de ses lippes, tandis que le journaliste fronce les sourcils, incapable de saisir la tournure de cette conversation. « Qu’est-ce que tu racontes ? » Il humecte ses lèvres, puis échappe un très léger soupir, cherchant à organiser ses pensées.

« J’veux dire, tu… C’est moi, c’était moi, j’aurais pas dû faire ça, après tout. » Il presse quelque peu le gobelet entre ses doigts, le regard finalement fixé sur l’objet ; le plastique plie et se déplie en quelques bruits de ploc-ploc qui résonnent dans l’espace entre eux. Puis il redresse le menton, vient chercher les iris du garçon d’un coup d’œil, l’incompréhension encore inscrite sur son propre visage. « T’as rien à te reprocher, j’aurais sûrement été comme toi… Voire pire, j’me serais foutu une droite. » Il rit doucement, maigre tentative d’être léger au cœur même de la tourmente ; il redevient plus sérieux, très vite. « Je pensais même pas que tu viendrais. » Il souffle, l’honnêteté brûlante comme il peut l’offrir, puis il bafouille tout aussi vite, comme rattrapé par sa maladresse : « J’suis content que tu sois venu, j’veux dire. Bref, tu m’as compris. » Raclement de gorge, puis il aspire quelques billes de sirop au fond de son gobelet.

« Bon j’avoue que j’suis arrivé à la conclusion que j’me serais mis une droite que après mûre réflexion seulement. Parce qu’au début j’ai pas compris pourquoi t’étais saoulé, puis à chaud, enfin tu sais hein – mais si tu veux, tu peux encore m’en foutre une, juste pas sur le visage ok ? » C’est la nature profonde qui revient à la charge, celle-là qui laisse le flot des pensées s’écouler en mots selon un débit trop rapide, qui ne retient presque rien à l’abris de sa caboche. « J’aurais juste dû… venir te parler, avant de faire quoi que ce soit. Ou rien faire du tout. Et j’suis pas super doué pour demander pardon, ce genre de connerie – enfin j’dis pas que c’est des conneries, tu vois de quoi je parle – mais si j’peux faire un truc… »
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Message(#) Sujet: Re: spirales (hanseong) Mar 24 Juil - 18:41

Spirales
feat. hanseong | words: 653 | hrp: 
Il ne pensait pas avoir ce genre de conversation avec Hansol un jour et l’ambiance est étrangère, trop pesante quand d’ordinaire il tolère tous ses écarts. Il le connait bien ce bougre et lui a toujours tout pardonné, mais allez savoir quelles idées il s’est foutu dans la tête cette fois, pour couper totalement les ponts sans ciller. C’est facile de ne plus se croiser quand on ne suit pas les mêmes cours, que les vacances se pointent ou que l’excuse des examens les retienne ; mais ça l’est moins quand un tiers se retrouve au milieu et concerné malgré lui, sans n’avoir rien demandé. Nam Il. Il aurait pu éviter de le blesser et alors l’étoile n’aurait pas filé – et alors il n’aurait pas blessé Hansol non plus dans la foulée. C’est aimable de lui dire qu’il n’a rien à se reprocher, mais c’est un peu faux. Il rit en même temps que lui, mais il lui faudrait bien plus pour lui mettre une droite tout de même, oui bien plus. Il s’en veut plus à lui-même d’avoir eu si peu confiance en lui, en eux, pour s’être imaginé des choses trop connes pour être citées. « Je ne pensais pas que je te manquerais. » Qu’il répond à ses timides confidences – et c’est peut-être lui qui la mériterait au final, cette droite.

Puis d’un claquement de doigts – ou de langue – l’air change encore, de lourd et doux en devient plus léger et brut, mais c’est un sourire décroché au Yoo et une bataille à moitié gagnée. Il contourne la caisse d’une enjambée pour faire face au plus jeune et lui donner une claque sur l’arrière de la tête, plus taquine que ce qu’il lui a suggéré. Comment pourrait-il le frapper… sérieusement. « Tu prends toujours tout à la légère et ce n’est vraiment pas une qualité. » Il soupire et reprend son gobelet pour siroter son thé. « Pas toujours. » Hansol ne prend pas grand-chose au sérieux, ou s’en rend compte trop tard et il a raison, il n’est pas très doué pour s’excuser, mais Inseong se fiche bien de la manière si la sincérité est là. « Je ne suis pas doué pour les confrontations… alors on est quitte j’imagine. » Il reste là avec lui, sans le comptoir pour les séparer car ça le perturbait ; l’impression d’une énième barrière entre eux. « Tu aurais dû me parler, mais je n’aurais pas dû fuir comme ça. J’ai été con aussi et si je l’avais mieux encaissé… on n’en serait pas là et- et… on serait toujours tous ensemble. Je suis désolé Hansol, sincèrement et ne dis pas que c’est pas la peine, ou je t’en colle une autre derrière la tête. » Il est sérieux, pourtant son regard est troublé par l’émotion. Il n’est plus en colère depuis l’temps, juste épuisé d’être déçu et de décevoir, de répéter ses erreurs d’autrefois et d’avoir failli se renfermer à nouveau. Nam Il lui a donné une bonne claque mentale mine de rien.

Il triture son gobelet quasiment vide, mais les silences l’ont fait boire trop vite pour s’occuper la bouche au lieu de sortir quelques bêtises de plus. Il n’ose toujours pas allonger son regard plus de dix secondes sur la silhouette du Lee. « Tu peux faire un truc pour te faire pardonner, un truc assez bête en fait, mais c’est um… je compte à quel point pour toi ? J’veux dire, mon amitié… tu y tiens ? Assez fort ? T’as le droit de m’en coller une aussi, j’te jure. » Ce n’est tellement pas son genre, lui qui peine déjà à vocaliser ses sentiments même amicaux, alors en réclamer ainsi ? Il se sent bête parce qu’il connait la réponse, au fond de lui bien sûr, mais après tout ça et le pessimisme qui l’a refermé comme une coquille, il en a besoin.


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