BEHIND BLUE EYES ☾ (HEINOK)

 

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Message  Sujet: BEHIND BLUE EYES ☾ (HEINOK)     Sam 21 Oct - 18:48

behind blue eyes
Ses doigts sont crispés d’avoir trop longtemps gratté les cordes d’une guitare ; il y a passé sa journée, à tenter désespérément de déplacer l’intégralité de ses tourments dans quelques airs dont il se souvient à peine. Et c’est sans surprise qu’il constate, lorsque le soleil s’apprête à laisser sa place à la lune, qu’aucune des mélodies jouées n’aura réussi à lui changer les idées. Trop tendu pour s’estimer de compagnie agréable, il prévient son colocataire de son départ en un vague cri avant de sortir de l’appartement, sans vraiment savoir où ses pas hasardeux l’emmèneront.

C’est une soirée maussade qui semble s’annoncer – le genre qui le font finir dans un fossé, après avoir avalé le verre de trop au milieu d’une foule d’inconnus. Le genre qui l’ont poussé, plus d’une fois, à s’agripper au guidon de sa moto et à s’enfuir pour une nuit, une semaine, un mois. Mais pas ce soir, non ; il a promis qu’il ne s’évanouirait plus dans la nature, s’est juré de ne plus jamais infliger ça à la poignée d’entourage qui compte.

Alors son autre option, c’est de dégainer son téléphone et de te passer un coup de fil, sourire sur le bord de ses lèvres craquelées, la fumée d’un joint s’en échappant lorsqu’il te fait part de sa venue ; à vrai dire, il est déjà sur le pas de ta porte, maltraitant la sonnette en une pression infinie et inutilement violente. « chéri, j’suis rentré ! » son hurlement résonne aussi bien dans la rue que dans l’interphone et dans son micro, alors qu’il raccroche sans écouter et attend, patiemment, qu’on l’autorise à rentrer.

Mais boo a été bien élevé, et il n’envahit pas l’espace personnel de quelqu’un sans une compensation – c’est pour ça qu’il s’infiltre dans le bâtiment armé d’un pack de bières et de quatre boîtes fumantes de pizzas (sans compter son rictus-dague, dont il ne se sépare presque jamais). Une fois rentré, il prend le temps d’écraser son mégot dans le premier cendrier qui vient, après avoir roucoulé une énième salutation mielleuse. « ça va ? ouais ? cool, moi aussi. » la coupure du mensonge lui écorche la langue et il décapsule une bière d’un coup de briquet, soignant la blessure métaphorique en une gorgée excessive d’alcool. Pas assez fort pour lui faire de l’effet, il se contente d’en apprécier l’amertume.

« j’me faisais chier. » explication vaseuse dont il ne voit plus l’utilité ; un réflexe, une politesse, peu importe. Fidèle à lui-même, il s’écrase sur ton canapé avec la grâce d’un cétacé hors de son environnement naturel et revêt sa plus belle attitude de beauf, les jambes éclatées comme s’il en avait trop pour savoir où les mettre et la bouteille entre elles, à peine tenue par quelques-uns de ses doigts. « et on me souffle à l’oreillette que toi aussi. » grimace arrogante à outrance avant qu’il n’avale une nouvelle gorgée, bruyante. « alors, on fait quoi ? j’ai envie de me refaire la saison six de rupaul’s drag race. Chaud ? »

Il l’a déjà vue, c’est juste histoire de passer le temps ; avant qu’il ne décide d’interrompre le programme toutes les quatorze secondes, pour se plaindre de tous les affres de sa vie turbulente. Là encore, politesse ou réflexe, il ne saurait le dire – disons juste que faire semblant de regarder une émission pour parler, ça réduit l’ambiance mélodramatique de cette soirée qu’il est déjà prêt à bousiller.
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Message  Sujet: Re: BEHIND BLUE EYES ☾ (HEINOK)     Sam 21 Oct - 20:42

((maintheme))

l'arrivée du parasite. l'éboulement soudain d'un évènement pas prévu. la surprise, peut-être. la lassitude, éventuellement. le sourire, bien sûr. l'arrivée du parasite - l'arrivée de l'autre, de l’étranger dans la zone protégée, dans la zone fermée au public, dans le corps qu'attend sa greffe. qu'attend. qu'attend. puis qui tombe sur une prothèse. l'arrivée du parasite - du boo qui fait rire, du boo qui étale en à peine deux secondes une autre aura entre les murs. boo comme un éclat de peinture qui prend racine dans l'action - sans rien demander, sans rien vouloir, il en avait seulement du bout des doigts. boo comme un coup de poing pas préparé, une nuit étoilée devant un tableau sombre et à la fois coloré, un gloussement de môme devant des sucreries acidulées. boo qui laisse, boo qui cause, boo qui cause souvent beaucoup - boo un halloween avant l'heure, qui fait sursauter, qui fait pleurer, qui laisse comme un silence d'église sous les voutes célestes. l'inspiration profonde, les mains dans les poches, heiko aux mains qui passent dans sa tignasse sombre, la mâchoire qui se décroche alors qu'il baille - prêt à sortir les mouchoirs pour une quelconque crise de larmes - de celles qui s'échappent des comètes.
- hm bah. t'as ramené la bouffe alors partant d'là, t'es le roi et moi je suis - erh. rictus qui se déploie, qui fend le masque en deux sous les rayons faibles des ampoules un peu râleuses. ton humble serviteur. ridicule courbette pour alimenter le propos, pour se donner le coeur à l'ouvrage et le coeur à boo pour supporter les battements - trop lourds, trop durs, trop grands pour un corps si petit.
heiko qui inspire - qui expire, retient une petite toux signant un début d'hiver loin d'être assumé. heiko qui s'enfonce dans son pull rouge à en dilater les rétines d'un aveugle. heiko qui se pose au sol, en tailleurs, télécommande à l'appui - netflix tout au bout pour le suivre dans sa démarche. trouver l'horrible marché à l'américaine. épaules qui se haussent.
- team bianca. il s'auto-pointe du doigt. jauge boo. team adore. on s'refait pas. épaules qui se craquent, omoplates qui s'entrechoquent - sa maigre stature qui pourrait disparaître sous un souffle de vent trop pernicieux.

- en tout cas... c'est cool. t'es encore vivant. c'est qu'ça va, ou assez pour te traîner jusque chez moi.
boo t'es comme défoncé à la matraque,
par un amour totalement patraque.

behind
blue eyes

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Message  Sujet: Re: BEHIND BLUE EYES ☾ (HEINOK)     Dim 22 Oct - 0:03

behind blue eyes
il balance des sourires sur les autres comme des couteaux sur une cible, dégage les inquiétudes en quelques roucoulements aussi mensongers que destinés à préserver son entourage – boo est un mauvais menteur, jusqu’à ce qu’il cherche à protéger plus précieux que lui. Et c’est probablement grâce à toi qu’il maintient l’illusion, assurant que rien ne va mal dans sa vie ; quand rien ne semble aller bien non plus. Dès qu’il y croit, qu’il a l’audace de se consoler dans des bras qui lui donnent l’impression de vouloir l’aimer, quelque chose se brise et tout le ramène à cette solitude mordante.

Alors il fuit, s’enfonce dans ses propres mensonges et, englué par son désir d’effacer toutes les peurs dans les yeux des quelques personnes chères à ses yeux, il embrasse leurs paupières et chuchote des artifices contre leur hélix.
Mais tout le monde a besoin de parler, un jour ou l’autre.

« team bianca. Team adore. On s’refait pas. » rictus qui tranche son visage, presque douloureusement. Il se penche en avant, les mèches rebelles de sa tignasse informe assombrissant son expression. « t’as gagné ce round, je gagnerai le prochain. » il avait cent fois exprimé son désaccord face aux résultats de cette saison – et continuera jusqu’à ce que mort s’ensuive. Bianca méritait pas la victoire. Il décapsule une nouvelle bière et te la tend, sans un mot. « en tout cas… c’est cool. T’es encore vivant. C’est qu’ça va, ou assez pour te traîner jusque chez moi. »

Ça commence par un grognement, une espèce de mh d’assentiment – il prend le temps d’ouvrir une boîte de pizza et d’en décoller une part avant de reprendre la parole, à moitié subjugué par rupaul. « plutôt l’inverse, en fait. » la sécheresse dans sa gorge le pousse à prendre une nouvelle gorgée de bière, en une longue pause qu’il pousserait à l’infini, si tout son être lui hurlait pas d’en profiter pour se lâcher. « assez mal pour venir jusqu’ici. » narquois, il t’offre une de ses grimaces arrogantes – celles qu’on sait signées boo entertainment. finalement, il laisse un soupir glisser d’entre la barrière hasardeuse de ses lèvres et s’enfonce un peu plus dans le canapé. « c’est un de ces jours pourris qui devraient pas exister, tu vois ? »

Le genre où on se sent assez seul pour pas avoir envie de compagnie – parce qu’on sait qu’elle sera pas suffisante, peu importe le nombre de personnes et l’attention qu’il nous offre. Le genre qui lui rappelle pourquoi il a toujours envie de rentrer chez lui. « j’ai eu envie de redescendre à busan, j’ai failli le faire. J’aurais pu. » mais ça aurait pas eu d’intérêt ; il aurait voulu y aller et y trouver sa mère, ses sourires et ses étreintes étouffantes, son excès d’inquiétude et ses larmes lorsqu’elle constatait qu’il allait bien. Il voulait tout ça, et n’aurait eu que sa tombe, si fleurie soit-elle, pour se consoler – si la douceur de la maternelle compensait jadis la violence du paternel, à présent il n’y voyait qu’une double punition. « mais elle serait pas là, même si j’my téléportais. »

Y a tout qui se déboîte, tout qui s’enclenche mal dans son esprit et il termine sa bière et sa part de pizza et peut-être un nouveau pan de sa vie – ça éclate en deux sillons salés sur ses joues, ces misérables poches lacrymales qui implosent d’un surplus d’émotivité débile. Il a l’air con boo, à chialer devant une émission de téléréalité, une bouteille vide et une croûte encore fumante entre les doigts. C’est silencieux, vide, comme s’il avait juste débordé. Et quand ça se calme, il a déjà son vieux sourire aux lèvres, il s’essuie le visage d’un coup de manche et se laisse mourir sur son lit de fortune. « bref, tout ça pour dire : don’t wear bacon. » les sages paroles de kelly mantle, triste première éliminée. il cache son visage dans le creux de son coude, bras vulgairement jeté sur son pif, et laisse échapper l’espèce de plainte-sanglot qui pesait dans sa poitrine, jusqu’à sa gorge. « en plus, j’suis triste et tout seul, ça pue la merde. et toi, t’en es où ? t’es, c’est ça ? » vague rire – la planète pécho elle a été désertée, ce soir.
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Message  Sujet: Re: BEHIND BLUE EYES ☾ (HEINOK)     Mar 24 Oct - 20:39

((maintheme))

devrait y avoir le oh, le ah, la stupeur qui se lit dans les regards hypnotisés par la grande explosion, le final tellement sous-tension qu'il laisse quelques femmes tomber en pâmoison. devrait y avoir ce long silence après coup, les applaudissements qui viennent pour autant rapidement - mais rien, rien. seulement ce qui était décidé. seulement ce qui était obligé. sans quoi le sens de la soirée n'aurait été qu'une perte de temps - puisque l'épaule, elle, s'avère présente pour se tendre, pour recueillir, éponger ce sel brûlant qui vient rouler sur les joues, la mâchoire de boo. elles se suivent, elles frappent, elles s'incrustent dans la chair - des tatouages fluides, éphémères, qui ne laissent que des marques sur le coeur en berne. et heiko posé sur le canapé, heiko qui à peine concentré touche à peine à la part de pizza entre ses doigts - mais boit, boit puisque l'issue fatale se résolve bien trop souvent avec une bouteille verte ou bleue, brisée sous les ongles crispés. l'attente, la confession, l'oreille tendue entre les blasphèmes stridents de la dragqueen et le désespoir d'une âme un peu peinée, pas forcément brisée - juste esseulée, attristée. l'inspiration profonde, la dalle qui se fait la malle - l'estomac serré. heiko qu'a jamais été douté pour entrer dans la politique positiviste de la société, qui peut pas présenter des doctrines de suivre un rêve pour se sortir de la mouise - puisque même vivre le dépasse. les iris qui se baissent, la tête qui se hoche, les dents qui mâchent - lentement. ça se fragmente, c'est par morceau.
et boo, boo, qui toujours derrière -
derrière son humour récupère les morceaux dilapidés -
et boo, boo, qui toujours derrière une phrase vaillamment tournée trouve de quoi étouffer avec un coussin ses déboires les plus secrets. la main libre qui passe dans la tignasse à mi-rebelle, par habitude.
- t'es pas seul. et - bah - hm - ça m'rend triste de t'voir comme ça. parce que j'ai rien à t'proposer, ni de solution miracle, ni - t'sais, de prière pour l'seigneur - ou genre - hm ouais. rire sec qui s'éteint à la commissure de sa bouche, la tête qui tombe mollement en arrière, s'enfonce dans le dossier. les paupières closes. l'attention portée au son, à boo qui respire, boo qui malgré tout continue de se lever - de se bidonner, et parfois, de tout relâcher.
- mais ouais.
un temps.
- je suis. j'sais pas, mais je suis. faut juste que je trouve quoi. ça sonne comme une quête des légendes du roi arthur. ça sonne comme l'introuvable, l'improbable qui ne se croise qu'à traverse une transe tellement intense qu'elle délite le temps et perd la raison au tournant. disparue.

- 'fin ouais. seul comme un con. j'ai même pas d'chinchilla à te présenter.
grimace fine, le goulot qui revient, une gorgée, soupir d'aise.
- j'ai revu des gens. j'en ai croisé d'autres. j'ai arrêté d'courir.
murmure en fin de course, l'inspiration profonde, l'estomac pelote de nerfs compressés. la langue qu'il se mordille avant de bien se remettre assis, la part de pizza posée sur le carton, les deux mains qui se glissent sur le genou - à secouer un peu.

- don't wear beacon, ouais.
épaules qui se haussent, tête qui se penche - peine qui s'imprime.
- t'sais boo. les larmes ça t'va aussi.
un temps.
- c'genre de jour où t'as envie de dormir mille ans et quelques mois.
un peu comme toujours,
un peu comme à chaque fois.

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Message  Sujet: Re: BEHIND BLUE EYES ☾ (HEINOK)     Ven 27 Oct - 19:19

behind blue eyes
Il y a ces jours, ces heures, ces minutes et ces secondes où boo a l’impression que tout s’effondre – qu’un morceau de lui se noie sans qu’il puisse y faire quoi que ce soit. Ces moments où il s’enferme à l’intérieur de son propre cerveau, où il se force à rester debout et à écouter les plaintes amères de quelques camarades aux âmes esseulées. Ces moments où il préfère écouter, s’occuper ; où il utilise presque les tourments de son entourage pour étouffer ceux qui le griffent le tirent le malmènent dès qu’on a les yeux tournés.

Et, au terme de cette tornade, lorsque l’accalmie le plonge dans un état second, il y a toi. Toi et quelques phrases balancées, de quoi minimiser ce qui étreint son cœur, des blagues aux bords coupants, auxquelles il s’accroche à s’en ouvrir les mains. Il y a des sourires-couteaux balancés, la compréhension dans tous les mouvements sans qu’un mot ne soit lâché – à la place d’un tout va bien c’est une épaule qui est offerte, la tension qui s’empare des êtres et toute la gestuelle est un baume probablement plus efficace que les longs discours avec lesquels on aurait pu le bercer.

l’espace d’un instant (une minute, une seconde ou une heure peut-être, il ne sait pas) il laisse son affliction prendre le dessus, murmure quelques lamentations qui sonnent sanglots. Sent le poids dans son ventre s’amoindrir à mesure qu’il coule sur ses joues, les brûlant de deux sillons maladroits, coups de pinceau amateurs d’une tristesse trop souvent rejetée – il se permet un burnout avant de reprendre le dessus dans une espèce de gémissement, à mi-chemin entre le rire et le sanglot. « je suis. Jsais pas, mais je suis. Faut juste que je trouve quoi. »

sa tête s’agite, mouvement imperceptible qui lui donne pourtant la sensation de s’être brisé la nuque. « nan. Pas besoin de trouver quoi. T’as juste à être, c’est déjà cool. » les réponses, boo il aimerait les ignorer. il aimerait ne pas savoir qu’il est malade – triste – mi-orphelin – à deux doigts de s’effondrer. Rêve d’ignorer son statut de bombe à retardement et vivre sereinement, inconscient de tout ce qu’il est devenu par sa propre et unique faute.
D’un autre côté, c’est sûrement la peur de l’inconnu qui le tiraillerait, vicieuse et omniprésente ; alors il s’étire le cou en rejetant la tête en arrière, mollement écrasée contre le dossier du canapé. « est-ce que tu préfères vivre en monstre, ou mourir en homme de bien ? » shutter island qui fait vibrer sa gorge – il a toujours adoré la vision d’andrew laeddis. Mais son attention est bien vite happée par la suite de tes discours. « j’ai revu des gens. J’en ai croisé d’autres. J’ai arrêté d’courir. » y a un sage décision qui veut résonner, mais il n’arrive qu’à grogner son assentiment. « t’sais boo. Les larmes ça t’va aussi. »

Sourire, vague. Silence, à peine troublé par la taffe qu’il prend sur son joint. « c’genre de jour où t’as envie de dormir mille ans et quelques mois. » hochement de tête, les restes de cancer s’échappent d’entre ses lèvres. « yup, mate. C’tétat où tu t’réveilles, tu fous rien, donc t’es fatigué, et tu dors. Et t’es encore plus fatigué. » entre tout ça bien sûr, y a la délicieuse partie où tu cogites sur tout ce qui va mal dans ta vie, où tu réalises que la liste est trop longue et que tu t’endormirais probablement en l’écrivant. « dans ces moments-là, jme dis qu’on a du bol de pas être des tortues de galapagos. Ces gros trucs vivent 200 ans, t’imagines ? » 200 ans bloqué dans l’état semi-larvaire d’un dépressif endurci. Il rigole qu’à moitié – c’est pas encore suffisamment refermé pour qu’il soit totalement honnête, mais juste assez pour qu’il tente le coup. « file-moi une part de pizza, steup’. » trop lessivé pour ramper jusqu’aux boîtes, il tend la main avec tout l’espoir du monde et fixe la télé dans un soupir réprobateur. « j’pense qu’on devrait accorder une minute de silence pour kelly. Sérieux, son truc était cent fois mieux que… l’interprétation de game of thrones de vivacious. » c’est les meilleurs qui partent en premier – et, tout au fond de cette pensée, y a un ptête que jsuis le prochain qui forme une tache noirâtre, un peu dégueulasse, comme un début de cancer attaché à son esprit.
« dis heiko, tu t’vois où dans dix ans ? »
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Message  Sujet: Re: BEHIND BLUE EYES ☾ (HEINOK)     Ven 3 Nov - 15:21

((maintheme))

boo qui essaie de se gérer, boo qui essaie de se rassurer, de tout traduire par un rire forcé - ou pas vraiment, mais tellement mal annoncé qu'il semble pas bien futé. boo qui pourrait sans doute se poiler pour pas ouvrir la cage thoracique, pour pas laisser la possibilité de venir tripatouiller le coeur encore bien ensanglanté. toujours debout. toujours vivant. toujours battant. toujours là. un peu amoché, un peu déglingué - mais là. boo qui tape la graille, boo qui s'occupe, boo qui cherche encore à vivre pour pas s'abandonner, s'écrouler sous les paperasses erronées. la faute à pas de chance, la faute à - toujours la faute à reposer sur quelqu'un, sur un quelconque dieu, sur un animal, sur le voisin. puis quand y'a plus rien, autant s'attarder sur le reflet, se mettre à l'insulter, le haïr, le détester. puisque de fautif y'en a qu'un. et boo boo qui dans ses paroles pose des questions pas si connes, qui pourrait presque faire réfléchir ces grands philosophes déjà clamsés - qui déblaie ces malaises typiques du présent à la ramasse. et heiko qui laisse planer le semblant d'un gloussement, qui reprend le goulot pour laisser passer la boisson partout, dans le sang, l'étouffer peut-être. le soupir. la dalle qui se referme sur elle-même, qui à la place de chercher d'autres victimes, préfère se choper la queue en serpent. il tend la part, tire une moue désapprobatrice.
- ouais bof c'était holo', moi j'suis un vendu pour le holo. bout du nez qui se plisse, heiko qui renifle un peu en se lovant plus dans son vêtement carmin. les yeux qui se fixent sur la télévision, la lèvre qui se mordille, qui se croque encore sans que ça se connecte à l'intérieur - un petit erreur 404 pour bien faire redémarrer les moteurs. heiko qu'a du mal, qui peut percevoir éventuellement le lendemain -

- j'sais pas. j'ai d'jà du mal à m'voir dans dix jours alors dans dix ans... inspiration profonde, le soupir qui se barre quelques secondes à peine après. la nuque qu'il fait craquer, les bras qui s'étirent dans le vide venant éveiller chacun de ses muscles endormis. ici peut-être. à toujours bouffer de la merde avec toi. sans une ride, sans aucun véritable changement. ou si peut-être toi mieux, toi heureux, toi avec quelqu'un au bras, un mariage dans les pompes et un gamin en prime.

heiko qui discerne mal - l'ombre -
heiko qui perçoit tout juste - la silhouette -
heiko qui fait un peu comme boo - à se fendre la poidre plus qu'en deux, en quatre en douze.
- je sais pas lire les lignes de la main. ni les étoiles. pas les tasses de thé. même pas les cartes. alors je lis pas tout court. épaules qui se haussent, tête qui se penche sur le côté pour affronter le tatoueur effondré - à qui il filerait bien un peu plus de courage, un peu plus de vaillance, un peu de tout ce qui lui reste pour qu'il rayonne encore.

- et un dos complet signé par boo-boo machine. d'ailleurs faudra qu'on en cause parce que ça fuse. et j'veux que ça s'étale jusqu'au cul pour te dire. heiko qui reprend la lueur éteinte, qui souffle dessus - qui l'éteint plus qu'il ne la ravive, mais qui y croit.
- et ça lieber herr c'est beau. tu pourras m'appeler ton oeuvre d'art, ta pièce maîtresse. j'te laisserais récupérer ma peau après ma mort s'tu veux.

heiko qui se voit dans dix ans - la fosse aux déchets.

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blue eyes

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Message  Sujet: Re: BEHIND BLUE EYES ☾ (HEINOK)     Sam 11 Nov - 15:27

behind blue eyes
Il s’efforce de sourire, se force à sourire mais ça se corse à mesure qu’il chavire dans ses propres songes, il a beau dire il a beau faire ça change rien – il est fissuré comme un cristal mal extrait, on l’a abîmé en essayant de le tailler et s’ils ont essayé d’en faire quelque chose de joli, ils ont réussi à n’en faire qu’un pourri. C’est triste à dire, alors il se contente de le penser, de laisser le silence chanter à sa place et son souffle pue la déprime il a les pores gorgés de non-dits et l’arrière-goût de l’inutilité lui paraît plus amer au fur et à mesure qu’il bouffe sa part de pizza.

« j’sais pas. J’ai d’jà du mal à m’voir dans dix jours alors dans dix ans… » vague rictus qui flotte sur les lèvres du gamin-fantôme ; ouais, il comprend. Il dit rien, encore. « ici peut-être. A toujours bouffer de la merde avec toi. Sans une ride, sans aucun véritable changement. Ou si peut-être toi mieux, toi heureux, toi avec quelqu’un au bras, un mariage dans les pompes et un gamin en prime. » grognement offusqué au mieux – « j’suis d’jà grandiose » - et respiration à peine retenue à la mention d’un boo heureux. On lui dit souvent qu’il est joyeux, mais personne a encore osé l’imaginer heureux.

Ça lui arrache un mouvement d’épaules, le genre de rire avorté parce qu’on est trop fatigués, ou que la position permet pas à l’éclat de voix de s’échapper. Ouais, il voudrait finir comme ça – heureux. Et dans l’instant présent c’est quelqu’un de particulier qu’il voit à son bras, pas de couleur de cheveux ni d’yeux mais un sourire, un sourire rectangulaire qui pourrait faire repartir le cœur du plus stoïque des vampires. « chais pas si j’veux un gosse. » il marmonne, continue sur des conneries ; ça chie, ça crie, ça pleure, c’est chiant mais putain, il sait qu’il en voudra un plus tard, un petit truc qu’il pourra clamer sien, mais pas que ; mais pas maintenant, faut pas y penser. Faudrait déjà avoir quelqu’un.

Tu continues et il s’enfonce un peu plus dans le canapé, à deux doigts de fusionner avec. « et ça lieber herr c’est beau. Tu pourras m’appeler ton œuvre d’art, ta pièce maîtresse. J’te laisserais récupérer ma peau après ma mort s’tu veux. » rictus presque agressif – ça, c’est le genre de trucs qui l’excitent. Pouvoir tailler à même la peau, injecter de l’encre comme on peint sur un tableau ; il hoche la tête, la laisse tomber sur l’accoudoir et hop, il a fini à l’horizontale. « quand tu veux, ton dos c’est déjà une œuvre, koko. J’taccrocherai au-dessus de ma cheminée d’riche. » sourires-dagues qu’il dégaine plus vite que son ombre ; lui il voit que le feu de la cheminée, sait pas si c’en est une de riche. Un brasier.

« j’tinviterai à mon mariage, aussi. j’veux qu’tu sois mon témoin. J’serai le tien, aussi. » t’as pas le choix, il t’impose le bonheur et ses grands yeux de débile essayent de te transpercer – ose dire non, ose dire que tu changeras pas. Tout le monde change, et y a un morceau de lui qui pense que t’en as besoin. Repousser, enterrer, enfoncer, refouler ; c’est pas bon, il paraît. « tu ferais un parent nul, par contre. Faudra quelqu’un pour compenser, sinon on te l’virera. » faut pas déconner, t’es même pas foutu de t’occuper de toi-même, pas vrai ? il fait plus trop gaffe à la télé, trop concentré dans sa tentative de lire l’avenir. Alors il se penche, choppe ta main et regarde ta paume, comme s’il savait ce qu’elles essayaient de dire.

C’est con d’être une ligne de main – on veut parler, on dit des trucs, on les imprime même dans les mains des gens, mais y a qu’un connard sur cent qui arrive à capter ce qu’on essaye de lâcher. « j’sais lire, moi. » concentration à son paroxysme, la moue sur les lèvres comme s’il galérait. « ça dit qu’tu vas bientôt filer une bière à la meilleure personne qui s’est pointée dans ta vie. » légère pause, il acquiesce aux dires des creux et te jette son plus beau regard d’enfoiré fier de lui. « allez, donne-moi la bière. C’est ta main qui l’a dit. »
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Message  Sujet: Re: BEHIND BLUE EYES ☾ (HEINOK)     Dim 12 Nov - 18:06

((maintheme))

grandiose qui est pas assez, grandiose qui pourtant englobe toutes les divinités, même celles qui n'ont pas encore été inventées. grandiose qui est pas assez, grandiose qui pourtant attrape toute la planète pour venir la secouer - boo il est pas grandiose. boo il est sans doute plus que ça. sans doute assez précieux pour que ça donne envie de disposer sur ses plaies qui pulsent quelques feuilles, quelques aiguilles et du fil pour que ça se répare - incapacité à s'y faire, heiko qui galère, qui sait plus comment ramener un bout à l'autre pour empêcher de saigner. alors qui laisse faire, en continuant de trimer dans sa grosse galère, qui supporte pas de voir le paquebot couler alors qu'il pourrait au moins crier pour que les secours viennent aider - muet qui voudrait subitement apprendre à parler, qu'on lui mette dans la gorge une radio pour qu'il puisse parler grâce à d'autres mots. et les dessins d'un futur qu'il a du mal à lui-même se prêter, il pourrait piquer celui de boo - sans aucune gêne. il pourrait lui en inventer un, lui faire un scénario de a jusqu'à z, il pourrait lui trouver des éventualités, des solutions à des problèmes qu'ont pas encore été notés. il pourrait heiko lui délivrer un panel rocambolesque de toutes les situations à venir, surtout avec un mouflet dans les pattes qui lui dégueulera à la figure ses brocolis verdoyants - et l'envie de rigoler un peu dans tout ça, sous cette vision palpable d'une réussite, d'un quelque chose qui fait chaleur, qui rassure.

heiko parent - heiko avec un enfant -
heiko qui sait à peine se gérer - qui devrait un peu diriger celle d'un petit être qu'avait rien demandé. heiko qui veut pas imposer une vie à supporter, qui tire juste une grimace en secouant la tête pour éviter de faire à la craie son fils, sa fille. heiko qui préfère ricaner pour approuver, se laisser faire en le regardant presque curieusement - boo soudain doué plus que pour les mauvaises vannes qui laissent un blanc de circonstance. le soupir, la frappe qui s'abat sur l'arrière de son crâne pour se venger du faux espoir.

- trouduc' j'ai faillit t'croire. aux poubelles ces espoirs qui valent rien. yeux qui se roulent, il aperçoit les larmes séchées qui se rigidifient. et ouais non, j'pense que genre - j'suis comme ces parents qu'assument pas d'avoir un bambin dans les pattes et qui se tapent une deuxième crise d'ado'... j'sais même pas si je l'aimerais. heiko qui se penche, qui attrape la bière avant de faire sauter la capsule qui se fait une petite virée au sol - peu importe.

- l'genre de parent ouais, qui ferait mieux de s'abstenir d'avoir de la progéniture. alors moi monsieur, j'aide le monde et je m'abstiens. il en prend une pour lui, laisse l'alcool siffler le long de sa gorge dans un soupir d'aise qui pourrait presque faire disparaître toute douleur un peu trop grande - faudrait un jour opérer boo, lui retirer tout ce qui ferait naître des larmes piquantes sous ses paupières. idée passagère en laquelle il pourrait presque croire.

- t'sais quoi j'te laisse vivre pour moi. ça m'épargnera de l'énergie. feignasse qui veut pas le bon ou beau rôle, qui sait même pas où placer le sien, dans quel genre, quelle catégorie - cette étiquette qu'il aurait peine à arracher s'il savait. autre gorgée.

- en attendant, le dos c'est pas une connerie. j'vais devoir vendre mes deux reins pour l'avoir, mais c'est pas grave. rire en écho qui revient taper doucement dans sa mâchoire, ses bras grandissent dans l'air pour signifier. un truc énorme boo. et j'ai aucune idée tout en ayant beaucoup d'idées tu vois l'genre ? que quand je m'foute à poil on se demande si on va pas s'faire un pot d'peinture sur pattes.

et heiko qui se lève sur ses deux jambes longues bien dépliées, qui fait des grands gestes, se la joue comédien qui devrait abuser dans ses mouvements les plus puissants.
- t'évites de me faire ta tronche par contre. non pas qu'tu sois moche à regarder, mais j't'ai déjà assez dans la peau. et la bière qui se balance du bout des ongles, les bras retombés le long du corps. disparaître sous les dessins, y'a quelque chose à en tirer.

behind
blue eyes

◊◊◊

paris is burning ✧ de l'autre côté, là-bas, c'est le haut ; ici, c'est le bas ; ici même, on est le bas du bas, on ne peut pas aller plus bas, et il n'y a pas beaucoup d'espoir de monter un peu. le plus haut qu'on montera, de toute façon, on ne sera jamais rien d'autre que le haut du bas.
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BEHIND BLUE EYES ☾ (HEINOK)
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