In an open world ★ Boo In Ok

 

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Message  Sujet: In an open world ★ Boo In Ok      Lun 11 Sep 2017 - 0:35



Car de là où elle était, elle voyait son monde et il était si bon de le retrouver
Rien n'aurait dû se dérouler de cette manière, jamais personne n'aurait pu prévoir ce qui allait se passer, cela dépassait l'entendement, cela n'était pas possible autrement, le destin était la cause de tout cela ou bien le Ciel? Peu importait l'acteur de cet acte-ci, il était un génie dans toute sa splendeur, dans toute son hérésie, peut-être même dans une parfaite cruauté qui n'appartenait qu'au monde du divin. Après tout, elle était simplement partie peindre et, par souci pour ses colocataires, elle avait décidé d'utiliser un atelier mis à disposition par l'université. Une naïve et fortuite requête qui avait fini par la guider devant la porte sombre d'un antre triste de façade. 
Vous savez, c'était une belle journée, de ces belles après-midis faites de soleil et de miel, sans une mauvaise onde se profilant, si bien que votre esprit flottait inlassablement se plaisant à rêver de grandeur, car, lorsque tout allait bien, l'espoir était permis et le courage était naturel, n'est-ce-pas? Et vous, votre fourre d'art sous le bras, la démarche délicate, les pensées assurées, vous avanciez pour ce qui devenait une fausse routine; la peinture.
Sa main vint se poser sur la poignée et dans un geste si simple et si indolent – si inconscient de ce qui se trouvait derrière, elle ouvrit la porte. Il lui fallut un pas, puis deux, pour que ce qui l'attendait si sagement, pour que ce que le Ciel entier lui forçait à voir rentre enfin dans son champ de vision. Et quand enfin ce fut le cas, elle s'arrêta au centre du local, comme pétrifiée. Il aurait paru qu'elle ait vu un monstre, comme si tout ce qui lui était inconnu réuni dans une seule pièce; le mal, la perfidie vécus en une fraction de seconde. Cependant, il n'y avait rien de contraignant, ni même d'inconnu dans ce qu'elle voyait. C'était même l'extrême antipode de cela. De si simples tableaux en apparence et pourtant, elle les regardait avec tout l'émerveillement du monde. Ils étaient si lourds de sens pour elle, chacun d'eux, comme si elle avait vécu chaque trait de ses dessins, comme si le sens de cet art avait été sien. Mais non. L'antre, dont l'extérieur faisait pâlir les plus superstitieux, faisait maintenant rêver la blonde, la replongeaient dans les années de ses 13 à 15 ans. Chaque tableau qui l'entourait maintenant, chaque touche de pinceaux la ramenait aux belles années de sa vie lorsqu'il fallait parler d'art ou d'humanité. Alors, elle se perdit. Physiquement elle était bel et bien dans cet atelier, spirituellement, elle vagabondait de tableau en tableau redécouvrant ce qu'elle connaissait déjà si bien, comprenant ce qu'elle avait déjà compris trois ans auparavant.
Son art lui avait tant manqué et il l'avait marquée, lui l'inconnu avec qui elle avait correspondu pendant deux années entières.
Car de là où elle était, elle voyait son monde et il était si bon de le retrouver. Cet atelier lui paraissait soudainement si chaleureux et il avait, désormais, cet effet sur elle, comme si l'air possédait des bras et qu'ils l'entouraient dans une chaude et réconfortante étreinte. Son art était splendide, sa sensibilité intrinsèquement magnifique et si la maturité de sa touche n'était plus la même, les messages étaient, dans l'ensemble, toujours les mêmes. On aurait eu dit qu'elle refaisait connaissance avec l'être qui lui avait tant apporté, on aurait eu dit qu'elle retombait, une fois encore, en amour pour l'art de ce correspondant si énigmatique et qui ne possédait, paradoxalement, plus tant de mystères aux yeux de la jeune femme. Et alors qu'elle se noyait tout entière dans les œuvres de la pièce, elle n'en remarqua pas la plus belle qui s'y trouvait, là, à quelques mètres d'elle seulement. 
Était-il l'auteur de tout cela? 
Il fallut attendre peut-être une minute, ou deux, pour qu'Erynn, rassasiée de ce qui avait su lui manquer – à sa manière – pendant tant d'années, remarque enfin la présence du Vice-President dans la pièce et, dans la plus grande des incompréhensions, elle balbutia « T... tu? ». Son visage sembla se recouvrir de mille questions, tandis que ses yeux scrutaient le jeune homme comme s'il était le dernier tableau de cette pièce qu'elle souhaitait comprendre. Après tout, peut-être qu'il n'était ici, lui aussi, que pour peindre et peut-être que tous ses tableaux ne lui appartenaient en rien, peut-être qu'il était l'inconnu d'extérieur et d'intérieur qu'elle avait l'habitude de voir. Mais c'était une trop belle après-midi, les vitres du local filtraient les rayons chauds du soleil couchant et tout sembla si parfait, si évident, que dans un absurde élan, elle retournât de sa main le chiffon qui lui servait de sac. Son calepin de dessin en main, elle en sortit un papier, si vieux d'apparence, si connu de contenu et le tendit au vice-président dans une assurance et un empressement certain qui ne laissait présager qu'une recherche de réponses. « C'est à toi? » lança-t-elle tout en s'avançant d'un pas sûr vers celui dont la carrure en aurait dissuadé plus d'un, les sourcils frétillant d'incompréhension, le regard ne demandant que réponses positives et le condamnable et léger sourire aux lèvres marquant son désarroi. Comme elle souhaitait que ce soit lui, comme elle aurait voulu que ce dessin soit le sien, car si la plupart des gens avaient demandé que l'auteur d'une telle correspondance reste aussi inconnu que possible, afin qu'elle garde toute de sa magie, afin que tous les secrets qui avaient pu être dévoilés restent sans maître, afin que tous les défauts inavouables ne trouvent d'apparence, elle, elle voulait tant poser un visage sur celui pour qui elle éprouvait tant. Car, oui, à cet instant, elle le trouvait si beau. Elle l'avait côtoyé de loin nombres et nombre de fois et, pourtant, jamais il ne lui avait semblé si merveilleux qu'à ce moment-ci; avec ses parts d'ombres, avec ses lumières si grandes, son portrait n'avait jamais été aussi parfait, parce que la Beauté avait ses Défauts dont l'existence rendait Parfaite.
Dans l'émotion, elle agissait égoïstement, car ce n'est que trop tard qu'elle se rappela que, peut-être, lui ne voulait pas être connu d'elle, mais il était, elle supposait, tout l'art de cette pièce et la beauté l'habitait si bien qu'elle n'accepterait pas qu'il ne s'agisse, en réalité, pas de lui. Boo In Ok.
+ tagwsh c bo
+ notessteelblue
BY MITZI



◊◊◊

De Satan ou de Dieu, qu'importe ? Ange ou Sirène,
Qu'importe, si tu rends, - fée aux yeux de velours,
Rythme, parfum, lueur, ô mon unique reine ! -
L'univers moins hideux et les instants moins lourds ?
– Baudelaire
QUEEN DU STOP SAID:
 
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