it’s so hard to forget someone who gave you so much to remember ft iseul



 
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Message  Sujet: it’s so hard to forget someone who gave you so much to remember ft iseul     Sam 19 Aoû 2017 - 1:22

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Boom boom. Le sang contre ses tempes. Boom boom le cœur meurtri, et boom boom le bruit de ses talons contre l’asphalte. Et elle courrait Scarlett, elle courrait inlassablement, bousculant les gens, le cœur au bord des lèvres, une pierre lourde de souvenirs à la place du cœur, incapable de s’excuser, incapable de dire quoi que ce soit. Et elle ne voyait que lui, n’entendait que lui, être tant aimé et tant haï à la fois. Et c’était trop. Trop, tellement trop. Et elle avait beau courir, fuir, fuir, encore et toujours, il était tapi dans les ombres, tapi derrière les gens, prêt à la récupérer, prêt à la ramener dans cette prison, dans son enfer, dans son triste et douloureux enfer aux sourires faux, et à sa peau marbrée d’azur et de lavande, aux fleurs fanées éclosant tristement sur sa peau. Non. Pitié non. Dieu qui ne l’aimait pas, pitié, pas lui, pas encore. Est-ce que quatre ans ce n’était pas assez, pas suffisant, quatre ans pour payer un amour fou, un amour brûlant qui l’avait brûlé, détruite à jamais. Elle allait mieux, mieux, juste mieux. Pourquoi. Mais il était toujours là, avec son timbre de voix particulier et sa façon de tendre une main vers elle. Main qui finissait toujours contre sa joue, ou là, juste contre sa gorge, serrant assez pour que sa voix disparaisse et que les traces ne s’imprègnent comme des marques au fer rouge, comme les souvenirs dans sa tête.

Et elle paniquait Scarlett, elle paniquait les larmes aux yeux et cette volonté de se reculer, de s’enfuir de se cacher. Mais il n’y avait pas de couette sous laquelle se cacher ou de salle de bain dans laquelle s’enfermer. Elle était seule, entourée de monde, seule. Seule avec la hantise au fond des yeux et dans le cœur aussi, dans le ventre lui tordant violemment et lui donnant envie de vomir, de mourir un peu aussi. Mais elle était forte Scarlett. Toujours, à sourire, à faire comme si rien ne l’atteignait jamais. Scarlett femme de conviction, future avocate brillante, ayant étudié à Berkeley, marié … Marié à un homme, un monstre, qui l’avait trop aimé, trop brutalement, trop violemment, la possession dans ses gestes, dans ses actes. Et ce monstre était là tapi dans son esprit, là devant elle, dans les ombres, et elle se reculait encore, jusqu’à cette porte derrière elle, et dans des gestes effrayés, elle avait du s’y reprendre à plusieurs fois avant d’abaisser la poignée et de finir quasiment au sol, ses jambes tremblant trop. Et recroquevillé dans un coin de la pièce, où était-elle, elle avait ramené ses jambes à elle, ses mains dans ses cheveux, les tirant presque trop violemment, ses yeux fermés. Il n’est pas réel. Il n’est pas là. Il n’est pas réel. Pas réel. Si tellement, trop. Pas là, pas là, s’il vous plait, juste pas là. Et elle marmonnait presque, des larmes brulant ses yeux pour couler malgré la barrière de ses paupières baissées. Et la tristesse était sans aucun doute ce sourire, ce foutu sourire imprimé sur ses lèvres, gravé sur son visage. Ce sourire qui voulait rester alors qu’elle voulait juste hurler. Hurler. Parce qu’il était là, toujours là. Et que même après deux ans, elle ne l’avait pas oublié. Comment l’oublier ? Comment oublier la personne qui vous avait détruite pour mieux vous façonner, pour mieux vous modeler et pour ne lui convenir qu’à lui. Comment ? Comment oublier ?

Parce que c’était difficile d’oublier. Impossible même. Pas quand il se rappelait dans ses rêves, pas quand il était l’auteur de ses terreurs nocturnes, et de ses nuits sans sommeil, pas quand il était l’investigateur de ces moments douloureux à être accroupi dans un coin la tête entre ses mains à se persuader qu’elle allait bien, mieux. Pas quand il la rendait tremblante, triste, si triste, à la limite du blasphème à implorer Dieu de lui pardonner ses torts et à lui demander de l’aimer. Pas quand il était là, la laissant en pleurs, la laissant en morceau, sachant que le modèle de son corps, de son âme, c’était lui qui les avait dessinés, ne lui laissant pas d’autre choix que d’être Scarlett, Scarlett Hampton, la femme d’un dénommé Andrew, propriété privée d’un homme qui ne partageait pas. Et l’étau se refermait autour de sa gorge, la laissant dans la douleur, ses mains glissant de ses cheveux à sa gorge aux traces plus anciennes pour tenter de le desserrer, ses ongles griffant sa peau.

« … I … Please …. Anyone … » Et le murmure avait été difficile à entendre entre deux sanglots et trois respirations brusques, mais Scarlett, tendre Scarlett si forte, à défaut d’implorer ce Dieu qui ne l’aimait pas, elle espérait juste un peu d’aide, juste quelque chose … Pour la ramener dans cette réalité où il n’était pas là et qu’elle savait sourire à ses démons.


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Message  Sujet: Re: it’s so hard to forget someone who gave you so much to remember ft iseul     Sam 19 Aoû 2017 - 3:01


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Il se faisait tard. Ces heures là ne seront pas payés. Ses heures supp' ne sont jamais payées de toutes manières. Pourtant, c'est à ces heures ci qu'Iseul en fait le plus. Parce qu'a ces heures là : iel est enfin tranquille. Plus de clients qui viennent demander toutes les minutes où est le livre qui était pourtant en face d'eux depuis une demie-heure. Plus de minettes de quinze ans qui viennent à la vitrine pour le plaisir de pointer du doigt en sa direction, en gloussant tellement fort pour qu'Iseul puissent les entendre depuis le fin fond de la boutique. Plus de boss ronchon qui lui souffle derrière la nuque, soi-disant un livre n'est pas bien rangé. Plus de gamins qui hurlent dans le rayon pour enfant. Non, plus personne. Plus d'humains. Ne reste plus que Iseul, ses livres, les chiens et chats errants du quartier qui viennent quémander leur petite part de biscuit, qu'Iseul délivre avec un bonheur bien caché. Non, plus d'humains autour de lui. Enfin. Iseul attendait chaque jour avec impatience la dernière note de la journée de la cloche au-dessus de la porte, prouvant alors la sortie du boss. Pour que son corps puisse se relâcher enfin. Chaque muscle, un par un, se décontractant. Ceux de son visage, se décrispant avec encore plus de soulagement que tout les autres. Ce visage, avenant espérait il, grimaçant pour la plupart des autres, se défaisait enfin. Laissant apparaître l'expression neutre qu'Iseul portait en temps normal. L'expression trop affreuse et méchante d'après son boss, et un bon nombre d'autre personne. L'expression contre laquelle Iseul devait alors se battre toute la journée. L'expression qui transparaissait encore trop de fois à travers ses regards acerbes et sinistres, qui lui valait une remarque du boss. Qui heureusement faisait rire les clients, oubliant alors la peur soudaine qui les avait traversée. Iseul mettait alors du temps, trop de temps, pour se reprendre, remettre le filtre devant ses yeux, les plissant alors dans un semblant de sourire. Reprenant ses explications auprès du client apaisé, mais prudent, jetant plus souvent des coups d'oeils à son visage, plutôt qu'aux titres de livres qu'Iseul propose. Bien souvent, Iseul finissait par laisser le client à son aise, pour retourner dans le fond de la boutique, scannant les rayons, à la recherche du moindre livre mis de travers.
20h30. Chaque muscles relâchés, étirés et enfin paisible, Iseul faisait le tour de la boutique, laissant ses doigts d'une main effleurer sur les livres, dans l'autre tenant habilement une pile de livres qui avaient été abandonnés,flemmardise ou manque de temps, par les clients. Iseul prenait son temps pour cette tâche, parlant tout bas, lisant le dos des livres, se remémorant l'histoire de certains d'entre eux, notant dans un coin de cerveau le titre d'un autre pour lire plus tard, plissant les coins des livres abîmés pour les remettre en place, en coinçant certains autres sous son bras, car trop abîmés pour être réparé en un seul mouvement de doigts. Iseul aimé vraiment ces moments là.
Iseul devait pourtant l'avouer, lae libraire appréciait aussi parfois d'être entouré des clients. Ceux, repérables de loin, véritables mordus, qui venaient avec une seule chose en tête : repartir avec l'histoire parfaite. Ceux, plus timides, venant chercher un cadeau pour quelqu'un qu'ils ne connaissaient pas vraiment mais qui paraît-il aimait lire. Ceux, plus tenaces, venant cherche le premier livre qui fera devenir un enfant un de ces autres complètement mordus, bouffeurs de livres. Oui, ceux la, Iseul appréciait travailler avec eux,pour eux. Cherchant dans tout les coins et recoins, pour le livre, le trésor, la merveille, qui fera apparaître cette petite pépite d'or au fond de leurs yeux. Cette pépite, de reconnaissance mêlée de joie. Ce regard dont Iseul ne se rassasiait pas. Ce regard qui l'aide. Qui l'aide à continuer. A survivre. A tenir.
Iseul posait les livres sur la table du fond, se rappelant alors qu'il n'avait pas fermé la porte à clé, quand la sonnette de la porte fit entendre sa note mélodieuse. La seconde suivante, Iseul était au début du magasin, le corps tendu comme un arc, les poings serrés, la machoire carrée, les yeux furieux, prêt à faire déguerpir le sale connard qui ose cambrioler une simple librairie, sa librairie. Arrivant prêt de la porte, iel vit une ombre au coin de son œil, se trainer vers le fond de la boutique. Sa machoire s'ouvrit alors, le grognement sortant déjà de ses lèvres à peine entrouverte, sa langue prête à façonner les menaces, le corps se penchant, prêt à bondir. Quand les pleurs atteignirent ses oreilles. Quand iel vit les traces d'ongles sur le parquet. Quand il vit la silhouette recroquevillée sur elle-même, à quelques pas de lui.
« … I … Please …. Anyone … »
Iseul se redressa, le corps se détendant légèrement, mais les yeux encore furieux. Il s'avança prêt de la jeune femme. Iel tapa du pied contre le mur, la faisant lever la tête vers lui. Son maquillage avait coulé, ses cheveux complètement défait, le corps tremblant, les larmes continuant à couler, couler, couler. Iseul soupira, passant une main rageuse dans ses cheveux. Une alcoolo dans sa boutique, c'était une première. S'avisant qu'iel ne pouvait tout de même pas la faire sortir avec un coup de pied au cul, s'avisant que ce n'est pas ce qu'un être humain normal ferait, Iseul enjamba le corps tremblant, entrant dans l'arrière-boutique, allant chercher la trousse des premiers soins.
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Message  Sujet: Re: it’s so hard to forget someone who gave you so much to remember ft iseul     Sam 2 Sep 2017 - 15:39

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Elle avait dépassé ça. Elle avait dépassé les crises de larmes, l’angoisse. Elle avait dépassé les hallucinations et l’impression de le voir partout dans la foule. Elle avait dépassé tout ça. Non. Non hélas. Il était toujours là dans un coin, toujours là au bout de son champ de vision, visible sans l’être. Et son sourire se fissurait. Il était toujours là. Et quand elle était seule, quand elle n’avait personne sur qui se concentrer, son sourire disparaissait les yeux baissés, elle avançait. Et lui aussi. Jusqu’à ce qu’il soit proche, sa présence étouffante à ses côtés l’empêchant de respirer, la faisant paniquer. Il était ses angoisses, ses cauchemars, ses larmes. Il était la raison de sa présence dans cet endroit, de ses cheveux tiraillés, de ses ongles contre le parquet, de ses ongles contre sa gorge dans l’espoir vain de respirer. Il était l’étau autour de son cœur, de sa gorge, il était la raison de son malaise, de ses sourires tordus et de ses ‘je vais bien’ dissonant. Et il était là. Toujours là, derrière ses paupières closes, prêt à la récupérer. Alors dans des sanglots elle avait appelé à l’aide. Elle la si douce et si forte Scarlett avait appelé à l’aide. Qu’on la sorte de là, qu’on la sorte de ses souvenirs et qu’on l’empêche de s’étouffer, de se noyer dans ses propres angoisses. Quelqu’un. Que quelqu’un l’aide. À défaut d’implorer Dieu, elle implorait les hommes. Blasphème, parjure. Mais qu’importe. Elle avait besoin d’aide.

Et l’aide était venu. Ou pas. Elle l’avait senti plus que vu arriver cette aide. Mais le coup de pied contre le mur lui avait fait relever la tête, ses ongles contre sa gorge, ses yeux grands ouverts sans le voir. Parce que cette silhouette au dessus d’elle, ça lui faisait peur. Parce qu’elle ne voyait rien d’autre qu’Andrew, et sans surprise ce fut un gémissement plaintif, rauque qui passa ses lèvres, tandis qu’elle tentait de se replier un peu plus contre le mur, ses mains se levant, automatisme triste, pour protéger son visage. « Please … I’m sorry … don’t … oh please don’t … » Qu’il ne la frappe pas encore. Elle saurait se taire. Elle saurait se faire petite, invisible, elle saurait. Qu’il ne la frappe pas. Pas encore. Non pas encore. Et c’était sans doute triste. Pitoyable même de sa part. Et on était loin des sourires de Scarlett, de sa présence rassurante, chaleureuse. On était loin de tout ça. Tellement loin. Parce qu’elle angoissait encore plus. Elle angoissait tellement. Au point pourtant de retenir sa respiration juste pour ne pas faire de bruit, son visage caché derrière ses bras, des bruits rauques et douloureux passant sa gorge sans qu’elle ne puisse les retenir, ses yeux fermés pour ne pas voir l’horreur. Subir. Comme elle l’avait fait avant. Toujours subir. C’était facile. Juste attendre et subir. Et s’il s’était éloigné cet inconnu qu’elle confondait avec Andrew, elle ne l’avait pas entendu revenir. Parce contre elle l’avait vu. Elle l’avait vu en baissant ses bras, en reposant ses mains contre sa gorge qui la serrait, trop, en rouvrant les yeux pour espérer que le monde tourne moins, qu’elle puisse arriver à respirer un peu. Et Scarlett avait laissé échapper un gémissement avant de l’étouffer d’une main contre sa bouche, ses yeux écarquillés remplis de larme sur ce garçon qu’elle voyait sans voir.

« I … I will be good. Promise. I will be good … Don’t … Don’t hit me … » Qu’elle marmonna entre deux sanglots qu’elle tentait de retenir, recroquevillée au sol, ses ongles, trop acérés, ayant marbrés un peu trop sa gorge pour que le sang coule de sa peau blessée, de ces blessures légères comme des coupures de papier. « I’m sorry … I’m so sorry … I … » Et elle paniquait de nouveau Scarlett, le peu de souffle qu’elle avait retrouvé se bloquant dans sa gorge. L’idée qu’il était proche et qu’elle ne pourrait pas fuir la chamboulant , la laissant proche du malaise, proche de la syncope avec son cœur erratique et son souffle coupé.

On ne sortait jamais de ses cauchemars

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Message  Sujet: Re: it’s so hard to forget someone who gave you so much to remember ft iseul     Ven 6 Oct 2017 - 17:08


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Iseul plissa les yeux dans la pénombre de l'arrière-boutique, pestant entre ses lèvres pincées contre la maudite lampe qui ne faisait que sauter toutes les semaines. Iel savait très bien qu'il y avait un problème quelque part dans les branchements, mais le propriétaire de la boutique ne voulait rien entendre. Iseul fini par prendre son portable entre les dents, l'option lampe torche actionnée. Jetant un rapide coup d’œil derrière soi, pour vérifier que la jeune femme, dont iel percevait la silhouette dans l'embrasure de la porte, n'avait pas bougé. Un soupir s'échappa de ses lèvres, alors que le doute commençait doucement à faire son chemin vers sa raison. La jeune femme semblait aussi ivre qu'Iseul l'était, et cela l'embêtait. Si elle n''était pas ivre, que pouvait-elle donc bien faire là, recroquevillée contre le mur, comme si elle tentait de disparaître dans le mur. Iseul pouvait voir ses mains, enfouie dans sa chevelure, trembler, ses bras tout contre son visage, comme pour se protéger de quelque chose, de quelqu'un...Iseul se mordit les lèvres, alors que l'image s'imposait devant ses yeux, se superposant à celle que donnait la jeune femme : celle d'une de ses victimes, il n'y a pas si longtemps encore, un corps qui ressemblait à tant d'autre quand ces dits corps finissaient toujours dans cette même position. Cette position où on essaie de protéger son corps, au mieux qu'on peux, le faisant se ratatiner sur lui-même, pour laisser le moins de surface accessible, voyantes, le moins de surface possible à...frapper. Oui. Cette jeune femme se tenait de cette même manière. Iseul avait fini par comprendre, et iel s'en voulu d'être aussi lent. Iel aurait du le voir tout de suite, pour l'avoir vu un bon millier de fois. Cette femme tentait de se protéger d'un agresseur imaginaire...ou bien existant, dans sa mémoire, derrière ses paupières. Lae libraire fini par trouver la trousse des premiers secours, se demandant au final à quoi elle pourrait bien servir. Puisque le corps crispé contre le mur de la librairie n'était pas blessé physiquement, du moins, il ne l'était plus, de ce qu'avait pu voir Iseul depuis qu'iel l'avait découverte. Non, ce corps tremblant était blessé psychologiquement, et ce, sûrement pour toujours. Iseul passa une main dans ses cheveux en revenant vers la jeune femme, la trousse de soins coincée sous son bras. Iel l'enjamba à nouveau, faisant bien attention à ne pas la toucher. Puis, doucement, Iseul s'assit en tailleur face à la jeune femme. Leurs regards se croisèrent furtivement, et ce que vit Iseul dans ses yeux acheva d'effacer toutes trace de colère dans ses yeux et son visage. Iseul posa la trousse devant lui, ses yeux se fixant sur les mains de la jeune femme, qui s'étaient entourées autour de sa gorge, ses ongles entrant légèrement sous la peau, la blessant superficiellement, le sang coulant tout de même.
« I will be good. Promise. I will be good...Don't...Don't hit me...I'm sorry...I'm so sorry...i »
Iseul secoua la tête, chassant de nouveau les images intrusives, soudainement appelées par les paroles de cette femme, de cette...victime , lui rappelant un peu trop celles de ses propres...victimes. Retenant un énième soupir, iel finit par mettre la main sur une compresse. Prenant son courage à deux mains, Iseul s'approcha un peu plus de la jeune femme, et sans faire attention aux mains qui s'accrochèrent soudainement à ses poignets, ses ongles entrant maintenant sous sa peau, il entreprit de nettoyer les petites coupures.
« Since you're talking in english, I believe i'm gonna have to talk in english too eh. Feels weird, been a while since i spoke english. Anyway. You know what girl, I'm pretty sure you forgot how you breathe so, Imma just show ya ok ? Like this. You breathe in. Come on. You know what it means. Breathe in. Tu prends de l'air dans tes poumons allez.  Vas y. On y croit. Yeah well, on va dire que c'est bon. Now you breathe out. Tu enlève l'air de tes poumons. Ah bah, seems this one is easier huh. Now, you gotta to do it a g a i n. Yeah, I know : bummer. But come on. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Inspire. Expire. »
Iseul continua sa litanie jusqu'à ce que la jeune femme finisse par avoir une respiration à peu près normale. Elle n'avait toujours pas levé les yeux, mais au moins, elle respirait. Jetant un coup d’œil aux pansement qu'iel venait de placer sur son cou, il rangea le matériel dans la trousse,et avisa une boite de pilule. Des calmants. Ca ne pouvait pas lui faire de mal, bien au contraire. Iseul se leva, allant chercher sa bouteille d'eau, gardant un œil sur la jeune femme, se dépêchant de revenir. Iseul pris la main de la jeune femme, qui commençait à trembler un petit peu moins, et mis le cachet au creux de sa paume. Il replia les doigts dessus, avec une infinie douceur. Puis pris l'autre main, où iel plaça la bouteille, la aussi, refermant doucement les doigts autour.
« You gotta take this okay. It's nothing. Just a pill to calm you a bit. You know it will be best for you to take it. I'm not forcing you. Mais si tu veux pouvoir sortir un peu du cauchemar dans lequel tu es entrée, il va falloir avaler ça. Come on. »  
Et Iseul attendit. Finissant par humer une petite chanson, pour faire passer le temps, les yeux fixés sur les deux mains de la jeune femme.  
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Message  Sujet: Re: it’s so hard to forget someone who gave you so much to remember ft iseul     Jeu 4 Jan 2018 - 20:40

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Il y avait des fantômes qui ne partaient pas. Jamais. Assassins, étouffants, traitres. Des fantômes qui faisaient tomber vos sourires, même les plus éclatants. Des fantômes qui vous brisaient sans avoir besoin d’être là. Souvenirs lourds, douloureux. Des fantômes comme celui de Nova qui pesait sur son frère, y’avait celui de son mari qui pesait sur sa vie. Même pas mort, toujours trop vivant. De son amour étouffant. De son amour qu’il exprimait à coups de poings, à coups de trop. De cet amour trop brutal, trop mauvais. Andrew qui l’avait charmée d’un sourire. Andrew qui l’avait séparée de sa famille sans qu’elle n’y voit le mal derrière. Andrew qui l’avait détruite pour mieux la refaçonner. Brisée pour ne correspondre qu’à lui. Détraquée. Andrew qu’elle voyait partout. Dans le regard des gens, dans la foule. Dans sa vie, dans ses rêves. Esprit hantant, elle était hantée. Hantée d’un passé dont elle ne savait se défaire, enchainant crise d’angoisse sur crise d’angoisse mais toujours avec le sourire. Ce joli sourire, qui était si hypocrite. Et ses ‘je vais bien’ à la pelle aussi. Elle s’en était sortie qu’elle clamait. Elle allait mieux qu’elle disait. C’était du passé, autre mensonge avec un sourire aux lèvres. Tout ça ce n’était que des mensonges. Elle tenait à peine debout sous le poids de ce passé. Elle ne s’en était pas sortie. Et il était toujours là. Tapis dans les recoins.

Il était toujours là. Jusqu’à ce que son visage ne se confonde avec celui du bouquiniste. Jusqu’à ce qu’elle promette. Elle promettait toujours Scarlett. Elle promettait qu’elle ferait des efforts, qu’elle ne le referait plus. Mais les promesses ne suffisaient jamais. Alors elle se recroquevillait, pour échapper aux coups qui allaient venir. Ils venaient toujours. Parce qu’elle faisait mal Scarlett. Elle faisait tout mal. Pas assez bien. Jamais assez bien. Alors elle s’excusait Scarlett. La voix rauque par des pleurs retenus, si mal, elle s’excusait. Le corps crispé, elle s’excusait. Même alors que l’air se refusait à venir dans ses poumons, elle s’excusait, même alors qu’elle tentait de desserrer l’étau autour de sa gorge, elle s’excusait. Elle s’excusait toujours. Parce qu’elle n’avait que ça pour elle, des excuses et des promesses. Tellement inutiles. Jusqu’à ce que les excuses se transforment en glapissements de peur. Jusqu’à ce que ses yeux s’ouvrent, aveugles sur le présent, trop voyant sur le passé, et qu’elle supplie encore, alors que des mains avaient délogé les siennes pour appliquer quelque chose contre sa gorge. Elle était dans le brouillard la triste Scarlett. Elle était dans le brouillard et n’y entendait pas grand chose. Elle entendait à peine les paroles de ce garçon devant elle. Parce que ce n’était pas Andrew. Andrew n’était pas du genre à soigner ses blessures. Non. Plus un commentaire mal placé, plus une remarque sur le fait qu’elle ne prenait pas soin d’elle. Elle connaissait plutôt les nuits dans la salle de bain à soigner ses blessures de ses petites mains. Plus ça que des mains appliquant du désinfectant sur sa gorge. Ce n’était pas Andrew. Non.

« … You know what girl, I'm pretty sure you forgot how you breathe so, Imma just show ya ok ? Like this. You breathe in. Come on. You know what it means. Breathe in. » Il avait une voix apaisante. Un grognement mais pas dangereux. Un peu bourru sur les bords. Une voix bien distincte du miel de celle de son époux. Une voix à laquelle se raccrocher, une voix pour revenir à la réalité. Pas aux Etats Unis. Pas dans son antre. Mais en Corée du Sud. Séoul. Une petite boutique de livres. « Tu prends de l'air dans tes poumons allez.  Vas y. On y croit. Yeah well, on va dire que c'est bon. Now you breathe out. Tu enlèves l'air de tes poumons. Ah bah, seems this one is easier huh. Now, you gotta to do it a g a i n. Yeah, I know : bummer. But come on. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Inspire. Expire. » Et elle s’accrochait à cette voix. Suivant presque aveuglément ses conseils, ses indications. Elle y arrivait presque d’ailleurs. A respirer. A concevoir. A comprendre. Elle y arrivait presque à respirer. A ne plus pleurer. A retenir les supplications, les excuses entre ses lèvres.

Jusqu’à cette main contre la sienne, le poids d’un cachet dans celle-ci. Puis dans l’autre une bouteille. Et hagard, elle attendait. Comme une enfant perdue, ébranlée, elle attendait ses mots. « You gotta take this okay. It's nothing. Just a pill to calm you a bit. You know it will be best for you to take it. I'm not forcing you. Mais si tu veux pouvoir sortir un peu du cauchemar dans lequel tu es entrée, il va falloir avaler ça. Come on. » Cauchemar … Andrew. Non, elle ne voulait pas retourner le voir. Alors presque docilement, les mains tremblantes, elle se força à prendre le cachet. Elle tremblait toujours, manquant de s’étouffer avec l’eau, mais elle avait réussi. Une main tremblante, elle fit glisser la bouteille contre le sol, en direction du garçon. « Je … Je suis … désolée. » Respiration difficile, on ne pouvait pas faire de miracle. Et elle était à rien de repartir là bas, dans son étreinte. Fantôme possessif. Un simple geste et elle pouvait repartir dans ce cauchemar ignoble. « Ne … Ne me mettez pas … dehors … il … est … »


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Message  Sujet: Re: it’s so hard to forget someone who gave you so much to remember ft iseul     Mer 4 Avr 2018 - 22:30


IT’S SO HARD TO FORGET SOMEONE WHO GAVE YOU SO MUCH TO REMEMBER
Trying to be human


Iseul suivit du regard chacun des mouvements de la jeune femme, sans pour autant faire un seul geste dans sa direction. Docilement, elle attendait qu’elle prenne le médicament. Docilement, il ne bougea pas d’un millimètre alors qu’elle toussait, avalant de travers. Docilement, iel attendit que la bouteille tape contre sa chaussure pour la reprendre et la remettre droite sur le côté, ni trop loin d’elle, ni trop près. Docilement, iel continua d’attendre. Une réaction, un mot de sa part, fixant son regard sur elle, cherchant quelque chose en elle qui lui prouverait qu’elle repartait sur la bonne rive, vers la réalité. Ce n’était pas gagné. Ses mains tremblaient encore un peu trop. Ses lèvres trop vivement mordues. Les yeux trop alertes, ne s’arrêtant jamais plus de quelques secondes sur quelque chose, n’osant jamais rencontrer le sien, n’osant jamais vraiment s’arrêter sur son visage, mais finissant par y retourner. Iel savait très bien ce qu’il se passait. Iel avait reconnu ce qu’il se passait chez elle. Un traumatisme. Encore trop récent, trop vif, pour être totalement oublié, pour être totalement à l’abri de ce genre de crise. Penchant la tête sur le côté, un genou sur le sol pour se maintenir droit, les mains toujours tendues vers elle, Iseul attendit. Comme un maitre-chien devant un chiot apeuré. Iseul sourit malgré lui. Oser comparer une si belle femme à un chiot. Heureusement que pour une fois, il n’énonçait pas ses pensées tout haut. Iel perdit bien vite son sourire quand la jeune femme se remit à parler. « Je…Je suis…désolée. » Désolée pour quoi ma vieille ? « Ne … me…mettez pas dehors…il…est » Donc c’est bien un il. Un salaud qui lui a fait je ne sais quoi, mais assez souvent, assez fort pour te faire devenir comme ça. Iseul soupira, posant son deuxième genou sur le sol, appuyant ses mains sur ses genoux, baissant la tête. Iel serra les dents, serra les doigts, s’interdisant de partir au quart de tour. S’interdisant d’abandonner la jeune femme pour aller chercher celui qui lui aurait fait ça. A quoi cela servirait-il. Et puis iel ne sait pas qui est ce il au final. Reste tranquille abruti et occupe-toi d’elle. Inspirant profondément, iel se reconcentra sur le moment présent. Sur cette jeune femme qui avait besoin d’aide. Iel tendit à nouveau les mains vers elle, le dos contre le sol. Une offrande. Une assurance. Je ne te veux aucun mal.
« Bien sûr que non je ne vais pas te mettre dehors. Who do you think I am. Quel salaud je ferai de jeter dehors une jeune femme perdue comme toi hein. »
S’appuyant douloureusement sur le dos de ses mains, Iseul changea de position, s’asseyant en tailleur devant elle, gardant la tête penchée, sans trop croiser son regard non plus. Comme pour un chiot affolé.
« Je vais rester avec toi jusqu’à ce que la crise passe d’accord ? Je ne sais pas si je suis une présence des plus rassurantes, mais deux choses sont claires avec moi : je ne te veux aucun de mal et je peux te protéger. En attendant que la crise passe, je vais continuer à parler tout seul, comme un idiot. Parce qu’il te faut quelque chose pour te raccrocher à la réalité, you feel me ? »
Iel laissa un temps de suspense, puis doucement, très doucement, sans aucun geste futile, brusque, sans même un tressaillement de veine, Iseul tendit la main pour attraper un livre au hasard. Il le posa à une page au hasard sur ses jambes croisées, puis reposa sa main, dos contre le sol.
« Je ne sais pas trop quoi te dire, alors je vais te lire quelques pages d’un livre, okay girl ? Essaie au maximum de te concentrer dessus, alright ? »
Iseul jeta un rapide coup d’œil au livre pris au hasard. Iel sourit face à son choix.
« Tu as de la chance, il est plutôt pas mal ce livre. Bon ce n’est pas la première page, mais on va faire avec hein ? »
Et Iseul commença sa lecture, d’une voix mesurée, basse, presque atone, y laissant quelques accents çà et là, de temps à autres, ne serait-ce que pour y donner un rythme, et faire réagir la jeune femme.

« J’ai traversé la vallée de l’ombre de la mort et mon âme porte encore de blanches cicatrices… A côté de la bataille de ma jeunesse, tous les autres combats que j’ai dû mener ont été faciles, car, quelles que soient les circonstances extérieures, je n’obéis désormais plus qu’à ma seule volonté intérieure… »

 
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Is this damnation?
Or a beginning? I'll take "B"  So when you see a monster next, always remember this. Do not fear the thing before you. Fear the thing that created it instead. Nikita Gill
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