to kill a mocking bird ;; ft. apolline

 

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Message  Sujet: to kill a mocking bird ;; ft. apolline     Mer 9 Aoû - 13:29

to kill a mocking bird SAMUEL&APOLLINE;
A great hero teaches an entire city that dancing is the greatest thing there is.

I am not some starry-eyed waif here to succumb to your... your pelvic sorcery.

Londres, décembre 2014.

Les derniers proches de la famille quittèrent la veillée peu après minuit. A l’étage, dans la pénombre de la chambre d’Eden, Samuel les entendit renouveler leurs condoléances. Leur tristesse de circonstance lui donna la nausée. Il aurait voulu descendre et leur dire tout le mal qu’il pensait, mais les sanglots et la rage l’étouffaient. Sa main vint défaire le nœud de la cravate noire qui l’étranglait. L’air qu’il inspira était encore empreint du parfum de sa sœur. C’était un mélange d’eau de rose et de cannelle, une odeur évanescente qui, bientôt, disparaîtrait.

❝Est-ce que, toi aussi, tu vas t’en aller ?❞

Un bras autour de la taille d’Apolline, le front contre son flanc, Samuel tenta égoïstement de s’accrocher au peu de bonheur qui lui restait. Comme les autres, la danseuse n’était sans doute venue que parce qu’il éveillait sa pitié. Après toutes ces années d’amitié, elle se sentait sûrement obligée de le consoler. Et dès que sa conscience serait soulagée, elle reprendrait sa liberté. Le jeune homme savait tout cela ; il voulut toutefois lui faire promettre que, cette fois, elle resterait. Pour toute réponse, il n’obtint que son silence et quelques baisers.


Paris, mars 2015.

Pendant plusieurs semaines, elle le laissa quand même espérer. Elle accepta la clé du studio qu’il avait pris, pour lui plaire, à quelques pas du Jardin des Plantes ; elle y passa même plusieurs nuits. Celles-ci furent souvent chaotiques et trouble : à plusieurs reprises, Samuel se réveilla en sursaut, criant le nom de sa jumelle et toute sa haine ; à chaque fois, dans une étreinte presque maternelle, Apolline maintint ensemble les fragments de son cœur brisé et incomplet, toujours sur le point d’exploser. Mais les bras longs et fins de la jeune femme n’étaient pas faits pour l’enlacer ; ils étaient des ailes qui devaient se déployer. Samuel pouvait les entendre bruisser lorsqu’au cours de leurs conversations, la ballerine essayait d’évoquer telle ou telle tournée qui se préparait.

❝ Si tu pars, on ne se reverra plus jamais.❞

Les dialogues de sourds devinrent des disputes de plus en plus violentes et fréquentes. Ce fut presque sans surprise qu’un soir, après l’une de leurs querelles, l’Anglais ne retrouva pas la jeune femme à leur appartement. En partant, elle avait laissé ouvertes les portes des placards et la fenêtre de la chambre. Même si c’était très peu probable, il imagina que c’était depuis le rebord de celle-ci qu’Apolline s’était envolée.


Séoul, août 2017.

Il lui en avait sans doute trop demandé. Mais pour lui aussi, ce fut trop – trop de douleur, trop de colère. La rancune qu’il nourrit contre elle fut à la mesure de tout l’amour qu’il éprouvait encore pour elle : excessive et sans borne. Il la maudit et lui souhaita toute la misère du monde. Il pria pour qu’à trop vouloir les étoiles et le soleil, elle se brûle les ailes et se crashe contre terre.

Puis l’accident survint. Il regretta immédiatement tous ses vœux qu’un cruel coup du sort avait exaucés. Son réflexe fut de prendre le premier billet d’avion pour Saint-Pétersbourg et d’aller la retrouver. Mais il se ravisa finalement. Malgré le fort sentiment de culpabilité qui l’accablait, le jeune homme n’arrivait pas à faire taire cette petite voix qui lui murmurait qu’après tout, c’était bien fait – Apolline l’avait un peu cherché.

Horrifié par ses propres pensées, Samuel s’écœurait lui-même. Il ne pouvait pas décemment se rendre au chevet de son amie. Comment prétendre l’aider quand, secrètement, il se réjouissait qu’enfin, elle ne puisse plus lui échapper ? Conscient qu’il ne serait qu’une présence néfaste aux côtés d’Apolline, il se força à ne pas lui rendre visite. Même lorsqu’elle fut rapatriée pour le reste de sa convalescence, il ne se déplaça pas. Pourtant, l’envie ne lui en faisait pas défaut. Elle lui avait tellement manqué, elle était celle qu’il avait toujours adorée. Son ressentiment n’avait pas éclipsé ses sentiments. Il aurait voulu la prendre contre lui et ne plus jamais la lâcher. Mais c’était justement parce qu’il l’aurait ainsi emprisonnée qu’il devait garder ses distances. Ne plus la voir était le châtiment qu’il fallait s’imposer pour expier toutes les mauvaises idées que la jalousie avait fait naître en lui.

❝Comment ça ? Tu n’as pas été voir Apolline à l’hôpital ? Mais ça ne va pas ?! Laure est débordée par le travail et ne peut pas encore venir. Le père d’Apolline est en déplacement à l’étranger. Tu es la seule personne qu’elle connaisse à Séoul, et tu n’y es pas allé ?!❞

Le problème, lorsque l’on était juge et parti, était que l’application des peines n’était pas toujours très rigoureuse. Il était si tentant de négocier avec sa propre conscience, de s’arranger avec les faits et de faire plaider les circonstances en sa faveur. Samuel ne résista pas bien longtemps. Le coup de fil de sa mère tomba à point nommé ; l’isolement d’Apolline dans ce pays où elle n’avait fait que naître fut un prétexte parfait. Dès qu’il eût raccroché, le jeune homme se saisit de ses clés de voitures et conduisit jusqu’à l’hôpital. On lui avait dit que la danseuse y recevait son dernier jour de soin. On lui avait aussi donné le numéro de sa chambre et son horaire de sortie. Il n’y avait plus qu’à rassembler son courage pour l’affronter.

❝Il… Il paraît que tu as besoin d’un chauffeur pour la journée. Alors je suis venu te récupérer.❞

Ce ne fut pas facile, mais Samuel finit par pousser la porte derrière laquelle il s’était tenu de longues minutes, hésitant. Il demeura toutefois figé sur le seuil de celle-ci. En effet, la vue d’Apolline le prit au dépourvu. Elle n’avait presque pas changé : elle avait toujours ses beaux yeux mordorés et ses boucles brunes. Malgré tout, elle n’était plus tout à fait la même : sa démarche gracile n’était plus qu’une suite de pas tremblants.

❝Je sais. Je suis un peu en retard…❞

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◊◊◊

Je était une autre.
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Message  Sujet: Re: to kill a mocking bird ;; ft. apolline     Ven 11 Aoû - 2:48

Une douleur lancinante la réveilla en sursaut et Apolline ouvrit les yeux. La première chose qui lui parcourut l’esprit fut la répétition. Que s’était-il passé ? Où était-elle ? Un silence de mort régnait dans la petite pièce. Cela lui prit un certain moment à réaliser qu’elle était dans un hôpital. Des larmes coulèrent. Apolline faillit s’étouffer dans ses sanglots. C’était impossible. Pourtant, la douleur déchirante qui traversait sa cheville et sa jambe était bien réelle. Quelle date était-on ? Est-ce que la première avait eu lieu ? Qu’allait-elle devenir ? La jeune femme retira les couvertes d’un coup sec et s’assit sur le bord de son lit. Elle n’avait qu’une chose en tête : elle devait aller reprendre sa place de prima. Personne ne pouvait la détrôner, car elle allait devenir la meilleure ballerine au monde grâce à ce rôle. Toutefois, aussitôt que son pied effleura terre et que sa cheville dû supporter le poids de son corps, Apolline s’effondra par terre. Elle ne pouvait même pas se tenir debout.

Des années… Des années de travail acharné pour ce moment. Pour ce lendemain qui était disparu dans l’ombre de l’inconscience.

Une infirmière apparue enfin et tenta d’aider la jeune femme à se relever, mais rien à faire. Apolline était comme une poupée de chiffon : elle n’avait plus aucune force pour faire le moindre effort. À trois, elles réussirent à forcer Apolline dans son lit, mais il était impossible d’arrêter les pleurs qui la faisaient trembler. Le premier jour de son réveil, elle refusa catégoriquement de parler à un médecin. Le deuxième jour, il en fut autant jusqu’à ce que sa mère se pointe enfin le bout du nez. Fracture de la cheville. C’est ce que son médecin lui dit. Ou du moins, ce que sa mère lui dit après avoir entendu le médecin. Ce n’était pas surprenant, avait-il même pris la peine de lui dire quelques jours plus tard lorsqu’elle se daigna l’écouter. Depuis qu’elle était toute jeune qu’elle faisait du ballet : il n’y avait donc pas de surprise à ce que tous ces mouvements répétés aient raison de sa cheville. Il faut dire que le ballet oblige les pieds à se placer dans de drôles de positions.

« Il n’y a aucun moyen ? »

Les yeux plein d’espoirs, Apolline avait supplié le docteur du regard. Il avait simplement soupiré avant de lui faire un petit sourire de pitié et de quitter la pièce. Cela faisait une semaine qu’elle était coincée dans cette chambre d’hôpital. Elle refusait de sortir et presque de se lever. Elle avait su qu’elle avait été remplacée par une fille beaucoup moins douée qu’elle pour le rôle principal. Le directeur lui avait dit que c’était dommage, car elle avait une carrière prometteuse devant elle. Avait. Au passé.

Elle ne pourrait plus jamais voler.

Trois mois. Trois mois s’était passé depuis que sa vie avait chamboulé. On l’avait rapatrié à Séoul deux semaines après son accident. Pourquoi Séoul et non Paris ? Sa mère avait jugé que les soins prodigués seraient meilleurs en Corée qu’en France. Et puis, elle pensait que son père pourrait être à ses côtés puisqu’elle-même devait repartir en tournée. Sans compter qu’à Séoul, il y avait Samuel. Laure ignorait cependant que les deux amis, autrefois inséparables, étaient en froid depuis un moment. Apolline se retrouva complètement seule. Elle ne connaissait presque personne en Corée. Son père était parti à l’étranger et Samuel n’avait pas donné un signe de vie. De toute façon, elle n’avait pas envie qu’on la voie ainsi. Elle aimait mieux rester seule. Elle se sentait étouffée par cette chambre ennuyante. La ballerine, qui était habituée de voyager, de se promener et simplement de bouger, était maintenant confinée à un lit, à une pièce. Elle se sentait comme un oiseau en cage. Elle étouffait.

Les infirmières et les médecins tentaient de lui remonter le moral, lui disant que cela aiderait le processus de guérison par le fait même, mais Apolline n’y croyait pas. Comment rester positive quand son plus grand rêve, celui pour lequel elle avait travaillé si fort depuis des années, venait de disparaître devant ses yeux. Elle n’avait même pas pu l’effleurer. Si seulement elle avait pu faire la première… Mais non, sa cheville l’avait lâché la veille. Elle tentait de se consoler en vain que ce n’était pas arrivé durant la représentation, mais c’était une bien mince consolation.

Aujourd’hui, elle sortait de l’hôpital. Ce n’était pas qu’elle voulait vraiment, mais on l’obligeait. Elle était déjà restée beaucoup plus longtemps qu’elle était sensée. Apolline avait refusé de partir et comme les infirmières avaient un peu pitié d’elle, on l’avait autorisé à rester aussi longtemps. Peut-être s’étaient-elles dites qu’il valait mieux surveiller la ballerine ne serait-ce que pour son bien mental. La seule raison pour laquelle elle avait refusé de partir, c’est parce qu’elle ne voulait pas qu’on la voie ainsi. Apolline, aussi gracieuse qu’un oiseau en plein vol auparavant, maintenant incapable de marcher correctement. C’était honteux. Ce n’était pas qu’elle était malheureuse de quitter cet établissement. Elle détestait cette chambre sans couleur et la nourriture absolument terrible qu'on lui servait. Sans compter qu’on l’appelait toujours par son prénom coréen, Eun Hye, bien qu’elle détestait cela. Elle avait bien tenter de leur faire dire Apolline, mais c’était trop demandé aux infirmières qui avaient bien d’autres chats à fouetter que de retenir le nom compliqué d’une Franco-Coréenne. Elle ne regretterait pas d’aller vivre chez son père un moment bien qu’elle serait toujours aussi seule.

Soudainement, un coup à sa porte vint la sortir de ses pensées. Ça devait être une infirmière qui venait lui donner les derniers conseils d’usage avant de partir. Elle ne s’en préoccupa guère jusqu’à ce qu’elle entendit une voix familière. Elle l’aurait reconnu entre mille, mais elle leva tout de même la tête pour s’assurer qu’elle n’avait pas halluciné. Choi Samuel. Décrire leur relation en quelques mots ne serait pas suffisant. Son cœur fit un bond dans sa poitrine. Était-elle heureuse de le voir ? Évidemment. Depuis qu’elle était de retour à Séoul qu’elle attendait sa visite. Visite qui n’était jamais venue. Elle avait fini par laisser tomber. La dernière fois qu’ils s’étaient vus, ça ne s’était pas très bien terminé, il était vrai. Il lui avait dit des choses horribles, mais à côté de tout ce qui lui était arrivé, ce n’était plus rien. Elle était heureuse de le voir, mais pourquoi se pointait-il le nez aujourd’hui ? Elle pouvait difficilement lui pardonner de l’avoir abandonné.

« Ça fait trois mois que je suis prisonnière ici. Et c’est maintenant que tu arrives ? »

Son ton était froid et son visage l’était tout autant. Il avait l’habitude qu’il accoure aux quatre coins du monde dès qu’ils ne s’étaient pas vus depuis plus d’un mois et voilà qu’il disparaît pendant trois mois sans rien dire.

« C’est quoi ton excuse ? »
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