DREAM // gonna regret it ♡ (juda)

 

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Message  Sujet: DREAM // gonna regret it ♡ (juda)     Lun 15 Mai - 19:59


gonna regret it
zelda & junyu (juda ♡)


Ça sonne à la porte.
T’entends, dis, tu l’entends ?
Oui il entend. Il va pas ouvrir pourtant.
Enfermé dans sa chambre, en tailleur sur son lit, le regard dans le vide ; les yeux secs également. Incapable de pleurer. Pas juste parce qu’il n’aime pas ça, non, tout simplement physiquement incapable de laisser les larmes couler. Parce qu’elles veulent pas, parce qu’elles sont prisonnières.
Et lui ça lui brise le cœur.
Parfois il aimerait, Jun, pleurer, laisser partir la douleur, la tristesse aussi. Parfois il aimerait, Jun, s’épancher tout son saoul, jusqu’à se déshydrater. Mais il y arrive pas Jun ; alors il a trouvé une autre manière, une autre façon de faire. Et c’est les lames contre sa peau, et c’est le sang qui coule, qui lui permet d’extérioriser. C’est les fines traces laissées sur son ventre, qui lui permettent d’oublier, de s’échapper.
Yeux soudainement fermés, tête penchée en arrière, il laisse l’objet tranchant ancrer sa peau, effacer ses maux ; mais pas ses mots, pas leurs mots, pas ces mots qui résonnent toujours dans sa tête, comme une litanie ininterrompue. Et ça tourbillonne, et ça danse, et ça éclate, se fragmente, pour finalement investir la moindre parcelle de son cerveau. Et c’est là, et c’est toujours là, et ça le quitte pas, jamais. A l’en rendre fou – fou de chagrin, fou de désespoir, fou tout court.
Lishui est mort.
Il le sait, il l’a vu, de ses propres yeux ; le cadavre de celui qu’il aime plus fort que tout, plus fort que les étoiles. Le corps de son frère, probablement pas le plus affectueux, mais pas le pire non plus. Et puis son frère tout simplement. Même nom, même sang ; alors peut-être est-ce légitime après tout, de se saigner, pour celui qui partageait sa vie ?
Pourtant sa main s’arrête, et puis commence à trembler, quand il entend la porte s’ouvrir. Pourtant ses doigts se desserrent, l’objet se fracasse, quand il entend comme un murmure. Et pourtant ses yeux restent clos, définitivement clôt, même quand il entend les pas, quand il entend l’intrus s’approcher. Mais il a pas besoin de ça, Jun, pour s’avoir qui est là. Il a pas besoin de ça, Jun, parce qu’il le sait, parce qu’il le sait. C’est elle. C’est Zelda. Après tout, qui ça pourrait être d’autre ? Il est seul, Jun, il est désespérément seul. Pourtant avec elle, il se sent un peu moins seul.
Mais il ne rouvre pour autant pas les yeux. Il se refuse à voir, préférerait sûrement même être aveugle, seul face à l’obscurité, seul face à ses pensées, face à ces démons, qui hantent son âme et puis son cœur aussi.
Juste seul.
(juste s e u l)
« Va-t’en. » La voix faible ; ça fait des jours qu’il n’a pas parlé après tout. Des jours qu’il n’a pas hurlé non plus. Des jours que ses lèvres restent définitivement closent, comme scellées. Des jours qu’il se refuse à dire quoique ce soit, comme il se refuse maintenant à ouvrir les yeux.
Parce qu’après tout Lishui ne peut plus voir, Lishui ne peut plus parler ; n’y a-t-il pas de meilleur hommage, que d’en faire pareil ? De se mettre dans sa peau, ne serait-ce que l’espace de quelques minutes, quelques heures, pourquoi pas quelques jours ? De se mettre à la place de ce corps mort.
De ce corps mort.
(ce corps m o r t)
« Laisse-moi. » Non le laisse pas. Parce que si elle part, Zelda, probablement prendra-t-il la peine de récupérer sa lame, de l’user une dernière fois, de l’user pour de bon. De sentir l’objet destructeur pénétrer sa peau, cette fois jusqu’au bout, cette fois jusqu’au fond. Et ça paraît facile, si facile. Quelques plaies, le long de ses veines, et puis plus rien. Et puis la libération.
Mais il peut pas. Il peut pas parce qu’elle est là.
Et qu’avec elle il peut pas.
♡ ♡ ♡
MACFLY

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Message  Sujet: Re: DREAM // gonna regret it ♡ (juda)     Lun 15 Mai - 22:58


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Elle avait appris la nouvelle par jinwoo, en plein petit déjeuner, par un simple sms – y a pas grand-chose à répondre et pourtant, quelque part, elle se sent presque aussi brisée que si elle l'avait connu, plus intimement. Parce qu'elle a beau dire, elle a beau faire semblant mais, au fond zelda, elle a cette étincelle d'empathie, cette propension à se glisser dans la tête des gens non pas pour comprendre comment ils pensent mais comment ils ressentent. Et t'as été un des premiers, en un sens ; le premier avec lequel ça a fonctionné.

Sans aller jusqu'à te comprendre, te cerner comme un psychologue sans saveur cerne son patient, elle peut se vanter d'avoir brisé la jolie carapace de je-m'en-foutiste que tu t'es créée – et c'est tout à ton honneur, n'importe qui aurait fait la même chose à ta place. On peut pas se permettre de ressentir en société, c'est le meilleur moyen pour être rejeté et pour finir seul, immensément seul. Alors elle prend pas le temps de terminer ses tartines, laisse le chocolat chaud refroidir sur la table et, guidée par un instinct qu'elle n'avait jamais soupçonné, court presque jusqu'à itaewon (jusqu'à toi).

C'est compliqué de parler, compliqué de trouver les bons mots et les bonnes actions. Compliqué d'être la bonne personne, celle qui jarte toute la peine et la remplace par du bonheur – c'est pas zelda, ça le sera jamais. Elle pourra pas faire jaillir des fleurs du fond de ta poitrine, mais elle pourra peut-être absorber un peu de poison, te forcer à partager la douleur du deuil. C'est pour ça, pour ça qu'elle sonne à la porte ; qu'elle salue vaguement celui qui l'accueille, lui souhaite ses plus sincères condoléances en remarquant les rougeurs sous ses yeux. Sa main, maladroite, caresse l'épaule d'un petit frère probablement désoeuvré sans son aîné – et on lui confie, on lui dit que ça fait quelques jours que t'as pas foutu un pied dehors.

Elle prend pas la peine de frapper avant de s'infiltrer dans ta chambre comme un boulet de canon, anticipant déjà le pire ; le soulagement lui arrache un soupir ténu, elle reprend son calme et avale le vide qui vous sépare dans une inspiration déterminée. « va-t-en. » sourire qui court sur ses lèves, caché à tes paupières rabattues. Elle secoue silencieusement la tête, consciente que tu ne la vois pas – peu lui importe, c'était de l'auto-conviction. « laisse-moi. »

« non. » pas après t'avoir laissé tout seul aussi longtemps. Elle s'en veut zelda, elle s'en veut de pas avoir demandé des nouvelles plus tôt ; elle s'en veut de pas avoir allumé son téléphone quelques jours avant, de pas avoir été foutue de venir en avance pour être sûre que tu fasses pas de connerie. Et elle remercie tous les dieux de t'en avoir empêché – jusqu'à voir les quelques traces rouges qui tachent ton t-shirt, la lame nonchalamment jetée au pied de ton lit. Ses dents se serrent et elle ne dit rien, se contente d'écarter la lame (de se promettre de la jeter elle-même, et de vérifier s'il y en a d'autres) et de se racler la gorge. « enlève ton t-shirt, faut.. faut nettoyer ça. »

maladroite, pas habituée à ce genre de situations ; elle suit la même pulsion qui l'a poussée à venir jusqu'ici et son ton ne souffre aucun refus. « je reviens, ne bouge pas. » elle sort de la pièce en vitesse pour qu'on lui fournisse de quoi nettoyer des plaies qu'elle espère superficielles, revient l'instant d'après en fermant la porte derrière elle. « pourquoi t'as fait ça, yu ? » c'est pas une accusation, te méprends pas – elle serait bien mal placée pour juger, le corps balafré de microcoupures et d'autres blessures diverses et variées. Et elle attend patiemment que tu obéisses, accroupie devant ton lit – devant toi.

« ouvre les yeux, s'il te plaît. » plus d'ordre mais une requête, presque une supplication. Elle t'aide à te redresser et ses mains se posent sur tes genoux, ses yeux fixent tes paupières en espérant tomber sur tes prunelles. Et c'est là qu'il intervient, le moment où elle sait pas quoi faire ; plus un mot ne lui vient à l'esprit, elle sait que la moindre syllabe la fera bégayer de façon ridicule et, cédant une fois de plus à cette voix intérieure qui lui souffle d'agir, elle se redresse et passe ses bras autour de tes épaules, laisse ses doigts s'enfoncer dans tes cheveux et serre, juste assez doucement pour être sûre de pas te faire mal, mais suffisamment fort pour pouvoir appeler ça une étreinte.

Et puisqu'aucun mot ne lui vient à l'esprit elle ne dit rien, se contente de caresser tes mèches comme elle aurait voulu qu'on lui fasse, à ta place. Ça lui est égal d'être gênante, dans l'instant présent – intimement persuadée que c'est ce dont tu as besoin, quelque part consciente que c'est elle qui le désirait. Elle te serre quelques secondes, voire quelques minutes et, finalement, s'écarte sans que son regard ne flanche.
Un sourire, tendre, se dessine sur ses lèvres ; lèvres qu'elle pose brièvement sur ton front, avant de s'attaquer au nettoyage des blessures. Elle est fière de toi, en un sens – les coupures, c'est ce qu'on fait à la place du suicide.
♡ ♡ ♡
MACFLY

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Message  Sujet: Re: DREAM // gonna regret it ♡ (juda)     Sam 20 Mai - 14:54


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il lui a demandé de partir, a prié pour qu’elle le fasse effectivement ; et il aurait hurlé, et il aurait tempêté, et il se serait mû dans son silence glacé, s’il avait véritablement voulu qu’elle s’en aille. mais elle est resté, et il a perdu la force de protester.
elle est restée.
il dit rien pourtant, toujours pas. il a pas ouvert les yeux, pourtant, toujours pas. et il se sent pathétique, si pathétique, de lui offrir un tel spectacle. et il se sent mal, si mal, d’être autant mauvais état. mais il arrive pas à arrêter tout ça ; parce qu’elles tourbillonnent dans sa tête, les pensées, elles veulent pas s’en aller. et la culpabilité le ronge, et la culpabilité le broie.
et il se sent si mal, d’avoir mal.
c’est pas un dur à cuire Jun, c’est pas un gars costaud, il l’a jamais été – pourtant bien plus fort que ce que les autres croient. mais pas là. pas là, quand il sent son monde s’effondrer ; qu’il n’a même plus la force de se draper dans les miettes de ce qui lui reste.
« enlève ton t-shirt, faut.. faut nettoyer ça. » non. refus muet qui ne dépasse pas la barrière de ses lèvres, qui sort pourtant tout droit de ses tripes.  il veut pas l’enlever, il a pas la force de l’enlever ; en fait il sait même pas ce qu’il veut, même pas ce qu’il veut pas non plus. il se sent juste enfermé, dans la prison de ses pensées.
juste enfermé,
prisonnier.
« je reviens » mensonge. elle reviendra pas, il le sait, il le sent ; ne fait que le deviner pourtant. Parce que tout ça finalement c’est exactement ce qu’il lui avait dit. je reviens. menteur, menteur,
m e n t e u r.
parce qu’il finisse tous par partir, pour ne plus jamais revenir. et il veut pas, jun, veut pas assister au départ de zelda, ne veut pas signer leur dernière fois ensemble. il veut pas parce qu’il a peur, peur de la perdre pour de bon. et il sent déjà le déchirement de son absence, le froid  glacial qui s’empare de ses membres, lui fait croire que c’est fini. qu’il est mort.
sauf qu’il est pas mort ; il est juste seul. et il se met à trembler, pas de froid pourtant. il se met à trembler, paupières toujours closes, parce qu’il veut pas voir le reste, parce qu’il veut pas voir le monde.
parce que tout ça lui paraît si futile, voire inutile.
parce qu’il se déteste de l’avoir laisser partir lui. parce qu’il se déteste de l’avoir fait partir elle. elle dont la voix résonne pourtant dans sa tête ; comme si ce n’était finalement rien de plus qu’un mirage.
« pourquoi t'as fait ça, yu ? » parce que je veux pas vivre sans lui. parce qu’il veut pas vivre sans elle non plus, elle qui est partie voilà déjà plusieurs mois. mais elle parvient pas à sortir, cette phrase. ils parviennent pas à s’envoler, ces mots. ils restent là, dans sa gorge – coincés.
et il a l’impression de s’étouffer. l’impression qu’il ne pourra plus jamais respirer. mais il ne sait même pas s’il veut toujours respirer ; ou juste abandonner. abandonner lui semblé si tentant – abandonner lui a toujours semblé si tentant.
et il ne sait pas quoi faire, et il est si perdu. perdu, si perdu, alors même que t’es là pour le sauver.
« ouvre les yeux, s'il te plaît. » alors il ouvre les yeux, lentement, doucement, les cils qui viennent caresser sa peau pendant que ses yeux désorientés croisent ceux de zelda.
et puis l’étreinte.
l’étreinte un peu bancale, l’étreinte un eu brutale, les doigts dans ses cheveux, et les siens resserrés dans son dos à elle. l’étreinte un peu maladroite – mais surtout sincère. l’étreinte de deux âmes qui se savent perdues.
et la libération. elle s’écarte, elle sourit, elle embrasse aussi ; et puis elle guérit. parce qu’elle est comme ça zelda, elle guérit, peu importe si elle est elle-même blessée.
y a le silence, qui emplit la pièce, à peine peuplé par leur souffle, par leur mouvement également. y a elle qui soigne et lui qui attend, et lui qui regarde.
et lui qui parle aussi – un mot, soufflé, « merci ». merci de faire ça, merci de pas être partie ; merci d’être là.
puis le silence, encore une fois, jusqu’à ce qu’elle ait fini, jusqu’à ce qu’elle se redresse. « dis rien. » voix douce, voix basse, vois implorante surtout. « aux autres. s’il te plaît. dis rien. » parce qu’il veut pas qu’ils sachent, il veut pas qu’ils le voient comme ça, il veut pas être un poids sur leurs épaules.
« j’veux pas qu’ils sachent. » il insiste, il en a besoin (pour se donner bonne conscience sûrement). il insiste, il en a besoin ; mais parce qu’il a peur. peur de leurs regards, peur de leurs jugements (peur qu’ils sachent la vérité, cette vérité si bien gardée).
« et reste avec moi… » une supplication, un murmure, la voix faible et enrouée ; lui-même peine à entendre ces quelques mots, se demande un instant si elle y parviendra.
♡ ♡ ♡
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Message  Sujet: Re: DREAM // gonna regret it ♡ (juda)     Jeu 25 Mai - 20:29


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Elle sait comment l'humain fonctionne – pourrait expliquer quelle attitude exprime le désarroi, la tristesse, la colère. Sait quand on lui ment, quand on essaye de la protéger ou, au contraire, quand on la provoque et qu'on cherche à l'agacer. Mais toi, t'es le plus grand mystère de la princesse ; elle te comprend plus que n'importe qui et, pourtant, est parfaitement incapable de réagir correctement. Parce que t'as cette tendance désagréable à chambouler ses plans, à pas réagir comme elle le prévoyait et à taillader les schémas qu'elle dessine mentalement dès qu'elle construit une conversation.

Mais ce qu'elle comprend par-dessus tout, c'est le sentiment de vide profond qu'on ressent lorsqu'on perd quelqu'un. La métaphore du coeur qui chavire jusque dans les chaussettes, l'élancement dans la poitrine et la cage thoracique qui s'ouvre, cherche désespérément de quoi remplacer le palpitant brisé. Elle sait ce que ça fait – elle sait même comment on se sent quand on est responsable. C'est pour ça qu'elle fait ce qu'elle voulait qu'on lui fasse, c'est pour ça qu'elle te case égoïstement dans la même catégorie qu'elle.

« merci. » le serrement de sa gorge s'amoindrit et elle a presque l'impression d'avoir fait quelque chose de bien, l'espace d'un instant. C'est inutile de la remercier, elle fait que ce qu'elle a à faire ; ce qu'elle a envie de faire. « dis rien. Aux autres. S'il te plaît. Dis rien. » elle secoue la tête et s'écarte un peu, remet vaguement tes cheveux en place. « t'inquiète, ils ont pas besoin de savoir. » pas besoin d'être au courant, encore moins par quelqu'un d'autre que toi. « et reste avec moi... » pendant quelques secondes elle hésite, presque sûre d'avoir imaginé cette phrase. Elle inspire, soulève ton t-shirt et t'aide à le retirer, priant pour qu'aucun embarras ne s'installe entre vous. « je vais rester avec toi, d'accord ? C'est promis. »

elle commence par nettoyer tes blessures avec quelques compresses – en sacrifie d'autres imbibées d'alcool pour les désinfecter. « désolée si ça te fait mal. » un peu maladroite malgré tout, il lui faut quelques instants de lutte pour parvenir à entourer ta taille de quelques couches de bandage ; une fois les plaies couvertes par ses soins, elle recule de nouveau et t'offre un énième sourire. « voilà, c'est à peu près bon. C'est pas hyper profond donc ça devrait aller, on vérifiera dans… disons quelques heures. »

peut-être que c'est ça la vie ; on vit, on s'inquiète, on voit les autres mourir et on attend son tour. On espère qu'on sera le prochain, qu'on aura pas à ressentir de nouveau la morsure du deuil. On prie pour que ça soit le dernier même si ça veut dire qu'on meurt demain – et d'un autre côté on veut pas infliger ce-même deuil à notre entourage donc on continue de respirer, on se force à pas les inquiéter. C'est comme ça qu'elle le voit zelda, comme ça qu'elle appréhende l'existence (son existence). Alors tu peux pas mourir yu, tu peux pas lui creuser la poitrine comme ton frère l'a fait avant toi.

Léger soupir avant qu'elle ne s'installe à côté de toi et glisse l'une de tes mains dans les siennes, sans pour autant serrer – si tu désires te soustraire à son étreinte, elle ne s'y opposera pas. « maintenant.. est-ce que t'as dormi ces derniers temps, yu ? » et si elle est mal placée pour s'énerver, il lui semble parfaitement légitime de s'inquiéter. Mais zelda est pas douée pour s'inquiéter, pas plus qu'elle ne l'est pour apprécier en général ; donc elle sait pas trop comment faire, à part caresser le dos de ta main du bout de ses pouces, et éviter de trop te regarder, de trop remarquer dans quel état t'es. « j'pense que t'en as besoin. Tu peux te coucher, me parler de c'que tu veux, ou même si tu préfères je peux parler pour toi. Choisis yu, dans tous les cas je reste là, je bouge pas. » même si tu changes d'avis, même si tu veux qu'elle parte et même si ton plus grand désir c'est qu'elle disparaisse, elle bougera pas. Parce qu'elle te l'a promis.
♡ ♡ ♡
MACFLY

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Message  Sujet: Re: DREAM // gonna regret it ♡ (juda)     Dim 22 Oct - 18:41


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Et il sait pas trop, Jun. Il sait pas trop c’qu’il ressent, là, dans son cœur, dans sa tête, dans ses pensées. Y a trop de choses, trop de sentiments, trop d’émotions. Esprit chamboulé, âme en vrac, il parvient à peine à prendre conscience du reste, de tout. Y a que la douleur, la souffrance, qui palpite jusque dans ses veines. Douleur écarlate qui brouille sa vision. Et puis au milieu Zelda. Zelda qui fait de son mieux, Zelda qui essaie au moins, et comment le lui reprocher ?
« je vais rester avec toi, d'accord ? c'est promis. » Il répond pas, trouve même pas la force de hocher la tête. Mais il a entendu, du fond de son esprit embrumé. Il a entendu, et les mots résonnent dans sa tête.
Je vais rester avec toi. Et il parvient à peine à y croire, à peine à comprendre. (Pourquoi est-ce qu’elle reste, pourquoi est-ce qu’elle s’en va pas, comme tout le monde ?)
Et il sait pas tout ça. Il est pas très doué, Jun, avec tout ça. Alors il se laisse faire, poupée de chiffon, esquissant néanmoins quelques gestes pour faciliter son travail. Il a plus envie de rien, même plus la force de souhaiter disparaître, de souhaiter s’envoler enfin. Il reste là mais il sait pas pourquoi, il reste là pour Zelda, ne sait même pas si ça la rendrait vraiment heureuse. Parce qu’il est comme ça, Jun, parce qu’il doute toujours, parce qu’il doute constamment. Parce qu’il se déteste, envisage que chaque personne au monde devrait le détester aussi.
Parce qu’il se hait tellement, tellement, qu’il ne voit aucune raison d’être aimé.
Et qu’après avoir perdu son frère, cette petite parcelle de son être, il ne voit même plus de raison de rester en vie. Pourquoi vivre quand on est incomplet ? Mais il regrette surtout de n’être pas mort à sa place. Dans sa tête, les scénarios tournent en boucle. Dans sa tête, il est persuadé que personne n’aurait été triste s’il avait été à sa place.
« maintenant.. est-ce que t'as dormi ces derniers temps, yu ? » « Je sais pas. » Non, il sait pas, sait juste que les cauchemars hantent ses songes, que les mauvais rêves teignent ses nuits de reflets sanglants, d’un arrière-goût amère et métallique. Et chaque fois qu’il ferme les yeux, il s’imagine disparaître ; chaque fois qu’il laisse la fatigue l’emporter, il imagine la faucheuse à sa porte. Alors il a peur, Jun, peur de dormir. Mais peut-être qu’avec Zelda il peut tenter ; peut-être qu’elle peut lui donner la force d’y arriver.
« j'pense que t'en as besoin. tu peux te coucher, me parler de c'que tu veux, ou même si tu préfères je peux parler pour toi. choisis yu, dans tous les cas je reste là, je bouge pas. » Il a même pas la force de lutter, de protester. Il se contente de lever les yeux, de la regarder. Des yeux un peu vitreux, des yeux un peu brillants (la faute aux larmes, probablement). Puis ses prunelles s’abaissent, son regard accroche le bandage. Et ses pensées s’envolent à nouveau tourbillon de noirceur. « tu penses que… » Il bute sur les mots, il a du mal (et ça fait du mal, aussi). « j’vais survivre ? » Ses yeux contemplent toujours le bandage, ce qu’il cache aussi. il se dit que peut-être, oui peut-être, les plaies sont plus profondes que prévues. Mais il se dit aussi que si c’était le cas, Zelda aurait probablement pas réagi comme ça.
Et il perd espoir.
« Je veux pas dormir. » Non, il veut pas. « J’ai peur. » De tout. « Parle-moi ? » Il veut pas parler, il veut plus. Déjà essoufflé, beaucoup trop fatigué ; il veut juste s’allonger, et écouter. Il veut juste se laisser aller, se couler dans la vague et oublier un peu, oublier tout le reste.
♡ ♡ ♡
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