bittersweet ❞ zelja ☾

 

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Message  Sujet: bittersweet ❞ zelja ☾     Lun 15 Mai - 8:57

bittersweet
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Évidemment qu'elle est au courant – les rumeurs qui courent, des chuchotements au fond de la classe et dans les couloirs, les regards en coin qui convergent sur l'un ou l'autre et des rires (horripilants). Mais elle essayait de pas y croire, de pas se concentrer dessus et de continuer sa vie en toute quiétude ; le problème s'est posé lorsqu'elle les a surpris, quelque part, perdue dans la foule. Parce qu'elle a toujours été capable, en un coup d'oeil, de t'apercevoir (même le temps d'un instant) et que, cette fois, tu n'étais pas seul, ou simplement accompagné par quelques amis.
Et c'était sûrement la fois de trop.

Elle est du genre à se morfondre, zelda, une fois seule, dans l'intimité précaire de son domicile – parfois envahi par quelques invités inopinés – elle réfléchit, elle pense trop et sombre dans une espèce de négativisme viscéral. Elle a pas été formée pour tout ça, on lui a pas appris à se protéger de ses propres sentiments et à fuir sa propre personne. Et quand elle a voulu l'affronter à mains nues, elle s'est faite écraser, a dû s'avouer vaincue.

La première déception, c'est le jour de Noël ; elle se matérialise dans l'absence, pesante. Pas un message, pas une seule notification pour effacer ses peurs, l'empêcher de s'étouffer avec. Alors elle commence à tomber, un peu.
La seconde déception, c'est à l'orée du mois de Février ; encore une fois incarnée par un manque de réaction, elle se convainc par extension qu'elle n'a plus la moindre importance et ça lui serre la gorge, tord un peu ses entrailles. Elle s'enfonce, sans un bruit.
La troisième, écrasante, c'est le jour de son anniversaire ; elle regrette d'avoir déposé le paquet, deux mois plus tôt, et se jure silencieusement de ne plus faire le moindre effort. Elle a mal mais l'ignore, feint l'indifférence et s'approche du fond.
Et la dernière, la pire tout en étant insignifiante, c'est celle qui s'étend sur tous ces mois ; pas une seule fois n'a-t-elle eu de nouvelles, se contentant de racontars dans les couloirs et de rumeurs stupides. Et quand sa chute s'achève, qu'elle imagine sa colonne vertébrale éclater en morceau de concert avec les lambeaux de ses espoirs déchirés pour de bon, elle taille dans son âme la promesse étrange de ne pas s'en faire, d'ignorer la futilité d'une absence qu'elle a largement méritée.

Mais zelda n'est pas une femme de parole, même lorsqu'il s'agit de son propre bien. Ses yeux ont continué de chercher la lumière, elle les aurait crevé si ça avait pu atténuer la déception d'en voir une autre à ton bras – un mélange de culpabilité et de rancoeur lui a longtemps laissé un arrière-goût amer au fond de la bouche. Après son absence imprévue, avant son entrevue avec un responsable légal beaucoup trop jeune pour assumer les turbulences de la princesse détrônée, elle a fouillé l'intégralité de son appartement, à la recherche initiale de quelque paquet de clopes qui la rendrait croyante.
Ce qu'elle a trouvé, à la place, c'est une veste. Simple, masculine et, surtout, savamment posée sur une chaise de longs mois plus tôt, avant de se faire ensevelir par les vêtements de la demoiselle (eux étaient simplement jetés dans la pièce, sans qu'elle s'y attarde plus que de raison). Une veste qui ne lui appartient pas, sans pour autant avoir été réclamée – et elle fait remonter toute l'amertume qu'elle ravalait comme de la bile indésirée, hésite à la donner à la prochaine personne qu'elle aura le malheur de croiser, ou à la déposer dans l'armoire de son colocataire.
Une idée fleurit cependant dans son esprit, plante morte-née et fanée avant d'avoir pu exister.

Déterminée, elle balance la veste dans la machine à laver et observe le tambour la malmener, réfléchit presque calmement à ce qu'elle pourra dire, à l'endroit où elle pourra le dire. Pas question de prévenir, encore moins de donner un rendez-vous ; elle a besoin de spontanéité, d'honnêteté. Et c'est dans cette optique que, quelques heures plus tard, l'étudiante traverse les couloirs avec la conviction d'un esprit frappeur, l'expression dure et plus neutre que la Suisse.

Elle ne s'était jamais aventurée dans les studios de la station Funkimchi, trop éperdue dans ses tentatives d'éviter la moindre altercation (non sans en espérer une). Et c'est quand elle passe la porte qu'elle sent son courage s'envoler, qu'il lui faut toute une thèse, un power point mental et trois pactes avec le diable pour se convaincre de ne plus fuir. Elle vérifie l'heure, s'assure qu'il est assez tard pour que les diffusions soient terminées et suffisamment tôt pour qu'ils ne soient pas partis ; et elle entre, ravalant sa douleur injustifiée pour la transformer en colère toute aussi injustifiée.

Raclement de gorge pour attirer l'attention – il ne reste que quelques personnes et, parmi elles, toi – et un sourire aussi aimable que feint se dessine sur ses lèvres. La veste, pliée, lui semble peser infiniment plus lourd que lorsqu'elle déblatérait avec elle-même. « j'ai besoin de parler à hanja. Seule. » pas de bonjour, aucune politesse et sa voix claque comme un coup de fouet ; elle ne te jette pas un regard, naturellement, et attend que la salle se vide ou qu'on la guide vers une autre plus privée pour enfin te toiser. Toujours affublée de son rictus, qui devient tout de suite plus cynique.

La veste t'est restituée sans la moindre douceur, elle recule immédiatement et passe une main agacée dans ses cheveux. « t'es jamais venu la chercher, ni même la réclamer. » le ton légèrement tremblant malgré toute sa bonne volonté, elle se lèche les lèvres avec appréhension et laisse finalement la rancune prendre le dessus. « j'imagine que t'étais trop occupé avec ta chère et tendre, mh ? » Et cette fois il se fait coupant, le ton – elle fouille tes yeux à la recherche d'une réponse aux questions qu'elle n'a jamais posées.

C'est injuste, n'est-ce pas ? Qu'elle s'en prenne à toi, à ta dulcinée sans la moindre raison. Injuste qu'elle se sente trahie – elle le pense au moins autant que toi mais ne sait comment s'en empêcher, perdue entre les restes de culpabilité qui lui donnent envie de te laisser tranquille et la présence accablante d'une jalousie, couplée à la douleur d'avoir été purement et simplement abandonnée. C'est là que réside la source du problème ; elle ne veut pas être avec toi, mais est répugnée à l'idée que tu sois avec une autre.
Et tout est de ta faute. Si tu n'avais rien dit, si tu l'avais laissée en dehors de tes fantaisies d'adolescent trop courageux pour elle, jamais elle n'aurait été flattée par tes sentiments (morts) et jamais elle ne t'aurait réellement remarqué. Pas comme elle l'avait fait jusqu'à maintenant, en tout cas.

« c'est pas grave, bien sûr. » ironie. « je comprends. » mensonge. « chacun ses priorités. » fatalité. « bref, merci de m'avoir souhaité mon anniversaire. Et pour noël, aussi. Et même pour le nouvel an, soyons fous. » amertume, chaque mot est un coup de couteau dans sa poitrine – elle te vise mais se fait mal toute seule, maladroite. « mon héros. » son sourire s'efface et ses cheveux lui tombent sur le visage. La voici réellement, sa chute ; et on lui a toujours dit que, le plus important quand tu tombes, c'est pas la chute.
C'est l'atterrissage.



◊◊◊

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Message  Sujet: Re: bittersweet ❞ zelja ☾     Mar 16 Mai - 0:49

bittersweet
You know I've been around I can't pretend to love you right now
I'm spending all of these years,
Putting my heart back together,
'Cause the day I thought I'd never get through,
I got over you


picotements inespérés plein ses paumes étoilées, frissons désagréables courant le long de sa colonne vertébrale. ils agaçaient son grain d'ordinaire si tendre pour lui arracher une grimace vainement dissimulée, légèrement déstabilisée. l'espace d'un instant, ce fut un ressenti aussi soudain que curieux, qui n'en finissait pas de lui refroidir la nuque et de péniblement s'immiscer sous sa peau, comme une décharge de la réalité qu'il n'avait guère su voir venir. un pressentiment quelque peu éprouvant qui lui trottait d'ores et déjà dans la tête, sans qu'il n'ait pu réellement mettre le doigt dessus ; et le voilà qui se mettait à rôder tout autour de lui, cet étrange pressentiment, avec son parfum cabalistique et ses grands yeux le rabaissant au vulgaire rang de bouffon du roi — celui dont on se plaisait à se moquer tout haut, aussi bien de ses états d'âme que de son propre portrait. ainsi, amer et dénué de bonnes promesses lui paraissait cet arrière-goût sur sa langue, saveur d'angoisse imminente allant jusqu'à éveiller une facette plus secrète de sa personnalité, plus nerveuse et un tantinet torturée.

car aussi surprenant que cela puisse paraître, quelque chose s'obstinait à vouloir le ronger, aujourd'hui. son habituelle efficacité s'en retrouvait vivement altérée, et lui-même se décevait bien plus qu'il ne l'aurait cru, trop alarmé par cette petite voix pour nier le fait que cela le préoccupait très franchement. il prétendait néanmoins aller bien, toujours fidèle à sa nature la plus attachante, et souriait afin de ne pas effrayer son entourage, se parant de sa petite étincelle d'optimisme et de bonheur si communicatif pour atténuer les soupçons, apaiser les cœurs et adoucir les peurs.

mais même malgré tout ça, même malgré ses efforts qu'il s'acharnait à préserver, ses pensées tourbillonnaient dans une sorte de vortex sans fin, tout au fond de son esprit. elles le laissaient douloureusement confus d'être à ce point abandonné d'une quelconque vérité, éternel insatisfait par ces fameux songes imbriqués, par ce manque de clarté évident à sa situation actuelle. han ja n'aimait pas lorsque les choses demeuraient imprécises, inexactes. ce sentiment d'électricité statique dans l'air ne lui disait rien de bon, et tendait plutôt à lui annoncer les prémices d'un orage tout proche, comme s'il se préparait déjà à en recevoir les foudres sur sa tête. qu'est-ce qu'il lui arrivait ? lorsque l'on détenait pour credo de toujours positiver et de toujours y croire, de telles ondes, pour qu'elles soient aussi fortes, ne s'avéraient généralement pas être aussi insignifiantes. tôt ou tard, han ja allait le payer cher, il en avait l'étrange conviction. mais par qui, par quoi, et même où ? le manque de réponse le frustrait à un point inimaginable et l'entraînait vraisemblablement à rire jaune, dans des nuances violacées et bleu électrique, anxiété inexpliquée d'une vision inexplicable.

pour autant, l'animateur avait tenu à passer l'après-midi avec le reste du staff de la funkimchi, ses amis et ses aînés s'étant évertués à lui conseiller une pause, à lui dire de rentrer chez lui pour bénéficier d'un repos bien mérité. quelque part, ce n'était pas faux, et il en avait réellement envie, histoire de claquer ce stress si soudain au fond du tiroir et de se détendre un peu plus. à la place, il avait cependant gentiment refusé une telle compassion de la part de ses sunbaes et de ses collègues, parce qu'il ne voulait pas les abandonner et que son travail, qui demeurait également comme étant l'une de ses passions, lui tenait beaucoup trop à cœur, pour se permettre de s'envoler sous la pression d'un oppressant pressentiment.

de cette manière, le rejeton des étoiles continuait de croire que tout irait bien, qu'il se faisait sûrement du souci pour rien. que ce poids pesant sur ses épaules finirait par s'en aller, en même temps que la dernière émission venait d'être diffusée, leur octroyant une liberté plus que salvatrice. ce fut lorsqu'il crut avoir terminé sa journée et son dur labeur qu'il prit alors conscience de son ignorance, à demi conscient que le destin ne comptait tout bonnement pas lui faire de cadeau. la voix cinglante et étonnamment sèche qui retentit derrière lui le fit dans un premier temps douter, avant de lui coller dans le dos ce même genre de frisson qui n'avait pas cessé de le tourmenter tout à l'heure, de nouveau traqué par ce qu'il n'avait pas réussi à discerner. et désormais, il avait peur. pas peur d'elle, ni même peur de se retourner. tout simplement, peur de savoir. et surtout, peur de ne pas comprendre pourquoi.

que faisait-elle en ces lieux, tout à coup ? pourquoi un ton aussi sec, et pourquoi autant insister pour s'entretenir avec lui en privé ? le cadet de sa fratrie l'ignorait, mais savait que tout cela ne présageait rien de bien joyeux. de toute manière, rien ne pouvait se vanter d'être joyeux, lorsqu'il avait le malheur de prononcer le nom de zelda. s'il avait réussi à enfouir sa rancœur et à tourner la page depuis cette peine adolescente – peine qu'il ne pouvait bien évidemment pas lui reprocher – dorénavant, son dernier souhait à son égard était de la blesser ou de lui causer du tort. tous deux n'avaient pas besoin de ça, plus maintenant. mais alors, qu'est-ce qui l'amenait à cette heure-là, après un silence radio mutuel auquel le han avait cru bon de s'accoutumer ? qu'est-ce qui l'avait convaincue de faire le premier pas, de se sortir de son mutisme, pour finalement arrêter de le fuir comme la peste ?

tout simplement, une sorte de fureur qu'il n'eut pas de mal à reconnaître en elle, lorsqu'ils furent enfin seuls et entre quatre murs, les yeux dans les yeux. le dédain avec lequel elle lui rendit sa veste, qu'il reconnut comme étant celle dont il lui avait secrètement fait cadeau, ce jour-là, ne parvint qu'à lui arracher une grimace d'incompréhension, crispée par l'esquisse nerveuse qui voulut se profiler sur ses pommettes. ses sourcils se froncèrent tandis qu'il récupéra son vêtement, peu alerte de la situation, un peu abasourdi par une telle entrée en matière. que se passait-il ? lui en voulait-elle pour une raison obscure ? c'était étrange, et plutôt inconfortable, cette impression d'avoir une zelda colérique sur le dos. elle lui arrachait un souffle toujours plus troublé, et remuait bien malgré lui des souvenirs qu'il avait pris du temps à enliser, dans quelques-unes des méandres de sa mémoire. « je peux savoir ce qui te prend, au juste ? » des mots se voulant un minimum contrôlés, mais des mots relatant une perdition certaine de la part du maître de ces lieux, alors que ses yeux toisaient sans comprendre l'expression de froideur trônant sur le faciès de son interlocutrice. de zelda. « tu aurais du me le dire, si tu n'en voulais pas. c'est pas pour rien, que je ne suis jamais revenu la chercher. » ça n'avait pas été entièrement calculé, et il admettait volontiers l'avoir oubliée, à ce moment-là ; mais toujours est-il qu'il s'en était rendu compte quelques heures plus tard, de sa maladresse, et qu'il avait néanmoins décidé de ne pas retourner la récupérer. la valeur symbolique de cet échange l'avait fait sourire, malgré ce que l'on pourra dire. avait-il été assez stupide pour penser que cela ne la dérangerait pas ? visiblement, oui. serrant les plis de sa veste entre ses doigts, han ja se contenta de fixer celle qui le laissait dans l'ignorance, le flot de ses veines irradié par une espèce d'adrénaline brute, soudaine. « mais de quoi est-ce que tu parles ? j'ai fait quelque chose de mal, pour que tu dises ça ? explique-moi, je sais pas ! » sa chère et tendre ? il ne voyait pas où elle en voulait en venir, et se faire prendre de haut de la sorte sans connaître la nature de ses soi-disant péchés l'agaçait. et puis ce timbre plein de reproches, qu'elle s'attelait à lui offrir sur un plateau d'argent, comme s'il n'était en fait que l'accusé d'une affaire que lui-même ignorait. ça ne pouvait que faire se crisper ses mâchoires entre elles, cette joute tout droit sortie de nulle part qui ne lui plaisait définitivement pas.

en réalité, il y avait longtemps qu'ils n'avaient pas eu l'occasion de se reparler en face à face, sans personne autour pour les diviser ou les en dissuader. sans doute quelques mois depuis l'hiver, sur une période de temps réaliste, mais bel et bien quelques années, si l'on voulait aller dans le vif du sujet. le lien qui les unissait ne demeurait pas anodin, mais pas très naturel non plus, voire même plutôt embarrassant, lorsqu'ils n'avaient rien à se dire. voilà une certaine période maintenant que zelda s'obstinait à l'éviter, à s'échapper lorsqu'ils faisaient partie du même rassemblement, à abhorrer l'idée de croiser son regard quand il posait ses yeux sur elle et à baisser légèrement la tête, à chaque fois qu'une opportunité de discuter ensemble s'offrait à eux. le han en avait tout simplement conclu qu'elle ne voulait plus rien à voir à faire avec lui, si tant est qu'il lui avait fait comprendre être passé à autre chose, qu'il ne lui en voulait pas pour des aléas du passé et une jeunesse trop différente en tout point pour concorder. si elle ne voulait plus le voir dans sa vie et faire comme si de rien n'était, alors soit, il respectait ses décisions, sûrement autant qu'il la respectait elle. par conséquent, aux sentences de celle qu'il lui faisait face, de celle qu'il avait l'impression d'avoir blessé, inéluctablement, et de celle qu'il aurait aimé clamer comme étant à lui au monde entier, fut un temps, l'étudiant ne put contrôler cette subite envie de laisser parler toute sa frustration, blessé à son tour d'être aussi incompris. c'était stupide, insensé. et pourtant. « alors quoi, zelda ? tu me reproches d'avoir voulu te laisser tranquille, c'est ça ? » pour quelle raison s'attarder sur l'intérêt de quelqu'un que l'on avait rejeté, après tout ? « tu ne me l'as jamais dite, ta date d'anniversaire. tu m'évites tout le temps, partout où l'on se croise. qu'est-ce que je dois en déduire, au final ? ça me dépasse. j'ai juste l'impression d'être un bouffon. » articula-t-il rageusement, dans un soupir qui témoignait de ses maux ; et de ce mélange de peur et de culpabilité, à l'idée de lui avoir possiblement fait du mal. cette irritation d'avoir été aussi stupide, aussi : de ne jamais réussir à se faire comprendre comme il le faut, avec zelda. celle qui prenait d'assaut sa gorge, enveloppait ses paroles et perçait dans le son de sa voix, infaillible. « On s'est revu il y a quelques mois, et tu as déjà l'air d'attendre quelque chose de moi. Qu'est ce que tu veux, Zelda ? En dehors des "joyeuses fêtes", explique-moi réellement ce qu'il te faut. » une note davantage cordiale dans la pointe de sa voix, et ses pas le menant instinctivement plus près d'elle, la silhouette du leader s'approchant comme s'il fouillait dans ses orbes d'ébène — toujours et encore à la recherche de mille et une réponses rédemptrices. « vu comment tu m'évitais, j'ai juste pensé que tu ne préférais pas garder contact. Je peux pas être au courant de ce que je sais pas, Zelda. Si j'avais su, j'aurais voulu te dire que j'aurais évité de venir, ce jour-là. Mais t'avais trop besoin de me remettre à ma place, pas vrai ? » ce jour-là. tous deux savaient pertinemment bien à quel jour il faisait allusion, en réalité. le motif de ses pupilles parlant silencieusement pour lui, le han se contenta de se taire, hargneux. et ce fut sans doute un peu craché sur un fond de vieille rancœur, cette constatation hasardeuse qui ne voulait pas réellement dire quoi que ce soit. elle ne rimait à rien, si ce n'est un prétexte pour se servir de sa technique, et contre-attaquer à son tour de l'exacte-même façon. que lui fallait-elle, au final ? que pouvait-il bien lui donner qui l'intéressait tant, elle qui s'obstinait à se voiler et à se laisser faner comme un chardon étiolé, lorsqu'ils ne demeuraient jamais loin de l'un comme de l'autre ? elle n'allait certainement pas lui faire croire qu'elle avait besoin de ses formules de politesse mensuelles pour justifier autant d'emportement. il n'était pas aussi crédule.

en se pinçant légèrement les lèvres, comme si le flux qui consumait ses pores venait de se calmer, ja détourna le regard autre part, rapidement gagné par un sentiment étrange. il se sentait aussi coupable que dénué de toute faute, et c'était bel et bien suffisant pour le déstabiliser un peu ; rien qu'un peu. « je veux pas te faire du mal, zelda. j'en ai jamais voulu. » si tu savais.



◊◊◊


@Han Soo Yun a écrit:
J'savais qu'on allait la sortir et j'aurais du parier sur toi, le roi des vannes pourries.

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Message  Sujet: Re: bittersweet ❞ zelja ☾     Mar 16 Mai - 13:04

bittersweet
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Idiote – complètement stupide, la voilà défaite et à deux doigts de faire demi-tour. Elle se sent humiliée par ses propres actions et pourtant, pourtant elle n'en regrette pas la moindre parcelle ; seulement affaiblie par son incapacité à les assumer totalement pour l'instant, sa seule erreur (à ses yeux aveuglés d'égocentrisme) est de ne pas s'être préparée plus que ça. Parce qu'elle a déjà perdu les mots, tout le speech préparé s'est effacé à la première question et la pression lui broie les épaules, la pousse à se dévorer la lèvre inférieure. « tu aurais du me le dire, si tu n'en voulais pas. C'est pas pour rien, que je ne suis jamais revenu la chercher. » « oh, vraiment ? » l'agacement parle à sa place, dans une raillerie qui lui coupe sèchement l'intérieur de la gorge.

Et elle continue, après une tentative avortée de te fixer droit dans les yeux ; elle écoute à peine, assourdie par toute la tension qui lui tord la colonne vertébrale et fait crisser ses dents. « non voyons, t'as rien fait de mal. » le ton faussement doux – bien sûr, elle vient en furie sans raison, sans que rien ne l'ait provoquée (et peut-être que c'est vrai, qu'elle est la seule énervée contre elle-même). Mais ça lui paraît trop facile, tout ce qui te concerne lui apparaît si simple et droit qu'elle enrage en constatant sa propre complexité.

« alors quoi, zelda ? Tu me reproches d'avoir voulu te laisser tranquille, c'est ça ? » prise par surprise, elle prend le temps d'assimiler la situation. Parce qu'elle s'est laissée aveugler par ses propres peurs, qu'elle a tiré des conclusions sans chercher d'autre point de vue et a déclamer deviner alors qu'elle ne faisait que s'enfermer dans une bulle de négativisme. « ça me dépasse. J'ai juste l'impression d'être un bouffon. »

« peut-être que t'as pas totalement tort. » siffle-t-elle entre ses dents ; c'est pas comme ça que c'est censé se passer, elle voulait pas être méchante plus de quelques secondes et elle a simplement perdu le contrôle, plus blessante que blessée. Plus consciente que jamais du ridicule de sa propre condition, elle se planque derrière le venin d'une pique que tu n'as absolument pas mérité. « vu comment tu m'évitais, j'ai juste pensé que tu ne préférais pas garder contact. Je peux pas être au courant de ce que je sais pas, zelda. Si j'avais su, j'aurais voulu te dire que j'aurais évité de venir, ce jour-là. Mais t'avais trop besoin de me remettre à ma place, pas vrai ? » elle déglutit péniblement et recule d'un pas à peine perceptible, soudainement mal à l'aise. « je t'ai pas évité. » mensonge de pure mauvaise foi. Non, c'est pas censé se passer comme ça – le problème, c'est qu'elle sait pas comment elle imaginait la scène.

Et ça ne l'agace que d'autant plus, d'être infoutue de contrôler la moindre situation même lorsqu'elle en est l'instigatrice. « je veux pas te faire du mal, zelda. J'en ai jamais voulu. » un rire jaune se glisse entre ses dents serrées et cette fois le pas qui la fait reculer est clair, indéniable. « trop tard. » c'est faux, tellement faux qu'elle s'en voudrait presque – non, tu ne lui as jamais fait de mal. Elle s'est faite du mal toute seule et a fini par rejeter la faute sur toi, pour s'épargner la culpabilité et l'humiliation en plus de tout le reste. « enfin, non. C'est vrai, t'as rien fait. Jamais, que dalle. C'est moi. » soupçon d'honnêteté qui fait sombrer son palpitant dans sa cage thoracique, elle n'en est que plus hargneuse.

« t'en fais pas han ja, j'attends rien de toi. » rictus cynique, plus elle parle et plus elle regrette chaque mot qu'elle prononce, sans le laisser paraître. « t'es trop bien pour avoir fait quelque chose de mal, pas vrai ? » tout a l'air si simple, quand on est toi ; pourtant ça l'est sûrement pas, elle en sait rien. Se contente de tirer ses conclusions et de se les enfoncer dans la poitrine. « alors non, j'attends rien, que dalle. Je veux rien, surtout pas venant de toi. » c'est faux – elle aurait voulu être amie avec toi, au lieu d'agir et d'être considérée comme une parfaite étrangère. Mais elle attendait, comme une conne, que le rejeté tente encore le coup. Et ça lui paraissait normal, parce qu'elle avait pas le droit de s'approcher (pas après avoir refusé). « tu dois pas avoir l'habitude qu'on te dise non, pas vrai ? » alors elle attaque sous un autre angle, maudit le lieu qui l'empêche probablement de fumer – n'a jamais eu autant envie d'en tirer une de sa poche pour affaiblir les battements de son coeur affolé. « j'comprends, difficile de le faire, mh. » la dureté d'un sarcasme qui lui ouvre le bide. Ah, parfaite idiote, elle se perd dans son raisonnement en constatant que la seule fautive, ici, c'est bien elle. « comment tu veux que j'essaye pas de t'éviter, après tout, hein ? Mais bien sûr, j'allais t'aborder le lendemain et te proposer d'aller boire une bière avec moi. Tu crois que c'est aussi simple pour tout le monde ? T'es qu'un putain de gosse han ja, et si tout le monde arrive à te faire croire que c'est une qualité, tu constateras que c'est loin d'être le cas. »

elle a les crocs serrés et n'en pense pas un mot – pourtant, la grande différence entre vous est bien là. T'as toujours été un gamin et elle a jamais eu d'enfance. Envieuse, un euphémisme qu'elle aurait pu utiliser à l'instant pour décrire l'orage de rancoeur qui lui met les tripes en vrac. À quoi ça lui sert, de dire tout ça ? Absolument rien. Et peut-être qu'elle cherchait un prétexte pour épancher une haine qui n'est même pas dirigée vers toi mais vers le reste du monde. « j'voulais un truc, avant. Un simple truc, vraiment très con. » elle se calme, inspire, respire, souffle toute sa colère pour que le rictus narquois qui lui déchire les lèvres se transforme en sourire triste. « je sais pas c'que c'est. Que tu viennes, une fois, peut-être. Tu sais, un peu plus qu'un simple message public et sans saveur pour souhaiter un prompt rétablissement aux victimes. »

peut-être que c'est vraiment ça, le problème. Elle s'est sentie abandonnée par le monde entier, l'a injustement repoussé pour s'assurer qu'il ne lui ferait plus jamais ressentir ce genre de solitude. Parce qu'on lui a pas appris à se protéger et le premier coup de couteau lui a laissé la cage thoracique ouverte et le coeur à vif. « alors je sais pas, j'me suis dit qu'il fallait ptête que j'crève pour que t'en aies quelque chose à foutre. » sa gorge se serre – c'est pas personnel tu sais, elle parle au monde entier là aussi. C'est difficile d'être rien, de devenir quelqu'un pour ensuite réaliser que même avoir un nom et une poignée d'amis suffit pas pour être remarquée. « tu dois pas connaître ça après tout, c'est normal que tu comprennes pas. quand on est le neveu de la directrice, le président d'une société et le gérant d'une station radio, on sait pas ce que ça fait d'être personne. »



◊◊◊

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