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Message  Sujet: family portrait ❞ jinda ☾     Dim 14 Mai - 23:55

FAMILY PORTRAIT
can we work it out, can we be a family ?
Peut-être qu'elle aurait dû rester chez vous – si elle était pas sortie, si elle avait pas ressenti le besoin stupide de finir la nuit toute seule, elle aurait pu revenir le lendemain sourire aux lèvres et l'air plus sereine que durant les vingt années qui la précèdent. Mais elle avait peur de perdre le peu d'indépendance qu'elle avait galéré à obtenir, s'était stupidement persuadée qu'en dormant avec vous elle n'aurait jamais la force de repartir et scellerait son destin.
Dieu sait qu'elle l'a scellé, son destin. Et qu'elle le regrette.

C'est dix jours plus tard qu'elle réapparaît, la princesse ; le teint blafard, les yeux striés de cernes fatiguées et angoissées, les lèvres dévorées par ses propres dents. Aucun message envoyé, simple retour au fin fond de son loft accompagnée de quelques bières et d'un bon paquet de clopes. Elle les a fumées une par une, s'est enfoncée dans sa solitude en ruminant devant la télé, sans même la regarder – elle a fini par réaliser quelque chose d'aussi puissant que terrifiant : toute seule, elle arrivera jamais à rien. Elle a besoin qu'on l'aide, qu'on la protège. C'est ridicule et ça l'humilie, ça froisse le peu d'orgueil qu'elle réussit difficilement à conserver et ça la fait rire jaune, mais c'est la vérité, nue et coupante.

Alors il lui faut quelques dizaines d'heures de plus pour s'y faire, pour s'adapter à cette idée – pour ravaler son amour-propre et passer la porte de l'inksmokers, à l'orée du mois de mai. Et c'est pas yongmin qu'elle veut, aujourd'hui ; bien sûr, elle aime sa présence en toute circonstance mais, quelque part, y a une pointe de sarcasme et de cynisme qui l'empêche d'être tout à fait honnête avec lui, comme elle parvient à l'être avec toi. Peut-être est-ce dû à la différence d'âge plus importante, ou à son premier souvenir de toi – elle l'ignore et peu lui importe.

« jin ? Tu travailles, ou on peut parler ? » clope encore au bec, la voix assez rocailleuse pour qu'elle soit presque inaudible. Elle est un peu mal en point zelda, avec les quelques marques sur son cou, les bleus qui disparaissent petit à petit de son visage et la coupure de sa lèvre, tout juste refermée. Pourtant le sourire qui s'y dessine est honnête, quand son regard tombe finalement sur toi et qu'elle se sent tout de suite plus en sécurité, comme si t'étais capable de la protéger de tout le mal du monde.

Sourire mort-né, lorsqu'elle se rappelle de quoi elle désire parler. C'est toujours plus compliqué de le faire de vive voix pour elle, qui prend de longs instants pour chercher ses mots ; perfectionniste qui rechigne à l'approximation, elle baisse les yeux en quelques secondes à peine et prend une grande inspiration. Même l'anglais lui demande des efforts, cette fois-ci. « c'est.. à propos de tout ce qui s'est passé depuis, disons, quelques années. » Et un rire dénué de tout humour fait vibrer sa cage thoracique, elle jette un œil aux alentours pour s'assurer qu'aucun client ne gêne votre conversation. « si t'as un truc à faire, j'peux… j'peux attendre. Monte quand tu peux, d'accord ? »

Et elle hoche la tête avant de s'enfuir à l'étage, la gorge serrée et le coeur battant – elle rêve de faire demi-tour, d'expliquer qu'elle s'est trompée, qu'elle a rien à dire et faire suffisamment semblant pour être convaincante. Mais elle sait déjà que ça servira à rien et, quelque part, se dit que la seule chose qui pourrait lui permettre d'échapper à cette entrevue qu'elle a elle-même initié serait une vraie apocalypse (ou l'arrivée inopinée de yongmin).
Naturellement, aucun des deux ne vient la sauver de l'embarras.

Alors, quand tu la rejoins – elle n'a pas compté les secondes, trop occupée à préparer son speech – elle panique presque, se redresse sur le siège où elle s'était affalée dans la contrainte. Il lui faut un coup de langue, quelques secondes de réflexion et un pacte avec le diable avant qu'elle n'ouvre réellement la bouche, cette fois pour commencer à creuser sa tombe. « j'ai pas passé l'année. » Et elle se rappelle ; elle se rappelle de la déception dans ton regard, quand yongmin a loupé la sienne. Elle se sent mal – se sent coupable, craint constamment d'être jetée (c'est ce qu'elle mérite, au final). Un maigre rictus flotte sur ses lippes, le regard planté sur le sol dans l'attente d'une réaction. Et elle souffle, inquiète. « j'suis désolée jin, ça a été une année un peu.. un peu dure, j'imagine. » les manches de sa veste sont remontées, comme pour planquer tout ce qu'elle a dessiné directement sur sa peau, et la nervosité la pousse à mordre de nouveau ses lèvres déjà sèches. « c'était prévisible, de toute façon. J'voulais t'en parler plus tôt, genre.. te prévenir, mais le jour de mon anniversaire ça me paraissait pas être un bon moment. »

mais c'est pas ça, le sujet principal – et y a tellement de choses à dire qu'elle sait pas par quoi commencer, donc elle a cherché le plus facile, s'est planquée derrière des difficultés scolaires le temps de trouver le courage d'aborder le plus compliqué. « j'ai essayé de rattraper, de me remettre dans le truc mais j'ai pas réussi. Ça me dérange pas de recommencer, j'vais en avoir besoin. Désolée. » elle a du mal à respirer, enfant forcée d'admettre son échec à un parent qu'elle aurait voulu voir fier – pourtant elle te considère certainement pas comme son père, sa notion de famille brouillée par quelque passé qu'elle refuse de déterrer. Mais c'est pire encore, d'être capable de décevoir quelqu'un comme toi, quelqu'un qui lui a sauvé la vie et a presque réussi à lui offrir une certaine saveur.



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Message  Sujet: Re: family portrait ❞ jinda ☾     Ven 9 Juin - 1:16

FAMILY PORTRAIT
can we work it out, can we be a family ?
Les jours passaient sans qu’il n’arrive à les compter, les jours passaient, trop vite, beaucoup trop, même. Trop vite parce que trop occupés. Trop occupés les jours qui passaient, à bosser, à pas dormir, à vouloir tout contrôler (autre que toi). Ils passaient trop vite les jours, juste pour éviter de se rendre compte, trop vite pour oublier l’absence, l’inquiétude. C’était le boulot, toujours et encore plus. Les jours passaient trop vite, c’était vrai, mais Jin, sans même vouloir les compter, il savait, avait pas voulu s’alarmer, avait voulu laisser faire, donner un peu de liberté. Histoire de ne pas passer pour le grand-frère trop protecteur, étouffant, à ne rien demander à Youngmin, pour ne pas semer un soupçon, pour ne pas l’inquiéter lui aussi, qu’il se rassurait. Histoire aussi, de ne pas passer pour le papa poule, le gros con, en fait, celui qui était toujours sur leur dos, toujours à surveiller, toujours là pour guetter.

Ils étaient grands les enfants de son monde, bien plus grands qu’il n’aurait pu se l’avouer, bien plus grands encore qu’il n’aurait pu l’imaginer mais Jin, il avait juste appris à laisser un peu plus vivre en silence pendant que son crayon crissait sur le papier. Il pouvait pas vous garder en cage, vous, les gosses qu’il tentait tant bien que mal d’élever. Il le savait. Mais c’était pas franchement ton genre, de disparaître, c’était pas ton genre de ne pas lui dire, à lui. Forcément qu’au fond, un tas de questions s’empilaient jusqu’à ce que sa jambe tremble sans arrêt. Mais Jin, il savait que tu étais assez grande pour partir, pour ne rien dire, même qu’au fond, t’avais pas grand-chose à lui devoir; pas de sang en commun, juste des documents certifiés et pourtant, l’irlandais semblait croire à votre destin.

Peut-être même que Hyo avait été le seul à capter, à voir l’œil trop sérieux, trop concentré pour que rien ne cloche mais Hyo, il disait rien souvent, car il savait que ça ne ferait qu’énerver davantage le patron parce qu’il acceptait mal qu’on veuille l’aider, qu’on veuille savoir, mais surtout qu’on le dérange dans ce qu’il faisait. Ce jour-là, y avait ce même œil, là, trop sérieux, trop concentré, qui traînait sur la blancheur d’une feuille de brouillon sur laquelle il s’afférait, Jin, sur laquelle son esprit divaguait. Seule une mélodie s’évaporait jusqu’à cogner sur les murs du salon, qui, aussi, aidait le tatoueur à l’inspiration. Le dessin se faisait de lui-même pour qu’une gomme efface ses rêves d’évasion, pour recommencer, des traits nouveaux, plus satisfaisants pour leur créateur perfectionniste. Sa tête bougeait au rythme des basses qu’il avait laissées à un volume modéré, assez pour entendre la clochette de la porte, assez pour entendre la voix d’un éventuel client, mais surtout, assez pour entendre cette voix.

Jin, il réagit pas de suite, laissait le temps s’écouler comme il savait si bien le faire depuis plusieurs jours déjà. Jin soupira à la fin de la question, pour garder autant son calme qu’il n’exprimait son soulagement de l’entendre cette voix; ta voix. Même qu’il savait finalement pas trop comment réagir Jin, après dix longues journées, alors il préférait pas réagir sur le coup, juste respirer deux secondes avant de laisser son crayon tomber sur le bureau. Il te laissait parler, l’irlandais, parce que tu semblais en avoir à dire, des choses, mais juste avant que tu te faufiles, il glissa (presque comme pour être rassurant) « J’finis juste ça et j’suis tout à toi. » En réalité, il avait été tout à toi depuis le jour où il avait croisé ton regard pour la première fois. Comme une promesse silencieuse faite inconsciemment à lui-même, cette promesse dont il ne connaissait même pas l’existence mais qui était bel et bien là, qui rythmait (à son échelle) sa vie.
Nouvelle vie qu’il avait commencée à construire à tes côtés, et aux côtés de Youngmin.

Pendant longtemps, et encore maintenant, il savait pas trop comment faire, Jin, savait pas trop comment tout gérer. Tu sais, toutes ses affaires d’ado et puis après, de jeunes adultes. Il avait jamais vraiment su les règles du jeu du grand-frère alors encore moins celles pour être père. Faire de son mieux, toujours, c’était ce qu’il se répétait à chaque fois qu’il croisait un de vos regards – mais Jin était pas beaucoup plus vieux, était pas le parfait exemple, bien loin de l’être même, il était sûrement pire que vous deux mais tentait de croire qu’il pouvait arriver à vous berner, juste le temps que vous grandissiez un peu, juste assez pour réfléchir et vivre de vous-même.
Mais il avait pas encore compris, Jin, que ce jour-là, il était déjà arrivé.

Finalement, il finit rien du tout, l’étranger, il laissa le crayon à sa place le temps d’un instant, le temps de quelques secondes pour s’affaler de tout son poids dans son siège de bureau, pour laisser sa tête partir en arrière et laisser ses mains déformer son visage en soupirant. Il finit par se redresser, frotter son œil (peut-être pour gagner un peu de temps) (un peu de courage sûrement) et se lever pour monter et te rejoindre – il prit la première chaise qui lui passa sous la main, la retourna pour s’asseoir dessus et poser ses avant-bras sur le dossier tout en te regardant, caressant l’idée de te gueuler dessus, de t’enfermer dans cette pièce et de te punir jusqu’à la fin de tes jours mais Jin, il te regardait simplement, avec ses yeux (un semblant) encourageant. Il voulait pas te faire fuir, Jin, il venait juste de te retrouver, il voulait juste que tu lui parles, il voulait juste une explication, quelques mots, un murmure, un soupire, juste ce qu’il fallait pour qu’il baisse la garde et qu’il se dise que ce n’était pas si grave, au final.

Pourtant, il ne sut quoi dire face à cette mine blafarde et surtout angoissée, presque soulagé finalement que ce ne soit que ça, ton année ratée. Sa main à nouveau qui frottait son visage, son œil, et sa lèvre coincée entre ses dents, pour réfléchir, à t’écouter, sans un mot, sans savoir vraiment quoi dire. « Ok. » Un hochement de tête comme pour te dire qu’il t’avait entendue, les efforts comme les excuses. « Ecoute, t’as loupé ton année, ok. C’est pas grave. Tu vas assumer, tu vas recommencer et tu vas bosser. » Maladroit, sûrement, froid, tout le temps. La voix grave, le ton sec, des mots à demi-compréhensifs, à demi-exécutifs. Jin, il savait pas se contenir, malgré tous les efforts, malgré tous les soupires et les secondes laissées envolées. « Juste une chose, j’vais pas te demander beaucoup mais quand tu pars sur plusieurs jours, ce serait bien que tu préviennes, au moins. »

Presque agacé, au final, de ne pas pouvoir tout contrôler, de ne pas pouvoir être dans ta tête, de ne pas avoir autant de pouvoirs qu’il le voudrait, encore un soupire passa ses lèvres, quelques mots en suspens jusqu’à ce que son regard ne se pose sur les quelques ecchymoses qui coloraient ton cou. Les sourcils froncés, il finit par te regarder dans les yeux, sans rien dire, juste un instant, sans comprendre. Mais il lui fallut peu de temps pour se lever et venir vers toi, assez pour pousser tes cheveux ébènes et te demander, interloqué. « C’est quoi ça ? »


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Message  Sujet: Re: family portrait ❞ jinda ☾     Mar 4 Juil - 14:26

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« ok. » une partie de la pression redescend, s'évanouit dans le souffle qu'elle relâche enfin – pourtant elle sait que le plus dur est à venir, qu'elle a à peine commencé la descente en enfer. Et c'est là qu'elle regrette d'avoir pris la solution facile, qu'elle hésite à s'en tenir au redoublement et le blâmer pour son état. « écoute, t'as loupé ton année, ok. C'est pas grave. Tu vas assumer, tu vas recommencer et tu vas bosser. » le ton autoritaire la fait tiquer, un frisson très léger mais glacial lui parcoure l'échine. Elle hoche la tête, impuissante – travaillera pour compenser la quantité de potentielles déceptions à venir.

Et c'est là qu'il se glisse, le reproche ; prévenir lorsqu'elle part, surtout si c'est plusieurs jours. Elle déglutit et baisse les yeux, jusqu'à sentir la piqûre d'un regard autrement plus agressif qu'auparavant – les quelques mèches inégales qui couvraient sa gorge l'avaient lâchement abandonnée, découvrant son cou couvert par quelques marques qu'elle suppose être de strangulation. Les quelques secondes qui passent alors lui semblent durer une éternité, ta main dans ses cheveux lui arrache un nouveau frémissement d'appréhension. « c'est quoi ça ? »

évidemment, il fallait que tu t'en aperçoives ; elle regrette la chaleur extérieure, qui l'empêche de couvrir sa nuque meurtrie d'une écharpe plus efficace que ses cheveux. « la raison pour laquelle je suis partie. » c'est lâché dans un souffle, comme la confession d'un pêcheur à un prêtre – elle lève la tête l'espace d'un instant, un maigre sourire flottant sur ses lèvres mordillées. « et c'est aussi pour ça que je t'ai demandé de monter. Le redoublement, c'était.. le plus facile. » son regard se perd dans le vide et elle caresse l'intérieur de son poignet du bout du pouce, rassemble ses idées et son courage dans une inspiration probablement suicidaire.

« tu sais, y a quelques années, min m'a accompagnée à l'hosto, pour un problème dont j'avais pas trop envie de parler. » elle se lève et s'écarte, trop perturbée pour supporter l'invasion de son espace personnel. « j'y suis allée pour une IVG. » appuyée contre le mur, les frottements contre son poignet deviennent grattements, et elle griffera bientôt la peau pour se délester de toute la pression qui fait ployer ses épaules. « je t'en ai pas parlé parce que le type a disparu, mais disons que j'étais pas… enfin il m'a pas demandé mon avis. » un rire jaune lui démange la gorge sans réellement sortir, remplacé par une espèce de geignement étouffé. C'est compliqué à annoncer, ce genre d'événement – encore plus quand on l'a caché pendant si longtemps, en espérant ne jamais avoir à s'en souvenir.

Elle commence à faire les cent pas, mordant ses lippes avec plus d'application que jamais. « et c'est lui qui s'est pointé, c'est pour ça que j'ai disparu et que j'ai.. ça. » vague geste pour dévoiler l'ampleur des ecchymoses écloses sur sa gorge, sans pour autant mentionner les bleus qui parsèment le haut de ses cuisses et le bas de ses hanches. « j'aurais dû te le dire plus tôt, mais j'avais peur de, mh, ce qui pourrait arriver ? » cette fois son regard glisse sur toi et elle se perd un instant dans tes yeux, y cherche le réconfort – c'est là qu'elle constate que quelques larmes piquent les siens, rougissent ses joues d'un sillon salé et malvenu.

« j'suis désolée. Désolée d'avoir rien dit, d'être partie. Et désolée de foutre autant la merde. » c'est con mais quelques fois, souvent même, elle se demande si tu regrettes de l'avoir emmenée avec toi, avec min – elle se demande si elle devrait pas partir complètement, peut-être changer de pays et vous laisser tranquilles, avec vos problèmes et sans rajouter les siens. Alors forcément, c'est sous le joug de cette peur aussi rationnelle que paranoïaque qu'elle a l'audace de se faufiler dans tes bras, dans une étreinte aussi gênante que rassurante à ses yeux. Juste le temps de se calmer, d'être capable de refermer ses foutues poches lacrymales.

« tu te fâcheras pas, hein ? Ou pas longtemps, alors. » relent de gaminerie dans ses discours, elle s'est toujours sentie petite fille en ta compagnie. Et elle recule enfin pour te libérer de l'étau de ses petits bras maigres, dans un énième rire forcé et maladroit. Pas d'excuse cette fois – elle l'a suffisamment fait. Mais c'est peut-être le pire moment que celui de l'attente, oppressante, d'une réaction.



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Message  Sujet: Re: family portrait ❞ jinda ☾     

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