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milky way on my back, galaxies in your eyes ☆ booja



 
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Message  Sujet: milky way on my back, galaxies in your eyes ☆ booja     Jeu 30 Mar - 0:53

milky way on my back
galaxies in your eyes
godly duo booja ☆ king & prince

☆☆☆ Soir carillonnant de grillons. Loge à deux. Pourtant, l'ambiance est tamisée, feutrée, douce, voluptueuse. Aux murs, pendent de longues et lourdes tentures en velours grenat. Au sol, de grands tapis foncés aux décors d'arabesques et de fleurs s'entrecroisent et se chevauchent. Un parfum capiteux plane. Ça sent le bois, l'ambre et l'encens ; ça sent la nuit lilas, ça respire les volutes de fumée enroulées autour de leurs jambes, célestes et drapées d'un manteau de particules éphémères, s'élevant dans l'air à la simple et unique force de leur imagination. De son imagination : celle du Roi Boo.
Colorées à la main, les bougies au fond de la pièce éclairent de leur flamme les pupilles sombres et reposées du Président. Certaines arborent des nuances chaudes, d'autres arc-en-ciel et teintées d'un rouge vif édulcorant lentement mais sûrement ses songes. Elles font briller l'âme, font fondre la cire, décuplent les instincts quintessenciés du rejeton des étoiles. Elles sont là, omniprésentes, énigmatiques et confèrent à l'atmosphère ombragée de la pièce cette dimension de rêve flou et évasif, dont on ne saurait s'évader une fois plongé en plein dedans. Flambeaux souverains, ils gouvernent en silence ; somptueux cierges, complices de l'encens exhalant, qui font rougir d'un désir sensuel et artistique le modèle de ce pinceau.
Ledit Boo, lui, se tapit dans l'obscurité de cette chambre, instrument bariolé de couleurs entre deux doigts. D'entre ses lèvres, le Han croit entrevoir ruisseler cette sorte de fascination permanente, inaltérable et bleue des merveilles qui l'entourent, comme toujours lorsque Ja rive ses prunelles étoilées sur lui. Lui, le fraternel spectre de couleurs. De ses long doigts fins et blafards que le Président s'imagine sans mal, le Firestone trace le fruit sulfureux de ses pensées sur la toile qui lui fait face, à savoir le corps finement sculpté de Ja lui-même. De sous les paupières du peintre, le dévêtu peut deviner qu'il y surgit de temps à autre cette flammèche si particulière, autant provoquée par l'éclairage environnant que par sa contemplation semblable à celle d'un prédateur.
Prédateur qu'In Ok n'est pas, spectateur qu'il demeure, éternellement assigné à ce rang de voyeur et de témoin au regard tacheté de couleurs et de fibres d'ardeur face au dos opalin du convié, de l'invité, de son grand ami et de son frère de cœur. Car aujourd'hui, Ja est son modèle. Ou plutôt, Ja fait office de fond de toile blanche. La peau de son dos et de ses omoplates, surmontée d'une fine pellicule argentée, frissonne et se tend au contact de la brosse qui le chatouille. Pas plus tard qu'il y a quelques minutes, il s'était bien vite défait de sa chemise pour combler l'exigence artistique du plus jeune, à savoir s'essayer à une promesse que tous deux s'apprêtent dorénavant à tenir : faire couler le cosmos, univers-même du petit prince, sur son corps d'étoile diaphane.

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Message  Sujet: Re: milky way on my back, galaxies in your eyes ☆ booja     Sam 1 Avr - 13:34

du vermeil occasionnel de tes cheveux
aux merveilles éternelles de tes yeux
godly duo booja ♡ king & prince

♡♡♡ { Du vermeil occasionnel de tes cheveux
aux merveilles éternelles de tes yeux
boo a rarement trouvé quelqu'un aussi beau
et son appartement ce soir, lui rappelle presque l'eldorado }

il a attendu boo, comme il attend rarement ; les pieds bien droits, le visage un peu tendu et les cheveux mal bouclés mais surtout mal attachés, par des barrettes suppliciées d'avoir trop de matière à soutenir et une couronne de fausses fleurs, pour incarner le roi qu'il a toujours rêvé d'être. Il attend et prépare l'univers – ce soir, son salon deviendra l'antre de toutes les étoiles, à défaut de les mettre dans tes prunelles il les fera exploser sur ton dos et retracera les constellations de tes clavicules.

Ce soir vous n'êtes que deux, pourtant c'est toute la voie lactée qui se met entre vous. Et si boo n'a jamais saisi ta fascination presque inquiétante sur le cosmos, il se contente d'apprécier les fées qui étincellent dans ton regard, ta langue qui s'emmêle sur quelques mots (étoiles, planètes, comètes) quand tu en parles – lui le menton fourré dans sa main, plus émerveillé que jamais. Il aimerait avoir la même passion, le même entrain pour une activité et, malgré l'importance qu'a l'art pour lui, il n'a pas l'impression d'être à ton niveau.

Presque jaloux du ciel, le gosse aimerait qu'on parle de lui avec un plaisir similaire, imagine déjà les louanges qu'on ferait sur lui (de purs mensonges, qu'il est le seul à sentir) ; il s'élèverait au rang d'altaïr si ça lui permettait d'intercepter ton regard plein de bonheur (ou peut-être de joie, la même qui l'a frappé dans le dos quand il a eu l'idée de t'offrir ce cadeau). Meilleur moyen de remercier les galaxies de t'avoir fait descendre à l'état d'être humain – il t'imagine étoile, te rêve météorite et te pense planète (cent fois tu aurais dû t'écraser sur lui, mille fois c'est son palpitant qui a fondu sous la chaleur de ton sourire).

L'étoile et l'enfant, c'est ainsi qu'il imagine la scène ; ainsi qu'il la vit, quand ta chemise tombe sous la pression de la gravité, et que l'essence de l'encens altère ses sens. Il prend le temps d'observer, fait glisser ses doigts le long de ta colonne, redessine tes muscles pour en mémoriser les courbes, les imaginer couvertes par un paysage qu'il aura lui-même créé – là où tu observes les météores, lui les crée partout où on le lui permet. Lent, méthodique, il caresse ta peau du bout de son pinceau et il semblerait presque disparaître dans le noir, tant tu attires les lumières à ses yeux légèrement voilés.

Le geste initiateur de la séance trempe son arme dans un petit pot transparent, avant qu'il n'appose une couche de liquide sur ton dos ; teste sa température en insistant sur tes omoplates, savoure la vision de ta nuque dans un regard presque pervers. Et même si les murmures pleins de promesses sensuelles sont multiples dès que vous vous voyez, il n'y a au fond de ses pupilles qu'une affection profondément fraternelle, sans qu'aucun désir incestueux ne soit jamais venu la ternir.

Les nuances de bleu éclatent en premières sur ton dos, il utilise la douce et voluptueuse aquarelle pour reproduire la délicatesse des nuits de printemps, réchauffe légèrement l'eau pour rappeler la tiédeur de celles d'été ; mais celle qui compte le plus pour l'artiste, c'est cette-même soirée qui fait s'arrêter le temps, allège son souffle et attise la totalité de ses sens. C'est presque plus charnel que toutes les fois où il a observé un dos nu, et pourtant bien plus poétique que toutes celles où il a appris les lignes de ces corps auxquels il n'associe plus le moindre nom.

Ce n'est qu'une fois les délimitations de son travail sont dessinées, d'un coup de pinceau plus taquin que nécessaire, qu'il laisse finalement son visage de décrisper, un sourire malicieux fleurissant sur ses lèvres fines. Finalement, dans un souffle ténu, il sent ses cordes vocales vibrer malgré lui – les silences n'ont jamais été appréciés par l'enfant. t'as déjà joué à mario galaxy, non ? en toute honnêteté, le contraire l'eut étonné. dedans, y a l'histoire d'harmonie, avec une gosse et une étoile, 'fin un luma paumé. La première fois que je t'ai vu, j'y ai repensé.

il reprend son pinceau et cette fois c'est quelques bulles blanches qu'il fait éclore sur ton dos – une sous la clavicule gauche, dans une caresse insistante de ses poils doux – une autre à quelques centimètres de ta colonne vertébrale, légèrement ovale et axée vers la droite. ceci dit, la première fois que je t'ai vu, t'étais tellement éclatant que j'ai eu envie de partir. Attends, ne bouge pas. L'honnêteté sur le bout de la langue, son pouce vient parfaire la courbe de son trait avant que deux ou trois ronds supplémentaires ne soient ajoutés au ciel nuancé. ça te vient d'où, cette fascination pour le ciel ?

curiosité infantile, avant de replonger l'outil dans son pot aux couleurs brouillées il en utilise un deuxième pour flouter les bulles, futures comètes lancées à travers le paysage de tes muscles parfaitement sculptés.

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Message  Sujet: Re: milky way on my back, galaxies in your eyes ☆ booja     Dim 16 Avr - 5:00

milky way on my back
galaxies in your eyes
godly duo booja ☆ king & prince


☆☆☆  Points de lumière et de conscience dans l'obscurité de l'inconscient. Fleurs de vie et bougies sibyllines, aux identités sempiternellement secrètes. Soleils lointains aux chaleurs opalines, dans cette tendre et pénétrante obscurité que l'on appelle nuit. Silencieuses confidentes qui ne jugent pas, régnant sur le monde en tant que poussières omniscientes et lucioles de ces tombeaux. Lueurs chatoyant sur le commun des mortels, guidant l'être esseulé et tourbillonnant comme des spirales sans fin, dans cet Univers qui leur est et leur a toujours dédié.

Oui, telles étaient les étoiles aux yeux constellés d'astres flamboyants de Ja. Nymphes inaccessibles aux quatre branches magnétisantes, nimbant de lumière les chemins les plus ténébreux. Hautes dans le ciel telles des Reines muettes, dans la plus parfaite des vénustés, dans le carillonnement d'un grelot teinté du rire de l'enfant Han, elles s'attelaient à aimer depuis leur trône céleste, comme on s'appliquait à les aimer follement en retour. Attirantes, chaleureuses, dissiper un peu des maux noirs et des maux bleus de quelques terriens était ce qu'elles faisaient de mieux, simplement de part leur existence et de part l'espoir qu'elles insufflaient. Aussi belles qu'une ribambelle de perles lorsqu'elles s'alignent, aussi innombrables que les grains de sable d'un désert, aussi colorées que les fleurs parfumées d'un bouquet et aussi spéciales et uniques que les braises magmatiques d'un volcan en effusion, les étoiles ne demeuraient rien de moins que spectaculaires.

À la manière des hommes, elles naissaient, vivaient et mourraient. Inéluctablement, leur trépas les abandonnaient à l'état de géantes rouges, pour enfin mourir sous la forme d'une naine blanche, d'une étoile à neutrons ou d'un trou noir. Même par delà la mort, leur splendeur subsistait et fleurissait davantage, sans jamais vouloir se faner. C'était là toute la différence avec les humains. Elles explosaient, s'effondraient, déflagraient dans un ultime nuage de gaz et de poussière interstellaire, mais elles renaissaient.

Si le soleil mourrait chaque soir dans la mer,
C'était pour laisser ses consœurs étinceler de beauté.
Et si ce soir Ja se plaisait ostensiblement à se taire,
C'était pour admirer ses semblables proclamer leur majesté.

Et leur majesté, c'était Boo l'indompté, Boo le passionné, qui la repeignait, la retranscrivait sur son propre corps et la rallumait, en y glissant ici-et-là quelques éclats de lumière, quelques parcelles de couleur et de fibres imparfaites, ne rendant l'avancée de son travail que plus élégante et poétique. Ce pouvoir galvanisant qui enveloppait ses phalanges, saupoudrait le bout de ses doigts et s'en allait par delà les éthers, c'était tout bonnement celui de savoir peindre les étoiles, de les amener sur terre et de les faire chatoyer tout près de leur piètre existence. à la seule force de son âme artistique et de son imagination éclaboussée de taches artificielles, plus innombrables encore que ces billions d'astres dansants, boo créait l'inatteignable. boo peinturlurait sur han ja ce que que han ja aimait.

et han ja n'aimait pas que les étoiles, parce que les étoiles n'aimaient pas que le ciel.
il l'aimait lui, aimait sans conteste boo ; sans doute plus que la voûte céleste, plus que la voie lactée et sa robe pourpre, car sans doute aurait-il troqué des étoiles et des étoiles pour lui, pour ce petit bout d'artiste et éternel enfant perdu qu'était inok. capturer d'une poigne volatile et rêveuse quelques-unes de ses consœurs pourrait lui être aisé, juste pour leur promettre un univers plus à même d'être aimé et davantage vaste, où il est bon de savoir que l'on y brille ; un système solaire bien plus merveilleux encore que celle qu'elles connaissaient d'ores et déjà, un vortex tourbillonnant et sans fin, dans lequel il s'avérait étonnamment facile de se perdre. sans surprise, les yeux de boo. oui, ses yeux ; et même, boo tout entier. son parfum et son essence si captivante, que ja ne pourrait jamais se vanter de savoir décrire. tout simplement, la ferveur d'un être épris de passion, qui inspirait au président le nom de son grand ami.

car cette nuit, boo constellait la galaxie de fleurs irisées, de comètes iridescentes - mais pas sur simple fond de toile blanche, non ; sur quelque chose de bien mieux, de bien plus attrayant, et qui rendait l'hôte de cette soirée fou d'enthousiasme, comblé d'une excitation propre aux enfants. pour sûr, un emballement que boo seul venait d'engendrer, et que rien ne saurait faire disparaître. la fragrance ensorceleuse de l'encens s'alliait avec les promesses de cosmos du peintre pour faire perdre pied ja, qui s'était aussitôt attelé à se débarrasser de sa chemise et à accueillir mille-et-un frissons sur son épiderme, dès lors que le tendre chatouillis du pinceau s'était fait ressentir. était-ce seulement réel ? le rejeton des étoiles lui-même peinait à le croire. mais c'était si exaltant, et si spécial, à cet instant très précis. savoir que boo et lui finalisaient désormais ce projet dont ils avaient si peu de fois parlé, sans pour autant jamais s'éloigner de ce perpétuel entrain similaire...

au toucher serpentant ici-et-là du plus jeune, la pulpe de ses doigts se promenant le long de sa colonne vertébrale, glissant furtivement sur ses épaules et retraçant le contour de ses clavicules, le han se plut à se laisser doucement aller, bercé par une sensation étrange de repos. il ferma les yeux au gré de ces caresses taquines et manifestement avides de découvrir le grain de sa peau, ne cherchant pas à retenir son esprit qui s'évadait dans la volute d'un soupir, alors qu'un rictus indéchiffrable et vaguement apaisé voguait sur ses commissures.
et bientôt, ce fascinant pinceau, contrôlé par un esprit des plus créatifs, qui revenait inlassablement à la charge pour faire éclater sur son corps des nuances qu'il ignorait. les imperceptibles soubresauts qui le prenaient de temps à autre d'assaut suffisaient à le faire ricaner de manière presque inaudible, lorsqu'il comprenait et décryptait la nature joueuse que désirait démontrer son cadet. ça pourrait paraître nécessaire, lui qui s'immergeait et se voyait emprisonné sous cette suave vague de chimères et de peinture, dans laquelle cette atmosphère si secrète et si familière à la fois le noyait.

à la volée, le silence fut de nouveau brisé. voilà de longues minutes qu'aucun des deux n'eut osé prendre la parole, et ce fut boo qui tira une fois de plus son aîné d'entre les griffes du mirage, de cette anecdote qui n'en finit pas de le faire sourire. lentement. très posément. et très tendrement, aussi, comme s'il était conquis comme on aurait conquis la lune, et tout l'espace qui va avec. « c'est vrai ? » questionna-t-il d'une voix légèrement abrutie, non sans une once de douceur subitement candide. « je me souviens que la première fois que j'ai entendu ton nom, je n'ai pas pu m'empêcher de t'appeler king boo, moi aussi. un jour ou l'autre, il faudra arrêter de hanter la vie des gens qui croisent ton chemin, boo-ya. » et si la réflexion s'était vue soulignée d'un timbre espiègle et peu sérieux, han ja le pensait sans doute rien qu'un peu, dans la forme du compliment la plus absolue qui soit. boo n'était pas quelqu'un que l'on pouvait prétendre oublier si facilement. il n'y avait qu'à prendre l'exemple de sa sœur, qui ne tombait vraisemblablement pas dans l'oreille d'un sourd. ja avait su le voir. s'enticher de boo était si aisé, après tout. même en tant que frère de cœur à l'égard du firestone, le président comprenait ça.

« éclatant, tu dis ? » demanda-t-il alors curieusement, avant de se taire et de rester statique, à la demande de celui qui peignait bolides, comètes, nébuleuses et supernovas pour lui. savoir que boo pensait ça de lui lui procurait un plaisir inimaginable et bordé d'une affection qui le faisait frémir, l'incitant à sourire sans jamais s'arrêter. « de toute manière, je t'aurais poursuivi, histoire de t'empêcher de partir. c'est assez vexant, de savoir que tu pensais à le faire. je ne sais pas si je te pardonnerai, boo-ya... » il murmura un peu béatement ces mots, l'obscurité s'abattant sur son monde tandis que la peinture fraîche s'étalait quelques instants sur ses omoplates. volontairement plaisantin, une esquisse se colla à ses lèvres, alors qu'il écoutait inlassablement son bourreau de minuit parler. pourtant, la question que lui posait boo dissipa un brin de son laisser-aller, et le han se redressa légèrement sans pour autant changer de position, plus à même de parler sérieusement. comment lui expliquer ça... peut-être bien qu'il n'y avait pas de mot assez fort pour le faire. « tu peux pas me demander pourquoi j'aime autant les étoiles, tu sais. ça s'explique pas. c'est comme si je te demandais pourquoi tu m'aimes autant ! » farceur, le voilà qui s'esclaffait de son timbre chaud et à demi-voilé, étourdi par la torpeur dans laquelle il baignait. il espérait que boo peindrait des rayons gamma, quelque part dans un coin de son dos. il adorait ça, les rayons gamma. « en réalité, tu as répondu à ta propre question tout seul. elle me vient du ciel, et c'est tout ce qu'il faut retenir. » chuchotant cette vérité comme un secret, sur un sourire attendri par la curiosité de l'insatiable amoureux, ses orbes se posèrent sur une bougie non loin. elle se consumait elle-même dans la chaleur environnante du petit logis. « et toi ? » finit-il par dire, un peu trop soudainement. « qu'est-ce que tu aimes le plus dans la vie, boo ? c'est quoi qui te rend heureux, à toi ? genre... les étoiles pour moi, c'est quoi pour toi ? » un élan d'innocence et d'indiscrétion sans retenue, un désir imminent de partager chaque moment de cette soirée plus qu'intime, en compagnie de son cadet, de son enfant perdu.


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Message  Sujet: Re: milky way on my back, galaxies in your eyes ☆ booja     Mar 18 Avr - 18:16

du vermeil occasionnel de tes cheveux
aux merveilles éternelles de tes yeux
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♡♡♡ Rarement s'est-il senti autant à sa place que derrière toi, pinceau entre les lèvres et palette entre les doigts. Mais ce soir est le vôtre, ce soir t'es à lui et ça lui paraît tellement invraisemblable qu'il se demande entre deux couches d'étoiles si ce n'est pas le fruit de son imagination, s'il n'a pas confondu un rêve avec la réalité. Et tu sais, Han Ja, ce n'est pas tant pour faire la conversation que par curiosité qu'il te pose cette question, brouillant le silence léger. Faut le comprendre, pour lui c'est incompréhensible que t'aimes autant les étoiles – comment les vénérer, quand on est l'une d'entre elles ?

Peut-être ne t'a-t-il jamais considéré comme un vrai être humain. Plus comme quelque chose qu'on a envoyé pour, je sais pas, une mission un peu spéciale ; t'es comme un aimant et tu t'en rends même pas compte, t'attires tout ce qui peut être attiré et toi t'es là, avec ton sourire de con, avec tes blagues et tes yeux trop brillants. Alors forcément, boo, quand il t'a vu, il a pas cru que t'étais vrai, pendant deux secondes il a même cru halluciner.

Et puis maintenant qu'il peut faire ce qu'il préfère – à savoir peindre – directement sur tes omoplates – dieu sait qu'il les aime –, il est un peu perdu, à bout de souffle. Comme si c'était le dernier jour de sa vie, qu'il lui restait que quelques heures avant que la faucheuse viennent le chercher – alors il en profite, avec son plus beau sourire sur les lèvres. « c'est vrai ? » malicieux, son sourire. « je me souviens que la première fois que j'ai entendu ton nom, je n'ai pas pu m'empêcher de t'appeler king boo, moi aussi. Un jour ou l'autre, il faudra arrêter de hanter la vie des gens qui croisent ton chemin, boo-ya. »

Cette fois il éclate carrément de rire, plus conscient que jamais de vos différences ; oui, boo est un fantôme. Il hante, vicieux malgré lui, est probablement aussi mort que le roi des défunts et fait souffrir, peut-être pour passer le temps, les pauvres personnes qui auront le malheur d'attiser son intérêt. Mais boo est un fantôme particulier, pas uniquement grâce à son statut de roi – il ne fait pas exprès, et regrette profondément chaque sourire qu'il a vu s'effacer, à son départ comme à son arrivée.
Toi, en revanche, tu es une étoile. Pas n'importe laquelle, encore une fois. La plus brillante, qui aveuglerait autant que le soleil si sa lumière n'était pas infiniment plus tendre. Si le Barde, avec un B majuscule, équivaut à Shakespeare, toi, en l'occurrence, tu es l’Étoile, avec la même majuscule. Et toi, en tant qu’Étoile, t'illumines la terre comme la lune s'occupe du ciel – lui, il n'est que le Fantôme, l'antithèse en un sens. Celui qui n'existe que dans l'ombre que ta lumière crée ; c'est ainsi qu'il se voit et, bizarrement, ça lui va.

« de toute manière, je t'aurais poursuivi, histoire de t'empêcher de partir. C'est assez vexant, de savoir que tu pensais à le faire. Je ne sais pas si je te pardonnerai, boo-ya... » ça aussi, ça lui donne envie de sourire, mais il se contente de se pencher au-dessus de ton épaule, et de chuchoter directement dans ton oreille, d'un timbre volontairement très aguicheur. « si j'avais su, je me serais enfui juste pour que tu me poursuives. » toujours aussi volatile, il plaque un baiser mouillé sur la naissance de tes clavicules – se tord la nuque en passant – et revient sur son siège, cherchant la prochaine touche de couleur à apposer sur ton dos. « tu peux pas me demander pourquoi j'aime autant les étoiles, tu sais. Ça s'explique pas. C'est comme si je te demandais pourquoi tu m'aimes autant ! »

Sa gorge se serre subitement, un souvenir lui retourne l'estomac et il peine, pendant quelques secondes, à rester stoïque ; il se souvient de la lune qui l'éclairait, lui, d'une gerbe de peinture étalée sur son corps, de sandwiches mal confectionnés et du froid, du froid qui réchauffait le petit fantôme. Il se souvient de deux rois déchus et de chaussures souillées par l'abus d'alcool, et il se souvient, quelque part, d'être tombé amoureux de ton frère, à toi. Et il est rassuré, tu sais, d'être derrière toi – rassurer de constater que tu ne vois pas son expression, que tu ne remarques pas ses difficultés à écarter ça d'un rire. « ah, ça explique tout alors. »

Et il ne rit qu'à moitié, parce qu'une partie de sa réflexion est honnête ; c'est impensable, à ses yeux, de ne pas t'aimer. De ne pas être attendri par ton attitude de farceur, par les lueurs dans tes prunelles, dès que l'astronomie pointe le bout de son nez – de ne pas être subjugué par toute la passion qui court dans tes veines. « et toi ? Qu'est-ce que tu aimes le plus dans la vie, boo ? C'est quoi qui te rend heureux, à toi ? Genre… les étoiles pour moi, c'est quoi pour toi ? »

Il réfléchit intensément, non sans que son pinceau poursuive sa danse sur la constellation de tes articulations ; et la réponse est instantanée, dans un rictus malicieux. « toi. » L'innocence de l'enfant qui voudrait épouser sa mère – ou, en l'occurrence, son père. Boo n'a jamais ressenti ce besoin, immédiatement happé par la douce cousine aux cheveux d'or. Mais, quelque part, si tu devais être ce daddy qu'il passe son temps à associer à ta personne, alors en un sens, c'est vrai. Tu fais partie de ce petit bout de galaxie. « et peut-être tous les autres. » Car Boo accorde cette importance toute particulière à chaque personne qui s'infiltre dans sa vie – pas de l'amour pur, mais quelque chose qui lui donne envie de leur offrir un morceau de son âme, quitte à ne plus en avoir assez pour lui-même.

« la peinture aussi, peut-être. Mais c'est plus un moyen d'extérioriser tout ce qui se passe… à l'intérieur, tu vois ? » Certains auteurs couchent sur papier leurs pensées les plus noires, là où Boo étale les siennes sur des toiles et ses amis. Parfois c'est la mer, parfois le ciel, souvent des scènes sans personnages, des paysages où seuls quelques oiseaux peuvent s'y glisser – ou des portraits, des représentations des mêmes amis. « peut-être que je n'en ai pas, au final. J'en sais rien, mais ça me dérange pas. » S'il est vrai qu'il aurait aimé éprouver tant de passion pour une seule et même chose, il préfère se consoler en faisant de son entourage un million de muses, de puiser l'inspiration dans leurs vies et leurs ressentis à eux.

« j'ai bientôt fini, je crois. Je suis pas sûr, il manque quelque chose. » Peut-être qu'il ment, qu'il a fini depuis un moment déjà, mais qu'il veut pas arrêter. Qu'il veut que le temps s'arrête, que cette soirée s'immortalise. Lui-même n'en sait rien, et n'essaye même pas de trouver une raison à son désir de poursuivre. C'est un esprit libre Boo, ça en sera toujours un. « éclatant, ouais. Tu t'en rends p'tête pas compte, et p'tête même que j'suis le seul à déconner en voyant ça. Mais tu brilles Hajan, assez pour qu'on te voie de loin. » énième rire, avant qu'il ne pose sa palette à côté de vous, dans un souffle ténu. « est-ce que tu as soif ? J'ai encore un pack de bières dans le frigo, ou même de l'eau si tu préfères. » La tête penchée vers toi, dans un sourire tendre – ah, plus de doute, il voudrait vraiment que cette soirée n'en finisse plus.

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