i hate u i love u ✗ #nahri



 
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Message  Sujet: i hate u i love u ✗ #nahri     Lun 20 Fév 2017 - 8:46



Do you miss me like I miss you ? Fucked around and got attached to you
Nam il n'a jamais été doué avec les mots. Le plus souvent il n'en utilise que quelques uns lâchés à la volée, sans même prendre le temps d'articuler correctement. Nam il n'a jamais été doué avec les sentiments. Lui qui n'a pas d'attaches, n'est même plus en contact avec ses parents qui à ses yeux n'ont pas plus d'importance que des étrangers qu'il a côtoyé quotidiennement pendant son enfance, pour ne plus les voir aujourd'hui. C'est pas qu'il n'aime pas, c'est pas qu'il est insensible le gosse, c'est qu'il ne sait pas le dire, le montrer, l'exprimer. Nam il n'a jamais été doué avec les excuses. Parce qu'il veut vivre sans regrets ni remords, qu'il a pour habitude de tout assumer. Il ne demande pardon que très rarement, presque jamais en fait. Nam il n'a jamais été doué avec les gens. C'est pas quelqu'un de franchement fidèle, en amour comme en amitié. Parce qu'il ne sait pas comment s'y prendre, qu'il est souvent mieux seul qu'accompagné, qu'il est maladroit, un peu trop franc, un peu trop direct pour pleinement réussir à avoir un cercle social qui le supporte assez longtemps pour s'élever au rang d'amis. Nam on le traite de connard, de gamin, d'égoïste, Nam on dit qu'il est mauvais, froid, insouciant, inconscient. Et Nam il n'a jamais été doué pour prouver le contraire.

Mais aujourd'hui il sait qu'il va devoir réussir tout ça. Parce qu'il n'a pas le choix. Parce qu'il en a envie. Parce qu'elle en vaut la peine. Et il en est le premier surpris, lui qui n'a rien vu venir. Si elle n'était qu'une camarade de classe rivale il y a quelques semaines encore, aujourd'hui tout a changé. Elle a mis le bordel dans sa vie Ahri, y est entrée à coups de baisers trop brûlants, à coups de griffes trop aiguisées. Et il n'a pas compris tout de suite l'idiot, que ce n'était pas que leur éternelle compétition, que ce n'était pas non plus que du sexe, qu'un besoin d'oublier son ex qui au fil des instants passés dans les bras de la blonde s'est effacée de ses souvenirs. Il l'a cru pourtant, s'est même détesté de l'utiliser pour se consoler, pour combler son manque d'affection, son besoin d'attention. Et puis il a compris, ça lui a sauté à la gueule : il fait pas ça en pensant à une autre. Parce qu'il ne pense qu'à elle, qu'à Ahri.

Et ça lui fait peur à Nam, lui qui n'a jamais été amoureux avant sa dernière relation qui a pris fin trop brusquement, bien assez pour le convaincre que l'amour, c'est pas un truc pour lui, c'est pas un truc qu'il sait donner, ni recevoir d'ailleurs. Pourtant il est là, et il a besoin d'elle. Pas pour coucher, pas pour oublier. Mais parce qu'il veut ses lèvres, ses sourires, sa chaleur. Et puis son parfum, son regard, et tout le reste. Il veut passer la soirée à sa fenêtre à côté d'elle à regarder les volutes de fumée grise s'envoler dans le ciel, siroter son café froid, grogner à ses piques incessantes, et se réveiller le lendemain contre elle en l'empêchant de sortir du lit, elle qui le fait toujours si vite pour s'échapper. Il sait Nam, qu'il veut tout ça, ignore cependant ce qu'il en est pour elle. Parce que Nam, il n'arrive jamais à la comprendre, à reconnaître le vrai du faux, les plaisanteries et la sincérité. Parce que Ahri il a l'impression de ne plus la connaître, de mélanger celle d'avant et celle d'aujourd'hui, de trop la prendre au sérieux,
ou pas assez, peut-être.

Et Nam il n'a jamais été doué pour discuter. Nam il sait pas régler les problèmes, parce qu'ils a tendance à s'en désintéresser totalement, à ne jamais se prendre la tête. Mais ça il ne peut pas le faire avec elle, et ça le dépasse (et ça lui fait peur aussi). Il est trop habitué à tout contrôler, gamin qui ne laisse jamais rien lui échapper, aujourd'hui il est juste perdu. Alors il fuit, s'éloigne pour prendre du recul, tenter de comprendre ce qui se passe entre eux, ce qui se passe avec elle. Parce que lui le sait, qu'il tient sans doute un peu trop à la danseuse pour que ce soit normal, que ce sms-déclaration l'a un  peu trop secoué pour que ce soit anodin. Et il n'a pas su dire si c'était vrai ou pas, encore sur ses gardes après sa précédente plaisanterie de trop mauvais goût.
T'aurais l'air si con Nam, si tu tombais amoureux d'une fille qui veut que ton corps.

Mais aujourd'hui c'est trop. Il n'arrive pas à l'oublier, cette photo au message dénué de subtilité postée en ligne. Il se dit quelque part que c'est sa place à lui, dans ce lit. Qu'elle n'avait pas le droit de la céder à un autre, surtout pas ce jour là. Alors il a le pas nerveux Nam, lorsqu'il traverse les couloirs de l'université. Il n'a assisté à aucun cours aujourd'hui, comme trop souvent dernièrement, pourtant il est là, mais ce n'est pas vers sa classe à lui qu'il se dirige. Les lieux sont à peine peuplés de quelques pauvres élèves. Envahis par la présence d'Ahri un peu plus loin. Et il s'approche trop vite, l'entraine dans la première classe qui vient (vide, heureusement), comme pour ne pas lui laisser l'occasion de réagir, comme s'il était pressé de la retrouver, de remonter sa main derrière sa nuque pour l'approcher. Comme s'il crevait d'envie de l'embrasser, sans doute parce que c'est le cas. Alors il n'hésite pas, plaque peut-être un peu trop brusquement ses lèvres contre les siennes, les dévore avec une passion qui ne leur a jamais fait défaut.
Et un petit quelque chose en plus.
Et un petit peu d'amour en plus.

Il a le souffle en pagaille Nam, lorsqu'il se détache à regrets, n'attend pas cependant pour prendre la parole, l'empêcher de réagir une fois de plus. « D'accord j'ai pris trop de temps je sais désolé mais du coup, est-ce que c'est le bon moment pour t'annoncer que je suis amoureux de toi ? »  Parce que Nam, il n'a jamais été doué avec les mots, les sentiments, les excuses.
Et puis elle est arrivée.
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Message  Sujet: Re: i hate u i love u ✗ #nahri     Mer 22 Fév 2017 - 10:19



ever since we met i only shoot up with your perfume
Elle avait cessé de compter les jours à partir de la deuxième semaine, avait noyé ses pensées moroses dans quelques fonds de bouteille et s'était entièrement refermée sur elle-même, par peur d'être dévastée une seconde fois. Parce que, si la première l'avait laissée pantelante pendant de longs mois, il était hors de question qu'on l'atteigne à ce point, encore. Et la vile s'était juré de ne plus s'attacher à qui que ce soit autant qu'elle s'était attachée à cette ébauche d'expérience, bien vite devenue vitale.
Jusqu'à ce que tu rentres dans sa vie avec la délicatesse d'un boulet de canon, la finesse d'un coup de rein de taulard tout juste sorti de prison.

Elle aurait réussi, tu sais, si t'y avais mis du tien ; elle s'était promis de ne jamais te laisser la compléter, mais y avait un truc, derrière les baisers fiévreux, derrière les ongles plantés dans ses hanches et dans tes omoplates. Y avait une certaine possessivité, qu'elle n'avait jamais remarqué – un soupçon de bestialité lorsqu'elle mordait tes lèvres, réclamant toujours plus, comme si t'étais incapable de la satisfaire.
Mais t'avais réussi de façon admirable, et c'était là tout le problème. T'avais fait éclater ses murs un par un, et elle se retrouvait comme mise à nue, libre d'être exposée dans toute sa fraîche fragilité. Il en était hors de question. C'était désagréable, c'était terrifiant et elle pouvait pas s'empêcher de se planquer derrière son dernier recours : les blagues. Comme si c'était rien pour elle, comme si elle se sentait capable de se lever tous les matins après s'être fait théoriquement plaquée.

La vérité, elle est bien plus sale, bien moins jolie.

La vérité c'est qu'elle l'a mal vécu, de se faire refouler par sms – qu'elle a hésité toute la première semaine à te rendre visite pour t'arracher les testicules avec les dents (plot twist : avec les tiennes, de dents). Mais c'est pas son genre à Ahri, d'être touchée. Alors, le montrer ? Plutôt mourir, ou endurer des années d'abstinence forcée.

Si elle a arrêté de compter les jours, elle a pas cessé une seule fois d'y penser, entre deux cours de théorie – et le plus incroyable dans l'histoire c'est que, grâce à ton comportement de parfait fils de pute, elle a jamais été aussi sérieuse dans ses études, désireuse de tourner son esprit vers quelque chose d'autre, sans pour autant se perdre dans la chambre du premier venu. Parce qu'elle fait des efforts cette fois, elle se dit que tout est pas perdu ; et ça l'énerve plus que jamais, d'avoir envie d'attendre pour un mec qui viendra peut-être même pas.

Et aujourd'hui ça fait six jours qu'elle a arrêté de compter les jours – enfin non, six jours qu'elle se dit qu'elle a arrêté. Autant de nuits qu'elle passe à boire et fumer, autant de matin où elle se réveille totalement seule ; et elle sait pas trop comment elle a tenu jusqu'ici, peut-être que c'est par fierté, peut-être que c'est parce qu'elle refuse toujours d'admettre.
Mais faut qu'elle se rendre à l'évidence Ahri, y a bien plus que du physique entre vous et ça commence à lui faire peur – non, ça commençait y a un moment déjà, mais elle a pas essayé de fuir.

C'est la rancune qui l'a poussée à mettre son instagram à jour. La sensation d'avoir été oubliée, aussi ; et puis quand elle a vu son frère, étalé comme un con dans son pieu, elle a pas pu s'empêcher de se rappeler qu'elle était toute seule à cause de toi, et qu'elle en avait marre d'être laissée de côté. D'être touchée par cet abandon, surtout. Alors elle a un peu fait la conne Ahri, elle a un peu craqué en postant ça – peut-être que t'allais même pas le voir, ou que t'allais t'en foutre.
Au moins, après ça, elle serait fixée.

Puis t'as eu l'audace de la faire poireauter un jour de plus et ça, c'est difficilement pardonnable. Pourtant elle se laisse faire, quand tu l'entraînes sans la moindre délicatesse dans la première pièce qui vient – elle se laisse faire aussi, participe même, à ce baiser presque violent, qui la laisse haletante et encore plus affamée qu'en ton absence. « d'accord, j'ai pris trop de temps je sais désolé mais du coup, est-ce que c'est le bon moment pour t'annoncer que je suis amoureux de toi ? »

Si c'était pas Ahri, elle aurait probablement fondu et se serait jetée dans tes bras avec des coeurs dans les yeux et des « je t'aime » au bord des lèvres. Mais Ahri elle a qu'une envie, c'est t'éclater la gueule contre un coin de table – et c'est à ça qu'elle pense, quand ses doigts s'accrochent à ta nuque, t'approchent lentement comme pour embrasser tes lèvres tendues avec toute l'avidité du monde. C'est à ça qu'elle pense, quand son geste se transforme en un coup de boule alimenté par sa rancoeur et destiné à te faire ressentir physiquement ce qui lui a éclaté l'intégralité de son être pendant ton absence.

Un peu sonnée malgré elle, elle recule ensuite et s'assoit sur la première table à portée, les pieds posés sur une chaise. Téléphone dégainé, votre conversation retrouvée et un calcul rapide, par rapport à la date. « vingt. Vingt jours. Il t'a fallu vingt jours pour te rappeler que j'existais ? » C'est amer et ça lui laisse un arrière-goût bizarre dans la bouche, ça lui serre la gorge et lui donne encore plus envie de te frapper avec la même chaise sur laquelle reposent ses talons.

« non, c'est pas le bon moment. Ça le sera plus jamais, mon grand. P'tête même que y en a jamais eu, de bon moment. » elle fait une pause, sort une sucette de sa poche et prend le temps de défaire l'emballage et de la glisser entre ses lèvres, avant de finir par soupirer et planter ses yeux dans les tiens, le tout agrémenté d'un sourire plus moqueur que jamais. « si j'répondais ça, ça te ferait quoi, hein ? » y a un « rien » qui résonne dans sa tête, ses entrailles qui ont l'audace de se tordre. « allez, dis-moi, li-nam-woo. Qu'est-ce qui t'a poussé à revenir ? T'as de nouveau envie de baiser, c'est ça ? Fallait bien que ça finisse par te manquer. »
y a que son corps, qui t'intéresse, hein ?
((et puis quand elle dit ça elle se plante une lame dans le bide
et puis ton baiser laisse, sur sa langue, comme un arrière-goût acide))
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Message  Sujet: Re: i hate u i love u ✗ #nahri     Ven 24 Fév 2017 - 5:39



Do you miss me like I miss you ? Fucked around and got attached to you
Le problème avec Nam, c'est qu'il agit trop souvent par impulsions, sans jamais prendre la peine de réfléchir. Sans doute trop habitué à tout faire pour lui-même, à ne penser à rien d'autre que sa propre personne. C'est pas qu'il est égoïste Nam, c'est qu'il est un peu trop indépendant, a toujours tout fait pour s'en sortir sans personne, sans aucune aide. Et il n'est pas vraiment à l'aise pour communiquer, pour suivre autre chose que ses propres besoins, ses propres envies. Nam il ne pense jamais à l'avenir, gamin insouciant qui ne s'intéresse qu'à l'instant présent, sans même redouter les répercussions de ses actes sur le futur. Il a pour morale de ne jamais regretter, de choisir et d'assumer. Il ignore ce qu'il fera plus tard et ne s'en inquiète pas, hausse simplement les épaules lorsqu'on le questionne à ce sujet. Il n'y a qu'une chose qu'il parvient à projeter dans l'avenir Nam, c'est la danse. Parce que pour lui ce n'est pas qu'un passe temps, pas qu'une passion, c'est ce qu'il est, c'est ce qu'il veut être plus tard.

Et puis y'a Ahri. Ahri qui s'est imposée dans sa vie sans qu'il ne s'en rende compte, sans que ça ne le déplaise malgré tout. Et l'insouciant a commencé à s'habituer à une certaine routine, à savoir de quoi le lendemain serait fait, au moins un peu. Il a commencé à penser au futur, à y voir autre chose que la salle aux murs recouverts de miroirs, autre chose que les scènes, la musique. Nam aujourd'hui il la voit elle lorsqu'il pense à ce qui arrivera plus tard, demain, dans six mois puis dans deux ans pourquoi pas. Il la voit débarquer à l'improviste, attaquer ses lèvres, dévorer sa peau. Il se voit partir avec elle, aller n'importe où, se foutre du reste. Et ça lui fait peur. Parce qu'il n'a pas l'habitude de ça, ignore comment agir en conséquence. Alors il cogite beaucoup trop, lui qui se fiche habituellement de tout a passé trop de temps à tout analyser maladroitement. Et il y repense, aux fois où il a été le premier à lui parler d'amour, se doute qu'elle n'a jamais vraiment compris (ou peut-être refusé de comprendre) que c'était un peu trop sincère. Et il se souvient, de ses réveils solitaires après avoir passé la nuit avec elle. Et il y repense toujours, à cette plaisanterie qui lui a fait comprendre que ce qui était drôle pour elle, était vrai pour lui.

C'est pour cette raison qu'il s'est éloigné. Parce que Nam il refuse de tomber amoureux si à ses yeux à elle il n'est rien qu'une personne qui partage son lit. Peut-être aussi pour savoir s'il ne finirait pas par l'oublier, par passer à autre chose s'il ne la voyait pas. Probablement surtout dans l'espoir de lui manquer, de se prouver qu'il a au moins quelques bribes de valeur aux yeux de la danseuse. Mais la vérité c'est qu'il n'a jamais réussi à penser à autre chose qu'à elle pendant tous ces jours, qu'il a toujours eu cette pointe d'espoir, de la revoir, qu'elle revienne. Et même s'il lui a demandé de ne plus prendre contact, il crevait juste d'envie de recevoir un message, de la voir devant sa porte. N'importe quoi, juste quelque chose qui lui prouverait qu'elle est incapable de se passer de lui, autant que lui l'est vis à vis d'elle. Mais rien rien du tout. Il a le coeur bousillé nam, les yeux cernés par ce constat. Et il aurait pu, peut-être, essayer de ne plus penser à ça, à elle, s'il n'y avait pas eu cette photo.

Nam il n'est pas jaloux, se considère plutôt possessif, affirme que c'est différent. Et ça l'a tué, ça l'a ratatiné ce cliché chargé de sous entendus. Ça l'a torturé d'imaginer sa Ahri dans les bras d'un autre. Et s'il n'était pas borné alors sans doute la raison aurait été suffisante pour qu'il finisse par la détester, pour l'aider à tourner la page. Mais non. Y'a cette voix qui résonne dans sa tête pourtant, qui lui hurle que c'est terminé, qu'il n'existe plus dans sa vie, que tout est foutu. Mais y'a aussi ces sentiments un peu trop puissants, un peu trop bruyants qui couvrent les cris de la raison, qui le poussent à la retrouver, l'incitent à se jeter sur ses lèvres qu'il a tant rêvé de pouvoir embrasser à nouveau, qui l'obligent à dire toute la vérité avec des mots impulsifs mais calculés. il se fout de tout le reste nam, déterminé à tout essayer pour la récupérer, à prendre tous les risques pour la garder rien que pour lui.
Parce que, putain, elle en vaut le coup.

Alors il ne comprend pas vraiment, n'a pas non plus le temps de réagir lorsque le coup frappe sa tête et le fait reculer dans une plainte suivi d'un juron incontrôlé. Et il l'observe sans comprendre, une main appuyée contre son front douloureux, le regard chargé d'interrogations. à vrai dire, il se doutait que ce ne serait pas si simple, estime la connaître suffisamment pour savoir que Ahri, c'est pas vraiment une princesse disney. Sa Ahri c'est une lionne, trop forte, trop indépendante pour céder trop facilement. Et même s'il savait tout ça, sans doute y avait-il un infime espoir qu'elle ne complique pas les choses, espoir écrasé par son ton trop glacial. Mais elle se trompe, elle a tout faux. parce qu'il n'a jamais oublié qu'elle existait, en fait, il a plutôt oublié ce que ça faisait de devoir exister sans elle. pourtant il se tait, se contente de l'observer, un sourcil arqué par la curiosité et la paume de sa main toujours plaquée sur son front pour la laisser finir de vider son sac.

« non, c'est pas le bon moment. ça le sera plus jamais, mon grand. p'tête même que y en a jamais eu, de bon moment. »  Son coeur se ratatine un peu plus, dégringole le long de sa cage thoracique. Parce que même s'il savait que ce serait compliqué Nam, il était encore animé par la conviction que ce ne serait pas impossible de la récupérer. Et son refus lui tord les tripes, fracasse ses espoirs. Elle peut pas, n'a pas le droit. n'a-t-il jamais eu de valeur pour elle ? Il a envie de partir Nam, mais reste finalement, étrangement soulagé par ses nouveaux mots. Alors elle n'a pas refusé, émet simplement l'hypothèse. Et nam n'y voit que son opposé, celui qui dit que peut-être c'est le bon moment. Mais la conclusion de la danseuse serre sa mâchoire et ses poings. « Tu penses vraiment qu'c'est ça ? » ça lui fait mal à nam (au fond, il le mérite). Alors il s'appuie sur le bureau face à elle, les bras croisés nerveusement, son regard blessé et énervé rivé dans celui trop fier de la belle.

« Si c'était que d'la baise, je s'rais allé voir ailleurs depuis bien longtemps, mais raté, y'a que toi que j'veux. et j'parle pas que de coucher, j'parle de tout. » ça le tue un peu trop qu'elle pense ça, ça s'entend un peu trop à son ton, aussi. « alors tu veux que j'te dise ce qui m'a poussé à revenir ? Ok. Je t'aime. depuis un moment, j'sais pas quand exactement et ça j'm'en branle. j't'aime et j'te veux tout le temps avec moi, j'veux plus juste coucher avec toi et qu'à mon réveil tu sois plus là. Alors ouais j'ai été qu'un connard de t'faire ça mais je savais plus quoi faire, parce que je sais que toi tu veux pas ça, que pour toi c'est qu'une blague et j'sais pas, peut-être que j'voulais te manquer, que j'voulais juste une preuve que c'était du concret, que j'me faisais pas des films tout seul comme un con. mais j'me suis planté, j'ai fait des plans sur la comète pendant que tu t'envoyais en l'air avec j'sais pas qui. alors tu vois j'sais pas pourquoi je suis revenu et pourquoi j'te dis tout ça alors que t'en as rien à foutre. » et sa voix se brise un peu face à ce constat, et son regard se détourne, ses espoirs crament. « on couchera plus ensemble, j'veux pas de ça. »
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Message  Sujet: Re: i hate u i love u ✗ #nahri     Jeu 2 Mar 2017 - 6:06



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Elle a beau réfléchir, elle arrive pas à trouver une seule raison valable de t'envoyer réellement chier – elle a envie de te reprocher tout ce qui lui est arrivé ces derniers jours parce que bordel, t'es responsable et tout est de ta faute. Ahri c'est pas une fragile, c'est pas celle qui va se jeter dans tes bras en suppliant pour que tu la pardonnes de pas avoir été honnête ; c'est plutôt celle qui tiendra le mensonge, qui attendra patiemment jusqu'à ce que tu t'excuses et que t'admettes qu'elle a bien fait, que si elle avait directement dit toute la vérité t'aurais flippé et tu l'aurais laissée tomber.
Le problème c'est que, dans la situation présente, elle a pas totalement raison, ni totalement faux.

Ouais, tu l'as abandonnée – ouais, elle s'est retrouvée comme une conne, encore une fois, au milieu d'une caravane qui sentait trop ton odeur à son goût. Elle se sentait bien, elle était bien et tu l'as fait descendre de son petit piédestal comme si elle avait pas le droit d'y être ; alors elle a eu peur, elle s'est trop rendue compte de ce que ça lui faisait d'être en ta présence. Tout ça parce que tu lui as imposé ton absence.

Elle aurait préféré que ça soit que du cul, putain que ça l'aurait arrangé – pouvoir te laisser tomber du jour au lendemain sans remord, pouvoir se prendre un stop par sms sans avoir envie d'éviscérer toute ta famille et même ton chien, peut-être. Sauf que c'est pas le cas, t'es entré et t'as pas eu la politesse de ressortir, même après ce foutu message de « pause ». Alors théoriquement elle aurait pu coucher avec qui elle voulait, non ? Vous étiez pas ensemble – et vous l'êtes toujours pas, aujourd'hui. Vous l'êtes pas, pas plus quand tu l'embrasses que quand elle te fout son meilleur coup de boule en travers de la gueule.

Alors ouais.
Elle pourrait t'envoyer te faire enculer, au risque d'être prise au mot ; elle pourrait t'éclater la tronche contre le coin de la table sur laquelle ses augustes fesses sont posées. Elle pourrait aussi dire la vérité, t'expliquer à quel point elle a morflé quand elle a lu ton texto, quand elle a compris ce que tu voulais dire et qu'elle s'est sentie conne, tellement conne, t'as pas idée. « tu penses vraiment qu'c'est ça ? » Y a un « prouve-moi le contraire » avide qui la démange, mais elle a même pas le temps de le lâcher que t'as déjà recommencé ce qu'elle voudrait considérer comme un ramassis de conneries toutes faites.

Mais voilà, t'es qu'un enfoiré. T'es qu'un enfoiré quand tu lui dis que tu la veux elle – entière, comme si t'étais prêt à endurer tous ses défauts et à voir ce que ça pouvait donner d'être un peu plus que des simples plans cul. Elle a la gorge qui se serre en même temps que ses dents, la mine qui s'assombrit ; elle veut pas non, elle veut pas prendre le risque de retomber dans le même cirque et de se faire de nouveau enculer. « mais j'me suis planté, j'ai fait des plans sur la comète pendant que tu t'envoyais en l'air avec j'sais pas qui. alors tu vois j'sais pas pourquoi je suis revenu et pourquoi j'te dis tout ça alors que t'en as rien à foutre. On couchera plus ensemble, j'veux pas de ça. »

Un rictus dénué de toute trace d'humour déforme ses traits et elle descend – cette fois de son plein gré – de son petit perchoir pour enjamber le vide qui vous sépare ; y a sa sucette qu'elle utilise pour te pointer avec toute l'accusation du monde, toute la douleur dans son regard et la fausse fierté dans sa posture. « tu vois chaton, la grosse différence entre toi et moi, c'est que moi j'fais des hypothèses, toi des conclusions. Alors, certes, j'peux pas te reprocher d'avoir pensé que j'voulais rien de sérieux, parce que c'était le cas. Tu vois la trouille qui t'a fait partir comme un gros fils de pute, avec un sms ? Bah j'ai eu la même. Et je l'ai encore. Mais est-ce que j'suis partie, moi ? Non, pas une seule fois. Et j'en avais pas la moindre intention, j'en ai jamais eu l'intention. »

Un pas en avant, elle réduit encore la distance qui vous sépare et t'attrapes par les cheveux sans ménagement, cette fois sans l'intention d'écraser son crâne contre le tien. « et tu sais ce qui est merveilleux, aussi ? J'me suis pas non plus envoyée en l'air une seule fois depuis que tu t'es barré. J'ai attendu, comme une conne, que monsieur remette en place ses idées de merde, règle ses soucis de petit tocard orgueilleux sans écarter les cuisses pour qui que ce soit. Et bordel, j'ai pas tenu aussi longtemps depuis ma première fois, en terme d'abstinence. » Elle aurait pu en rire – elle en a ri, plusieurs fois. Quand elle s'en est plaint, qu'elle a geint que ça la démangeait presque et qu'on lui a proposé de l'aider. Sauf qu'elle a refusé, à chaque fois, parce qu'elle nourrissait l'espoir que tu rappliques et que tu lui donnes ce qui lui revient de droit.

« comme t'as l'air d'avoir tout un joli scénario bien à toi de la situation, laisse-moi écarter les zones de trouble. » Tout en parlant elle s'agrippe à ta nuque, sans vraiment s'en rendre compte ; elle a juste besoin de te sentir, d'être sûre que t'es là, que c'est pas un autre de ses fantasmes d'adolescente. Merde, ça a duré que vingt jours et ça lui a fait plus de mal que l'année suivant la douce traîtrise de fenrir. « j'pensais qu'on avait convenu d'un accord, tu sais ? Genre celui qu'on appelle le contrat des sex-friends, qui implique uniquement de la baise, et rien d'autre. C'est pour ça que j'faisais gaffe à me barrer dès que j'me réveillais, parce que j'avais pas envie d'voir ta belle gueule parfaitement détendue – parce que j'avais pas envie de réaliser que j'te trouvais carrément canon, et pas juste sur le plan physique. » Elle se lèche les lèvres, détourne le regard le temps de trouver ses mots ; et y a ses mains, qui se perdent dans tes cheveux presque contre son gré. « mais ça a pas suffit, et ça me suffisait plus c'qu'on était. Sauf que tu sais namwoo, t'es pas le seul qui a dû passer par une rupture difficile, et la tienne t'a foutu hors d'une relation de quelques mois, non ? J'me suis pris trois ans de vide au travers de la tronche, mon coeur. Alors ouais, voilà, si tu tiens absolument à comprendre : j'ai eu la trouille, que tu m'lâches aussi. Et, plot twist, c'est exactement c'que t'as fait. »

Elle a la gorge sèche et serrée, comme si quelqu'un était en train de l'étouffer – sauf que c'est elle-même qui s'étrangle, elle-même qui se fait peur, qui s'inquiète toute seule. Alors elle recule un peu, rejette ses cheveux en arrière en poussant un soupir ; rire jaune, sans qu'aucune joie n'y soit décelable. « C'était pas un inconnu, et encore moins quelqu'un avec qui j'avais couché la veille. J'ai passé la saint valentin avec une pote qu'avait personne non plus, et j'suis allée voir mon frère le lendemain. La voilà, la vraie histoire. » Elle fait une pause, le temps de passer un nouveau coup de langue sur ses lèvres – presque nerveuse. « Si tu crois que j'en ai rien à foutre, tu te fous le doigt dans l'oeil, jusqu'au coude. C'est justement parce que j'en ai quelque chose à foutre que j'ai fait ça. Et puis, regarde, ça a été efficace, non ? » Son regard se plante de nouveau dans le tien, sans que son sourire ne s'efface, ni même ne faiblisse. « Si t'avais pas vu ça, si t'avais pas cru que j'métais tapé quelqu'un d'autre, est-ce que tu serais revenu ? Il a fallu que j'fasse semblant d'avoir baisé pour que tu t'rappelles que j'existe et, pardonne-moi de réagir comme ça, mais j'appelle pas ça une preuve d'amour. Moi, j'vois juste un mec furax de s'être fait potentiellement volé la salope qu'il avait l'habitude de troncher. »
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Message  Sujet: Re: i hate u i love u ✗ #nahri     Sam 15 Avr 2017 - 2:17



Do you miss me like I miss you ? Fucked around and got attached to you
Nam c'est qu'un con, Nam c'est qu'un enfoiré. On le lui a dit plusieurs fois, il a pas su nier, il a pas pu prouver le contraire. Et puis Nam il est comme ces gens, il le pense aussi, il en est conscient. Son problème il est là, son souci il repose dans son incapacité à pouvoir changer ça. Alors parfois il se demande pourquoi il est comme ça, à quel moment dans sa vie tout a bien pu foirer au point de le faire devenir comme ça. Puis le reste du temps il se dit qu'il a toujours été le sale type qu'il est aujourd'hui. Il a jamais été un élève modèle Nam, et certainement pas un fils exemplaire. Et quelques fois il se dit que s'il avait écouté son géniteur, s'il était allé à l'armée il serait différent. Mais non, jamais. Parce que si lui est un connard, son père est plus que ça, son père est pire encore. Alors il sait pas ce qui cloche chez lui, pourquoi il est mauvais, pourquoi il parle si peu, pourquoi il grogne autant, animal sauvage toujours prêt à mordre.

Puis il y en a certains (pas beaucoup, presque pas) qui ne voient pas la bête, comme s'ils étaient convaincus qu'il se cache autre chose derrière. Erreur pourtant : y'a pas de Nam le prince, pas de Nam le bon. Y'a que le type assez froid pour envoyer ses parents se faire foutre à seize ans, y'a que le gars assez mauvais pour faire craquer son poing contre les mâchoires trop bavardes. Il a essayé pourtant, il a essayé vraiment. Avec ses amis qu'il s'oblige pourtant à éviter dans ses mauvais jours, conscient qu'il leur ferait du mal sinon. Avec ses patrons auxquels il obéit, devant qui il serre les dents pour s'empêcher de protester. Avec Mimi surtout, pour qui il a changé au point de ne plus être lui, pour qui il a dû revoir tous ses principes, toutes ses habitudes. Nam il a vu ce que c'était d'être un mec bien, le problème c'est qu'il a détesté ça. Parce qu'il y croit pas lui, aux conneries qui disent qu'on peut changer qui on est, s'épanouir différemment. Lui il a besoin d'être seul parfois, de protester quand quelque chose lui semble injuste, quand quelqu'un veut l'écraser, puis de trop fumer, de trop boire, de trop coucher. Nam il veut pas être rangé, il peut pas être rangé.
C'est un peu l'histoire de la pièce qui n'appartenait pas au bon puzzle.

Mais y'a Ahri. Ahri qui accepte son mauvais caractère, sa froideur, sa bulle. Y'a Ahri qui partage ses cylindres de nicotine, puis qui reste juste là à respecter son silence, qui sait répondre quand il devient plus con encore, qui sait l'arrêter quand il va trop loin (beaucoup trop loin). Y'a Ahri qui s'imagine pas un prince, qui veut la bête. Et puis y'a Nam qui n'est rien de plus qu'un gosse qui court pour échapper à ce qui lui fait peur.
Nam c'est un peureux,
c'est un lâche.
Et le pire dans tout ça, c'est qu'il ne comprend pas lui-même pourquoi il a fait ça.

Alors il bouillonne le Starchild, sent la colère altérer sa voix, l'empêcher de penser correctement. Puis il comprend quelque chose aussi : c'est pas contre elle qu'il est énervé, c'est pas elle qui a merdé. « tu vois chaton, la grosse différence entre toi et moi, c'est que moi j'fais des hypothèses, toi des conclusions. alors, certes, j'peux pas te reprocher d'avoir pensé que j'voulais rien de sérieux, parce que c'était le cas. tu vois la trouille qui t'a fait partir comme un gros fils de pute, avec un sms ? bah j'ai eu la même. et je l'ai encore. mais est-ce que j'suis partie, moi ? non, pas une seule fois. et j'en avais pas la moindre intention, j'en ai jamais eu l'intention. » Mais il comprend pas. Il comprend vraiment pas de quoi elle peut avoir peur si elle veut rien de sérieux, est tellement perdu qu'il réagit à peine lorsqu'elle malmène ses cheveux. Il s'en branle, c'est pas ça qui lui fait mal. C'est la suite qui lui fait mal.
Et bordel, il s'attendait pas à ça.

« mais ça a pas suffit, et ça me suffisait plus c'qu'on était. sauf que tu sais namwoo, t'es pas le seul qui a dû passer par une rupture difficile, et la tienne t'a foutu hors d'une relation de quelques mois, non ? j'me suis pris trois ans de vide au travers de la tronche, mon coeur. alors ouais, voilà, si tu tiens absolument à comprendre : j'ai eu la trouille, que tu m'lâches aussi. et, plot twist, c'est exactement c'que t'as fait. » Il lui faut un instant pour tout analyser, pour tout encaisser surtout. Un de plus pour comprendre. C'est que des gamins paumés qui savent pas comment faire, c'est que des idiots qui cachent leurs sentiments qui leur font peur derrière des piques, qui entretiennent une distance alors qu'ils rêvent de coller leur peau à celle de l'autre. C'est des mômes pas doués avec les mots quand ils doivent décrire autre chose que de la rage ; on leur a appris à se protéger, jamais à se laisser aller.
Et ah, Nam c'est qu'un con.
Évidemment qu'il a choisi la fuite.

Alors ça le rassure même pas quand elle lui avoue que la photo était dénuée des sous-entendus qu'il s'était imaginé, ça le console pas de constater jusqu'où elle a eu besoin d'aller pour qu'il réagisse. Nam il règle jamais ses problèmes, il les laisse dans un coin de sa tête jusqu'à ce qu'ils disparaissent. Mais Ahri c'est pas un problème, Ahri c'est pas quelqu'un qu'il devrait vouloir mettre de côté quand toutes ses putains de pensées sont centrées sur elle. Puis y'a sa dernière phrase qui le secoue, mini séisme destructeur. « La quoi ? » Et elle grogne, la bête (ne sait rien faire d'autre, après tout) « Arrête. Tu peux m'reprocher c'que tu veux parce que j'le mérite, mais t'as pas le droit d'penser que je suis là pour une histoire de cul. » Et il sait qu'il va devoir lui prouver le contraire, ignore encore comment cependant.

Ses mains passent sur son visage, écartent ses cheveux de devant ses yeux pendant qu'il prend une longue inspiration, comme si en rejetant l'air il se débarrasserait de son excédent de mal. Gosse naïf. « Écoute, j'sais pas ce qui m'a pris -enfin si évidemment mais j'te jure c'est plus compliqué que ça. Le truc tu vois c'est que j'suis bien avec toi, j'me sens vraiment bien et ça m'bousillait ce qu'on était en train de devenir. Bordel Ahri on faisait presque que coucher, y'avait plus que ça et moi j'voulais tout le reste. Alors ouais j'suis qu'un connard avare ça tu peux l'dire et le penser, parce que c'est la vérité et j'le crois aussi fort que toi. Mais j'peux vraiment pas faire autrement. J'veux.. j'en sais rien qu'on puisse parler, ou même rester à rien foutre chez moi, j'veux qu'on se voit dehors ou qu'on sorte après les entraînements. Ce genre de trucs tu vois ? Tout c'qui est interdit dans le contrat sex-friends. Ce déchet là honnêtement j'en veux pas. » Il a pas l'habitude de se livrer comme ça Nam, de faire autre chose que cracher son venin.

« Alors j'me suis cassé parce que j'étais convaincu que toi tu voulais rien d'plus et que j'étais en train de tomber amoureux d'une fille qui voudrait jamais de moi hors de son lit. Fallait que j'réfléchisse à ce que je ressentais vraiment pour comprendre pourquoi ça me plaisait même plus d'coucher avec toi. Et maintenant j'sais que c'est que j'voulais pas que tu partes après. C'est pour ça que j'ai fait ça. Honnêtement j'pensais pas que ça t'affecterait, je pensais que c'était juste un plan cul en stand-by pour toi et là aussi j'me suis planté, et j'aurais dû t'en parler dès l'début au lieu de laisser la situation s'aggraver et d'me casser comme ça. Si j't'en avais parlé on en serait pas là et je l'sais maintenant et.. putain j'te jure j'suis désolé. Je sais que ça vaut rien -que je vaux rien, mais merde, je t'aime. » Et il crève d'envie de la prendre dans ses bras, n'ose même pas la toucher pourtant. « laisse moi réessayer. Et j'te jure que j'te laisse plus jamais. J'ai été qu'un connard et j'voudrais te promettre que j'le serai plus jamais mais j'peux pas faire ça, tu sais que j'peux pas. Mais laisse moi juste essayer encore une fois, s'il te plait. » Puis elles se posent finalement sur ses hanches, ses mains, pendant que leurs fronts se rencontrent. « Et j'te lâche plus, promis. »
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N A H R I  j'ai b'soin de toi comme d'une cigarette ou d'un verre chaque fois que j'dois sortir dans la foule, je m'dis que ça ne peut pas être comme ça, qu'il doit y avoir autre chose. et dis, tu crois que c'est l'bon moment pour t'annoncer que j'suis amoureux de toi ?
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Message  Sujet: Re: i hate u i love u ✗ #nahri     Lun 8 Mai 2017 - 5:54



ever since we met i only shoot up with your perfume
Elle se voit déjà éclatée sur les genoux d'hana, à blâmer la terre entière de tout ce qui lui arrive – elle s'entend déjà râler sur ce mec qui porterait plus de nom, et probablement plus de couilles pour lui avoir pété le coeur. Elle est déjà persuadée que tu vas finalement la jeter en bonne et due forme, avec un vague désolé et un sourire triste sur la tronche ; ça s'est passé comme ça, une fois (la seule où elle a eu l'audace de tomber amoureuse). Elle a déjà mangé des excuses, des mensonges à la volée, encaissé les plusses grosses embrouilles sans broncher mais, bordel, elle sait d'ores et déjà que si toi tu l'abandonnes, le vase de sa tolérance débordera.

C'est rare qu'elle ait peur, ahri – peur d'autre chose que d'elle, peur d'être touchée par un truc extérieur. Le problème entre vous c'est l'incapacité à être honnête d'ahri, et ta fierté qu'elle estime incroyablement mal placée. T'as pas été foutu de lui dire la vérité, de la tenir au courant non c'était qu'un « bye » et on remballe toutes les conneries que t'as remué à l'intérieur de sa poitrine, on oublie la délicatesse des baisers après la sauvagerie des coups de reins ; pire, on oublie la jolie fois où t'étais malade, trop fragile pour dire non ou l'empêcher de te cacher sa vérité, à elle. « arrête. Tu peux m'reprocher c'que tu veux parce que j'le mérite, mais t'as pas le droit d'penser que je suis là pour une histoire de cul. »

la tension monte dans ses épaules et elle sent ses poings se serrer, prêts à s'enfoncer dans ta tronche si t'as l'imprudence de lui grogner encore des mensonges à la gueule – elle en veut pas de tes jolis mots. Elle veut la vérité, nue, plus tranchante qu'un couteau ; pas le sel que tu frottes contre ses plaies à coups de « c'est pas vrai » ou de « j'peux t'expliquer ». mais elle dit rien. Elle attend, le meilleur moment pour enfin t'éclater – ce à quoi elle s'attend pas, cependant, c'est de plus avoir envie de te frapper.

Parce qu'au fil de ton joli discours, y a de la sincérité qui lui fond sous la langue, ses yeux qui ont le malheur de détailler chaque centimètre carré de ton visage, de glisser le long de ta gorge qu'elle aime tant mordre et marquer d'un million de suçons aussi possessifs que déplacés, d'apercevoir un bout de clavicule qu'elle rêve de découvrir entièrement. Elle bouillonne dans tous les sens du terme et, plus tu parles, plus elle a l'impression de se noyer dans un de ses fantasmes les plus tordus ; la douceur de quelques mots d'amour, le tremblement de peur dans le ton et la voix qui se brise, comme si t'étais à deux doigts de lui éclater entre les doigts.

Elle déglutit, folle de rage et d'un autre truc qu'elle a toujours pas envie de nommer – le seul truc qu'elle arrive pas à nier, c'est que la totalité de son attention est focalisée sur toi. C'est un si beau tableau que tu lui peints, à base de sorties et de discussion, de glande et d'autres choses que de la baise. Ça lui fait mal de l'admettre, mais c'est ce qu'elle veut ; se poser avec quelqu'un, un moment. Et ce quelqu'un, c'est toi. « putain j'te jure j'suis désolé. Je sais que ça vaut rien -que je vaux rien, mais merde, je t'aime. » Quelques secondes durant lesquelles elle n'a que le réflexe grandiose de relâcher sa respiration, le temps d'encaisser les trois jolis mots qu'elle voulait le plus entendre – c'est qu'en les repassant dans sa tête qu'elle le réalise, qu'elle se rend compte que c'était ça qu'elle désirait à en avoir mal au bide.

« laisse moi réessayer. Et j'te jure que j'te laisse plus jamais. J'ai été qu'un connard et j'voudrais te promettre que j'le serai plus jamais mais j'peux pas faire ça, tu sais que j'peux pas. Mais laisse moi juste essayer encore une fois, s'il te plaît. » Tu triches, tu sais, en t'accrochant à ses hanches, en envahissant son espace personnel ; y a ton odeur qui l'entoure et ta présence qui l'écrase, elle s'est jamais sentie aussi petite et aussi vulnérable parce que y a sa cage thoracique grande ouverte, son coeur qui palpite dans l'impatience d'être dérobé et la totalité de son corps qui retient des tremblements de trouille. Tu pourras pas l'empêcher d'être méfiante, comme elle pourra pas t'empêcher d'être un connard. « et j'te lâche plus, promis. »

C'est pas qu'elle panique vraiment, plus que y a toutes ses défenses – qu'elle a mis de longues années à installer – qui éclatent à ton contact, et un sourire qui ose lui fracturer le visage, briller dans ses yeux quand elle les relève vers toi. Mais faut pas croire que c'est déjà gagné, que c'est du tout cuit ; elle t'attire à elle, prend le temps de fourrer son nez dans ton cou pour inspirer ton parfum, comme si c'était la première fois depuis des années. Quelques semaines, ça a suffit pour lui donner envie d'y passer le restant de ses jours. « t'es vraiment un enfoiré, nam. »

Tu le sais, non ? Tu dois être plus conscient que n'importe qui du genre de connard que t'es ; mais c'que tu sais pas, c'est pourquoi elle dit ça, elle. C'est pas parce que tu l'as lâchée inopinément, ni même parce que t'as enfin réagi qu'en imaginant qu'elle avait couché avec quelqu'un d'autre. Non, c'est parce que malgré tout ça, malgré son instinct qui lui hurle à plein poumons que l'épisode fenril se répète et qu'elle va encore se faire baiser, elle est prête à tenter le coup. Alors, forcément, y a toute la réticence du monde quand elle s'écarte un peu, qu'elle plonge dans tes yeux le regard le plus menaçant de sa vie.

« redis-le. » redis-lui que tu l'aimes, promets-lui encore que tu la laisseras plus – ah, elle a l'air conne ahri. Après une vingtaine d'années à avoir joué à la grande, à s'être cachée derrière des sourires de requins et des insultes plus venimeuses que les morsures des mamba noirs, la voilà qui s'écrase devant toi, minuscule et plus fragile que jamais. « si j'refusais, tu dirais quoi ? » est-ce que t'essayerais de la convaincre ? Est-ce que tu laisserais tomber l'affaire ? « j'ai besoin de savoir. » si tu fuiras encore au prochain obstacle. Parce que c'est pas une fille facile ahri, c'est même probablement la créature la plus compliquée que la terre ait jamais portée – c'est un rubik's cube qu'on a jamais réussi à résoudre, avec trois fois plus de faces que les classiques.

« ça va mal se passer, tu sais ? » et ça peut aussi être tellement beau ; aussi beau qu'à l'instant, là, tout de suite, quand elle t'attrape par la nuque et qu'elle te dévore presque littéralement les lèvres, dans un baiser aussi menaçant que passionné. Le genre qui te prévient, comme s'il voulait te faire savoir à quel point c'est dangereux de lui faire du mal – elle peut supporter une fois, peut-être deux si tu te fais pardonner de façon très efficace. Mais ça passera pas trois fois non, elle veut bien être conne et potentiellement clémente, mais c'est pas une de ces gonzesses qui se mettent à genoux par peur de se faire frapper.

C'est ça qu'elles veulent dire, ses lippes, avant qu'elle ne te lâche dans l'unique intention de reprendre sa respiration ; elle réalise qu'elle est beaucoup trop près, juste assez pour s'estimer prête à fusionner avec toi, et que y a ses doigts qui se sont agrippés à tes cheveux de leur propre initiative, sans même lui demander son avis. Merde. « eh. Ça t'aurait fait quoi, si j'avais vraiment couché avec ce type ? Et pourquoi t'es pas revenu plus tôt ? » c'est plus de la curiosité qu'autre chose – et peut-être un semblant de vengeance, tentative presque désespérée de s'assurer qu'elle est pas en train de faire la connerie de sa vie.
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