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Lim Aran
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(#) Sujet: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyDim 13 Mar - 21:40
we’re so late night

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(outfit) Séoul et ses nuages gris, son ciel assombrit et ses gouttes de pluie s’abattant sur les vitres du véhicule dans lequel t’es coincé depuis une demi-heure à peu près. Encore et toujours ses embouteillages long et interminable. Si au début tous ces moments passés dans ces gros vans aux vitres teintés à traverser la ville dans son entièreté te donner le cafard. Aujourd’hui, tu trouves les trajets apaisants, bien moins fatiguant que tout le reste. Surement car dans ces moments-là, tu peux légèrement te déconnecter de cette vie menée à cent à l’heure lorsque ton assistante ne te fait pas un récapitulatif de tout ce qu’il te reste à accomplir avant les douze coups de minuit. Alors, tu te promènes sur les réseaux sociaux comme bien des jeunes de ton âge le font dès qu’il y a un peu de temps à perdre, somnoles un peu aussi, te laisse bercer par le son des gouttes de pluie contre la vitre sur la fin du trajet jusqu’à que vous regagnez les parkings souterrains du label qui te fait grandir en tant qu’artiste.

Le reste de la journée passent à une vitesse folle du moment que tu rejoins le studio d’enregistrement, tu te laisses guider par les mille et un samples différents du producteur avec qui tu travail en ce moment. Vous essayez bien des choses, des styles allant de tout à son contraire. Il te dit comment mieux faire, te donne des conseils sur les quelques notes que t’as osé lui montrer dans ton carnet et tu le remercies pour ses précieux conseils sur le sujet. Tu sors vidées d’énergies de ce studio mais satisfaite d’avoir la chance de travailler avec quelqu’un d’aussi compétent, ouvert d’esprit. Tu sais bien que tout ce qui est enregistré avec lui ne sortira jamais d’entre ces quatre murs, que ça ne va pas avec la direction artistique qui est choisi pour la dernière soloist en date de starlight mais ça te fait plaisir de faire autre chose que ce qui t’est constamment imposé depuis plus d’un an, ça t’amuse de t’entendre chanter des choses auxquels tu n’aurais pas pensé de toi-même.

Et plutôt que de tout de suite rentré, tu vas te poser dans ta loge, là où tu fais toutes fittings tenues pour de multiples évènements. Tu t’affales alors sur le canapé, réponds aux quelques messages qu’on t’a envoyé et souri en voyant le prénom d’une personne en particulier. Conversation qui s’engage alors plutôt que de t’occuper d’appeler un uber pour rentrer. Banalité qui s’échange jusqu’à que cette personne t’annonce qu’elle est aussi dans les parages et libre, que ça serait cool que vous preniez le temps de vous voir plutôt que de vous parler derrière un écran. T’hésite un instant, pèse le pour et le contre avant de finalement accepter. Car c’est ce que font les amis, non ? Se voir, passer du temps ensembles. Puis t’as décidé d’arrêter de trop réfléchir Aran, te dit qu’il est temps de juste t’épanouir, de la même manière qu’en ce moment tu te sens créative et confiante quant à l’avenir. T’as l’impression qu’un poids s’est envolé de tes épaules ces derniers temps, qu’une tristesse qui t’étouffait depuis un moment s’est évaporé. Alors tu profites de cette accalmie si rare dans ton esprit pour profiter de la vie. Tu t’étires un instant sur le canapé avant de finalement te lever, te mettre devant le miroir et grimacer face à tes traits fatigués, le maquillage du début de journée qui à ce stade-là mérite juste d’être retiré. T’as peu de temps devant toi, alors tu n’attends pas une minute de plus et retires tout ça à l’aide de lingette démaquillante, laissant ta peau respirer pour ce soir et met une casquette sur le dessus de ta tête.

Tu ne seras pas les plus jolies ce soir,
Tu n’as pas à l’être, il s’en fout de tout ça.

C’est après avoir enfilé une veste un peu plus chaude et mis ton sac en bandoulière que tu prends l’ascenseur et descends au rez-de-chaussée de ce bâtiment trop surveillé à toute heure. Mais pour une fois, l’accueil semble vide. Les employés d’habitude positionné tel des statues de cire ne semblent pas être sur le qui-vive ce soir. Il n’y a personne dans les parages alors tu te détends, l’attends sagement devant les ascenseurs en regardant ton téléphone. Une première fois les portes s’ouvrent et comme une gamine impatiente tu relèves la tête, fini très rapidement déçu en voyant que ce n’est pas la personne que t’attends. Tu fais un signe de tête polie, te remet sur ton téléphone et lorsque les portes s’ouvrent une seconde fois, tu ne refais pas la même erreur. Tu restes un peu trop stoïque face à ton écran, jusqu’à que des doigts graciles vienne te le dérober d’entre les mains. Tu redresses alors la tête, tombe nez à nez avec le garçon que t’attendais. Un sourire se forme doucement sur ton visage que tu réprimes en tendant la main pour qu’il te rende ce qui t’appartient.

- T’es devenu voleur … ? Ah non rien… J’avais oublié votre dernière chanson…

Et tu laisses rouler tes yeux, ajoute tout de suite :

- Je te manquais Yi Suho ?

Yi Suho
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyMar 15 Mar - 21:35
we’re so late night

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(outfit) Une journée de plus dans la galaxie Starlight, à courir d'un studio à l'autre, enchaîner les heures en salle de répétition. Alors même que deux jours plus tôt, Suho disait à Aran qu'ils n'étaient pas prêts de come-back – pas déjà –, voilà qu’on leur a annoncé qu'il était temps de commencer à préparer le suivant.

Il ne sait pas s'il s'habituera à cette cadence un jour.

Lui, tout ce qu'il voulait, c'était danser – et le voilà à courir d'émissions en shooting photo, user ses cordes vocales contre le micro du studio et faire des live pour garder sa place dans le cœur des fans. Y a des jours où il a vraiment l'impression de faire tout sauf danser, et aujourd'hui en fait partie. L'ensemble du groupe a passé toute la matinée en réunion, à se faire briefer la nouvelle émission à laquelle ils vont participer – une compétition de danse, et déjà remontent de vieux war trauma du survivor, la pression étouffante et la cadence pire que n'importe quel entraînement d'idol. Bien sûr, la réunion devait être terminée à midi – et bien sûr, ils sont sortis à seulement quinze heures, faisant sauter l'entraînement prévu en début d'après-midi. Au moins cette émission sera-t-elle pour lui l'occasion de faire ce qu'il aime le plus, même si c'est sous la pression.

Ils ont passé le reste de la journée à tourner les premières images pour l’émission – shooter les affiches et spots promotionnels, et enregistrer de courts portraits, ce genre de moments où on leur demande de parler d’eux pendant quarante-cinq minutes pour n’en garder qu’une et demie au montage.

Le quotidien d’un rookie, finalement.

Et fatalement, il a eu beaucoup de temps libre, au cœur de ce planning chargé. Que ce soit pendant qu’on le maquillait ou en attendant que ses collègues enregistrent leurs propres interviews, il a eu un peu trop de temps à tuer, Suho. Et lorsqu’il a fini par être fatigué de raconter des conneries avec ses amis ; d’emmerder ses collègues, de façon plus ou moins bienveillante selon la relation qui les unit, il a fini par adopter le même réflexe que tout enfant de la génération Z : se replier sur son téléphone. Après avoir regardé une vidéo ou deux, il s’attelle à faire le tour des réseaux sociaux ; ricane un peu en tombant sur une vidéo d’un minuscule oiseau pas bien effrayant, faisant gonfler ses plumes de tout son souffle pour tenter d’effaroucher son prédateur – sans grand succès. Et bien sûr, il l’envoie à Aran, car cela fait quelques jours – depuis que le sujet a été jeté sur le tapis, en réalité – qu’il s’est donné pour mission de trouver l’animal qui lui ressemblerait le plus. Au moins autant qu’elle semble trouver qu’il ressemble à ces satanés raton-laveurs.

Et juste comme ça, la conversation est engagée. Il sourit tout seul devant son écran, Suho, le nez rivé dessus et les doigts occupés à pianoter à toute allure, que ce soit en attendant que le dernier membre du groupe ai terminé son interview, lorsqu’on le traîne jusqu’au van pour ramener tout ce beau monde dans les locaux de Starlight, ou lorsque leur manager les coince pour une dernière réunion, pour faire le point sur le tournage et leur rappeler le planning du lendemain.

Il se pourrait que Suho ai oublié de rendre la tenue du shooting.
Oups.

Mais entre-temps, il a donné rendez-vous à Aran, alors à peine leur manager a-t-il signifié la fin de la réunion qu’il s’éclipse à toute allure par la porte de la salle, balançant un vague « oui oui » par-dessus son épaule lorsque son supérieur lui rappelle de ne pas oublier de retourner les vêtements et accessoires. Y a plus urgent, y a la cabine de l’ascenseur dans laquelle il s’engouffre à peine s’est-elle arrêtée à son étage, et la jambe qui tressaute discrètement en fixant les chiffres défiler sur l’écran.

3… 2… 1… 0.

Les portes métalliques s’ouvrent, dévoilant une petite silhouette penchée sur son portable – une casquette blanche vissée sur le crâne, et ses longs cheveux en cascades sur ses épaules. Il n’a pas besoin qu’elle relève la tête pour la reconnaître – y a quelque chose dans sa silhouette qui fait qu’il la reconnaîtrait au cœur de la foule la plus dense.

Il a sûrement passé trop de temps ses yeux rivés sur elle,
Il y a des années,
Et encore aujourd’hui.

Un sourcil se hausse face au constat que non, elle n’est vraisemblablement pas décidée à remarquer sa présence – et s’il hésite un instant à lui envoyer un SMS, puisque c’est de toute évidence la seule manière d’obtenir son attention ce soir, il opte pour la solution de facilité en refermant ses doigts sur le cellulaire. Il est surpris par la facilité avec laquelle elle se laisse dérober l’objet ; oublie toutes ces basses considérations lorsqu’elle relève les yeux vers lui, que leurs regards se croisent et qu’un petit sourire rencontre ses prunelles.

Elle est bien trop jolie, Aran.

Et à son tour, il laisse un sourire discret se dessiner, s’humecte les lèvres, haussant un peu les sourcils lorsqu’elle lui demande s’il est devenu un voleur ; lui pose une question autrement plus intéressante : si elle lui manquait.

- Même quand t’es là tu me manques, Arana…

Il aura fallu moins d’une seconde pour que la lueur d’emmerdeur retrouve ses marques au creux de ses orbes – et sous couvert d’humour, y a sûrement un peu trop de vérité, dans ces mots.

- Et bien sûr que j’suis un voleur ? Faut bien que j’honore ma réputation…

Comme pour illustrer ces mots, il s’empare rapidement de sa casquette, essaie de se la visser sur la tête, sans grand succès, et finit donc par la reposer mollement sur le haut du crâne de la petite brune.

- Bon non, j’te la rends, p’tite tête… Par contre fais gaffe hein, je trouve tu te laisses piquer un peu trop facilement tes affaires, ce soir… Je t’ai connue plus hargneuse…

Les deux jeunes gens déjà sortis de l’agence ; sa grande capuche qu’il rabat sur son visage, enfile un masque, avant de sonder la rue avec attention. Bientôt, ses yeux se posent sur l’objet de ses désirs, et il se contente de lui glisser un petit « suis-moi » avant s’éloigner, l’air sûr de lui. Une fois parvenu devant la trottinette électrique, il scan le code dans l’application, avant de fourrer son téléphone au fond de sa poche et faire un geste théâtral devant l’engin.

- Et voilààà ! Le carrosse de mademoiselle est prêt !
Lim Aran
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyJeu 17 Mar - 22:53
we’re so late night

-- ft  suho

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Il est là, devant toi le fameux garçon qui s’est permis de t’envoyer des messages un peu plus tôt, qui t’a demandé si tu te sentais une petite escapade nocturne après vos terribles horaires de superstar à en devenir. Un petit sourire s’emparant de son visage à lui aussi, à l’image du tien lorsqu’enfin vous êtes réunis. T’en oublie qu’il vient de te dérober ton téléphone et te contente de sortir les premières bêtises qui te passe à travers la tête. Forcément Suho étant Suho il a la réplique facile, arrive à sortir des conneries à une vitesse qui pourrait presque t’étonner si tu ne le connaissais pas depuis tant d’années. Alors comme toujours, tu laisses tes orbes rouler lentement quand il laisse entendre que tu lui manques tout le temps. Tu fais mine de ne pas le croire même si dans le fond, secrètement, t’aimerais que ça soit un peu le cas. T’aimerais bien lui manquer, comme lui parfois peut te faire ressentir un manque de lui, de son sourire et de ses conneries. Tu préfères parfois vos disputes à vos silences. Mais malgré ce que tu penses, face à lui, t’agis comme si de l’entendre prononcer ces mots-là ça ne te faisait pas quelque chose, absolument pas vrombir ce cœur auquel tu refuses d’aimer depuis bien trop longtemps. C’est plus simple ainsi, tu te protèges de lui.

- Arana… Toujours faut que t’utilises ce surnom pour dire des conneries … Mais bon, c’est joli comme phrase, tu devrais la noter et l’utiliser j’suis sûr ça ferait une bonne phrase dans un couplet de rap d’une chanson romantique.

T’es sûr que ça rendrait bien, surtout si c’est lui qui prononce ces mots. Ou plutôt Ren, l’alter-ego. Le voleur au petit cœur brisé sur la joue quand il faut performer The Stealer. Une chanson qui lui colle plutôt bien à celui qui vient de te dérober ton smartphone, s’amuse à le faire tourner entre ses doigts quand il te dit qu’il est bien obligé de maintenir sa réputation à flot. Et comme si ça ne suffisait pas, c’est sur ta casquette qu’il jette son dévolu t’écarquilles alors un peu les yeux, le regarde vainement tenter de s’approprier ta casquette mais manque de pot, celle-ci est réglé pile pour ton tour de tête à toi. Et tu pouffes de rire en le voyant galérer quelques instants pour l’enfiler avant de finalement abandonner et reposer ce qui t’appartiens sur le haut de ton crane sans même s’appliquer.

- Mooon dieu que t’es chiant ! En plus désolé de te l’apprendre mais ce n’est pas moi qui aie une petite tête mais plutôt toi qui en a une particulièrement grosse hein… N’inverse pas les rôles ok ?

Une tête énorme que tu mimes à l’aide de tes mains avant de remettre en place ta casquette. Répondre à la suite de sa phrase qui n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde :

- Peut-être que je n’ai pas crié car je savais qu’il n’y a que toi qui pouvait te permettre de faire ça… Aucun garçon oserait toucher aux affaires d’une fille sans sa permission, encore moins s’il ne la connait pas…  Mais tu pref’ quand on te crie dessus … ? J’peux le faire si c’est que ça …

Et plutôt que de rester dans le hall, c’est cote à cote que vous vous dirigez vers l’extérieur. Comme lui, t’enfile un masque pour dissimuler un peu plus encore ton identité des potentiels curieux avant de sortir du complexe. Fans comme membre du staff, ce n’est auprès de personne que vous souhaitez vous faire griller, alors t’es bien contente qu’il prenne ses précautions lui aussi, que pour une fois il semble avoir conscience d’ô combien tout serait bien plus compliqué si il n’en faisait qu’à sa tête, agissait comme si vous étiez monsieur et madame tout le monde. Quand il te demande de le suivre, tu le fais sans te douter de la suite. Tu te dis qu’il a peut-être déjà commandé un uber, souhaite même aller à pied se balader mais quand il se s’arrête devant une trottinette, la lumière ne monte pas tout de suite à tous les étages. Tu le regarde lui, puis la trottinette. Et enfin il te présente la machine comme ton carrosse pour la soirée. T’es perplexe Aran, tu penches légèrement ta tête le regarde sans trop comprendre avant de finalement lui répondre :

- Heu… Mais on est deux …

T’es pas sûr de comprendre, puis pas un brin rassuré car toi, tu n’en a jamais fait de la trottinette électrique. Ça te fait même un peu peur d’être sur un engin à deux roues, debout allant à 25 ? 30 km/heure peut-être.

- Quoi … ? Me dit pas tu crois on va monter ensemble sur la même ? Mais… mais…

Tu paniques un peu Aran, commence à reculer d’un pas et faire non à l’aide de ta tête, de tes mains. T’as trop peur que vous tombiez, vous fassiez mal inutilement. Ça serait dramatique qu’on vous retrouve ensanglanté à l’hôpital, ça ferait trop de bruit et surtout les tabloïds.

- Non non arrête de me regarder comme ça, j’te jure déjà j’ai peur toute seule mais alors à deux ? Tu veux je meurs ?

Regard sincère, emplis de peur que tu lui adresses en ajoutant :

- On peut pas juste commander un Uber ? Marcher ? Pourquoi faut ça soit farfelue ? J’sais pas conduire ça moi…

Yi Suho
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptySam 19 Mar - 21:39
we’re so late night

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Il lui rirait presque au nez, Suho, lorsqu’elle lui conseille de noter cette phrase pour un couplet d’un morceau de rap. Comme s’il savait écrire… Ce n’est pas pour rien que son frère se chargeait toujours de rédiger les morceaux qu’il devait rendre pendant son apprentissage de trainee – et il se demande combien de temps il acceptera encore de le dépanner, lorsqu’il sèche devant la page blanche et que les seules rimes qu’il parvient à sortir frôlent le néant. Alors tout ça, forcément, c’est des sujets dont il aime pas trop parler. C’est plus facile de faire chier Aran ; refermer ses doigts sur son téléphone, essayer sans grand succès de se visser sa casquette sur la tête. Paraît qu’il a une grosse tête, Suho, et face à cet affront il se contente de hausser les sourcils, répond, peu convaincu :

- Pfff, elle est très bien ma tête ? T’es la première personne que j’entends s’en plaindre…

D’habitude, on lui dit plutôt qu’il a un joli visage – une bouille mignonne, ou des airs sexy selon l’humeur qu’il se prête, souvent les deux à la fois, en réalité. Et Aran, elle prétend qu’elle s’est laissée faire seulement car elle savait que c’était lui ; qu’il n’y a bien que lui, pour oser toucher ainsi aux affaires d’une fille. Elle lui propose même de crier, et si une remarque presque déplacée lui brûle les lèvres, il prend sur lui pour ne pas l’exprimer.

- T’as que ça à faire que d’attirer l’attention sur nous ? Tu veux vraiment que le grand patron débarque de nulle part en apprenant qu’on ose traîner ensemble… ? Perso je m’en passerais, j’ai envie de passer encore un peu de temps avec toi quand même.

Et sur ces bonnes paroles, ils quittent enfin ce bâtiment dans lequel ils passent bien trop de temps, s’aventurent dans la rue, où Suho ne tarde pas à repérer l’une de ses plus grandes alliées : une trottinette électrique. C’est l’air bien sûr de lui qu’il s’avance dans sa direction ; se l’approprie déjà, la déverrouille pour enfin la présenter à Aran comme son carrosse pour la soirée. Sauf que Aran, elle ne semble pas bien convaincue – et déjà, il se dit qu’elle est bien difficile. Aran, elle le dévisage lui, puis la trottinette, de ses grands yeux perplexes, pour finalement remarquer qu’ils sont deux.

- Eh ouais, bien joué Sherlock. Et ça c’est une trottinette électrique, et…

Il regarde partout autour de lui, à la recherche d’une nouvelle évidence à lui sortir ; n’a pas le temps d’élaborer davantage que la jeune femme commence à balbutier, l’air peu rassurée à l’idée de monter avec lui. Elle panique clairement, ça se voit à la façon qu’elle a de reculer ; à la détermination qu’elle met dans sa négation. Et inévitablement, ça le fait un peu rire, Suho, car il emprunte si souvent cet engin ; sillonne la ville perché dessus, que ce soit seul ou accompagné. Lui, il est devenu aussi à l’aise à bord de ces trottinettes que sur ses deux pieds, et doucement, il lui demande :

- On est censé se déplacer comment, sinon… ?

Il a la lueur amusée dans le regard ; l’ombre d’un sourire qui se devine en coin. Expression qui ne semble pas plaire à la jeune femme puisqu’elle lui demande de cesser de la regarder ainsi, lui avoue avoir trop peur, avant de le supplier de plutôt commander un Uber. Et il s’avance vers elle ; explose la distance qu’elle a instauré d’elle-même pour refermer une main rassurante sur la sienne, lui répondre, avec ces airs d’enfant aux mille arguments qu’il a parfois quand il veut vraiment quelque chose :

- Ben justement, c’est pour ça qu’on va monter dessus à deux. Je maîtrise, t’inquiète pas… J’ai fait des dizaines et des dizaines de kilomètres là-dessus, donc je sais faire. Fais-moi confiance.

L’air sûr de lui sur ces mots, et parce qu’il sent bien qu’elle n’est pas convaincue, il élabore un peu, pensant que s’imaginer la chose l’aidera peut-être à s’apaiser.

- Suffit que tu montes dessus, je me cale derrière toi et je tiens le guidon… T’auras rien à faire, tu seras juste bien calée, en sécurité, et tout va bien se passer…

Sauf que Aran, elle semble impossible à convaincre – pour être honnête, il n’a jamais vu une fille rechigner autant à monter sur une pauvre trottinette. Alors il sait qu’il va devoir sortir les grands moyens ; penche un peu la tête sur le côté, ses doigts toujours serrés entre les siens, la moue attendrissante et les yeux qui se font grands lorsqu’il lui demande :

- S’te plaît… J’veux vraiment qu’on monte sur cette trottinette tous les deux, Arana…
Lim Aran
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyLun 21 Mar - 22:10
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Il t’énerverait presque à savoir qu’il est doté d’un charme et d’une beauté sans égal, Suho. Mais en même temps, comment lui en vouloir de connaitre son potentiel ? De savoir ce qu’il suscite chez les gens lorsqu’il a une troupe de fan qui lui répète tous les jours sans relâche sous chaque photo, chaque messages postés qu’il est l’être le plus mignon et beau qu’est jamais porté votre monde. Comment le contredire lorsque toi-même tu n’n penses pas à moins à son sujet ? Tu ne peux que te forcer à laisser tes mirettes rouler, faire semblant de ne pas être convaincue par ce qu’il dit puisque ta bouche, elle, ne pourra jamais le contredire. C’est plus simple de changer de sujet, lui faire comprendre que tu le connais assez bien pour savoir qu’il est le seul garçon capable de s’approcher de toi si aisément, se permettre des comportements qu’aucun autre ne se permettrait à ton égard.

Car tu sembles trop souvent froide, inatteignable.
Que les garçons de votre âge préfèrent s’attarder sur les filles chaleureuses.

Sauf Suho, lui il préfère – du moins c’est ce qu’il laisse entendre, passer du temps avec toi. Il trouverait ça dommage que vos petits rendez-vous secrets prennent fin si le patron était amené à être au courant de votre amitié, votre passé encore plus tumultueux. Et ça te brûle légèrement le cœur de l’entendre dire qu’il veut encore passer du temps avec toi, qu’il n’a pas envie de renoncer à ça. Une nouvelle fois il te rend muette le garçon. C’est trop docilement que tu le suis ainsi à l’extérieur, tes pas derrière les siens jusqu’à l’objet de ses désirs. Une trottinette, son moyen de transport préféré apparemment. Sauf qu’à toi, il t’inspire que la chute et le désastre cet objet. Car malheureusement pour toi et heureusement pour le monde entier tu n’en as tout bonnement jamais fait. Par peur de te ridiculiser, peur de ne pas supporter d’avoir l’air novice et de faire n’importe quoi. Alors forcément que tu trembles légèrement, que tes mains se font humide à l’idée de devoir te déplacer dans la ville sur ceci.

- Bah j’te dis on pourrait aller n’importe où à pied ou bien appeler un uber … ? Moi ça me dérange pas de marcher… Tu veux aller si loin que ça ?

Mais l’idée ne semble pas prendre sur Suho, il démonte chacun de tes arguments en tentant de te rassurer, te disant qu’il fait de la trottinette quasi tous les jours que dieu fait. Il sait s’y prendre, sait déjà comment vous allez vous y prendre ensemble. Ça semble logique pour lui que tu sois devant, lui derrière à tenir le guidon. Et déjà là, toi novice comme tu l’es, tu pensais que tu serais derrière et n’aurait aucune visibilité sur ce qu’il pourrait se passer droit devant, à la manière d’un scooter un peu. Donc forcément, ça calme un peu ton appréhension, cette envie obsessionnelle de toujours tout contrôler cette solution. Mais t’hésites encore un peu Aran, comme pour tout dans la vie chacun de tes choix demande un temps de réflexion pas possible. Sauf que ce soir du temps, vous n’en avez pas à foison. Suho semble l’avoir compris, Suho il s’avance alors de quelques pas dans ta direction, attrape doucement ta main qu’il serre dans la sienne et prend déjà son air mignon, commence à te supplier de lui faire confiance. Il t’avoue qu’il a vraiment envie que vous preniez la trottinette ensemble pour vous balader. De quoi te faire prendre une grande inspiration, le fixer d’un air contrit avant de finalement lâcher dans un souffle :

- Ok ok c’est bon, on le fait ! J’sens je vais le regretter mais bon …

Tu ne sais pas si c’est son adorable expression faciale, la caresse de ses doigts sur ta main mais dans ces moments-là, t’as l’impression qu’il pourrait tout obtenir de toi Suho. T’hausses alors les épaules te rapprochent de l’objet du diable, laisse Suho te dire comment te positionner. T’es très proche du guidon, les mains posées sur le fer tandis que celle du brun derrière toi sont sur les manettes. Suho tout proche de toi – contre toi, ta tête que tu tournes légèrement vers l’arrière, remonte doucement ton visage pour tenter de croiser son regard et lui dit toujours aussi peureuse avant le démarrage :

- Me fait pas regretter mon choix, j’te fais confiance Suho…

Et voilà qu’il démarre en douceur, te faisant lâcher malgré tout un petit cri totalement cliché de surprise dès que la vitesse commence à augmenter. Tu ris nerveusement, laisse ton dos se cogner contre son torse quand les roues semblent passer sur un trottoir irrégulier, donnant l’impression de vous prendre un dos d’âne de plein fouet. C’est bien plus amusant que ce que t’imaginais Aran et alors que le vent souffle, glace vos mains tu poses tes petites mains sur les siennes dans l’espoir de les réchauffer.

- T’avais raison, c’est cool la trottinette… Désolé d’être chiante …

Désolé d'être moi, d'être méfiante pour tout, constamment. Que tu dis assez fort pour qu’il l’entende tandis que tes yeux restent rivés droit devant toi, les enseignes que tu vois défilés sur le côté. C’est à ce moment-là que tu te rends comptes que tu ne sais même pas où vous vous dirigez et curieuse, tournant de nouveau légèrement la tête tu lui demandes :

- Où est ce qu’on va d’ailleurs ? C’est loin d’ici ?

Yi Suho
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyMar 22 Mar - 23:50
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D'après Aran, ils pourraient tout aussi bien se contenter d'appeler un Uber ; utiliser leurs petits pieds pour se rendre jusqu'au lieu qu'il avait en tête. De quoi lui faire rouler les yeux face à l'ennui que lui inspire pareille proposition - ce n'est pas assez foireux, pas assez Suho.

- J'vais pas te dire où on va, c'est pas marrant sinon.

Sa tête un peu inclinée sur son épaule, et la lueur trop fière embrasant son regard. Il sait pertinemment qu'il la met en difficulté, en refusant de lui dire où ils se rendent ; en la plaçant ainsi face à l'inconnu, l'empêchant de se raccrocher à la moindre bribe d'indice. Mais s'il l'aime suffisamment pour bien souvent la ménager, le goût de la surprise - savoir ce que le reste de son entourage ignore encore - est un peu trop profondément ancré en lui pour si aisément y renoncer.

Et ce sont ses arguments qu'il s'applique à démonter les uns après les autres ; s'efforce de la convaincre que c'est bon, elle peut lui faire confiance. Elle ne craint rien avec lui. La connaissant tout de même un minimum, il lui explique alors comment se présenterait la situation, et il voit bien que quelque chose se passe dans son regard : tout n'est pas encore gagné, mais il est déjà parvenu à faire tomber la première barrière. Et c'est en désespoir de cause qu'il s'avance un peu vers elle ; referme ses doigts sur les siens, la moue attendrissante pour lui assurer qu'il avait vraiment, vraiment envie de monter avec elle sur le véhicule ce soir. Technique ancestrale qui a toujours marché sur sa mère et ses amis - même sur son frère, alors. Et sans surprise, il voit les dernières barrières tomber - à la manière dont sa respiration se fait lourde, tout d'un coup ; à l'expression contrite  qui se peint dans ses yeux. Et finalement, elle concède sa défaite - ou la victoire de Suho, selon les points de vue.

- Mais nooon... Moi j'suis sûr que tu vas passer un des meilleurs moments de ta vie, espèce de trouillarde.

Il a l'assurance dans la voix ; dans le regard. Car lui-même aime trop se faufiler dans la circulation, sentir le vent lui fouetter le visage dès qu'il accélère un peu trop ; qu'il se considère quand même comme un jeune homme marrant, avec qui on passe de bons moments. Alors à ses côtés, y a pas de raison que Aran déteste l'expérience comme elle le prédit. Et sans perdre plus de temps, sa main toujours glissée dans la sienne, il l'entraîne jusqu'à la trottinette. Lui indique de monter dessus, gardant une main sur le guidon pour être sûr que le véhicule ne se renverse pas suite à un équilibre mal géré, et de sa main libre, il dépose doucement les doigts de Aran entre les poignées. Puis c'est à son tour de monter sur la trottinette, l'air bien plus assuré que la jeune femme, ses marques qu'il reprend avec aisance sur le marchepied. Ses mains refermées sur le guidon, il sent le dos de Aran tout proche de son torse - et lorsqu'elle lui conseille de ne pas lui faire regretter son choix, lorsqu'elle avoue lui faire confiance, il se surprend à sourire bêtement.

- Mais non, tu vas rien regretter du tout j'te dis, écoute-moi un peu quand je parle... J'suis le roi de la trotti.

Y a pas une once de doute pour teinter sa voix, et déjà, sa main enfonce l'accélérateur. Dirigeant le guidon pour éviter qu'ils n'aillent s'encastrer dans une poubelle au bout d'un mètre à peine, il s'engage plutôt sur la route ; laisse échapper un éclat de rire amusé en entendant le cri de la jeune femme. Et c'est trop naturellement qu'il se dirige dans ce quartier qu'il ne connaît désormais que trop bien, pour avoir trop souvent fuit l'agence perché sur ces deux roues. Le guidon vibre un peu sous ses mains lorsqu'ils subissent les irrégularités de l'asphalte, et le corps de Aran qu'il sent se rapprocher du sien, ses bras qu'il resserre légèrement pour mieux l'enserrer, s'assurer qu'elle soit bien calée.

- Ben alors, fallait le dire si tu voulais juste te coller à moi hein...

Légèrement penché vers elle, à lui glisser ces mots au creux de l'oreille ; déjà laisser échapper un petit éclat de rire, et ses mains froides qu'il sent se poser sur les siennes, se tend imperceptiblement sous sa peau gelée pour déjà retrouver sa nonchalance habituelle. Et elle s'excuse d'être chiante, Aran - et c'est une grande victoire pour lui lorsqu'elle concède que c'est finalement cool, la trottinette.

- Ah, Hermione Granger serait pas Hermione Granger si elle avait pas peur d'une trottinette...

Une lueur taquine pour teinter sa voix, s'efforçant de couvrir le vent qui leur souffle aux oreilles ; et déjà la petite brune se montre curieuse, l'interroge sur la nature de leur destination.

- Je t'ai déjà dit que c'était pas marrant si j'te disais tout de suite... Tout ce que je peux te dire c'est que...

Mais il n'aura pas le temps de finir sa phrase qu'un cycliste déboule sans prévenir, le forçant à braquer brusquement le guidon pour éviter une fâcheuse collision ; reprendre leur trajectoire dès que possible, avec un regard mauvais pour le cycliste et un connard marmonné dans sa barbe.

La vérité, c'est que c'est peut-être - peut-être - Suho qui ne regardait pas trop où ils allaient, son attention toute concentrée sur Aran et les bêtises qu'il pouvait lui raconter. Mais ça, jamais il ne le reconnaîtra - surtout pas devant elle, à qui il a assuré qu'elle pouvait lui faire confiance. Elle qui lui a assuré qu'elle lui faisait confiance.

- Ça va... ?, lui demande-t-il, aussi doucement que possible lorsqu'ils doivent parler si fort pour contrer le vent. On est bientôt arrivé.

Et pour ce qu'il reste de route, il fera bien attention à ce qu'il se passe autour d'eux, peu désireux qu'elle cesse une bonne fois pour toute de lui faire confiance ; finit par arrêter la trottinette dans une grande rue, devant un fast-food encore ouvert malgré l'heure.

- Ça te va qu'on prenne un truc là ? J'sais pas toi mais je crève la dalle, on pourra trouver un coin d'herbe où manger après.
Lim Aran
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyJeu 24 Mar - 22:34
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Aucun indice donné sur la destination choisie, parait que c’est moins marrant si t’es au courant de tout. Et pourtant il sait Suho que tu gères mal l’imprévu, tout ce qui est surprise et délire dans le même style. De ne pas savoir, de ne pas gérer quelque chose à 100 % te frustre, te met même parfois mal à l’aise. Mais t’opine mollement de la tête, monte sur cette trottinette malgré tout car son sourire t’y encourage, son air satisfait te réconforte dans le choix que tu viens de faire. T’es trop faible face à lui, quoi. Et si à peine les pieds posés sur l’engin tu te mets à regretter ton choix, Suho persiste sur le fait que tu vas t’amuser une fois que t’auras pris l’habitude, que t’es juste un peu – beaucoup trouillarde. Tu ne rechignes même pas sur les termes choisis, Aran. T’es trop concentrée sur ce qu’il se passe, la douceur de ses mains sur les tiennes, sa façon si douce de te manipuler comme une poupée de chiffon à sa guise, tu le laisse ainsi attraper tes mains pour les poser où il le souhaite sur le guidon avant qu’il ne vienne prendre place derrière toi. La chaleur de son torse tout contre ton dos que tu sens tout de suite à peine a-t-il pris ses marques sur l’engin, ses bras t’encerclant au creux desquels tu te sens en confiance même si t’es souvent amené à dire le contraire.

Si durant les trois premières minutes t’es rigide et te tiens raide comme un i, tout doucement tu finis par te décontracter. C’est que t’es bien ici, Aran. Le moment présent est agréable, tu t’appuies surement un peu sur Suho, laisse ton échine épouser son buste sans même t’en rendre compte au fil des secondes qui passent. Mais Suho restera à tout jamais, faut qu’il fasse remarquer que t’es collé à lui, te mette mal à l’aise. Heureusement que tu portes un masque, que le beau diable ne peut pas voir l’état de tes joues et la teinte rosées qu’elles viennent de prendre en un temps record. T’essaies alors de t’avancer au max sur le devant de la trottinette, tente vainement ne pas le toucher puisqu’il vient de t’en faire la remarque et lui répond tout aussi joueuse que lui :

- De nous deux, celui qu’a choisi ce moyen de transport c’est toi hein… Donc j’pense c’est toi qui mourrais d’envie que ce genre de situation arrive mais ça va puisque t’en fais la remarque… J’vais faire attention … T’inquiète pas…

C’est pourtant presque impossible, inévitable de ne pas avoir de contact sur une trottinette. Si ce n’est pas ton dos qui se colle c’est vos jambes qui se frottent, vos doigts qui se frôlent sur le guidon. Quelques instants à faire attention, te tenir le plus éloigné de lui avant d’arrêter ta comédie, te tenir comme bon te semble et même poser tes mains sur les siennes inquiète qu’il puisse avoir les jointures gelées. Tu le sens se tendre un instant, sent ses mains serrées un peu plus fort le guidon sous tes doigts. Et tu souris derrière ton masque Aran presque heureuse de lui arracher une réaction incontrôlable, tourne la tête légèrement vers lui en disant :

- ça aussi c’est proscrit ou bien … ?

Est-ce que je dois m’arrêter Suho ? Est-ce que notre nouvelle amitié nous interdit un quelconque geste d’affection ? T’es le seul avec qui je me le permet, ne m’enlève pas ça. S’il-te-plait. Mais si il souhaite qu’entre vous il n’y ait plus un seul geste de la force, tu ne peux pas le forcer. Tu tournes alors de nouveau la tête, laisse tes yeux vagabonder d’une enseigne à l’autre avant de finalement lui avouer que la discipline commence à te plaire, que t’es désolée d’être toi – d’être si réfractaire aux premiers abords quand tu ne connais pas quelque chose. C’est sincère, t’es réellement désolée de devoir faire subir aux gens tes peurs, tes montées d’angoisses mais Suho lui, ne semble pas plus affecté que ça. Il rit le brun, t’appelles une énième fois Hermione Granger. Et forcément ça te fait sourire.

- Hermione Granger elle monte sur un balai en guise de trottinette elle est encore plus aventureuse que nous deux. Pas sûr que Hermione soit la personne qui me qualifie le mieux…

Tu sais très bien pourquoi il t’appelle Hermione depuis toutes ces années Suho, sait que c’est pour ton coté studieux, ta façon très assidue de faire ce qui t’es demandé et de ne jamais – ou du moins quasiment jamais dépasser les limites imposées. Mais c’est que t’es juste une gamine qu’a vécu en foyer, suivies les règles à la lettre car ça marchait ainsi dans les deux pensionnats dans lesquels t’as pu vivre durant ton enfance. Il n’y avait pas d’affection, c’était pas l’amour porté aux gamins qui régissait ces orphelinats mais à celui qui ferait le moins de bêtise, celui qui écouterait le mieux les éducateurs. C’est en étant docile que t’as pu obtenir des faveurs des adultes et surement que t’as gardé cette habitude d’écouter aux doigts et à l’œil les personnes plus âgées.

C’est difficile pour toi de lâcher prise,
de faire ce qui te plait.

Mais t’essaies Aran, de plus en plus fréquemment tu te permets de petite folie qui pour le commun des mortels paraissent risibles, carrément anodines. Comme ce soir, de trainer avec Suho à pas d’heure dans les rues de Séoul. C’est interdit, tu sais que pour ça vous risquez chacun votre carrière et pourtant tu le fais quand même. Sans même savoir où est ce que vous allez. Et forcément, tu tentes une nouvelle fois de savoir mais Suho ne change pas de version et semble motivé à ne pas lâcher l’information. T’es prête à souffler, lui dire qu’il n’est pas cool mais t’es coupé de court par l’arrivée impromptue d’un livreur en vélo qui vous coupe le chemin. Forcément tu hurles Aran, ferme les yeux de toute tes forces et crispe tes doigts sur les siens. T’attends la douleur, t’attends la chute mais rien n’arrive t’ouvres alors doucement un œil, voit que Suho a évité de justesse la catastrophe et tu soupires de soulagement, te colle a lui en disant d’un rire nerveux, pas encore remise de tes émotions quand il te demande si ça va :

- à ton avis ??? c’est trop dangereux je te l’avais dit on aurait pu se faire trop mal putain !

Tout ce que tu redoutais, vous l’avez juste échappée belle pour cette fois-ci. Et pour le reste du trajet tu fais le choix de te taire, de ne pas le déconcentrer avec tes bêtises. Heureusement que la route n’est pas très longue. Lorsque le brun s’arrête devant un fast-food et te demande si ça te dit de prendre quelque chose à manger ici tu ne fais pas la fine bouche, t’opines de la tête et lui dit :

- Ouais pourquoi pas ? Par contre tu veux on aille se poser où après … ? Tu penses les parcs sont ouvert la nuit ici … ? On n’est pas à Daegu hein…

Ça te rappelle vos sorties nocturnes, à vous rejoindre après avoir fait chacun de votre côté le mur pour aller dans un parc en particulier, vous posez sur des balançoires en vous racontant vos vies et regardant le ciel dans l’espoir d’y voir un Alien débarquer à vélo sur vos contrées. Et t’aimerais bien revivre ça, juste une nuit. L’idée te vend du rêve mais t’es pas sûr que vous trouviez l’endroit parfait pour vivre quelque chose de similaire. A moins que…

- Aller on va commander ? J’ai peut-être une idée d’où aller, un endroit pas trop loin d’ici et qui je pense la nuit doit être plutôt calme !

Et toi la première t’entre dans le fast-food, n’enlève pas ton masque puisque quelques badauds trainent à l’intérieur, ils ont quasi tous les yeux rivés sur l’écran de télévision allumé sur lequel des publicités y passent mais tu ne préfères pas prendre de risque inutile. Tu dis alors bonjour poliment au caissier, rive tes yeux sur la carte et fini par commander une barquette de poulet katsu avant de te tourner vers Suho lui dire à voix basse :

- Et toi tu veux manger quoi … ?

Yi Suho
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptySam 26 Mar - 0:29
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Il roule des yeux, Suho, lorsque la jeune femme l'accuse d'être le seul d'eux deux à vouloir voir leurs corps se coller ; leur peau s'effleurer au gré des caprices de la route irrégulière. Elle a sûrement un peu raison - beaucoup, même - mais il n'est plus censé vouloir de tout ça, alors il fera comme si elle racontait n'importe quoi ; resserrera pourtant un peu plus sa prise sur elle, soucieux qu'elle ne tombe pas à trop faire la maligne en faisant mine de s'éloigner. Et d'ailleurs, elle-même ne tarde pas à abdiquer, allant même jusqu'à poser ses mains froides sur les siennes, le poussant à se tendre un peu sous ses doigts. Ça l'amuse, Aran, elle tourne la tête vers lui en lui demandant si ce genre de contact est également proscrit, et il aurait presque le ton plaintif lorsqu'il lui répond :

- Avec des mains aussi froides ? Carrément.

Et un éclat de rire franchit déjà ses lèvres lorsqu'il voit la jeune femme s'écarter en boudant, le guidon qu'il lâche précautionneusement, d'une main seulement, pour essayer de ramener l'une de ses mains sur la sienne.

- Je déconne, commence pas...

Et contre toute attente, Aran avoue finalement bien aimer la trottinette. Ca lui fait plaisir, Suho, il se sent soudain investi d'un pouvoir nouveau ; sans doute capable de lui faire aimer tout et n'importe quoi, habilité à la faire sortir de ses retranchements pour le meilleur - et sans doute pour le pire, aussi, mais cela il ne le voit même pas. Se contente de lui répondre en riant, l'affublant de ce qui commence à sérieusement ressembler à son surnom préféré - après Arana, toujours après.

- Bon, ok, ok, Hermione est carrément plus courageuse que toi. Mais à part ça tu lui ressembles trop sur le côté gentille fille, à toujours vouloir faire bien gentiment ce qu'on te dit et tout... Ca tu peux pas le nier.

Lueur taquine dans les yeux tandis qu'il lui développe son argument. Lui aussi, longtemps, a fait le dos rond, se pliant sagement à ce qu'on lui demandait de faire - terrifié de ce qu'il pourrait se passer s'il osait seulement défier l'autorité paternelle. Et puis le ciel de sa vie avait été dégagé de ce nuage noir, opaque, qui obstruait le moindre rayon de soleil, et l'enfant trop longtemps contenu avait enfin pu faire éclater toute l'insouciance et les bêtises qu'il n'avait jamais pu se permettre.

Encore une fois, ils sont si différents et si bien semblables tout à la fois.

Mais Aran l'arrache à ses pensées en lui demandant où ils vont, et il a à peine le temps d'amorcer une réponse qu'un livreur déboule à toute allure, le forçant à dévier de trajectoire pour éviter la collision. Et Suho, jamais il n'avouera que c'était peut-être un peu - bon, d'accord, beaucoup -  de sa faute si leurs chemins se sont croisés. Il aurait dû se montrer plus attentif ; consacrer toute son attention à la route et à leur environnement, plutôt qu'à la jeune femme installée entre ses doigts.

Mais il n'a jamais été très doué pour prioriser lorsque Aran entre dans l'équation,
Allant jusqu'à totalement arrêter de se rendre à la moindre audition
Juste pour ne pas risquer de perdre ce qu'ils avaient.

Et il a senti ses doigts se crisper sur les siens, au point de lui couper la circulation sanguine. Il a entendu son cri perçant résonner dans ses oreilles, alors forcément, la première chose qu'il fait une fois leur trajectoire stabilisée, c'est de lui demander si ça va. Car il s'en voudrait qu'elle se soit fait mal par sa faute ; que d'une manière ou d'une autre, elle ai souffert de cette collision qu'il pensait pourtant avoir évitée. Et Aran, elle se rapproche un peu plus encore ; s'écrie avec un rire nerveux que c'est bien trop dangereux.

- Mais non... Regarde, il s'est rien passé, comme je t'ai dit je gère... C'est lui il a déboulé n'importe comment aussi...

Il a un peu trop d'aisance à prétendre n'avoir rien fait de mal ;  que c'est de la faute du cycliste, et uniquement la sienne s'ils ont frôlé l'impact. Mais il ne se le pardonnerait pas, s'il perdait la confiance fragile que la jeune femme lui a concédé, alors il s'applique davantage sur le reste du trajet, sa concentration soigneusement focalisée sur la route devant lui et ces foutues intersections imprévisibles pour éviter que l'histoire se répète. Route silencieuse jusqu'à ce qu'ils s'arrêtent devant un fast-food, ça semble convenir à la jeune femme, et lorsqu'elle lui demande où il espère se poser à une heure où les parcs sont sûrement fermés, il se contente de hausser les épaules.

- Y a toujours les bords du fleuve Han, en cas...

Sale gosse ayant toujours réponse à tout, la nonchalance habituelle dans la voix lorsqu'il évoque cette solution. Avec Suho, on dirait qu'il n'y a jamais des problèmes - toujours des plans B, C et même Z face à n'importe quelle déconvenue. Mais pour une fois, on dirait que Aran est aussi un peu comme ça, car elle déclare avoir une idée en tête, l'invite déjà à la suivre dans le restaurant. Et Suho, il lui court après, la pressant de questions, ses yeux sombres brillant d'intérêt.

- Tu penses à quoi ? Eh, eh Aran, tu parles de quel endroit ? Allez, dis-moi...

Mais il se heurte à son silence, laissé seul avec ses questions, la mine contrariée sous son masque. Il se creuse si bien les méninges pour essayer de trouver les réponses qu'elle refuse de lui donner qu'il n'a même pas de réponse à lui apporter lorsqu'elle lui demande ce qu'il souhaite commander ; commence par répondre, bêtement :

- Euuuh... Ben j'sais pas... J'ai trop faim j'crois j'vais prendre... deux burgers et une grande frite. Oh, et une glace. Tu veux pas une glace toi t'es sûre ?

Déjà, la commande est passée, et ils se calent sur le côté pour attendre qu'on leur tende leur sac en papier. Et parce que Suho ne tient pas une minute sans dire de bêtises, il se penche déjà vers elle pour lui glisser :

- Eh... Pour combien tu montes sur la table là au milieu du restau, et tu cries "Je suis Aran, qui veut faire une photo avec moi ?" ?
Lim Aran
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyLun 28 Mar - 21:06
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Tu ne sais pas à qui revient la faute, si c’est Suho qui ne faisait pas assez attention à ce qu’il se passait autour de vous ou bien ce coursier qui voulait juste arriver au plus vite coute que coute là où il était attendu mais l’un dans l’autre ça revient au même. Vous avez frôlé l’accident tous les trois et surement que les dégâts auraient été désastreux pour vous. Et plutôt que déblatérer deux cent ans sur les faits tu préfères te taire pour une fois Aran. Car t’as pas envie de chercher un fautif, pas envie de gâcher ce moment qui jusqu’ici était agréable à vivre. C’est plus simple de se taire, se concentrer sur le dernier quart de chemin à faire. Tout du long, tu laisses tes doigts caresser le dos de sa main, profite de ce que Séoul plongée dans la nuit a à offrir.

Jolie capitale que tu regardes d’un œil émerveillé car c’est trop rare pour toi les sorties nocturnes non organisé, sans but particulier. On pourrait croire que t’as eu tout le temps de te balader et découvrir Séoul car ça fait déjà plus de deux bonnes années que tu y vis, exerces ton métier de rêve ici. Mais la réalité est autre, toi tu ne connais que les studios et les salles de répétitions. Quand tu sortais c’était pour aller en cours, à l’université avant que ton cursus ne soit chamboulé par ton début de carrière. Et depuis, l’oiseau jusque-là enfermé dans une cage sans fenêtre a migré vers une jolie cage dorée. Tu vois le monde, vois de jolies choses mais n’a pas encore eu l’occasion d’explorer. Alors ce soir les rues sont belles, la personne qui t’accompagne dans cette aventure est à tes yeux la personne parfaite pour vivre un moment pareil. T’aimes sentir le vent s’engouffrer dans tes mèches, la vitesse contrôlée à laquelle Suho conduit la trottinette et tu souris comme une gamine derrière ton masque, à l’abris des regards jusqu’à que le chemin jusqu’au fast-food se fasse. Et une fois arrivé devant celui-ci, la question de l’après se pose. Où est ce vous allez vous poser une fois que la nourriture sera commandée ? Est-ce que vous mangez sur place ou bien vous chercher un endroit ? T’as une idée en tête et Suho lui, la formule à voix haute. Tu le regardes un instant en faisant les gros yeux, te demande si il peut lire dans tes pensées ou bien si c’est toi qu’a juste eu l’idée la moins originale du siècle.

- Mmh, on verrra.

Que tu dis avant de prendre route vers le fast-food, suivie de près par le brun qui n’arrête pas de poser des questions sur ce que t’as en tête. Il te fait rire à faire le gamin de la sorte avant de lui demander ce qu’il souhaite prendre pour son dernier repas de la journée tu lui dis en chuchotant :

- C’est pas marrant si j’te dis tout de suite … non ?

Puisque lui à souhaiter jouer l’effet de surprise un peu plus tôt, t’en fait de même et ne répond plus à aucune de ces questions sur le sujet. Tu t’occupes de passer commande et quand le garçon à tes cotés te demande si tu souhaites une glace t’hésites un instant, pense à ton régime drastique conseillé par tes nutritionnistes pour la tournée qui ne va pas tarder à arriver. Y’a plusieurs tenues très près du corps que tu vas devoir porter, un rythme à suivre et pourtant, l’envie manger une glace grandit en toi et plutôt que de l’ignorer tu finis par commander une glace toi aussi. Demande trois gouts différents et des topings comme si t’abusais pas déjà. Commande réglée par tes soins – t’auras pas eu besoin de trop insister et entre tes dents tandis que tu paies pour vous deux tu lui glisses :

- Sale rat…

Juste pour la blague car en réalité, tu t’en fous de payer. C’est un peu ton rôle de toute façon en tant que Sunbae de te comporter comme tel. C’est ancré dans vos gênes ce système d’ainé qui prends soin de son cadet. Puis t’as plus de moyen que lui parait-il, que le salaire versé aux membres d’Icarus pour le moment sert à rembourser les périodes de trainee de chacun, qu’une fois tout ceci déduit lorsqu’on divise les parts c’est pas non plus mirobolant, c’est plus simple quand on est seule comme toi. Et un fois ton portable rangée dans ton sac après avoir payé la commande, tes yeux se rivent sur l’écran de télévision qui diffusent des pubs avant que le programme diffusé sur la chaine ne reprenne. T’es perdue dans tes pensées lorsque la voix de Suho glisse jusqu’à ton oreille, que ses idées farfelues ne résonnent dans ta tête. Tu tournes la tête vers lui, le regarde curieuse avant de dire :

- Pfouuh… C’est la honte un peu ? Ça fait vraiment la meuf qui attire l’attention car si elle le fait pas elle-même personne la remarque… Mais si on devait me payer pour ça mmh… je dirais 12 ? Et toi ? Pour combien t’es capable de hurler « je suis le voleur yaaaaah » en faisant la chorégraphie ?

Rien que de l’imaginer ça te fait sourire, car cette chorégraphie est pas du tout discrète. Il aurait surement l’air d’un fou si il s’y mettait Suho mais déjà t’ajoute inquiète qu’il soit capable de le faire sur le champ :

- Mais si on fait ça on gâche notre soirée… L’oublie pas …

Et t’as pas envie de gâcher la soirée pour un peu d’attention. Tu veux bien jouer avec lui mais sans inclure votre célébrité à chacun dans l’équation.

- En moins extrême… t’es cap de spoiler un faux truc sur la fin du drama qu’ils regardent là … ?

Lueur de défis qui vient animer tes orbes rivés sur lui. Regard qui s’accroche au sien, quelques secondes durant lesquels tu te dis que c’est dommage qu’il ait ce masque lui bouffant la moitié du visage, cette capuche cachant ses beaux cheveux noir et lisse. Quelques secondes à l’observer avant qu’un premier sachet de nourriture ne glisse sur le comptoir dans votre direction et tu tournes alors ton visage vers celui-ci, attrape le paquet et dit à l’intention du brun :

- Tu me feras gouter ton burger … s’teuuplait…?

Tête que tu penches légèrement, les yeux pleins d’espoir quant à sa réponse avant de lui tendre ce premier sachet. Car si t’as payé il peut au moins porter votre nourriture. Il est assez grand, assez musclé pour ça Suho. Il l’était pour te porter et t’en faire voir de toutes les couleurs contre cette porte il y a quelques mois. Et déjà le second sachet arrive alors tu lui tends aussi le deuxième et dit :

- On peut y aller ippeuni ? Avant qu’on fasse un millier de bêtises ici !

Fast-food que vous quittez cote à cote. Et maintenant c’est à toi de dire quelle direction il faut prendre tu pointes alors tout droit, le passage piéton à prendre pour rejoindre les rives du fleuve Han non loin d’où vous êtes et avant qu’il ne commence à dire quoique ce soit tu prends la parole la première :

- Au fait… Tout à l’heure je pensais déjà au fleuve Han avant que tu dises que c’était ton plan donc va pas commencer à croire que tu m’as donné l’idée … C’était MON idée Yi Suho ok ?

Et comme une gamine qui fait sa tête de mule tu traverses sans l’attendre, rejoint l’autre côté de la rue et descend ces tonnes d’escalier qui amène jusqu’aux rives. Les lieux sont calmes, surement effrayant si tu devais te balader toute seule ici en pleine nuit. Mais Suho est là, tout proche de toi alors t’es pleinement rassurée.

Yi Suho
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyMar 29 Mar - 23:09
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Il aurait pu le parier, Suho, aurait été prêt à mettre ses deux mains et même ses pieds à couper - et vraiment, c'est une immense prise de risque lorsque l'on aime autant la danse que lui - que Aran lui répondrait cela. Singerait ses mots à la perfection ; prétendrait à son tour, la malice dans les yeux, que c'est tout de suite un peu moins marrant si elle lui livre toute la vérité sur un plateau d'argent. Sans doute la connaît-il un peu trop bien - connaît par cœur les dynamiques de gamins qui les animent dès qu'ils ont le bonheur de se retrouver -, et il se contente de lever les yeux au ciel, l'air de sale gosse insolent tandis qu'il la précède dans le fast-food.

Les commandes passées, et Suho, tel un petit diable perché sur son épaule, lui propose de prendre une glace. Lui non plus ne devrait pas en prendre - ne devrait pas commander non plus autant, ne devrait même pas avoir mis les pieds ici dans un premier temps -, la faute au régime drastique qu'on leur impose. Mais si on lui demandait des comptes à ce sujet, il rétorquerait qu'il est encore en pleine croissance ; qu'il se dépense tellement dans la salle de répétition qu'il ne peut que avoir besoin de manger. Et tout comme lui, Aran finit par craquer ; un petit sourire satisfait s'étire en l'entendant oser commander trois parfums et des toppings, soulagé de voir manger celle qui a bien perdu les quelques rondeurs d'enfant qu'elle gardait au lycée. Mais bien sûr, Aran étant Aran, il faut qu'elle le traite de rat pour l'avoir laissé régler - et il a le sourire trop innocent sur les lèvres, qu'elle ne verra même pas, la faute au masque, lorsqu'il lui répond :

- C'est le rôle des noona de prendre soin de leurs namdongsaeng...

Car ça l'arrange plus dans ce sens que dans l'autre - bien sûr - et Suho, il a si longtemps été habitué à être le petit dernier, que ce soit au sein de sa famille ou auprès d'autres connaissances, qu'il s'appuie un peu trop facilement sur cette excuse - les mots sortent aujourd'hui naturellement de sa bouche, comme une formule toute faite trop bien apprise par cœur.

- Mais merci, finit-il quand même par lâcher.

Et déjà, l'enfant s'ennuie. Il lui faut quelque chose à se mettre sous la dent, un jeu pour le divertir, alors il met Aran au défi de se faire remarquer en plein milieu du fast-food à moitié vide. Et lorsqu'elle fait remarquer que c'est la honte, il ne se cache même pas pour lever les yeux au ciel.

- Ben ouais, c'est le but un peu.

Les gages, c'est pas marrant si c'est une partie de plaisir pour la personne ; si ça ne la sort pas un peu de sa zone de confort. Et lorsqu'elle le met au défi de crier et esquisser cette chorégraphie qu'il connaît comme personne, il prend un instant pour réfléchir. Pèse le pour et le contre ; évalue le degré de difficulté de l'action. Il n'a pas franchement peur du ridicule, surtout s'il s'agit seulement de danser, c'est à dire de faire ce qu'il maîtrise le mieux dans sa vie. Mais il y a des gens, ce serait attirer sur lui - sur eux - une attention malvenue, alors il finit par trancher.

- 6. Je le fais pour 6.

Et il ouvre déjà la bouche, prêt à jouer avec elle pour déterminer si oui ou non il doit se plier à l'exercice, sauf qu'elle lui coupe l'herbe sous le pied en lui rappelant que ça ne ferait que gâcher leur soirée.

- Pfff, espèce de rabat-joie...

Une moue contrariée se peint sur ses traits ; l'air du gamin capricieux qui n'a pas eu ce qu'il veut. Heureusement, comme sachant qu'elle ferait bien de faire diversion, la jeune femme lui propose déjà un nouveau défi, plus sage, et bientôt, il s'écrie :

- Ben grave ! Trop facile...

Ils conviennent ensemble de jouer pour deux, et l'instant suivant, leur voix s'accordent sur le chiffre ''un''. Alors soit. Rapidement, il sonde les quelques badauds installés dans le fast-food ; cherche celui qui a l'air le plus profondément captivé par ce qu'il se passe à l'écran et s'approche à pas de loup, vient se caler dans son dos - à deux doigts de poser sa tête sur son épaule.

- Ah..., lâche-t-il d'un air accablé. Quand je pense que ce perso, là, il va crever... Oh, et elle ? Elle aura jamais son crush, c'est sa concurrente qui finit avec.

Il hésite un instant, avant de rapidement ajouter :

- Et dans le dernier ep, y a les aliens qui débarquent, aussi.

Et déjà, il se carapate à toute allure pour retrouver Aran, comme si son dernier mensonge était crédible et lui faisait courir le risque que l'homme s'énerve de s'être fait spoiler.

- Pfiouh, souffle-t-il. J'ai même pas vu ce drama, j'espère que j'ai rien dit de vrai...

Il la sonde alors, déjà prêt à chercher un nouveau défi qu'il pourrait lui lancer à son tour, mais un sac de nourriture glisse dans leur direction et elle lui demande de la laisser goûter à ses burgers. Il fait mine de réfléchir un instant, et finit par lui répondre, un sourcil haussé :

- Mmmh, ça dépend... J'ai quoi en échange ?

Ses doigts refermés sur les sachets en papier – elle ne semble pas consciente de l’erreur énorme qu’elle vient de commettre, Aran, en lui laissant la possibilité de ne jamais lui laisser une miette de ses burgers, ni même de sa propre commande à elle. Et sous son masque, un petit sourire satisfait s’étire en coin face au surnom tout trouvé dont elle l’affuble ce soir.

- Ippeuni ? C’est nouveau ça… En quel honneur ?

A la taquiner un peu ; la mettre face à ses propres mots, peut-être s’amuser quelque peu de son trouble. Ensemble, ils quittent le fast-food, et Suho se dit qu’il va enfin découvrir la destination qu’elle avait en tête. Curieux, il se laisse guider dans les rues animées ; fronce légèrement les sourcils lorsqu’il croit reconnaître la direction du fleuve Han, mais quand il ouvre la bouche pour l’interroger – lui demander si, à tout hasard, ce ne serait pas justement le lieu de repli qu’il lui conseillait qu’elle a fini par choisir –, elle s’empresse de lui couper l’herbe sous le pied. Et un petit rictus amusé se dessine, en l’écoutant se défendre bec et ongle d’avoir été ne serait-ce qu’un peu inspirée par ses palabres ; s’il la croit, il lui répond pourtant, bien trop nonchalamment :

- Ouais ouais… Si ça te rassure de te dire ça…

Sur le papier, c’est juste pour l’emmerder qu’il agit comme ça, mais dans le fond, peut-être qu’il aurait bien aimé l’idée qu’elle se laisse réellement inspirer par ses idées ; qu’elle l’écoute, porte une telle importance à ses suggestions. Le pas tranquille lorsqu’il la suit sur le passage piéton, la rejoint au pied des escaliers, les sacs de nourriture toujours glissés entre ses doigts.

- Alors alors, Madame J’ai-des-idées-trop-originales… On se pose où ? Dans l’herbe ? Tu veux qu’on essaie de se trouver un banc ? Pas sûr qu’y en ai beaucoup dans les parages, tu me diras.

Le seul qu’il aperçoit de là où il est est déjà occupé par un couple occupé à se bécoter, et il se penche vers Aran, lui glisse en ricanant :

- Ou alors on peut venir s’incruster avec eux ? Roh, fais pas cette tête, je rigole…
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyVen 1 Avr - 22:39
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Six, ce n’est pas beaucoup. Six c’est la moitié du douze que tu viens de prononcer pour le gage qu’il t’a proposé. Mais est-ce que t’es surprise qu’il soit bien plus aventureux que toi ? Absolument pas. Ça a toujours été le cas, il a toujours été bien plus courageux Suho. Il aime jouer avec le feu, aime un peu trop le défis et c’est bien pour ça que tu le préviens que ça serait dommage d’en arriver là. Votre petite sortie nocturne vient tout juste de commencer, vous n’avez même pas encore profiter de ce que la nuit peut vous offrir qu’il faudrait déjà rentrer, que des rumeurs se mettraient à circuler sur tous les réseaux sociaux possible. Et ça te fait peur Aran, t’as pas envie de ça ce soir. C’est rare que vous voyez en dehors des murs de votre label alors tu te presse pour le couper dans son envie de réaliser le défi, lui en propose un autre qui ne criera pas aux quelques inconnues présentes dans le fast-food que vous êtes des personnages dit « public ». Il te traite de rabat-joie le garçon et tu ne réponds même pas.

Désolé de vouloir passer du temps avec toi Suho, de pas chercher à saboter ce moment.

Et peut-être qu’un jour il comprendra que si tu fais si attention c’est pour protéger ce qui vous lie l’un à l’autre, ne pas laisser à la presse ou à qui que ce soit le pouvoir de vous éloigner. Alors tant pis si ça te vaut des drôles de surnoms, te fait passer pour la relou de service. Tu l’as toujours été à ses yeux de toute façon. Garçon avec lequel tu joues alors, même nombre prononcé au même moment. Il avait une chance sur deux de perdre et si une petite part de toi imaginer que vous alliez donner des chiffres inverse il se trouve que vos two brain cells se sont connectés au même moment. Alors tu souris derrière ton masque, le voit prendre une inspiration avant de se rapprocher de l’un de ces gars qui regarde avec attention la télévision accrochée au mur, venir lui donner des spoilers inexistants quant à la série regardée avec tant de rigueur. L’homme s’énerve un peu sur sa chaise, demande au « gamin » de se taire et tu pouffes de rire en le voyant revenir très rapidement jusqu’à toi comme un petit caneton court toujours dans les pattes de sa maman.

- De peu et tu t’en prenais une… J’espère pour toi que t’as pas lâché des vérités… Moi aussi j’regarde ce drama nul quand j’ai le temps donc si t’as spoil c’est mes foudres que tu vas te prendre.

Sourcil que tu fronces un instant, car c’est vrai. Tu regardes toi aussi cette série, en regarde des tonnes d’autres dans le même genre tout en disant que c’est nul à chier, critiquant les scènes trop fleur bleu à ton gout – qui pourtant te noue l’estomac lorsque ça pue l’amour, à qui veut bien l’entendre. Tu critiques mais t’adores et c’est bien pour ça que t’arrête ta comédie et rit d’un éclat franc, attrape ces sacs posés sur le comptoir pour les lui mettre entre les mains, quitter ce fast-food dans lequel vous allez finir par vous faire repérer à trop rire et dire des conneries en lui demandant si tu pourras gouter à son burger une fois que vous aurez trouvé où vous posez. Il te demande ce que t’es prête à faire et tu le regardes en soupirant, l’air faussement las.

- Toujours faut je me démène pour obtenir un truc avec toi… J’trouve même plus quelque chose à te proposer à ce stade donc vas-y tu penses à quoi ? Tu dois bien avoir une idée si tu me demandes, mh ?

Que tu dis avant de te mettre en marche, quelques pas fait et vous voilà devant le passage piéton dans l’attente que le petit bonhomme passe au vert pour que vous puissiez traverser. Suho semble alors intrigué par le dernier surnom donné. Ippeuni. De quoi te faire sourire, rouler des yeux lorsque tu réponds sans honte :

- J’allais pas t’appeler Suho ou Ren devant des témoins… Puis Ippeuni ça te va bien malheureusement, t’es un beau garçon et le pire c’est que tu le sais… C’est tragique car t’en profite.

Epaules que tu hausses et déjà, le petit bonhomme vert apparait. Tu t’élances alors sur la voie publique laissant Suho derrière toi – à peine trois secondes avant que ses longues jambes ne te rattrapent ; que tu lui expliques que depuis le début tu penses à aller sur les rives du fleuve Han et que c’était pas une idée qui t’es venu simplement car il l’a formulé le premier. Mais bien évidemment, faut qu’il s’imagine qu’il ait le précurseur, que tu dis ça uniquement pour te rassurer. Tu le hais quand il fait ça, t’as envie de l’abandonner sur la route mais bien évidemment tu ne fais rien de tout ça. T’acceptes le fait qu’il soit chiant, comme lui accepte que tu sois une rabat-joie.

- J’pense de nous deux celui qui se rassure le plus à croire qu’il a inventé le monde en proposant le fleuve Han c’est toi… Mais aller, pour te faire plaisir on va faire comme si c’était le cas !

Clin d’œil que tu lui adresses avant de reprendre la route, arrivé en bordure du fleuve quelques minutes après. Maintenant, ne reste plus qu’à trouver une place où se poser puisque le seul banc libre semble pris par un couple qui ne semble pas prêt de décoller d’ici. Et comme si il avait lu dans tes pensées Suho fait une remarque à ce sujet, te fait sourire derrière ton masque :

- Quelle tête ? Tu veux qu’on les rejoignes ? C’est vrai qu’il est pas mal le mec de loin… J’pense je peux rivaliser sa meuf et toi tu t’occuperas d’elle en cas ?

Et cette fois, c’est toi qui te régale de le voir s’étonner, rit aux éclats à tel point que le masque commence à te gêner. Tu l’enlèves alors, lui pointe du doigt un coin d’herbe sous un réverbère pas très loin de vous.

- Puisqu’on nous a volé notre banc j’pense qu’on peut établir notre repère ici ? On marchera tout le long de la rive pour trouver un endroit plus cool après avoir mangé ?

Une fois son accord donné c’est à ses côtés que tu te diriges vers le point de lumière sur l’herbe, t’assois à même le sol et attend qu’il en fasse de même pour ouvrir les sachets de nourriture, attrape ce qui censément est à lui et te met à faire ta tête mignonne – joue de ta facilité à faire des aegyos pour lui dire :

- Mon petit racoon adoré… J’peux croquer dans ton burger alors ? s’il-teee-plaaait…


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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyMar 5 Avr - 22:41
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Les côtés de Aran regagnés, il dit espérer n’avoir formulé aucune vérité. Il ne faudrait pas qu’il ai réellement spoilé ce pauvre homme qui n’avait rien demandé, et en même temps, ce serait bien possible, dans la mesure où il s’est efforcé de mentionner des schémas répandus au possible pour espérer rester crédible – si l’on omet sa petite glissade sur les extra-terrestres. Mais déjà, Aran le menace de représailles si les mots qu’il a prononcés s’avéraient vrais, car elle aussi regarde apparemment ce drama, et il ne s’étonne même plus d’apprendre qu’elle passe ses soirées devant ces séries qu’elle aime tant critiquer. Au lycée, les premiers mois, il a longtemps cru qu’elle abhorrait réellement ces programmes, jusqu’à ce qu’il comprenne que si elle les critiquait avec tant de détails, ce ne pouvait qu’être parce qu’elle les regardait elle-même. Cette déduction n’a pas tardé à être confirmée lorsqu’elle a refusé de regarder une trilogie de films sur les aliens avec lui pour plutôt continuer à s’abrutir devant ces séries niaises au possible. Les sacs déjà un peu gras fourrés dans les mains, il quitte avec elle le fast-food, lui demandant ce qu’elle serait prête à faire pour obtenir une bouchée de ses précieux burgers, et loin d’obtenir la réaction escomptée, il la voit soupirer d’un air las, prétendre qu’elle doit toujours se démener avec lui. Elle lui demande alors s’il a une idée en tête, et il se contente de rouler des yeux, lui répond sur le même ton :

- J’sais pas pourquoi tu crois toujours que j’ai une idée derrière la tête, hein… Mais allez, puisque t’insistes… Tu me laisses goûter ton poulet et ta glace si j’te laisse goûter un de mes burgers ?

Il incline la tête sur son épaule, la lueur joueuse dans le regard. Car aussi simple que peut sembler cet échange de bons procédés, il sait qu’il y a des chances que Aran ne parvienne à l’honorer. Car il la connaît ; ne sait que trop bien combien elle déteste devoir partager. Pire, elle en semble même parfois incapable, et il en a trop souvent fait les frais au cours de leur scolarité. Et arrêtés devant le passage piéton, il rebondit, non sans satisfaction, sur le surnom flatteur dont elle l’a affublé ; le regard innocent lorsqu’il lui rétorque :

- J’vois pas de quoi tu veux parler… Puis supposons que oui, quelqu’un de beau sait qu’il est beau… J’vois pas le mal à en profiter ? Autant être reconnaissant de ce que la nature nous donne hein…

Le petit bonhomme passe alors au vert, et il s’élance derrière elle, la rattrapant sans peine grâce à ses longues jambes ; ajoute, dans son dos :

- C’est comme toi, tu sais que t’as un visage mignon et t’en joues, y a pas de mal à ça… espèce de petite manipulatrice…

Il lui lance une œillade en coin, déjà prêt à arrêter de dire des bêtises… pour mieux continuer, finalement, lorsque c’est Aran qui s’y met. Aran qui prétend avoir eu la même idée que lui – et comme c’est approximativement l’idée la moins originale pour tout Séoulite, il n’a aucun mal à la croire. Pourtant, il prétend l’inverse – la lueur de petit emmerdeur dans les yeux lorsqu’il lui répond sarcastiquement qu’il la croit, bien vite évanouie lorsqu’il hausse les sourcils, l’air outré qu’elle puisse seulement suggérer qu’il est celui ici qui cherche à se rassurer.

- Moi ??? Moi, je cherche à me rassurer ??? C’est pas moi qui répète à qui veut bien l’entendre que gneugneugneu, c’est moi qu’ai pensé au fleuve Han le premier, c’était MON idée okay ?

Une voix haut perchée qu’il prend volontairement lorsqu’il singe les paroles de la jeune femme, et le sourire un peu trop satisfait de lui-même qui l’accompagne lorsqu’il constate que sans surprise, il est juste en train de l’agacer. Il aime un peu trop ça, Suho, car finalement, son but depuis qu’il la connaît a toujours été de susciter une réaction chez elle, et si ce doit être l’agacement, la lassitude, eh bien soit. Si tout ce qu’il peut récolter d’elle, ce sont des petites tapes sur le bras et des regards irrités, ce sera toujours mieux que l’indifférence – et depuis ses seize ans, il raisonne comme ça la concernant. Mais leurs beaux projets de s’installer pour manger volent en éclat lorsqu’ils se rendent compte que le seul banc des environs est déjà pris par un jeune couple, et quand il propose à Aran d’aller s’incruster entre eux, contre toute attente, elle semble partante. Elle a le sourire un peu trop grand aux lèvres lorsqu’elle confesse trouver l’inconnu pas mal, offre d’aller rivaliser avec sa copine, et heureusement pour Suho que son masque dissimule une partie de son visage, car comme ça, elle ne peut voir toute l’étendue de l’étonnement qui se peint sur ses traits. Presque vexé qu’elle ose complimenter ce type devant lui, il lui rétorque :

- Ouais et moi j’aurais encore moins de mal à avoir sa meuf, t’inquiète même pas.

Fort heureusement, le sujet est vite enterré lorsqu’elle propose de s’installer sous la lueur jaune d’un réverbère, et c’est plus tranquillement qu’il lui répond :

- Moi ça me va, si t’as pas peur qu’on nous reconnaisse… Tu deviens bien imprudente toi, déjà tu retires ton masque, maintenant tu veux qu’on s’assoit en pleine lumière… Attention Aran…

Il lui fait les gros yeux, l’air faussement menaçant, lorsqu’en réalité il doit être l’un des rookies qui fait le moins attention à sa discrétion. Il est pas très doué pour ça, Suho, étouffe dans ce carcan qu’on leur impose, et c’est ensemble qu’ils s’échouent au pied du lampadaire. Il se déleste seulement de son masque, qu’il fourre au fond de la poche de son sweat, et commence à déballer les sacs avec elle, la voyant déjà jouer de ses charmes.

- Ah ! Quand je disais que t’abusais de ton visage mignon !

Il pointe un doigt accusateur vers elle, l’air un peu trop fier de l’avoir prise sur le fait, et tout en déballant soigneusement son premier hamburger, il ajoute :

- Arrête avec ce surnom claqué et j’te ferais peut-être goûter…

Et alors qu’il dégageait une partie du pain de son emballage, il s’arrête tout d’un coup, relève les yeux vers elle pour la fixer.

- Alors, notre petit deal de tout à l’heure ? T’es prête à l’honorer ou pas ? Y a que comme ça que tu pourras goûter hein…
Lim Aran
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyJeu 14 Avr - 22:55
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C’est pas que tu crois qu’il a une idée derrière la tête, c’est qu’il a toujours une idée derrière la tête Suho. Tu le lis dans son regard brillant, son sourire en coin. Des fois ces idées sont à un rien de dépasser les limites de la décence et parfois, comme cette fois-ci il se contente juste d’être chiant. Car il sait Suho, il sait ô combien c’est pas ton truc de partager ta nourriture. C’est quasi impossible, t’es du genre à faire la tête quand on te pique une frite. C’est pas que t’es radine Aran, c’est que t’as tellement toujours eu à partager ce que t’avais – partager l’attention des éducateurs en foyer ; partager des moments de vie ; les jouets et les vêtements que la nourriture, celle qui est dans ton assiette était la seule chose que tu pouvais apprécier toute seule. Alors forcément tu lui lances des foudres du regard car il sait Suho, sait que tu douilles à être si flexible. Il te test et tu ne rentres même pas dans son jeu, abandonne pour le moment et change de sujet. Tu reviendras à la charge un peu plus tard, tu te connais.

Discussion qui se fait le long du chemin, l’un comme l’autre vous accusant d’utiliser votre beauté à des fins purement égoïstes, dans l’espoir d’obtenir le maximum de vos caprices. Parait que toi aussi tu joues bien de tes charmes, qu’il n’y a pas de mal à ça. Tu serais bien hypocrite de prétendre que c’est faux, que tu ne joues pas de tes airs mignons depuis que t’es gamine. C’est même Madame Kim qui a fait grandir l’idée de devenir une star dans ta tête en te disant un jour après que tu lui aies demandé de t’acheter une paire de chaussure en lui sortant ton plus joli sourire que t’étais trop maligne, qu’un visage pareil devait passer à la télévision car il était probable qu’on t’offre le monde ainsi.

- T’as raison, je serais mal placée si j’affirmais le contraire mais ça marche pas à tous les coups non plus malheureusement.

Car si t’étais si forte à ce jeu-là t’aurais partagé un peu plus qu’une amitié avec Suho. Aurait réussi à retrouver ses lèvres contre les tiennes, ses mains glisser sur ton corps. T’aurais aimé qu’ensemble vous preniez du bon temps et pourtant, il ne cède pas le garçon, n’en a pas envie – du moins, pas avec toi. Si un simple sourire était la clé de la réussite tu serais la première dans les charts et pour le moment ce n’est pas le cas comme tu l’imaginais dans tes rêves les plus fous. Donc non, tu ne gagnes pas toujours contre la vie, ta jolie gueule ne fait pas toujours tout le travail. Mais ça, tu ne le dis pas si ouvertement, t’es bien trop fière pour ça Aran.

C’est plus simple de changer de sujet, se concentrer sur le moment présent. Vous voilà aux bords du fleuve Han à vous battre pour savoir qui a eu l’idée la plus originale, lui mettre un coup dans le bras quand il se met à te refaire avec une voix aiguë de meuf nian-nian. Garçon qui te fait autant chier que rire, à toujours réponse à tout – un peu comme toi, finalement. Vous vous mettez alors à chercher un endroit un banc ou un coin d’herbe sur lequel vous pourrez prendre votre repas tranquillement. Y’a ce couple qui attire votre regard, ce couple sur lequel vous vous mettez à déblatérer alors qu’ils n’ont rien demandé. Si toi t’inventes que tu peux attirer l’attention du mec Suho lui, garantie que ça sera facile pour lui d’avoir sa copine et tu grimaces sous ton masque, sent ton cœur s’échauffer dans ta poitrine à l’idée de le voir draguer réellement une fille devant toi.

- Ouais. Enfin, laissons ce couple vivre leur petite vie tranquillement plutôt que d’interférer. On a d’autres chats à fouetter toute façon.

Que tu dis en attrapant son poignée de ta petite main, le tirant vers ce coin de lumière sur l’herbe par peur qu’il soit réellement intéressé par cette inconnue, se lance le défi d’accaparer son attention pour te prouver qu’il peut réellement la détourner de son petit-copain. Tu souris en l’entendant insinuer que t’es pas très sage, agit de façon imprudente ce soir. T’hausses les sourcils à l’unissons, plusieurs fois d’affilé en répondant :

- Imprudente… Il fait nuit, on est dans un coin d’herbe tu penses sincèrement que dans ces conditions on peut attirer l’œil ?

Tête que tu penches légèrement, te demandant sincèrement si c’est toi qui es particulièrement imprudente ce soir ou bien si c’est lui qui te titille un peu. Dans le doute, t’ajoutes :

- ça t’émoustille cette imprudence peut-être … ?

Langue que tu tires dans sa direction, place que tu prends sur l’herbe fraiche à ses côtés. Tu le regardes se délester de son masque, le ranger dans la poche centrale de son sweat à capuche et te dit qu’il est vraiment beau sans ce machin en tissus cachant la moitié de son visage. Tu le toises jusqu’à que ses yeux ne glissent de son sandwich qu’il déballe à toi. Tu recentres alors ton attention sur ta boite de poulet pané et caramélisé comme si de rien était avant de revenir à la charge, lui demander un petit bout de son sandwich en jouant de ton si mignon visage comme il le disait dix minutes avant.

- Mais non j’abuse paas… j’essaie juste de voir si ça marche ou non… Aloooors ?

T’ouvres légèrement la bouche, prête à réceptionner un petit bout de son hamburger mais Suho est chiant, Suho ne peut pas simplement céder à ton caprice il revient à la charge en te demandant si t’as pensé à son petit deal et tu refermes la bouche, laisse tes mirettes rouler lentement vers le ciel noir au-dessus de vos têtes, soupire avant de dire :

- Suho … Bon, tant pis … Quand j’dis que ça marche pas toujours…

Et tu te recules, décider à abandonner. Baguettes que tu récupère dans le fond du sachet plastique, que tu craques pour venir attraper un petit bout de viande. Tu regardes alors le morceau, relève tes yeux vers Suho qui s’est mis à manger son propre sandwich. Toi aussi de ton coté tu te mets à manger ton poulet épicé, quelques secondes tout juste de silence avant que tu te remettes à parler :

- Dire que c’est le dernier repas gras que je m’autorise avant la mini tournée …

C’est de façon curieuse que t’ajoutes :

- Pour les garçons c’est la même ? On vous demande aussi de faire à ce point attention ou bien c’est réservé qu’aux filles ?


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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptySam 16 Avr - 22:40
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Sa voix part dans les aigus lorsqu’il s’applique - pas du tout, en réalité - à imiter la jeune femme à ses côtés. Il a l’air un peu trop content de lui tandis qu’il répète mot pour mot ce qu’elle a pu dire plus tôt ; un petit coup dans le bras qu’il reçoit pour toute réponse, avant que leur attention ne se porte sur le seul banc aux alentours. Banc déjà occupé par deux tourtereaux qui semblent totalement aveugles au monde qui les entoure ; aveugles à ces deux rookies qui ne trouvent rien de mieux à faire que de lancer les paris sur qui séduira le plus vite l’un des protagonistes du couple.

Il est sûr d’avoir ses chances, Suho ; sait qu’avec les bons regards, le bon alignement de sourire, il pourrait dérober toute l’attention de cette inconnue. Il l’a déjà fait ; sait quoi faire, et comment ça marche. Seulement, Aran met déjà un terme aux bêtises qu’ils pouvaient raconter, l’entraînant hors de portée de ces deux jeunes gens.

- Tu vois ? C’est ça ton problème, tu veux jamais t’amuser.

Mais il se laisse porter dans son sillage, car elle a ses doigts refermés sur son poignet, alors sans doute qu’il pourrait bien la suivre jusqu’au bout du monde. Puis pour être tout à fait honnête, ça l’arrange un peu que ce plan tombe à l’eau - car l’idée de la voir jouer de ses charmes sur un autre, pire, un parfait inconnu, lui retournait un peu plus l’estomac que ce que ça aurait dû. Et de toute évidence, le choix de Aran s’est porté sur ce petit carré de lumière au pied d’un lampadaire. Il lui fait remarquer son imprudence, à se placer si frontalement sous le feu des projecteurs, et la petite brune se contente de hausser les sourcils à quelques reprises, lui exposer par A+B qu’ils ne risquent pas grand-chose. Pourtant, le garçon se contente de hausser les épaules, et lorsqu’elle demande s’il croit vraiment qu’ils puissent attirer l’attention, il lui répond avec une intime conviction :

- Ben oui ? J’veux dire, tu m’as vu ? Et tu t’es vue ? On est trop frais, bien sûr qu’on attire l’œil hein.

Et ce ton dans sa voix qui crie combien ces faits sont une évidence pour lui, car c’est vrai, il sait qu’il est beau - et Aran doit être la plus jolie fille qu’il ai jamais vue, l’équilibre parfait entre belle et mignonne, un mélange un peu trop charmant, un peu trop fatal pour le pauvre garçon. Et lorsqu’elle lui demande si ça l’émoustille, il hausse un peu les sourcils, lui répond en toute franchise :

- Peut-être ? Ça me surprend, surtout, c’est… différent de la Aran que je connais.

La Aran qu’il connaît, elle rechigne dès qu’il est question de faire la moindre chose en-dehors des clous. La Aran qu’il connaît, elle a ces airs d’enfant sage qui n’ose pas faire grand-chose ; redoute trop les conséquences. La Aran qu’il connaît, elle fait passer sa carrière avant absolument tout - son propre amusement, sa famille, avant lui. Alors oui, Suho se permet la surprise. Sans un mot de plus, il s’assied dans l’herbe à ses côtés, se déleste enfin de ce masque dont il a dû malgré lui prendre l’habitude pour espérer goûter à un semblant d’anonymat. A cette vie normale qu’il a perdu le jour où il a quitté Daegu. Le morceau de tissu dissimulé au fond de la poche de son sweat, il commence déjà à dépiauter le sachet en papier qui exhale de délicieux effluves de nourriture ; relève le nez pour trouver le regard de Aran posé sur lui, et la précipitation avec laquelle elle détourne le regard hurle sa culpabilité. Avec un sourire amusé, il lui demande :

- Je t’interrompt dans quelque chose… ?

Mais comme pour faire diversion, la petite brune ne tarde pas à déployer tous ses charmes pour essayer de lui extorquer une partie de son repas sans respecter l’accord proposé. La bouche en cœur, ses grands yeux qui papillonnent, elle ouvre déjà la bouche, de toute évidence sûre et certaine qu’elle parviendra à ses fins. Il la dévisage un instant, Suho, ses neurones qui s’activent rapidement pour penser à se pencher vers son propre sac, fouiller dedans pour mettre la main sur les baguettes emballées qu’on lui a donné. Et sans lui laisser le temps de contrer l’attaque, il glisse le bout des baguettes enveloppées de papier dans le léger écart de sa bouche, ricane en la voyant pester de sentir le papier se coller sur le bout de sa langue.

- Je t’ai proposé un accord mais ça te convient pas, tant pis pour toi, rétorque-t-il pour expliquer son geste, haussant négligemment les épaules.

Et juste comme ça, ils s’attaquent tous deux à leurs repas respectifs. Affamé, il croque avec appétit dans son premier hamburger ; se délecte dans son coin, puisque cette sale gosse n’est pas joueuse et ne veut pas qu’ils partagent un tant soit peu. Elle préfère avouer que ce sera son dernier repas gras avant la tournée ; lui demander si les hommes subissent les mêmes exigences, dans cette industrie.

- Ouais, faudrait pas on soit gros, t’as capté. Mais perso je m’en fous.

Il reprend une bouchée de son burger, et ajoute :

- J’suis en pleine croissance.

Pour être tout à fait honnête, il subit malgré lui ces régimes impitoyables : dès lors qu’il mange au dortoir avec le reste du groupe, ou même au sein de l’agence, tout le monde est logé à la même enseigne, et il y a toujours quelqu’un pour surveiller qu’il mange suffisamment pour accuser le contrecoup de leurs nombreux entraînements, mais pas assez pour que cela se voit physiquement. Mais à la moindre occasion, comme cette nuit, il fuit la prison dorée qu’est Starlight pour agir à sa guise ; manger ce qu’il veut, et s’efforcer de toucher du bout des doigts à cette jeunesse normale qui lui manque tant, parfois. Puis il a trop manqué dans son enfance ; il veut plus ressentir cette sensation de vide, de creux dans l’estomac, même si cette industrie continue de la lui imposer malgré lui.

- Mais fais gaffe, toi, tournée ou pas tournée. T’es en pleine croissance toi aussi.

Il a l’air bien sérieux tout d’un coup, comme rarement, alors qu’il agite son index sous son nez comme si cela pouvait permettre de mieux imprimer ces mots dans son esprit. Car il se sent concerné, vraiment. Ne veut pas voir la santé de Aran impactée par toute cette industrie. Et alors qu’un petit silence paisible commence à s’installer entre eux, il laisse échapper un petit éclat de rire, secoue un peu la tête d’un air consterné.

- J’peux pas croire que tu te prives de ce burger délicieux juste parce que tu veux pas partager… T’es trop grave…
Lim Aran
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyLun 18 Avr - 22:28
we’re so late night

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- Je suis pleine de surprise écoute…

Que tu réponds satisfaite avant de détourner le regard pour t’occuper d’ouvrir cette barquette de poulet frit. Dans le fond tu le sais que t’es légèrement psychorigide Aran, que t’as peur d’à peu près tout quand il s’agit de ta carrière. Mais doucement, l’oiseau a envie de découvrir autre chose que le confort de son petit nid, commence à s’ennuyer de voir le reste du monde vivre pendant que lui, reste sagement à sa place.

T’as envie de vivre, prendre l’air,
Profiter avant que cette vie d’artiste ne prenne trop de place.

Tu veux retrouver un peu de cette insouciance en ce moment. Tu restes sur tes gardes et fait attention à ce que tu fais pour ne pas t’attirer les foudres du monde mais tente quand même de profiter à ta manière. Tu te dis qu’en sortant la nuit comme vous venez de le faire, vous limitez les dégâts possibles Suho et toi. Suho que tu te mets à zyeuter, Suho qui semble concentrer sur son sandwich alors tu le fixe, imprègne ton cortex d’image de lui. Jusqu’à qu’il ne se retourne, imprévisible. Et tandis que tu détournes le regard comme si de rien était tu te mets à le maudire quand il se met à parler, met la lumière sur ce moment gênant à tes yeux.

- J’étais juste curieuse de voir ton burger, t’imagines pas autre chose. tss...

Que tu dis l’air boudeur, le bout de ton nez pointant vers le ciel avant de te mettre à faire tout ton cinéma pour le faire céder de te donner un peu de sa nourriture. Tu t’imagines avoir une petite chance Aran, te dit qu’il y a un infime espoir qu’il cède Suho. Car tu te sais mignonne, connait ton potentiel. Mais le brun à la tête dur comme du béton et plutôt que de laisser faire ta comédie il glisse entre tes lippes le bout des baguettes dans leur emballage de papier de quoi t’obliger à faire la grimace, lui lancer un regard noir lorsque tu te permets de lui dire :

- T’es odieux Suho, o-di-eux.

Tu t’avoues ainsi vaincue, te contente de sortir de leur emballage les baguettes qu’il t’a glissé entre les lèvres et d’enfin t’occuper de ton plat qui jusqu’à présent était encore posé dans le sachet plastique. Poulet que tu goutes, déguste avec plaisir tout en ayant en tête l’image de ta nutritionniste te rappelant qu’il ne faut pas manger trop gras, que le moindre kilo en plus pourrait se faire ressentir dans les tenues déjà prêtes pour ta petite série de concert en Corée du sud. Et si tu sais ô combien l’apparence et surtout le poids est important au sein de l’industrie – et même au sein de la société tu te montres curieuse à l’égard de la communauté d’idol masculine. Est-ce qu’ils ont droit à un traitement de faveur différent ? Est-ce qu’on les flics de la même manière que vous les filles ? Apparemment oui, mais il s’en fiche Suho. Forcément. C’est totalement lui d’en faire qu’à sa tête, profiter sans penser aux conséquences.

- Puis t’es très bien comme t’es… Mais tu penses que tu vas encore grandir … ? Moi j’pense que t’es à ton max du max là hein…

Petit en regard en coin que tu lui jettes avant de te mettre à rire, car tu sais qu’il espère encore grandir Suho. Mais toi tu le trouves déjà assez grand. Il te dépasse de deux têtes, c’est suffisant. Grand garçon qui s’inquiète pour toi soudainement, te dit de faire attention à toi et ta santé durant la tournée. De quoi te faire écarquiller les yeux, t’étonner de plaisir en l’entendant craindre pour ta santé. Tu viens alors te rapprocher de lui, déposer un bisou sur sa joue et chuchoter à son oreille :

- J’ai arrêté de grandir à seize ans perso’ … J’crois qu’on n’a pas à s’inquiéter pour ma croissance… Mais merci, j’ferais attention.

Et déjà tu te recules, te remet à manger ton poulet comme si de rien était en regardant les lumières de la ville de l’autre coté du fleuve Han. Le silence est paisible, pas un brin lourd entre vous. T’es plongée dans tes pensées lorsqu’un rire se fait entendre, t’oblige à détourner ton regard vers le garçon à coté de toi. Tu fronces alors les sourcils en l’écoutant parler vient lui mettre une tape sur le bras :

- Si t’étais plus intelligent t’attendrais pas qu’on partage pour me faire gouter ton si délicieux burger à croire qu’il te plait pas tant que ça et que tu veux de mon poulet …

C’est peut-être le cas, ça ne t’étonnerait même pas qu’il use de cette technique inversé pour obtenir ce qu’il souhaite et plutôt que de le laisser en galère – du moins si c’est le cas, tu pousses légèrement la boite de poulet dans sa direction.

- Aller sert toi, j’veux bien t’aider avec ton histoire de croissance … Puis il semble t’intriguer pour que tu reviennes sur le sujet…

Garçon que tu regardes alors manger un bout de ton repas, toujours aussi curieuse tu lui demandes :

- Alors ? Meilleur ton burger ou le poulet du coup ? Soit honnête !

Et de nouveau t’ouvres la bouche, attend qu’il vienne te faire gouter la dernière bouchée de son burger puisque finalement le deal a été respecté.


Yi Suho
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptyMer 20 Avr - 22:17
we’re so late night

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Paraît qu’il est odieux, Suho, et à ces mots un petit sourire à mi-chemin entre la satisfaction et l’amusement se peint sur ses lèvres, comme toujours bien trop content de lui dès lors qu’il parvient à un peu faire chier son petit monde. Et déjà, la conversation dérive vers un sujet un peu plus sérieux, sujet que Suho traite pourtant avec toute la nonchalance qu’on lui connaît. Les épaules haussées lorsqu’il prétend ne pas faire spécialement attention à son poids - s’il n’y avait personne pour surveiller son alimentation, sans doute qu’il mangerait comme absolument tous les jeunes de son âge. Et son argument pour appuyer cela, c’est qu’il serait en pleine croissance - argument clé pour justifier tous les écarts, justifier tous les excès. Sauf que d’après Aran, il aurait déjà atteint sa taille maximale. Palabres qui auront le don de lui faire hausser les sourcils, une moue presque contrariée qui se peint en voyant qu’elle ose même éclater de rire. Et il détourne les yeux, se concentre sur son burger pour marmonner, boudeur :

- Quand je dis t’es pas ma fan numéro 1 mais la pire hater… Bien sûr que je vais grandir encore…

Il l’espère, en tout cas, car s’il n’est pas le plus petit de son groupe, il ne serait pas contre gagner quelques centimètres encore. Pour se sentir un peu plus fort ; faire oublier à la jeune femme face à lui qu’il a un an de moins qu’elle. Mais ces considérations futiles sont déjà oubliées lorsqu’il s’acharne à lui faire rentrer dans la tête qu’elle ne doit pas oublier de manger à sa faim, peu importe ce que peuvent bien dire sa nutritionniste et le reste de son équipe ; qu’elle aussi a besoin. Il le lui dit dans un souci sincère, Suho ; sans la moindre idée derrière la tête, et certainement pas dans l’attente de quoi que ce soit en retour. Pourtant, la petite brune se penche vers lui, le prenant par surprise pour déposer un baiser sur sa joue ; lui glisser qu’il n’y a pas de réelle raison de s’inquiéter pour sa croissance, mais le remercier, cependant, pour ses mots. Et y a bien un petit à-coup qu’il surprend au creux de son cœur lorsque ses lippes caressent sa peau ; un sentiment malvenu, et avec un petit rire qui sonnerait presque faux, il parvient à lancer :

- Donc suffisait de te dire de manger pour que tu me fasses des bisous ? T’aurais pu me le dire plus tôt, j’aurais gagné du temps à l’époque…

Car il a mis du temps - a bien galéré de longs mois - pour espérer attirer l’attention de Aran, lorsqu’ils étaient encore au lycée. Il a dû ruser, déployer ses meilleurs talents d’humour et de… eh bien oui, presque de harcèlement, à ce stade, pour faire s’effondrer les remparts de la jeune fille. Et c’est trop aisément qu’il s’égare dans les réminiscences de ces années révolues ; une jeunesse normale à jamais perdue, le regard perdu sur le fleuve Han face à eux. Il se souvient comme déjà à l’époque, elle refusait farouchement de lui céder la moindre miette de ses repas, et commence à rire tout seul de constater combien elle n’a pas changé. Et lorsqu’il partage avec elle ce constat hautement philosophique, elle assène une petite tape sur son bras ; prétend que s’il était un peu plus intelligent, cela fait longtemps qu’il aurait de lui-même partagé ses burgers avec elle, avant de les soupçonner de ne pas être si bons que ça, au point qu’il ne cherche qu’à s’en débarrasser. Des accusations tellement honteuses que ses yeux bruns s’agrandissent un peu, tandis qu’il s’insurge :

- Quoi ? Mais n’importe quoi, il est trop bon mon burger, t’es ouf toi ! Puis justement, je vois pas en quoi ce serait intelligent de te le donner direct ? J’te connais, j’sais que tu me donneras rien donc ce serait juste bête de te le filer.

Son regard accusateur braqué sur elle, à doucement commencer à la soupçonner de tenter de lui faire une sorte de psychologie inversée ; lui retourner le cerveau pour qu’il partage avec elle sans qu’elle n’en fasse de même. Pourtant, contre toute attente, elle pousse sa barquette de poulet dans sa direction, et il la dévisage avec une surprise sincère, hausse un peu les sourcils.

- Wha… Lim Aran qui partage son repas avec moi… Si on m’avait dit que ça arriverait un jour…

Garçon un peu trop chiant qui s’empresse de lui chaparder un morceau de viande frite avant qu’elle ne change d’avis, croque sagement dans le bout de poulet glissé entre ses doigts. Et en effet, c’est très bon. De là à dire que c’est meilleur que son burger ? Pas sûr, mais Aran n’a pas à se plaindre, ça c’est sûr. Et lorsqu’elle l’interroge, il lui répond en toute franchise :

- Mon burger hein bien sûr, j’ai trop bon goût… Maaais ton poulet se défend pas si mal, faut l’avouer…

Déjà, la petite brune ouvre la bouche en grand, l’air d’attendre quelque chose. Elle a honoré sa part du marché, en soit, alors il approche son burger de son visage, prêt à la laisser en croquer un bout, lorsqu’à la dernière seconde, il lui glisse le reste de son morceau de poulet dans la bouche. Pince un peu les lèvres pour s’efforcer de ne pas rire, ne pas se trahir – comme si elle n’allait réellement pas se rendre compte que c’est de la volaille et non un hamburger qu’il lui a glissé entre les lèvres.

- Alors ? C’est meilleur ton repas ou le mien ?

Il a cette lueur joueuse de sale gosse qui brille dans ses yeux, et un ton bon enfant qu’il prend lorsqu’il lui dit :

- Roooh, boude pas Aran, tiens, goûte, c’est bon…

Il lui fourre alors une bonne fois pour toute son hamburger entre les doigts, se permettant au passage de reprendre un morceau de poulet qu’il commence à mâchonner tranquillement.

- Tu voudras goûter le deuxième burger aussi, j’suppose ? Tant qu'on y est... Par contre faudra tu me laisses goûter ta glace dans ce cas.
Lim Aran
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(#) Sujet: Re: -- we're so late night (suho)   -- we're so late night (suho) EmptySam 23 Avr - 21:01
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Tu ne sais même pas pourquoi t’as agis si impulsivement, pourquoi t’es venu poser tes lèvres sur sa joue après qu’il t’ai dit à sa manière de faire attention à toi. Tu regretterais presque ce comportement si atypique venant de toi, pourrait te renfrogner sur place mais tu le vois s’étonner le beau diable, sourire comme si ça lui plaisait que t’ai pu agir ainsi. Alors tu te contentes de rouler des yeux quand il dit que t’aurais mieux fait de le prévenir il y a des années qu’il en fallait si peu pour décrocher un baiser de ta part. Car tu l’as fait galérer Suho, t’as joué les difficiles un bon moment avant de céder, te laisser emporter par ses sourires, ses yeux rieurs et toute la bonne humeur qu’il apportait à chaque fois que vous étiez ensemble.

Mais maintenant Suho il n’a plus à se battre pour avoir ton attention,
il a gagné une place spéciale dans ton cœur depuis bien longtemps.

Il t’a tellement manqué ces deux dernières années que maintenant que tu l’as près de toi, t’agis plus comme tu le faisais auparavant. T’es différente Aran, t’as simplement changé avec le temps. Et c’est difficile d’accepter ce changement, difficile pour toi de te dire que t’es plus faible qu’avant. Plus faible face à lui, plus brisable aussi. Alors tu ne réponds pas, détourne le regard et ton attention loin devant toi jusqu’à que la conversation ne passe, se fasse sur un sujet bien moins délicat. Vous parlez nourriture, de celle qui se trouvent entre vos mains et puisqu’il semble si intrigué par ce qu’il se passe dans ton assiette tu te permets de douter de la qualité de son repas à lui. Mais le brun s’offusque, Suho vante son burger et t’en parle comme si il était la huitième merveille du monde. Alors forcément que ça t’intrigue, bien évidemment que tu souhaites gouter et c’est dans cette optique là que tu lui tends ta barquette de poulet, le laisse piocher dedans pour mieux t’accaparer son burger à lui par la suite. Tout est calculé.

- L’ébruite pas trop quand même hein… C’est pas parce que j’partage avec toi que je le ferais avec tout le monde donc chuuut…

Ton index que tu viens coller à tes lèvres comme si tu souhaitais réellement qu’il se taise avant de réclamer ton du. Tu lui demandes alors son avis sur le sujet, qui a fait le meilleur choix dans ce fast-food. Parait que ton poulet est très bon mais que son sandwich reste quand même meilleure. Tu ne demandes qu’à voir Aran, c’est bien pour ça que t’ouvres la bouche, ferme les yeux prête à recevoir une bouchée du si délicieux burger de Suho. Mais Suho bein’ Suho tente de te duper et quand tu croques dans ce qu’il te tend et sent le gout de ton propre poulet tu fronces les sourcils, ouvre tes yeux et répond en t’éloignant de celui qui ose faire le malin après t’avoir dupé :

- Va te faire voir Suho, ça m’étonne même pas de toi, j’peux pas te faire confiance tu tiens jamais parole.

Ton majeur que tu pointes dans sa direction quelques secondes avant de ranger ton doigt dans le creux de ta main, te remettre à manger comme si de rien était tandis que le démon à tes cotés te demande de ne pas bouder, te force à gouter – pour de bon cette fois, à son burger pour que tu puisses te faire un réel avis sur le sujet. Et puis tu finis par arrêter ta comédie, y goute une bonne fois pour toute, mastique sagement ta bouché, avale pour enfin lui répondre :

- ça va il est bon, pas extraaaaordinaire… T’es vraiment un comédien… Toi par contre pour quelqu’un qui trouve pas mon poulet aussi bon que ton burger tu te donnes à cœur joie pour en reprendre…

Epaules que tu hausses, burger que tu lui rends pour mieux profiter de ton poulet avant qu’il ne te pique les derniers morceaux restant. Et quand le brun te fait une nouvelle proposition, t’hausse un seul de tes sourcils, le regarde intrigué.

- Oulaaa t’aimes un peu trop ma nourriture… J’sais pas, on verra… Si t’es sage…

Mais Suho jamais il ne sera sage et pourtant tu finis quand même par lui faire gouter ta glace quand votre repas se termine, sans même avoir pris une bouché de son second hamburger, sans aucune contrepartie. Et après avoir mangé, vous longez le long du fleuve tout en discutant sans voir que l’heure tourne, qu’il est bien trop tard déjà lorsque vous refaite le chemin du retour de nouveau en trottinette. Il te dépose alors devant ton immeuble le garçon et là encore, vous discutez un moment pas prêt à vous dire au revoir – à la prochaine, sans savoir exactement quand est-ce que vous vous verrez car d’ici quelques jours débutent une mini tournée dans le pays pour toi. Mais le moment fini par arriver, c’est à contre cœur que tu laisses s’en aller l’étoile montante. Regagne ton propre appartement en étant contente de l’avoir vu avant de t’en aller et tout à la fois le cœur bien trop lourd de l’avoir laissé filer.


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