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Yi Suho
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(#) Sujet: — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫   — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫ EmptyMer 2 Fév - 22:04
et mes désirs m'ont dévasté l'âme

-- ft aran

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


(outfit) La musique résonne à plein volume entre les murs de l’appartement, défrayant le silence de la nuit qui s’étend par les grandes baies vitrées. Les gens se pressent, certains visages déjà aperçus à la télévision ou seulement croisés, d’autres inconnus, pour aller se resservir au bar ou rejoindre un groupe d’amis. La fête bat son plein – et pour une fois, Suho aurait presque l’impression de mener une vie normale.

Presque.

Car qu’il le veuille ou non, il reste Ren d’Icarus, même dans ces environnements privés où ils demeurent dans ce microcosme d’idols. Il doit toujours faire attention à ne pas trop boire ; ne pas trop approcher le genre opposé aux yeux de tous, car les nouvelles vont vite et un jeune trop ambitieux désireux d’éliminer la concurrence qu'est devenue son groupe aurait tôt fait de le balancer. On ne le lui a que trop expliqué, toutes les fois où il a été convoqué par ses supérieurs car des bruits de couloirs couraient à son sujet.

Cela ne le décourage pas, pour autant, d’aller frayer avec le gent féminine – en toute innocence, évidemment. Y a cette petite brune sur laquelle son attention s’est portée depuis son arrivée, avec ses grands yeux sombres et la frange légère qui retombe sur son front – un fin psychologue dirait qu’elle ressemble à une pâle copie de Aran, mais Suho n’a pas demandé l’avis d’un psychologue, alors. Ses pas se portent vers elle, son verre à la main, et juste comme ça, il lance la conversation. Car il sait faire, Suho, ses traits combinent le bon dosage de charme et de mignonnerie attendrissante pour faire fondre le cœur de ces demoiselles – et il a l’attitude qui va avec, pour achever de lui faire comprendre qu’il est intéressé. Le sourire qui s’étire en coin lorsqu’il parvient à lui arracher de petits éclats de rire, le regard intensément braqué sur elle et les lippes qu’il humecte subtilement – à replacer une mèche derrière son oreille, laisser ses doigts s’attarder un instant sur sa taille fine, légers, toute son attention rivée sur elle.

Il est en train de l’avoir, il le sait. Il manque plus que cinq petites minutes, quelque chose comme ça, avant qu’il ne puisse l’entraîner discrètement dans l’une des pièces de l’appartement, ou même au love hôtel, s’il le faut. Juste cinq minutes. Mais les dieux ne sont pas en sa faveur ce soir, car il sent une main se poser sur son épaule, et reconnaît déjà le visage de Kyang. Paraît qu’il a quelqu’un à lui présenter, et Suho, il peut pas s’empêcher de se demander si c’est vrai, ou si son leader essaie seulement de l’empêcher de se mêler à une fille de plus. Il s’apparente tellement à un flic, lui, quand il s’y met... Il informe la jeune femme qu’il reviendra dans un instant, ignorant l’expression pincée de son aîné, avant de le suivre en soupirant.

Il s’avère qu’il y avait vraiment quelqu’un à présenter.
Ce n’était pas une excuse.
Mais Suho comprend toute l’erreur qu’il a fait de la suivre lorsqu’ils rejoignent le groupuscule occupé à discuter, retrouvent quelques membres du groupe, deux autres artistes et… Aran.

Aran qu’il évite comme la peste depuis bientôt trois semaines.
Aran à qui il prend soin de mettre des vents une fois sur deux,
Lorsqu’il arrive à ne pas lui répondre.
Aran qui lui disait, à peine deux jours, plus tôt, qu’ils finiraient par se recroiser,
Qu’il le veuille ou non.
Super.

Mais ses yeux ne s’attardent pas sur elle plus longtemps qu’il ne le faut ; un sourire de façade se peint sur ses lèvres lorsque Kyang croit les présenter – quelle naïveté. Et il fuira son regard comme il l’a fui des semaines durant ; prendra soin de ne pas lui adresser la parole, se focalisant sur absolument tout le monde plutôt qu’elle, car sinon, tous les efforts qu’il a fait n’auraient servi à rien, n’est-ce pas ? Mais lorsque Kyang s’étonne de voir qu’ils ne se parlent pas – certainement sensible au malaise qui émane d’eux –, fait remarquer qu’on l’a connu moins timide, Suho, il se retrouve coincé. Adresse un bref regard à Aran, seulement une fraction de seconde, avant de répondre à son aîné en riant nerveusement :

- Ah, tu sais hyung… C’est notre sunbae, c’est intimidant, un peu…

Et tout son esprit, la moindre cellule de son corps hurle combien il préférerait être partout plutôt qu’ici.
Lim Aran
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(#) Sujet: Re: — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫   — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫ EmptyJeu 3 Fév - 22:34
et mes désirs m'ont dévasté l'âme

-- ft suho

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


(outfit) L’esprit aura vacillé longuement entre le j’y vais ou je n’y vais pas depuis que l’invitation à cette fête a fait sonner ton téléphone la veille, que tes prunelles se sont attardées sur l’écran de ton smartphone pour y lire les mots de cette bref connaissance faite durant un tournage t’invitant chez elle pour fêter en petit comité son come-back plus qu’apprécier. C’est gentil de sa part, ça a même eu le don de te faire écarquiller un peu les yeux. Car c’est la première fois qu’on t’invite à ce genre de soirée sans que ça soit formel, exigé par une agence ou une marque. Sauf que t’as peur, peur qu’on ne t’apprécie pas, que ta présence ne soit pas si bien accueillie que ça.

Toi, quand le téléphone à sonner ce soir-là t’as cru naïvement que c’était une tout autre personne qui t’envoyait un message. Tu pensais obtenir des réponses, pensait voir le prénom de Suho apparaitre sur l’écran. Mais rien du tout, pas un seul signe de vie du garçon. Comme si tu t’étais trompé de numéro, comme si les messages n’arrivaient pas jusqu’à lui.

Et pourtant, t’as bel et bien la preuve qu’il les lit ces messages,
T’as du mal à y croire mais il t’ignore de son plein gré Suho, c’est un fait.

Tu pourrais te morfondre longtemps, pleurer de rage des heures et des heures Aran face à une telle situation qui t’échappe. Mais heureusement que t’as une équipe – plus précisément une assistante qui vient égayer tes journées, t’accompagnent un peu de partout, agit comme une amie et voit comme une aubaine qu’on t’ai invité à cette soirée lorsque le jour-même – quelques heures à peine avant, tu te décides à lui en parler. Elle te dit de sauter alors sur l’occasion car ça ne fait jamais de mal de se mêler à la foule, qu’au moins, t’auras l'opportunité de porter une jolie robe sans que celle-ci soit choisie en amont par le management. Puis soyons honnête, il y aura des beaux garçons, de quoi remplir ton carnet d’adresse que ce soit pour un flirt ou pour parlait de projet si tu souhaites rester comme tu l’es trop souvent professionnelle. Et t’en a surement besoin Aran, t’as besoin de te le sortir de la tête. Alors tu finis par abdiquer, te laisser entrainer dans ce plan foireux que tu finiras par regretter.

Les lumières sont légèrement tamisées, la musique est presque assourdissante quand t’arrives à la soirée. Il y a des visages que tu reconnais, des sourires qui s’échangent. Tu replaces une longue mèche de tes cheveux ondulés derrière ton oreille et te fraie un chemin parmi les gens lorsqu’une main vient se poser sur ton poignet, t’arrête immédiatement sur ta lancée. Étonnée, le cœur s’arrêtant un instant tu te retournes pour faire face à la personne qui se permet de t’attraper, tombe sur le visage lumineux – trop heureux de ton co-équipier sur Music Bank. T’es soulagée Aran, lui dit sans mal qu’il t’a surpris et le garçon semble déjà un brin alcoolisé, t’invite à sa table car il est venu ici avec quelques amis, quelques membres d’Icarus aussi. Et ça te glace sur place, t’as même pas le temps de dire quoi que ce soit qu’il t’embarque dans son sillage Inh Kyang, t’emmène à cette table où les éclats de rires résonnent par dizaines et où les conversations elles, s’entremêlent. Un vrai brouhaha ambulant. Mais au moins, Suho ne semble pas être là et tu te détends un peu sur la place que ton collègue vient de t’attribuer. T’as pas le temps de te tourner que le brun t’annonce qu’il va chercher quelqu’un, une superstar. Rien que pour toi. Et tu ne sais pas trop à quoi t’attendre, reste légèrement interdite et le suit du regard partir car les surprises et toi ça fait à peu près trois mille.

Il s’éloigne Inh Kyang, petit à petit. Tu ne vois pas trop qui il peut chercher jusqu’à que tu ne remarques cette carrure dans un coin, la main perdue sur la hanche d’une demoiselle. T’espère te tromper Aran, te met à prier intérieurement que ce n’est pas ce que tu crois et ni cette personne qu’il va voir et pourtant, lorsque le visage de la personne se dévoile, que celle-ci daigne bien vouloir se retourner t’as le cœur qui dégringole jusque dans ton estomac ou peut-être même plus bas si c'est possible. Le monde semble s’arrêter de tourner pour toi à ce moment-là. Car c’est bel et bien Suho qui lui fait face. L’air l’as, Suho les mains trop occupées sur le corps d’une vénus que tu n’oses même pas détailler par peur de te décomposer en un millier de morceau sur place si celle-ci est beaucoup plus belle que toi.

Tu les vois parler et fini par détourner le regard, par peur que vos regards ne se croisent, qu’il s’imagine un instant que t’es en train de l’épier. Tu détournes le regard car ça devient surtout trop douloureux de le voir, qu’un millier de ressentis différent que tu ne comprends même pas pour la plupart t’assaillent. T’es troublées Aran, te sens plus que mal et vient à regretter d’être venu. Et ça, c’était avant qu’ils ne reviennent ensemble, que tu sois obligé de relever les yeux vers eux quand Kyang te présente à Suho, bien loin de savoir que lui et toi vous vous connaissez depuis des années déjà, que vous avez partagé des moments d’intimité ensemble et que ça remonte pas plus loin qu’à deux semaines plus tôt. Tu déglutis, tente un sourire malgré que ta seule envie soit de partir loin d’ici. Tu te sens d’autant plus humilier lorsque pour rire, Kyang parle de cette conversation que vous avez eue il y a des semaines, quand il se permettait de croire que ton préféré dans le groupe était le maknae. T’as juste envie de mourir, grince des dents et vient pincer son bras en faisant mine d’éclater de rire :

- Arrête de jouer les modestes, tu sais très bien que c’est toi mon préféré.

Première pique lancée, le sourire large, le bras toujours accroché au plus grand des deux qui vient de s’asseoir à tes cotés sur le canapé. Et comme ça, la soirée continue. L’un comme l’autre vous prenez soin de vous ignorer, discuter avec bien n’importe qui plutôt que d’échanger ne serait-ce qu’un regard. Ça semble piquer la curiosité du leader du groupe que Suho soit si distant – peu bavard avec toi. Parait qu’il est juste intimidé et ça te fait rire, l’un de ces éclats amers qui dépasse la bordure de tes lèvres avant même que t’ai eu le temps de réfléchir. Car il te parait ridicule à jouer les intimidés, prendre un rôle qui lui colle si peu à la peau devant toi qui le connait si bien. Alors forcément que tu prends la parole, sous tes faux airs gentillets tu lâches sans pitié :

- Y’a pas de raison pourtant, on s’était déjà croisé à un évènement, t’avais même l’air d’être à l’aise ce jour-là… Tu fais le timide devant ton Hyung plutôt non ?

Et tu lui souris, bien trop hypocritement avant de boire une infirme gorgée de ton cocktail. Tourne la tête un instant vers une fille assise à ta gauche qui te demande entre autre si t’es contente de présenter Music Bank au côté de Kyang, t’hoches alors vivement de la tête exacerbe tes expressions et ton discours lorsque tu lui réponds :

- Je pouvais pas rêver mieux que de le faire avec lui en fait ? Il est tellement à l’écoute, tellement drôle c’est un plaisir de travailler avec lui … Dommage que ça soit qu’une fois par semaine, il me manquerait presque tout le reste de la semaine.

Tu sais que ce que tu fais c’est mal, que c’est pas bien d’utiliser les gens mais t’as ce besoin viscérale ce soir de lui prouver que tu vas bien, que t’es pas atteinte ne serait-ce qu’une seconde par son silence.

Yi Suho
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(#) Sujet: Re: — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫   — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫ EmptySam 12 Fév - 21:14
et mes désirs m'ont dévasté l'âme

-- ft aran

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Il s’attendait à beaucoup de choses, lorsque Kyang lui a demandé de le suivre à sa table ; il s’attendait à retrouver les autres membres du groupe, peut-être rencontrer une célébrité qu’il n’a jamais vu que derrière l’écran de la télé, ou simplement ne rien faire de bien palpitant, car le diable voulait seulement l’éloigner des jolies filles aux jambes dévoilées.

Il s’attendait à beaucoup de choses,
Mais certainement pas à voir Aran.

Aran qui le dévisage avec de grands yeux, et il se dit qu’il doit avoir à peu près la même tête à cet instant, comme parfait reflet de son âme. Aran bien trop jolie ce soir, et ses yeux qui s’égarent un instant sur ses épaules dévoilées et ses jambes dénudées, trop vite rattrapé par sa nature profonde. Et il hésite entre rire nerveusement et s’enfuir en courant, lorsque son aîné pense les présenter – trois mots de politesse qu’il lui marmonne, les yeux baissés, à éviter son regard tandis qu’il prend place sur le canapé en face.

Si bien aveuglé par l’idée de mettre de la distance entre eux qu’il ne voit même pas que c’est encore pire, de devoir lui faire face.

Et lorsque Kyang révèle qu’il serait le membre préféré de la jeune femme, il ne peut empêcher l’ombre d’un sourire satisfait de s’étirer en coin – bien vite effacé lorsque Aran rétorque que ses préférences se portent en réalité sur le leader. Les yeux de Suho s’attardent alors sur sa petite main manucurée accrochée à son bras ; sur l’expression un peu trop heureuse qui se peint sur les traits de son aîné – oh, mon pauvre, si tu savais combien c’est faux.

- Tu devrais peut-être lui demander de te montrer toutes ses pc ? Obligé elle les a mis dans un joli classeur, tiens. C’est ce que ferait toute bonne fan.

Le sourire affable sur ses lippes lorsqu’il braque ses yeux sur Aran – et pour la première fois, le mot fan sonne mal dans sa bouche. Teinté de mépris ; rabaissant – des nuances qu’il n’avait jamais lorsqu’il la qualifiait de sa propre fan, y glissant alors des relents doux et amusés. Mais ce soir il semblerait qu’il l’insulte plus qu’autre chose, la rabaissant à une esquisse de personne seulement capable de se noyer dans l’amour pour une célébrité qui ne saura jamais qu’elle existe.

Faut pas jouer avec lui, et elle le sait.
Suho, il est pas assez revanchard pour se livrer au même jeu en retour,
Mais suffisamment pour tenter de la piquer chaque fois qu’elle le fait.

Mais déjà, ils s’accordent silencieusement sur le fait de s’ignorer mutuellement, et cela lui va très bien comme ça. Il s’en tient à rire avec ses collègues, discuter avec la fille assise à ses côtés, en faisant tout son possible pour oublier le fait que Aran se trouve en face de lui. Et à la première occasion, il prendra la fuite, car c’est tellement plus facile que la confrontation. Mais bien sûr, il faut que Kyang souligne le malaise qui règne entre eux, et il serre les dents, réfléchit rapidement avant d’inventer qu’il serait seulement intimidé par son aînée. N’importe qui se laisserait sûrement duper par l’éclat de rire qui franchit alors les lèvres de la jeune femme, mais Suho la connaît suffisamment pour déceler toute l’amertume qui le teinte. Et il se tasse un peu dans le canapé sous ses mots, fronce imperceptiblement les sourcils avant de répondre tout aussi légèrement :

- Non… Tout le monde cherche pas à l’impressionner, détrompe-toi Aran.

Fais pas de ton cas une généralité. Les yeux roulent, car ça ne lui a pas échappé, la façon dont elle bat des cils devant lui ; effleure son bras, et lui adresse des sourires trop grands – ces mêmes sourires qui l’ont lui-même fait tomber dans ses filets, des années plus tôt, la première fois qu’il les a entraperçus. Puis y a cette fille, à qui on n’avait rien demandé, de l’humble avis de Suho, qui lui demande si elle est heureuse de présenter son programme rincé aux côtés de Kyang ; la petite brune qui s’empresse de lui répondre, des étoiles plein les yeux et le sourire aux lèvres, qu’il est le partenaire parfait. Alors qu’elle dégueule son flot de paroles mielleuses sur la table, il se penche en avant pour refermer ses doigts sur la bouteille posée là, ne regarde même pas ce qu’elle contient lorsqu’il vient en remplir son verre. Paraît qu’il lui manque toute la semaine lorsqu’ils ne sont pas ensemble, et Suho, il peut pas s’empêcher de penser il avait pas l’air de te manquer tant que ça, quand j’te baisais contre la porte de cette salle. Mais il ne peut pas dire ça, bien sûr qu’il ne peut pas dire ça – pas lorsqu’il y a des témoins –, alors il porte son verre à ses lèvres pour s’empêcher de prononcer des paroles malheureuses, le vide d’une traite, grimaçant un peu à la brûlure de l’alcool.

- C’est souvent ce qui revient sur lui… Puis il est trèèès sérieux, alors j’te comprends hein, y a rien dans quoi il est meilleur que dans son travail, c’est vraiment le collègue parfait.

Il a cette faculté de faire sonner les compliments comme des insultes, Suho – semble vanter son leader, lorsque le seul message qu’il s’efforce de faire passer est qu’il serait presque ennuyeux, pas si intéressant que ça une fois qu’on le sort du champ professionnel. C’est peut-être le collègue qu’il te faut Aran, mais pas le mec qu’il te faut. Et ce pauvre Kyang fait les frais de la guerre froide lancée entre les deux plus jeunes, car si l’on retirait Aran de l’équation il n’aurait rien contre lui, Suho. Certes, il l’agace parfois lorsqu’il se montre trop consciencieux, lui rappelle les règles à respecter tel un code civil ambulant ; mais il aime ce garçon un peu trop sérieux, sait malgré tout reconnaître ses nombreuses qualités et rigole bien avec lui. C’est finalement comme un deuxième grand frère, depuis qu’il ne voit plus si souvent celui qui l’a protégé contre vents et marées.

Et pour focaliser son attention ailleurs que sur ce qui lui fait face, il sort son téléphone ; répond à quelques messages, son grand frère, justement, et des conneries balancées sur la conversation de groupe avec ses amis de lycée. Lorsqu’il repose finalement le cellulaire, l’écran tourné contre la table, il relève les yeux pour croiser ceux de Aran ; soutient son regard un instant, pour déjà le détourner à la seconde suivante. Et Kyang, ce terrible Kyang qui semble ne pas savoir se taire qui déclare soudain que Aran lui aurait confié avoir grandi à Daegu, et remarque alors que Suho vient de la même ville. Il demande, l’air inquisiteur, s’ils se sont déjà croisés par le passé, et le jeune homme se fige un instant dans le canapé, s’efforçant de demeurer aussi neutre que possible. Il a toujours pensé que personne ne devait savoir pour leur passif – sans même en parler avec Aran, il s’est toujours appliqué à ne mentionner leur relation à personne, de crainte que cela attire sur eux une attention non désirée. Alors, c’est trop spontanément qu’il lui répond, avec un petit rire nerveux, s’enfonçant toujours plus dans ses mensonges :

- Non… J’sais que Daegu ça a l’air petit à côté d’ici, mais ça l’est pas tant que ça en vrai… On s’est jamais croisé, pas à ma connaissance en tout cas. On a même pas le même âge si j’dis pas de conneries, alors on risquait même pas d’être dans la même classe.

Les épaules haussées, à toujours s’appliquer à éviter son regard, comme jamais.
Lim Aran
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(#) Sujet: Re: — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫   — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫ EmptyDim 13 Fév - 22:32
et mes désirs m'ont dévasté l'âme

-- ft suho

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Prunelles qui roulent, ne peuvent que tourner dans leur orbite en l’entendant sortir cet argument ridicule de photocard, de fan invétéré que tu serais envers Ihn Kyang de cette voix-là, pleine de dédain. Cette voix emplie de sarcasme que tu ne lui reconnais pas. Ce n’est pas de lui d’agir ainsi et pourtant ce soir, il t’étonne un peu plus, te fait découvrir une part de lui que tu ne lui connaissais pas encore. Il ne parlait pourtant pas de toi comme ça lorsqu’il était le fruit de ton fantasme, l’idol dont tu souhaitais collectionner chacune des cartes il y a quelques semaines à peine. Il souriait comme un idiot, trop fier d’avoir pu te dégoter chacun de ces petits bouts de cartons différent à son effigie, d’avoir pu tout mettre dans l’un de ces si mignon petit pc binder qu’il t’a remis entre les mains en échange de la même chose avec tes propres cartes de ce seul et unique mini album que t’as eu la chance de sortir l’année dernière.

Tu te demandes si il est jaloux Suho, si de te voir proche du leader son groupe le fait ne serait-ce qu’un peu chier. T’aimerais que ça soit le cas, c’est bien la seule chose qui anime un peu ton cœur, te rassurerait et c’est uniquement dans le but de le piquer que tu réponds comme si tu n’avais pas saisie le dédain dans sa voix :

- Ouais il n’a pas tort ! Je t’inviterais chez moi une fois que j’aurais toute la collection Ihn Kyang complète.

Ou pas. Mais ça t’arrange que Suho puisse croire à l’invitation et plutôt que d’entrer dans une guerre sans fin tu te décides à ignorer le beau diable. Du moins t’essaies – lorsque tes yeux ne s’attardent pas sur son profil, ses yeux rieurs tandis qu’il discute avec cette fille assise à côté de lui. Cette pauvre demoiselle que tu te mets à haïr, jalouser car elle, réussi à attirer son attention contrairement à toi. T’es pourtant plus jolie qu’elle, mieux habillé aussi. Et pourtant c’est avec elle qu’il rit, avec elle qu’il partage sa complicité. Et plutôt que de te faire du mal, tu finis par détourner le regard, écoute les conversations en cours silencieusement. Un silence qui semble questionner le leader d’Icarus, un peu comme la sagesse de Suho. Parait qu’il est éteint ce soir contrairement à d’habitude et si lui plaide la timidité tu ne peux que ricaner face à tant de mensonge et hypocrisie de sa part. Parait que pas tout le monde cherche à l’impressionner Kyang et tu joues l’étonnées, écarquille légèrement tes yeux, fronce des sourcils en répondant :

- Pourtant il faudrait que tout le monde cherche à l’impressionner, car il mérite…

Il mériterait lui, contrairement à toi. C’est ce que tu sous entends Aran sous ton air gentillet, ta voix angélique – presque mielleuse qui n’est pas de toi. Et surement qu’à trop tendre la perche et complimenter le plus vieux de la bande t’attires les regards et les questions. Ne te reste plus qu’à tenir la face, ajouter une belle couche de vernis sur tous tes dires précédents pour rendre ton cinéma un peu plus cohérent encore. Tu le décris comme un partenaire idéal Kyang, dit de lui qu’il est le meilleur, que tu n’aurais pas pu espérer mieux pour attirer uniquement l’attention du brun qui te fait du mal. Semblerait-il que ça marche car déjà vos regards se croisent, s’arrêtent un instant l’un sur l’autre. Vasy répond Suho, j’attends que ça. Et ça ne rate pas, il finit par répondre toujours et encore de cette même manière le démon de tes dernières crises d’angoisses. Il ne dit rien de méchant et pourtant les mots semblent méprisants, presque arrogant quand il parle de son leader. Il déteste l’attention que tu portes à Kyang, t’en est presque certaine.

- La définition parfaite d’un idol comme on l’imagine … Hoobae prend en de la graine ! Tu n’en deviendras que plus performant ! Pas vrai oppa ?  

Ton poing que tu soulèves légèrement, faisant semblant de l’encourager lorsque tu ne fais que le piquer Suho. Tu ne fais que lui rappeler qu’il est un gamin en comparaison, un petit con qui finira par se bruler les ailes à ne jamais se montrer sérieux, ne jamais vouloir faire comme les autres. Sur ses belles paroles, tu lui lâches la grappe à Suho, t’es prête à t’arrêter là et ne plus lui adresser la parole. C’est ce que tu comptais faire, ce que tu étais en train de faire en tournant la tête vers la fille à ta droite, prête à reprendre les discussions ou du moins ne serait-ce qu’écouter ce que les uns et les autres peuvent bien raconter. Tu n’as qu’une hâte c’est de t’en aller Aran et pourtant tu dois tenir la face, agir comme si être ici à tout juste quelques centimètres de lui ne te faisait pas du mal, comme si t’avais pas envie de lui hurler dessus tant tu ne comprends pas pourquoi il ne veut plus te parler, ne veut plus te voir. Mais Kyang recommence déjà avec ses questions et t’arrives pas à retenir le soupire s’échappant d’entre tes lèvres cette fois-ci. Il commence t’agacer avec toutes ces questions le garçon et mentalement tu te dis :  Tu veux pas te taire sérieux ? Tu commences à me saouler à toujours mettre les pieds dans le plat, toujours chercher à nous rapprocher tu veux pas comprendre qu’on ne te dira jamais la vérité ? Pourtant tu tournes la tête vers lui, tout sourire et lui explique à ton tour :

- Puis tu sais je n’y étais que quelques années à Daegu et à l’époque j’étais déjà concentré sur les auditions et mon envie de partir à Séoul… J’avoue j’ai pas trop trop copiné là-bas… J’savais que j’étais que de passage.

Et dans les faits, c’est une réalité. Tu ne mens pas en lui répondant ceci. T’étais bien plus sauvage à l’époque Aran, t’avais un seul objectif c’était de partir et devenir indépendante et tout ce qui était amitié et histoire d’amour était proscrit dans ta vie. Jusqu’à que tu le rencontres lui, qu’il force et brise ta carapace pour mieux te détruire. Et vos regards se croisent à cet instant, laissant à ton cœur la chance de tambouriner dans ta cage thoracique une petite seconde avant qu’il ne détourne le regard – ne te fuit. Tu pinces alors les lèvres, troublées avant d’ajouter :

- Je reviens dans deux minutes.

Sans attendre son approbation tu te lèves, demande à une fille sur ton passage où sont les toilettes et t’y dirige sans te retourner d’une démarche fière. Jusqu’à que tu passes la porte de la pièce – qui grâce à dieu est libre par chance t’appuies alors tes mains tremblantes contre la vasque, respire à grande bouffée comme si t’avais été en apnée tout ce temps-là. T’es dans tous tes états, il te met dans tous tes états. Il te faut quelques minutes pour te ressaisir, ressortir de ces toilettes comme si tout était normal. Lorsque tes yeux se posent à l’endroit où t’as abandonné les membres d’Icarus. Kyang semble toujours à sa place mais Suho lui, est abonné aux absents. T’es pas un brin étonné qu’il se soit enfuit à la première occasion. Pour autant, t’as pas envie de retourner avec ce groupe et leurs questions à la con. Tu t’écartes alors, attrape un verre à cocktail sur l’un des plateaux circulants et te dirige discrètement sur le balcon en faisant attention de faire un grand détour. Le froid te frappe de plein fouet les jambes lorsque tu pointes le bout de ton nez à l’extérieur et c’est là que tu le vois Suho. Lui aussi à l’extérieur, ayant certainement eu la même idée que toi pour échapper à la frénésie de la fête, la curiosité de ses propres frères. T’en oublies que t’as froid, oublie que tu ne voulais plus le voir. Tu t’avances à ses côtés, ne parle pas tout de suite. Tu le regardes pianoter sur son portable et fini par lâcher malgré toi :

- Eh bah… C’est qu’il sonne constamment ce téléphone… T’y es constamment suspendu mais pas pour me répondre à moi apparemment.


Yi Suho
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(#) Sujet: Re: — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫   — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫ EmptyMar 15 Fév - 16:46
et mes désirs m'ont dévasté l'âme

-- ft aran

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


Suho, il ne peut pas s’empêcher de penser qu’on entre désormais comme dans un moulin, dans l’appartement de Aran. Il ne peut s’empêcher de grincer des dents, lorsqu’il repense à tous les efforts qu’il a dû déployer pour mettre les pieds dans ce logement, lorsque Kyang, lui, se voit offrir l’invitation sur un plateau d’argent. De quel droit ? En quel honneur ? Mais il ne fera pas une remarque de plus ; ne lui accordera pas une once de son attention. Cela lui ferait trop plaisir, puis il est censé passer à autre chose, c’est vrai. Alors c’est ce qu’il s’efforce de faire, lorsqu’il tourne la tête vers la jeune femme à ses côtés. Lorsqu’il s’acharne à se concentrer sur ce qu’elle lui raconte, s’autorise même à laisser échapper quelques éclats de rire, lui répondre sur le même ton lorsqu’elle dit des bêtises.

Mais bien sûr, il faut que Kyang vienne troubler le calme qu’il était parvenu à retrouver, et il retient un soupir lorsque son aîné s’interroge sur le comportement étrange de Aran et lui. Des excuses toutes trouvées qu’il lui balance, qui font ricaner la vile sorcière qui s’empresse déjà de souligner combien le plus vieux mérite… absolument tout ce que le monde peut lui offrir, sans doute. On a compris, Aran, tu le kiffes. Tu le montres trop pour que ce soit sincère, mais admettons. Et il ne peut se retenir de rouler des yeux, Suho ; réfrène de justesse un relent de bile face au discours dégoulinant de miel et de pralines que la jeune femme adresse au leader du groupe, et se concentre plutôt sur son verre qu’il s’efforce de remplir, pour mieux le vider l’instant suivant. Puis leurs regards se croisent – ses prunelles sombres se braquent dans les siennes, indéchiffrables, se détournent déjà lorsqu’il loue à son tour Kyang.

Sauf que dans son cas, ce n’est que pure hypocrisie.

Les compliments dissimulent des critiques cachées, et le pauvre jeune homme subit des foudres assassines qu’il n’a pas méritées. Il pourra remercier Aran – car c’est elle la seule fautive dans cette histoire, certainement pas Suho qui ne sait ni ce qu’il veut, ni comment gérer ses sentiments sans en faire pâtir les innocents. D’après Aran, c’est là la définition de l’idol parfait, et il hausse un peu les sourcils lorsqu’elle lui dit d’en prendre de la graine – sans même parler du qualificatif qu’elle emploie –, les hausse un peu plus encore en l’entendant appeler Kyang oppa.

Pardon ?
Il a bien entendu, là ?

Il peine à déglutir, tout d’un coup ; sent ses doigts se resserrer un peu trop sur le plastique de son gobelet, les mâchoires serrées. Car son âge a toujours été un complexe comme un autre, pour lui, et s’il n’en parle pas, il faudrait être aveugle pour ne pas le saisir en cinq minutes tant certains de ses comportements sont criants. Et ses yeux rivés sur elle, il se force à respirer un coup ; retrouver une expression aussi paisible que possible lorsqu’il penche délicatement la tête sur son épaule, lui demande innocemment :

- Techniquement… On est tous les deux tes hoobae, pourquoi t’appelles pas Kyang comme ça aussi, halmeoni ?

Il a une expression bien trop sage, tout d’un coup, Suho – l’air de ces enfants angéliques à qui l’on donnerait le bon Dieu sans confession. Et lorsque l’un de ses amis lui fait les gros yeux en riant, et lui met un petit coup dans le bras en lui demandant comment il ose appeler ainsi leur aînée, il se mettra à rire avec lui ; prétendra qu’il plaisantait seulement, se contentait de la taquiner, lorsque le regard qui passe rapidement sur Aran montre bien combien il est vexé. Et car Kyang n’en avait pas déjà fait assez, il faut en plus qu’il s’interroge sur leur berceau commun.

Bien sûr, ils se connaissent de Daegu, Aran et Suho. Ils se sont rencontrés au lycée, et le garçon a immédiatement était captivé par cette fille un peu trop jolie, un peu trop solitaire, aussi. Bien sûr, il a forcé pour se frayer une place dans sa vie, et il a réussi. Il a réussi à les avoir, elle et son attention ; à partager avec elle les instants dont il rêvait, apprendre à la connaître bien au-delà des couloirs du lycée. Bien sûr, il a surtout réussi à tomber amoureux, pour mieux se faire briser le cœur sans même avoir eu une chance de lui faire part de ses sentiments.

Mais tout cela, il ne le dit pas, pour tant de raisons évidentes. Affirme justement l’inverse, et Aran rentre dans son jeu, et il ne peut retenir un éclat de rire amer à l’entente de ses mensonges criants de vérité.

- Ouais, de passage, c’est le mot… Méfie-toi, Kyang, hein… Je connais pas trop Aran-sunbaenim, mais ça m’aura suffi à comprendre qu’elle est très comme ça. Avec elle c’est le travail, le travail, le travail… Sa carrière passe en premier, tout le reste autour ça compte pas.

Il a le sourire amical sur ces mots, mais y a une ombre qui voile ses yeux, comme écho au cri silencieux de son cœur. Et tout ce monde, à cette table – tous ces gens qui ne savent rien – penseront sûrement qu’il se contente de donner des conseils à son ami – lorsqu’en réalité, ce n’est pas à Kyang qu’il parle, en cet instant. Et c’était peut-être les mots de trop – il sait pas, il s’en fout, c’est ce qu’il se répète, en tout cas –, hypothèse qui lui vient lorsque leurs regards se croisent et que l’instant suivant, elle déclare s’en aller. Enfin. A peine a-t-elle quitté la table que des murmures se font entendre, que son aîné continue avec ses questions trop curieuses, et Suho ne répond rien, reste un instant silencieux, le sang bouillant dans ses veines avant de finalement se lever d’un coup et lui lancer :

- Tu me fais chier avec tes questions… Foutez-moi la paix.

Il ne leur laissera pas une chance de l’interroger davantage sur Aran ; ne laissera pas la moindre chance à la jeune femme de revenir avant qu’il n’ai quitté les lieux à son tour, pour fuir un nouveau combat glacial à cette table ardente. Avec un soupir las, il tourne les talons, prenant soin de partir dans la direction opposée à celle de Aran pour éviter de la recroiser – il ne manquerait plus que ça. Il a besoin de prendre l’air, pour apaiser le feu ardent qu’il sent couler dans ses veines – et c’est si rare qu’il s’énerve, Suho, y a bien qu’elle et la pensée de son père pour le mettre dans des états pareils. Alors il repère l’une des baies vitrées donnant sur le balcon ; actionne la poignée, pour se glisser dans l’air glacial de la nuit.

C’est seulement alors qu’il remarque qu’il a oublié son verre à table – et cette pensée l’inquiète plus que le fait de ne pas avoir de veste sur le dos. Tant pis. Ses yeux se portent plutôt sur un jeune homme à quelques mètres de là, occupé à consumer les derniers centimètres de la cigarette glissée entre ses lèvres – et il réfléchit. Hésite. C’est vrai, tout ce qu’on dit sur le fait que ça apaiserait les nerfs – que ça calmerait la colère, et abrutirait le stress ? Il hésite. Il a déjà testé, plus jeune, pour voir ce que ça faisait – le goût n’était pas très agréable, il avait toussé, fort, les premières fois. On lui a toujours déconseillé. Paraît que c’est pas bon, pour la danse, rapport à l’endurance, tout ça, mais les quelques cigarettes qu’il a fumé durant son adolescence ne lui ont jamais porté préjudice, donc ce n’est pas une pauvre clope ce soir qui va changer quoi que ce soit, n’est-ce pas ?

Il n’hésite plus, lorsqu’il s’avance vers le type, lui demande s’il n’a pas une cigarette à lui passer, et un briquet à lui prêter. Persuadé d’être le roi du monde ; d’être un peu trop malin pour l’univers, invincible. Qu’il peut bien faire ce qu’il veut, y aura jamais de conséquences. Ça marche avec tout, sauf avec Aran – pour Aran, il a toujours fait attention, pris garde à ne pas dire un mot à son sujet à qui que ce soit côtoyant l’agence de près ou de loin, pour ne pas lui attirer de problèmes. Y a bien que lorsque ça la concerne qu’il prend le temps de réfléchir comme ça, pour mieux agir comme un gamin dont on aurait expulsé le cerveau en orbite lorsqu’il est auprès d’elle. Mais il en a marre de penser à Aran, il n’en peut plus de penser à Aran, alors il glisse la cigarette entre ses pulpeuses, approche la flamme de briquet, et inspire.

Il tousse, une fois n’est pas coutume – remercie ce mec entre deux quintes de toux sèche, lui faisant un petit signe de la main pour lui indiquer que tout va bien. Quelques bouffées plus tard, ça va mieux – les airs cools qu’il se prête en tirant sur la cigarette ne sont plus totalement feints, et le jeune homme rentre à l’intérieur, le laissant seul sur le balcon. Appuyé contre la rambarde, les yeux perdus sur les constellations d’immeubles illuminés en contrebas, il regarde un instant la fumée se dissiper dans la nuit. Finit par sortir son téléphone, la cigarette nichée entre ses lippes, répond à quelques messages, ignorant soigneusement celui de l’un de ses amis qui lui demande pourquoi il est parti si vite de la table.

Il a un petit sursaut, imperceptible, en entendant la porte s’ouvrir dans son dos – fidèle à lui-même, sans cesse sur ses gardes. Un regard discret par-dessus son épaule lui apprend que ce n’est qu’une fille, alors il se détend un peu, termine de taper son message. Sauf que lorsqu’elle vient se poser à côté de lui, il reconnaît du coin de l’œil Aran – et un soupir lutte pour franchir la barrière de ses lèvres. Oh non, pas elle. Il fait le choix judicieux de l’ignorer, sauf qu’elle n’est pas de cet avis, et ne trouve, en prime, rien de mieux à faire que de commenter l’utilisation qu’il fait de son téléphone. Alors il libère enfin ce soupir lourd comme le plomb ; verrouille lentement son portable, avant de porter un regard fatigué sur la jeune femme.

- Pourquoi j’te répondrais puisque t’es encore là ? C’est débile puisque j’ai le plaisir de te parler en face.

La cigarette retrouve une place toute trouvée entre ses lippes, et il tire dessus, expire calmement la fumée.

- Qu’est-ce que tu fais là ? Je croyais tu retournais à la table ?

Les sourcils se haussent, inquisiteurs – j’suis parti pour pas avoir à te voir, Aran, alors qu’est-ce que tu fous là ?

- J’vais finir par croire que tu me suis, marmonne-t-il.
Lim Aran
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(#) Sujet: Re: — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫   — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫ EmptyJeu 17 Fév - 21:19
et mes désirs m'ont dévasté l'âme

-- ft suho

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


Tout est faux autour de cette table depuis que Suho s’est installé en face de toi, depuis que tu l’as vu dans ce coin à jouer de ses charmes avec une autre fille que toi. Les sourires sont rigides, les regards sont furtifs et les palabres elles, sont purement factices. Si tu laisses miroiter un peu de bonne humeur et sourit grandement lorsque Kyang ou une autre personne autour de la table te parle c’est uniquement pour garder la face, ne pas laisser au beau diable le plaisir de s’imaginer que son silence et qu’il agisse de la même façon avec toutes les femmes qu’il côtoie puisse ne serait-ce qu’un tout petit peu t’affecter.

Et pourtant, dans les faits, tu te sens détruite de l’intérieure Aran.
Trahis même, si t’es cent pour cent honnête avec toi-même.

Peut-être que tu t’imaginais trop de chose à son sujet, que tu t’étais fait des films toute seule comme une grande en interprétant de la mauvaise manière ce qu’il pouvait te laisser entendre. Car sincèrement, tu pensais que cette fois-là dans la salle de répétition était le début d’un nouveau chapitre pour vous deux. Tu pensais aussi être unique à ses yeux. Sauf que tu ne l’es pas Aran, t’es rien de plus qu’une simple fille assez attirante pour qu’il ait envie de toi quelques minutes et puis c’est tout. Et maintenant, il se permet de te ridiculiser, de parler de toi et ton passage furtif à Daegu à Kyang comme si t’étais une personne sur laquelle on ne peut pas compter, qui s’en va à la première occasion. Et tu le regarde parler sur toi silencieusement, les mâchoires se serrant peu à peu tandis que les prunelles se mettent à lui lancer des flammes. Car tu ne penses pas mériter cette attaque-là en tout honnêteté. T’as jamais fait miroiter à quiconque que tu resterais. T’as toujours été honnête quant à tes intentions, toujours pris soin d’avertir les gens que tu ne serais pas là pour longtemps. Car contrairement à eux, t’as pas de famille qui te rattache à une quelconque ville, t’as été baladé de foyer en foyer et de ville en ville sans même qu’on te donne ton avis. Le seul truc qui te tiens à ce sol et cette vie c’est cette passion, cette envie de croire que ton destin peut se montrer plus radieux que le passé. Si t’as jamais voulu donner trop de ta personne c’est car l’humain t’as trahi dès le jour où t’as poussé ton premier cri. T’as jamais voulu être comme ça ; tu te détestes d’être si réticente aux rencontres, avoir tant de mal à faire confiance aux gens qui te tendent la main. Mais c’est car t’as trop souffert de ne pas être aimé et d’aimer des gens qui eux, ne t’aimes justement pas assez. Tu souffres bien trop à la simple idée de ne pas être suffisante – voir d’être carrément lassante. Tu ne veux pas souffrir Aran, ne veut pas t’autodétruire et toute cette enfance t’as bousillé. Mais Suho semble prêt à tout pour te faire du mal ce soir, prêt à utiliser ton propre passé comme si il ne le connaissait pas pour décourager Kyang à s’approcher de toi. Et forcément, t’as de la peine Aran, la gorge se noue légèrement et quand tu te trouves le courage de prononcer quelques mots c’est pour annoncer que tu dois aller aux toilettes.

A cet instant précis tu t’en fiches un peu de ce qu’ils peuvent bien penser et s’imaginer sur toi, tu dois juste t’échapper, prendre la fuite avant qu’une connerie ne s’échappe d’entre tes lippes. Tu pourrais devenir méchante Aran, montrer une facette de ta personnalité que tu n’as pas envie qu’on découvre dans ce milieu-là. Alors tu prends plus que deux minutes dans ces toilettes, t’assois sur le rebord de la baignoire et te laisse même aller à quelques larmes de contrariété. Mais lorsque tu sors de ces toilettes bien que tu te sois calmé, ça t’angoisse rien que de t’imaginer reprendre les conversations là où tu les as laissé. Instinctivement, tu t’évites un nouveau quart d’heure et te fraie un chemin entre les gens, essaie de passer inaperçu jusqu’à la première issue de sortie qui s’offre à toi. C’est sur le balcon que se jette ton dévolu et malheureusement pour toi, c’est là aussi que Suho a établis ses repères. Comme si lui aussi avait besoin d’un peu de repos, besoin de s’éloigner de tous ces gens et leurs questions à la con. T’hésites forcément un instant à prendre les jambes à ton cou mais la tentation – l’envie d’avoir des réponses à tes questions te pousse à le rejoindre malgré le froid qui s’immisce entre tes vêtements. Et tu te poses à ses côtés et le regarde fumer silencieusement. Tu ne savais même pas qu’il fumait et tu te demandes combien de chose à son sujet ton finalement échappé.

A moins que ça soit lui, qui t’ai caché des choses.
T’en sais trop rien, c’est pas ce qui t’intéresse le plus ce soir de toute façon.

Et si le brun fait mine de ne pas te voir à ses côtés, toi t’oses prendre la parole la première. C’est un peu de façon gauche que tu le fais, des mots pleins de ressentiments que tu le laisses entendre sans grande bonne volonté. Il tourne la tête vers toi, l’air las te faisant comprendre avant même qu’il ait prononcé ne serait-ce qu’un seul mot que tu le fais bien chier. Et pourtant, tu ne détournes pas le regard, ne te démonte pas sous le poids de sa condescendance quand il t’avoue ne pas comprendre pourquoi t’attends une réponse de sa part via téléphone quand il a tout le plaisir de te voir en direct live. Et t’hausses les sourcils, fini par détourner le regard vers les bâtiments et l’asphalte en contrebas lui réponds tout aussi ironiquement que lui :

- Croit moi, moi aussi je me suis dit que t’étais ENCORE là quand je suis arrivée sur le balcon. Et surtout t’inquiète pas, j’attends plus de réponse de ta part. J’me suis faite une raison même si je connais pas les tiennes, du moins pas encore.

Et déjà les yeux se rivent de nouveau sur lui un court instant, tout juste le temps de lui adresser un sourire trop grand pour mieux le laisser s’évanouir la seconde d’après lorsque tu tournes la tête silencieusement. Il ne faut que quelques secondes pour que le brun te pose une nouvelle question et pour que tu lui répondes honnêtement :

- Tu crois vraiment j’allais retourner dans la fosse aux lions ? C’est toi qui devrais y être, c’est tes potes à toi. Moi je leur dois rien. Puis bon, tu me connais je ne suis que de passage.

Référence à ce qu’il a dit un peu plus tôt pour répondre aux questions trop intrusives des membres de son propre groupe que tu lui lâches tout sourire. Et si là, tu prends le courage de  lui sourire aussi hypocritement que tu puisses le faire, tu n’oublies que deux minutes plus tôt tu pleurais dans les toilettes de cet appartement luxueux par sa faute à lui.

- Non j’te suis vraiment pas Suho, par contre toi tu m’évites et j’peux savoir pourquoi en fait ? Il se passe quoi soudainement dans ta tête pour que j’sois fuis comme la peste ?

Tu tournes alors ton corps entier vers lui, laisse un de tes avant-bras posé sur la rambarde. Mais Suho met trop longtemps à répondre et t’en viens à le bousculer légèrement de ta main libre pour qu’il arrête de faire comme si tu n’existais pas, ne parle que quand ça l’arrange et ajoute contrariée :

- Bah vasy répond non ? Pourquoi tu fais la carpette soudainement ?


Parle Suho, énerve toi même si il le faut.
Dit-moi ce que j'ai fait pour ne mériter que des regards fuyant,
pourquoi j'ai droit qu'à ce putain de silence radio.

Yi Suho
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(#) Sujet: Re: — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫   — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫ EmptyVen 18 Fév - 23:54
et mes désirs m'ont dévasté l'âme

-- ft aran

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


Elle aurait pu choisir la facilité, Aran. Refermer la baie vitrée et regagner l’intérieur de l’appartement comme si elle n’était jamais venue, ou simplement ne pas lui adresser la parole, car ce balcon n’est pas réservé à Suho, après tout. Mais Aran et simplicité n’ont jamais été faits pour être associés, alors bien sûr, il faut que la jeune femme s’installe à ses côtés. Bien sûr, il faut qu’elle l’ouvre pour aborder le soin tout particulier qu’il a mis à ne pas répondre à ses messages, ces derniers temps.

Et lorsqu’il daigne enfin poser ses yeux sur elle,
Il se dit que sa bouche était bien plus jolie contre la sienne
Que pour prononcer des conneries pareilles.

Car Aran, on dirait parfois – trop souvent – qu’elle n’existe que pour lui compliquer la vie, et c’est l’air las qu’il lui fait part du manque d’entrain qu’il a à la recroiser ici. Réaction qui semble la surprendre, elle hausse les sourcils et répond, sans oser le regarder, qu’elle est tout aussi fatiguée de tomber sur lui.

- Personne te forçait à venir ici, lui répond-il platement, ignorant à dessein les phrases suivantes.

T’aurais aussi bien pu retourner à l’intérieur, prétendre ne m’avoir jamais vu. Il aurait mieux valu que tu fasses ça, en vrai. Et comme pour mieux enfoncer le clou, il enchaîne en lui demandant pourquoi elle n’a pas regagné la table, comme elle l’avait promis. A en croire Aran, d’eux deux c’est plutôt lui qui devrait y être, et il se retient de lever les yeux au ciel, se concentre surtout sa dernière phrase, lorsqu’elle revient, tout sourire, sur les mots qu’il a prononcé plus tôt.

- Ah ben ouais je l’ai bien compris ça, t’inquiète pas.

Il a le timbre trop plat pour les vagues que ces souvenirs déchaînent à l’intérieur de lui, l’air trop calme lorsque ces mots ne reflètent que le premier chagrin d’amour d’un adolescent qui n’aura pas su tenir compte des mises en garde qu’on lui donnait. Et pour lui-même, il fait remarquer qu’il va finir par croire qu’elle le suit – sauf que ces palabres atteignent ses oreilles, et la petite brune en profite pour lui demander pour quelle raison il a décidé de la fuir comme la peste. Bonne question. Et Suho se fige un instant, la dévisage de ses grands yeux sombres – les mots luttent dans son esprit, sur sa langue, incapable de décider qui aura le mérite de sortir. Des excuses toutes trouvées ou la vérité ? Essayer de la ménager, la préserver un peu, ou laisser ses torrents de colère se déverser sur elle, car putain, qu’est-ce qu’elle est chiante ce soir ? Mais Aran, elle n’a plus de patience à lui accorder. Plus une once, et sa main vient le bousculer légèrement, le poussant à froncer un peu les sourcils sous le coup de la surprise et de l’agacement. Puis, comme pour porter un coup fatal au peu de self-control qu’il lui restait, elle se permet de le qualifier de carpette, et ses yeux s’assombrissent alors légèrement lorsqu’il lui rétorque :

- Mais lâche-moi putain, on a baisé une fois tu crois pas qu’on va se marier après ça ?

Il pince les lèvres, ses yeux noirs braqués droit sur elle, à sentir son cœur battre trop vite dans sa poitrine. Comme prêt à exploser ; à s’en échapper à tout instant. Car il regrette ces mots, instantanément. Il les regrette car ce ne sont que de purs mensonges – pure mauvaise foi, lorsque quelques années plus tôt, il était celui qui espérait plus d’une relation vouée à n’être que charnelle. Il les regrette car il sait, déjà, qu’il a blessé Aran – et ce n’était pas le but, à la base. Le but c’était juste de se protéger lui ; éviter de retomber dans ses vieux démons, ne pas se replacer dans la situation qu’il a vécu au lycée, où il a fini le cœur brisé. Ça a fait un peu trop mal pour ne pas lui donner envie de fuir cette douleur à tout prix.

Et puis il revoit la façon dont elle se collait à Kyang, un quart d’heure plus tôt. Ses yeux trop brillants lorsqu’elle le regardait, et ses sourires trop grand. Il peut entendre, trop clairement, ses invitations et ses surnoms, à l’appeler oppa lorsque lui, tout ce qu’elle faisait c’est le rabaisser.

Et tout d’un coup, il regrette un peu moins.

Il regrette un peu moins encore lorsqu’il se répète que cela faisait juste partie de son plan ; qu’après ce soir, il ne souffrira plus pour elle. Car tout est fini.

Il a porté le coup fatal à leur histoire, et il en est pleinement conscient.
Il devrait être soulagé – alors pourquoi a-t-il le cœur si lourd ?

D’une main tremblante de colère – mais il a froid, c’est seulement le froid qui agite imperceptiblement sa main, n’est-ce pas ? –, il reporte la cigarette à ses lèvres. Tire dessus une dernière bouffée, avant d’éjecter le mégot dans le noir profond de la nuit ; recracher doucement la fumée blanche.

- Fin bref, on a plus rien à se dire, hm ?

Et juste comme ça, il se détourne déjà – pour ne pas affronter son regard, ne pas avoir un peu plus mal à chaque seconde que ses yeux passent posés sur elle. Prêt à regagner la salon engorgé ; à se forcer à ravaler un tu peux aller retrouver ton oppa à deux balles.
Lim Aran
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(#) Sujet: Re: — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫   — RISIBLES AMOURS ❪ A R A N ❫ EmptySam 19 Fév - 22:13
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-- ft suho

✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


Il a raison Suho, personne ne t’a demandé ou forcé à venir lui tenir tête sur ce balcon. T’aurais pu t’en aller en le voyant ici. Simplement rebrousser chemin, faire le choix de l’ignorer après la conversation horrible de groupe que vous avez eu, après l’avoir vu draguer cette fille lorsque t’es arrivée et sans même parler du fait qu’il t’a totalement ignoré ces dernières semaines lorsque t’as tenté de le contacter, tenter de le voir quand il te manquait. Et pourtant t’es là Aran, tu lui fais face et lui tient tête. Pour un autre, t’aurais jamais tenu le coup, n’aurait jamais laissé autant de faute s’accumuler. Mais pour lui tu le fais, car tu sais que parfois ses humeurs peuvent être changeante à cause du quotidien qui se fait parfois trop stressant.

Mais ça n’explique pas tout pour autant.

Ça n’explique pas pourquoi il semble si contrarié envers toi, n’explique pas qu’il t’ignore un peu trop souvent ces derniers temps – agis comme si tu n’existais pas. Et tu veux comprendre Aran, veut savoir ce qui le pousse à agir de la sorte avec toi. Alors tu le pousses dans ses retranchements, essaie de lui sortir les vers du nez de gré ou de force puisqu’avec douceur ça ne fonctionne pas.

Tu tentes de le pousser à bout Suho,
Te permets d’agir comme tu détesterais qu’on le fasse avec toi.

Et qui sème le vent, récolte la tempête. A trop pousser le garçon dans ses retranchements lorsqu’enfin ses prunelles se posent sur toi, avant même qu’il n’ait prononcé un mot tu comprends que t’es aller trop loin. T’aurais certainement pas dû lui parler comme ça, aurait mieux fait de le laisser tranquille là où il était. Tu t’attends à bien des choses mais certainement pas à ce qui finit par sortir d’entre ses lèvres. « On a baisé une fois tu crois pas qu’on va se marier après ça ? » Tu te figes alors sur place, les mots tournent en boucle dans ta tête quelques secondes te laissant silencieuse alors qu’intérieurement tout se brise, la carapace se casse en un millier de morceau comme si il avait jeté un pavé contre du verre. T’as mal, si mal au cœur que ça devient douloureux de le regarder droit dans les yeux. Et pourtant, tu continues de le fixer. Tu préfères te faire du mal que de lâcher son regard, lui laisser croire qu’il a pu te toucher.

- J’préfère crever que de me marier avec toi, sache-le.

Haine qui ravage tout sur son passage, déteint sur les mots qui sortent d’entre tes lèvres. T’as beau avoir la gorge nouée tu te sens obligé de répliquer même si c’est pour dire une connerie plus grosse que toi. T’aimerais pouvoir l’insulter, lui dire que tu ne t’attendais à rien de sa part si ce n’est une amitié mais ça serait mentir. Dans le fond, si t’es blessé Aran c’est parce que tu t’attendais à un peu plus en recouchant avec lui, tu pensais être plus importante que ça pour Suho. Car vous vous connaissez d’avant, que vous avez connaissance une partie du passé de l’autre que personne ne connait. Mais t’as dû te faire des idées et c’est bien pour ça que tu places que trop rarement ta confiance en les autres, tu finis trop souvent déçu. Si déçu de lui que plus rien ne sort, t’es juste silencieuse. Le regarde en sachant que c’est la dernière fois que lui et toi vous échangerez une conversation. Tu le regardes alors porter une dernière fois cette cigarette à ses lèvres, voit le bout s’embraser avant qu’il ne jette le mégot par-dessus la rambarde, crache cette fumée blanchâtre avant de t’annoncer implicitement qu’il va s’en aller.

Juste comme ça, sans s’excuser.
Sans te dire qu’il regrette les derniers mots prononcés

T’as le cœur à un rien d’exploser, tu le regardes s’éloigner les yeux brulant de larmes que tu t’interdis de lâcher. Il commence à s’en aller et toi, tu le regardes impuissante posée toujours au même endroit prendre une énième fois la fuite. Il est à un rien de partir, il a presque atteint la baie vitrée lorsque sans réfléchir son prénom s’échappe d’entre tes lippes :

- Suho !

Tu le rejoins alors rapidement où il est. Laisse le cliquetis de tes talons te mener jusqu’à lui – face à lui. Et sans réfléchir tu lui jettes le contenu de ton verre à la face, tout sourire bien que la boule au fond de ta gorge continue de grossir, que tes yeux soient à un rien de lâcher les vannes, mais là tout de suite, tu t’en fiches.

- Voilà, là je me sens mieux espèce de connard.

Et tu ne lui laisses pas le temps de répliquer, pas le temps d’ajouter quoique ce soit que tu quittes le balcon sans te retourner. Ton verre dorénavant vide que tu déposes sur le premier meuble que tu croises, quelques personnes te suivent du regard mais tu agis comme si tu ne les voyais pas, quitte cette fête sans regarder le bordel que t’as laissé derrière toi.

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