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BACK TO YOU (NADA)

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 BACK TO YOU (NADA)


Seo Dami
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(#) Sujet: BACK TO YOU (NADA)    BACK TO YOU (NADA)  EmptyLun 20 Déc - 23:51

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Elle fend l'ombre et la nuit, le cœur est automate, il la mène sur la même route pour encore emprunter les mêmes remords. Elle a parlé sans retenir les mots, rouvrant des plaies qu'elle voudrait seule pouvoir guérir, provoquant des tremblements d'une nature tout aussi folle, sûrement moins douce, elle s'est étonnée de le voir se tenir fort, et debout, réclamer ce qu'il pense lui appartenir. Et lui appartient-elle ? Le temps désagrège et corrode, lui inspire l'horreur d'une vérité secrète, malgré les obstacles, les discours usés, les progrès ne sont jamais assez. Elle se réfugie dans l'injustice et l'erreur, pourtant les paroles de Shin ont gravé sur sa langue tous les pardons qu'elle se refuse à évoquer, qui la traînent du côté d'une insomnie inévitable. A la lune elle confesse des envies contradictoires, le talon roule sur le pavé gelé, elle hèle à son chauffeur des directions inattendues, le fait tourner en rond depuis dix bonnes minutes à tergiverser entre son désir entier de lui, son ego meurtri, son obstination que beaucoup jugeraient stupide. Ses lèvres devancent sa tête. Les couleurs, le vent, les voitures et les arbres sont coincés de l'autre côté de la vitre, elle ne veut plus rien toucher, voir, entendre. Plus rien ressentir. Jusqu'à lui. Les joues peinturlurées d'un effort risible parce que la hâte, parce que l'angoisse, parce qu'il faut le trouver plus vite que les autres nuits, une nécessité presque vitale. Elle sonne. Elle sait y faire en disputes, elle est même devenue experte en la matière, l'hémoglobine, la colère, le trépas, terrasser l'adversaire pour l'obliger à se courber, abdiquer, se repaître du "dernier mot". Cette nuit la victoire a le goût de défaite, même la chaleur de son oiseau moqueur n'a su lui rendre ses sourires, il a dessiné des risettes dans les coins de son visage, parsemé sa nuit d'étoiles filantes, boule de feu dégringolant tout en bas du toboggan, et pendant un instant elle en a oublié qu'elle avait tout gâché.

Mais sans lui, tout est vain, si vain, du repos elle n'obtiendra pas la moindre consolation, alors les couloirs sombres sont dévalés, le personnel réveillé, elle marche dans l'espoir simple de le retrouver, la porte s'entrouvre sur sa silhouette endormie. Elle devine sa respiration calme, dessine son sourire intacte, encore innocent, ignorant du venin injecté plus tôt dans la soirée, apaisé des heures s'étant écoulées. Sans plus de forme, sur la pointe des pieds, elle le rejoint, moulant la forme de son corps à ses côtés, au-dessus des draps elle s'allonge, sans le toucher, notifiant de son poids seul sa présence. De ses embruns elle parfume la pièce n'accueillant jamais d'autres effluves que celles du Lion régnant en maître en ses lieux, toutes autres sont considérées parasites, il y a des habitudes à ne pas bousculer, des coutumes à honorer. Le sommeil est d'or, le silence est de mise, dans un respect presque religieux elle se plie aux règles de la maison, observant sans dire mot, seule la lumière des astres créé une ombre sur son doux visage. Son épiderme se confronte à la tendresse, et la chaleur de son souffle se dilate jusque dans ses veines, l'urgence de rencontrer ses yeux afflue à ses poumons, ils se gorgent d'un soupçon de courage se transformant murmure au bord de ses lippes : « — Nabo ? les lettres de son nom se détachent doucement, c'est un trésor qu'elle embrasse contre son palais, une adoration qu'elle libère en plein songes — Dis, tu m'en veux ? Tu m'en veux d'être partie ? »
s'il te plait,
ne m'en veux pas, ne m'en veux pas
il n'y a que toi pour moi

Les centimètres sont avalés distraitement, l'oreiller compressé entre ses paumes effleure le sien, elle s'arrête au bord du rivage, stop un abordage précipité qui pourrait le faire tomber par-dessus bord. C'est le supplice de la planche au fond de sa gorge, elle retient sa respiration pour ne pas être tentée de sauter pieds et poings liés, promis je ne toucherai pas — les mains sont en évidences, coincées sous sa tête pour empêcher tout geste inconsidéré. Elle devient mesure, retient des manières naturelles se forçant à plonger un croc aiguisé dans ses charnues, aïe, ça la garde alerte, ça chatouille à peine, c'est cent fois moins douloureux que la possibilité de le voir s'éveiller pour lui demander de partir. Elle ne veut pas partir - jamais - garde-moi près de toi à chaque instant, à chaque seconde. Ses paupières se soulèvent, et c'est sa nuit qu'il éclaire.



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Hwang Nabo
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(#) Sujet: Re: BACK TO YOU (NADA)    BACK TO YOU (NADA)  EmptyDim 26 Déc - 15:11

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Mikyu sa douceur, ses pansements à la lavande et le réconfort de ses mots sont parvenus à border ses émotions à bon port. Dans les confins du sommeil, il décroche une à une les images de ce soir de la corde où elles terminent de sécher. Ces souvenirs il décide de les sortir de la chambre noire avant qu’ils n’aient pu se développer complètement. Des clichés ratés où les silhouettes de sa peine et de sa colère sont méconnaissables. Comme il ne peut pas les détruire, il les range quelque part où il ne met pas les pieds. C’est son manque de rancune qui facilite l’existence de ce tiroir sans fond, une sorte de benne à douleur que la lumière ne touche jamais.
Il arrive parfois qu’il soit contraint de passer devant, ça lui fait l’effet de pattes d’araignée dans la nuque. Une sensation fantôme qu’il ne peut éviter, même en se griffant la peau pour se l’arracher.
C’est comme avec ses phobies, c’est comme avec elle.
Même avec toute la volonté du monde, c’est englué dans sa tête et ça le met en panne. Si seulement il pouvait mettre les mains dans son crâne, il pourrait y mettre de l’ordre.
Ou peut-être, qu’il devrait la laisser essayer.
Il y songe avec espoir puis il repasse devant la benne avec les réminiscences du premier baiser raté, les hoquets et leur frein par la crainte et ce soir, où il n’a pas été son préféré.
Il faut fermer la porte de cette pièce. Il éteint la lumière, ferme à double tour. Le soleil d’or profondément, les épines de sa belle s’émoussent, dans ses rêves ses pétales ont le toucher du velours.
Ce soir a été nettoyé, demain on repart à zéro.
Ses rêves deviennent olfactifs, ils embaument le sucre ambré. Ils sont aussi mélodieux, il entend des bruits de vie tapis dans la nuit, indiscrets malgré leur désir de l’être.
« — Nabo ? AAAAAAAAH !!!! » Il donne du coffre à sa frayeur, le masque de soie quitte ses yeux pour servir de projectile. « DAMI ! » Il ramène sa main sur son buste, referme le poing sur son haut de pyjama. « Tu m’as fait peur. » Il secoue la tête, encore bouleversé. « Ne refais plus jamais ça ! Pourquoi tu n’as pas allumé la lumière ? C’est comme ça que je sais que c’est toi. » Passé le terrible choc, Nabo mesure son oxygène pour regagner le calme. Pendant qu’il se ressaisit, ses prunelles fixent un point droit devant lui. Il s’ignore, ne donne pas de sens à son comportement qui en a pourtant.
Il regarde là-bas pour ne pas la regarder elle.
« — Dis, tu m’en veux ? »
Oui.
« — Oui. »
Il décide finalement de ne pas classer cette histoire, elle lui a fait plus de mal qu’escompté.
Puis même s’il le voulait il ne pourrait feindre l’existence de ses doux arômes de rose sauvage et de son pollen de bonnes intentions. Il se disperse partout où elle pose les yeux. Le printemps s’est invité dans sa chambre avant l’heure, elle poudroie et ça lui donne des allergies. Une maladie qu’il se traîne avec ses souvenirs qui raflent ses éclats.
Il n’est pas totalement conscient du pourquoi il le vit avec autant d’aigreur mais s’il se posait réellement devant une glace qui le réfléchit de l’intérieur il saurait que c’est parce qu’il a été involontairement confronté à un choix d’amour ou du moins, ça a été sa perception de la chose ce soir encore.
 Il le subit avec ses parents qui vouent leur adoration à son frère aîné, il l’a subi avec la famille qu’il s’est construite Eido, Serri et Jian. Et il continue parfois à le vivre avec Dami quand ses épanchements ou ses humeurs les détournent de lui.
« — Tu aurais dû rester. » C’est formel, l’émoi est épuré pour plus d’écoute. C’en est assez de ces traumas qui rampent à ses trousses, il ne veut plus les voir. « — Tu n’imagines pas ce que j’ai pu ressentir quand vous êtes partis. Non, tu n’as même pas le droit de l’ignorer, je t’ai déjà fait part de ma position par rapport à votre relation. Tu le savais pertinemment mais tu ne l'as quand même pas pris en compte. Je n’aurais pas dû m’emporter si vite mais ce que tu as fait ce n’était pas plus correct. Oui je t’en veux Dami, je ne sais plus ce que tu attends, ce que tu veux. C’est peut-être comme ça que tu aimes mais moi ce n’est pas comme ça que j’aime être aimé. »




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Seo Dami
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(#) Sujet: Re: BACK TO YOU (NADA)    BACK TO YOU (NADA)  EmptyJeu 30 Déc - 0:55

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Elle maquille un sourire attendri derrière quelques gloussements moqueurs, pouffe dans sa paume lorsqu'il sursaute de frayeur arrachant le bandeau cachant son doux regard. C'est le choc, c'est l'inattendu à sa porte, c'est tout ce qu'il déteste et pourtant il reste là, immobile une main sur le cœur à calmer sa respiration. Encore quelques années en arrière il aurait bondi de son lit en lui exigeant de se lever, ça la rassure (un peu), ça lui arrache un petit pincement de bonheur de constater qu'aujourd'hui elle a sa place à ses côtés. Elle sait que ce côté du lit n'accueille personne d'autre qu'elle et ça lui suffit, pour l'instant. A l'orée de ses lippes meurt la dérision lorsque la rancune s'invite entre eux, le reproche se solde par l'assurance de sa culpabilité, elle ne trouve rien à lui opposer, un peu honteuse de ses erreurs nocturnes, de la compagnie avec laquelle elle a tenté de l'oublier, encore plus blâmable d'y être parvenue (un temps seulement) avant que les remords ne la rattrapent et l'étouffent entre deux élancées sauvages. Il y a eu les baisers volés au creux de sa nuque et le murmure tendre de son astre fou, il aurait pu lui chanter toute la nuit les félicités de leurs aventures qu'elle aurait été fatalement rattrapée à l'aube, les rayons d'or l'auraient aveuglé jusqu'à lui faire des tâches de lumière partout dans l’œil. C'est toujours comme ça qu'il agit, sans même le savoir, sans même le voir, il se diffuse à l'iris jusqu'à brouiller sa vision, elle ne peut plus regarder ailleurs, partout où elle pose les yeux il éclate en une centaine de diamants jaunes, des ecchymoses d'ambre au cœur de sa paupière, ça la gêne, toutes ces petites particules de lui qui ne veulent pas s'effacer. Même la plus grandiose des lunes ne peut l'éclipser.

« — Et toi tu n'aurais pas dû être si odieux ! se défend-t-elle d'une inspiration affligée — C'est mon ami et tu as été terriblement insultant. Ça ne te ressemble pas ce n'est pas digne de toi. » l'injustice lui dévore les entrailles, elle se réalise pécheresse dans le reflet qu'il lui adresse, mais il y a toujours plusieurs versions à chaque histoire, dans la sienne, il n'a pas tenu le rôle qu'il s’enorgueillisse constamment d'incarner. Il l'a humilié devant Shin, sûrement malgré lui puisque la revanche n'est pas un poison qui court ses veines, contrairement à elle, et c'est ça plus que le reste qui la rend rouge de colère, et de honte. Son départ tornade était précipité, spontané, mais rien qu'un peu pensé, dans un coin reclus de sa tête auquel elle ne se donne accès que par la rage, elle l'a souhaité punitif et immédiat. Le châtiment la rend laide à ses yeux comme aux siens, il l'habille d'une parure détestable, cause d'amertume siégeant sur son visage noyé par la pénombre ; tu n’imagines pas ce que j’ai pu ressentir quand vous êtes partis. — bien sûr que si. Elle n'ose l'avouer à voix haute toutefois, rendre réelle la férocité de ses actes, le venin à ses canines, les excuses se bousculent sur sa langue mais s'opposent à son besoin irrépressible de savoir. « — Ah, et comment alors ? Comment tu veux être aimé Nabo ? l’incrédulité est bordée de quelque chose de plus imperceptible, de plus accusateur, c'est ses propres doutes qui remontent dans son ton et figent la méfiance sur ses traits délicats — Moi je sais ce que je veux. Je l'ai toujours su. C'est toi qui hésites sans cesse, qui recules et tergiverses. elle s'emporte, commencent à se bousculer dans sa voix toutes les lacunes qu'il s'est afféré de laisser en coulisses, elle ne les croyait pas si nombreuses, ni même si pressantes, mais la voilà qui les vomit en un flot de paroles prématurées. — Tu m'as demandé d'être patiente et d'attendre. Alors j'attends. J'attends et ça ne suffit toujours pas. Tu désapprouvais ma relation avec Shin, alors j'ai arrêté de coucher avec lui. Depuis ce soir-là dans le bar je n'ai couché avec personne. Mais ça non plus, ça ne suffit pas. Je suis venue parce que j'avais envie de te voir, je m'inquiétais, mais toi tu dors de ton meilleur sommeil de prince. Je ne comprends plus rien. Je ne peux pas embrasser les autres, mais je ne peux pas t'embrasser toi non plus. Qu'est-ce que tu attends de moi ? Je ne sais plus quoi faire et je deviens complètement folle et tout ça c'est de ta faute ! » le timbre tremble sur les dernières syllabes, prenant conscience du trouble qui la saisit elle ne pensait pas lui confier combien il la perturbe, ni même en prendre pleinement conscience, c'est tout nouveau. Ou peut-être pas ? C'est là depuis un long moment, terré dans sa mémoire dans un endroit où elle déteste avoir à retourner, c'est enfermé avec un tas d'échecs lissés par les années pour qu'ils ne l'encombrent pas. Est-ce que Nabo est encombrant ? Elle a la furieuse impression que lorsqu'elle elle s'autorise à lui donner un pass d'accès il prend tout la place, s'étale et la pousse contre les parois étroites de sa carcasse, il investie chaque organe et chaque fois il est plus difficile de l'en décoller. Elle voudrait lui en vouloir, quelque part, elle lui en veut déjà, à deux doigts de lui hurler au visage qu'il n'est qu'une matière visqueuse, un genre de corps étranger accroché à ses poumons ; il l'empêche de respirer, il l'empêche de penser, il l'empêche de se lever, quitter ce lit, cette chambre, lui claquer la porte au nez. C'est ta faute. Elle trouve à peine la force d'enfoncer sa tête dans l'oreiller, préservant les derniers émois qui l'agitent, un refuge d'édredons molletonnés où elle se dissimule.




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Hwang Nabo
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(#) Sujet: Re: BACK TO YOU (NADA)    BACK TO YOU (NADA)  EmptySam 1 Jan - 18:27

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Pas digne de lui.
La honte lui monte aux yeux, ils se dérobent de son jugement. Un acte de repli qui le dénature.
Cependant il se reprend vite, il doit se revendiquer roi pour assiéger son coeur. Un seigneur d’un tel royaume, ne peut capituler.
« Je me suis déjà repenti à ce sujet et si c’est des excuses que tu veux, je lui en ferais. C’est vrai que ça ne me ressemble pas mais si me je suis égaré c’est parce que vous m’avez fait perdre tous mes moyens. Vous avez une complicité qui me fait douter de moi et c’est un sentiment avec lequel je ne cohabite jamais. Je m’en veux de t’avoir mise dans l’embarras mais tu ne dois pas m’en tenir rigueur, je ne voulais pas tout ce qui s’est passé. »
Il touche avec sa bouche ses corolles d’une sincérité limpide, presque naïve. Ses mots n’ont pas le temps d’infuser que sa rose carnivore éclot à grande vitesse pour essayer de mordre ce qu’elle ne peut pas saisir. Lui, sa peau, les extases promises qui à l’entendre sonnent comme un mensonge. La missive est crue, pleine d’attente, elle se déracine toute entière pour obtenir des réponses et lui, ça le déconcerte.
Il est pris au dépourvu de cette avalanche de reproches qui résonne fort comme un mal d’amour.
Elle ne comprend pas, elle est si loin du compte.
Il la veut en chair, en coeur. Il la veut entière, visiblement en le communicant mal ou pas assez.
Pourtant, il avait l’impression d’une évidence.
Tous ses actes, peut-être légers mais pas moins lourds dans leur portée. Étaient des fragments de promesses qu’elle n’a pas su interpréter.
« Tu te méprends, je n’ai jamais hésité. Je ne tergiverse pas, je ne vais pas assez vite pour toi et tu le prends pour du désintérêt. Mais c’est tellement loin de la réalité, je veux être plus proche de toi. Je veux pouvoir t’embrasser, je veux pouvoir être intime avec toi. Je veux tout ça mais ça me demande des efforts, ce n’est pas un manque de volonté ou d’envie de ma part. C’est, tu sais. » Ça éclabousse ses paupières, des gerbes d’embarras font rouiller l’or de ses yeux. Il n’a plus autant été confronté à ses dysfonctionnements que depuis qu’ils se sont rapprochés. Pourtant ça impact son quotidien, tous les jours ses tocs l’accompagnent. Ils font entièrement partie de lui, lui confèrent des airs d’excentrique comme s’ils étaient un banal trait de caractère un peu décalé.
Mais c’est bien l’angoisse qui le contrôle, qui commandite ses obsessions maniaques.
Il a su s’adapter à eux, les « oublier » et ça même si tous les matins il avale des cachets pour les faire taire, ces petites voix parasites qui lui grignotent la tête.
Mais depuis Dami, il ne peut pas nier leur existence. Les pilules, sa psy, sa volonté de bien vouloir faire.
Ça ne suffit pas pour s’en libérer, ça aide un peu seulement.
Elle se cache dans son oreiller, y étouffe toute la frustration dont il est l'objet et ça le fait se sentir un peu plus minable.
Quand on aime, et il l’aime. On ne désire pas être un fardeau et à ce moment précis, il a la terrible impression d’en être un.
C’est sa faute, si elle ressent tout ça.
Son silence éclate dans les draps qu’il repousse, dans son approche d’elle. Ses membres n’hésitent pas malgré le conflit avec les voix, ils s’abritent vite dans cette étreinte comme il le ferait pour fuir une violente averse. Et c’est un peu le cas, il tente vivement de s’évader avant que ses craintes ne le talonnent et ne le rattrapent. Ses mains se pressent dans son dos, la compressent contre l’oreiller qui adoucit les picotements dans son encéphale et qui se développent en engourdissement au niveau des phalanges. Il enfouit son visage au sommet de la taie de soie, près de son visage à elle comme il pourrait le faire, s’il le pouvait, contre son parfum, sa peau chaude et son collier qu’il dégagerait un peu, pour se faire plus de place.





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(#) Sujet: Re: BACK TO YOU (NADA)    BACK TO YOU (NADA)  EmptyLun 3 Jan - 19:40

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Tu ne dois pas m'en tenir rigueur, la réplique se presse à ses lèvres - ne me dis pas ce que je dois faire ou non - elle la retient in extremis de peur de ternir d'avantage les raisons de sa venue. Il devrait savoir, qu'elle n'est pas faîte de ce matériau-là, la médisance habille ses traits carmins mais jamais d'une rancune mal avisée ils ne se déguisent, elle enfile des perles de remords partout dans ses sourires, au fond du plus cristallin de ses rires. Elle regrette aussitôt la remarque de trop, l'incendie qu'elle n'a su retenir, la moquerie dont elle n'avait pas besoin ; elle explose toujours trop vite et se désole des cendres qu'elle répand, s'étonne presque des dégâts chaque fois comme si c'était la première. Recommence. Inlassablement. Il devrait savoir, qu'elle est face à lui cette nuit dans l'attente et le doute, la colère a délaissé son myocarde de sa misérable prise, le voilà léger, léger et incertain des tourments qu'il est seul à lui infliger, bien plus vigoureux que ses fureurs inconstantes, bien plus persistant que le plus impressionnant de ses courroux. Elle ne lui en veut déjà plus, n'exige ni excuses ni explications, mais réclame de sa part la même indulgence hâtive. Elle ne veut peut pas patienter jusqu'au lendemain, atteindre le sommeil en espérant un oubli qui peut-être tarderait à venir, l'absolution lui est nécessaire, d'autant plus qu'il semble si peu disposé à la lui donner.
Le sujet dérive, ou plutôt se recentre sur les directives de ses démons internes, il y a dans les blessures qu'elle lui impose le juste retour de ses propres afflictions. À Vénus elle a dérobé les atours pour toujours mieux le séduire, de ses échecs elle tire insatisfactions et déceptions l'entraînant à le punir, provoque des jalousies qui la rassurent puisque ses démonstrations se font chastes, imperceptibles. Si ses ferveurs se sont timides, ses fureurs seront son réconfort. Elle s'en est contentée, toutes ces années, aujourd'hui elle réalise que ça ne lui suffit plus, les miettes d'inclination la laissent affamée, de ses mots elle goûte des élans de réconfort qui la rassure avant de créer une famine encore plus capricieuse. Il lui assure un désir se heurtant aux affres de son esprit malade : oui, elle sait — ça ne l'empêche pas de l'oublier lorsqu'il s'approche.

Ses bras épousent ses omoplates, la pressent contre l'oreiller qu'il rapproche un peu plus de son corps, un corps qui a quitté la distance réglementaire qu'elle s'était jurée de conserver. Cette frontière, il la franchit le premier et tout comme le verre où il a déposé ses lippes en guise de baiser volé, il repousse les limites qui le tiennent à l'abris des angoisses quotidiennes pour lui prouver sa volonté de bien faire. L'étreinte est légère dans sa délicatesse, un effleurement qui la déroute, enflamme le derme par-dessous sa robe sans même qu'elle ne s'y attende. Le palpitant pulse au cœur de la rose qui éclot si vite d'un touché qui à peine la butine, les ongles crèvent le tissu d'une souplesse sans pareille en réponse de ce bouleversement inespéré. Elle n'y tient plus, la paume nomade découvre ses traits masculins, l'index vagabonde le long de sa mâchoire carrée à l'aube de sa bouche, la pulpe de ses doigts brûle d'une peau dont elle refuse de s'éloigner. Alors elle vient y loger le visage, sa joue caresse le bas de son menton quand d'une danse innocente elle se redresse pour mieux le dévisager dans l'ombre, son regard miel luit telles deux lucioles apeurées, elles virevoltent sans savoir où se poser. Galvanisée par l'ivresse de ses effluves ambrées les mains s'aventurent contre les clavicules, seul morceau de chair apparent que le vêtement ne dérobe pas à sa vue, elles y impriment la sincérité de ses envies, de son amour, de sa solitude. Dans le plus tendre des mouvements, le plus sensuel des serments, ses cuisses emprisonnent son bassin pour mieux le dominer tandis qu'à ses pensées se plaque le murmure risible d'une vérité qu'elle préfère niée, faisant craindre d'une inspiration cruelle la renonciation anticipée. Dans l'intimité de leurs corps éperdus, c'est sa signature qu'elle appose au contact de baisers dont elle incendie la tempe, le lobe, jusqu'à la cambrure de son cou, l'étreinte se veut douce mais pressante, ravivant dans son thorax la douleur primitive de ce besoin de lui, le souhait de le posséder, elle ne se rendait pas compte, de la violence de cet amour jusqu'à ce que le désir du corps rappelle ce qui lui manque à l'âme.

Les ravages qu'elle provoque ne tardent pas à dégouliner de toutes parts, la panique s'éveille et macule les moindres sens de Nabo, se nourrissant de si peu pour exister, les pupilles se voilent déjà quand ses paumes de soie se saisissent à leur tour d'elle, ce n'est que pour repousser. Il se délivre de ses caresses le souffle coupé, le palpitant en berne. Tout son être tressaille. Elle se recule avec appréhension, trop tard, bien trop tard pour ne pas s'effondrer en miroir, les mots achèvent l'aveu de culpabilité face au désastre provoqué : « — Nabo-je-désolée ! elle n'ose pas même se défendre devant le désarroi flagrant, s'avance de nouveau, la main tendue avant de se rétracter, devinant qu'il ne peut plus être approché — Excuse-moi, je ne voulais pas. » mensonge, Lilith sommeil en ses entrailles, se nourrit des passions qui l'animent pour acérer ses crocs et couvrir ses lèvres du péché de luxure. Elle l'a transformé victime en se faisant conquérante.


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(#) Sujet: Re: BACK TO YOU (NADA)    BACK TO YOU (NADA)  EmptyDim 9 Jan - 19:14

BACK TO YOU

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you're stuck in my head and I can't get you out of it

Ses faveurs audacieuses l’immortalisent comme un papillon sous vitrine. Il n’est plus qu’un bel objet qui se dissocie du moment présent, il se réprime jusqu’à ne plus pouvoir.
Ses rubis charnus le plongent sous la glace, il tremble comme si le froid lui gelait l’ichor. Ses soupirs bégaient, son désir claque des dents.
Un besoin urgent de repli cogne à sa poitrine mais il est complètement assujetti par elle, le non-sens l’accable. Entre vouloir et pouvoir, le dilemme est réel.
Mais le choix ne fait pas partie de ses options, ses phobies réduisent la gloire de son magnétisme à des cendres d’or.
C’est de la poussière qu’elle essaie de saisir, à son palais il s’imagine déjà être le plus fade des hommes qu’elle a goûté. Cette pensée a un effet boule de neige, un festin pour ses démons.
Ils gagnent, ça l’arrache d’elle.
Il ne peut pas soutenir son regard, la honte d’abord, la panique ensuite.
Il se libère de ses effluves suaves avec aux poumons une crise d’anxiété. Incapable de lui répondre, il s’échappe des draps pour se réfugier dans son bunker, la salle de bains. Il ouvre sa boite à pharmacie pour en extraire des calmants. Sa main agitée de spasmes renverse quelques pilules dans l’évier, il arrive à en avaler deux avant de passer sa figure sous l’eau.
Ça ne l’apaise pas. Ses grandes goulées d’air se heurtent à une salve de hoquets. Il bloque sa respiration pour essayer de s’en défaire mais le succès n'est pas au rendez-vous.
Maintenant c’est sa peau qui brûle et il sait comment la rafraîchir. Il frotte le savon sur ses mains, les passe à l’eau frénétiquement. Recommence une, deux, trois fois. Remonte ses manches, savonne ses avant-bras jusqu’aux coudes. Les bulles le rongent, elles aseptisent sa douleur sans se rendre compte qu’elles lui en créaient de nouvelles.
Il se fait mal, abîme sa toile de chair. Des sanglots remuent son corps, il n’arrive plus à s’arrêter.
Il recommence un si grand nombre de fois qu’il en perd le compte. Elle toque à la porte, instinctivement il se jette sur la poignée pour l’empêcher d’entrer. Ses doigts savonneux glissent, il la bloque à  l’aide de son épaule.
Il n’y’a plus de verrous depuis que les premiers symptômes de ses TOCS se sont déclarés. La première fois il s’était enfermé pour se polir la peau pendant près de deux heures. Ça a été à un point où il n’a plus été dans la capacité de sortir de la douche par ses propres moyens, son frère avait dû forcer la porte pour l’en faire sortir.
« NE RENTRE PAS ! » C’est un avertissement éraillé par la crainte qui la tient à distance. La peur profonde de voir son image se distordre à ses yeux est pire que tout. Il est conscient des parties de lui qui sont le sujet de son adoration et celle-ci n’en n’est pas une, qui même, est capable de l’aimer ?
Il ne peut pas se permettre d’autres bévues, il lui demande déjà trop.
« T-tu ne peux pas me voir comme ça. » Il s’enlace douloureusement, à moitié recroquevillé, le visage tourné contre la porte. Ses paupières se plissent à nouveau d’une souffrance qui l’accable et le traque. Sa maladie aux allures de malédiction pourrait presque faire l’objet d’un conte de fées, une romance impossible causée par un mauvais sort.
Il a beau être roi et elle sa reine, il n’y’a malheureusement pas d’issue heureuse dans les baisers qu’on recommande comme antidote universel.





but do you feel like a young God? You know the two of us are just young Gods and we'll be flying through the streets with the people underneath and they're running, running, running - again
Seo Dami
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(#) Sujet: Re: BACK TO YOU (NADA)    BACK TO YOU (NADA)  EmptyMar 18 Jan - 19:26

BACK TO YOU

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you're stuck in my head and I can't get you out of it

En un instant tout s'éteint, c'est la débâcle sur son beau visage d'ange, les ombres chassent les étincelles toujours vivaces et lorsque ses onyx accrochent ses jumelles c'est une lueur lacrima qui s'étend dans la nuit. Leurs anciens fantômes viennent se repaître de la peur dans la veine, la panique s'installe, ça pulse à son cœur le poussant dans une course folle — celle qui clame l'horreur de l'empressement. Des limites qu'elle ne croyait pas avoir dépassé jusqu'à ce que la bévue se lise sur tout son être qui se meurt et frémit. Un tremblement de corps la laissant impuissante spectatrice, ça se mue à sa gorge en quelques sursauts avides, l'oxygène lui manque, la respiration semble bloquée à l'orée de ses lèvres, elles changent presque de couleur, puisque l'ivresse de lui y provoque un séisme bleuté de tout ce qu'il retient sans cesse. Elle observe triste témoin d'une pitoyable mise en scène du condamné, elle n'a pas réclamé sa mise à mort mais y assiste sans pouvoir détourner le regard, il s'agite de ses chaînes, elles le retiennent et se resserrent à chaque mouvement, dans sa prison de chair il glapit, se traîne difficilement jusqu'à la salle de bain.  
Elle réalise alors qu'elle avait presque oublié, oublié les angoisses brûlant les pulpeuses, maniant les actions, oublié les manières muées petites habitudes anodines et les essentiels de la survie que l'on perçoit excentricités, oublié les jours où la peur de tout le maintenait dans la distance, les nuits où tous les espoirs et toutes les réussites étaient emportées dans la galaxie de ses névroses, un univers sans début et sans fin.
Ce soir, elle a fait exploser le barrage par la dynamite de ses espérances, une soif insatiable de le posséder confrontée à la perte de contrôle qu'elle n'a jamais perçu si misérable, il devient pantin de ses propres interdits. Elle ne peut être la main qui le cajole sans devenir le bourreau qui l'étreint.
Les paupières se ferment devant cette porte close, cruelle représentation de leur réalité, Dami a l'impression d'un déjà-vu contre lequel elle n'ose se débattre, les vagues de l'enfance malmènent l'estomac, retournent furieusement le ventre jusqu'à remonter à sa bouche, un bras soutenant sa poitrine elle capitule sous la gravité de l'évidence. La maladie, bien qu'invisible à l'oeil nu, n'est ni chimère ni disparue, elle serpente dans son esprit pour dicter au corps la façon dont il doit bouger, le désir qu'il étouffe, la douleur qu'il transporte.

Elle se redresse doucement, délaissant les draps pour s'approcher du refuge, « — Nabo ? Est-ce que ça va ? l'oreille affûtée contre la charpente intercepte les bruits d'eau mêlés aux sanglots, tout s'entrechoque en un terrible FRACAS lorsqu'il s'élance sur la poignée qu'elle voit bouger frénétiquement pour l'empêcher de le rejoindre. Ses doigts effleurent incertains la porte qui se referme aussitôt sur elle tandis qu'il lui somme de ne pas rentrer. Pour la première fois depuis longtemps elle n'essaye pas même de le contredire, les épaules tendues s'affaissent contre le mur, — D'accord, je ne rentre pas. Je ne rentre pas, c'est promis. » Elle l'entend s'accroupir de l'autre côté, suivant son mouvement pour le rejoindre au sol, incapable de franchir le seuil mais incapable de partir, elle reste figée de longues minutes s'excusant à nouveau, à la recherche de mots pouvant apaiser son mal être. Elle sait malheureusement qu'elle n'a jamais excellé dans le réconfort, elle est maladroite dans l'empathie, gauche quand il s'agit de rassurer l'autre, de soigner des sentiments qu'elle peine à appréhender.  
« — Tu veux que j'appelle quelqu'un ? Je peux réveiller Nanny si tu veux. demande-t-elle incertaine de ce qu'il convient de faire — Tu veux que je m'en aille ? non elle ne veut pas s'en allerT-tu ne peux pas me voir comme ça. Comment comme ça ? Elle croit dur comme fer pouvoir tout voir de lui mais si elle ne peut pas ? Pire encore, si elle ne le veut pas ? — Pourquoi ? c'est innocent, murmure hésitant, au fond, elle connait déjà la réponse. Elle lui a donné toutes les raisons de douter, s'est montrée indigne de ses secrets. — Moi je crois que tu te trompes. Laisse-moi entrer s'il te plait... Tout ça c'est ma faute et je suis désolée mais c'est pas obligé que ça soit comme ça, t'as pas à te cacher là-dedans. Et si-... et si tu entrouvais juste un peu la porte ? »
Elle profite d'un léger entrebâillement, pas plus large qu'un trou de souris, pour y glisser le cellulaire récupéré sur la table de chevet. Elle le pousse le plus loin possible, surveille en attendant que les doigts s'en saisissent quand son propre visage s'affiche sur l'écran, le téléphone vibre sur le carrelage, se déplace de quelques millimètres à chaque sonnerie : appel facetime. Signature d'un contact constant lorsque physiquement il leur est impossible de le concrétiser, elle ne pensait pas que leur habitude deviendrait leur radeau mais cette nuit elle est à court d'options. C'est d'abord le bas de son faciès qui se dessine, les yeux sont fuyards, le menton tremble encore des larmes brûlant les joues, elle perçoit les reniflements en échos derrière la porte « — Salut toi... chuchote-t-elle la tête appuyée en miroir de la sienne, c'est l'esquisse d'un sourire qui se dessine en demi-lune sur le coin de ses lippes quand son regard se dévoile enfin — ... Toujours le même nez et la même bouche. Hmm.. c'est aussi les mêmes sourcils, vraiment, je ne vois pas ce qu'il y a de différent ! » elle tente d'arracher à sa gorge sèche un rire discret, les commissures continuent tout doucement de s'étirer camouflant l'envie irrépressible de le rejoindre en chair et en os pour essuyer ses larmes.



⊱ Are you deranged like me ? Are you strange like me ? Lighting matches just to swallow up the flame like me ? Do you call yourself a fucking hurricane like me ? Pointing fingers cause you’ll never take the blame like me ?
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