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Seo Kenshin
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(#) Sujet: HOUSE OF CARDS - KENYU <3   HOUSE OF CARDS - KENYU <3 EmptyVen 26 Nov - 12:08

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✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩


Il y’a des bonheurs pires que des naufrages. 


Son affection secrète parade dans ses lèvres, au fond de son lit il écrit la plus sincère des comédies romantiques. C’est l’instant du rituel, celui où ils s’échangent mutuellement leurs heures en détails dans les minutes où la vie les a rendu injoignable.
La conversation se corne sur les pages que Kyu doit étudier, Shin ou plutôt cet autre qu’il incarne lui susurre en italique qu’il aimerait être avec lui. Il laisse entendre qu'il est jaloux du papier que ses doigts touchent, il devine ses couleurs et s’en amuse jusqu’à le savoir rouge de lui.
Ça lui fait quelque chose, de lui faire quelque chose.
"J’ai hâte de te voir. "
Son sourire se rouille, sa bulle de conversation meurt. Il triture ses craintes jusqu'à l'apnée mentale, ça retarde son temps de réponse. Il voit les angoisses de Kyu se profiler car il s'empresse de détourner le sujet pour masquer la crainte d'une non-réciprocité. Il tue ses insécurités d'un : " Moi aussi. " À moitié vrai.
Il reçoit un coeur, le sien s'aligne juste en-dessous.
Mieux vaut faire une capture pour avoir une sauvegarde d’eux avant que la vérité n’efface toutes leurs données.

Il a le trac, ça craque dans ses articulations qu’il torture pour refouler le stress. Il en perd une bague, son tintement au contact du sol l’avertit. Il la ramasse en oubliant de la remettre à sa place — désorienté, il est traqué par l’anxiété.
Il trouve le courage de pousser la porte du café, de le chercher, d’avancer, de ne pas s’arrêter.
Perturbé, le fait d’être vu de lui ralentit son allure. Ça lui donne l’impression d’une erreur de script car depuis la déchirure il a cette fâcheuse manie de le rendre invisible, de faire comme s’il était en éternel contre-jour.
Sa démarche perd de son aplomb et c’est bien sa veine, c’était la seule chose qui gonflait son assurance ou du moins, l’illusion de son existence.
Il s’arrête devant la chaise vide sans pouvoir s’y assoir. Il n’arrive pas à lui dire et il voit bien qu'il le ressent, qu'il sait qu’un truc cloche mais demeure dans l’expectative. Ils se contentent de s’observer, jusqu’à ce que Shin ne tienne plus et envoie sa dernière missive sous l’identité de Haneul.
Une notification éclaire un coin de la table. « Regarde. » Intime-t-il nerveux, ses peurs auscultent sa réaction. Le temps qu’elle prend à lui monter aux yeux essore violemment son myocarde. La strangulation est contagieuse, elle les étouffe tous les deux jusqu’à ce que Kyu sorte de cet état second pour lui délivrer une expression indéchiffrable tant elle est noire.
Son mutisme est l’équivalent d’un passage à tabac, il est résolu à encaisser les coups qu’il voudra lui donner. L’armistice est écrite sur son corps qui se désarme de tous réflexes de protection mais évidemment il n’en fait rien, lui ce qu’il veut c’est disparaître.
L’enchaînement d’actions qui suit a des airs de déjà vu, lui qui fuit et Shin à sa poursuite. Un scénario qu’ils connaissent bien pour l’avoir déjà répété de nombreuses fois dans cette autre vie qu’ils se partageaient.
Il se fait obstacle en lui passant devant, Kyu fait un pas sur la gauche pour le contourner, lui l’imite. Il recommence sur la droite et ainsi de suite, ni l'un ni l'autre ne veut capituler.
« Kyu, écoute-moi. » Un désespoir infini macule sa voix, il coule sur ses cordes vocales à la manière du goudron. Il est encore assez liquide pour qu’il puisse y dessiner une dizaine de « je suis désolé » qui, il l’espère, seront assez intelligibles une fois immuablement gravés.
Il ne veut pas le voir, encore moins l’écouter. Les ombres qu’il a implantés en lui se déchaînent, il le bouscule, le repousse. Shin se retient à lui en le menottant de ses cinq barreaux de chair, la ferraille dans ses os grince du besoin viscéral de le garder avec lui. Son otage agite son avant-bras avec une telle ardeur qu’ils donnent l’impression de se battre.
Il est en train de le perdre, il doit trouver une solution.
« Tu veux te barrer ?! Encore. » Un piège à base de feu grégeois, c’est peut-être la plus mauvaise des stratégies mais c’est la seule qu’il a en stock. « Je veux plus te voir partir. » Il va tomber malade s’il continue de vivre dans le caveau de leurs souvenirs, un endroit devenu un lugubre labyrinthe depuis qu’il est parti avec leur présent et leur avenir.
« Tu me manques. » Le fer de ses phalanges se corrode, il le tient un peu moins fort. « Je voulais pas à avoir à passer par ça pour garder le contact mais j’ai trouvé aucune autre solution que celle-ci. » Il se laisse volontiers passer au détecteur de mensonges avec du véritaserum plein la vue, ses yeux supplient d’être cru. « T’es mon meilleur ami, ma moitié. Y’a rien de plus important pour moi que toi. Je triche pas là-dessus et tu le sais parce que si moi je te connais par coeur, toi tu me connais encore mieux. » Il vise un peu trop juste, il ressent, il sait que son coeur plein d’eau fuite et qu’il va ajouter cette fissure à sa liste noire.
« Attends » Ils ressentent, ils savent et c’est pour ça, pour cette fusion commune qui ressuscite sans même avoir connu la mort, pas même un jour, que l’épéiste s’enfonce dans la cascade tête la première.
« Tu te souviens quand tu m’as fait jurer de jamais être le meilleur ami de quelqu’un d’autre ? Que je me suis marré en te disant que j’en voudrai jamais un autre que toi mais que tu as quand même insisté pour que je le fasse ? J’ai tenu parole et je la tiendrai toujours. Tu peux faire la gueule, mais t’as pas le droit de plus vouloir de nous. Je me ferai pardonner mais pour ça faut que tu reviennes, s’il te plaît. » Il ressert son emprise d’un cran. Misérable dans son désespoir, sa fierté est mise à genoux. Il n’a jamais supplié personne, il n’a jamais autant désiré quelque chose. Il veut donner du crédit à ces étoiles qu’il a vu filer, à ces bougies qu’il a soufflé depuis qu’il le connaît.
Il y’avait dans tous ses souhaits son nom. « Je souhaite que Kyu soit mon ami pour toujours » ; « Je souhaite que Kyu remporte sa compétition » ; « Je souhaite que Kyu puisse vivre avec moi l’année prochaine » ; « Je souhaite que Kyu me pardonne » ; « Je souhaite que Kyu revienne. »



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Jung Mikyu
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(#) Sujet: Re: HOUSE OF CARDS - KENYU <3   HOUSE OF CARDS - KENYU <3 EmptySam 27 Nov - 16:34

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✩ ○.⋆☽ ⋆.○ ✩

Il y’a des bonheurs pires que des naufrages. 

Il y a dans ses yeux tempête l'impatience de la concrétisation, les tourments d'un manque intensifié par l'ignorance et l'incertitude dans l'attente. Les doigts pianotent sur le cellulaire plus vite qu'à l'ordinaire, tirent sur le pull tripotant les grosses mailles d'un geste nerveux, se brûlent contre la tasse de thé chaud coincée entre ses paumes. Entre deux inspirations douloureuses le sol semble trembler, Kyu ravale sa prudence et oublie l'ego meurtri d'échecs passés pour s'abandonner aux méandres de la peur. Le palpitant tantôt s'accélère tantôt se fige à chaque nouvel arrivant, comme prisonnier d'une main d'acier. Soudain, l'estomac se retourne, violenté par l'impact de sa présence. Parce qu'il le voit, quand tout ce qu'il espère est l'absence de lui, pourquoi maintenant, pourquoi ici ? Ça se bouscule en cavale dans sa tête, d'abord c'est l'intimidation, il ne sait l'expliquer mais les joues rosissent de se sentir pris sur le fait, il a l'impression de faire quelque chose de mal ou bien est-ce les secrets qui débordent partout sur son faciès éteint ? Il craint les assauts qui pourraient suivre, les interrogations que ses yeux laisseraient échapper, les silences qu'il saurait intercepter. Il craint plus que tout qu'il vienne entacher le tableau d'une rencontre qui lui appartient.
va-t-en c'est à moi
ne viens pas me gâcher ça

Les yeux se ferment, dans l'espoir d'une disparition qui tarde à venir. Qui ne vient pas. Qu'il lui refuse. Tic tac c'est le début des premières angoisses lorsque ses pas le ramènent à lui, les yeux se révulsent derrière son ombre pour tenter de garder l'oeil sur la porte du café continuant de s'ouvrir et se refermer sur les silhouettes inconnues - rendez-vous tant attendu - il guette, son corps cache à ses opales fiévreuses son doux moment, il risque de le louper, son cou se tord, sa tête se tourne, contorsionné sur sa chaise pour passer outre lui, outre le comportement inhabituel qu'il peine à relever tant sa concentration tente de le fuir. « — Je - J'attends quelqu'un... » l'évidence est martelée et le pousse sur un départ qu'il ne semble pas vouloir embrasser, l'attardement épuise ses nerfs, grignote la contenance qu'il souhaite afficher.

Tic tac, le téléphone sonne et tout s'accélère, comme s'il vivait ses dernières secondes, et c'est fatalement le cas. C'est la bulle de l'illusion qu'il s'était formé qui lui éclate en plein dans la gueule PAF ça lui fait mal comme une rafale en plein ventre ; homme à terre, âme esseulée. Shin vient de le mettre au tapis avec la violence d'un boxeur expérimenté, le cauchemar n'a duré qu'un fragment semblable à une éternité. L’œil détale en premier quand le corps refuse de suivre, le visage se redresse vers celui qui, aujourd'hui, revêt des parures de traître. Les poumons se gorgent d'un air saturé, une impression détestable d'asphyxie perpétuelle quand ses yeux épousent la forme de son visage paniqué, il sent son cœur qui défaille en écho avec le sien, il voit la détresse en miroir de la sienne, une pulsion qui le prend à la gorge : désir violent de s'arracher les yeux de ses orbites pour ne plus souffrir de l'image imposée. Il ne peut pas, rester là. Besoin viscérale de sortir, trouver de l'air, arracher l'oxygène qu'il vient de lui voler.
Tic Tac, les aiguilles intérieures sonnent la cadence d'une explosion fumant sous sa chevelure miel, l'eau bouillonne dans ses veines, et lorsqu'il lui fait obstacle il écume le barrage maintenant son mutisme «  — Kyu, écoute moi le ton se fait supplice, le surnom devient vice. L'échappatoire coupée il le foudroie la voix en demi-teinte de crainte d'attirer les regards, les lèvres se crispent, la mâchoire se contracte, les mots sont recrachés entre ses canines haineuses — Barre-toi de mon chemin. » il ne veut rien entendre, et encore moins écouter, ferme-la, ferme-la, ferme-la, la directive s'ourle derrière ses cils, de petits coups d'oeil jetés aux passants intrigués observant leur ballet bancale, « — T'es putain de sourd ? Je t'ai dit de me laisser passer ! » mais il s'accroche, s'ancre à son bras telle une enclume rouillée, il se débat avec la force d'une bête féroce à l'agonie, dernier soupir suivant le coup de fusil. La poigne est lourde, vénéneuse, acharnée, mué par la colère il s'empresse de le repousser jusqu'à le faire tanguer, il parle, il parle et sa douleur s'intensifie, FERME-LA — le passé se déterre sous ses yeux humides, il sent le raz-de-marée imminent se précipiter au cœur de leurs souvenirs, ça se coince sous les ongles qu'il presse contre la peau de Shin, des flashs partout sous les paupières, le myocarde hurle à le rendre sourd.

Il ne veut pas savoir. Il ne veut pas voir ce qu'il ressent, ne pas comprendre que son manque résonne avec le sien,
il ne veut pas connaître les cicatrices derrière ses sourires, le mal d'amour qu'il force entre ses mains.

« — T'es qu'un gros lâche ! Un sale menteur ! Viens pas me mettre ça sur le dos. C'est pas moi- c'est pas ma faute ! Je t'ai pas forcé à faire ça, j'ai rien voulu de tout ça ! et voilà que ça déborde, les paupières se ferment pour contenir le déluge cherchant un refuge contre ses joues, le coup part tout seul, trop vite, cherchant à se délivrer (peut-être aussi à lui faire mal) pour contenir sa propre brûlure, celle laissée par ses mots et sa peau. Le poing serré épouse le menton, le marque d'une éraflure carmin à la courbure de ses lèvres qui jamais ne se taisent, c'est dans ce rouge qu'il retrouve une forme de hargne, dans ce rouge qu'il respire à nouveau, la colère pressée contre son visage détend des épaules qui enfin se relâchent de retenir les larmes. Elles brillent en infimes diamants de lune au coin des iris qui le fixent lui et lui seul, au diable les autres qui les frôlent apeurés du chahut qu'ils provoquent, au diable l'esclandre, au combat il se livre, mais son épée est émoussée, son bouclier fracassée, qu'il se déteste d'encore si fort l'aimer. — Revenir ? Et vers quoi... ? Je sais même plus qui tu es... la vérité l'érode, fait s'écouler la première goutte qu'il éponge d'un revers de manche, il ne s'est jamais senti si dépossédé, pas depuis cette nuit, que vas-tu encore me dérober ?Tu t'es bien foutu de ma gueule. » il se sent si stupide d'y avoir cru, si aveugle dans sa méprise, si fou dans ses espérances.

Les pas se pressent de le contourner, bousculant les chalands sur sa route l'empêchant de creuser la distance entre eux, les mètres sont avalés à grandes enjambées mais il ne tarde pas à surgir de nouveau à la prochaine intersection « — Shin dégage !  l'ordre est aboyé vainement, les yeux se fixent sur la plaie qu'il n'a pas pris la peine de panser — Tu m'as mené en bateau pendant deux ans ! Pourquoi je te pardonnerais ? Je serais complètement fou de le faire ! T'es pas mon ami... Je croyais qu'Haneul était mon ami, enfin je pensais que- et il se mord la lèvre, la tête tournée un instant vers le ciel, tentant de bloquer les larmes qui menacent à nouveau de s'échapper - pathétique.  — Fallait que tu me prennes ça aussi ? » le reproche goûte amer sur ses papilles, le problème c'est qu'il est si tard, trop tard sans doute pour ne plus douter de sa sincérité, il sait les intentions que portent les actes, se mentirait à lui, à eux, s'il déguisait toutes leurs confidences en calomnies.

pourtant submergé par cette trahison, il endort les vacillements de son cœur,
perdu tandis qu'il aime avec transport, souhaitant haïr avec fureur.





Where is my angel? The end of a tiring day. Someone come and save me, please. Is overshadowed by a sigh. I guess everyone's happy. Can you look at me? 'Cause I am blue and grey
Seo Kenshin
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(#) Sujet: Re: HOUSE OF CARDS - KENYU <3   HOUSE OF CARDS - KENYU <3 EmptyDim 28 Nov - 16:58

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Il y’a des bonheurs pires que des naufrages. 

Lâche ?
Il est bien des choses qui le pervertisse sur le plan moral, mais lâche ? Certainement pas.
À contrario, Kyu a une moralité plus douce que le commun des mortels.
Mais même les anges ont des défauts, en ce qui le concerne la lâcheté en fait partie.
« C’est toi qui m’as fait croire que tu m’avais pardonné, tu m’as ensuite rentré dans le crâne que t’avais besoin de temps. J’ai respecté ça, j’ai fait tout ce que tu voulais mais toi. Toi. » Sa voix s’entaille en le prononçant. « T’es parti. » Il peut savourer l’avènement de ses dommages, ceux qu’il a raté ce jour-là, dans le confort dans son train car Shin décalque la même affliction de la découverte de son absence, de leurs étagères nues, de sa chambre vide et de son fantôme qui lui en revanche n’est jamais parti.
« Tu sais ce que ça m’a fait de rentrer chez nous et de voir que t’y étais plus ? Evidemment que tu sais. » La rancoeur épouse un sentiment qui donne à son sourire une tendresse salée. Son coeur mange des miettes, il racle comme un affamé les souvenirs, les petits riens auxquels il s’obstine à donner du sens. Là il trouve du réconfort dans le fait de le connaître aussi bien et d’être autant, si ce n’est plus, connu de lui.
Tout ça n’est pas vain.
« T’as volontairement voulu me faire du mal, l’accident c’était un accident. Si je pouvais remonter le temps ou échanger nos places, je le ferais. Je ferais n’importe quoi pour toi. »
Le coup le fait partir en arrière, il ne cille pas. Endure sa colère pour l’amortir, elle l’échauffe là où il l’a frappé mais il s’en relève. Il réaffirme sa dévotion en la dardant à l’état brut directement dans ses yeux.
Il ne laissera rien se mettre entre eux, pas même lui.
Kyu se rompt en larmes.
Leur douleur commune est trempée, elle était rouge de son sang après l’accident, elle se délave aujourd’hui avec leur chagrin.
Des sentiments qui ne sèchent pas et qui pèsent le poids d’un océan. C’est d’autant plus lourd pour eux qui n’ont vu ça que chez les autres, le désastre d’amour, les censures amicales. Les noms qu’on ne dit plus pour ne pas blesser, c’était des connaissances, des proches… Et eux se sentaient chanceux d’être eux quand le monde autour s’effondrait.
Indissociables, ils se partageaient leur prénom quand leurs amis se trompaient. Il adorait être Kyu, répondre à son nom et l’entendre répondre « oui ? » comme si le sien lui appartenait.
Inséparables, ils ne recevaient qu’une invitation pour deux. Les « je » n’existaient pas, il n’y’avait que des « on » ou des « nous. » Penser par pair, parce qu’il n’y’avait aucune autre manière de réflexion qui leur semblait plus naturelle que celle-ci.
Rien ne pouvait ébranler ce qu’ils avaient, ce qu’ils étaient.
Tomber de ça, de eux. De si haut, c’était inimaginable.
C’est insurmontable.
« Revenir ? Et vers quoi... ? Je sais même plus qui tu es... »
Ils sont de retour dans sa chambre d’hôpital, avec ses yeux qui ne le reconnaissent plus et ce fil coupé qui ne les relient plus.
« Non. » Il réfute avant même que l’information ne prenne le temps de se déconstruire dans sa tête, son coeur parle plus fort que la raison.
« Non, non. » La rédemption s’oublie presque dans l’ordre qu’il formule. « Tu inventes, tu peux pas le penser ! » Le volume s’amplifie, il s’accorde à sa détresse comme une enceinte reliée à ses émotions.
Kyu ne l’entend plus, absorbé par ses propres vagues de tourment qui le frappe et l’emporte. Shin part à la nage, encore, même s’il le repousse sur la rive de toutes ses forces.
Il en a plus que lui, il en a pour deux.
« Kyu ! »
Arrête-toi.
Il continue à rendre son accès compliqué, sème houles de colère et rochers de ressentiments. Ça ne le ralentit pas, au contraire. Ça donne de la rage à ses impulsions, il l’attrape par la veste, au niveau de l’épaule gauche. Il tire, force ses yeux à le voir. Sa manche s’écrase sur sa joue, s’imbibe de sa peine.
« Pardon. » Ses bras se croisent dans son dos, il le compresse à lui en faire mal.
C’est à son tour de réprimer ses larmes, leur goût se révèle dans ses paroles. « Je suis pas ton ami t’as raison, on est plus que ça. Nous deux c’est comparable à rien, ni personne d’autre. » Sa langue vient d’ouvrir un verrou, son clic vibre contre les parties de lui qui le touche. Ça lui donne la confiance nécessaire pour desserrer son étreinte. Il se recharge de cette tendresse arrachée, en profite comme un plongeur qui n’a plus que quelques minutes d’oxygène.
Car il sait, qu’il ne lui en accordera pas plus.




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